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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 08:34
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel
Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel

Mme de Lazerme par Picasso © Musée Rigaud - Picasso place de la Loge © Institut du grenat - Le Mucem © J.P.Bonnel

* Musée Rigaud à Perpignan: les stucs de l'appartement de Madame de Lazerme détruits !

Dévasté l'appartement du modèle de Picasso à Perpignan : le dernier descendant des de Lazerme raconte comment les travaux du "Grand Rigaud" ont éliminé les stucs que j'avais pu admirer lors de ma visite impromptue chez Paule de L. (elle n'avait alors que 98 ans. (article dans La Semaine du Roussillon: début ci-dessous).

J'avais décrit les lieux et les tableaux de Picasso exposés un peu partout dans les pièces (j'avais pris des photos), ce qui me valut d'être convoqué à l'hôtel de police car un vol (toiles de Picasso) fut commis à la même époque chez celle qui m'accueillit, avec sa dame de compagnie...

Espérons que l'ouverture du "Big Rigaud" permettra de rendre hommage à cette famille et à l'hôtel particulier. On pourrait aussi montrer le visage de Picasso artisan, aimant les objets quotidiens, les jouets, les créations artisanales catalanes, comme ce fut révélé dans la belle exposition du Mucem de Marseille : un des commissaires fut Joséphine Matamorros, actuellement responsable du musée Peské de Collioure, qui eut la bonne idée d'insérer des objets de la Casa Pairal...

JPB

**

On sait que Picasso, au temps du cubisme et de l’amitié avec Braque, fréquenta beaucoup, de 1911 à 1914, la ville de Céret, la capitale du Vallespir. On sait sans doute moins que, de 1953 à 1955, Pablo Picasso se rendit régulièrement à Perpignan, rue de l’Ange, chez ses amis Paule et Jacques de Lazerme. A la suite d’un contrat établi entre la famille et la municipalité de Perpignan, le bel hôtel particulier est devenu, depuis 1979, le Musée Hyacinthe Rigaud. Madame de Lazerme, immortalisée par Picasso, vit toujours dans une aile du bâtiment.

Cette maison patricienne appartenait depuis 1827 à la famille de Lazerme, car Joseph, député légitimiste des Pyrénées-orientales, l’avait racheté à l’Intendant du Roussillon, Campredon de Ponte d’Albaret. Dans cette famille d’érudits, c’est en particulier Carlos de Lazerme qui s’illustra par ses nombreux écrits : romans, poésies…et était en relation avec Max Jacob et Apollinaire, à leurs débuts. Il protégea, grâce à sa fortune, de nombreux artistes roussillonnais et rencontra les cubistes à Céret : il fut l’ami de Manolo et sympathisa, grâce au peintre Pierre Brune, avec Picasso ; ses enfants, Paule et Jacques, poursuivirent les relations amicales avec Pablo Ruiz et l’invitèrent à plusieurs reprises dans leur vaste demeure…

JPB - © La semaine du Roussillon - article repris dans le recueil Catalogne en peinture

Picasso à Perpignan

un drôle de diable, rue de l’ange.. !

*Jacques de Lazerme (1909-1986)

Quatrième comte (carliste) de Lazerme, fils de Carlos de Lazerme, né à Perpignan en 1909.

Président de l'Automobile Club des Pyrénées-Orientales, il reçut Picasso entre 1953 et 1955.

Dans les années 1970, il vendit l'hôtel particulier de sa famille à la ville de Perpignan, qui y installa en 1979 le Musée Hyacinthe Rigaud.

Il est l'auteur de plusieurs travaux sur sa famille, dont des Notices sur la famille de Lazerme et le Roussillon, publiées sous le nom d'emprunt de Thomas Ferriol.

Paule de Lazerme (1910-2012)

Née Paule Dabadie le 22 octobre 1910 à St-Feliu d'Avall, elle épouse en 1931 le comte Jacques de Lazerme, étant désormais connue sous le nom de "comtesse de Lazerme".

Picasso exécuta plusieurs portraits de Paule de Lazerme : une gouache datant de l'été 1954, où elle est représentée en costume catalan ; une sanguine intitulée "Madame de Lazerme en catalane", datée du 14 août 1955, où elle porte une coiffe catalane et une croix en grenats de Perpignan ; une gouache datée du 19 août 1955, intitulée "Mmzede Lazerme en catalane", où elle porte un châle blanc et une robe rouge ; un dessin au crayon noir, daté du 24 août 1955, représentant Paule de Lazerme de profil assise dans un fauteuil à haut dossier.

Elle décède le 10 novembre 2012 à l'âge de 102 ans.

- - -Picasso à Marseille

Le MuCEM présente du 27 avril au 29 août 2016 une grande exposition de 270 oeuvres qui s’attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attaché à ses racines, a nourri son travail d’influences issues des arts et traditions populaires. Le parcours, divisé en quatre sections, met en miroir des chefs-d’œuvre de l’artiste avec des objets-références issus des riches collections du Mucem. Grâce à des prêts exceptionnels et au soutien de nombreuses collections publiques et privées, françaises et internationales, parmi lesquelles il convient de citer le riche partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, l’exposition permet de réunir des œuvres essentielles et iconiques, mises en perspective avec des découvertes inédites.

Après avoir évoqué l’aspect sacré de ces sources, essentiellement espagnoles, le propos met en évidence cette présence des souvenirs dans l’inspiration de l’artiste. Sont ainsi illustrés des thèmes et des motifs mémoriels récurrents chez Picasso, fasciné en particulier par l’univers de la parure (Jacqueline à la mantille), de la musique, du cirque (L’Acrobate bleu), de la tauromachie (Tête de taureau) et du jouet, par exemple.

L’exposition est ensuite construite autour de rencontres faites par Picasso avec des personnalités ayant affirmé un savoir-faire artisanal qui pouvait nourrir sa propre expérience et ses propres recherches. Sont alors successivement développées les incursions de l’artiste dans la connaissance du travail du bois (Paco Durrio), de la céramique (Suzanne et Georges Ramié et l’atelier Madoura), de l’orfèvrerie (François Hugo), de la linogravure (Hidalgo Arnéra), du cinéma (Robert Picault), du textile (Marie Cuttoli) et de la tôle découpée (Lionel Prejger).

La question de l’utilisation du quotidien dans sa dimension la plus prosaïque (les objets de rebut), mais aussi la plus personnelle, s’exprime dans un très bel ensemble de sculptures d’assemblage (La Guenon et son petit) dans lesquelles se lisent aisément les objets glanés et les matériaux recyclés.

L’art au XXe siècle a souvent joué avec ses origines pour construire un nouveau rapport au monde. Les racines de Picasso sont multiples. Parmi ces fondations, l’environnement de son enfance fut un terreau très fertile. Les objets du quotidien auxquels Georges Henri Rivière rend hommage au sein du musée des arts et traditions populaires, qu'il crée en 1937, font infiniment partie du bagage affectif et esthétique de l'artiste. Les collections du Mucem qui jalonnent le parcours ont été choisies parmi les objets acquis par Georges Henri Rivière, comme autant d'échos au travail de Picasso. Fort de cette connaissance à la fois intime et universelle, Picasso s’affirme alors lui-même comme le véritable signal d’une nouvelle culture populaire.

Commissariat général :

Joséphine Matamoros, conservateur en chef du patrimoine, directrice honoraire du Musée d’art moderne de Céret, directrice du Musée d’art moderne de Collioure

Bruno Gaudichon, conservateur en chef du patrimoine, conservateur de La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix

Emilie Girard, conservateur du patrimoine, responsable du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem.

Scénographie : Jacques Sbriglio, architecte, scénographe

Un téléphérique à Toulouse ! un téléféérique à Perpi..?

 

Ce n'est pas l'Indépêche de Perpignan (le radical milliardaire garde la nouvelle pour la Dépêche de l'Occitanie), mais Le Monde qui nous apprend qu'un téléphérique urbain va relier l'hôpital Rangueil et l'université Sabatier. Trajet de 8 minutes a lieu de trente en voiture et de 45 en autobus...

Le projet débute en janvier 2017, ensuite le téléphérique sera connecté au réseau de métros. La municipalité hésite entre des larges cabines reposant sur trois câbles ou le système de télécabines ( de type "oeufs", comme à la station des Angles) tractées par un câble simple.

 

Mise en service entre 2020 et 2025... Et à Perpignan, c'est pour quand, cette féérie pour une ville meilleure..?

 

 

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Published by leblogabonnel - dans peinture
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commentaires

marie 03/12/2016 00:18

je suis de Perpignan , j' y est vècu à la rue moulin parès, rue des amandiès ,j`allais à l`ècole saint Josef à Saint Jacques. Ma communion Saint Jacques mes jeux place des esplanades.La caserne , la citadelle ,vont elles survivre ???????

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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