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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 09:56
Tableaux de Brugarolas, 2 autoportraits, village des Cabanes dans l'Ariège - Goodbook
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Tableaux de Brugarolas, 2 autoportraits, village des Cabanes dans l'Ariège - Goodbook

Tableaux de Brugarolas, 2 autoportraits, village des Cabanes dans l'Ariège - Goodbook

Peinture en Catalogne : découvrir Brugarolas, Creixams - Goobook, expérience totale du livre :

 

* Introduction à Pere Creixams avec ce livre : 

 

Creixams  : Montparnasse, Montmartre, 1916-1928 / [catalogue de l'exposition présentée au centre d'études catalanes, Université de Paris IV, Paris-Sorbonne du 4 mai au 2 juin 2011 / [commissaire de l'exposition et rédaction du catalogue, Anaïs Bonnel]

Créixams, Pere (1893-1965). Auteur

Bonnel, Anaïs. Commissaire

Centre d'études catalanes (Paris). Éditeur scientifique

Amitiés internationales André Malraux. Éditeur scientifique

Date(s) : [2011]

Editeur(s) : 

[Paris] : Centre d'études catalanes, Université de Paris IV : Amitiés internationales André Malraux, [2011]

Description : 1 vol. (78 p.) : ill. ; 27 cm

ISBN : 978-2-9528587-2-4 (br.). - 2-9528587-2-1 (br.)

Introduction en français et en catalan. - "Hors-série de la revue Présence d'André Malraux"

Présence d'André Malraux, ISSN 1626-8717 ; 3

Titre de forme : [Exposition. Paris. Centre d’études catalanes de l’université Paris-Sorbonne. 2011]

Autre(s) titre(s) : Montparnasse, Montmartre, 1916-1928

Sujets : 

Créixams, Pere (1893-1965) -- Catalogues d'exposition

Peinture -- 20e siècle -- Catalogues d'exposition

(édité par Pierre Coureux et  AIAM - Amitiés Internationales André Malraux

http://www.andremalraux.com )

- - -

* Brugarolas, peintre catalan

La résistance, l'exil, l'Espagne perdue…

 

Qui organisera enfin à Perpignan (ou dans le 66) une exposition sur les Artistes catalans et espagnols exilés dans les Pyrénées-orientales..?

  L'artiste, né à Barcelone en 1901 et mort à Toulouse en 1996 grandit en voyant Gaudi travailler sur la réalisation de la Sagrada Familia. Très tôt, il suit des cours aux Beaux-Arts de Barcelone et participe à plusieurs expositions nationales à Madrid. Après la guerre civile, exilé à Toulouse, il est rapidement reconnu.

Son univers pictural est le reflet d'un Espagne perdue : tauromachie, marines catalanes, oliviers, autant de paysages qui font penser à l'école artistique d'inspiration impressionniste de Granollers, dont il provient et dont les peintres exerçaient en pleine nature, en extérieur. Hilarion Brugarolas dans un style figuratif nous offre une œuvre pleine de couleurs sur ces toiles peintes au couteau, une peinture splendide et expressive qui nous transmet avec précision et maestria sa vision sensible de la beauté de la nature.

 

La vie et l’œuvre de Brugarolas coïncide avec une page importante de l’histoire politique et sociale de l’Espagne : la guerre civile et l’exil. 

La convulsion que représenta la Guerre Civile pour l’Espagne entraina l’exode d’une partie considérable de la Culture avec un grand C de notre pays. Les points de chute des artistes exilés furent principalement l’Amérique latine et la France. Paris devint une référence pour la majorité du collectif d’artistes espagnols en France, mais il convient toutefois de revendiquer l’existence d’un autre foyer artistique majeur dans le sud : Toulouse. Nombre de peintres et de sculpteurs qui animaient la culture locale et représentaient l’essence et le caractère de l’art espagnol depuis des décennies se concentrèrent dans la ville rose. Cette identité culturelle vécut ainsi une nouvelle impulsion en nouant des liens et des attaches avec la culture du pays d’accueil.

 

L’exil artistique en France et notamment le collectif d’artistes présentait dans l’adversité d’énormes différences en termes d’opportunités de formation et de reconnaissance, selon le choix de la ville d’exil, Paris ou Toulouse. Il est évident que l’environnement culturel et artistique des années quarante n’était pas identique à Paris et à Toulouse et du coup l’impact et la portée qu’ont eu les artistes ayant choisi Paris n’a rien de commun avec le dépassement de soi atteint par ceux qui s’installèrent à Toulouse. 

 

La reconnaissance de l’Ecole Espagnole de Paris est sans commune mesure avec celle de Toulouse, qui elle aussi aurait pu rassembler historiquement certains artistes sous l’épigraphe d’Ecole Espagnole de Toulouse, assurant à ses membres un rayonnement en Espagne, semblable à celui des premiers. 

Cette disparité commença à changer en 2002, grâce à l’exposition collective 

Artistes espagnols exilés à Toulouse, hommage qui se déroula dans l’ensemble conventuel des Jacobins et regroupa outre les artistes déjà mentionnés, Pierre Daura, Apel.les Fenosa, Antoni Clavell (père et fils), Francisco Bajén, Martine Vega, Antoni Clavé, Virgilio Vallmajó, Antoni Tàpies, Rosé Subirà-Puig, Arthur Saura et Concha Benedito, ouvrant sensiblement ce foyer d’art qu’était Toulouse à d’autres villes d’exil assez proches comme Bordeaux, Albi ou Marseille.

Dans le collectif d’artistes plasticiens espagnols résidant à Toulouse, il fallut d’emblée faire une différence explicite entre générations. Il existe un premier groupe d’artistes que l’on appelle Première Génération, formé par ceux qui sont nés à l’aube du XXe siècle et que la guerre a surpris à un âge où leur conscience politique était forgée et où, dans certains cas, s’affirmaient des débuts professionnels bien définis. La rupture avec leur pays, leur culture d’origine, leurs occupations, et la nécessité de satisfaire des besoins immédiats de subsistance les amenèrent à mettre une parenthèse, parfois sur plusieurs années, avant de pouvoir se retrouver de façon permanente dans la peinture ou la sculpture. Parmi les noms à retenir de cette première génération, citons les peintres

 Hilarion Brugarolas, Manuel Camps-Vicens, Francesc Forcadell-Prat, Josep Suau, Pablo Salen, Josep Alejos, Call, Argüello, Zurita, Espanyol, Izquierdo-Carvajal, Medina et les sculpteurs, Antoni Alos, Joaquim Vicens-Gironella ou Mir Clavell...

[1]L’exposition Artistes Espagnols Exilés à Toulouse présentée au Centre Culturel de Blagnac de Toulouse, avait pour commissaire Violeta Izquierdo, qui avait mené des recherches pendant 10 ans sur ce sujet. En 2010 cette exposition fut reprise au Musée des Jacobins de Toulouse.

2 L’exposition était dirigée par la commissaire Monique Rey-Delqué, conservatrice de l’ensemble conventuel des Jacobins et directrice du Patrimoine Historique de la ville de Toulouse.

 

   

 

* texte de Violeta Izquierdo - Universidad Complutense de Madrid

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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