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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 08:02
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -
Vous êtes Rifle ou téléthon ? - Javier CERCAS : Prix MALRAUX - Jean IGLESIS - Expos : Marc Gourmelon, Dominique Bertrand -

Téléthon

 

Chaque jour est un marathon

Où, seul dans ta chaise roulante,

Tu regardes fuir les moutons

Dans le pré bleu que tu inventes.

Tu sais qu'il avance à tâtons,

Le Téléthon.

 

Tu parles sur le même ton

De princesses que tu enchantes,

Sans crainte du qu'en-dira-t-on

Des elfes qui, dans les soupentes,

Surveillent le long feuilleton

Du Téléthon.

 

Tous les musiciens du canton,

Livrés à leurs fêtes galantes,

Dans leurs flûteaux, leurs mirlitons,

Soufflent aux lendemains qui chantent :

"Mais quand donc le gagnera-t-on,

Le Téléthon?"

 

Les danseuses, de leurs petons,

T'offrent une ronde incessante,

Des roses plantées en boutons

Dans leur chevelure enivrante,

Leurs rires dans le peloton

Du Téléthon.

 

Jean Iglesis

Du 30 novembre au 5 janvier 2019

 

nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition photographique de  :

Marc GOURMELON

 

« Αἰαία »

Vernissage, le vendredi 30 novembre à partir de 18 h.

Quelques œuvres sont déjà visibles sur le site de la galerie : 

http://www.odileoms.com

http://www.odileoms.com/marc-gourmelon1.php

 

ΟΔΥΣΣΕΙΑΣ

Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ

πλάγχθη, ἐπεὶ Τροίης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσε· 

πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,

πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,

ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων. 

 

C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il faut me dire, Celui qui tant erra quand de Troade, il eut pillé la ville sainte, 

Celui qui visita les cités de tant d’hommes et connut leur esprit, 

Celui qui, sur les mers, passa par tant d’angoisses, en luttant pour survivre et ramener ses gens. 

 

Traduction de Victor Bérard

 

           O Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif : celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra, 

voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages, souffrant beaucoup d’angoisses 

dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins […]

 

Traduction de Philippe Jaccottet 

 

A propos de la photographie de Marc Gourmelon

 

Marc Gourmelon nous présente des petits riens avec sérieux, humilité, voire opiniâtreté. 

Ses images de choses délaissées et abandonnées interrogent sur leur raison d’exister en tant que sujets, et renvoient le spectateur à l’intention du photographe et à la valeur qu’il entend donner aux choses.

Le centrage forcené du sujet nous dit avec véhémence où guetter l’apparition de la valeur : l’image devient épiphanique. Nous sommes convoqués à assister à l’apparition de la valeur, obligés de fixer des yeux l’endroit où cette apparition doit se produire.

 

Marc Gourmelon montre un goût bienveillant pour la personnalité hirsute des choses et leur précarité : il témoigne de la volonté d’être des choses malgré tout, présence forcenée malgré le vide, rêve malgré la pauvreté, construction malgré le chaos, volonté malgré l’impuissance, vie malgré la mort, joie malgré la tristesse, possibilité d’amour malgré le délabrement des corps, étonnement de l’apparition, voire étonnement mis en scène du fait qu’on puisse soi-même y donner de l’importance : je trouve cela beau quoiqu’il n’y ait rien.

 

La réalité peut à chaque instant se dévoiler non pas en tant qu’autre Monde mais en tant que densification du Monde présent. Le sens des images de Marc Gourmelon touche donc plus l’attitude de celui qui regarde que la chose montrée. On trouve, au-delà du procédé classique des oppositions (il y a quelque chose là, et rien autour), un vocabulaire qui invoque des traces (il y a eu quelque chose là et rien autour), la confusion (où y a-t-il vraiment ?), l’utilisation d’écrans (il y a cette chose mais ce n’est pas pour moi), le relevé d’une complicité des matières et des formes (il y a à voir au-delà de l’usage des choses) voire carrément l’impossibilité finale de tout sens, quand on ne peut plus présenter que l’évidence, (le ciel bleu ou le ciel étoilé ne disent ainsi que l’émerveillement de leur apparition : IL Y A).

 

On reste ainsi longtemps silencieux et troublé devant les images de Marc Gourmelon : on observe ces chemins qui ne mènent nulle part, mais d’où quelqu’un viendra peut-être. On s’émerveille de la présence du moment. On sent en soi une réticence absolue à devoir s’en aller. On est là devant chaque image, figé, les deux pieds au sol, immobile et dans la stupeur.

 

Henri Peyre - Extrait

 

 

___ *exposition à Collioure

 

Exposition de Dominique BERTRAND 

 

expo de peintures abstraites et figuratives au restaurant l'Atelier 66 du Casino de Collioure à l'espace économique.Tableaux sur la nature, les natures: ex.:les "lagunes" au levant et au couchant, la nature humaine avec "l'amitié"et la nature animale avec "chevaux dans les vagues"...Facture contemporaine, couleurs franches , douceur et luminosité caractérisent cette exposition permanente. Entrée libre à partir de 10H. Contact 06 Bienvenue! 

 

Vous pouvez voir mon site http://www.dominiquebertrand.com 

 

dominique.bertrand11@sfr.fr

 

Pour sa première édition, le Prix André Malraux 2018 a été décerné, au titre du roman engagé, à l’écrivain espagnol Javier Cercas pour « Le monarque des ombres » aux éditions Actes Sud, traduit par Aleksandar Grujicic et Karine Louesdon. Et, dans la catégorie « Essai sur l’art », à Georges Roque pour « Quand la lumière devient couleur » aux éditions Gallimard.

 

Le jury tient également à adresser à Roberto Saviano, finaliste du Prix André Malraux, un salut fraternel de soutien pour les différents combats qu’il mène avec courage et qui forcent notre admiration. À la lumière des engagements d’André Malraux dans les années 1930 en France et en Espagne au service de la Condition Humaine, il est notre Espoir

 

Enfin, le jury se souvient de Florence Malraux, décédée le 31 octobre dernier, de son extrême délicatesse, de son attention fidèle et de sa générosité de cœur indéfectible. La remise du Prix aura lieu le jeudi 20 décembre. Plus de détails seront donnés ultérieurement. 

 

La création du prix littéraire André Malraux est une manière de perpétuer la mémoire de cet immense écrivain dont l’œuvre reste une source de lumière, de fulgurances et d’engagements. Avec André Malraux, ce sont les valeurs d’engagement et de création artistique qui sont au rendez-vous de la Condition humaine. 

 

 

En racontant le parcours de son grand-oncle, mort à dix-neuf ans, après s’être engagé dans la phalange au côté de l’armée franquiste, Javier Cercas a décidé de regarder en face le passé de son pays et de le questionner jusque dans sa propre famille et dans sa propre conscience. Homme de lettres qui a produit toute sa vie une réflexion poussée sur la littérature, Javier Cercas nous rappelle combien l’exploration des ombres reste une démarche nécessaire pour un intellectuel engagé. Cette démarche résonne avec l’engagement d’André Malraux dans la guerre d’Espagne

 

Le Monarque des ombres

JAVIER CERCAS

 

Un jeune homme pur et courageux, mort au combat pour une cause mauvaise (la lutte du franquisme contre la République espagnole), peut-il devenir, quoique s’en défende l’auteur, le héros du livre qu’il doit écrire ? Manuel Mena a dix-neuf ans quand il est mortellement atteint, en 1938, en pleine bataille, sur les rives de l’Èbre. Le vaillant sous-lieutenant, par son sacrifice, fera désormais figure de martyr au sein de la famille maternelle de Cercas et dans le village d’Estrémadure où il a grandi. La mémoire familiale honore et transmet son souvenir alors que surviennent des temps plus démocratiques, où la gloire et la honte changent de camp. Demeure cette parenté profondément encombrante, dans la conscience de l’écrivain : ce tout jeune aïeul phalangiste dont la fin est digne de celle d’Achille, chantée par Homère – mais Achille dans l’Odyssée se lamentera de n’être plus que le “monarque des ombres” et enviera Ulysse d’avoir sagement regagné ses pénates.
Que fut vraiment la vie de Manuel Mena, quelles furent ses convictions, ses illusions, comment en rendre compte, retrouver des témoins, interroger ce destin et cette époque en toute probité, les raconter sans franchir la frontière qui sépare la vérité de la fiction ?
L’immense écrivain qu’est Javier Cercas aronte ici ses propres résistances pour mettre au jour l’existence du héros fourvoyé, cet ange maudit et souverain dont il n’a cessé, dans toute son œuvre, de défier la présence     

 

·                                  

GEORGES ROQUE

 

En proposant une réflexion originale sur la couleur et la lumière, Georges Roque, philosophe et historien d’art, questionne leurs rapports complexes sous le prisme de l’histoire des grands peintres coloristes comme Turner, Manet, Renoir, Monet, Cézanne, Seurat, Van Gogh, Redon, Mondrian, Matisse et Bonnard et la fascination de ces derniers pour la lumière. Par ses différents parallèles, cette réflexion singulière fait écho aux Voix du Silence d’André Malraux. 

Quand la lumière devient couleur

Collection Art et Artistes, Gallimard

Parution : 12-04-2018

Cet ouvrage a pour objet les rapports entre couleur et lumière, principalement en histoire de l'art. Ces rapports complexes n'avaient pas encore été étudiés sous l'angle retenu : la dépendance de la couleur à l'égard de la lumière, puis son difficile affranchissement. Comme la plupart des traités artistiques depuis la Renaissance font dépendre la couleur de la lumière, il s'agit d'aller à l'encontre de cette vieille tradition. 
D'abord interroger les rapports entre les deux premiers parmi les trois critères qui définissent d'ordinaire une couleur donnée (teinte, clarté et saturation). Puis questionner l'opposition classique faite entre le Nord qui serait coloré et le Sud lumineux, une distribution datant de l'époque des Lumières et qui en viendra à s'inverser dans la seconde moitié du XIXe siècle, à partir du moment où certains artistes (Gauguin, Van Gogh) transformeront l'intensité lumineuse en intensité chromatique. 
Enfin réfuter cette idée selon laquelle l'aventure de la couleur dans l'art moderne à partir de l'impressionnisme aurait consisté à se focaliser sur les couleurs «spectrales» en éliminant le noir, alors que cette aventure a eu lieu grâce à la prise en compte du noir, et du blanc, et non par son rejet, d'abord au XIXe siècle, puis chez les plus grands coloristes du XXe siècle.

 

 

 

- - -DU BARCARÈS AUX ARDENNES

Correspondance entre un engagé volontaire et sa fiancée durant la "drôle de guerre" - (juillet 1939-décembre 1940)

 

Didier Michon

Cette correspondance n'est pas seulement l'échange amoureux d'un couple naissant, Robert et Arlette, mais aussi un témoignage de leur vie durant cette période que l'on a appelé la « drôle de guerre ». En juillet 1939, Robert s'engage dans le 21e Régiment de Marche des Volontaires Étrangers. Sa fiancée est alors infirmière à l'hôpital Claude-Bernard à Paris. Leur correspondance quotidienne donne un aperçu de la vie au camp du Barcarès, puis sur la ligne de front (il sera l'un des cinq rescapés de sa compagnie), et enfin en zone non occupée, ainsi que de la vie en province durant cette période lourde de menaces et de dangers.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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