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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 11:52
Borja Sitja.  (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -
Borja Sitja.  (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -

Borja Sitja. (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -

  • Polémique – Théâtre de l’Archipel de Perpignan :
  • M. L’adjoint à la culture répond au directeur du théâtre (non reconduit par la municipalitré) au sujet de son post (texte sur les réseaux) contre Marine Le Pen :

 

André Bonet est avec Louis Aliot et 

6 autres personnes

(le 11 avril 2022)

 

RÉPONSE AU POST FACEBOOK DU DIRECTEUR DU THÉÂTRE DE L’ARCHIPEL

Monsieur Borja Sitja, directeur du théâtre de l’archipel de Perpignan, rémunéré par les contribuables perpignanais, se permet d’ intervenir dans le débat public [ lire son post publié ici ] au lieu de mener à bien sa mission jusqu’à son terme. Ce travail qu’il mène librement depuis sa prise de fonction a apparement moins d’importance pour lui que le respect du public du théâtre dont il a la charge.

Rajouté qu il n y a jamais eu la moindre intervention politique dans les choix artistiques du TDA.

C’est regrettable et indécent au regard du soutien financier et structurel que la collectivité publique lui a toujours accordé jusqu’à ce que ses méthodes de gestion aient dues être remises en question par l’ensemble des administrateurs.

 

André BONET

- - -

Revue de presse : Le Monde

A Perpignan, remous politiques autour de la direction du Théâtre de l’Archipel

Le contrat de Borja Sitja, directeur depuis 2016, n’a pas été renouvelé. Il se dit victime de l’hostilité de la mairie, dirigée par Louis Aliot. 

 

Lire aussi : 

s  A Perpignan, la question de la coexistence entre artistes et municipalité RN

 

Le syndicat dénonce également « le vote des représentants de la région Occitanie, qui cautionne cette décision scandaleuse ». Composé de trois représentants de l’Etat, trois de la région, un représentant de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), de huit représentants de la ville et d’un représentant du personnel, soit seize membres au total, le CA n’a recueilli que deux voix favorables à la reconduction de Borja Sitja. La région, qui s’est abstenue, justifie son vote « par solidarité avec les salariés qui se sont eux-mêmes abstenus ». Pour Agnès Langevine, vice-présidente socialiste à la région, « les jeux étaient déjà faits avec ou sans notre vote. Surtout, une crise interne perdure, et nous étions dans l’attente d’un nouveau rapport concernant des cas de souffrance au travail », poursuit-elle.

« Risques psychosociaux élevés »

Depuis de longs mois, en effet, un conflit oppose certains salariés aux méthodes de management de M. Sitja. Dès 2019, sous la mandature précédente, un audit financier signalait que « l’établissement souffre de défaillances à plusieurs niveaux en matière de pilotage financier ». Courant 2021, l’inspection du travail pointait que « les conditions de travail actuelles au théâtre sont préoccupantes. Les risques psychosociaux sont élevés, mettant en danger la santé des salariés, avec un risque d’accident du travail ».

Agnès Langevine, vice-présidente socialiste de la région Occitanie : « C’est maintenant qu’il faut se serrer les coudes, être vigilant sur le nouveau processus de désignation »

Une aubaine pour la nouvelle municipalité, afin de se débarrasser d’un directeur jugé encombrant ou non « compatible » ? André Bonet, adjoint à la culture, rétorque que « cette tentative de politisation de la décision de non-renouvellement est faite pour masquer la médiocrité du projet de Borja Sitja ». L’élu estime : « Pour nous, il est donc effectivement temps de changer de directeur, âgé de plus de 65 ans, tant dans l’intérêt du projet artistique que du climat interne à l’établissement. » La municipalité insiste, par ailleurs, sur le fait qu’elle « n’intervient pas dans la programmation et que celle-ci découlera d’un projet et de la conviction de son porteur, issu d’un jury auquel les représentants de la municipalité siégeront avec les autres institutions ».

 

… Le Monde -

Par Philippe Gagnebet(Toulouse, correspondant)

Publié le 08 décembre 2021 à 12h40 - Mis à jour le 08 décembre 2021 à 20h37 

- - -2

LE DIRECTEUR LA SCÈNE NATIONALE DE PERPIGNAN, DÉMIS DE SES FONCTIONS PAR LE MAIRE RN
 

Le directeur de l’Archipel, scène nationale de Perpignan, démis de ses fonctions par le maire RN, la région Occitanie s’abstenant

 

La mairie de Perpignan et son maire, Louis Alliot, membre du Rassemblement national, menacent gravement le devenir du théâtre de l’Archipel, labellisé scène nationale par l’État. À la grande déception du Syndeac, la Conseil régional d’Occitanie présidée par Carole Delga (Parti socialiste), s’est abstenu lors du Conseil d’administration décisif de ce jour, et a ainsi passivement contribué à l’éviction du directeur. À travers sa personne, c’est un modèle qui est ainsi mis en cause.

 

La situation de la scène nationale de Perpignan constitue un nouveau cas d’école où le directeur, Borja Sitjà, vient d’être démis de ses fonctions par la mairie et l’abstention de la région Occitanie, alors même qu’un projet de direction avait été préparé à la demande du ministère de la Culture. Une inspection de ce dernier avait par ailleurs été diligentée et avait conclu à la pertinence du projet et à sa parfaite inscription dans le cadre du label national. Cette situation fait suite à des mises en cause personnelles répétées à l’encontre du directeur par le maire de Perpignan, tant sur la programmation de la scène nationale que sur ses missions d’intérêt général. L’abstention de la région Occitanie lors du Conseil d’administration d’aujourd’hui,  constitue un renoncement à l’ambition culturelle régionale, par cet appui contre-nature à l’équipe municipale dirigée par le RN. 

 

Les labels nationaux sont régulièrement attaqués de la part de certaines collectivités territoriales notamment depuis les dernières élections municipales et territoriales. Coupes budgétaires parfois, charges en règle contre l’indépendance artistique et la liberté de programmation qui conduisent à des changements de direction arbitraires, les incidents se multiplient ces derniers temps(1). C’est en définitive le modèle de la décentralisation culturelle qui est attaqué. 

 

Les labels de l’État, quels qu’ils soient, constituent un engagement réciproque entre les partenaires pour construire un projet culturel et artistique ambitieux, inscrit dans les missions fondamentales de service public : soutien à la création et à la diversité artistique, rayonnement territorial et diffusion artistique décentralisé au service du plus grand nombre possible d’habitants, transmissions et éducation artistique et culturelle. Dans ces conventions qui rassemblent l’État et les collectivités, la présence et l’engagement de ces dernières est le symbole de l’ancrage local avec la combinaison d’objectifs nationaux qui, par nature, diffèrent selon les territoires. 

 

Le Syndeac est fondamentalement attaché à ce modèle qui a façonné une densité d’équipements culturels ambitieux assurant une présence de l’art et des artistes dans notre pays. Cette richesse est inégalée. 

 

Le Syndeac, rassemblé en assemblée générale le jour même où se déroule un Conseil d’administration stratégique au théâtre de l’Archipel, et à l’avant-veille d’un déplacement de la Ministre en région Occitanie, interpelle cette dernière : l’obtention d’un label national ne peut pas être un bout de chiffon que l’on déchire sans conséquence. La direction d’une scène nationale s’inscrit dans le cadre d’une procédure rigoureuse et d’un cahier des charges et de missions parfaitement connu des signataires villes et région. Le Syndeac demande à Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, de prendre clairement position sur cette situation et de tirer les conséquences de son non-respect par le maire de Perpignan, Monsieur Louis Alliot, représentant du Rassemblement national. 

 


  Baisse budgétaire à Calais, éviction de la directrice de la scène nationale de Narbonne, remise en cause du projet artistique du théâtre d’Arles et éviction de la directrice….

 

 

 

- - - 3 :

Sceneweb

 

Un audit de la Médecine du travail au Théâtre de l’Archipel à Perpignan

 

L’ancien maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol avait commandé en 2019 un rapport d’évaluation sur la performance de gestion qui révélait des conflits de personnes et des dysfonctionnements internes au sein des équipes du théâtre de l’Archipel dirigé par Borja Sitjà. La Médecine a rendu de son côté un audit sur le climat social au sein du théâtre.

Le conseil d’administration du Théâtre de l’Archipel qui s’est tenu ce mardi 5 octobre a pris acte du l’audit du pôle Santé au Travail 66. Dans un communiqué, le CA déplore « cette ambiance délétère qui ne peut perdurer et qui nuit gravement au Théâtre de l’Archipel, outil culturel majeur labellisé scène nationale ». Les membres du CA attendent les conclusions d’un second rapport qui doit être prochainement produit.

Le rapport de la médecine du travail, après un audit mené à l’automne dernier auprès des salariés du Théâtre de l’Archipel fait état d’une longue liste de risques psychosociaux. Des périls  « mettant en danger la santé des salariés avec un risque d’accident du travail et de blessure plus important et qui mettent également en porte à faux la qualité du travail, la qualité de l’accueil des artistes et l’image de la structure ».

 

Borja Sitjà, le directeur du théâtre, a dû s’expliquer devant les membres du conseil d’administration. 

Dans une interview au quotidien L’indépendant, Maurice Halimi, le Président du théâtre de l’Archipel depuis juillet 2020 en appelle « à la sérénité et confirme que Borja Sitja est bel et bien « l’homme de la situation » sans pour autant s’avancer sur sa possible prolongation ».

La procédure de renouvellement de la direction a été lancée par le CA le 24 juin.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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