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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:40
Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA   - JOUR de FEU, de René BARJAVEL - J. Francisco ORTIZ
Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA   - JOUR de FEU, de René BARJAVEL - J. Francisco ORTIZ
Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA   - JOUR de FEU, de René BARJAVEL - J. Francisco ORTIZ
Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA   - JOUR de FEU, de René BARJAVEL - J. Francisco ORTIZ
Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA   - JOUR de FEU, de René BARJAVEL - J. Francisco ORTIZ

Collioure de Barjavel, H.F. REY et W. MUCHA 

 

JOUR de FEU, de René BARJAVEL

 

 

L'Auteur écrit dans le journal du roman : "Pilate présenta le brigand à la foule en même temps que Jésus, parce que c'était la coutume qu'il délivrât un prisonnier à l'occasion de la Pâque. Il espérait bien qu'entre le guérisseur et le tueur, la foule choisirait le guérisseur. Or ce fut Barabbas qu'elle choisit…"

 

…Voyage sans histoire. Collioure est un pays où l'on récolte le raisin quand il est plus que mûr, presque confit. On fait avec du banyuls et un petit vin blanc sec qui titre de 15 à 18 degrés. C'est dire le soleil qui règne sur ce coin de Roussillon…

Quand j'arrive, il pleut…

L'arrestation de Barabbas, il me fallait deux autres acteurs : j'ai embauché Willy Mucha et Henry-François Rey, qui est en vacances chez lui..;

Ce roman inclassable et fascinant révèle un autre visage du maître du fantastique et de l'anticipation…

C'est l'été. Le village de Collioure se prépare pour la fête du Roussillon. L'air sent le pastis et le melon. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini…

 

Des nouvelles courent parmi la foule : hier Barabbas a été emprisonné. Et pendant la nuit, les gardes de Caïphe ont arrêté Jésus. Les croix dressées sur la colline attendent les prisonniers…

Denoël, 1957, édition 2015.

 

 

**COLLIOURE
-
WILLY MUCHA

Deux amis d'un artiste maintenant oublié lui offrent un témoignage d'amitié et un chant d'admiration à la ville où il vivait

« Collioure est un de ces lieux où la beauté se forge au rouge. Mucha y est chaque jour témoin de cet incroyable combat : la lumière, née dans le ciel et dans la mer, monte à l'assaut des formes, les révèlent à elles-mêmes, puis les dévorent et s'installe à leur place, multitude, coquille, drap d'or, feu figé, volumes de braises et d'azur.  »

 

  1. Présentation
  2. L'œuvre
  3. Collioure, Mucha et Barjavel
  4. Henri-Francois Rey
  5. Vos avis
  6. Notes éditoriales
  7. Copyrights

 

PRÉSENTATION

Un livre d'art du peintre Willy Mucha
et deux textes de ses amis
R. Barjavel et H.F. Rey.

Meilleure vue de la couverture

  Plutôt qu'un livre, il s'agit d'un album regroupant, dans une chemise cartonnée et recouverte de toile écrue de dimensions 26 x 33,5 cm, des liasses de feuillets d'un papier velin épais et d'aspect "brut" au format 25 x 32,3 cm. Un premier livret (feuilles pliées par le milieu et regroupées) contient les textes et la liste des dessins. 

Les dessins eux-mêmes sont reproduits sur 24 feuilles maintenues dans un feuillet plié.

 

COLLIOURE, MUCHA et BARJAVEL 

C'est par la lecture du Journal d'un homme simple que se révèlent les origines de l'attachement de Barjavel à Collioure et de son amitié avec Willy Mucha. C'est en effet à l'été 1950 que Barjavel et quelques amis se sont rendus à Collioure pour y réaliser le tournage du film "Barabbas", inspiré par la pièce de Michel de Ghelderode. N'ayant pas prévu d'hébergement, ont été très amicalement accueillis par Willy Mucha qu'ils ne connaissaient pas et qui leur avait été simplement recommandé par un ami commun. Barjavel raconte :

ce peintre, fou de lumière, s'est installé à Collioure depuis quinze ans, dans une maison de pêcheur qu'il a transformée et où ont couché et travaillé Matisse, Dufy, Pignon, et bien d'autres. Mucha pratique l'hospitalité comme la peinture ; avec une folle générosité. J'arrive chez lui, inconnu, importun, je ne lui apporte rien, je viens lui demander l'impossible : de m'aider à me loger. Il abandonne aussitôt son travail et se met à courir dans Collioure. Il connaît tout le monde, il frappe à toutes les portes. Je demandais d'abord trois chambres, je n'en demande plus que deux, plus qu'une, plus qu'un hangar, un grenier, un couloir... Nous ne trouvons, rien. Mucha est désolé. Il attend deux pleines voiturées d'amis. Sans quoi il m'eût reçu chez lui. Enfin une exquise vieille demoiselle me sauve la vie. Elle me permet de coucher sur sa terrasse. Mais n'a pas le moindre matelas à me prêter ou me louer. Qu'à cela ne tienne ! Mucha a un lit pliant dans son atelier. Nous allons le chercher, nous le descendons par la fenêtre au bout d'une corde, nous le montons sur la terrasse. J'achète trois bougies. La pluie à cessé. Tout finit par s'arranger.

Barjavel connaissait déjà la région, car c'était autour de Palavas-les-Flots qu'il s'était pendant quelques mois "replié" après l'armistice de 1940 et la débâcle qui s'en est suivie. C'est le cadre ensoleillé qui l'a incité à y revenir en famille pour les vacances d'été de 1949, et la découverte de la richesse de la luminosité, des éclairages naturels et des festivités qu'y s'y déroulent le 15 août lui ont inspiré l'idée d'y réaliser le tournage du film. Malheureusement une fois le tournage terminé les financements prévus se sont évaporés et il n'a pas été possible d'en finaliser la réalisation. Quelques années plus tard, le scénario deviendra le roman Jour de Feu.


L'amitié avec Willy Mucha s'est consolidée et cet album en est le témoignage vivant, souvenir d'une ville et de sa lumière et d'un artiste peintre et dessinateur dont l'œuvre a toujours extrait l'essentiel du spectacle de la nature. À preuve les vingt-quatre dessins aux traits épurés de cet album, mais aussi ses gouaches et toiles qui ne sont cependant maintenant connues que de quelques amateurs. 


C'est qu'il y a un "mystère" Willy Mucha... Le personnage lui-même, ami des grands peintres Dali et Matisse en particulier, d'artistes divers des années 1950 (Charles Tr&net, Edith Piaf) et d'autres personnalités du monde des Arts et des Lettres qui se retrouvaient l'été à Collioure ou dans les environs, n'est pas porté dans le cœur des Colliourencs. D'origine étrangère, péjorativement surnommé "Le Métèque", et cultivant lui-même volontiers un certain mystère sur sa nationalité (Polonaise) et ses hypothétiques liens familiaux avec le célèbre illustrateur hongrois Alphonse Mucha (avec lequel il est encore confondu...), il fut mal accepté dans la ville au clocher marin... Peu avant sa mort, c'est au journal L'Indépendant du Midi qu'il fit don de l'ensemble de ses œuvres, "privant" Collioure et sa région de tout souvenir de la ville où il habitait et qu'il avait tant représentée. Les rancunes sont tenaces, et de nos jours, qui irait à Collioure en vue de s'informer à son sujet recevrait un accueil plutôt froid, voire ouvertement hostile comme nous pouvons en témoigner... Toute commémoration et souvenir sont donc tabous, et un projet de musée régional qui avait été élaboré à la fin des années 1990 a été brusquement abandonnée par décision du Conseil Général. 


Mais déjà au temps de l'amitié entre Willy Mucha et Barjavel ces sentiments plutôt rafraîchis ont pu se percevoir dans le texte que rédigea Barjavel en décembre 1950 pour le Livre d'Or de Willy Mucha, album dans lequel les amis qui lui rendaient visite laissaient un témoignage ou un dessin du clocher. Cette page est présentée sur la page de bibliographie des textes et sa retranscription { ici }

Dans ce contexte, l'album lui-même au tirage quasi confidentiel et dont l'éditeur "La Ruche" reste quelque peu mystérieux lui aussi, n'a pratiquement laissé aucune trace : je n'ai pu rencontrer aucun libraire, bouquiniste, antiquaire ou galerie spécialisée qui en ait connaissance (et donc a fortiori pouvant m'indiquer comment le trouver). J'ai pu aussi constater lors de ces recherches que la connaissance de Willy Mucha est, même chez les "spécialistes", elle aussi, quasi inexistante...
La Bibliothèque Nationale de France en conserve un exemplaire (numéroté 101), qui ne relève d'ailleurs pas du Dépôt Légal mais d'un don privé. 


Ce n'est qu'en novembre 2004 que, pas un enchaînement de rencontres et de négociations passionnées, je concrétisais enfin cette découverte en me procurant l'ouvrage auprès de Mme C.B. qui l'avait reçu en héritage familial mais n'a pas su me dire comment il avait été acquis par son père : son "canal de distribution" originel reste donc pour l'instant mystérieux. C'est cet exemplaire que je présente dans la section ci-dessus. Son état de conservation, présentable mais sans plus (le papier des planches en particulier est parfois taché), laisse planer un doute sur la conservation des autres 330 exemplaires et leur existence...

 

 

  • Les amis de Willy Mucha ont créé une association présidée par M. Henri Fabre et qui œuvre avec dynamisme pour la conservation de son patrimoine, au delà de toutes les querelles, et qui a réalisé un très élégant site Internet qui fournit des informations précises et précieuses sour le titre : Collioure - Mucha : un héritage du 20ème siècle : [ http://www.willymucha.com ]
  •  
  • La ville de Collioure, si elle omet le plus souvent d'évoquer l'artiste, présente ses richesses locales et quelques- un de ses "autres" peintres célèbres :
  •  

 

Henri-François REY

Henri-François Rey, journaliste, écrivain et dialoguiste, était aussi un ami de Barjavel et de Willy Mucha. Il fut d'ailleurs acteur dans ce projet de film Barabbas comme l'indique l'auteur dans son Journal d'un homme simple :

Rey sera le lieutenant de Barabbas : il a une excellente tête de gangster nonchalant.

Né à Toulouse le 31 juillet 1919, licencié en philosophie, commença sa carrière comme journaliste (on trouve en particulier sa signature dans L'Echo des Étudiants que lança Barjavel en 1943, puis dans Carrefour. Son activité de scénariste et dialoguiste pour le cinéma le fait apparaitre en 1953 pour L'Esclave (Yves Ciampi, 1953), Zoé (Charles Brabant, adaptation d'un roman de Jean Marsant), Les Héros sont fatigués (film avec Y.Montand, scenario d'Yves Ciampi et Christiane Garnier, 1955) Ça va barder (de John Berry avec E.Constantine et J.Carmet, 1955).
Il publie en 1958 son premier roman : La Fête espagnole (qui obtint le Prix des Deux-Magots en 1959). Son goût pour le Roussillon et son amitié avec Willy Mucha et quelques autres l'incitent à s'installer à Cadaquès en 1959. Continuant aussi le travail cinématographique, on lui doit Cette nuit-là (1958), Le vent se lève (1959) et Terrain vague (1960).
Il écrit ensuite La Comédie (1960), et La Fête espagnole est adaptée pour le cinéma par Jean-Jacques Vierne en 1961 (avec Peter van Eyck). Son roman Les Pianos mécaniques (dans lequel Cadaquès est directement transposé en Caldeya), obtient en 1962 le Prix Interallié, et est lui aussi adapté au cinéma en 1965 par Juan Antonio Bardem (avec Mélina Mercouri et aussi Renaud Verley). 1965 voit paraître un nouveau roman, Les Chevaux masqués, puis en 1967 Le Rachdingue et en 1972 Un Père, son fils.
Henri-François Rey est mort le 22 juillet 1987.

 

Le talent de conteur de Barjavel au service d'un mythe religieux connu de tous transposé dans les années 50 à Collioure, village côtier fortifié catalan. Jésus et Barrabas entourés de gendarmes et d'espadrilles, drôle de mélange détonnant qui fonctionne à merveille sous la plume du magicien plus connu pour ses œuvres de science-fiction. 

 

Jésus arrêté !... Barrabas arrêté !... Les deux nouvelles couraient dans la foule, du tir aux autos tamponneuses, du port aux cafés. C'étaient surtout le vieux et les femmes qui parlaient de Jésus, à voix basse. Les jeunes garçons se jetaient le nom de Barrabas, inventaient les détails de la bataille, les centaines de morts, la Tour qui saute. 

 

René Barjavel

Né à Nyons dans la Drôme, le 24/01/1911  Mort à Paris, le 24/11/1985 

 est un écrivain et journaliste français, principalement connu pour ses romans d'anticipation. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps,Une rose au paradis, Le voyageur imprudent). Son écriture se veut poétique, onirique et parfois philosophique. 

 

Il fait également des incursions dans la littérature plus traditionnelle, avec un roman comme les Chemins de Katmandou, ou dans l'univers des légendes arthuriennes avec l'Enchanteur ou Les dames à la licorne écrit en collaboration avec Olenka de Veer. 

 

- - - - -

* J. Francisco ORTIZ : Hommage de Senio Diaz à son père Alirio Diaz. 25/1/2017

 

Le grand Maître vénézuélien de la guitare Alirio Diaz vient de nous quitter… invité il y a trente deux ans en 1985 à San Vicens par J.Francisco Ortiz, le service Culturel de l’Université « Via Domitia » de Perpignan et l’association Guitar’Arte dans le cadre du cycle « Guitares du Monde » invite le Mercredi 25 Janvier à 20h30 à la Maison de l’Etudiant son fils Senio Diaz.

Professeur au conservatoire de l’Aquila en Italie, Senio Diaz évoquera le passage de son père à Perpignan. 

Concert chargé d’émotions où sera aussi célébré le centenaire d'Antonio Lauro.

 

Entrée libre - POUR RAISON DE TRAVAUX A LA MAISON DE L'ÉTUDIANT, 

LE CONCERT AURA LIEU DANS

 L'AMPHI 3 

QUI SERA FLECHÉ DEPUIS L'ENTRÉE DE L' UNIVERSITÉ . . . 

-- 

J.Francisco Ortiz

11 Rue des Palmiers

66270 - LE SOLER (France)

Web : jpacortiz66.fr

jpacortiz66.blogspot.com

You Tube : J.Francisco Ortiz

 

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Published by leblogabonnel - dans littérature
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