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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 07:57
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE

Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE

***Puigdemont Carles : l'exil en Roussillon. Chez qui..? 

Pour ne pas être emprisonné, le président de la Generalitat de Catalogne pourrait venir se réfugier dans le 66, ou Département des PO, ou Catalogne française, ou Pays catalan, ou encore Catalogne-Nord... Territoire à définir, j'en perds la tramontane. J'en perds le nord...


Exil, donc ce serait un aveu d'échec du mouvement indépendantiste ? Fuite par crainte d'emprisonnement par le régime fasciste espagnol..? Attention à la délation : souvenons-nous de Companys, arrêté en France et fusillé à Montjuich, à Barcelona... Certains Catalans du Nord sont des traîtres, et avec ce régime français du fasciste Macron, il faut se méfier... Nous revoici comme en 1939, la guerre civile ! Une nouvelle Retirada dans les campements de St-Cyprien ou de Rivesaltes..?

En tout cas, Puigdemont est accueilli par le groupuscule catalaniste de Perpignan, qui prépare la Résistance depuis le Castillet... Courageux, ces militants séparatistes !

JPB

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Aznavour Charles : "Oui, l’immigration peut être une chance."

 

Oui, l’immigration peut être une chance...

En matière d’immigration, Charles Aznavour en connaît un bout, lui dont toute la vie a été placée sous la double appartenance à l’Arménie et à la France. Peut-on dire cependant qu’Aznavour est plus français qu’arménien ou le contraire ? En France, nous aurions tendance à penser qu’il est plus français. Et pourtant en Arménie, la ferveur autour de sa personne pourrait faire penser le contraire. Il semble bien qu’il soit complètement l’un et l’autre. Comment en est-il arrivé là ?

Né en France par hasard, alors que sa famille, en route pour émigrer aux USA  était en escale à Paris, les circonstances ont poussé ses parents à rester sur le sol français. Ainsi, ayant vécu toute sa vie en France, Charles est donc devenu tout naturellement français, et peut-être même plus que nombre de Français ayant des ancêtres depuis plusieurs générations. Il le dit lui-même en février 2013 : « Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. »

Pourtant ses parents arméniens lui ont inculqué sa culture familiale à un tel point qu’il avoue le douloureux cheminement de sa démarche : « j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français ». Pour lui, cet abandon est indispensable pour pouvoir s’assimiler complètement au pays d’accueil. Le choix est très simple : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Si Aznavour, comme nombre de ses collègues du monde du spectacle, est un partisan de l’immigration, il se distancie néanmoins de la plupart d’entre eux par une position claire « contre la régularisation massive des immigrés » (voir Raoul Bellaïche, éditions Archipel). Il soutient une immigration responsable, et souhaite que les immigrés ne viennent que « s’ils sont prêts à épouser le mode de vie français sans chercher à imposer le leur. » Aznavour n’a que des paroles de bon sens. Immigration sans assimilation n’est que ruine du pays.

Il a donc abandonné une partie de sa culture familiale et il est resté en France. Il a choisi la voie de l’effort, du sacrifice, du renoncement à une partie de son héritage familial pour accéder pleinement à la grande famille de son nouveau pays. On voit cela dans sa chanson de 1987, Les émigrants qui décrit bien ce cheminement difficile à force de défricher, de trimer, de sueur, mais aussi de bonheur.

Charles Aznavour n’a pas choisi la France pour ses allocations, ses subventions, ses aides diverses. Il a choisi un pays qui lui a donné sa chance et il l’a saisie. Il est parvenu à se fondre dans son pays d’accueil, sans par ailleurs renier son pays d’origine. Et jamais, il n’a opposé l’un à l’autre.

Au contraire, c’est une magnifique osmose qu’il a réussi à créer entre ces deux pays et ces deux cultures. A Hollywood en août 2017, lors de la cérémonie de l’installation de l’étoile portant son nom sur la Walk of fame (Promenade de la célébrité) il a déclaré : « Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café, c'est fantastique d'avoir deux cultures… Le français est ma langue de travail mais ma langue familiale est toujours l'arménien».

Aujourd’hui, en Arménie, par Charles Aznavour, la France est reconnue et appréciée. En Arménie, la langue française occupe une place importante et toute une jeunesse tient en haute estime la chanson française grâce à son phare étincelant qu’est Charles Aznavour.

Nous savons tous l’amour qu’il a pour sa terre natale, amour qui ne s’est jamais démenti tout au long de sa vie. Avec son association  « Aznavour pour l’Arménie » (APA), il a grandement aidé son pays dans les moments difficiles comme le tremblement de terre en 1988. L’Arménie lui a marqué sa reconnaissance en nommant une place de la capitale Erevan, Charles Aznavour Square.

Et pourtant, pourtant, Aznavour est si français, lui qui maîtrise notre culture si profondément, qui sent et ressent cette France jusqu’au tréfonds de son âme, qui a été son ambassadeur culturel pendant des décennies et qui continue à aimer et à chanter de toutes les fibres de son être le pays qui l’a accueilli.

Aznavour a voulu intégrer son pays d’accueil, s’assimiler, devenir français. Animé d’un tel élan, il s’est propulsé jusqu’au centre du noyau dur de la francité où il a produit ses chefs-d’œuvre musicaux qui sont autant d’odes chantées à la France de toujours.

Merci M. Aznavour de votre talent mis au service de votre amour de la France. Merci pour l’exemple que vous donnez aux jeunes immigrants d’aujourd’hui, pour la route que vous leur montrez, pour la voie que vous avez tracée d’une assimilation réussie au plus haut niveau. Nous avons aujourd’hui tant besoin de modèles comme vous !

Bertrand Hourcade, 30.8.2017

** INSTITUT DES ARTS DU MASQUE


Chers amis de l'Institut  bonjour

Dans quelques jours nous ouvrons notre premier grand stage à Limoux 
"Le Corps Musical" avec Jean Jacques Lemetre
pour une riche et exigente rencontre artistique en Haute Vallée de l'Aude

Jean-Jacques LEMETRE

Compositeur, musicien, professeur.
D’origine tzigane par sa mère, ayant travaillé le chant grégorien, et jouant de nombreux instruments, tels la clarinette, le saxophone, l’harmonica ou encore les percussions, ainsi que d’instruments extra-européens, Jean-Jacques Lemêtre puise à toutes les sources musicales, de toutes origines.

Proche collaborateur d'Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil, Jean-Jacques Lemêtre est depuis plus de 30 ans, le musicien attitré de ce célèbre théâtre parisien, il compose et interprète toutes les compositions de tous les spectacles de la compagnie.
L’approche de Jean Jacques Lemêtre est unique. Sa musique coule de double source : il y a en lui un lettré qui joue de toutes les partitions savantes, et un tout jeune homme qui joue à mélanger les vents terrestres et les vents marins, le calme et la tempête, les cordes des contrebasses et les cordages des clippers, la vitesse et la langueur, la couleur de Turner et l’aquarelle nerveuse de Ravel, le clapotis moelleux d’un filet d’eau et les lames des symphonies du Nouveau Monde. Tous ces fils, filets, volées de phoques et d’étoiles, ces ampleurs et ces caresses, répandent sur nous l’eau d’une musique nouvelle et inoubliable. 

Il mène parallèlement une carrière de professeur, de musicien et de compositeur. Il est l’auteur de plusieurs musiques de film. Il a également travaillé pour des chorégraphes, pour la télévision et les sites internet. Il vient régulièrement à Montréal et il est actuellement l’invité du Département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal, donnant sur le campus des conférences et des stages à l’intention des comédiens et toutes personnes intéressées par le jeu scénique.

Jean-Jacques est un compositeur à l’écoute de l’acteur dans toutes les phases d’exploration et de répétition d'une pièce de théâtre : il habite la scène, au sens où il vit la scène, il la crée, il la modèle à sa manière. Créateur de théâtre, il est dans l’ombre, mais agit souvent en éclaireur. Dès le départ, il est là, présent, attentif à l’acteur : il l’accompagne, le suit pas à pas, à chacun de ses gestes, à chacun de ses mots. Il amène l'acteur doucement vers un chemin, tente une piste, propose une voie. C’est un rapport constant fait de découvertes et de dialogues. 
Jean-Jacques inscrit ainsi comme en filigrane le sentier aérien que l’acteur explore et suit de son corps : il aide ce dernier à dessiner l’espace, à inscrire le temps, le rythme du récit. Il contribue à la gestation, à l’inspiration et à la découverte si bien qu’une fois la pièce créée, le spectacle est indissociable de sa musique. C’est ainsi que Tambours sur la digue fait toujours surgir dans notre esprit cet appel puissant des tambours alors que les musiciens, juchés sur les poutrelles, jouent jusqu’à épuisement le rassemblement des citoyens ; dans Les Atrides, ce sont les entrées des chœurs au rythme de la musique qui surgissent alors que les danses laissent deviner, derrière les pas, le tragique des actions à venir ; pour Caravansérail, c’est la variété des sons, des couleurs et des tons qui se répondent et s’enrichissent de la multiplicité des instruments d’origines culturelles diverses. Moments forts qui ancrent dans l’esprit des spectateurs le visible et l’invisible et font de l’univers de la musique, si vaste soit-il, si multiculturel, un seul champ d’écoute. 
Les origines, les pays, les projets petits et grands, Jean-Jacques fait tout dialoguer. Il se sent à l’aise en tout. Interculturel par nature, son inspiration vient du monde. Tout lui est donné en partage. Son dernier projet, un enregistrement des tonalités du monde entier. Un genre de dictionnaire mondial des sons. Il fallait y penser!  Voulant décrire son art, Hélène Cixous a écrit : «  La musique de Jean-Jacques Lemêtre est méridienne. La longueur du méridien terrestre est à peu près de 40 000 km ». Que dire de plus ? 
Depuis 24 ans, Jean-Jacques collabore étroitement  en tant que compositeur et interprète avec Guillaume Lagnel , directeur artistique de l’IAM sur un grand nombre des créations de la Compagnie l’Arche de Noé. 

Alors qu’il est sollicité aux quatre coins du monde avec “LE CORPS MUSICAL” il a répondu tout de suite avec enthousiasme à cette invitation à Limoux.

Parmi les nombreuses créations et collaborations artistiques partagées, 
leur première création "La Paix, fil à fil" - date maintenant de juin 1993, imaginée et réalisée pour la venue de la célèbre Tapisserie de Marc Chagall à Sarrebourg devant plus de dix mille spectateurs, en étroite collaboration avec l'ensemble de tous les élèves et professeurs de l'école de musique de Sarrebourg en Moselle

A PERPIGNAN - DANS LE SPECTACLE "CARTHAGE" La mémoire des sables
DE GUILLAUME LAGNEL  / ET ARTISTES ASSOCIES DE LA CIE L'ARCHE DE NOE - 
EN OUVERTURE DU FESTIVAL LES ESTIVALES DE MARIE PIERRE BAUX  A PERPIGNAN AU CAMPO SANTO
                ARTS DU MASQUE ET DU GESTE   PATRIMOINE ET CREATION


Le FB ouvert -  de l'Institut  :   Actualités et témoignages... 
https://www.facebook.com/IAM.LIMOUX/?view_public_for=302028096839648

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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