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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:33
DALI par COLET - Trio à Catllar - L'utopie réelle à NYER -
DALI par COLET - Trio à Catllar - L'utopie réelle à NYER -
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DALI par COLET - Trio à Catllar - L'utopie réelle à NYER -

Concert à Riquer

 

L'ensemble Ghaetta vous donne rendez vous le 27 août à 18h à la chapelle Sainte Marie de Riquer à Catllar

 

Ghaetta

Les trois musiciens du trio Ghaetta  proposent au public une rencontre musicale autour des Cantigas de Santa Maria, chansons du XIIIe à caractère religieux, écrites en galego-portugais, de chansons des troubadours des XIIe et XIIIe siècles, de motets du Manuscrit de Montpellier ainsi que de pièces instrumentales de cette époque.

 

Denyse Dowling-McNamara — flûtes à bec

Léo Richomme— chant, oud, saz, bendir, riq

Patrice Villaumé— vielle à roue ténor, tympanon, cornemuse

 

DALI et LORCA, une amitié amoureuse (voir Balades culturelles en Catalogne, de J.Pierre BONNEL, édition Les Presses du Languedoc - 22 euros - 15 euros chez l'auteur)

 

Extrait de la lettre du 10/15 octobre 1927

Cher petit,

(…) Toi, n’en parles pas [sic], mais je crois que je suis en train de faire des choses formidables. Je peins avec une fureur terrible, je travaille comme une bête brute, une ligne ou un point, je l’efface et le refais, mille fois. S’évader de la norme, de la réalité anti-réelle et conventionnelle, à laquelle nous a habitué l’art des porcs ; je hais presque tout ce qui se trouve dans les musées. J’éprouve une rage terrible contre tout ce que j’ai peint jusqu’à hier.

J’ai l’intuition que j’arriverai à dire des choses inédites — laides ? jolies ? Ha ha ha ji ti ti hito, avec un tout petit poil mi mi Mi mi Mmmmmi mi.

Bon, je t’aime, et maintenant j’ai de la classe. Tu ne crois pas que les seuls poètes, les seuls qui réalisent vraiment une nouvelle poésie, c’est nous, les peintres ? Oui !

(…) Ton dévoué,

Salvador Dali

Dans une interview avec Max Aub, Dali dit en 1927 qu’il joue aux voyeurs lors d’une rencontre sexuelle que Lorca avait avec une jeune femme nommée Margarita Manso. Étrange, comme une ombre déportée du désir… Mais Dali a toujours nié que sa relation soit devenue directement physique.« Il était homosexuel, comme chacun sait, et follement amoureux de moi », déclare t-il dans ses conversations avec Alain Bosquet en 1969. « Il a essayé de me baiser deux fois … J’étais extrêmement agacé, parce que je n’étais pas homosexuel, et je n’étais pas disposé à céder. D’ailleurs, ça fait mal. Donc rien n’est venu. Mais je me sentais terriblement flatté vis-à-vis du prestige qu’il m’offrait… »

 

Pourtant, les photos où ils s’enlacent ou se tiennent par la main ne font qu’ajouter au mystère des limites de leur intimité… Son San Sebastian, idole de l’érotisme crypto-gay par excellence, mou et faible, presque cédant, ne cesse d’interroger sur la psyché profonde de Dali, son refoulement et son incapacité – aussi bien avec les femmes qu’avec les hommes – à passer à l’acte vigoureux… Le film Little Ashes de 2008, inspiré par leur duo, a pris le parti – Hollywood oblige – de la bluette sentimentale…


La vérité ultime se trouverait certainement dans les 10% de cartes détruites. La grande tragédie des relations homos-romantiques des personnages illustres c’est que les entourages, descendances et épouses, ont souvent fait le ménage dans les souvenirs trop encombrants pour la morale. Comme ce fut le cas avec Jules Vernes, entre autres…

Lorca fut aussi l’amant heureux et malheureux d’un sculpteur, il se perdit (ou se trouva, c’est selon), lors de ses voyages à New-York et Cuba où il rencontra liberté d’être et « orgies ». Mais jamais il n’oublia Salvador…

 

« Mon ami Lorca »

En apprenant la mort de Lorca, fusillé, Dali sombre dans une profonde dépression. Son fameux Prémonition de la guerre civile a donc été réalisé pendant une période particulièrement sombre de la vie du peintre : guerre d’Espagne, exil, meurtre d’un intime.

Après que Gala, sa femme-muse, soit morte en 1989, celui qui est devenu la légende du surréalisme a cessé de s’alimenter… À la fin, alors qu’il était traité à l’hôpital en raison d’une insuffisance cardiaque, une des infirmières qui s’occupait de lui rapporta que ses derniers mots furent :«Mon ami Lorca», qu’il devait certainement chercher à retrouver derrière le tableau, au crépuscule de celui qui vivait sa vie comme une œuvre d’art…

 

À LIRE :

  • Cher Salvador, Cher Lorquito. Correspondance 1925-1936 par Víctor Fernández, Elba Editorial,
  • Le Cheval bleu de ma folie, Federico Garcia Lorca et le monde homosexuel (Traduit de l’espagnol par Gabriel Iaculli, Seuil)

 

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Published by leblogabonnel - dans musiques
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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