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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 09:07
L'auto - La voix - Les gants - Le coeur
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L'auto - La voix - Les gants - Le coeur

***Le long chemin de croix de François Fillon

 

Qu’est-ce qui attend François Fillon, et par conséquent la France à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle ? Le candidat de la droite et son épouse sont-ils « coupables » de ce dont désormais la clameur les accable ? L’affaire est apparemment simple et chacun, en fonction de ses intérêts politiques a maintenant un avis tranché. Pour ceux qui rêvent d’une restauration de la droite classique après l’horrible épisode Hollandien, et qui, par un vote de classe, ont choisi à la primaire un homme qui leur ressemble,  « le couple Fillon est blanc comme neige ». Pour ceux qui, avec Pierre Bergé, George Soros, Jacques Attali, Laurent Joffrin, Daniel Cohn-Bendit et tous les autres rêvent d’une présidence Macron qui permettrait de ne surtout rien changer : « François Fillon a l’âme noire, il est indigne de diriger la France ».

Trois imprudences

Concernant les faits eux-mêmes tels qu’ils nous sont présentés, j’aurais tendance à considérer concernant l’emploi d’attaché parlementaire, que députés et sénateurs devraient être libres d’organiser leur travail comme ils l’entendent avec les moyens qui leur sont fournis et que les interventions permanentes du juge judiciaire dans le fonctionnement du parlement sont autant d’atteintes à la séparation des pouvoirs. En revanche, l’affaire de l’emploi de Pénélope Fillon à la Revue des Deux Mondes, au-delà des qualifications juridiques meurtrières qui risquent de tomber, est beaucoup plus gênante et très déplaisante. Elle est le symbole d’un capitalisme de connivence, devenu insupportable.

Et puis François Fillon s’est mis lui-même dans la seringue avec ses trois énormes imprudences. Il a tout d’abord fait adopter à son épouse des comportements politiquement difficilement défendables. Il se serait ensuite livré – il le dément – à la dénonciation déshonorante de Nicolas Sarkozy auprès du pouvoir socialiste. Il a enfin prononcé cette phrase épouvantable : « imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen ? » Proférée il faut le rappeler, quand il était en perdition dans les sondages de la primaire.

 

L’innocence ne protège de rien

Mais la question que l’on va se poser face à la catastrophe politique qui frappe le candidat de la droite, ce n’est pas de savoir s’il est pénalement coupable de quelque chose, question à laquelle il ne sera pas répondu avant fort longtemps et pour l’instant dénuée d’intérêt pratique. Mais d’imaginer ce qui va se passer dans les jours et les semaines qui viennent. En rappelant les règles du cirque politico-judiciaire : il ne faut pas faire confiance à la Justice, et l’innocence ne protège de rien. Et ceux qui disent le contraire profèrent un pieux mensonge. Il ne faut pas faire confiance à la Justice, parce que l’organisation de l’institution repose précisément sur la défiance vis-à-vis de l’Homme magistrat. Toutes les règles dont il faut sans relâche demander le respect ne sont là que pour compenser le fait que celui qui va juger est un homme (ou une femme) comme les autres, c’est-à-dire faillible. Et l’innocence ne protège de rien par ce que cette Justice est aussi un enjeu, et son utilisation à des fins politiques à un niveau rarement vu, est un des traits caractéristiques de ce quinquennat qui s’achève. Face à cette dérive, le respect des principes, l’innocence ou l’honneur d’un homme ne pèsent pas grand-chose.

 

Évidemment, même s’il n’est pas idéalement placé pour le faire, François Fillon a beau jeu de hurler au complot, car c’en est un, et de longue main. Déroulons le scénario. Des informations concernant la situation de Pénélope Fillon dont certaines étaient connues depuis longtemps. La connaissance de l’emploi à la Revue des Deux Mondes nécessitait en revanche des informations administratives qui ne sont pas accessibles à tout le monde. Le moment choisi, à trois mois du premier tour de la présidentielle, met la droite républicaine dans une situation inextricable. Il faut donc se tourner vers l’exécutif qui face à la catastrophe de la primaire socialiste envoie de plus en plus de signes d’un soutien empressé à Emmanuel Macron. Avec un deuxième acteur essentiel, la presse spécialisée dans l’envoi de ce genre de missiles. Dûment informée, elle a fait ce que l’on attendait d’elle.

Et puis il y a le « Parquet Financier », instance créée dans l’émotion de l’affaire Cahuzac, dont la direction a été donnée à des gens de confiance, et qui a manifesté pendant quatre ans un zèle sans faille à l’encontre de Nicolas Sarkozy. Cette institution sous contrôle hiérarchique direct du ministre de la Justice a « ouvert » une enquête préliminaire quelques heures après la publication du Canard enchaîné. Première observation, pour qui connaît un peu le fonctionnement de la machine judiciaire, il semble impossible que cette initiative ait été prise sans concertation préalable au moins avec la place Vendôme et plus probablement avec l’Élysée. Et sans que le plus haut niveau de l’exécutif ait donné soit son accord, soit carrément des consignes. Deuxièmement, la célérité avec laquelle se sont déclenchées les investigations : perquisition dès le lendemain, auditions le surlendemain, implique évidemment une préparation bien antérieure à l’article du Canard enchaîné. Tous les regards devraient se tourner vers celui que la rumeur nous présente depuis le début du quinquennat comme le patron du cabinet noir de l’Élysée, Stéphane le Foll le rival sarthois de François Fillon. Rien pour l’instant ne permet de l’affirmer, on se contentera donc de quelques déductions face à des évidences. Ajoutons à celles-ci, la misérable opération déclenchée contre Rachida Dati. Qui présente plusieurs caractéristiques, au-delà de son charisme et de son talent, celle d’exaspérer l’establishment qu’il soit de droite ou de gauche. Comme elle dispose en plus d’un incontestable courage dans l’expression de ses désaccords, elle n’a pas envoyé dire à François Fillon ce qu’elle pensait de sa façon de traiter les amis de Nicolas Sarkozy dans la campagne. Elle est donc accusée par les gazettes, bouc émissaire d’une minable opération de diversion, d’être à l’origine de l’opération. On répondra qu’elle n’a jamais siégé à l’Assemblée nationale, et que l’on ne voit pas comment elle aurait pu accéder à la comptabilité de la société éditrice de la Revue des Deux Mondes. Ce qui n’a pas empêché, à droite, ceux qui n’ont jamais accepté Rachida Dati pour des raisons inavouables, de se jeter sur cet écran de fumée. Plutôt que de dénoncer les vrais organisateurs et mener le bon combat.

S’il est élu, François Fillon sera immunisé. Pénélope non…

Sans mesurer peut-être aussi que la restauration dont ils rêvent a peut-être pas mal de plomb dans l’aile. François Fillon, qui a aussi dû se faire expliquer par ses fils, enfin devenus avocats, ce qu’était le temps judiciaire, a dit qu’il se retirerait s’il était mis en examen. Il sait très bien que le parquet n’aura pas le temps, avant le premier tour de la présidentielle de demander l’ouverture d’une information judiciaire menée par un juge d’instruction qui aurait cette compétence. En revanche, le cirque médiatico-judiciaire a commencé, et toutes les péripéties habituelles vont pourrir la campagne. On a déjà eu une première perquisition, et l’audition de témoins de l’accusation. Vont probablement suivre des gardes à vue, des confrontations, etc. etc. Et bien évidemment et comme d’habitude les gazettes amies seront immédiatement informées, alimentées, et les auditions, interrogatoires, transcriptions d’écoutes téléphoniques, dûment manipulés seront publiés. Avec l’effet qu’on imagine à chaque fois. Le parquet financier, tout à son zèle peut également nous offrir une citation directe en correctionnelle, ce qui voudrait dire que l’affaire pourrait être jugée sans passer par la case information judiciaire (instruction). Imaginons une citation à comparaître délivrée aux époux Fillon le jeudi précédent le premier tour pour une audience au mois d’octobre. Si François Fillon était quand même élu, il bénéficierait de l’immunité, mais pas son épouse. Charmante façon de commencer un quinquennat et bonjour l’autorité du nouveau président.

Comment en est-on arrivé là, à placer la France dans une telle situation politique ? Un quinquennat socialiste catastrophe, une primaire de la droite véritable dévoiement démocratique avec le choix d’un mauvais candidat désormais plus que fragile, un pouvoir aux abois, s’autorisant des méthodes barbouzardes et des manipulations indignes pour adouber un freluquet inconsistant et sauver ses petits meubles. Et tout cela au profit du Front national qui n’a même plus besoin de faire campagne.

Le fumet qui se dégage de cette marmite, devient carrément méphitique.

© Qui ?

 

---Qui fait le jeu de l'extrême-droite (de façon volontaire ou pas...) ?

Vous connaissais le gang FN ???

 

 

***CONNAISSEZ VOUS LES FONDATEURS DU FN ?

 

 

Pierre Bousquet, secrétaire général du Parti de l'Unité Française et ancien de la division SS Charlemagne 

 

François Brigneau, ancien milicien, condamné pour collaboration avec les nazis 

 

Dominique Chaboche, ancien de Occident ; 

 

André Dufraisse, ancien collaborateur 

 

François Duprat, journaliste et ancien de Ordre nouveau, diffuseur du négationnisme, assassiné en 1978 

 

Roland Gaucher, ancien collaborateur, 

 

Léon Gaultier, ancien proche collaborateur du Secrétaire général à l'Information du gouvernement du Maréchal

 

Pierre Marion, un des fondateurs de la Milice, il a combattu sous l'uniforme allemand de la Waffen- SS sur le Front de l'Est durant l'été 1944 

 

Roger Holeindre, ancien résistant, ancien de l’OAS 

 

Alain Robert, pour Ordre nouveau et le GUD. 

 

Victor Barthélemy, ancien du Parti communiste français, puis de la LVF, puis secrétaire général du PPF (voir son livre de mémoires Du communisme au fascisme)

 

et comme il faut frapper le fer tant qu'il est chaud, qui sont les politiques suivants?

 

*Jacques Bompard -Membre fondateur du Front national en 1972 - crée OAS Cambronne, un réseau de soutien à l'OAS. Il rejoint par la suite les rangs du mouvement étudiant d'extrême droite Occident dont il intégrera plus tard le secrétariat national puis à Ordre nouveau après la dissolution d'Occident en 1968

 

*Jack Marchal- Adhérent du mouvement Occident dès 1966, il rejoint en 1968 le noyau fondateur du Groupe union défense (GUD) et entre à la direction politique d'Ordre nouveau, dont il dirige la presse. Il participera à ce titre à la création du Front national en 1972 avant de rejoindre deux ans après le Parti des forces nouvelles. Il a rejoint le Front national en 1984.

 

*Jean-François Galvaire -Membre d'Ordre nouveau en 1970, il fut l'un des fondateurs du Parti des forces nouvelles (PFN). Il devient par la suite conseiller régional Poitou-Charentes pour le Front national et président des Amis de National Hebdo

 

*Pascal Gauchon - ex-rédacteur en chef de Défense de l'Occident, il fut membre d'Ordre nouveau, puis devint secrétaire général du Parti des forces nouvelles, mouvement d'extrême droite, de 1974 à 1981. En mai 1979, il participe, en 4e position, derrière Michel de Saint-Pierre, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Jean-Marie Le Pen, à la tentative de liste commune PFN/FN pour les élections européennes

 

*Martial Bild -organe du Parti des forces nouvelles (PFN), puis adhère deux ans plus tard, en septembre 1980

 

*Didier Lecerf -Il fut membre de la direction du Parti des forces nouvelles et l'un des principaux rédacteurs du journal Pour une force nouvelle. Il rejoint, en 1984, le Front national

 

*Georges-Paul Wagner – Ancien d’Action Française, élu député des Yvelines en 1986, sous les couleurs du Rassemblement national, fondateur avec Roland Hélie et Philippe Colombani, de l'Institut d'histoire et de politique, centre de formation au service du FN.

 

*Georges Theil - condamné en 2001 par la Cour d'appel de Grenoble pour contestation de crimes contre l'Humanité, condamné le 3 janvier 2006 à 6 mois de prison ferme pour des propos tombant sous le coup de la loi Gayssot qui réprime le négationnisme de la Shoah. conseiller régional FN en Rhône-Alpes de 1998 à 2004.

 

*Jean-Jacques Susini –Créateur de l’OAS, condamné deux fois par contumace, à la peine de mort par la Cour de sûreté de l'État, pour son appartenance à l'OAS et comme inspirateur de l'attentat manqué contre Charles de Gaulle. Amnistié sur décision du général de Gaulle en 1968, Candidat pour le Front national aux élections législatives de 1997 dans les Bouches-du-Rhône.

 

*Pierre Sergent - participant du putsch d'Alger, chef d'état major de l'OAS-Métropole en 1961, condamné à mort par contumace par deux fois en 1962 et 1964, lors du procès par la Cour de Sureté de l'État des 8 principaux dirigeants de l'OAS, amnistié en 1968. Élu en 1986 député des Pyrénées-Orientales sous l'étiquette du Front national qu'il avait rejoint en octobre 1972.

 

*Albert Rosset - a déclaré à propos des chambres à gaz (11 octobre 2004, Lyon, conférence de presse du FN, en présence de Bruno Gollnisch) : « Il faut faire la différence entre la mémoire vécue et la mémoire rapportée. Moi, j'ai vu les chambres à gaz, je les ai même utilisées. Elles ont servi à désinfecter des milliers de prisonniers, pouilleux ou atteint du typhus ». Conseiller régional Front National de la région Rhône-Alpes, élu sur le département de l'Ardèche.

 

*Fabrice Robert –Militant de troisième Voie (TV) organisation nationaliste révolutionnaire française, née en 1985 de la fusion du Mouvement nationaliste révolutionnaire avec des dissidents du Parti des forces nouvelles, dissoute en 1992, réactivée en 2010 sous l'impulsion de Serge Ayoub et dissoute de nouveau en 2013. Conseiller municipal du Front national à La Courneuve.

 

*Alain Renault -Secrétaire général d'Ordre nouveau, secrétaire général du Front national (FN) jusqu'en 1980

 

*Jean Madiran -décoré de la Francisque, secrétaire de Charles Maurras, collabore à l'hebdomadaire Rivarol et à L’Action Française. Ses écrits expriment sans retenue antisémitisme et antimaçonnisme, “Nous sommes à droite de l’extrême droite.” disait-il, Compagnon de route du Front national

 

*Guillaume Luyt -Ancien militant royaliste et dirigeant d'Unité radicale, il a succédé à Samuel Maréchal comme chef du Front national de la jeunesse (FNJ)

 

*Alain de La Tocnaye  : OAS, Parti nationaliste français, Mouvement Travail Patrie, condamné à mort le 4 mars 1963. Le 11 mars, sa peine est commuée en prison à perpétuité. Il est gracié et libéré en 1968, Front national, au sein duquel il n'a pas de responsabilité particulière.

Il est le père de Thibaut de La Tocnaye, également militant et membre du Front national.

 

*Serge Jeanneret - Action française, chef adjoint de cabinet d'Abel Bonnard dans le gouvernement Pierre Laval. En 1986, il adhère au Front national. Il est élu conseiller régional FN d'Île-de-France, puis vice-président du groupe FN

 

*Roger Holeindre : OAS, fait partie du service d'ordre de Jean-Louis Tixier-Vignancour, fondateur du Parti national populaire, participe à la fondation du FN.

 

*Gilbert Gilles - intègre la Waffen SS (au sein de la Division Charlemagne, avec le grade de Oberscharführer), a ensuite appartenu à l'OAS, puis adhéra au Front national.

 

*Pierre Descaves -s'engage en 1961 dans l'Organisation armée secrète (OAS), rejoint le Front national en 1984, membre du comité central.

 

*Jean-Pierre Cohen -adhère à 20 ans à l'OAS, Membre du comité central du Front national

 

*Christian Bouchet -rejoint en 1971 la Nouvelle Action française, cadre dirigeant du mouvement nationaliste-révolutionnaire européen, puis secrétaire-général des mouvements Troisième voie, Nouvelle résistance et Unité radicale, FN depuis 2008

 

 

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