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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 06:42
Sébastien MICHEL chante au Soler les textes de Michel SITJA : intimité et sincérité
Sébastien MICHEL chante au Soler les textes de Michel SITJA : intimité et sincérité

*Concert

Sébastien Michel chantera les textes de Michel Sitja

à la salle Martin Vivès - Le soler

 

 

Sébastien Michel : La Valse des non-dits Vendredi 4 mai 2018 à 19h Salle Martin Vivès à le Soler . Réservation : 04 68 92 10 12

 

- - -

Ces "non-dits" sont pourtant dits, chantés, offerts au public du Campo Santo de Perpignan -été 2017 - et du Soler, ce 4 mai 2018...

 

Il faut oser cette intimité, qui rime avec sincérité, cette déclaration d'amour pour l'homme qui porte votre chanson, ces paroles si personnelles, venues de loin, du fin fond du coeur et, désormais, appartenant à tous ceux qui viendront, qui écouteront... 

 

Mariage pour tous, chanson pour tous... Le bonheur, la tendre complicité, le duo sur scène et le couple en ville, on ressent cette vérité.

Lyrisme mis en musique par la douce mélodie et les volutes envoutantes du jazz.

 

Pourtant, après le rêve éveillé, une mélancolie filtre, peu à peu, avec la prise de conscience de la réalité : le temps que l'on compte, la mort qui est au bout du refrain... Ce temps, il faut savoir le vaincre, en sachant qu'il apporte sérénité, tolérance, recul de l'expérience.

Il a permis la connaissance de l'autre et de soi. La totale libération d'eux-mêmes.

 

J.P.Bonnel

 

 

 

* La valse des non-dits

 

Enlaçons nous pour une valse comme sur les bords de Marne en nos vingt ans,

Soyons choquant et langoureux, grisés, noyés par la musique, soyons amants.

Dis-moi oui, rien folie mensonges, les mots qui ne durent que l’espace à trois temps,

Ma tête tourne, tes yeux chavirent, cette Viennoise est unique.

 

C’est la valse des non-dits,

Tournez tournez rêves d’autres fois,

C’est la valse des non -its,

Laissons danser enfin les jours meilleurs.

 

Ma joue est sur ton épaule, tes lèvres dans mon cou, ta main presse mes reins, mon cœur affole mon pouls,

Griserie, folie douce, vole le temps, glissons encore, aimons nous, aimons nous encore.

 

C’est la valse des non-dits,

Tournez tournez rêves d’autrefois,

C’est la valse des non-dits,

Pour l’infinie splendeur d’un dernier amour.

 

Valse de l’ombre, nos pas s’accordent, nos corps s’unissent, nos âmes s’étreignent,

Tournent nos vies, nos yeux laissent des larmes briller en perles sur nos joues, sur nos joues.

 

C’est la valse des non-dits,

Tournez tournez rêves d’autrefois,

C’est la valse des non-dits,

Laissons danser les jours meilleurs.

 

Diamants qui reflètent enfin l’adieu aux armes, la multiple splendeur est enfin mise a nue,

Il est bien temps que nos démons laissent danser les jours meilleurs.

 

C’est la valse des non-dits,

Tournez diamants des autres fois,

C’est la valse des non-dits,

Laissons danser les jours meilleurs.

 

Au coin de tes lèvres déjà une ride me gonfle de tendresse et j’y pose mon doigt,

Augmente le tempo, soyons les étoiles filantes, pour que cette valse s’appelle enfin l’ardente.

 

 

**Toi ma fille

 

Je suis rentré ce soir dans ta chambre d’enfant

Tes peluches sont sans comprendre, les yeux écarquillés

Et j’ai posé ma main au creux des oreillers

Où ton père embrassait ton front le soir depuis tant de temps 

 

Tu as laissé trainer, c’était ton habitude

Un pull tout fripé, des souliers non cirés

Ton bureau d’écolière est vide, la solitude

Vient soudain me surprendre sur ton lit à pleurer 

 

Sur la table de nuit, tes bijoux de gosse

Que ce matin l’alliance à ton doigt a remplacée

Tes poupées et pantins colorés me paraissent sans force
 

Pour me parler de toi, nous qui sommes ton passé 

 

Tu as laissé trainer, c’était ton habitude

Un pull tout fripé, des souliers non cirés

Ton bureau d’écolière est vide, la solitude

Vient soudain me surprendre sur ton lit à pleurer 

 

Tu n’as rien emporté, tu es partie si vite

Belle, radieuse et blanche, envoyant des baisers
 

Nous voulions ton bonheur, sans savoir qu’il abrite
 

Pour nous un temps de vide que je dois maîtriser 

 

Tu as laissé trainer, c’était ton habitude

Un pull tout fripé, des souliers non cirés

Ton bureau d’écolière est vide, la solitude

Vient soudain me surprendre sur ton lit à pleurer 

 

Tes objets sont restés, encombrant l’étagère
 

Ce matin notre gamine en femme s’est changée
 

Le Mickey te regardait devenir étrangère

Qui d’un amour à l’autre son destin engageait 

 

Tu as laissé trainer, c’était ton habitude

Un pull tout fripé, des souliers non cirés

Ton bureau d’écolière est vide, la solitude

Vient soudain me surprendre sur ton lit à pleurer 

 

Mais parmi les photos, j’ai vu manquer ton visage
 

Où nous riions nous deux quand tu avais huit ans

Sur la page je lis, inscrit ce doux message

Avec ton stylo rouge, je vous aime vraiment.

 

 

*** Tu seras

 

Tu seras ma dernière histoire d’amour

Je suis si las des combats

Tu seras l’estuaire des derniers jours

Toutes mes vies vont vers toi.

Tu seras le crépuscule flamboyant,

Le soleil rouge qui se meurt.

 

Tu seras l’addition de tous mes printemps,

Feu d’artifice permanent.

Tu seras l’ultime halte du désert,

Où j’ai perdu tant de vies.

Tu seras la fin de mes illusions,

Où mes rêves deviennent certitudes.

Tu seras une source au goût si doux,

Selon ma soif de folie.

 

Tu seras le printemps qui éclôt,

Dans les pétales d’une rose.

Tu seras un frisson que je vis vraiment

Parce que dans l’avenir.

Tu seras la caravelle dans le vent,

Somptueuse par ta voix.

Tu seras cette obscure clarté qui tombe,

Pour éclairer l’avenir.

Tu seras les mots qui manquent aux émotions,

Pour exprimer l’émoi profond.

Tu seras rien et pourtant le tout de tout,

Car le seul point final.

 

Je nous regarde marcher vers la fin,

D’un amour fait d’absolu.

 

Parce que c’est toi.

 

 

** J’ai appris….

 

J’ai renoncé pour que vienne l’oubli
Planté du lierre pour cacher les fissures
versé des larmes pour que tombent sans pli
l’oubli, la paix, la pesante voilure

 

J’ai appris à apprendre
pour pouvoir respecter
j’ai appris à entendre
pour oublier de pleurer

 

Mensonges morts nés, déceptions de l’âge
Chutes sans fin, hivers que dans le cœur
Rides à mon front, vie en gaspillage
Vieillir lentement sans angoisse ni peur

 

J’ai appris à admettre
pour pouvoir accepter
J’ai appris à me soumettre
pour ne pas distinguer

 

Cris étouffés, tant de rictus sordides
Des sourires tus, orgueil pour tenir
ironie amère, regrets candides
Remords jugulé même de repentis

 

J’ai appris à regarder
pour pouvoir reposer mes yeux
J’ai appris à rêver
pour savoir dire adieu

 

Paroles des chansons (C) Michel SITJA

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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