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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 07:54
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
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Mort de Pierre GARCIA-FONS

 

Nous étions allés, Jacques Gautrand et moi, le rencontrer chez lui, à Paris, il y a quelques semaines à peine.

Bien sûr, Pierre G.Fons vivait dans le silence, l'absence, un monde personnel où la peinture, sans doute, occupait encore, mais de façon virtuelle, une place prépondérante... Nous ne pensions pas à sa disparition si rapide...Le temps de le voir, dans son appartement-musée, d'écouter Olga, d'écrire le dernier texte, peut-être l'ultime sur lui, sur ce grand peintre espagnol qui vécut à Paris et revient, demain, au pays catalan...

 

JPB

 

 

 

> Olga Garcia-Fons, née Caprani, son épouse,

>

> Tristan et Renaud Garcia-Fons, ses fils,

>

> ses petits enfants, ses frères et soeurs

>

> et ainsi que toute sa famille,

>

> ont la tristesse de vous faire part

>

> du décès de PIERRE GARCIA FONS, artiste peintre,

>

> survenu le 30 Juillet 2016 à Paris à l'âge de 88 ans.

>

>

> Un hommage lui sera rendu le Vendredi 5 Août

>

> au funerarium Les Alyscamps, avenue de L'aérodrome, à Perpignan, à 9h45.

>

 

> Suite à cette cérémonie, l'inhumation aura lieu à 12h au cimetières de 

> Villeneuve de la Rivière 66610.

>

Rencontre à Paris, mai 2016

(extrait)

 

Son père, républicain, passa cinq ans dans les camps sur le sable mouillé et la tramontane glacée à  Argelès… Il rencontrera le jeune sculpteur, Manolo Valiente, véritable andalou, dans le camp de rétention. 

 

Pierre passera son certificat d'études à 12 ans, à Perpignan. Il est le meilleur élève de l'Ecole Lavoisier. La famille habitera rue Alphonse Simon, au coin de la rue Jean Payra, sa femme faisait des ménages, de la couture et tout ce qu'elle pouvait pour nourrir ses cinq enfants dont Pierre était l'aîné.

 

Pierre n'a qu'une idée en tête : devenir un artiste !

 

Mais auparavant, il faut gagner sa vie : il travaillera tout d'abord dans un garage à ramasser des boulons ensuite livreur pour une épicerie en gros avec un triporteur… Par chance, le père retrouve l'ami du fameux camp et Manolo Valiente lui dit: "Envoie-moi ton fils !" Une opportunité car le père de Pierre était trop pauvre pour payer des études, du matériel…à son fils !

 

Manolo l'initiera, pas dans la petite école municipale de la place du Puig, près de la caserne, où, en 1946, sont venus s'installer le peintre André Fons-Godail et Erra, composant des vitrines à partir de ses dessins industriels et d'autres artistes. Plus tard , Jean-Jacques Prolongeau, surtout céramiste, ouvre une nouvelle école dans une petite rue parallèle à la rue Maréchal Foch. avant de partir diriger l'Ecole des Beaux Arts de Limoges … Par la suite, arrivera avec la Libération, la véritable création de l'Ecole des Beaux Arts de Perpignan avec Roger Maureso comme directeur jusqu'à sa mort prématurée.

 

Pierre fait sur l'invitation d'André Fons-Godail et avec lui sa première exposition en tant que sculpteur et peintre en 1948 à Perpignan, à la salle Arago, pour ses vingt ans !

 

Très vite, il fuit Perpignan et il est le seul artiste catalan à venir s'installer à Paris. Il fait partie de toute une bande d'artistes à créer le "Salon de la Jeune Peinture". Il a abandonné la sculpture. Il se consacre exclusivement à la peinture. 

 

Pour gagner sa vie, tous les matins, il sculpte des cadres Louis XIV, Louis XV, etc… Il est payé au mètre et c'est chez Jacques Vidal, le célèbre encadreur catalan, rue Delambre à Montparnasse qu'il travaille pour s'acheter du matériel pour peindre. Chez ce catalan se réunissent tous les artistes exilés d'Espagne : Clavé, Domingués, Grau-Sala, Pelayo, Florès, Ceballos, Peinado, Valls et bien d'autres encore.

 

Ces salons annuels de la jeune peinture font remuer Paris, c'est la critique dans tous les journaux, des achats de l'Etat, de la Ville de Paris, des particuliers et l'arrivée des marchands français et étrangers . 

 

Il tente de se faire un nom dans la capitale. Les galeristes vont lui proposer des expositions et être référencé par des grands critiques d'art, comme George Besson des "Lettres Françaises". Jean-Louis Ferrier et René de Obaldia de l'Académie Française lui écrivent des préfaces pour ses catalogues, tel Lionel Richard, dans son grand livre "L"aventure de l'art contemporain" aux Editions du Chêne.

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Published by leblogabonnel - dans peinture
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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