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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 08:38
Le Castillet - La brochure "Envie de Perpignan" a choisi la place de la République comme couverture et symbole de la ville

Le Castillet - La brochure "Envie de Perpignan" a choisi la place de la République comme couverture et symbole de la ville

 

    -Tourisme balisé ou tourisme actif..?

 

"Destination Perpignan" : tout le monde descend !

 

 

Destination : le slogan est vague car l'idée est floue. Comment attirer le touriste ? Quels atouts et arguments mobiliser ? Veut-on un public populaire (comme à Béziers, avec la féria, le championnat de pétanque, les bals de quartiers..?) ou un tourisme de qualité, "gris" (plus intello) désirant s'intéresser aux suggestions d'itinéraires proposés tout en désirant découvrir par lui-même..?

 

La municipalité perpignanaise tente de créer une image de marque motivante (1) en déroulant le calendrier des festivités, l'existence de lieux culturels, patrimoniaux ou gastronomiques. 

 

 

Cependant, à part l'événement Visa pour l'image, les animations sont locales, semblables à celles d'autres villes : les jeudis, les musicales, les estivales…

 

C'est souvent de façon "naturelle" qu'une cité attire les foules : par sa beauté (Collioure), sa situation géographique, son aura artistique (Cadaquès de Dali- Céret du cubisme), ou par son patrimoine exceptionnel (cité de Carcassonne)…

 

 

Vous avez dit "destination"..?

 

Perpignan est déjà une "destination" grâce à sa situation au soleil, entre mer et montagne : elle profite du va-et-vient estival, du chassé-croisé des vacances. Un peu par défaut, sans attirance particulière, c'est une ville de passage, à la frontière de deux pays, de deux activités sportives, de deux métropoles de région (Toulouse, Montpellier, sans oublier Barcelone la Catalane, la plus grosse "destination "de de péninsule). Du monde vient déjà; le but est-il de faire venir les foules banales toute l'année..?

 

Perpi est, dans l'imagerie populaire, une ville farniente, car située au sud, avec une personnalité méditerranéenne, plus cosmopolite en raison de ses nombreuses communautés : la Catalane s'efface et Perpignan est désormais nommée la "Méditerranéenne" (1)

 

La ville, en raison des occasions perdues, depuis plus de 50 ans, (Dali, le Centre du monde, les séjours d'artistes, tels Dufy, Picasso…) et d'un budget limité, ne peut être repérée, identifiée, située clairement par un nom d'artiste, par un festival original (à part Visa, on l'a dit), ni par une réalisation architecturale d'avant-garde (échec de L'Archipel, non par sa gestion ni par sa programmation, mais par son architecture et son emplacement, théâtre encaissé entre un hôtel et des bâtiments annexes très laids). 

 

Elle peut être une "destination de masse" en direction du troisième âge, des agents touristiques de Catalogne, grâce à la pléthore d'événements mêlant habilement culture et animation, mais jamais sans grand faste (la Sant-Jordi, les Estivales…), ni ambition démesurée.

 

 

Un train-train touristique, en quelques sorte, alimenté par la noria des bus -passant par le circuit de Collioure/Machado; Elne/La maternité; Rivesaltes/Le Mémorial…- (2) et l'arrêt de quelques TGV. 

Un train "jaune" modeste, un train touristique urbain effarant dont le discours "didactique" développe les erreurs historiques les plus grosses, observées par les érudits locaux...

Perpignan est-elle une ville incomprise ? (3) Une ville incomprise ? Banale ? Il faut se dire que la richesse d'une ville vient surtout de ses habitants, de l'esprit d'ouverture de ses citoyens..? La population, les groupes, les associations sont le reflet de la ville, et en donnent la clef : cela n'est pas présent dans la brochure alors que ce devrait être analysée de près… (4)

 

 

JPB (15/6/2016)

 

 

(1) page 36, dans la récente brochure sur "Envie de Perpignan " édité par la ville et l'office de tourisme. Cependant, l'éditorial "zoom sur Perpignan" note "l'identité catalane" et "…en pays catalan, riche de son identité culturelle…"

Chapitres de cette brochure : 

p.5 "ville d'art et d'histoire" : sans école d'art et d'histoires, comme toutes les villes…même si Perpi est surtout une ville de passages, d'où sa riche histoire de ville métissée.

page 18: les fontaines - p.22: les visites - p. 27 : les traditions - p.la Méditerranéenne (là figurent les bibliothèques, les sports, les vide-greniers..!) - p. 51, le calendrier - p. 62: comment se déplacer...

 

(2) le tourisme selon le CD66 et la Région, à suivre.

 

(3) Titre du guide qui vient de paraître "Tour de France des villes incomprises" (V.Noyoux, Ed. du Trésor, 18 euros)

 

(4) Le supplément "L'été des festivals", publié par le groupe Midi Libre/L'Indépendant (on ne dit pas que c'est La Dépêche qui est "derrière"…) consacre une seule page à Perpignan (p.20 - sur 92 pages): "une myriade de rythmes" (artistes locaux sur place Gambetta, gratuit) et "Les arts et traditions en fête" .

 

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Published by leblogabonnel - dans perpignan
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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