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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:54
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières

Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières

L'ours ou l'Homme : choisir le moins bête !

 

Après une douce soirée à la médiathèque du Boulou, grâce à Pilar venue exprès de Barcelona, et avec un public sympathique d'une trentaine de personnes...Je rentre dans la nuit froide et m'aperçois que le Canigou est coiffé d'une pyramide blanche... Neige à 1800 mètres pendant qu'on parlait d'exil, d'antisémitisme...avec Michaël Paraire, Joël Mettay, André Roger, Serge Barba, Magda Julliard, un conseiller municipal, l'adjointe à la culture, etc...

Et puis l'Ariège douce, mon Ariège, mère courage, qui fait le buzz : un commando à la sauce corse veut exterminer l'ours. Chasse à l'Ours ! Et si on chassait l'Homme quand il fait la bête ! Quand il est bête. L'animal n'est jamais bête car Bête, il l'est tout le temps, et il ne le sait pas... L'Homme, le mâle, je veux dire, lui non plus ne sait pas la profondeur de sa bêtise, surtout quand il prend un fusil...

Les Pyrénées ont vécu durant des siècles dans la cohabitation de l'ours et du paysan. L'ours était un complice; dangereux, et original, on le montrait durant les fêtes, les foires, comme on exhibait les esclaves, les Noirs, les peuples colonisés.

Aujourd'hui, l'ours (comme le loup) gêne : cet ogre mange trop de moutons ou affole les troupeaux qui se jettent dans le vide des belles falaises des ariégeoises Pyrénées. La colère monte à Auzat, la folie gagne le beau Cousserans, où Ludovic Massé, en exil, pendant 40, trouve un refuge et le calme pour écrire...

 

Pourtant on indemnise les éleveurs ! Veulent-ils la fin d'une espèce..? On a créé des parcs de nuit ou de chiens. Veulent-ils, les paysanas, en finir avec la biodiversité..? L'Etat leur paie de nouvelles cabanes, permettant d'intervenir en cas de prédation… 

Or l'excité veut monter au village et "flinguer" l'ours ! C'est sûr, l'estive monte haut, à 266OO mètres, là où rôde le monstre et la présence des brebis attire son appétit…Il faut donc redescendre et se priver de beaux pâturages…On va tester des chiens plus offensifs, procéder à des tirs d'effarouchement, en utilisant des armes non létales…Il faut certes réguler l'espèce, mais la supprimer ..???

 

En tout cas, ce commando de charognards ne respecte ni le droit français ni la législation européenne : protection de l'ours brun des Pyrénées… Déjà l'Europe a tancé la France qui, depuis quelques années, est du côté de l'éleveur : on n'a pas fait de nouveau lâcher d'ours, à l'exception de l'ours slovène arrivé du côté espagnol et résidant à présent dans les Pyrénées…A Auzat, à Nohèdes…ou plus bas, vers Leucate, comme ce maudit loup entrevu à la limite de l'aide et du Pays catalan..?

 

Qui fait l'animal ? Qui fait la bête en se croyant un homme..?

 

 

 

Patrimoine : 2 jours et on passe à un autre sujet

 

Les Libraires et Bouquinistes de l'Association La Mémoire du Livre" seront présents le samedi 16 et le dimanche 17 septembre 2017 à Saint Guilhem le Désert, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Beaux Livres anciens & modernes sélectionnés seront présentés à la vente.

 

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Dans une vidéo, des hommes masqués et armés veulent « rouvrir la chasse à l’ours » en Ariège

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Foix vendredi après des propos d’individus qui veulent « mener une résistance active face aux agents de l’Etat ».

LE MONDE | 15.09.2017 à 17h53 • Mis à jour le 15.09.2017 à 18h12 |

Par Audrey Garric

 

« Nous, montagnards d’Ariège, éleveurs, randonneurs, chasseurs, élus, citoyens, disons à l’Etat, ça suffit. » Dans une vidéo qui n’est pas sans rappelerles mises en scène du Front national de libération de la Corse, une trentaine d’hommes cagoulés et armés, filmés de nuit, annoncent qu’ils s’opposent à lapolitique du gouvernement en matière de gestion des ours dans les Pyrénées.

« Par l’introduction d’ours slovènes, puis la création d’une pouponnière leur permettant de se multiplier, l’Etat français met en place une gestion du territoire où, peu à peu, il limite aux hommes, aux femmes de la montagne, l’accès, la liberté d’être, de faire, de travailler, indiquent-ils. L’Etat est resté sourd face aux demandes de nos aînés, de nos organisations citoyennes et professionnelles. » « Nous avons décidé de rouvrir la chasse à l’ours en Ariège et de mener une résistance active face aux agents de l’Etat », conclut la voix anonyme et rocailleuse, ponctuée de deux coups de fusil.

 

« Simagrée d’organisation terroriste »

La vidéo, qui dure près de 2 minutes, a été reçue par plusieurs médias ariégeoisjeudi 14 septembre, sous la forme d’une clé USB envoyée dans une enveloppe anonyme. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Foix vendredi. La peine maximale encourue pour le chef d’accusation de « participation avec armes à un attroupement par des personnes dissimulant volontairement leur visage » est de cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende et l’interdiction de détenir des armes. L’enquête, confiée au groupement de gendarmerie de l’Ariège, devra « déterminer s’il ne s’agit pas d’un canular et quels sont les auteurs de cette vidéo », indique Karline Bouisset, la procureure de la République.

La préfecture de l’Ariège a dénoncé, de son côté, une « dérive pathétique dans la violence et dans l’illégalité ». « Cette simagrée d’organisation terroriste, s’il ne s’agit pas d’un canular, porte préjudice à tous ceux qui défendent le développement des territoires ruraux et de montagne », assure-t-elle dans un communiqué. La préfète de l’Ariège, Marie Lajus, invite les responsables professionnels, institutionnels et politiques à « marquer leur désaccord avec ceux qui franchissent la ligne de l’illégalité et condamner cette nouvelle irruption de violence et d’usage des armes ».

 

Ces images interviennent dans un climat des plus tendus en Ariège, le département qui abrite la majorité des 39 ours du massif pyrénéen. Le 25 août, quatre agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui devaient établir un constat de dommages dus au plantigrade près d’Auzat, avaient été accueillis par une cinquantaine de coups de feu et « une trentaine de personnes agressives ». Si ces dernières n’ont pas fait de blessés, elles ont proféré des « propos menaçants » et crevé les pneus du véhicule des fonctionnaires. Une enquête judiciaire avait été ouverte pour « violences avec armes » tandis que le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot,« condamnait sans réserve cette agression inadmissible ».

 

 Lire le reportage :   En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils

Le 29 août, la majorité socialiste du conseil départemental avait demandé le retrait des ursidés et leur retour dans leur pays d’origine, la Slovénie, trois jours après que des éleveurs avaient bloqué les accès de la ville de Saint-Girons à l’heure du marché. Et au début du mois, le maire de la commune d’Ustou, Alain Servat, prenait un arrêté interdisant « toute divagation d’ours » dans sa commune, pour alerter des « dangers que représente l’animal » et « renvoyer l’Etat à sa responsabilité ».

En cause derrière cette poussée de fièvre : la multiplication des attaques cette année, après une décennie de stabilité durant laquelle le nombre d’ours avait pourtant doublé. Selon les dernières données de la préfecture de l’Ariège, le plantigrade a tué 432 bêtes, auxquelles pourraient s’ajouter 57 autres dont les dossiers n’ont pas encore été examinés. En 2016, elles étaient 162. Une explosion des chiffres qui s’explique en partie par un événement exceptionnel : dans la nuit du 16 au 17 juillet, 209 brebis du groupement pastoral du Mont-Rouch, près de Couflens, ont « déroché », c’est-à-dire chuté d’une falaise, effrayées par un ours qui a attaqué le troupeau.

« Années d’impunité et de laxisme »

Pour l’association pour la sauvegarde et le patrimoine d’Ariège-Pyrénées (Aspap), qui regroupe éleveurs, chasseurs et habitants opposés à l’ours, cette« vidéo n’est pas étonnante, vu le climat actuel en montagne ». « On ne sait pas d’où elle vient, mais je ne pense pas que ça soit un canular », juge Rémi Denjean, éleveur et membre du bureau de l’Aspap. L’association dit avoir« tendu la main à l’Etat », jeudi, en proposant la création d’une zone de présence sur le massif où les ours seraient tolérés et d’une zone sans prédateur, favorable au pastoralisme.

« Cette vidéo, bien que grotesque, contient des menaces explicites et graves contre les ours et les agents de l’Etat », dénonce de son côté Alain Reynes, le directeur de l’association Pays de l’ours-Adet, qui défend le plantigrade. Le militant rappelle que « la guerre des demoiselles », que la vidéo dit vouloir relancer, était une « résistance clandestine et délictueuse », entre 1829 et 1832 en Ariège, contre l’Etat qui souhaitait réformer le code forestier. « Des jeunes gens se déguisaient en femmes et molestaient les agents de l’Etat », détaille-t-il.

« Cette vidéo s’inscrit dans une escalade de la violence qui nécessiterait une réaction plus forte du gouvernement. C’est le résultat d’années d’impunité et de laxisme de l’Etat, qui n’est pas clair par rapport à sa politique. Va-t-il céder à la menace ? », interroge-t-il. Alain Reynes, comme d’autres responsables d’ONG, demande à Nicolas Hulot de relâcher de nouveaux ours, en priorité dans les Pyrénées-Atlantiques, pour « renforcer une population qui reste menacée » et alors que les dernières réintroductions datent de 2006, après celles de 1996 et 1997. Le ministère, de son côté, indique « étudier toutes les options », précisant qu’« aucune décision n’a été prise et qu’aucun calendrier n’est défini ».

 

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/09/15/dans-une-video-des-hommes-masques-et-armes-veulent-rouvrir-la-chasse-a-l-ours-en-ariege_5186428_1652692.html#6WtbHYARbWCSSxZY.99

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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