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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 09:03
Michel Pinell (photo JPB) - Avec J.Quéralt, lors d'un hommage à De Fossa (C) JPB -
Michel Pinell (photo JPB) - Avec J.Quéralt, lors d'un hommage à De Fossa (C) JPB -
Michel Pinell (photo JPB) - Avec J.Quéralt, lors d'un hommage à De Fossa (C) JPB -

Michel Pinell (photo JPB) - Avec J.Quéralt, lors d'un hommage à De Fossa (C) JPB -

Perpignan 2020 : le maire fait le Louis d'ALIOT - Culture en danger : le départ de Michel Pinell, adjoint 

 

L'adjoint à la culture a démissionné : j'avais annoncé ce départ, dans "un poisson d'avril" très lu, et qu'il avait peu apprécié (ci-dessous). Un texte méchant contre cet homme pour qui j'éprouve une certaine tendresse...

 

Il a pourtant tenu 5 ans, malgré les couleuvres avalées et les coups portés au patrimoine culturel de la ville : les Beaux-Arts, la Centre d'art contemporain menacé, les destructions à St-Jacques, lui qui habita longtemps ce quartier... Il estimait le maire et a laissé faire une machine qui broie le centre-ville, comme une sorte de folie de laquelle il faudra bien sortir un jour... Avec qui ? Michel Pinell croit à présent en Romain Grau...

 

Il ne faudrait pas que la ville soit encore plus violée par un Aliot qui estime que la culture, c'st d'abord les traditions...

 

En effet, le maire semble aveuglé par son ambition de bouleverser la ville en créant la faculté de droit, en détruisant la mémoire et le secteur sauvegardé : méprisant une population qui le lâche de jour en jour, il se qualifie de seul "rempart" contre le candidat extrémiste, alors que c'est lui, le maire, qui fait le lit d'Aliot... 

 

Il reste un an avant la catastrophe annoncée. Les travaux continuent. Le théâtre municipal est dévasté. Les citoyens vont avoir une adjointe à la culture obéissante et conformiste. Elle arrive, elle était là, depuis longtemps, silencieuse. Et nous, nous partons...

C'est la culture, surtout, qui fout le camp...

JPB

 

 

LES 100 JOURS DE MICHEL PINELL À LA CULTURE (2) ACTION ET MÉDIATION À PERPIGNAN

 

 

Hier, la première partie de l'entretien avec le nouvel adjoint à la culture a été bien lue sur mon blog;, malgré les réactions à "l'affaire Lola" (ouf, je n'avais rien écrit sur ce fait divers créé de toutes pièces…)

Bien sûr, au-sujet de Michel Pinell, des critiques se firent jour : conception populiste de la culture, mégalomanie (il prend tous les domaines culturels à la mairie : avec la démission du directeur de la culture, il faudra un peu partager le gâteau…), autoritarisme…comment un banquier peut s'intéresser à la culture, il ne connaît que l'art contemporain…

 

 

M. Pinell aura tout loisir pour répondre; c'est surtout son action et ses réalisations qui plaideront pour lui.

 

Pour l'instant, il travaille avec le comité territorial d'éducation, avec la Drac (Direction régionale de l'action culturelle), rétablissant les relations entre la DRAC et le Ministère; il lance des APU (appel à projet unique) et veut que les expositions ou les événements culturels soient préparés six mois à l'avance, afin d'informer les publics, de faire participer les scolaires, d'expliquer les "installations" déroutantes ou difficiles, ce qui n'a pas été fait, jusqu'à prédent, au Centre d'Art Contemporain. 

 

Il s'agit ainsi de bien préparer la prochaine expo du CAC sur la "valise mexicaine", autour des photos de Capa : la pédagogie ne peut qu'aider l'art et la culture ! Le 20 septembre, le vernissage de l'exposition se fera en présence de tous les écrivains qui seront primés par le Centre méditerranéen de littérature, afin d'établir des "ponts" entre tous les domaines culturels.

 

J'ai parlé hier du travail sur le terrain qui a commencé : poser des pierres, ouvrir des espaces dans les quartiers, à Cassanyes, en particulier, pour des actions durables, à demeure. 

 

Autre exemple, avec les préoccupations des commerçants qui préfèrent que la culture et l'animation se déroulent en centre-ville ; pour Michel Pinell, il faut les deux : action périphérique, aux Minimes, au figuier et centrale, place Gambetta, avec "Perpignan sur scènes", offrant des spectacles gratuits, de qualité, créés par des artistes locaux.  

 

En ce moment, la municipalité, après les soirées plus "élitistes" des Estivales, propose des actions culturelles "populaires" : les concours de fresques, de graffitis avec le street art du MOS, du FIT (à la Casa Musicale et aux Minimes) et l'expo de dessins de Berberian au Castillet. 

 

Dans l'immédiat, Michel Pinell travaille à la réorganisation des services (les bureaux seront regroupés rue Rabelais, dans le bâtiment laissé par l'Evêché); il y a des urgences : rétablir les liens entre le FILAF et la ville; Michel a été très présent à ce festival du film et du livre d'art… Mais il tient à ce que tous, animateurs, associations, gens du spectacle vivant, agissent dans la plus grande liberté. il demande cette liberté de mouvement pour lui-même : le maire ne lui demande pas (pour l'instant) des comptes; Michel voit peu J.M.Pujol: il n'est pas de ces courtisans qui le flattent à tout moment…

 

La rénovation du musée H.Rigaud (pour un coûte 8 millions d'euros) : dès le 15 septembre, deux salles du rez-de-chaussée seront ouvertes au public, montrant des reproductions des oeuvres majeures du musée des Beaux-Arts et surtout une vidéo permettant de visualiser les travaux (le work en progress), le projet scientifique, architectural et les maquettes (gratuité durant la durée des travaux- à noter que le CAC sera payant, des expos plus accessibles et motivantes permettant de faire venir le public).

 

En outre, le budget de la culture étant consacré au spectacle vivant, il s'agit d'opérer un transfert vers les arts plastiques, la peinture et la photo.  "Cependant, il faut faire des économies dans tous les domaines…On peut avoir un autre modèle économique…", suggère l'adjoint à l'action et à la médiation culturelles.

 

En tout cas, il tient à ce qu'un budget précis soit dévolu à la médiation, aux acteurs locaux : en témoigne l'opération "Perpignan en scènes".

 

Quant à L'Archipel, c'est une EPCC, il est autonome et c'est le directeur artistique, M. Reixat, qui choisit le programme et décide d'éventuelles "créations". Quant au poste de directeur administratif occupé par J.Paul Alduy -M.Pinell est vise-président), je corrige ma mauvaise source d'information : il ne touche aucun salaire !

 

Enfin, je fais part à Michel P. de mes préoccupations : l'image, et le slogan, de "Perpignan la Catalane" est-il toujours d'actualité ?  L'idée de "catalanité" n'est-elle pas réductrice ? La ville ne doit--elle pas s'ouvre sur la Méditerranée et l'Europe..? 

 

"Le problème de l'identité n'a pas encore été évoqué; pour l'instant, on pratique une communication culturelle avec la population (mails, affiches); J.Marc Pujol veut que Perpignan devienne une "destination"; une agence de développement est créée dans ce sens."

 

Je lui dis que, à mon avis, le rôle du délégué à la culture est de changer le visage de la ville et d'abord de réconcilier les citoyens avec leur ville, leur quartier (après les élections qui ont vu la poussée de l'extrémisme, en raison de l'indifférence et de l'absentéisme de la population) : Michel P. est d'accord avec cette idée de "réconciliation", d'où son action de médiation. Il veut qu'un nombre plus important de citoyens soient bien dans leur environnement urbain; il va mettre en chantier des groupes de réflexions, sur le livre, par exemple, avec des libraires, écrivains; il va être très attentif (avec l'aide de M.Saez, directeur de la médiathèque) au problème de la lecture, "qui n'est pas une pratique culturelle comme les autres"…

 

On souhaite beaucoup de réussite au responsable de la culture, qui nous tiendra, on l'espère, de façon régulière, de l'avancée de ses projets…

 

- - - -

 

 

20 NOVEMBRE 2014

CULTURE À PERPIGNAN : LA VÉRITÉ DE MICHEL PINELL, DÉLÉGUÉ À LA CULTURE ET À LA MÉDIATION CULTURELLE

 

     Michel Pinell, silencieux depuis des mois (il veut qu'on lui laisse du temps pour agir, mais nous sommes pressés, voulons tout, tout de suite, merdeux enfants de 68…), est sorti du bois et de ses bureaux rabelaisiens… Il a eu raison, il faut s'expliquer, sans polémiquer, et accepter la critique, même si elle est parfois méchante et injuste...

 

   Et c'est avec bonheur car l'adjoint cultureux, qui a la passion de l'art contemporain, apporte de bonnes nouvelles. Surtout -et c'est le rôle de la culture dans une municipalité- il vient assurer de la cohérence dans une équipe municipale à l'action bien floue et peu fidèle à ses promesses électorale… Michel Pinell dessine désormais l'ossature du projet global de Perpignan : devenir une destination culturelle et touristique reconnue (même si je suis sceptique sur la possibilité de concrétiser cette démarche louable, la mairie manquant de financement pour une offre culturelle inédite, séductrice, et la perspective d'un arrêt du TGV à Perpi étant désormais nulle…)

 

   En effet, dans son entretien de l'Indépendant daté du 19 novembre, pressé par les questions judicieuses de Julien Marion, M.Pinell s'explique sur les infrastructures culturelles (Archipel, Théâtre municipal, Musée des Beaux-Arts, Ecole des B.A. ) : le but est de faire des économies (Archipel : moins de représentations, mais il faudrait aussi parler des salaires d'un personnel pléthorique -  Ecole des BA prise en charge par l'université) et surtout d'ouvrir les salles municipales à toutes les troupes des quartiers : leur permettre de créer et de jouer dans une salle prestigieuse dotée de tous les moyens techniques.

 

   On ne peut qu'être d'accord avec ce voeu, mais on revient là au fameux "Archipel des théâtres" voulu naguère par JP. Alduy, dirigé un temps par Jacques Viñas, et qui fut enterré…On est donc là encore sceptique, mais la volonté de M.Pinell est à respecter ! 

 

   Car il montre le chemin ! C'est le bon sens, près de chez vous ! Cependant il ne faut pas user de l'ancien slogan d'une banque, rivale de celle du délégué à la culture, directeur d'un fameuse succursale BP… 

 

   C'est d'ailleurs ce qu'on lui reproche le plus souvent au banquier (à droite, surtout, chez ceux qui devraient être ses soutiens politiques, et mes articles parfois méchants ne sont que pure urine de chamois par rapport à la bave venimeuse de leurs jugements ..!) : de servir ses intérêts que la culture, alors que notre ami est linge candide et probité, j'en suis garant !!!

 

   Oui, Michel Pinell est populaire dans l'âme et la génétique, issu de Saint-Jacques, il envisage une culture "populaire" pour Perpignan (Tiens, beau slogan : "Perpi la pop" !); il emploie d'ailleurs le qualificatif :

   "On est dans une culture populaire" et je le saits sincère quand il veut irriguer les quartiers - c'est son expression - et demander à tous les acteurs culturels, et d'abord à ceux qui sont aidés par la ville, d'aborder aux rives de la périphérie urbaine, auprès des HLM et espaces gangrénés par la pauvreté, la délinquance ou la propagande religieuse. 

 

    La cohérence est là. La route est tracée. Espérons que M. Pinell sera suivi par le maire, ses amis politiques, et par le directeur de cabinet de J.Marc Pujol, M.Sitja le grand marionnettiste, décideur, architecte, manipulateur politique, qui est sans doute le vrai maire de Perpignan…

 

JPBonnel 

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1 AVRIL 2016

PERPIGNAN : L'ADJOINT À LA CULTURE DÉMISSIONNE - MICHEL PINELL SE CONFIE AU BLOGABONNEL

 

Je jette l'éponge !

 

La culture à Perpignan c'est pas que le street art ! Or, avec ce Sitja (Michel, directeur du cabinet du maire- Note du blogueur) on ne voit que ça sur les murs de la ville : du SLIP ART ! ça suffit ! Je l'ai pourtant toujours aidé, le Sitja, populairement parlant, moi l'ex-directeur de banque...

 

 

Et basta des destructions du patrimoine : le Presbytère, je l'aimais bien, avec ses galets, ses briques et ses cayroux... Et la fresque que j'avais commandée pour le mur de la médiathèque : pour y installer des locaux d'étudiants...Une idée du Front national, quelle honte !

 

J'avais le projet d'une vaste rétrospective Jean Capdeville : on me colle Cosme-Estève ! "C'est un grand peintre." (cf. Catalogue de l'expo au CAC W.Benjamin)…sans doute, mais Cap..!!!

 

Et puis ce Centre d'art contemporain, je voulais le faire vivre dans l'esprit du philosophe W. Benjamin ! Mais avec cet inculte de J.M.Pujol, pas question de parler d'AURA, de reproductibilité de l'oeuvre d'art, d'allégorie, de fantasmagorie, de Perpignan, capitale du XIXème siècle… Et puis, Walter, c'est un juif, qu'il pense le maire, alors…qu'ils se débrouillent entre eux, je leur ai autorisé une synagogue en plein centre, près du Théâtre, alors…

 

Quant à l'Ecole d'art, j'ai tout fait pour la maintenir : interventions auprès du ministère, de la Région, de l'Université…Ce Llorente, président arriviste de la fax, il a récupéré le projet en créant une section art, com et tourisme, il est prêt à tout pour se faire mousser…

 

Alors, la culture, je veux pas qu'elle se résume aux "jeudis", à la Procession de cette nullasse de Cabanas se, qui ne connaît que le patrimoine religieux ! Moi, le laïc, je suis trahi : que des grenouilles et magouilles de bénitiers !

 

Je me casse ! Pas au Maroc pour y placer mes billes, mais dans mon appart artiste où je vais contempler Capdeville, for ever…

Mal de cap, c'est sûr…

 

M.P.

(textes repris dans deux recueils "politiques" de JPB : 365 jours avec JM.Pujol et : Perpignan, une ville en sursis.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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