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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 07:44
L'âne catalan )- David Morer - Le pays dont je suis épris © J. IGLESIS
L'âne catalan )- David Morer - Le pays dont je suis épris © J. IGLESIS
L'âne catalan )- David Morer - Le pays dont je suis épris © J. IGLESIS

L'âne catalan )- David Morer - Le pays dont je suis épris © J. IGLESIS

* Région : changer de nom ? - L'identité catalane - A mon pays
(Per al meu amic, el cantautor Joan Llorenç Solé...)




Mon pays



Sur notre nouveau nom de baptême : Occitanie…
Si je te donne un nom, tu deviendras celui qui porte le nom que je lui ai donné…


On n’a jamais cessé de nous débaptiser et de nous rebaptiser, et tout cela pour nous dépouiller et nous asservir, le moins élégamment du monde. « Canviaràs de moliner, però de lladre no en canviaràs » (une « dita » qui en dit long : tu changeras de meunier, mais c’est toi qui seras toujours volé…).


Les meurtrissures de l’Histoire
L’histoire catalane en est témoin : jamais une nation et son peuple n’ont été à ce point trahis, harcelés, martyrisés, humiliés…Quelques épisodes choisis à l’emporte-pièce pour en témoigner : le traité de Corbeil (1258), le compromis de Caspe (1412), la révolte des faucheurs, « els segadors » (1640), le traité des Pyrénées (7 novembre 1659), l’édit du roi Louis XIV, interdisant l’usage de la langue catalane (2 avril 1700), la chute de Barcelone (11 septembre 1714), assortie du décret de Nova Planta (1707-1716), la loi Jules Ferry, sciemment détournée à l’encontre des langues régionales (1882), la création du sentiment nationaliste français dans les rangs des fortes-têtes, des têtes- brûlées dont les Catalans,  les Audois et les Héraultais, « morts pour la France » lors de la guerre de 1914-1918, la circulaire décidant de l’expatriation et de l’exil des Catalans, des Corses, des Bretons et des Basques, afin d’éradiquer leurs espoirs et leurs pulsions d’autonomie ou – pire -d’indépendance, en corollaire le plan Racine, tendant à touristifier à outrance le pourtour méditerranéen (les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault notamment)…
Ne prenons pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !...


Languedoc-Roussillon, en 1982, à l’avènement de la régionalisation…  Pyrénées-Roussillon ensuite…Septimanie en 2005…Sud de France dans la foulée…Aujourd’hui Occitanie… Il faut appeler un chat un chat et un Catalan un Catalan… Quand on prend des burros (des ânes) pour des chevaux limousins(*), alors-là, le bât blesse… et que dire des ruades qui s’ensuivront ?




Jean Iglesis

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(*)Le cheval limousin est une ancienne race chevaline de selle originaire de la région française du Limousin et désormais disparue. Cheval de luxe de taille moyenne et de type montagnard, assez proche du Barbe, il est élevé au moins depuis le XIIesiècle. Il possède une grande réputation jusqu'à l'époque de la Révolution française, en particulier durant le Grand Siècle où il remonte les armées de Louis XIV. La Guérinière et Buffon le considèrent, en leur temps, comme le meilleur cheval de France.Très apprécié pour la chasse, il est également une excellente monture de manège, dont l'élevage est principalement aux mains de nobles, de bourgeois, et du haras de Pompadour. Ses bons services durant les différentes guerres entraînent de fréquentesréquisitions sous la République et le Premier Empire, en particulier pour la guerre de Vendée et les différentes guerres napoléoniennes, ce qui cause une raréfaction de la race. Croisé à l'Arabe et au Pur Sang durant le XIXe siècle, puis reconverti dans les courses hippiques, le cheval limousin a disparu à l'orée du XXe siècle, en particulier sous l'influence de l'Anglo-arabe.


Et bla-bla-bla et bla-bla-bla… et coetera, etc…


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Al meu país
(Per al meu amic, el cantautor Joan Llorenç Solé...)



Del cim del Canigó sagrat
A la Llotja de Mar superba,
De la plana on madura el blat
Al pi que el migdia exacerba,
Canti la passió i l’encís
Del meu país.
Del Vallespir regat de deus
A la rocallosa Corbera,
Dels teulats blanquejats de neus
Als roures negant la frontera,
Canti la passió i l’encís
Del meu país.
Dels Aspres ofegats pel vent
A l’Albera que el sol irisa,
De l’ona vestida d’argent
Al camp que bressola la bisa,
Canti la passió i l’encís
Del meu país.
De la Cerdanya compartida
A la sardana per ballar,
Del gall que cada matí crida
Al burro que es vol català.
Canti la passió i l’encís
Del meu país.
Elna el 5 de març de 2016
Joan Iglesis


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En tant que citoyen catalan…
(Photo de mon talentueux et courageux ami David Morer : Flodama)


En tant que citoyen catalan (à savoir dépositaire et responsable de notre langue et de notre culture, de notre histoire et de nos traditions, de notre spécificité et de notre engagement dans un monde de progrès, d'équité, de paix et de respect, il nous appartient de défendre tous ceux qui distinguent notre territoire géographique et humain, fruit des métissages pluri-séculaires... Quand l'un d'entre nous est mis au-devant de la scène, nous devons être là pour le féliciter et l'encourager à progresser encore... 


Quand l'un d'entre nous est attaqué, nous devons faire bloc pour le protéger de notre mieux... C'est ainsi que se conduisent et doivent t se conduire les grandes nations et les grands peuples. Personnellement, je souffre en déplorant bien souvent que de côté des Pyrénées., c'est le contraire qui se produit. C'est peut-être l'une des raisons - à l'aspect collectif et individuel, à la fois -pour lesquelles nous sommes les "desdichados" de la France...


Jean Iglesis

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Sur notre nouveau nom de baptême : Occitanie…


Si je te donne un nom, tu deviendras celui qui porte le nom que je t'ai donné…
On n’a jamais cessé de nous débaptiser et de nous rebaptiser, et tout cela pour nous dépouiller et nous asservir, le moins élégamment du monde.
 « Canviaràs de moliner, però de lladre no en canviaràs » (une « dita » qui en dit long : tu changeras de meunier, mais c’est toi qui seras toujours volé…).


Les meurtrissures de l’Histoire

L’histoire catalane en est témoin : jamais une nation et son peuple n’ont été à ce point trahis, harcelés, martyrisés, humiliés…Quelques épisodes choisis à l’emporte-pièce pour en témoigner : le traité de Corbeil (1258), le compromis de Caspe (1412), la révolte des faucheurs, « els segadors » (1640), le traité des Pyrénées (7 novembre 1659), l’édit du roi Louis XIV, interdisant l’usage de la langue catalane (2 avril 1700), la chute de Barcelone (11 septembre 1714), assortie du décret de Nova Planta (1707-1716), la loi Jules Ferry, sciemment détournée à l’encontre des langues régionales (1882), la création du sentiment nationaliste français dans les rangs des fortes-têtes, des têtes- brûlées dont les Catalans,  les Audois et les Héraultais, « morts pour la France » lors de la guerre de 1914-1918, la circulaire décidant de l’expatriation et de l’exil des Catalans, des Corses, des Bretons et des Basques, afin d’éradiquer leurs espoirs et leurs pulsions d’autonomie ou – pire -d’indépendance, en corollaire le plan Racine, tendant à touristifier à outrance le pourtour méditerranéen (les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault notamment)…
Ne prenons pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages !...


Languedoc-Roussillon, en 1982, à l’avènement de la régionalisation…  Pyrénées-Roussillon ensuite…Septimanie en 2005…Sud de France dans la foulée…Aujourd’hui Occitanie…


 Il faut appeler un chat un chat et un Catalan un Catalan… Quand on prend des burros (des ânes) pour des chevaux limousins(*), alors-là, le bât blesse… et que dire des ruades qui s’ensuivront ?


Jean Iglesis


(*)Le cheval limousin est une ancienne race chevaline de selle originaire de la région française du Limousin et désormais disparue. Cheval de luxe de taille moyenne et de type montagnard, assez proche du Barbe, il est élevé au moins depuis le xiiesiècle. Il possède une grande réputation jusqu'à l'époque de la Révolution française, en particulier durant le Grand Siècle où il remonte les armées de Louis XIV. La Guérinière et Buffon le considèrent, en leur temps, comme le meilleur cheval de France.Très apprécié pour la chasse, il est également une excellente monture de manège, dont l'élevage est principalement aux mains de nobles, de bourgeois, et du haras de Pompadour. Ses bons services durant les différentes guerres entraînent de fréquentes réquisitions sous la République et le Premier Empire, en particulier pour la guerre de Vendée et les différentes guerres napoléoniennes, ce qui cause une raréfaction de la race. Croisé à l'Arabe et au Pur Sang durant le xixe siècle, puis reconverti dans les courses hippiques, le cheval limousin a disparu à l'orée du xxe siècle, en particulier sous l'influence de l'Anglo-arabe.


Et bla-bla-bla et bla-bla-bla… et coetera, etc…


Jean IGLESIS

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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