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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:20
Tags (Saleilles) - Théâtre de L'Echappée (5 et 7 février, 21h) - Lumière (Guy Jacquet)
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*Quelques heures sans portable !

 

 

*Quelques heures sans portable ...J'avais décidé de partir, samedi, tout seul, à l'aventure, et sans téléphone ! La liberté totale, la vraie, l'absolue, j'en étais tout grisé ! Se débarrasser de cet objet qui vous sollicite, auquel on pense sans cesse car il vous transmet des messages, des infos, des mails, des sms, des alertes, des pubs, des bêtises...

 

Je pensais soudain à Finki, le nouvel académicien, oui le nouveau réac, Finkielfraut Alain, le penseur qui n'a pas de portable, jamais ! Un vrai philosophe, lui…Alors, j'avais l'impression d'être devenu sage, à mon tour…

 

Pensez-vous : j'avais le silence dans les oreilles ! Au lieu d'entendre des bruits médiatiques et des paroles inutiles, elles entendaient la nature, le soleil, le vent sur la mer, la brise sur l'étang, l'aboiement d'un toutou et le sifflement heureux d'un rossignol… C'en était trop, certes, ca...

 

... tout d'un coup, l'inquiétude s'empara de moi : je me sentis seul, soudain, sans attache amicale, sans cordon de secours, sans onde bienfaitrice…Dépourvu de racines, de cordon ombilical…

Si je crevais, avais un accident, que faire, impossible d'appeler le 15 ou le 16 ou le je sais plus quoi… 

Ils sont raison, les parents, d'acheter un portable à leur bambin: sont sereins ainsi; la mère peut faire les soldes et le papa aller voir sa maîtresse. C'est le smartphone qui s'occupe de vous…

J'tais vide, soudain, il me manquait ma protèse !

J'étais pris d'angoisse, je ne goûtais plus à la douceur du dernier jour de janvier. J'étais livré à la sauvagerie du monde, à la barbarie du temps qui peut vous blesser, vous tuer…

C'était abominable, intenable…Vite, retour à la maison, en quête de mon portable abandonné et bien triste dans un coin de ma maison…

 

JPB

 

 

 

***Rencontre à la librairie Torcatis : Walter Benjamin

 

Publié le 30/01/2016 à 22:49 par leblogcultureldyl

 

Vendredi 5 février, à partir de 18h00

 

 

 

Présentation de l'association Walter Benjamin à la librairie Torcatis,

 

par quelques membres, écrivains, tels Madeleine Claus, Michèle Bayar, Françoise Dumas, J.P.Bonnel, psychanalyste comme Alain Badia…

 

 

 

L'Association Walter Benjamin, transfrontière (créée par des Allemands, Catalans, Français, Espagnols), dont le projet est de faire

 

connaître la vie et la pensée du philosophe juif allemand, mort à Port-Bou, en septembre 1940, présentera ses activités et procédera à des lectures d'extraits d'oeuvres de l'auteur de Enfance berlinoise. Les sujets abordés seront ceux de l'exil, de la traversée des Pyrénées, de la réflexion sur l'Histoire et sur l'oeuvre d'art.

 

 

 

A ce propos,Madeleine Claus parlera de son livre Communauté d'antifascistes allemands dans les PO 1934-1937 La Coume (Ed. Harmattan), Michèle Bayard de son dernier livre paru aux Presses littéraires, et

 

J.P.Bonnel de "L'ultime chemin de W.Benjamin" (Cap Béar éditions).

 

(blog d'Yvette LUCAS)

 

 

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Ce n'est pas la beauté qui m'attire

 

On n'écrit jamais sans un certain malaise, de honte ou d'orgueil. 

À quoi bon compter les jours, la vie ne dure qu'une seconde. 

Je n'ai aucun respect pour les institutions, encore moins pour leurs représentants. 

Je n'écris pas pour celui qui se rend en limousine dans une clinique privée, mais celui qui tâtonne en chaise roulante pour poireauter six heures dans une salle d'attente. 

Ne croyant pas en Dieu, je garde toujours en moi un peu d'espoir. Après tout, c'est sûrement pour le désert que les orages existent. 

Je reste ce ringard qui tisonne le feu, 

pas celui qui a peur des routes inconnues. 

Pour supporter les pincements du froid, 

il fait faire chanter les blancs sanglots de neige, arracher les épines 

au pied de chaque mot 

lorsque la phrase boite, 

trouver quel rapport existe entre la langue et le pays, 

 

entre l'écriture et le climat. 

Il y a toujours la peur derrière chaque rature, 

un doute derrière le geste. 

À la vitesse où l'homme dilapide ce qu'il a, 

le mot demain n'a déjà plus de sens. 

On écrit de plus en plus sur du vide. 

On marche sur du verre avec nos gros sabots. 

Au bout de chaque soif, les trois syllabes de l'eau viennent humecter la page. J'avance sur le papier des jours. 

J'y tombe aussi quand mon stylo dérape. 

On ne voit pas ce que l'on nie. 

On est rarement ce que l'on dit. 

On fait rarement ce que l'on veut. 

Ce que j'aime dans la beauté, 

ce sont les petites imperfections qui la rendent plus vraie 

et nous rapprochent d'elle.

 

 

Le capital a troqué les ailes d'un ange pour les pales d'une éolienne .... 

Brasser du vent ou des affaires ne mène pas plus loin qu'à l'enfer 

À force de chercher l'or dans la boue, on ne trouve qu'un ver dans la pomme.

On ne finit jamais vraiment par être ce qu'on écrit, 

mais on finit toujours par être ce que l'on vit. 

Les cœurs, puisqu'ils sont tous à gauche, ne se font jamais face. 

Les cœurs des amoureux se cherchent l'un dans l'autre. 

Je ne veux pas de la tendresse qui rassure, mais de celle qui permet. 

Les masques tombent sur un visage embrumé d'émotions. 

La vie nous pousse dans le dos. ...Elle traverse les choses. 

La pluie annonce le dégel. ...La glace fond déjà. 

 

L'angle du lac reste ouvert. Ce n'est pas la beauté qui m'attire, mais ce qui s'en approche. 

Je ne cherche pas des preuves, mais des signes. 

Je transporte avec moi mes seaux de chagrin, de bonheur, d'espoir, ma valise de mots, mes sacs d'ignorance. 

J'ai peur, quand la bombe aura sautée, qu'il ne reste que les cons, ces mêmes vieux planqués qui recomptent leurs sous...faux-culs jouant le monde aux cartes. 

Ni fantômes ni zombies ne survivent à la guerre, mais des graines germent encore sous la cendre et la boue…

Voilà de quoi nous pousser au cul !

 

G*più

 

 

 

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*Conférence d'Alain BADIA, le vendredi 12 février, à partir de 18h 15 (entrée libre), salle Novelty.

 

« Passages, paysages, visages du patrimoine culturel au XX° siècle : Soleil et ombre en Roussillon ».

Cette conférence se présente sous forme d’un triptyque dont le premier volet porte sur l’histoire de l’art en Roussillon (fauvisme et cubisme), le second sur la Retirada, l’arrivée du poète Antonio Machado à Collioure et la fondation de la Maternité d’Elne par Elisabeth Eindenbenz, le dernier sur le passage impossible de Walter Benjamin à Port-Bou mais aussi sur le mémorial « passages » de Dani Karavan. 

Le fil conducteur réside dans les métaphores du « soleil » et de « l’ombre », ce qui explique l’approche poétique, littéraire de situations historiques.

 

PS. On peut adhérer (20 euros par an)

ou acheter un livre d'un auteur membre de l'association (ex. L'Ultime chemin de W.Benjamin: 13 euros au lieu de 16)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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