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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:46
Le geste qui compte !!!
Le geste qui compte !!!

Poèmes pour la Saint-Valentin - Jean Iglesis

Credo (je t’aime…)

Comme l’enfant rêvant sous le ciel étoilé

Qui laisse sur la mer s’enfuir tous les voiliers

Je t’aime

Comme le chêne voit les ombres une à une

Mourir sous le soleil qui rend la terre brune

Je t’aime

Comme le mendiant aux portes de l’église

Qui tend la main vers le destin malgré la bise

Je t’aime

Comme l’oiseau volant vers des climats féconds

Quitte soudain sa voie pour d’autres horizons

Je t’aime

Comme le marinier découvre au cœur de l’huître

Une perle d’espoir à l’éclat blanc ou bistre

Je t’aime

Comme le paysan au sortir du printemps

Délaisse les moissons pour n’écouter qu’un chant

Je t’aime

Comme la pluie des pleurs qui brise le silence

Pour offrir au maudit une nouvelle chance

Je t’aime

Comme l’esclave aux bras meurtris qui prend la fuite

Laisse derrière lui une geôle détruite

Je t’aime

Comme le loup-garou au soir de pleine lune

Hurle passionnément sa douleur sur la dune

Je t’aime

Et simplement pour ne le dire qu’en deux mots

Sachant ce que j’éprouve au creux de tous mes maux

Je t’aime

Dans le regard des femmes

Le retour du roi qu'on acclame,

Sa mise en échec par la dame,

Reflets d'un verre ou d'une lame,

Brillent dans le regard des femmes.

Je n'ai nul besoin de sésame

Pour entrer au cœur d'une trame.

Je vois le glaive, avant le blâme,

Poindre dans le regard des femmes.

Amant de quelque psychodrame

Ou simple client de Paname,

Chaque soir donne le programme

D'un film, dans le regard des femmes.

De wagon-lit en vague à l'âme,

Je voyage tout feu tout flamme

Et les draps sont des oriflammes,

Battant dans le regard des femmes.

Les espoirs vont en télégrammes,

Plaintes déposées sans réclame,

Baisers écrits en calligrammes,

Perdus dans le regard des femmes.

Dans l'or de tes cheveux

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu grandir le monde,

Chaque jour éclairé par l'astre de ton cœur,

Mon amour s'étendant comme une plaine blonde

Aux épis frémissant sous ton rire moqueur.

Dans l'or de tes cheveux, j'ai découvert des plages,

Chaque matin baignées de soupirs et de pleurs,

Mon amour embarquant sur des rêves volages,

Promesses de marins ivres de chants menteurs.

Dans l'or de tes cheveux, j'ai retrouvé l'enfance,

Chaque soir oubliée à la lune naissant,

Mon amour scintillant au creux du ciel immense,

Reflétant un bonheur tracé, luminescent.

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu luire la flamme

Chaque nuit ravivée au lit de nos ébats,

Mon amour parcourant tous tes sentiers de femme,

Paysages mêlés dans l'ardeur des combats.

Dans l'or de tes cheveux, j'ai réécrit l'histoire,

Chaque page effeuillée au souffle de mes vœux,

Mon amour relisant les lignes d'un grimoire

Aux mots nés puis éteints dans l'or de tes cheveux...

- - -

L'amour à cent sous

L'amour

A cent sous

- Pour sûr -

Ne rassure

Que le dessous

De la ceinture.

L'amour

A cent sous

Ne dure

Qu'un sou -

rire et nous

Abjure

Au fur

Et à mesure.

L'amour

A cent sous,

Qu'on soit pour

Ou pur,

Ne laisse pas sourds

Les mous et les mûrs.

L'amour

A cent sous,

J'en bois tout mon saoul

Et au petit jour

Je n'ai pas toujours

Trouvé chaussure

A ma pointure.

Mais

L'amour

A cent sous

Met

Sens dessus -

dessous

Tous les su -

jets du verbe aimer.

- - -

L'amour que tu n'as pas connu

L'amour que tu n'as pas connu

Brillait hier sur mon visage

Et me portait le paysage

De ton corps dans mes bras tenu.

Un jour, vers toi, je suis venu,

Les mains pleines de ce seul gage,

L'amour que tu n'as pas connu

Et qui tenait mon âme en cage.

Alors que mon cœur était nu,

Tu as brisé mon doux mirage.

Et je vis depuis le naufrage,

Agrippé à ce fil ténu,

L'amour que tu n'as pas connu.

L’amour est tel ...

L’amour est tel un fruit dispos

Que tu veux croquer sans ambages.

Veuille ne pas en prendre ombrage

Si nous en conservons la peau.

L’amour est tel un feu de joie

Qui s’éteint au soir sous la cendre

Et, tandis que le corps festoie,

De mon mal je te dois défendre.

L’amour est tel un long repas

Qu’alimentent les mois qui passent.

J’en oublie, quand mes bras t’enlacent,

L’arrière-goût d’un seul faux pas.

C’est un jour noir sur l’agenda…

Ne montre pas mon coeur du doigt.

Si je suis porteur du sida,

Il n’ira jamais jusqu’à toi.

L'attente

L’an passé, je venais chaque soir vous attendre

A la sortie des cours en jeune homme anxieux

Et je guettais l’instant où, naissant de vos yeux,

Un long regard sur tout mon corps allait descendre.

Il me semblait déjà percevoir votre voix,

Découvrant ce que je vous remettais, fébrile,

Une lettre où mon âme, instrument malhabile,

Avait gravé des mots que je pensais parfois.

Puis, ne vous voyant pas venir à ma rencontre,

Je répétais des vers appris rien que pour vous,

Quand le palpitement de mon coeur à genoux

Se confondait avec le tic-tac de la montre.

Soudain, un bruit de pas montait dans le lointain ;

L’espérance inondait alors mon front de fièvre

Et je restais figé, songeant à votre lèvre

De laquelle choirait un aveu incertain.

Lentement, votre approche abolissait l’attente

Et la foi criait à mon être à demi sourd

Que tout allait être pareil au premier jour,

Lorsque vous n’étiez rien d’autre qu’une passante.

Enfin, vous arriviez, pressant tout contre vous

Le roman d’un adolescent au rire tendre

Qu’une princesse s’amusait à faire attendre,

Tandis que le bonheur emplissait mes yeux fous.

Jean Iglesis.

** Lettre à l’être aimé

Tu es femme, Laurence, tu es folie, tu es fille d’Italie. Comme Florence, je t’aime car tu es différente des autres. Tu portes en toi une origine antique, et ta bouche a le goût du sel de Méditerranée.

Tu es la vie, Flaurence : tu l’aimes, tu sais la faire vibrer. Tu la vis par le corps, par l’esprit, par mes désirs, par tes envies, par nos plaisirs. Grâce à ton enthousiasme et à ta vitalité, je sens que mes visions de mort s’estompent. Près de toi, je perçois le souffle qui tourne en moi.

Je t’aime surtout parce que tu aimes. Tu aimes l’homme. Tu m’aimes, moi. Tu aimes l’amour. Tu aimes le faire et le pratiques comme on respire. Tu aimes l’amour sexuel et je sais qu’aucune obscénité, ne se cache dans cet aveu : il est parole du cœur ! L’amour, oui, le corps ! L’amour, comme on déguste un vin boisé, comme on croque un noir chocolat, comme on fume un cigare roulé à la main…

L’amour est naturel, ainsi que toutes les choses bonnes; son versant sensuel, n’est que la preuve et l’incarnation d’un sentiment sincère et fidèle.

Je t’aime, Laurence, car tu m’aimes : c’est simple comme un bonjour ! C’est même bête d’écrire cela ! Il faut, pourtant, revenir toujours à l’essentiel : ne pas se laisser troubler par la séduction des apparences. Avec toi, il s’agit de magnifier, chaque jour, la vie et la passion. J’essaie d’être à la hauteur de ta démarche et de ton affection.

Cette lettre n’est qu’une première marche vers le bonheur.

- - - - - L'Anti-Valentin :

Ce gros porc de DSK

Je ne sais pas, vous, mais moi, l’ex-patron du FMI me fait irrésistiblement penser au « Gros Dégueulasse » de Reiser. Moche, gras du bide, le caleçon bâillant sur son anatomie, et surtout obsédé sexuel primaire et viscéral.

Au terme de ses auditions par le tribunal correctionnel de Lille, il semblerait que l’on s’achemine vers l’abandon des charges de « proxénétisme aggravé » contre Dominique Strauss-Kahn : même si nul ne peut croire qu’il ignorait la qualité des femmes qu’il consommait de façon compulsive, rien ne permet non plus d’en apporter la preuve. Donc, circulez bonnes gens, il n’y a plus rien à voir ni à entendre.

Voilà pour le volet juridique. Reste l’autre, celui dont on nous dit qu’il n’a pas lieu d’être dans un prétoire : le volet moral. Et de fait, il arrive – souvent, hélas – que la justice et la morale ne fassent pas bon ménage.

Sur ce plan, donc, celui des mœurs et du regard qu’on y porte, DSK est l’archétype du fangeux cynique. Consommateur d’orgies de bas étage. Un gros porc brutal – il le revendique lui-même -, traitant les femmes comme du « matériel » (sic) juste bon à éponger son trop-plein. D’où mon sérieux agacement à entendre sans cesse utiliser les mots « libertinage » et « libertines » quand on est plus près des passes de la grosse Zonzon que des soupers du Régent.

Décontracté, notre ex-futur-président de la République détaille avec agacement les recoins obscurs de son existence. Quand on lui parle de l’appartement loué par un ami prête-nom pour abriter ces sodomie-parties, il réplique, arrogant : « Je suis à l’époque un homme politique et un homme marié. J’ai besoin d’un endroit pour des rencontres politiques discrètes et aussi pour recevoir des jeunes femmes. Comme je ne veux pas que le bail soit à mon nom, je fais louer l’appartement par un copain. C’est d’une simplicité biblique, pourrais-je dire s’il n’y avait pas un double sens à l’adjectif. » Double sens, en effet… comme les « petites », ou encore « belle chose à tester », présumées être des « secrétaires bilingues » ?

DSK est un gros dégueulasse, la chose est entendue, et que trois Femen hystériques se soient jetées sur sa voiture en exhibant leurs seins nus, cela n’était sans doute pas pour lui déplaire. S’il n’y avait eu les flics pour le protéger et le raccompagner à son hôtel toutes sirènes hurlantes en ignorant le Code de la route, peut-être les aurait-il invitées à ses jeux salaces. Non, ce qui étonne le plus, au fond, c’est l’absence de réaction des amies politiques de Dominique Strauss-Kahn. Toutes ces « féministes historiques », sociales et socialistes, des ex-collègues de ministère comme Martine Aubry, Huguette Bouchardeau, Édith Cresson, Georgina Dufoix, Yvette Roudy, Élisabeth Guigou, Marie-Noëlle Lienemann ou, mieux encore, Ségolène Royal, n °1 bis du gouvernement hollandais. N’ont-elles rien à dire, toutes ces femmes ?

Et les bonnes amies d’Anne Sinclair, Élisabeth Badinter ou Sylviane Agacinski en tête, ont-elles perdu, tout à coup, leur analyse critique de « philosophes féministes » ? Étrange, tout de même, ce silence. Pesant. Puant, même.

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Published by leblogabonnel - dans littérature
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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