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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:39

La polémique enfle

autour d'hypothèses sur les prochaines municipales à Perpignan ! Alors qu'elles viennent d'avoir lieu (en mars) !

En effet, la population, excédée par les erreurs et les scandales sarkoziens de la droite, rêve au front national…En effet, on a l'impression que JM.Pujol est à la mairie depuis des décennies et que rien ne se passe ! Impression qu'il n'a rien fait (positif : plus de propreté, une animation effrénée dans le centre et les étudiants à l'ancienne faculté de droit : projet réalisé grâce au président de l'université et proposition de Louis Aliot…Où sont passées les promesses de M. Pujol : il fallait être élu, après nous le déluge...

On a l'impression que cette équipe ne fait rien (à part P.Barbé, De Noël, N.Beaufils, M.Pinell) ou s'agite pour peu de résultats ! Des réformes radicales s'imposent pour le centre et le commerce : tous les stationnements publics et municipaux gratuits ! La culture gratuite (L'Archipel pour tous !) pour réconcilier les citoyens avec leur ville ! M.Pujol est mal conseillé. L'identité de Perpignan n'est pas affirmée…

Face au danger FN, à l'effacement du PS détruit par Bourquin qui fit table rase et chassa les meilleurs, face à la discrétion de J.Codognès et de C.Ripoull, face au silence de Romain Grau et au vacarme ambitieux de Bruno Delmas (passer du PS à l'UMP, ça me plaît pas, mais ça peut marcher : voir Arthur Conte et les Aldouilles…), la venue à Perpi de Ségolène Neuville est à souhaiter. Je l'avais déjà souhaité en mars, je lui avais dit car je l'estime, l'ayant vu au travail à l'hôpital, au SMIT…

S. Neuville, face à la dette, à la précarité de la population, devra réunir un conseil municipal de salut public, avec les personnalités honnêtes de cette ville, où Codo et Clotilde devront venir !!! Dans une ville appauvrie, dans la perspective d'une réussite de Hollande, tout est possible…

(JPbonnel)

** 20 millions d’euros pour le quartier Saint-Jacques de Perpignan, par Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat :

Le conseil d’Administration de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) a adopté la liste de 200 quartiers d’intérêt national qui bénéficieront du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2024. Ce programme concerne 200 millions d’habitants. Il représente un montant de 4 milliards d’euros qui génèreront 20 milliards d’euros d’investissement au total, mobiliseront 240 000 emplois dans le bâtiment et les travaux publics et 300 000 emplois au total. Un effort sans précédent qui prouve la volonté et l’engagement du Président de la République à répondre à l’urgence sociale dans les quartiers.


Parmi ces 200 quartiers, 9 sont en Languedoc-Roussillon dont celui de Saint-Jacques à Perpignan. Je suis ravie que ce quartier historique de Perpignan, qui cumule les difficultés, puisse bénéficier de l’aide conséquente de l’Etat.

En fonction des projets qui seront présentés pour Saint-Jacques, ce sont potentiellement 20 millions d’euros sur les 4 milliards du NPNRU qui pourront être attribués. Une somme très importante, justifiée par le fait que ce programme ne vise pas seulement à « redorer les façades » comme l’ont trop souvent fait les maires de Perpignan, mais à repenser en profondeur, avec les habitants, toute l’organisation de la cité : le logement bien sûr, mais aussi l’accès aux services publiques, les transports en commun, l’accès à la culture, à des activités sociales…


Au sein du gouvernement, j’ai plaidé en faveur de l’inscription du quartier Saint-Jacques dans la liste des 200 quartiers d’intérêt national.

Charge maintenant à l’Agglomération et à la Ville de Perpignan d’être à la hauteur de la chance qui leur est donnée de bénéficier de cette manne financière en proposant des projets de qualité, qui répondent aux besoins et aux attentes des habitants. Nous jugerons des résultats sur pièce !

- - - Rappel (sources : L'Indépendant, L'atelier d'urbanisme de Perpignan, Bernard Cabane…) :

L'effondrement d'un immeuble le 13 janvier 2014 a mis en lumière la question de l'insalubrité de nombreux logements dans un des quartiers les plus anciens de la ville.

Rue des farines, un immeuble, inhabité depuis deux mois, après une procédure de mise en péril de la ville, s'effondre et emporte un autre immeuble mitoyen avec lui. Un cataclysme prévisible pour de nombreux observateurs, même si les raisons de l'incident ne seront connues que durant l'été, une fois que l'ensemble des gravats sera évacué.

Mais alors, comment en est-on arrivé à une telle extrémité dans ce quartier plus connu pour sa souffrance sociale et pour l'insalubrité galopante de ses logements que son histoire, riche de près de dix siècles ?Ville, Etat, locataires, propriétaires, services sociaux, les responsabilités sont incontestablement partagées.

Bernard Cabanne, architecte qui a longtemps travaillé dans le secteur, n'y va pas par quatre chemins : "Saint-Jacques et Saint-Mathieu sont en péril. On pourrait voir d'autres immeubles tomber. Une tuile découverte, une charpente qui prend l'eau, des poussées sur les murs, des planchers qui fléchissent. Un îlot de Saint-Jacques, c'est une maison, quand une partie à l'intérieur est fragilisée, c'est tout l'ensemble qui est menacé".

Pour le professionnel du bâti ancien, le constat à Saint-Jacques est effroyablement clair. "La pathologie de Saint-Jacques, c'est que l'on a affaire à des murs en terre avec des immeubles qui se sont densifiés. Ils se sont élevés jusque dans les années 60. Ils ont gagné jusqu'à cinq étages, alors qu'à l'origine, ils étaient prévus pour un étage. La terre est un bon matériau et les fondations étaient appropriées, mais pour des immeubles avec un rez-de-chaussée et un étage".

Autre explication avancée, le relâchement des politiques publiques ces dix dernières années et les difficultés des propriétaires à assumer ces rénovations colossales. "Depuis les années 2000, il y a eu un essoufflement et puis ces opérations, en plus d'être coûteuses, ont été très longues, quinze ans par exemple pour une rénovation sur la place Puig. Après, on arrive à des situations inéluctables. La diminution du nombre d'opérations, l'attention des politiques qui s'est relâchée, le laisser-faire sur des petites choses comme l'apparition des climatiseurs en secteur sauvegardé, des propriétaires qui baissent les bras et ne cherchent même plus à avoir des loyers, tout cela fait que les immeubles sont peu ou mal entretenus. Un immeuble mal entretenu, c'est de l'eau qui entre à l'intérieur, elle attaque les bois et les murs, puis à un moment donné, ça tombe".

Un essoufflement dont les premières victimes sont les habitants du quartier et que l'architecte ne veut pas culpabiliser. "La paupérisation des habitants fait qu'ils n'ont ni les moyens, ni n'éprouvent l'intérêt de faire des travaux. Un gitan, quand il pleut et que l'eau entre dans la maison, il met une casserole".

Un constat que partage Jean-Pierre Morin, spécialiste de la rénovation des bâtiments anciens, qui a créé son cabinet d'architecture à quelques mètres, là où l'immeuble s'est effondré le 13 janvier. "Qu'attendons-nous pour résoudre les problèmes. Qu'il y ait des morts ! D'autres immeubles dans ce quartier ont 50 cm de ventre avec des poussées et des crépis qui pètent". Selon cet amoureux de Saint-Jacques, le manque d'ambition de la ville est criant. "Au lieu des rénovations bas de gamme faites depuis dix ans, il fallait un grand plan d'ensemble. Cet habitat ancien est formidable, mais on est face à des propriétaires démissionnaires qui ne prennent que l'argent et des locataires avec un style de vie qui ne correspond pas à l'habitation dans ces immeubles anciens. Donne-t-on des vieux gréements à des gens qui n'en ont pas les moyens ?".

Saint-Jacques en chiffres

  • 2 691 habitants résident dans le quartier, 1 506 sont locataires.
  • 217 soit le nombre de procédures de péril prononcées par la ville de Perpignan depuis 2003 sur le secteur. En 2013, 83,97 % de ces arrêtés pris à Perpignan concernaient le quartier Saint-Jacques.
  • 511 logements sont vacants sur les 1 970 que compte Saint-Jacques. Le taux de vacance est de 26 %, soit le double de la moyenne dans la ville. Un chiffre qui prouve la forte propension de logements inadaptés à la location.
  • 859 logements sont considérés en catégorie 7 ou 8, c’est-à-dire de qualité médiocre ou potentiellement indigne.
  • 2 200 € est le revenu médian par an par habitant à Saint-Jacques. C’est le niveau le plus faible de la ville et de la région. Il est en moyenne de 13 800 € à Perpignan et 18 300 € en France.
  • 3 553 est le nombre de logements sur la zone urbaine sensible (ZUS) de Saint-Jacques (comprenant les quartiers anciens de Saint-Mathieu et La Réal) construits avant 1949, soit 67,5 % du parc immobilier. Pour comparaison, le quartier du Vernet n’en compte que 321 sur 4 501 logements.
  • 200 c’est le nombre de logements par hectare, signe de la densification dans les quartiers de Saint-Jacques, Saint-Mathieu et la Réal.
  • 33 % est le pourcentage sur la ZUS de personnes ayant obtenu le baccalauréat.
  • 21,3 % est le pourcentage de ménages fiscaux imposables contre 46,3 % pour l’ensemble de la ville et 50,1 % pour l’agglomération.
  • 1 878 personnes ne vivent sur cette ZUS que des prestations sociales, soit un habitant sur quatre contre 7,5 % pour le reste de la ville.
  • * Au Centre d'art contemporain - Perpignan - vendredi à 18 h, entrée libre : conférence de René Grando
  • « A l’origine, un livre : ‘’Vous avez la mémoire courte‘’ »

En 1979, le journaliste René Grando dirige la rédaction perpignanaise de l’Indépendant. Il lance un appel à témoins autour des camps construits en 1939 pour les réfugiés de la Guerre d’Espagne sur les plages du littoral roussillonnais. L’écho est retentissant et, devant l’afflux des témoignages, il décide d’écrire, épaulé par les journalistes Jacques Queralt et Xavier Fèbres, le premier livre consacré à la Retirada, publié par les éditions du Chiendent sous le titre « Vous avez la mémoire courte » (réédité par Le Trabucayre sous le nom de « Les camps du mépris »).

Aujourd’hui, ce brûlot de 300 pages est considéré comme un « livre pionnier » sur l’exode des républicains espagnols. René Grando raconte la genèse de cet ouvrage…

  • * Au Centre d'art contemporain - Perpignan - vendredi à 18 h, entrée libre : conférence de René Grando
  • « A l’origine, un livre : ‘’Vous avez la mémoire courte‘’ »

En 1979, le journaliste René Grando dirige la rédaction perpignanaise de l’Indépendant. Il lance un appel à témoins autour des camps construits en 1939 pour les réfugiés de la Guerre d’Espagne sur les plages du littoral roussillonnais. L’écho est retentissant et, devant l’afflux des témoignages, il décide d’écrire, épaulé par les journalistes Jacques Queralt et Xavier Fèbres, le premier livre consacré à la Retirada, publié par les éditions du Chiendent sous le titre « Vous avez la mémoire courte » (réédité par Le Trabucayre sous le nom de « Les camps du mépris »).

Aujourd’hui, ce brûlot de 300 pages est considéré comme un « livre pionnier » sur l’exode des républicains espagnols. René Grando raconte la genèse de cet ouvrage…

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commentaires

E
Bonjour, je co-réalise une thèse de médecine générale qui concerne les habitants du quartier saint jacques, est-il possible de connaitre vis sources pour les données démographiques du quartier? la mairie n'a pas répondu à mon mail. Merci<br /> Emilie
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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