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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:25
Passage (WBenjamin) - Livre d'Alice Marcet - Texte de Roger Durand : exposition au cloître de St-Génis
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**Exposition à Montpelleir : L'expérience de la matière : Les POUS, Jean et François

12 octobre 2016 - 15 janvier 2017

 

Une volonté de créer, libérée des canons artistiques et d’un souci de reconnaissance, ce sont à deux artistes autodidactes que l’Espace Dominique Bagouet consacrera sa prochaine exposition : les Pous, inventeurs de techniques et d’un langage artistique nouveau. Ce sont  près de 130 de leurs créations tirées de leurs œuvres expérimentales et prolifiques, que le public pourra découvrir durant plus de trois mois.

 

 JEAN POUS (1875 – 1973) : une passion tardive
Jean Pous débute sa carrière de sculpteur à l’âge de 87 ans. C’est son fils, François, qui lui donne envie de sculpter les pierres comme le silex, le granit ou encore l’ardoise, qu’il ramène de ses promenades bucoliques. Il creuse, burine, gratte, jusqu’à obtenir des personnages, des animaux, des fleurs et des paysages. Les motifs sont parfois abstraits.


Il décline son univers minéral sur des supports tels que le carton ou le papier, à l’aide de stylos billes ou de crayons de couleurs.
Jean Pous laisse derrière lui une œuvre foisonnante. On comptabilise à ce jour dans sa collection, près de 3000 dessins et galets.

 

FRANÇOIS POUS (1911 – 2003) : un attrait précoce pour la matière
François Pous est fasciné par l’histoire de l’art. Il sculpte depuis l’enfance. Il façonne les matériaux les plus divers tels que la pierre, la terre, le fer, le liège, le marbre. Il n’a pas peur de tailler dans la masse pour faire naître des formes tantôt figuratives, tantôt abstraites. La caractéristique principale de son travail plastique : révéler les spécificités des matières premières qu’il sculpte. Les socles sont primordiaux chez François Pous ; brique, bidon, porte-bouteille ou tronc d’arbre font partie des œuvres elles-mêmes.
François Pous est reconnu en France et à l’étranger. Il expose dans différentes institutions comme au Grand Palais, à Paris.

 

- - - Mort de l'historienne catalane ALICIA MARCET :

"Diumenge 30 d'octubre ens ha deixat l'Alicia Marcet i Juncosa.

Recordàrem la gran historiadora que fou, recordàrem que amb ella l'història del nostre país va entrar a l'Universitat de Perpinyà, recordàrem que purista ha difós i transmès àmpliament la defensa d'una cultura catalana sense folklore.

En aquests dies de comemoració del tractat dels Pirineus, recordàrem la seva història implicada.

Descansi en pau Alicia"

 

Mireia Falques, éditions Trabucaire, Perpinya.

 

---Après la rencontre du Boulou : merci à la médiathèque (Danielle Baulenas, au représentant de la mairie, de la mutualité agricole, de Robert Garabé...

 

** Rencontre : les néo-ruraux avec J.P.Bonnel, Paul Gérard, Michel Llory et le photographe Jean-Christohe Milhet 

Médiathèque du Boulou (66) le vendredi 4 novembre à 18h, entrée libre, 04 68 83 75 00.

 

Exposition "portraits de néo-ruraux"

Débat à partir du livre "Les communautés libertaires dans les P.O",  et des romans de Michel LLORY : L'expulsion, Terress oubliées.

 

 

** Requiem pour des temps révolus - Michel Llory Les Terres oubliées

 

Romancier, chroniqueur, essayiste, Michel Llory vient de publier le deuxième ouvrage d’une trilogie évoquant les lieux de son enfance au flanc sud du Canigou.

 

Michel Llory a sa terre catalane chevillée au corps. Il y a situé deux œuvres de fiction, un roman policier, Du sang dans la neige, une œuvre de science-fiction, 11 octobre 2317 Un dernier regard sur la terre. Il construit aussi une trilogie. Le premier volume, L’expulsion, deux fois publié, conte l’histoire vraie d’un berger chassé de ses terres au temps du grand bouleversement des années 80. Le second volet paraît aujourd’hui sous un titre expressif : Les terres oubliées. L’auteur nomme roman ce volume, véritable chronique d’un monde disparu. Car il se donne la liberté d’y mêler personnes réelles et personnages fictifs, de rêver et brouiller un peu les traits de lieux néanmoins authentiques. Et de faire ainsi de son récit un chant universel, le symbole d’un bouleversement qui signe la fin d’une civilisation paysanne profondément ancrée dans sa terre.

 

Douze chapitres, tels les douze chants d’un poème lyrique, évoquent ce passé encore proche et définitivement perdu. Le chœur est à deux voix, celles, soit liées, soit en écho, de deux Michel : le narrateur, petit-neveu devenu ingénieur et parti au loin et son grand-oncle (réel ou fictif, peu importe), Michel Colomer, dit Michel del Freixe, auteur de cahiers soigneusement celés jusqu’à sa mort.

 

Des vies de paysans dans une nature riche et rebelle

C’est donc, dite et redite comme une litanie, comme ces retours multipliés des musiques répétitives, la vie et l’âme profonde de ces temps aujourd’hui révolus. Ce sont les actes quotidiens, révélés par quantité d’anecdotes, plaisantes ou dramatiques, les pratiques de métiers, les plaisanteries, calembours et proverbes qui donnent saveur à la vie villageoise, les farces pimentant et rendant supportable le dur labeur de la terre, la chasse, plaisir autant que nécessité, les bois et les eaux, le tout se muant parfois en épopées. C’est au plus intime la mort toujours planante : enfants à courte vie, accidents, maladies, fin que l’on sait fatale, entourée de modestes solennités.

 

 C’est la crainte des éléments déchaînés, surtout depuis le terrible Aiguat, quand un pan de montagne effondré a provoqué la catastrophe jusqu’au plus bas de la vallée.

 

Michel Llory aime ces terres riches et rebelles, ces sentes à la végétation touffue, cette montagne attirante et terrible, ces mas perdus que le temps dévore inexorablement. Au fil du récit dit à la manière du conteur de village, détaillant chaque événement avec la saveur du parler paysan, ressurgissent les accents lyriques, les somptueuses descriptions qui disent le plaisir et le danger des marches en montagne. Cette fascination de la nature et ce besoin de la décrire avidement, longuement, qui imprègne tous ses écrits. Les terres oubliées ont trouvé leur chantre, la vie d’antan reste présente. A cela servent les livres.

 

(C) Yvette Lucas

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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