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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 08:43
Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)
Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)

Jean-Pierre Bonnel (C) Nicolas CAUDEVILLE, Perpignan - Serge PEY, film (DR)

* Hier soir, mardi 13 mars, en sortant du débat sur l'art brut à la librairie Torcatis, je remarque que le musée Rigaud est ouvert, mais que l'entrée est empêchée par deux sbires : une soirée privée a lieu, il faut une invitation...

C'est vrai, en cette période hivernale, le musée, dépourvu d'expo pour touriste (on attend Dufy à Perpignan), il faut le remplir par tous les moyens. Qui est invité ? Les citoyens qui paient leurs impôts dans la ville..? Ou ceux du clan..? Devinez !

JPB

 

**Perpignan, c'était en 2014... "J'ai fait un rêve !"

 

CULTURE – Michel Pinell, adjoint à la culture et à la médiation

 

* 48 heures dans la nouvelle vie du nouvel adjoint à la culture.

 

Les premières paroles du nouveau conseiller municipal en charge de la culture ont été pour les artistes, écrivains, intellectuels...qui ont signé une pétition pour empêcher la victoire du FN à Perpignan et ont demandé à ce que les citoyens votent pour M. Pujol....

Vraiment..?

 

I had a dream... Le maire de Perpignan, avec qui j'ai longuement parlé, hier soir, (en compagnie d'André Bonet et de Michel Cadé) au vernissage de Bettina Fauchier, à l'atelier d'urbanisme, n'a pas non plus remercié ces signataires, ni le peuple de gauche ou le centre dissident, qui ont voté pour lui... JM. Pujol a remercié Jacqueline Amiel-Donat, qui lui apporta au moins un pour cent des voix... Ingratitude..?

 

Et voilà la présence d'Olivier AMIEL sur la liste ! (4 ans plus tard, il annoncera sa candidature pour 2020, obligeant les concurrents à se dévoiler !)

 

L'adjoint à la culture a eu, dès le premier jour de son entrée en fonction, un geste fort : il s'est rendu dans le quartier le plus délabré et pauvre de Perpignan pour poser une première pierre devant le local destiné à devenir une modeste, mais juste maison de la culture pour tous, une maison de la littérature en plein ghetto, une maison des arts offrant la possibilité, pour les jeunes et les gens vivant loin de la culture, de peindre, de faire de la musique, de lire des textes, d'échanger, de vivre un moment de bonheur...

 

La culture à la base, faite par les habitants eux-mêmes, montrant leurs formes de culture, leurs traditions; on ne peut leur imposer notre vision : même à des manifestations populaires comme "Visa pour l'image", ils ne viennent pas, pourquoi ? Evénement trop institutionnalisé, médiatisé, "parisien", voire inutile : montrer l'horreur sans pouvoir la changer...

 

Une première sortie du délégué à la culture au plus près du bitume et du désarroi d'une grande frange de la population..?

C'était un premier avril, bien sûr...Encore un rêve, une chimère...

 

Certes, se rendre au festival d'art sacré, c'est bien; écouter le carillon, c'est pas mal; voir Gérard Fromanger, c'est super (et le vernissage de vendredi dernier fut très couru)...mais ne restons pas entre bobos, intellos, artistes vrais ou pseudos... Il s'agit de sortir du centre-ville, du microcosme des musées et galeries...loin des discours, foin des cocktails ! Pour des vernissages sur une place (des Esplanades, Cassanyes), au milieu de la rue rendue aux habitants, le long d'un mur dessinée par la jeunesse !

 

Une politique culturelle populaire va-t-elle naître enfin à Perpignan..?

On reste sceptique (s)...

 

Ce soir, cependant, après avoir posé des questions au maire au sujet du mouvement "Occident" et de l'Algérie française, j'ai appris de la bouche de JM. Pujol, que le musée de documentation sur l'Algérie voisinerait avec un centre de documentation sur La Retirada (ou exil des Républicains espagnols, catalans...) Une bonne nouvelle. On jugera sur pièces. On attend cette réalisation.

 

En effet, Michel Pinell, les promesses, il faudra les tenir; elles ne servent pas que pour la campagne électorale ! Sinon, on va encore désespérer les citoyens et, la prochaine fois, s'il vous encore choisir entre le FN et vous, on n'est pas du tout sûr de bien faire...

 

 (le blogabonnel mars/avril 2014 : retrouvez-le en livre ! 15 euros en librairie ou chez l'auteur)

2 évènements Cinémaginaire / HalluCiné - info à faire circuler sans modération

 

Mercredi 14 mars mars 2018 à 20h30

Cinéma  Vautier - 66 Elne

> CINE DÉBAT <

Dans le cadre du Printemps des Poètes

En partenariat Cinémaginaire  / HalluCiné / Médiathèque d’Elne - Présenté par HalluCiné d’Elne

 

SERGE PEY ET LA BOITE AUX LETTRES DU CIMETIÈRE

Film en SORTIE NATIONALE en PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

 

Film de FRANCIS FOURCOU (France 2018 - 1h20)  avec Serge Pey

La marche extraordinaire du poète Serge Pey, de Toulouse à Collioure, pour porter 400 lettres

dans la boite aux lettres située sur la tombe du poète Antonio Machado, au cimetière de Collioure.

Un film drôle, émouvant, poétique, évocation du combat antifranquiste de Machado

et de l’engagement poétique de Serge Pey

FILM - DÉBAT suivi du pot de l’amitié !

Tarif : 5   euros

 

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Vendredi 16 mars à 21h

Cinéma Vautier – 66 Elne    

> ET APRÈS ON EN CAUSE <

Présenté par  Halluciné d’Elne

projection débat ouverte à tous + pot de l’amitié

LA DOULEUR

 

Film de Emmanuel Finkel (France 2018 – 2h06)

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande.

L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté.

Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante,

est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis …

Tarif :  5 euros

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Cinémaginaire

réseau cinéma de proximité en Pyrénées Orientales

contact@cinemaginaire.org

<http://www.cinemaginaire.org> 

 

**Signification et origine du nom PEY. Origine : pey est un nom du midi, represente la forme occitane de puy, nom topographique issu du latin podium qui signifie hauteur, designant la maison situee sur une colline, par extension l'habitant .

 

 

A Elne le 14 mars, ne le manquez pas

De Toulouse à Collioure,  de poète à poète, de Serge Pey à Machado.

 

 Cinémaginaire a présenté à Argelès, en avant-première, le film Serge Pey et la boîte aux lettres du cimetière, en présence du réalisateur Francis Fourcou.

 

Pour le poète Serge Pey et son histoire familiale, Machado est un puissant symbole. Suivant la tradition qui continue d’envoyer des lettres au poète disparu, Serge Pey en a recueilli lui-même, auprès notamment d’étudiants de l’Université Jean Jaurès de Toulouse où il dirige un séminaire de poétique et un atelier de poésie, et a décidé de les porter au cimetière de Collioure dans une marche symbolique et fervente.

 

Connu dans bien des pays du monde dont il a maintes fois partagé les luttes, Serge Pey, poète universel, écrit ses poèmes sur des bâtons. Ainsi débute le film, cependant que se fabriquent, grandes pièces transparentes attachées à d’autres bâtons, les drapeaux de la poésie qui accompagneront la marche au gré des vents souvent violents qui balaient nos territoires. Un autre drapeau les accompagne, celui de la république espagnole, symbole fort pour les marcheurs.   

 

 Caminante no hay camino …

 

Un groupe de personnes autour de Serge Pey, dont la boîte porte quatre cents lettres, et parmi eux les réalisateurs du film, accomplit la marche. Une marche où tout au long Serge Pey dit ses poèmes, nouveau moment dans ce qui est une de ses raisons d’être : son travail de poésie d’action qui a choisi d’expérimenter, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie, où il décline le débat essentiel et incessamment construit entre poésie et révolution, cette poésie « conscience du réveil et des alarmes ». Partie de Toulouse dans la campagne et dans le vent, suivant le canal et franchissant Naurouze, la marche se déploie au rythme du poète qui scande ses mots en tapant du pied. L’itinéraire et les haltes ne sont pas choisis au hasard : l’histoire, la lutte, la résistance y donnent sens. Une rencontre avec l’ami chilien, la lecture de la lettre envoyée à Obama dans le langage des indiens des plaines pour la libération de Léonard Peltier, la halte à Carcassonne au Centre Joe Bousquet. Plus près de chez nous les camps où furent parqués les espagnols qui ne sont surtout pas ‘de la retirada’, les citadelles cathares, autres lieux de résistance. Et l’arrivée sur la plage d’Argelès où sous les yeux des baigneurs les marcheurs plantent avec des tiges de roseau de multiples exemplaires de la photo retrouvée du père de Serge au sein du camp de sinistre mémoire. Pour terminer en déposant la boîte devant la tombe d’Antonio Machado.

 

Comment dire la superbe beauté de ce film ? Fait de poèmes, portant un poète, disant les mots et les symboles d’une poésie infiniment riche de mots et de symboles, ce film est lui-même un poème, une superbe symphonie, magnifiquement construite, de mouvements en point d’orgue. Le travail d’un réalisateur, d’une compagne, Chiara, dont la présence stimule et soutient chacun, d’une équipe passionnée qui vit l’œuvre qu’elle réalise. Chapeau à tous. Caminante…

 

© Merci à Yvette Lucas

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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