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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 09:48
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Rifle théâtrale ce soir à 20h30 au théâtre de la Rencontre Saint-Martin)

Avant vous pouvez aller voir les travaux des étudiants à l'école des Beaux-Arts (et dimanche après-midi aussi) - samedi encore à la galerie "àcentmètresdudecentredumonde" écrivains sur le thème de la Retirada : Serge BARBA, Hélène LEGRAIS (entrée libre)

**Homme de théâtre, par Guy JACQUET :

Certains n’ont toujours pas compris qui je suis…

Un mec certes… mais guerrier du tendre… un sujet surréel autant que sensuel.
Qui fait et se fait chaque jour la guerre sur la paillasse bidon du virtuel…

Parce que c’est là que le pire se sème et se récolte…lizier des possibles…qui nous empêche d ''être''.
Et plus on me cherche et moins on me trouve… je l’ai déjà dit:je suis toujours ailleurs, jamais là où je suis… comme vous, je me cherche… comme vous, je m’e perds.

Comme ça que je me fais la guerre… en changeant quotidiennement d’air, d’atmosphère… être différent de ce que je parais… toujours plus exigeant et moins conciliant avec l’opinion courante… le regard de l’autre, le retard de l’autre sur votre propre regard qui est à l’origine de tous les écarts. Et puis ça ne me dérange pas de traverser le désert, pourvu que je ne sois pas mal accompagné. Seul plutôt que désolé…
Je n’ai jamais été dupe de cette fuite en avant des apparences parce que j’ai toujours gardé au fond de moi, l’envie de persévérer dans ma décision d’être toujours ''Autre''.

Errant plutôt que fuyant… quitte à choisir, je choisis l’erreur plutôt que la fuite. Ou plutôt l’errance comme une espèce de danse… danse sur un seul pied… le pied du hasard...ce qui explique peut-être l’envie de certains de me faire trébucher.
Car dans la vie, je n’ai rencontré que deux types d’hommes : ceux qui t’envient et ceux qui t’en veulent… mais très , très rarement: personne pour aimer personne.
C’est pour favoriser la rencontre d’un troisième type, que j’ai créé peu à peu mon propre univers où le possible poétique prend le pas sur le réel fumeux, l’art sur la nature polluée, et sur la pourriture.
Parce que j’ai toujours la naïveté de croire qu'après celui d'une femme, ’il n’y a pas de plus bel amour que l’amour des idées… qu’à part nos idéaux, tout le reste mérite de disparaître.

Hegel disait que la lecture des journaux, était sa prière quotidienne; autrement dit : les faits et l’interprétation des faits.


Seulement voilà, les faits ne m’intéressent pas plus que l’interprétation des faits. Ce n’est pas ma tasse de café, j’aurais plutôt tendance à m’en défaire.

À déconstruire comme un enfant pour tout reconstruire.
Non, surtout pas les faits, je laisse ce soin ou ce besoin à d’autres. Je ne m’intéresse qu’à ce qu’on peut encore faire, ce qui reste encore possible… peut-être jamais réalisé… l’inédit, l’insolite…l’interdit…de nouveaux horizons pour défier le Raisonnable.
Cela relève de quel art ? de la peinture, de la sculpture ou de la contre-culture ?
En tout cas, ce n’est pas du cinéma… c’est plutôt un nouvel art de vivre qui s’affirme en affirmant qu’on ne peut pas vivre sans idéal… que le plus bel échange, c’est l’échange de nos idéaux, de nos rêves, de nos peaux et de nos projections... préalable à toute émancipation pour sauver nos enfants… c’est ce que j’essaie d’exprimer tous les jours dans mes travaux...je ne saurais prier autrement !


Et si ce n’est qu’un rêve, eh bien, qu'il soulève les plus profondes fragrances d'océan !

G,più

**PISTE (texte de G.J.) :

PISTE

Ocarina entre sur la pointe des pieds. Ses chaussures sont si longues (ridicules?),qu'elle doivent cacher une infirmité : il n’a pas les pieds sur terre ! C’est un secret…

Il fait semblant de marcher, en fait !.

Ocarina a un masque-nez pour se protéger. Il ne fait pas le clown. Il EST clown. Il parle bizarement aux autres. Ça les fait rire même ...ou pleurer quelque fois. Mais ces larmes-là ne se voient pas.

Le chapiteau est son royaume. Il se plaît dans ce qui est grand, très grand. Il redoute les barreaux, les barrières, les murs, tout ce qui enferme. Alors ? Pas de grilles ! Son chapiteau est un thorax ouvert... avec dedans un truc qui bat, qui bat, qui bat !!

Jamais il ne capture de bêtes. La panthère n’a rien à redouter. Elle gardera sa superbe. Il ne dompte que les idées. Il essaye... Les idées sont difficiles à fixer. Capricieuses, elles sortent toutes seules, sans raison, résistent à l’exercice. Elles le narguent...disparaissent et reviennent vêtues autrement.

Pour s’entraîner il jongle avec les sonorités. Longtemps et chaque jour, il les fait sauter d’un pied sur l’autre, jusqu’à ce qu’elles rebondissent sous son nez. Il les rattrape avec. Sa magie est un secret. Sans complice, sans artifices, sans bouger de sa place, il ouvre une galaxie. Il emmène tous ceux qui veulent de ce voyage là,,,,Sa voix trace le paysage tout en haut de la toile,.

Quand sa tête se perd dans les stratomulus il imite le funambule. Sur le vide, sans aucune appréhension, pas à pas, Ocarina avance. Les 10 centimètres de son crayon de carton, règlent la balance.

Il est ami des chevaux. Il les aime lorsqu’ils tournent à grands coups de tête. Il dit qu'ils sont heureux«et danseurs de piste ».

Mais son cheval préfèré ne s’arrête jamais... il griffe l'air de sa longue crinière. Il a tellement soif de liberté. Un jour...un jour...peut-être ….

La musique est en lui. Il raffole des fanfares quand les cuivres claquent tels des soleils. Cela fait rire les enfants et sursauter les grands. Mais avec une musique militaire, il dit qu’il ne sait pas marcher au pas. Alors il refuse avec son plus grand sourire et part à l'envers !

Le fakir l’intrigue. « C’est quoi cet amour pour les couteaux ? Ça coupe, ça fait saigner, ça tue ! ». Ocarina a peur des armes, vraies ou fausses. Toute violence le brise comme une vitre en sucre,

Il préfère l’écuyère qui, si joliment, fait tourner la piste. Il la retient par le regard...craint sa c hute dans la sciure. Quand il la croise entre les roulottes, il baisse un peu les yeux. Au fond, il est nu.

Pourtant il sait prendre des risques en riant, quand il joue au trapéziste avec ses godasses ridicules ! Alors il s’élance de très haut, tourbillonne dans des sphères que lui seul connaît et retombe sur ses pieds... ses pieds qui ne sont plus dans ses chaussures.,,,si longues, si longues !

Mais comment fait-il donc pour tenir debout ? Puis le chapiteau s'ouvre sur la ville... Ocarina s'en va en libérant son cheval ... qui le suit pourtant ,,,

Fait-il soleil ou nuit ? G*più

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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