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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 08:57
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-

Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-

photos :

Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C) Jean-Pierre Bonnel -

Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (photo J.P. Bonnel) - 

Cartels de l'expo : les artistes Marti Vivès, Antoni Clavé, Carles Fontserè. (C) Eric Forcada/Musée de l'exil.

Tableaux, images :  

 Antoni Clavé, La retirada, 1939.

 Portrait de Martin Vivès par Antoni Clavé, 1939.

Photo d'A.Clavé.

*à voir sur internet : Florès, Fontséré, Mlle Martin, Vivès, Clavé, Perpignan, cours Palmarole 1939.

Maires de Perpignan et de La Jonquera :

M. Jean-Marc PUJOL plus républicain que Les Républicains à l'expo du Musée de l'exil sur le camp des HARAS

 

Samedi 17 mars 2018, à 17h, me revoici au musée de l'exil. Jordi FONT accueille le public, en majorité perpignanais, emmené par le maire, Jean-.Marc Pujol, Jacqueline Vivès, ancienne conseillère municipale (sous JP.Alduy, fille de l'artiste Martin Vivès, qui a nourri largement cette expo sur le camp des haras de Perpignan), Annabelle Brunet, conseillère municipale (du Vernet) et la coquine Victoria, Raymond Brunet, Martine Ruiz (ancienne conseillère municipale "de gauche")...

 

Eric Forcada, commissaire de tant d'expositions passionnantes sur les camps, la Retirada, les artistes internés, présenta la soirée en catalan et en français, avec le talent et l'érudition qu'on lui connaît depuis longtemps...

 

On aurait aimé lui demander si cette expo serait vue à Perpignan...Faut-il attendre 2019 ou 2020 pour assister à de telles initiatives, à la fois historiques, artistiques et pédagogiques..? On sait peu et on dispose de peu de documents sur les anciens haras, mais sans doute, l'expo aurait-elle pu commencer par le contexte, la situation géographique, la situation du camp dans Perpignan (vers l'actuel magasin Leclerc, sous le quartier des Aviateurs..?) Mais Eric commenta l'expo pour les élus…et le maire de Perpignan était très intéressé.

 

On a la preuve désormais que M.J.M.Pujol ne va pas au Maroc le week-end; finies les mauvaises langues ! Et si on ne le voit pas trop à Perpi, c'est qu'il se trouve dans un lieu culturel tel que l'essentiel musée de l'exil !

 

M. PUJOL nous étonna, par un long discours sans notes, lyrique, personnel, retraçant l'action de résistance de sa famille : son père, surtout, et son grand-père, d'origine espagnole, venu s'installer en Algérie, où J.M. Pujol est né.

 

Le maire de Perpignan rendit un hommage vibrant aux Républicains vaincus par le régime de Franco. Lui, le représentant du parti LR, faisait vibrer, de façon sincère, la fibre républicain, la vraie, celle des démocrates, socialistes et communistes, et anarchistes, chassés d'Espagne et de Catalogne ! M. Pujol fut, alors, à ce moment, quasi "de gauche" et se trouvaient tout d'un coup balayées les vieilles rumeurs et interrogations sur la nostalgérie, l'OAS ou le mouvement Occident…

 

Assiste-on à un recentrage du maire actuel par rapport à ses concurrents modérés et/ou placés à gauche, tels Romain Grau (La REM) ou moi-même (candidat citoyen)..? Non, l'assistance, acquise, sentait que ces mots venaient du coeur, du fin fond d'une histoire familiale douloureuse, et c'est tout à l'honneur de Jean-Marc PUJOL.

 

JPBonnel

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Antoni Clavé (1913-2005)

 

"Il y a des choses qu'on ne peut oublier, c'est grâce à Martin Vivès et à ses amis que je suis vivant. Pour moi tout a été un cadeau dans la vie et cela a commencé à Perpignan. Je crois aussi que Martin Vivès est un grand artiste d'une honnêteté créatrice rare de nos jours." Antoni Clavé, 1977.

Entretien donné lors de la rétrospective Martin Vivès au Palais des Congrès en 1977.

 

Antoni Clavé (1913-2005)

En avril 1939  Antoni Clavé, Fontséré et Florès, peintres et républicains espagnols internés au camp des haras de Perpignan, exposent leurs dessins « Chez Vivant », un salon  de thé situé rue de la Barre. Martin Vivès remarque la qualité des oeuvres  exécutées sur les papiers dentelés de pâtissier et part à la rencontre de ces artistes catalans. Antoni Clavé a relaté cette rencontre qui sera le début d’une amitié profonde et durable:

 » Nous étions plusieurs milliers aux  Haras. Un jour, on a appelé mon nom et j’ai rencontré un monsieur (Martin Vivès) qui m’a dit  » J’ai vu vos dessins et je vais vous faire sortir pour  24 heures ». J’étais ravi, car un jour de liberté et de vie normale, ça représentait beaucoup pour nous. Le lendemain, Vivès et revenu et il m’a dit « Faites vos valises avec Fontséré et Florès, vous venez chez moi. »

 

Pendant des semaines, les trois artistes rescapés prennent leurs repas chez la mère de Martin Vivès et couchent, le soir, dans l’arrière-boutique de Mlle Martin. Par la suite, ils rejoindront Paris et Clavé deviendra un des peintres les plus reconnus de son époque.

 

Martin Vivès ne s’arrête pas à ces trois hommes: il a aidé nombre de républicains à sortir des camps, et, parmi eux, beaucoup d’artistes…

 

source : 

http://www.martinvives.com/trait-pour-trait/antoni-clave/

 

Accueil » Trait pour trait »

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CLAVE Antoni (1913-2005)

Le peintre catalan voit le jour le 5 avril 1913 à Barcelone.

Décédé le 31 août 2005 (à 92 ans) à Saint-Tropez en France.

Peintre catalan.

Après avoir été commis dans une maison de tissu à l’âge de douze ans, Antoni Clavé Sanmarti entre aux cours du soir de l’ École annexe des beaux-arts de Barcelone en 1930, pour deux ans, et sa famille le laisse poursuivre sa voie. Il est ensuite recommandé à Tolosa, propriétaire d’une entreprise de peinture en bâtiment où Clavé devient apprenti. Attiré par le côté artisanal du métier où il apprend à faire du minium, puis à peindre du bois, à manier les brosses, à dessiner les lettres, le jeune Clavé dès quinze ans commence à peindre à l’huile le portrait de sa grand-mère. Son patron lui apprendra aussi à copier des Diego Vélasquez.

 

À l’âge de dix-huit ans, il remporte le deuxième prix à un concours d’affiche de la Caisse d’épargne de Barcelone, et deux ans plus tard, il abandonne la peinture en bâtiment pour vivre de ses dessins, de travaux de décoration, d’affiches de cinéma notamment pour la Metro-Golwyn-Mayer qui lui passe des commandes. Il se fait rapidement un nom dans cette spécialité. Ses amis sont alors Grau-Sala, Fenosa, Manolo. Clavé admire tout particulièrement les primitifs catalans.

Un an après le début de la guerre civile espagnole, Clavé est mobilisé sur le front républicain d’Aragon, fantassin, dessinateur. Mais en janvier 1939, il est contraint de suivre la retraite de l’armée républicaine et il franchit la frontière française.

Il est interné au camp des Haras à Perpignan dont il sort grâce à l’action de Martin Vivès, peintre perpignanais. Dès le 5 avril 1939, Clavé a 26 ans ce jour-là, il a sa première exposition chez Vivan, pâtisserie-salon de thé tenu par Marie Martín. Cette même année, il quitte Perpignan pour Paris où le médecin catalan Enguera de Sojo lui offre une chambre de bonne à Neuilly.

À Paris, il devient décorateur de théâtre et illustrateur : Carmen, Gargantua. En 1941, il installe son premier atelier 45 rue Boissonade à Paris. En 1942, le 20 mars, naissance de son fils Jacques et rencontre de Picasso en 1944, c’est une révélation.

 

Il participe à la fondation du Casal de Catalunya de Paris, créé le 9 juillet 1945.

© https://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=4408

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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