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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 10:32
Gentil Puig-Moreno

Gentil Puig-Moreno

   L'exil, l'exode. Les Juifs...et les Autres...

Puis toute une histoire de déchirures... Les Nazis et les Juifs...Les Arabes et les Juifs...Aujourd'hui la Syrie...Les Chrétiens d'Orient...ça ne finit pas, cela finira-t-il...? Non, nous raconte l'Histoire !

Souvenons-nous encore, en ce jour de paix et de solidarité, d'une histoire de Retirada...

JPB

- - -

* Editions de l'Harmattan :

Vient de paraître

FILS DE L'EXIL

Itinéraires d'un fils d'exilé républicain catalan

Gentil Puig-Moreno

 258 pages
Prix éditeur : 27 €


Fils d’exilé, Gentil Puig-Moreno se pose, dès l’adolescence, la question de l’identité, dans sa terre d’accueil, la France. Il poursuivra cette recherche tout au long de sa vie. Une réponse qui aurait pu venir de son engagement, mais après des années d’expériences politiques, il finira par déchanter. Dans l’Algérie de Ben Bella, il découvre et participe à un ersatz de socialisme autogestionnaire qui va se terminer par le coup d’État de Boumédienne. De retour en France, il est agréablement surpris par Mai 68, qui répond à certaines de ses incertitudes.

 

 Il en tire des enseignements prometteurs pour l’avenir. Il en divulgue le message en Catalogne prise sous le joug franquiste. Son républicanisme, s’y heurte à la dure réalité d’une dictature. La transition démocra tique espagnole, dans laquelle il place de grandes espérances, ne tiendra pas toutes ses promesses. Ainsi durant toute sa vie, il aura poursuivi ce que d’aucuns appellent des chimères, divulguant les idées de liberté, de laïcité et de démocratie, s’étant souvent trouvé par chance au bon moment, au bon endroit.


Gentil Puig-Moreno, né en Catalogne, arrive en France en février 1939 à l’âge de cinq ans, à la fin de la guerre civile espagnole. Il grandit dans ce pays, comme un exilé, avant de retourner en Catalogne en 1968. Professeur honoraire des Universités Autonome de Barcelone et de l’Université de Perpignan,il se considère comme un passeur de cultures et un défenseur de la diversité.

 

CERET- Cela fait un quart de siècle que Gentil Puig-Moreno vit à cheval sur la frontière. En effet, avant même son installation à Céret, en 2000, il officiait déjà depuis plusieurs années en tant que professeur de linguistique catalane à l'université de Perpignan. "Mais, à l'époque, je retournais à Barcelone tous les soirs", explique-t-il. C'est suite à la mutation de sa femme, également universitaire, à Perpignan, que Gentil Puig a franchi le pas et décidé d'élire domicile en Vallespir.

Cependant, bien qu'il soit désormais à la retraite, celui qui se définit lui-même comme un militant culturel, n'a pas ménagé ses efforts depuis son arrivée. En 2004, il participe ainsi à la création du "Centre cultural català del Vallespir". "Notre objectif était de réunir une quarantaine d'associations travaillant sur la culture catalane entre Prats et Le Boulou", précise-t-il.

 

Claret Serrahima et "Vallespir 7"


Un an plus tard, fort du succès de cette initiative, Gentil Puig et ses acolytes du "centre cultural" décident de relancer la revue "Vallespir". "Il s'agit d'une revue littéraire annuelle, qui existait déjà dans les années 1930, rappelle-t-il. C'est après que des amis m'en aient apporté de vieux exemplaires à la maison, que j'ai eu l'idée de la ressusciter en 2005".

…© Arnaud Andreu
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Editions de l'Harmattan :

Vient de paraître

 

FILS DE L'EXIL

Itinéraires d'un fils d'exilé républicain catalan

Gentil Puig-Moreno

 258 pages
Prix éditeur : 27 €


Fils d’exilé, Gentil Puig-Moreno se pose, dès l’adolescence, la question de l’identité, dans sa terre d’accueil, la France. Il poursuivra cette recherche tout au long de sa vie. Une réponse qui aurait pu venir de son engagement, mais après des années d’expériences politiques, il finira par déchanter. Dans l’Algérie de Ben Bella, il découvre et participe à un ersatz de socialisme autogestionnaire qui va se terminer par le coup d’État de Boumédienne. De retour en France, il est agréablement surpris par Mai 68, qui répond à certaines de ses incertitudes.

 

 Il en tire des enseignements prometteurs pour l’avenir. Il en divulgue le message en Catalogne prise sous le joug franquiste. Son républicanisme, s’y heurte à la dure réalité d’une dictature. La transition démocra tique espagnole, dans laquelle il place de grandes espérances, ne tiendra pas toutes ses promesses. Ainsi durant toute sa vie, il aura poursuivi ce que d’aucuns appellent des chimères, divulguant les idées de liberté, de laïcité et de démocratie, s’étant souvent trouvé par chance au bon moment, au bon endroit.


Gentil Puig-Moreno, né en Catalogne, arrive en France en février 1939 à l’âge de cinq ans, à la fin de la guerre civile espagnole. Il grandit dans ce pays, comme un exilé, avant de retourner en Catalogne en 1968. Professeur honoraire des Universités Autonome de Barcelone et de l’Université de Perpignan,il se considère comme un passeur de cultures et un défenseur de la diversité.

 

Extraits

« Mon passage par le Perthus, un jour de février 1939
Partir ou être arraché à mon village natal, Rocafort au pied de la belle montagne de Montserrat, près de Manresa, au coeur de la Catalogne, jeté sur les routes de l’exil, et fuir je ne sais comment, vers le nord, j’imagine par Granollers, Gérone et Figuères. Traverser la frontière avec mes parents et une multitude de gens par le col du Perthus, par un jour de soleil froid et lumineux, début février 1939, et ne me souvenir de rien… C’est tellement étrange, ne pas me rappeler la soudaine et brutale séparation d’avec mon père, sans doute encadré par des gendarmes et emmené, avec un groupe d’hommes, désarmés et regroupés, vers le camp d’internement situé sur la plage d’Argelès-sur-Mer, non loin du Perthus.


Et nous, les enfants et les femmes, contrôlés, séparés et expédiés vers des refuges situés au nord de la France. Qui nous avait séparés ? Ils nous ont fait monter dans des camions militaires, puis dans des wagons vétustes par train spécial, peut-être en gare d’Argelès-sur-Mer, du Boulou, ou peut-être, celle de Perpignan ? Je ne sais pas. Rien, je ne me souviens de rien… En tout cas, nous, c’est sûr, je l’ai su bien bien plus tard, ils nous ont transportés vers le nord-est de la France par train en partance pour Épinal (dans les Vosges). Mais je resterais des années sans me souvenir de ces instants étranges, incompréhensibles et douloureux à vivre pour un enfant de cinq ans… 

Une amnésie totale et durable. Comme un trou noir temporel sans fond dans ma mémoire enfantine. C’est très étrange, car, j’ai en revanche quelques flashs de mémoire, qui renvoient à des scènes à l’âge de trois ou quatre ans, vécus dans la maison paternelle de Rocafort, près de Montserrat. Mais, comment est-il possible que, deux ou trois ans plus tard, entre cinq et six ans, je ne me souvienne plus de rien, d’absolument rien. Comme si l’amnésie était reliée au drame que voyait défiler devant lui, effaré, un enfant de la triste retirada ou exode républicain, sur les routes étranges er cruelles de l’exil, de tous les exils, car celui-ci en annonçait d’autres. » (pp.7-8)


« Ces trois ans passés en terre d’Islam configureraient un apport significatif à la construction de mon identité, surtout le fonds culturel et l’aspect humain qui marqueraient cette enrichissante expérience. La découverte et l’expérimentation d’un socialisme algérien et musulman, inspiré en partie par le modèle yougoslave autogestionnaire, très en vogue à l’époque, étaient une nouveauté pour moi. Je dois reconnaître que les jeunes militants du FLN de Blida, et surtout mon ami l’artiste algérien d’origine républicaine et espagnole, Denis Martinez, m’apportèrent beaucoup dans ma propre façon de comprendre l’Algérie.

 

 Mes amis me présentaient des preuves historiques et théoriques sur la compatibilité entre le socialisme algérien et la pensée musulmane. Ils me firent lire un livre fascinant, « La Mukadimma », une oeuvre du XIVe siècle d’Ibn Khaldoun. » (p.123)

 

- - -Gentil Puig i Moreno (El Pont de Vilomara i Rocafort, Bages, 1 de juny de 1934) és un sociolingüista i investigador català, autor de diverses obres pedagògiques i articles sobre la situació de la llengua catalana en general i l'ús del català a la Catalunya del Nord en particular.[1]

A partir del 1971 Gentil Puig va participar en el grup inicial de l'Escola de mestres per Catalunya sota l'aixopluc institucional de l'Escola de Magisteri de Girona, una iniciativa de Josep Pallach que comptava amb la col·laboració d'Octavi Fullat, Marta Mata, Maria Rúbies, Maria Pla, Lluís López del Castillo i Rosa Gratacós. Pocs anys més tard, amb l'equip de mestres Rosa Sensat es va crear el 1973 creà l'Escola de mestres de Sant Cugat adscrita a la UAB, que el 1992 va transformar-se en l'actual Facultat de Ciències de l'Educació de la Universitat Autònoma de Barcelona. És cosí de l'esperantista sabadellenc Llibert Puig i Gandia.

El 1980 doctorar en filologia romànica a Montpeller sota la direcció conjunta del lingüista Antoni Badia i Margarit i de l'escriptor, lingüista i dirigent del moviment occità Robèrt Lafont. Va ensenyar a la Facultat de Ciències de l'Educació de laUniversitat Autònoma de Barcelona (UAB) de 1971 a 1999 abans de ser catedràtic invitat del Departament d'Estudis Catalans a la Universitat de Perpinyà. Des del 2000 és professor honorari de les Universitats de Perpinyà i Autònoma de Barcelona. D'ençà el 1979 va participar activament al Grup de Sociolingüística Catalana (GCS), societat filial de l'IEC.[1]Amb Domènec Bernardó va ser un dels codirectors de la revista universitària Aïnes Noves publicada de 2007 a 2011 a les Premses Universitàries de Perpinyà

 

© https://ca.wikipedia.org/wiki/Gentil_Puig_i_Moreno

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Published by leblogabonnel - dans littérature
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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