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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 09:26
Philosophie t crème solaire à St-Cyprien, 13 juillet à 17 h

Philosophie t crème solaire à St-Cyprien, 13 juillet à 17 h

*Sortie  Culturelle

à la plage - exposé littéraire, débat :

 

Résidence Port Cypriano

Tél. : +33 4 68 37 32 70

Lieu principal : Plage de l'art

 

Philosophie et crème solaire

 

13 juillet à 17 heures, place nord (Port Cypriano, à droite du club de kite surf)

 

Avec J.Pierre BONNEL

 

**PHILO ET CRÈME SOLAIRE

Dates :
Le 13/07/2016 de 17:00 à 18:30

Type : Culturelle

Type : Littérature

Lieu : Résidence Port Cipriano Plage Nord

Tél : +33 4 68 37 32 70

Email : mediatheque@mairie-saint-cyprien.com 

 

Descriptif :
Concept nouveau pour cet été, "Philo & Crème solaire" propose aux vacanciers, visiteurs et amis de s'enrichir et de s'interroger sur des domaines variés. Ce mercredi 13 juillet Jean-Pierre Bonnel, conférencier, propose un regard sur la personnalité originale de Walter Benjamin et plus particulièrement l'exil du célèbre philosophe'. 

Lieu : bibliothèque de l'Art (bibliothèque de plage) Résidence Port Cipriano, plage nord 

Horaire : 17h00 à 18h30 Tout public - accès libre 

Renseignements Médiathèque 04 68 37 32 70 mediatheque@mairie-saint-cyprien.com

Entrée gratuite

 

**

 

Mercredi 13 juillet

 

17h > Nouveau concept à la bibliothèque de plage. Conférence de Jean-Pierre Bonnel sur « La personnalité originale de Walter Benjamin et l’exil du célèbre philosophe » – Plage de l’Art, Port Cipriano

Correspondances croisées de Gauguin, Monfreid, Vollard

Au moment où Céret propose une lumineuse expo sur les destins croisées de Maillol, Terrus, Bausil, Pons…il faut lire les lettres échangées par Gauguin, artiste majeur, annonçant le fauvisme et l'art moderne, avec son mécène, le peintre Monfreid, père du futur navigateur célèbre Henri de… et de son marchand Ambroise Vollard.

Cette édition érudite et précise, publiée par les éditions Alter Ego de Céret, donne à lire de nombreuses lettres inédites : de 1890 à 1910, nous revivons un contexte artistique essentiel, un tournant pour l'an, depuis Saint-Clément, la maison du Conflentois Monfreid, depuis Paris pour Vollard…tous écrivant à celui qui est parti loin, aux Marquises.

Entretemps, Matisse aura vu les oeuvres de Gauguin entreposées près de Vernet-les-Bains et opérera, an pays catalan, à Collioure, la révolution fauve…

Ce livre fait revivre les milieux artistiques de l'époque, puis les démêlés pour la défense des intérêts de la famille après le décès de Gauguin.

Il fallut du temps, de la patience, des connaissances aux deux auteurs, Mercedes Palau-Ribes et Brigitte Peyrou-Neveu, pour retisser les liens entre les îles, la capitale, Béziers et St-Clément… et retrouver toutes ces missives dispersées !

Saluons le courage de l'éditeur, Joël Mettay, d'avoir voulu montrer des textes susceptibles d'être savourés par un public restreint mais esthète…

JPB

- - -

**DIMANCHE MATIN






moment de grâce
le dimanche matin
moment de la grasse
ce temps à perdre qui n’en finit pas
où l’on s’accorde ce luxe du temps
qui est aussi le temps de luxe
et parfois le luxe d’un temps de luxure


cette sorte d’équivoque anachronique
que singent ces personnages de nulle part


venus là comme des zombies des ectoplasmes
venus reluquer ces bribes de plaisir
que recèle le lit conjugal
où se glisse l’adultère
en rajout en superposition


aussi ces moments furtifs
où se lisent les tâches humides
des passions tristes


où le néant de décomposition d’une épure triviale
vient stigmatiser la parodie d’un rêve
faussement libérateur
qui vous enferme au contraire
dans ces regards d’autres
qui ne sont que la morve de soi-même


visages venus d’une turbulence
comme une folie vagabonde


de passage en quelque sorte
mais aussi omniprésente
dans ces images surgies de l’enfance
où sautille la petite fille à la corde
où vacille une sorcière en chasse
sur les béquilles d’un œuf frit
avec le napperon qui flanche
sur le guéridon en bascule


avec ces êtres égarés
aux regards fuyants d’alcove


et le regard tranquille aux seins épanouis
comme une éternité
la mort la vie
comme un balancement
dans ce lit de la joie
dans ce lit de douleur


d’où s’érectent comme un sexe tenace


les carafes du désespoir
comme des hirondelles du désir


dans le flottement illusoire d’un jeu de quilles



sur la tâche bleue
muette
du couvre-lit


cette suspension du temps
comme une tendresse inutile


aux mânes de la cruauté

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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