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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:01
Dali à Céret -

Dali à Céret -

**Céret : Exposition Dalí : Eurêka ! (J'ai trouvé !) 

Picasso : "Je ne cherche pas, je trouve !"

 

Au Musée d’art moderne de Céret

du 24 juin 2017 au 1er octobre 2017


« Dalí : Eurêka ! » présente l’intérêt de l'artiste pour toutes les disciplines scientifiques qui ont alimenté son propre imaginaire. L’exposition fera également revivre le « voyage triomphal » du maître à Céret le 27 août 1965 : de sa résurrection dans une crypte médiévale à son départ en train pour la gare de Perpignan « centre du monde ».


Musée d’art moderne de Céret
Établissement Public de Coopération Culturelle
Ville de Céret - Département des Pyrénées-Orientales - Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée
8, Bd Maréchal Joffre, BP 60413 - 66403 Céret Cedex - Tel : 04 68 87 27 76


L’exposition sera organisée en une série de chapitres thématiques traitant d’un domaine scientifique réinterprété par la méthode paranoïaque-critique dalinienne. Une approche originale de l’œuvre de l’artiste visionnaire. « Je suis fou », aimait à déclarer l’artiste. La science – et l’exposition du musée d’art moderne de Céret – apportent la preuve que « La seule différence entre un fou et [lui], c’est [qu’il n’est] pas fou ».


Dans son Dictionnaire abrégé du surréalisme, André Breton définissait Dalí comme « le prince de l’intelligence catalane ». Dalí s’est en effet intéressé à toutes les disciplines scientifiques, de l’astrophysique à la théorie de la relativité, de la psychanalyse à la génétique, jusqu’aux théories contemporaines et très complexes des catastrophes ou des cordes.
Cette curiosité universelle fait de Dalí un héritier des grands Maîtres de la Renaissance. La science nourrit sa pensée, sa capacité à interpréter le monde extérieur comme sa propre psyché. Elle répond à son besoin fondamental de chercher, dans l’univers et ses règles, la vérification d’une intuition personnelle et irrationnelle.


Assimilant le Temps à une matière malléable – à du camembert coulant –, Dalí revendique l’héritage des grands maîtres du passé tout en opérant une projection, une prémonition sur l’avenir.

 

Dès ses années de formation, Dalí montre un intérêt pour l’astronomie, la psychanalyse, les sciences naturelles, l’entomologie, la théorie de la relativité. Il a accès à ces disciplines à la Residencia de estudiantes de Madrid, où le philosophe José Ortega y Gasset, traducteur de Freud, Einstein ou encore Marinetti, organise conférences et rencontres.


Au tournant des années 30, l’artiste élabore sa célèbre théorie de la Méthode paranoïaque-critique, largement dominée par les thèses de la psychanalyse, qui montrera de réels points de convergences avec les recherches du jeune Jacques Lacan sur la paranoïa. Dalí envisage dès lors de lier plus intimement art et science.


Les premiers essais nucléaires puis les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 l’amènent à s’intéresser à la structure atomique de la matière. Effectuant un retour au catholicisme, il propose des représentations nucléaires des figures de l’art sacré, Christ et madones.

Dalí n’hésite pas à aller à la rencontre des savants : il rend visite à Freud à Londres en 1938, puis à Francis Crick à New York (prix Nobel en 1962 avec Watson pour la découverte de la structure de l’ADN). Il rencontra Dennis Gabor, prix Nobel de physique pour la découverte de l’holographie qui occupera Dalí dans les années 70. Enfin, René Thom, l’auteur de la théorie des catastrophes et Marcel Pagès et la théorie de l’antigravitation. C’est d’ailleurs en compagnie de Marcel Pagès que Dalí se rend à Céret le 27 août 1965, pour une journée fantasque et riche en événements largement évoquée dans l’exposition.


En 1985, Dalí réunissait dans son musée de Figueras un aréopage de scientifiques de renommées mondiales pour un symposium intitulé « Procès au hasard ». Très affaibli depuis la disparition de sa femme Gala, le Maître suivait les débats par vidéo transmission de sa chambre. Ces moments poignants de celui qui était terrorisé par la mort et qui s’était promis l’immortalité physique, attestent d’un insatiable appétit de connaissances et de curiosité pour les sciences.

 

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METISSAGE MUSICAL et langue catalane :

 

***‌Le Col·lectiu Angelets de la Terra revendique un métissage musical autour de la création en langue catalane. La diversité d’origines et de styles des musiciens résidents en Catalogne Nord est une richesse qui transparait dans les 13 disques édités en sept ans. La huitième compilation sera présentée au théâtre municipal de Perpinyà lors du concert de Balbino Medellin, le 25 juin. 

 

Depuis 2010, ce projet musical de qualité qui ne cesse de progresser met en évidence que les nouveaux Catalans permettent à notre culture de ne pas finir dans un musée ou une carte postale, en apportant de nouvelles sonorités et du sang neuf. Le collectif de 300 musiciens revendique une "catalanité" ouverte au monde. Ces musiciens sont originaires d'Occitanie, Sicile, Kabylie, Angleterre, Bretagne, Haïti, Maroc, Alsace, etc. Les artistes locaux ne s’étaient jamais trouvés aussi nombreux autour d’un même projet : valoriser la « llengua d’aquí ». Pour ceux qui doutent, il leur suffira de constater le bilan très positif du Col·lectiu qui a diffusé 256 chansons en catalan, dans tous les styles de musiques actuelles. Le métissage est donc le futur de la Catalogne Nord et la langue catalane est encore un facteur de cohésion sociale.

 

Dans cette huitième compilation, Llamp te Frigui a mis en musique un texte de Ramon Faura pour rendre hommage aux héros, insurgés du Vallespir puis du Conflent qui se révoltèrent pendant une dizaine d’années contre l’annexion de la Catalogne Nord par la France. Ils se prénommaient les Angelets de la Terra. Joaquim Vilarnou, journaliste spécialiste de la chanson en catalan pour la revue de Barcelona Enderrock a été emballé par le texte et les arrangements musicaux. Il souhaite que Ramon et Franck Sala créent d’autres chansons de ce genre. Il y a aussi Balbino Medellin qui interprète magnifiquement une version en catalan de Georges Moustaki qu’avait chanté Marina Rossell. 

Stéphanie Lignon qui participe au projet depuis le début a enregistré une compo, traduite par Gerard Jacquet, où elle dévoile un univers personnel. 

Romain Lucas comme son père avec Buenasuerte ont fait deux versions du célèbre Joan Manuel Serrat, l’une ragga et l’autre salsa. Marilys Mérial, à seulement 17 ans, nous fait découvrir pour son premier enregistrement une voix venue des profondeurs de l'âme, parfois à peine audible. 

Gerard Jacquet a réenregistré un de ses tubs avec de nouveaux arrangements électro réalisés par Philippe Dourou.

 

 Gaëlle Balat interprète un texte écrit par sa mère avec une voix douce et délicate. Julio Leone, avec un morceau acoustique, nous donne un avant-goût de l’album que va sortir son groupe Ghetto Studio. Patricia Di Fraja a gagné son pari d’enregistrer la version de Joan Pau Giné qu’elle n’avait pas pu faire lors de l’hommage rendu au « cantautor de Bages » en 2013. Elle vous séduira par son interprétation tendre et joyeuse.Gadjo Lolo, ancien des forces spéciales, a aussi enregistré son premier titre en catalan, lui qui a des origines dans le Haut Vallespir et qui avait été repéré pour son succès avec la chanson « Roussillon ». 

Elise Mateu et José de los Rios ont été rencontrés par Ramon Faura lors des Lundis Guitare. Elise, qui a participé le mois dernier à l’émission « N’oubliez pas les paroles », a choisi de reprendre un morceau d’Eric Clapton en catalan. Sa mère était l’une des premières enseignantes de la Bressola. José nous propose une version andalouse de l’hymne de Catalogne qu’il chante déjà sur scène étant donné son attachement viscéral pour cette œuvre. Rumba Coumo a laissé le piano de la salsa pour se centrer presque exclusivement sur la rumba catalane et faire perdurer la culture musicale gitane comme ils le revendiquent dans leur chanson. Muriel Falzon Trio nous envoûte avec l’un des traditionnels enregistrés pour son album 100% en catalan, avec les arrangements du pianiste de jazz Sébastien Falzon. Selon la chanteuse Muriel Perpigna, c’est sa participation à la cinquième compilation du Col.lectiu en 2014 qui a généré ce nouveau projet musical. Il y a aussi ses débuts en tant que choriste de Blues de Picolat avec Gaëlle Balat et Annabelle. Toutes les trois sont d’ailleurs sur cette compil.Annabelle Scholly Lotz, catalane d’origine alsacienne, nous surprend une deuxième fois avec une interprétation très émouvante. Elle était dans la septième compil, en janvier 2017.

Alexandre Guerrero, le chanteur d’opéra élève de la célèbre Montserrat Caballé, participe aussi pour la deuxième fois. Il était dans la première compil en septembre 2010. Joan Ortiz et Blue Sol proposent deux morceaux aux textes qui sont de véritables odes au métissage. Vincent Vila nous fait découvrir l’univers d’un « Reggae Man » jusqu’au bout de ses rastas qui enregistre ses morceaux dans sa yourte. Pascaline séduira les amateurs de pop anglaise et vous bercera avec sa voix suave. La Reskape nous offre une nouvelle version de l’Estaca déchaînée.

 

www.angeletsdelaterra.com

 

La conférence de presse en présence de tous les artistes dont Balbino Medelin et Marina Rossell aura lieu le samedi 24 juin, à 14 heures, au Café de la Poste de Perpignan. Pour plus d’information appelez Ramon Faura au 06.68.89.82.71.

 

Pour télécharger la huitième compilation cliquez ici :https://wetransfer.com/downloads/8b14b41e1735920449dc73df629c7af620170612055804/b15a3e72a3c5b94153b4bb79be3b45db20170612055804/f25376

 

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JEAN IGLESIS :

 

***Aquest poema escrit amb motiu de la nit de Sant Joan (23 de juny)

 

Ce poème écrit pour la nuit de la Saint-Jean (23 juin)

 

Sant Joan

 

El cel ens sembla mil.lenari

Mentre els estels se'n van ballant.

Tots els records deixen l'armari,

Festejant la nit de Sant Joan.

 

La font busca per la muntanya

Un camí sempre tortejant

I porta a la vila llunyana

Les aigües fredes de Sant Joan.

 

Les espigues de blat somriuen

L'endemà ja les tallaran

Per oferir als xicots que riuen

El pa fresc i nou de Sant Joan.

 

El conill, ell que no dormia,

Que anava pel camp ferejant,

Encerta el trèvol que es perfila

Entre les herbes de Sant Joan.

 

Aleshores sentim que creixen

Lligams estrets d'or i de sang,

Quan els ulls cansats parpellegen

Com les fogueres de Sant Joan.

 

Joan Iglesis

 

Sant Joan 2017

No sem occitans!... Sem catalans!...

 

La gran i nova regió

Ha entrat en religió

A fi d'encertar un nom

Que pugui plaure a tothom.

Sota el buf del vent d'Espanya,

S'ha escollit Occitània,

Oblidant la veu ufana

De la terra catalana.

 

Hem escrit la nostra història

Sense perdre la memòria.

El cant dolç de la senyera

Riu de la mala frontera.

Drets, de cara a l'opressió,

Avui sem una nació.

Escoltem la veu ufana

De la terra catalana.

 

Volem a sota la neu

Contemplar el Pirineu,

Seguir camins ramaders,

Rics de records verdaders.

Volem a vora del mar

Viure el caliu de la llar,

Entendre la veu ufana

De la terra catalana.

 

Canviar d'identitat?

Ser descatalanitzat?

Esborrant un nom, un lema,

Es pot resoldre un problema.

Si el rei fa la lliçó,

Sempre ens queda una cançó

Per sentir la veu ufana

De la terra catalana.

 

Refrany

No volem ser occitans!...

Des de temps d'or i de sang,

Caminem sempre endavant...

Sem i serem catalans!...

 

Joan Iglesis

 

 

Saint-Jean 2017

Nous ne sommes pas occitans!...  Nous sommes catalans!...

 

La grande et nouvelle région

Est entrée en religion

Afin de se doter d’un nom

Qui puisse plaire à tout le monde.

Sous le souffle du vent d’Espagne (1),

Il a été choisi Occitanie,

En oubliant la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous avons écrit notre histoire,

Et ce sans perdre la mémoire.

Le doux chant de notre drapeau

Se rit de la frontière malsaine.

Bien droits face à l’oppression,

Aujourd’hui nous sommes une nation.

Nous écoutons  la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous voulons, dessous la neige,

Contempler les Pyrénées,

Suivre les chemins de transhumance,

Riches de souvenirs authentiques.

Nous voulons, près de la mer,

Vivre la chaleur de notre foyer

Et entendre la voix fière 

De la terre catalane.

 

Changer notre identité?

Être « décatalanisé »?

En effaçant  un nom, un  lemme (2),

On peut résoudre un problème.

Si le roi dicte la leçon,

Il nous reste une  chanson

Pour  percevoir la voix fière

De la terre catalane.

 

Refrain

Nous ne voulons pas être occitans!...

Depuis des temps de sang et d’or,

Nous allons toujours de l’avant...

Nous sommes et serons catalans!...

 

Joan Iglesis

 

(1) vent d’Espagne : vent d’autan, dans la région de Toulouse-Midi-Pyrénées

(2)  lemme, leitmotiv : appellation ou slogan

 

 

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Published by leblogabonnel - dans peinture
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