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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 08:42
Expo à L'IF, Elna (Elne)

Expo à L'IF, Elna (Elne)

** Le CML vous convie à une rencontre avec

le philosophe Abdennour Bidar,

chargé de mission sur la pédagogie de la laïcité au Ministère de l’éducation nationale et au Haut Conseil à l’intégration.

Samedi 6 juin 2015 à 16h30

- A l'Hôtel de Ville de Perpignan -

www.prixmediterranee-cml.com

Six mois après les attentats de Charlie Hebdo :

ABDENNOUR BIDAR PRESENTE SON LIVRE « PLAIDOYER POUR LA FRATERNITE » SAMEDI 6 JUIN A PERPIGNAN

Pour le philosophe Abdennour Bidar , un islam humaniste, respectueux des droits de l'homme, est possible. Il appelle le monde musulman à se battre contre la barbarie et à inventer une nouvelle spiritualité. Il est l'invité exceptionnel du CML samedi 6 juin à partir de 16h30 à l'hôtel de Ville de Perpignan.

Agrégé de philosophie, normalien issu de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, docteur en philosophie, il a consacré sa thèse de doctorat au développement d'une « pédagogie de l'individuation » ou du « devenir-sujet » à partir de la pensée du philosophe musulman indien Mohamed Iqbal (1873-1938), notamment de son ouvrage The Reconstruction of Religious Thought in Islam (1928-1932). Après plusieurs essais consacrés à la philosophie de la religion, notamment à partir d'études sur l'islam, il publie en 2014 une Histoire de l'humanisme en Occident (éditions Armand Colin).

Abdennour Bidar a enseigné la philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles de 2004 à 2012. En 2012, il est chargé de mission sur la pédagogie de la laïcité au ministère de l'Éducation nationale et au Haut conseil à l'intégration. En janvier 2015, il reprend l'émission Cultures d'islam sur France Culture après la disparition de son créateurAbdelwahab Meddeb.

Parce que les événements de janvier marquent une rupture, l’entrée de notre monde dans le XXIe siècle, Abdennour Bidar invite à réinventer l’avenir.

Le monde change. Mais nos modes de pensée ? Plutôt que d’être toujours contre – le racisme, la discrimination, les multiples phobies –, pourquoi ne pas être pour, se demande Abdennour Bidar. « Pour la mixité, le débat, l’autre. En un mot : la fraternité. » Objet de ce Plaidoyer, dont le philosophe a commencé la rédaction le 12 janvier, « dans un état de très grande émotion intérieure ».

Les événements de janvier ont mis en évidence une concurrence des sacrés, en France. « D’un côté, Je suis Charlie, et donc pour la liberté d’expression », dit-il ; « de l’autre, Je ne suis pas Charlie parce que je place au-dessus de cette liberté quelque chose de plus sacré à mes yeux, qui est Dieu. »

Encore faut-il s’entendre sur le terme de sacré. « Il ne se limite pas au religieux. Il désigne ce qu’il y a de plus précieux pour l’Homme. Ce pour quoi il est prêt à se sacrifier. Ce peut être ses enfants, la République, la Nation, etc. »

Autant de valeurs – et l’on pourrait ajouter égalité, solidarité, laïcité – « qui méritent d’être réapprises par notre société tout entière. Pas seulement rappelées à quelques musulmans radicaux. Nous avons tous besoin d’intégration. Le sursaut de conscience doit se produire aussi bien du côté de la France que de l’islam de France. Les deux sont appelés à renaître ensemble. Je dirais que l’on vient de changer d’ère, d’entrer au XXIe siècle ».

La fraternité est indispensable pour renouer les liens défaits de la société.

Quel rôle la France pourrait-elle jouer ? « Nous sommes en position d’inventer des solutions pour l’avenir. Parce que la France est ce terrain d’affrontement entre les sacralités en même temps que le pays de la laïcité, de l’esprit critique. Deux éléments nécessaires à l’apaisement des passions. »

La fraternité n’est-elle pas un recours bien naïf dans « les eaux glacées du calcul égoïste » ? « Le cynisme n’est pas une vertu supérieure. Quand nous avons été capables du pire avec le ministère de l’Identité nationale, pourquoi ne pas oser le meilleur ? La fraternité est indispensable pour renouer les liens défaits de la société. Ce qui ne se fera pas sans efforts. La fraternité s’apprend, s’organise, entre autres par la mixité sociale. En ouvrant toutes ces zones closes, précarisées, où ne vivent que des Noirs, que des musulmans où des “petits blancs”, comme on le voit parfois à la campagne. Autant de lieux propices à la défiance. À la déliaison. Une glaciation des relations qui explique, pour partie, le retour du religieux. Les êtres aspirent à autre chose. »

Qui serait ? « Ils espèrent trouver ailleurs des solutions que la politique et l’économie ne leur apportent pas ou plus. Ils aspirent à une plus grande spiritualité – et ne limitons pas le terme au religieux –, à une élévation, un “être plus”, dirait Nietzsche. Quand on fait dire à Marx “la religion est l’opium du peuple”, on oublie toujours la suite : “mais le soupir de la créature opprimée”. »

Les conséquences pour l’école ? « Il faudra bien penser à un enseignement laïc des religions. L’enfant ne peut rester démuni entre ce que lui dit l’école de la République et ce qu’il vit en famille. »

Ce Plaidoyer pour la fraternité se termine par dix propositions, dont l’institution d’un service civique obligatoire et l’urgence de retrouver l’esprit des mouvements d’éducation populaire

Conférence d’Abdennour Bidar,

à l’occasion des rencontres du « Bien vivre ensemble à Perpignan », et à la séance de dédicaces de son livre

Plaidoyer pour la fraternité (éditions Albin Michel)

samedi 6 juin 2015 salle Paul Alduy · Hôtel de Ville · Place de la Loge · Perpignan.

16 h 30 · Séance de dédicaces : 17 h 30 · Conférence

Dédicaces sur place avec le concours de la Librairie Cajelice

Entrée libre.

© CML.

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*** Perpignan - Allée Bausil : des roses contre les marginaux ?

Un budget de 50 000 euros a été consacré par la ville à ce réaménagement.

Cet espace qui vient de faire l'objet de travaux reste un sujet polémique.

"Le fiasco de la destruction du jardin Bausil n'en finit plus." Dans un communiqué, FRENE 66* dénonce "les conditions de ségrégation" dans lesquelles ce réaménagement est opéré, "la lutte biologique totale menée contre les SDF." L'association explique que tout est mis en œuvre pour "leur interdire l'espace d'une façon malicieuse" : "leur couper l'eau de la fontaine", leur interdire l'accès aux pelouses en installant "des piquets et des fils de fer, mais aussi des plantes 'répulsives'." Et FRENE 66 de poursuivre en ironisant : "Pourquoi pas une plante mangeuse d'indigents ? Une Drosera indigencia perpinyensii ?"

Pour mémoire, en janvier dernier, les bancs publics de l'allée Bausil, située le long de l'ancien hôpital militaire, derrière la grande Poste, étaient enlevés. La raison ? "Des nuisances sonores récurrentes, au cœur de la nuit, du fait de l'utilisation de ces bancs par une faune de marginaux et de groupes de jeunes qui viennent là s'alcooliser et troublent la quiétude du voisinage", expliquait alors Pierre Parrat élu délégué à l'urbanisme et à l'aménagement.

Un choix confirmé par le maire Jean-Marc Pujol qui soulignait en ce début d'année que les bancs étaient retirés "là où ça pose problème, où des riverains font des pétitions parce qu'il y a des nuisances". Le réaménagement de l'allée Bausil a alors été étudié et présenté aux riverains.

Courant avril lors d'une réunion publique, la municipalité a précisé que la pelouse avait déjà subi des dégradations suite à des piétinements de personnes et d'animaux. Elle optait alors pour le remplacement de la pelouse par des massifs de végétaux méditerranéens. Elle évoquait aussi lors de cette réunion le déplacement de la stèle des frères Bausil, avec la plantation de rosiers grimpants.

Virginie Barre, élue en charge de l'embellissement du cadre de vie, refuse de parler de travaux engagés pour chasser les marginaux, mais évoque "le réaménagement d'un jardin vieillissant, en souffrance parce qu'il était malmené. Les riverains le méritaient."

La statue et la fontaine déplacées :

Dans le cadre de ce réaménagement, la statue des frères Bausil a été déplacée, côté rue Foch, comme l'explique l'élue, "afin qu'elle soit mise en valeur et que les passants la découvrent." Quant aux pelouses enlevées, là aussi ce ne seraient pas les marginaux qui seraient visés, mais une politique de la ville pour impulser "une baisse de la consommation d'eau et d'utilisation zéro des pesticides. Un cadre d'économie générale et d'économie d'eau qui ne conviennent pas à la pelouse."

Des pelouses enlevées oui, mais remplacés par "3 000 plants pour faire des massifs denses à différents niveaux, en finissant avec des rosiers grimpants." Quant à la fontaine qui a disparu, un point d'eau est toujours en place, à côté du kiosque à journaux (qui lui est fermé) et une fontaine au sol, avec des jets d'eau, a été installée à proximité de la statue.

*FRENE 66, fédération pour les espaces naturels et l'environnement.

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Published by leblogabonnel - dans littérature
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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