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29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 10:24
Yves Dauge - Avec le maire de Perpignan et Romain Grau, ex 1er adjoint au budget - Avec M. Olivier Amiel à l'atelier d'urbanisme de Perpignan (C) Ouillade.
Yves Dauge - Avec le maire de Perpignan et Romain Grau, ex 1er adjoint au budget - Avec M. Olivier Amiel à l'atelier d'urbanisme de Perpignan (C) Ouillade.
Yves Dauge - Avec le maire de Perpignan et Romain Grau, ex 1er adjoint au budget - Avec M. Olivier Amiel à l'atelier d'urbanisme de Perpignan (C) Ouillade.
Yves Dauge - Avec le maire de Perpignan et Romain Grau, ex 1er adjoint au budget - Avec M. Olivier Amiel à l'atelier d'urbanisme de Perpignan (C) Ouillade.

Yves Dauge - Avec le maire de Perpignan et Romain Grau, ex 1er adjoint au budget - Avec M. Olivier Amiel à l'atelier d'urbanisme de Perpignan (C) Ouillade.

Ce qu'a dit réellement dit Yves Dauge, ancien sénateur et maire de Chinon, président d’honneur des Sites et cités remarquables, quand il est venu à Perpignan (12.9.2017) : sortir de l'immobilisme, révision du secteur sauvegardé, plus (au sens de "davantage" de démolitions...

 

Perpignan : « Si on ne modernise pas le secteur sauvegardé, le centre ancien mourra »

  • CENTRE HISTORIQUE. L’ancien sénateur Yves Dauge, expert en rénovation urbaine, a visité la ville
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  • C’est incontestablement une voix qui va compter dans le débat perpignano-perpignanais de rénovation du centre historique de la ville. Yves Dauge, ancien sénateur et maire de Chinon, président d’honneur des Sites et cités remarquables, était hier à Perpignan où il a rencontré le préfet Philippe Vignes et le maire Jean-Marc Pujol puis l’adjoint à la politique de la ville, Olivier Amiel, pour une discussion à l’atelier d’urbanisme. L’occasion d’évoquer les futurs projets de rénovation du centre ancien.
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  • En effet, la municipalité devrait se doter d’un nouveau plan de secteur sauvegardé permettant un travail de fond dans les quartiers majoritairement paupérisés où l’habitat est particulièrement dégradé. Si des associations locales s’opposent à une révision qui permettrait une démolition de plusieurs bâtiments* qu’empêche l’actuel plan de sauvegarde, Yves Dauge a prôné hier une vaste « modernisation » qui permettrait au centre ancien de retrouver de l’attrait. « J’ai vu trop de secteurs sauvegardés qui n’évoluaient pas. Or, si rien ne bouge, les centres anciens meurent avec un phénomène de ghettoïsation qui s’amplifie ».
  • « Transformations profondes »
  • Selon lui, les futures modifications urbanistiques doivent donc permettre aux habitants de revenir dans ce centre ancien. Cela passera par la dédensification, mais pas seulement. « Il faut des transformations profondes car les habitants veulent des logements plus spacieux, plus confortables avec de la lumière, des parkings proches, voire intégrés, avec la présence de commerce de proximité, d’espaces de détente et de jeux pour les enfants. Autant d’objectifs qui imposent de vraies opérations à l’échelle des îlots ou de rues entières avec, sans doute, plus de démolitions et de restructurations ».
  • « Avoir un projet global et refuser le coup par coup »
  • Conscient que le terme de démolition peut être anxiogène, à la fois pour les amoureux du patrimoine ancien, mais aussi pour les habitants les plus précaires qui craignent plus ou moins justement d’être chassés, l’ancien sénateur a appelé les acteurs locaux à faire preuve de pédagogie. « Il faut davantage parler de modernisation et d’actualisation plutôt que de démolition qui engendre des polémiques, mais tout en faisant comprendre que si on ne touche à rien, on perdra et ce sera un échec ».
  • Yves Dauge milite pour la création de maisons de projet dans les zones les plus difficiles socialement. « Il faut expliquer et dire ce que l’on va faire avec les habitants et pas agir dans leur dos. Il faut un projet global sans agir au coup par coup avec un opérateur identifié qui agît sous l’autorité du maire et avec le soutien de l’État. À ce moment-là, les possibles démolitions d’immeubles seront comprises et acceptées ».
  • La ville a dans ses projets la destruction de plusieurs immeubles pour dédensifier le quartier Saint-Jacques, mais aussi pour aérer urbanistiquement parlant la zone du campus Mailly et les alentours du musée Rigaud.
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  • © L'Indépendant - Julien Marion  Mis à jour le 12/09/2017 06:00

 

*commentaires : Chinon, la belle, au centre historique multiséculaire, en bonne part à l'abandon, avec ses demeures et immeubles des XVe-XVIe siècles inhabités et en ruine, en plein cœur de ville? Chinon, aux berges inaccessibles, parce que non aménagées ?

 

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Un livre  sur le secteur sauvegardé, par les élèves de l'école d'architecture de Montpellier, avec une préface du maire de Perpignan…diffusé gratuitement, financé par la ville…

M. J.Marc Pujol s'auto-congratule...

 

POLITIQUE

 

Perpignan : l’ancien sénateur Yves Dauge reçu à l’Atelier d’Urbanisme

 

Hier, lundi 11 septembre 2017, a eu lieu à l’Atelier d’urbanisme la rencontre avec Yves DAUGE, ancien sénateur expert en rénovation urbaine, le directeur de l’Ecole Supérieure d’architecture de Montpellier Alain DEREY et Jean-Luc LAURIOL, architecte et professeur, directeur de la session.

A cette occasion ils ont présenté accompagnés d’étudiants le travail sur le secteur sauvegardé de Perpignan qui a mobilisé deux ateliers en 2016.

A cette occasion les personnes présentes ont pu échanger avec Olivier AMIEL, adjoint au maire de Perpignan en charge de la Politique de la Ville, et Patrick BAUDU, président de l’Atelier notamment sur le centre ancien.

 

© Ouillade

 

- - -Le point de vue de  Didier Rykner (La Tribune de l'art)

 Les pelleteuses encore à l’œuvre dans le quartier Saint-Jacques de (...)

Les pelleteuses encore à l’œuvre dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan

vendredi 27 juillet 2018  

 

Les pelleteuses à l’action rue de l’Anguille dans le secteur sauvegardé de Perpignan, aujourd’hui 27 juillet 2018

 

Photo : Jean-Pierre Bonnel

Voir l´image dans sa page

 

En plein été, alors que de tous côtés des voix s’étaient élevées il y a un mois environ pour dénoncer le vandalisme à Perpignan (voir notre article), les pelleteuses sont aujourd’hui à nouveau à l’œuvre. La mairie s’est attaquée à un autre îlot, celui qui se trouve entre la rue de l’Anguille, la place du Puig, la rue Saint-François-de-Paule et la Traverse de l’Anguille. Soit sept maisons au total, parmi lesquelles une est classée sur le PSMV comme « à conserver ».

Mais, cette fois, la population locale s’est opposée aux destructions. Comme nous l’a confirmé Jean-Bernard Mathon, président de l’association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais (ASPAHR), en pointe dans ce combat : « Dans l’après-midi (16h) des habitants du quartier se sont rassemblés devant le chantier de démolition et il a été jugé sage d’interrompre la démolition. Une réunion avec l’adjoint à la politique de la ville a été convenue pour lundi. Mais la démolition a débuté ... J’ai alerté le préfet hier. Pour l’instant ça reste calme, mais les gitans - ils forment l’essentiel de la population du quartier Saint-Jacques - se sentent exclus des décisions. Je suis une des rares personnes étrangère à leur monde en laquelle ils font un peu confiance, mais il est difficile de freiner leurs ardeurs ». L’ASPAHR a par ailleurs publié un communiqué où elle demande l’arrêt immédiat de la démolition de cet îlot, un moratoire sur les démolitions dans le centre ancien et l’ouverture d’une véritable concertation avec les habitants et les association pour une vraie réhabilitation du bâti dégradé.

Il faut lire le blog de Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan, pour comprendre ce qui est en jeu ici. Il s’agit pour lui d’éliminer dans le secteur que l’on ose encore appeler « sauvegardé » « les verrues foncières qui empêchent son accessibilité, son développement harmonieux, son rendez-vous avec le futur » (sic). Ces verrues foncières, ce ne sont rien d’autres que des ensembles d’immeubles dont les fondations remontent parfois au Moyen-Âge et qui forment le parcellaire historique de Perpignan. Le maire ose écrire : « Qui pourrait douter, sincèrement, que la municipalité attache une grande importance à la Conservation, à la Protection et à la Valorisation de ce quartier remarquable qu’est Saint-Jacques ». Nous, Monsieur le Maire, et nous ne nous contentons pas d’en douter, nous l’affirmons. Votre municipalité est en train de raser l’histoire de votre ville. Qui n’est d’ailleurs pas votre ville car elle ne vous appartient pas. Quant à prétendre agir « dans le total respect des règlementations en vigueur » comme vous le faites, nous laisserons les lecteurs en juger.

Qui pourrait penser, devant un tel massacre urbanistique que la loi Elan, que s’apprête à voter définitivement l’Assemblée Nationale, ne va pas causer encore davantage de destructions, alors qu’il est déjà possible, sans aucune réaction du ministère - mais à quoi donc sert Françoise Nyssen ? -, de détruire des maisons considérées comme « à conserver » dans un PSMV toujours en vigueur ? Demain, ce sont tous les immeubles que le maire classerait insalubre ou en péril - autant dire la quasi-totalité du quartier Saint-Jacques - qui pourraient être démolis, en toute impunité et légalement.

Comment conclure sans répéter ce que nous avons déjà dit à plusieurs reprises : ce que nous avons connu sous Sarkozy et Hollande n’est rien à côté des menaces qui pèsent actuellement sur le patrimoine. La période de grâce que celui-ci a connu sous Valéry Giscard d’Estaing (qui a interrompu toutes les démolitions prévues par Georges Pompidou) et François Mitterrand (sous les septennats duquel le code du patrimoine a été renforcé) est bien loin de nous…

 Didier Rykner

 

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Dans Le MONDE :

 

Un plan national pour sauver les petites cités historiques

L’ancien sénateur PS Yves Dauge veut revitaliser les « oubliées » du territoire en misant notamment sur la culture.

LE MONDE | 15.03.2017 à 09h44 • Mis à jour le 17.03.2017 à 13h07 |

Par Florence Evin

 

Yves Dauge, ancien sénateur et maire de Chinon (Indre-et-Loire), fidèle parmi les fidèles du Parti socialiste, défenseur du patrimoine, est tout feu tout flammes quand il évoque l’intérêt suscité par son « Plan national en faveur des nouveaux espaces pro­tégés ». Dans ces « sites et cités ­remarquables », ces petites et moyennes villes, « grandes oubliées » du patrimoine, il entend ramener une vie sociale et économique, programme de revitalisation à l’appui.

« L’enjeu majeur, c’est l’aména­gement d’un territoire qui décroche totalement. Il faut un renversement des politiques, l’Etat est complice, les maires sont responsables, lance-t-il. On finance des pavillons en périphérie et des hypermarchés », quand les centres historiques se vident. Il y a urgence, car le sentiment d’abandon domine dans ces cités excentrées. Les candidats à l’élection présidentielle l’ont compris, qui réclament à Yves Dauge son rapport.« Ce n’est pas un document qui appartient à un parti, lance l’ancien sénateur. J’ai été approché par les entourages de Macron et de Fillon, qui voulaient mon dossier. Si Hamon et Mélenchon m’appellent, je le leur envoie. » Et d’ajouter : « J’ai entendu Marine Le Pen intervenir longuement, à Châteauroux, sur la situation de ces villes. C’est son électorat. »

 

A terme, sont concernées les villes de 4 000 à 50 000 habitants, soit 600 cités au patrimoine remarquable qui vont à vau-l’eau

Ce plan national est le résultat d’une mission confiée à Yves Dauge le 15 avril 2016, par Manuel Valls, et remis, en septembre 2016, à Bernard Cazeneuve. Le 22 décembre 2016, le premier ministre transmettait le rapport Dauge aux préfets de trois régions pilotes – Stéphane Fratacci pour le Grand Est, Pascal Mailhos pour l’Occitanie et Nacer Meddah pour le Centre-Val de Loire. Dans son courrier, il leur demande « de lancer de manière opérationnelle les propositions qu’il [le plan] préconise et l’expérimentation...

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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