Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 10:02
Les oeuvres à merde - Article de Denis Dupont (C) L'Indépendant - Alain Badia
Les oeuvres à merde - Article de Denis Dupont (C) L'Indépendant - Alain Badia
Les oeuvres à merde - Article de Denis Dupont (C) L'Indépendant - Alain Badia
Les oeuvres à merde - Article de Denis Dupont (C) L'Indépendant - Alain Badia

Les oeuvres à merde - Article de Denis Dupont (C) L'Indépendant - Alain Badia

****Le Catalan François ARAGO méprisé, ignoré - Le patrimoine du Pays catalan méconnu...

 

  "C’EST ARAGO QU’ON ASSASSINE..."


Réflexions sur le résultat contestable du concours ARS ARAGO , lancé en 2014 par un groupe de polytechniciens « soucieux d’honorer la mémoire de leur glorieux ancien », FRANÇOIS ARAGO (catalan, 1786-1853)

 

Il paraît essentiel que la première démarche des membres du jury d’un concours dédié à la gloire de François Arago aurait été de s’informer sur les productions qui caractérisent les créations de chacun des artistes sélectionnés. Manifestement ils n’en ont rien fait puisqu’ils ont élu comme lauréat Wim Delvoye, artiste belge dont on doute qu’ils connaissent tout de ses œuvres passées : représentations scatologiques, chapelle satanique, cochons tatoués d’images iconoclastes etc.. 

En tant qu’amateur d’art, je défends avec force la liberté d’expression, et celle de Wim Delvoye en particulier ; on peut y découvrir de l’ironie, de la dérision, des remises en question de l’art en général, toutes provocations pouvant aboutir à des réflexions positives .


Le vrai problème concernant le thème François Arago, est qu’il s’agissait d’une commande pour laquelle il fut demandé à quelques artistes de rendre hommage à cette personnalité du monde scientifique et politique, dont le sens de l’éthique n’a jamais été remis en question.


En tant qu’historienne de l’art, je constate que la proposition de W.D. pour ce concours n’a pas grand-chose à voir avec François Arago. La ronde bosse qu’il a présentée rappelle des oeuvres qu’il avait déjà conçues soit pour la Ville de Roubaix soit pour une exposition au Louvre : des corps stylisés qui s’enroulent sur eux-mêmes dans un mouvement plutôt réussi. Pour son soit disant hommage à Arago, Il n’y a pas de véritable création, mais reprise d’un modèle déjà utilisé ; c’est cela qui est choquant : l’absence d’imagination. Cette maquette est tout simplement bâclée.


Elle ne comporte aucune référence, aucune allusion spécifiques à François Arago, personnalité du monde des sciences et de la politique dont l’éthique se situait bien loin de celle de l’artiste belge. M. Deloye ne s’est absolument pas intéressé au personnage Arago, tout simplement. Et c’est bien tout cela qui est grave.


Avec cette maquette, qui paraît bien sage comparé à d’autres de ses créations, espère t-il montrer qu’il peut tout de même faire preuve de modestie et se refaire une virginité, après quelques condamnations, en fabriquant quelque chose de consensuel, compréhensible par le grand public ? Quel mépris ! 


Et pourquoi ne serait-il pas allé au bout de sa démarche iconoclaste en représentant un Arago déféquant ou avec une croupe de porc tatoué ? Il serait resté fidèle à ses fantasmes et au moins, nous aurions pu en rire et en discuter dans les dîners en ville.


      Ces membres du jury convoqués sont-ils seulement connaisseurs de la vie de l’art, de la création ? On ne peut qu’en douter. Où se trouve le compte-rendu, avec transparence, des votes demandés au grand public sur le web dès 2015 ? En ont –ils seulement pris connaissance ?    Mal conseillés, ou plutôt trop conseillés par le milieu restreint du monde de l’art parisien, qui leur a suggéré ce choix (sic) ? 


Ces messieurs auraient-ils craint de passer pour des réactionnaires choqués par les provocations passées de l’artiste belge ? Auraient-ils voulu montrer qu’ils étaient branchés ? Pas de chance ! Ils ont élu une œuvre sans grand intérêt. Ils auraient du être plus vigilants. On sait que W.D. fait partie du sérail des quelques artistes contemporains soutenus par une minorité de critiques et intellectuels qui défendent une certaine iconoclastie. Pourquoi pas ? Mais dans le sujet François Arago qui nous intéresse était-ce la bonne solution ?
Par ailleurs pourquoi W. Deloye refuse que sa maquette soit mise en vente aux enchères comme l’ont accepté les autres artistes ? Se considère-t-il comme supérieur ? Pourquoi ?

 

Et Arago dans tout ça ? Il n’en sort pas grandi puisque d’un point de vue purement artistique, le projet de W.D. n’a pas plus de valeur que d’autres proposés au concours, bien plus signifiants pour la plupart. François Arago en derviche tourneur, enroulant son corps à l’infini peut-être, mais à la longue avoir le tournis fait perdre le nord, ce qui n’a jamais été le cas du catalan Arago. Lui qui sur les bases éducatrices de ses origines avait su utiliser son génie pour atteindre l’universalité de l’humain, démarche des grands hommes.

François Arago ne serait-il pas qu’un prétexte et non un but ? Un prétexte à la mise en avant d’un artiste et de ses suiveurs, d’une manière bien peu déontologique ?

 

François Arago est bien le grand oublié de ces évènements, plutôt malheureux.

Finalement qui intéresse- t-il encore ?

 

© Catherine Deloncle Saint Ramon

 

(en fichier joint, le bon article de Denis DUPONT dans L'Indépendant de mardi 22 nov. 2016)

*références : Luxcatalunia (facebook) et Marc-André de Figueres (MA2F), artiste, plasticien... 

- - - - 

 

****Association Walter Benjamin :

 

"La frontière des Pyrénées est-elle kafkaïenne?"

 

conférence d'Alain Badia *

 

vendredi 25 novembre 2016 -18h30 -  à Banyuls/mer - salle Novelty -  entrée libre - parking.

 

Alain Badia est professeur de Lettres et d’Histoire au Lycée Christian Bourquin à Argelès et psychanalyste. Il enseigne également le français à l’Université de Perpignan auprès d’un public d’adultes qui, après des parcours de vie difficiles, souhaite reprendre des études. 

Il a un Master 2 de littérature et un Master 2 de psychanalyse.

Il a publié des articles de critique littéraire aux Presses Universitaires de Perpignan, sur des écrivains comme Milan Kundera, Kafka, Paul Auster, Enrique Vila-Matas.  

Ses réflexions explorent les territoires de l’identité, de la mémoire, de la mélancolie. 

Son histoire familiale nous apprend qu’il est fils de républicain espagnol et qu’il a reçu l’exil en héritage, comme patrimoine culturel.

 

*Il s'agit de tisser des "correspondances" au sens baudelairien entre 

Walter Benjamin et Franz Kafka. Exposé à partir de la nouvelle de Kafka : « Devant la loi »

 

Cette conférence est proposée par l’Association Walter Benjamin. Contact : 06 31 69 09 32.

Partager cet article

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans patrimoine
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Articles Récents

Liens