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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 10:19
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)

A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)

A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) -

 

YZA DAMBRESSAC, polar au Boulou (demain),

 

et ... Le Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel) voir le blogabonnel...

 

Pour présenter le dernier livre d'Hélène LEGRAIS, j'ai choisi ce beau compte-rendu, lu sur les réseaux sociaux (et néanmoins culturels, parfois...) :

 

Le Front dans l’azur

par

 

Hélène Legrais, éditions Calmann-Lévy

 

 

C’est une page d’histoire peu connue du grand public que révèle Hélène Legrais dans son récent roman.L’été 1936, en Catalogne, vont se dérouler les Olympiades populaires antifascistes organisées en réaction aux Jeux Olympiques de l’Allemagne nazie à Berlin.Les compétiteurs viennent du monde entier et se retrouvent sur cette terre ensoleillée pour prouver aux fascistes d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne que la jeunesse est capable de refuser la dictature et surtout croit en la fraternité.

 

L’auteure braque les projecteurs bien évidemment sur la délégation française. Madeleine est une héroïne fictive, élève-infirmière à la Salpêtrière à Paris, elle est entourée d’autres héroïnes fictives, dont Odette que l’on va retrouver à l’hôpital, victime d’une balle perdue puisque Franco, le petit rondouillard redoutable va organiser un coup d’État et envoyer ses troupes. Mais ce qui est passionnant dans ces pages, c’est la fougue de cette jeunesse, c’est l’audace, à juste titre de l’auteure, qui mêle des personnages historiques Carmen Crespo, Martina Genesta, Gerda Taro et Élisabeth Eidenbenz (elle leur avait déjà consacré un ouvrage Les Enfants d’Élisabeth).

 

Ce qu’on découvre aussi, c’est l’histoire de Maria et Giuseppe, librement inspirée de celles des grands-parents de Bruno Caliciuri... Qui est Cali, l’artiste et le chanteur qui a donné la permission à l’auteure...

Ceci fait que l’on plonge dans ce roman historique avec bonheur, même si le sujet évoqué est grave. La vie palpite. Une fougueuse jeunesse veut encore croire en la jeune République espagnole. On y voit de jeunes allemands pas nazis qui ont fui le Herr Hitler qui ont déjà été jetés en prison à Leipzig pour avoir osé défier les règles du moustachu. 

Madeleine et ses copines offrent en cette terre de Catalogne la vision de Paris admirée dans le monde entier. Brecht est passé à Paris, a croisé Aragon.

Et il y a cette nuit terrible où l’on tire, on tue. Les matelas mis aux fenêtres pour se protéger. Les jeux qui seront annulés et ces jeunes qui choisissent de ne pas repartir dans leur pays d’origine, de rester là, de prendre les armes, comme Aleix et de lutter pour la liberté au nom de la fraternité. 

 

Madeleine a choisi, sans doute par amour pour lui : "Les bouffées d’air lourd venant de la mer ne parvenaient pas à rafraîchir la chambre. Ici, septembre, c’était encore le plein été. Sur l’oreiller sa nuque était mouillée et ses cheveux collaient à sa peau. Sa tête était si lourde. Toutes ces pensées qui l’agitaient, l’assiégeaient sans lui laisser de répit, brouillaient son esprit. Le Fou restait en embuscade à Burgos. F pour Franco. Et le Cavalier de l’Apocalypse se lançait à l’assaut de tout... (...) Plusieurs milliers de civils, partisans de la République avaient été fusillés."

 

C’est un bel hommage rendu aux femmes qui osent garder le Front dans l’azur. Bravo !

 

© "Lili au fil des pages" pour cette critique du nouveau roman d'Hélène LEGRAIS

21 OCTOBRE 2019

« L’HISTOIRE OUBLIÉE DE LA CASA XANXO » PAR SYLVAIN CHEVAUCHÉ

Histoire

Sylvain Chevauché et Jean-Pierre Bonnel à la Casa Xanxo

Sylvain Chevauché et Jean-Pierre Bonnel à la Casa Xanxo

Sylvain Chevauché vient de publier un ouvrage indispensable à tout Perpignanais qui se respecte : L’histoire oubliée de la Casa Xanxo. Une demeure patricienne catalane à l’époque moderne (Perpignan, éd. Trabucaires).

Archiviste paléographe (Ecole des Chartes) et doctorant en histoire contemporaine à l’université Paris 8, S. Chevauché a présenté son ouvrage samedi 21 septembre lors des Journées européennes du patrimoine, dans le cadre de la saison littéraire du Centre Méditerranéen de Littérature. Nombreux furent les visiteurs à venir entendre cette intervention en présence du CML et bien sûr de l’éditrice.

 

Extrait : « Par son unité architecturale, son ensemble d’éléments sculptés, sa majesté, la demeure connue sous le nom de Casa Xanxo (ou Maison de la Main de Fer)  est, sans nul doute, le joyau du patrimoine civil de Perpignan. Toutefois, comme beaucoup d’autres hôtels historiques de la ville, son histoire est très mouvementée et profondément méconnue. Le panorama sommaire que nous proposons ici présente, pour la première fois, la suite ininterrompue des propriétaires et des occupants, les mutations brusques et violentes (confiscations, mise en vente aux enchères), les aménagements et transformations du bâti depuis la période des Lumières jusqu’à aujourd’hui. Par-delà ses murs immobiles et au travers de ses habitants, la Casa Xanxo nous raconte l’histoire sociale et politique de ce territoire catalan envié, disputé, conquis ».

 

Bref, un bel ouvrage illustré à s’offrir ou à offrir dès maintenant, et au moins à Noël !

Clarisse Réquéna

AC66

Le partage de la Catalogne - Histoire rocambolesque du Traité des Pyrénées 1658-1660

 

Michel Bougain, Annie Bougain

 

C'est à partir d'archives inédites de Simancas (Espagne) très longtemps difficiles d'accès aux historiens, à l'étude approfondie de la correspondance...

 

C'est à partir d'archives inédites de Simancas (Espagne) très longtemps difficiles d'accès aux historiens, à l'étude approfondie de la correspondance de Mazarin (France) publiée fin XIXe, à la réapparition et publication en 2010 d'un "journal" rédigé par un agent de Mazarin (Atto Melani) - entre autres documents - que M. et A. Bougain offrent une étonnante lecture des négociations qui ont précédé et suivi de 1658 à 1660, la signature du Traité des Pyrénées (7 novembre 1659) consacrant le partage (la "mutilation" dira l'historien J. Sanabre) de la Catalogne entre deux pays tiers, la France et l'Espagne. 

 

Des négociations ? Plutôt une accumulation de marchandages, de chicaneries, de conflits d'intérêt, de fourberies, de méconnaissances du terrain, quand ce ne fut pas carrément du vaudeville. La signature d'un Traité ? Comment se fier à un document dont la rédaction a été préparée et complétée par d'autres "traités" comme celui de Paris (4 juin 1659) dont les originaux ont disparu ou celui de Llivia (12 novembre 1660) non ratifié par les deux parties ? Une paix ? 

 

Peut-on nommer ainsi la conquête de la Principauté de Catalogne par la force des armes et la partition de territoires n'appartenant à aucun des belligérants, porteuses de conflits futurs ? On est effaré à la lecture de ce texte passionnant et remarquablement documenté, de découvrir combien les hommes qui ont fait cette histoire, rois et diplomates, hommes et femmes de pouvoir, Espagnols et Français, ont pu manifester d'arrogance, de mépris, de déni et de mauvaise foi envers la Catalogne, son peuple, son gouvernement autonome, sa terre. 

 

360 ans ont passé, les plaies sont toujours ouvertes.

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commentaires

D
Bonjour, comment pourrais-je contacter Annie Comes et Michel Bougain ? Merci
Répondre
M
Bonjour, et merci de votre intérêt.<br /> Sur la confusion entre les deux Louis du traité de Corbeil, malgré de nombreuses relectures, cela m'avait échappé. On me l'a signalé, je le rectifierai.<br /> Compte tenu de vos activités, je suppose que vous connaissez Guillaume, notre voisin d'Egat.<br /> Fortifier Llivia ? Une question qui ne se pose plus, je suppose que Philippe IV a refusé la ratification française, ce qui explique que l'on ne la retrouve plus, et qu'en 1866 on l'avait oubliée.<br /> Peu importe, ceci n'interdit pas les remarquables travaux archéologiques sur le site de l'ancien château.<br /> Militaires espagnols et réclamation du maire ? Rien trouvé de précis, mais il me semble qu'à partir de l'instant où l'accès à llivia depuis l'Espagne ne se fait que par une route internationale, l'accord de la France est nécessaire pour y faire transiter des forces militaires. Est-ce le cas pour des forces de police au delà de ce qui est nécessaire ? Joker !<br /> Par contre, les comtés de la Marca Hispanica ont évolué, certains devenant des royaumes, d'autres restant des comtés, mais le comté de Catalogne est à mon sens (les historiens espagnols confirment) un cas à part, puisque réunissant plusieurs comtés et formant, à une époque où les notions d'Etat ou de Nation n'existaient pas, un pays, c.a.d. un territoire, une communauté d'habitants avec sa propre langue, et une organisation administrative, des institutions propres, faisant qu'elle ne dépendait pas de l'Aragon, mais de son roi, qui n'en était que le tuteur et ne pouvait rien changer sans l'accord des Corts. Ce qui n'a pas été fait en 1659/60.<br /> Mais sur le plan juridique Nueva Planta a changé la donne, et je ne tire personnellement aucune conséquence de cet épisode. L'indépendantisme actuel résulte d’une situation beaucoup plus récente, très bien décrite par le livre de Marti, mais ce n'est pas mon domaine. Mon microscope est réglé sur 1658/60, au delà, il est flou.<br /> Mon mail n'apparaît pas ? Je suis dans l'annuaire, à Perpignan, et j'aimerais bien vous rencontrer à l'occasion. J'ai encore du travail à faire avec Cal Mateu et la Communauté de communes. Ou alors j'ai oublié de le mettre : bougain.mic@wanadoo.fr<br /> Mes amitiés à Georges Armengol<br /> Cordialement
D
Bonjour,<br /> Votre mail n'apparait pas... J'écris donc ici (à effacer si besoin).<br /> Rien de spécial, mais je voulais dire que sur les conseils de Georges Armengol, j'ai acheté (à la maison de la presse de Saillagouse) votre livre sur le partage de la Cerdagne (je me l'étais gardé pour ma semaine de vacances en janvier). Du fait de mes activités professionnelles (contrôle des grands barrages et concessions, dont en particulier l'aménagement de l'Hospitalet-Lanoux) je suis membre (depuis plus de vingt ans) de la Commission franco-espagnole surveillant les échanges d'eau du Lanoux, et de la Commission franco-andorrane gérant les eaux communes des sources de l'Ariège. De plus, j'ai eu à m'investir dans le domaine, afin de renseigner le sous-préfet sur les affaires liées à l'eau en particulier les canaux de Puigcerdá et d'Angoustrine-Llivia… A ce titre évidemment, le plaisir intellectuel de vous lire était partagé avec un intérêt professionnel que je suis hélas un peu seul à ressentir dans l'Administration.<br /> J'ai beaucoup appris, à vous lire, sur ces traités et négociations, et cela est très utile pour comprendre le fond des problèmes qui sont les nôtres aujourd'hui. Quelques interrogations toutefois…<br /> Sur l'interdiction de fortifier les villes et places espagnoles de Cerdagne, la question s'est donc posée entre 1659 et 1866, mais désormais elle est ratifiée ! La question que je me pose est qu'une rumeur veut que cette disposition ait déjà été mise en œuvre, lors simplement de présence militaire trop importante à Llivia. De plus, une autre rumeur dit que des négociations avaient fixé à 4 ou 5 ou à 8 le nombre maximal d'hommes en armes sur Llivia… Je n'ai rien trouvé bien sûr, mais n'ai pas de moyen particulier de recherche.<br /> Toujours est-il qu'en novembre dernier, lors des élections législatives, le gouvernement espagnol avait procédé à une surveillance très rapprochée des scrutins en Catalogne, du fait des antécédents indépendantistes. Et le maire de Llivia avait alors alerté la Terre entière pour faire constater que l'Espagne violait le Traité des Pyrénées (sic)… Inutile de dire que la réaction française fut avant tout de ne pas s'en mêler.<br /> Concernant le "droit à l'auto-détermination du peuple catalan", je suis dans la confusion… Comme vous le rappelez, la Catalogne est un comté, et n'a jamais été un royaume, même du temps des Rois de Majorque. Un comté peut disposer d'un Conseil investi de la charge de gérer le territoire, mais il n'a pas le pouvoir de délimiter ses contours et donc définir ce qu'est le peuple, puisque c'est le suzerain qui dispose de cette souveraineté. Aussi en l'espèce, si l'avis du Conseil aurait bien dû être demandé pour le partage de la Cerdagne, il me semble que le suzerain n'était en rien lié à cet avis, et pouvait décider librement le contraire. On ne comprend donc pas trop pourquoi cet avis n'a pas été demandé, ni réciproquement pourquoi on envisagerait la possibilité de contester l'accord final des rois, en donnant au peuple catalan une souveraineté qu'il n'avait pas.<br /> Très très subsidiairement, j'ai relevé, en page 15 une petite erreur (de frappe) attribuant à Louis XI la signature du Traité de Créteil… c'était bien sûr (Saint) Louis IX.<br /> Au plaisir de lire, vos prochaines recherches, un tel résultat appelle forcément des suites !<br /> Bien cordialement,
M
Bonjour ! Pas de problème, nous sommes à Perpignan, voici notre mail. Pour info, l'édition barcelonaise en catalan est pour l'an prochain

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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