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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 09:46
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés

L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés

Un autre ALIOT occupa déjà au 16° siècle un poste important à Perpignan :

 

 

 

ALIOT Charles fut élu consul de la ville, en 5° position, en 1504, par application d'une ordonnance royale, aux termes de laquelle la paroisse Saint)-Jacques devait être, de rigueur, représentée au Consulat. 

La famille ALIOT prospéra et "les ALIOTS" devinrent consul quatrième en 1556, puis consul 3° en 1564 et enfin consul second en 1573.

 

La rue des Quinze-Degrés, qui fut baptisée successivement : 

Carrer d'en Carles Aliot (Charles Aliot), Carrer de na Tuixana, Carrer dels Quinze graons, nom actuel depuis 1830,

se trouve dans lquartier Saint-Jacques (en catalan, barri de Sant Jaume) est un des quartiers médiévaux du centre historique de Perpignan.

Elle est parallèle à la rue de l'anguille et à celle des Farines (voir plan)

(C) source : Henry ARAGON, membre de la société française d'archéologie.

 

La conseillère municipale de Louis Aliot louait une logement insalubre , rue des Quinze Degrés à Saint-Jacques. (Ph. Google Maps)

Habitat indigne à Perpignan : une colistière de Louis Aliot louait un taudis

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FN: A PERPIGNAN, L'HABITAT PAS TRÈS DIGNE D'UNE COLISTIÈRE D'ALIOT
FN: A Perpignan, l'habitat pas très digne d'une colistière d'Aliot

A LA RUBRIQUE logement -, Le programme électoral de Louis Aliot pour les élection municipale A Perpignan promettait de frapper tut grand coup : «Mettre en place un plan de lutte contre l'habitat indigne, et tolérance zéro pour les marchands de sommeil !

Triomphalement élu, le maire lepéniste va maintenant pouvoir mener à bien cette lut te qui lui tient tant a cœur. En commençant par appliquer sa «tolérance zéro» à l’une de ses propres colistières, Christelle Martinez.

Cette « accueillante familiale» (sic), comme elle se présentait elle-même sur la liste RN, a été élue le 28 juin en 28' position ; elle est aujourd'hui conseillère municipale de Perpignan, déléguée au sport professionnel. Louis Aliot n’est pas allé jusqu'à lui confier la délégation du logement, et c’est dommage car, depuis quatre mois, Christelle Martinez se trouve sous le coup d’une procédure pour avoir profité d’un habitat... pas très digne.

Hospitalité de façade

Copropriétaire, via une société immobilière (la SCI de l’Agty), d'un petit immeuble lépreux dans la rue des Quinze-Degrés, à Perpignan, l’élue a reçu, le 10 mars, la visite du service d’hygiène et de santé de la ville. Un agent municipal s’est présenté à celte charmante adresse du quartier Saint-Jacques, que l’ « accueillante» tenancière n’est pas gênée de louer.

A cinq jours du premier tour des municipales, cette descente était, certes, plutôt opportuniste. Mais derrière la grosse ficelle se cachait tout de même une vilaine réalité. I'agent, a d’abord pris «les photos de la façade délabrée, des escaliers hors d'âge et infects, des boîtiers électriques déglingués, etc.

Puis il a pu enfin dresser son procès-verbal. Motif : « Faits susceptibles de constituer une infraction pénale dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne ».

Les lieux, en effet, se trouvent sous le coup d‘un arrêté préfectoral pris en... 2007 ! 

A l’époque, déjà, l'immeuble avait été déclaré «insalubre»,«interdit à l'habitation» et à toute location. 

Treize ans plus tard, l'agent de l'hygiène a pu constater que Christelle Martinez y accueillait toujours une locataire. Pendant toute ces années, aucun gros travaux de rénovation n'ont été lancés pour permettre la levée de l'arrêté préfectoral d'insalubrité. Ni, accessoirement, pour mettre la locataire en sécurité.

Taudis peu louable

Le 16 mars, au lendemain du premier tour, le procès-verbal dressé par le service d’hygiène a été expédié par la mairie à Jean-David Cavaillé, procureur de la République de Perpignan. 

Le camp Aliot y a évidemment vu un mauvais coup de l'équipe du maire sortant, Jean-Marc Pujol (LR).

Las ! l'affaire est un peu plus compliquée : il y a onze ans, en avril 2009, un premier procès-verbal avait été dressé contre le logement pourri de sa copine Martinez et transmis au parquet de Perpignan sans suite. 

En novembre 2016, comme l'a raconté «L'Indépendant», la maman de la logeuse, surnommée «la Baronne » et propriétaire de 18 immeubles (dans le quartier Saint-Jacques, notamment), avait été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et 70 000 euros d'amende pour avoir loué des appartements... insalubres et avoir perçu des allocations logement de locataires fictifs…

C’est affreux : les inflexibles principes politiques d’Aliot vont durement frapper cette famille !

Jérôme Canard

Jointe par « Le Canard », Christelle Martinez explique qu'elle n'a pas «pu finir les travaux de rénovation du logement faute d'agent ». Et d'ajouter : «je n’encaisse aucun loyer depuis des années. » Depuis que l’occupante a cessé de payer pour cause d’insalubrité, surtout.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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