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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 09:48
Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier
Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier
Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier
Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier
Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier

Hector, Ana, le Pati, H.Madramani par Nicolas Caudeville, le mur de l'ancienne école Lavoisier



Portrait d'Hector Madramani 



Cet espace d'expressions alternatives , El PATI de l'école Lavoisier, est situé 7 rue de la cloche d'or, à l'emplacement de l'ancienne école Lavoisier. Le propriétaire et animateur est un jeune plasticien originaire de Valencia  qui présente des expositions, organise des soirées musicales et offre au public la possibilité de se restaurer : tapas, bières bio, etc....

L'exposition actuelle donne à voir une artiste argentine, Ana Karina, (affiche jointe) qui peint sur des toiles imprimées : elle coud, représente des oiseaux, symbole de liberté et des visages ovales pareils aux vierges du Quattrociento italien. Ses tableaux fleuris, dorés, rappellent les toiles luxuriantes de Gustav Klimt. Les visages sont inexpressifs car placés dans des situations complexes. Hector qualifie l'expo de "dédalique" : au spectateur de trouver Ariane...


Hector fils de Vicente Madramani, animateur de la grande galerie "A cent mètres du centre du monde", tout en s'occupant de la fondation de Valence, a décidé de faire bouger les lignes de Perpignan, ville bourgeoise dirigée par des responsables passéistes...


Ce jeune homme dynamique souhaite une ville active, mais il est obligé de parlementer avec les politiques. Il a déjà agi en faisant venir des artistes pour les expositions et les frasques de Jordi Vidal ainsi que pour les fresques commandées par l'actuel adjoint à la culture. Il a ainsi fait venir Vinz et d'autres artistes en 2013 et 2015, travaillant de façon bénévole, alors qu'il avait le titre de commissaire d'expo (*), d'où son amertume quand d'autres, directeur des beaux-arts, de la culture ou commissaire touchèrent des dividendes…


 Ensuite, en 2015, il a proposé à la Mairie d'installer son local, rue de la cloche d'or, espace éphémère consacré aux "scènes estivales", qu'il loua, après un appel d'offres, réglementaire, confirme-t-elle malgré la polémique et la confusion avec la mairie (il avait pris comme associé le petit ami d'une conseillère municipale...). 
Cette année 2016, il achète cet espace au prix fort : 300.000 euros sans compter les travaux à venir…La municipalité semble ne plus vouloir faire de cadeaux… Une pétition à l'attention du maire, J.Marc Pujol, est d'ailleurs lancé (voir ci-dessous)…


Malgré d'autres pétitions, celles des voisins qui s'insurgent contre le bruit le soir *, cette personnalité au verbe guerrier poursuit son projet original et une Iliade - pardon, une Odyssée - semée d'embûches : colère des cafetiers voisins, jalousies, esprits rétrogrades, idéologies réactionnaires ambiantes. Hector compte exploiter ce territoire du coeur de ville toute l'année pour des résidences et des ateliers d'artistes : photo, musique pour allier la musique et les arts plastiques et la gastronomie en créant des plats catalans s'inspirant des recettes d'Eliane Comelade. Il s'agit de faire évoluer la gastronomie catalane dans ce lieu du transformisme, de la récupération, fidèle à la pensée de Lavoisier : "rien ne se crée, tout se transforme".


"Il faut moderniser les traditions catalanes, aller de l'avant, faire venir des chefs, organiser des dégustations en réunissant des viticulteurs et des cavistes... chacun de son côté, dans ce lieu collectif, on pourra dialoguer et se stimuler, par des lectures, des débats, performances d'artistes locaux et internationaux".


Dans ce lieu voué à la transformation, Hector va présenter à l'automne une artiste locale, Muriel Persil, qui travaille sur le monochrome ; elle est très pédagogue et l'atelier sera ainsi un moment de création et de transmission.


Face à une municipalité pleine de pudeur et de retenue, et à des expositions officielles bien prudes (sauf celle de VINZ, mais le catalogue a été passé à la commission de censure), Hector veut révolutionner la culture et l'art à Perpignan ! Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance. 
Quant au courage, il l'a…n'en doutons pas : je l'ai senti dans sa voix forte et humaine…




JPBonnel


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 Notes :


(*) Hector a été 
-commissaire des expositions de Jordi Vidal (couvent des Minimes juillet 2013) avec Alix Bellegarde.
et VINZ au CAC WB, avril 2015.


-coordinateur du projet de fresque sur le mur de la médiathèque de Perpignan, aujourd'hui ensevelie sous les travaux de la construction de l'annexe de l'université…


*2014 : 
© Collectif No rules corp




Depuis lundi et jusqu’à dimanche, deux artistes de street-art travaillent sur le mur de la médiathèque Emile-Zola, donnant sur le quartier Saint-Jacques. Leur but ? Faire du lien entre deux quartiers et redonner un peu de vie à cet endroit désertique.
Il était fade et inexpressif. Aujourd’hui, impossible pour les passants de détourner le regard. Le grand mur de 400 m2 de la médiathèque Emile-Zola, donnant sur la petite place, a enfin trouvé sa vocation.


Depuis le début de la semaine, le duo Evazesir, du collectif No rules corp, travaille à la réalisation d’une fresque. « Ce mur était là. Il nous appelait tout simplement », explique Hector Madramany, coordinateur du projet. Après avoir rencontré plusieurs artistes de street-art, il a finalement retenu le projet d’Eva et Cyril. « Ce mur est à un point clé. Il marque la limite entre le quartier historique et le quartier populaire Saint-Jacques où les gens n’ont pas forcément accès à l’art, souligne le galeriste valencien. Certains sujets étaient incompatibles. La proposition d’Evazesir était parfaite. »


Cette proposition allie tradition et culture. « Les racines sont le fil conducteur, explique Cyril. Elle partent de l’enfant en bas à gauche et vont vers le philosophe Socrate. Elles passent par un adolescent déguisé en Batman puis un homme à la figure de l’âne catalan, comme un hommage aux racines. »
S’ils sont rompus à l’exercice, pour Evazesir, ce travail représente un véritable défi. « Nous n’avions jamais peint sur un mur aussi grand avec autant d’aspérités et de relief, confie Cyril. La hauteur nous a aussi beaucoup surpris parce que nous avions travaillé par photo. »
Côté éphémère du street-art oblige, la fresque pourrait être recouverte par un autre dessin d’ici quelques mois. Alors, ne passez pas à côté !
Amandine LEFEVRE et Laura MOREL
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(**) Monsieur le Maire de Perpignan, Monsieur le responsable de la Culture
Je vous demande par l'intermédiaire de la présente pétition de bien vouloir prendre en considération les arguments de l'équipe d'El Pati de l'école Lavoisier situé 7 rue de la Cloche d'Or à Perpignan.
Nous sommes au fait qu'une pétition a été lancée contre notre endroit par des voisins dérangés par le bruit occasionné lors de certaines de  nos animations culturelles et particulièrement musicales, évidemment.. Loin de nous l'idée d'ignorer ces nuisances occasionnelles, nous tenons à vous faire savoir que ce que nous vous demandons est un rendez-vous avec vos services concernés et vous même pour que nous puissions discuter ensemble des conditions d'exploitation de ce lieu en bonne intelligence et pour le respect de chacun, mais également pour celui de la Culture indépendante de qualité que nous défendons sur le terrain à divers titres depuis bien des années. Nous demandons à pouvoir poursuivre nos activités dans des conditions et à des horaires que nous aurons discutés ensemble avec vous, pour continuer à animer la flamme culturelle qui illumine ce lieu à nul autre pareil au centre-ville.
Cette pétition sera remise à:
        Maire de Perpignan
        Jean Marc Pujol
        Adjoint à la Culture de la ville de Perpignan
        Michel Pinell
- - -


décision 118 (Séance Publique du Conseil Municipal de la Ville de Perpignan du jeudi 18 décembre 2014 à 17h00)


Acceptation du don d’une œuvre d’art de Monsieur Hector MADRAMANY à la Ville de Perpignan

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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