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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 08:33
Tableau de Martine Horgne - Gilles OLRY à Céret - Expo sur le camp des Haras 1939, samedi 17 mars -
Tableau de Martine Horgne - Gilles OLRY à Céret - Expo sur le camp des Haras 1939, samedi 17 mars -
Tableau de Martine Horgne - Gilles OLRY à Céret - Expo sur le camp des Haras 1939, samedi 17 mars -
Tableau de Martine Horgne - Gilles OLRY à Céret - Expo sur le camp des Haras 1939, samedi 17 mars -

Tableau de Martine Horgne - Gilles OLRY à Céret - Expo sur le camp des Haras 1939, samedi 17 mars -

Olivier Poisson

 

Patrimoine catalan l'ASPAHR 

 

Conférence de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire, ce vendredi 16 Mars, à 17h30, Caserne Galiéni (rue de l'Académie), à Perpignan.


"Perpignan, capitale médiévale" par Aymat Catafau et Olivier Poisson. De la cellera primitive aux lotissements du 13e siècle, la ville médiévale, ses quartiers, ses monuments, son urbanisme.

 

- - -
Encéphalogramme plat en Catalogne du Nord

Esquerra Republicana de Catalunya Nord communique. 

 

Pratiquement deux ans après sa mise en place la réforme des régions, imposée depuis Paris, ne satisfait personne : elle ne satisfait pas les régions devenues tricéphales ou bicéphales selon les cas, comme en Occitanie où, après des années de construction à marches forcées d’une capitale à Montpellier, on ignore aujourd’hui qui de Toulouse ou Montpellier est aux commandes. La fusion des régions ne satisfait pas non plus des unités plus petites, des territoires avec des identités propres comme la Catalogne Nord, qui sont maintenant encore plus oubliées et diluées dans une administration plus grande et plus distante. 

Dans d’autres territoires de l’État français, les institutions politiques locales ont pris l’initiative et ont su profiter du malaise provoqué par la création des nouvelles régions, pour créer des alternatives, quelles qu’elles soient : au Pays Basque ce sont les municipalités qui se sont organisées par créer l’Agglomération du Pays Basque (158 communes) ; en Corse c’est la mise en place d’une nouvelle collectivité territoriale qui remplace les anciens départements et l’ancienne région ; en Alsace, tout le monde admet aujourd’hui que la nouvelle région du « Grand Est » est un échec, et le gouvernement français commence à étudier comment revenir en arrière sans sombrer dans le ridicule, et comment regrouper les départements alsaciens. 

En Catalogne Nord, département des Pyrénées-Orientales, nous avons toujours zéro propositions au Conseil Départemental, ni de la part des élus du département au Conseil régional, ni venant de la multitude de communautés, pays et autres groupements de communes qui fleurissent partout mais qui ne font que créer plus de divisions sur un territoire parfaitement identifié : la Catalogne Nord, un territoire cohérent, cohésionné par une langue et une histoire commune, stratégiquement situé sur le plan géographique, avec la proximité d’une puissante Catalogne avec qui nous partageons beaucoup de choses et qui ne demande qu’à travailler avec nous ; la réalité pourtant c’est une Catalogne Nord qui ne relève pas la tête, qui reste à la dernière place des taux de chômage en France, aux premières places pour ce qui est des aides et revenus minimums d’insertion. 

Le Conseil Départemental n’a pas su réorienter le rejet provoqué par la fusion des régions ; même pas en avec une opération aussi simple et peu couteuse comme aurait pu l’être un changement de nom du département. Au-delà du nom, le Conseil Départemental dispose dés aujourd’hui d’une capacité d’action suffisante pour demander et exiger des transferts de compétences, de prérogatives, qui lui permettraient d’assumer une volonté politique et économique. Ce serait un premier pas, et la démonstration que la prise d’initiative est possible, que nous ne nous contentons pas de rester à la défensive. 

Qu’attendons-nous ? La disparition annoncée des départements pour clore tout débat ? Si nous nous maintenons sur l’encéphalogramme plat actuel, avec zéro propositions de la part des institutions qui devraient nous défendre, les citoyens devront demander des comptes à ceux qui, tout en ayant la possibilité de doter la Catalogne Nord d’outils propres de développement, refusent de le faire pour ne pas déranger l’État français. Ceux-là ne nous représentent pas.

 

EVENEMENTS au Musée de l'EXIL de La Jonquera:

 

PROPERS ESDEVENIMENTS

3/3 La memòria poètica. Un recorregut poetic per les literatures de l'Exili

4/3 Sortida familiar Cotlliure

10/3 Camins de l'Exili. Sortides culturals del Museu Història Girona

 

17/03/ Exposició “Camp dels Haras, 1939”

 

24/3 Exposició Évadés. Fotografies de Jacques Léonard

 

25/03 Jornada portes obertes I visita guiada gratuïta per a particulars

 

---Musée de l'exil : La Retirada à Perpignan : promesse non tenue !

 

La nouvelle de la création d'un musée de la Retirada à Perpignan sera peut-être annoncée avant les élections municipales...mais pour l'instant, rien ! Le projet, constitué à l'époque de J.P.Alduy et Marie Costa, directrice de la culture, repris actuellement par Eric Forcada, historien, commissaire d'expositions au musée de La Jonquera, surtout) est au point mort... Nous irons alors au musée de l'exil de l'aitre côté de la frontière...

Vérité en deçà, mensonge au-delà...????

 

JPB

***Réponse de la municipalité :

Ce n'est pas un musée

Les travaux sont en cours et le projet est validé depuis longtemps: cela a été discuté en conseil municipal. Le lieu sera inauguré en début d'année 2019 pour l'année anniversaire.

 

L'ancien couvent des Clarisses est un vaste lieu qui abritera un centre de documentation des Français de l'Algérie et le centre consacré à la Retirada.

Le responsable de ce projet pour la partie scientifique est Eric Forcada.

 

Selon Michel Sitja : "Nous avons trouvé de belles fresques dans l'ancienne chapelle qui ont nécessité une restauration importante. Le temps de solliciter et d'obtenir les aides de la DRAC… 

De fait, l'ancien couvent sera totalement restauré."

 

 

- - -RAPPEL de la polémique :

 

**Débat : pour/contre le Mémorial du Cercle algérianiste :

site "études coloniales" mercredi 1 février 2012

***Centre de documentation des Français d’Algérie - Daniel Lefeuvre

 

 

 Centre de documentation

du Cercle Algérianiste à Perpignan

Daniel LEFEUVRE

 

Le Centre de documentation des Français d’Algérie, inauguré le dimanche 29 janvier par M. Pujol, maire de Perpignan, M. Longuet, ministre de la Défense, Thierry Rolando et Suzy Simon-Nicaise, président et vice-présidente du Cercle algérianiste, fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une vive polémique.

Pour l’opposition socialiste et communiste au Conseil municipal de Perpignan, il s’agit d’une «faveur faite aux nostalgiques de l’Algérie française», selon les propos de Mme Jacqueline Amiel-Donat, responsable locale du Parti socialiste, ou d’un centre «offrant une vision unique de l’histoire à la gloire de la période française de l’Algérie» pour Michel Franquesa, secrétaire local du Parti communiste.
Pour preuve, ajoute ce dernier, «le fonds de ce centre dépourvu de comité scientifique est constitué des documents amassés par le Cercle algérianiste, organisation créée en 1973 pour "sauver (la) culture en péril" des Français d’Algérie.» (Déclarations rapportées par La Dépêche du Midi du 30 janvier 2012.)

Un collectif «Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée», (regroupant diverses organisations, notamment ATTAC, CGT, la LDH, le MRAP, le PCF), s’est élevé contre le financement, pour partie public, de ce centre et a appelé à manifester  «tous ceux qui veulent s’opposer aux mensonges sur les crimes du colonialisme français et à l’hystérie xénophobe et raciste.» (L’Humanité, 27 janvier 2012).

qu’est-ce qui justifierait l’opprobre autour de ce Centre ?

Au total, qu’est-ce qui justifie l’opprobre qui entoure ce Centre ? Passons sur l’accusation de xénophobie qu’absolument rien ne justifie. D’abord être le produit d’une association de rapatriés, le Cercle algérianiste, coupable de défendre une histoire falsifiée, positive, de l’Algérie durant la période coloniale. Deuxièmement, la constitution d’un ensemble documentaire à partir de dons privés provenant de rapatriés. Troisièmement, que des subventions publiques aient contribué à son financement.

 


vitrines d'exposition

 

Membre du Comité de pilotage du Centre, ces critiques appellent de ma part quelques remarques.

centre documentaire à vocation historique

En premier lieu, je ne vois pas pourquoi une association s’interdirait de créer un centre documentaire à vocation historique. De nombreux exemples existent :

- N’est-ce pas une fédération d’associations, loi de 1901, qui est à l’origine du Musée de la Résistance Nationale (Champigny). Pourtant, nul ne conteste son utilité à la fois historique et pédagogique, nul ne conteste le partenariat qui le lie, depuis 1985,  au ministère de l’Education nationale ?

- La Fondation pour la Mémoire de la Shoah n’est-elle pas également une fondation privée ? Sa dotation financière ne repose-t-elle pas sur la restitution par l’État et les établissements financiers français des fonds en déshérence, issus de la spoliation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Qui pourrait s’en offusquer ?

Faut-il faire grief au Cercle algérianiste de vouloir rassembler des documents offerts par des rapatriés ? Qui reproche à la CGT d’avoir créé un Institut CGT d’histoire sociale, conservant des «archives relatives aux activités confédérales et à celles des militants responsables de la CGT» ?

Quel historien refuserait de se rendre à l’OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste), organisme privé fondé par Guy Mollet, pour consulter les précieux fonds d’archives qu’il conserve, sous prétexte qu’il est lié au mouvement socialiste ? Faut-il bouder les archives de Saint-Gobain ou de Berliet, parce qu’elles sont propriétés d’organismes privés (de l’entreprise ou d’une fondation) ? On pourrait multiplier les exemples.

Quant à l’indignation sur la participation de financements publics au Centre de documentation, elle me paraît d’autant plus déplacée qu’elle émane pour une part d’organisations groupusculaires – comme le MRAP – bénéficiant de subventions publiques particulièrement généreuses qui constituent l’essentiel de leurs ressources.

Mais venons-en au fond de l’affaire.

 

la valeur des archives privées

Nul ne contestera, que les archives privées, complémentaires des archives publiques, constituent une  des sources essentielles de documentation historique. Au-delà de leur fonction mémorielle, elles sont indispensables à la connaissance et à l’écriture de l’histoire. Les services des Archives nationales consacrent, d’ailleurs, beaucoup de moyens humains et financiers  à les collecter, afin de les sauvegarder et de les mettre à disposition des chercheurs. Comment imaginer faire de l’histoire économique, sans les archives des entreprises ? Comment faire de l’histoire sociale en se privant des archives des associations, des partis, des militants ?

Le Cercle algérianiste entend recueillir, dans le centre de documentation de Perpignan,  les archives personnelles – de toute nature - de rapatriés. Pour ma part, je salue cette démarche et je m’en réjouis. Pourquoi ? D’abord parce qu’elle permet de sauver des archives qui, sans cela, seraient pour la plupart, définitivement perdues, détruites ou dispersées.

Dans leur grande majorité, les rapatriés d’Algérie nourrissent une méfiance née des blessures historiques des années 1960. Ils préfèrent, aujourd'hui, confier à un organisme associatif les documents qu'ils ont précieusement conservés plutôt que les confier aux services publics des archives. Tout comme le Centre de Documentation sur l’Histoire de l’Algérie (CDHA, Aix-en-Provence), le Cercle algérianiste leur offre un lieu de dépôt et de conservation auquel ils peuvent s’adresser en toute confiance. Ainsi les historiens disposeront-ils d’archives qui auraient été définitivement perdues autrement. C’est donc un service public qui est rendu, justifiant les subventions accordées.

 

il n’y a pas de «bonnes» et de «mauvaises» archives

Ces documents qui concernent la vie quotidienne des Français d’Algérie, en Algérie puis en métropole après leur exode, constituent une source d’information essentielle pour notre connaissance de cette histoire. Dictent-ils le contenu de cette histoire ? Evidemment non. Le Centre de documentation s’est engagé à mettre à disposition de tous les chercheurs les documents recueillis, laissant à leur responsabilité scientifique et morale, l’usage et l’interprétation qu’ils en feront. Autrement dit, à fonctionner sur les mêmes principes que les services publics des archives. Quelles garanties demander de plus ?

Pourquoi intenter un procès d’intention à ses fondateurs ? Il faut être prisonnier d’une conception très étriquée de l’histoire pour s’indigner d’une telle initiative, au lieu de s’en féliciter et de l’encourager. Ne devons-nous pas être comme les abeilles ? Toute fleur n’est-elle pas bonne à faire notre miel, où qu’elle se trouve ? J’ajouterai que, pour les historiens, il n’y a pas de «bonnes» et de «mauvaises» archives. Quant à moi, je préfère remercier les promoteurs de ce centre et me tenir à leur disposition pour contribuer à le faire vivre comme lieu de recherche sur l’histoire, mal connue – et trop souvent caricaturée –, des Français d’Algérie.

 

qu'est-ce qu'une "histoire franco-algérienne non falsifiée" ?

Enfin, que signifie cette revendication d’une «histoire franco-algérienne non falsifiée» de la part d’organisations et de personnalités qui  ont une conception hémiplégique de l’histoire, dénonçant à qui mieux mieux les «crimes» du colonialisme français, qui ont de l’histoire une conception procédurale, mais qui restent très discrets – c’est un euphémisme - sur les crimes et les massacres perpétrés par le FLN, dont ont été victimes des milliers d’Européens et des dizaines de milliers d’Algériens musulmans ?

Qui sont si peu prolixes – autre euphémisme - sur la politique de terreur du FLN, sur son recours massif aux enlèvements, à la torture et aux viols, pour imposer sa domination sur les populations algériennes et contraindre les Européens à quitter un pays qui les a vu naître.

Qui n’évoquent que du bout des lèvres le drame des harkis, victimes d’abord de la barbarie et de l’esprit de vengeance du FLN, qui ne leur pardonnait pas d’avoir combattu aux côtes de l’armée française, foulant aux pieds l’engagement souscrits lors des «accords» d’Evian, avant même que l’encre n’en soit séchée.

Qui vitupèrent l’ouverture d’un centre de documentation, mais font silence sur la fermeture des archives du FLN aux chercheurs ! Que ces donneurs de leçons, ces parangons de vertu, balaient donc devant leur porte !

 Daniel Lefeuvre

professeur d'histoire contemporaine
université Paris VIII

Les nostalgiques de la colonisation s’agitent

Roger Hillel - Lundi, 30 Janvier, 2012

Le Chant des Africains a conclu dimanche l’inauguration du centre de documentation
des Français d’Algérie.

En cette journée de dimanche 29 janvier, la pluie, le froid, et le vent se sont abattus sur Perpignan ainsi que le méritait l’affligeante inauguration du Centre de documentation des Français d’Algérie. Affligeants les discours que devaient prononcer d’abord Thierry Rolando, président national du Cercle algérianiste, une association qui regroupe des milliers de pieds-noirs perdus dans la nostalgie de l’Algérie d’avant l’indépendance, puis Jean-Marc Pujol, maire UMP de Perpignan et enfin Gérard Longuet, ministre d’État. Un personnage à qui colle toujours à la peau son passé de fondateur, en 1963, du mouvement d’extrême droite, Occident. Ce passé, il l’a habilement exhibé après s’être fait huer pour avoir cité le nom du général de Gaulle. Et puis, pour retourner, non sans succès, son auditoire en sa faveur, il a fustigé les «adeptes de la repentance», et flatté «cette formidable entreprise de la présence française en Algérie».

 Et pour ne pas être en reste, il a achevé son discours en entonnant le Chant des Africains, suivi par une salle exaltée et rugissante et conclu l’inauguration par: «Vive le souvenir de la France en Algérie.» Ce slogan faisait écho à celui de Thierry Rolando qui avait terminé sa harangue par ce cri: «Que vive l’Algérie qui fut la nôtre, l’Algérie française.» Il faut dire que ces deux personnages s’apprécient. Le premier n’avait-il pas la veille, au congrès national du Cercle algérianiste, salué «le parcours politique particulier» du second, ajoutant à son endroit pour s’en féliciter, qu’il avait été «le leader du mouvement Occident». Encadrée par ces deux allocutions, celle du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, se voulait larmoyante et pateline. Histoire de prouver son ouverture d’esprit, il avait parsemé son propos des mots: «Amour, vérité, justice, mémoire.»

 Des mots sirupeux qui ne sauraient estomper son hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc, l’un des fondateurs de l’OAS, fait Grand Croix de la Légion d’honneur, le 28novembre 2011, par le président de la République. Jean-Marc Pujol est familier des coups bas, sachant se faire ovationner en s’insurgeant contre «ces falsificateurs de l’histoire, ceux qui ont voulu faire croire aux lendemains qui chantent en fournissant le goulag en URSS». C’est sous de tels auspices qu’a été conçu le Centre de documentation des Français d’Algérie désigné dans le message de Nicolas Sarkozy lu par son ministre Gérard Longuet comme «le musée consacré au souvenir des Français d’Algérie». On ne saurait mieux définir ce centre qui ouvre ses portes dans un haut lieu historique de la ville, le couvent Sainte-Claire, qui fit office de prison jusqu’en 1989. Tout un symbole: une ancienne prison pour emprisonner l’histoire.

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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