Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 10:26
Théâtre des Possibles - A Londres, l'art est partout, par J.P.Bonnel - ALIOT, FOXONET : les maires d'extrême-droite choisissent des femmes - Vaches et trains, par Jean IGLESIS
Théâtre des Possibles - A Londres, l'art est partout, par J.P.Bonnel - ALIOT, FOXONET : les maires d'extrême-droite choisissent des femmes - Vaches et trains, par Jean IGLESIS

Autrefois, les vaches regardaient

passer les trains... 

 

Aujourd'hui, il n'ya plus de trains

 

qui passent de manière fiable, ni

 

de vaches résignées qui les espèrent... 

 

Alors les gosses se sont

 

désormais résolus à boire du lait en poudre...

 

 

Jean IGLESIS

 

 


 
 
Cloches naïves du muguet, 
Carillonnez ! car voici Mai ! 
Sous une averse de lumière, 
Les arbres chantent au verger, 
Et les graines du potager 
Sortent en riant de la terre. 
Carillonnez ! car voici Mai ! 
Cloches naïves du muguet ! (…)

Pour tous ceux, ayant dépassé le CE1, qui ont eu la bravoure de déchiffrer les hiéroglyphes ci-dessus jusqu’au dernier vers (sûrement, d’ailleurs, celui de trop…) peut-être avez-vous quelques réminiscences de vos jeunes années, seul au tableau, rouge coquelicot, à devoir débiter laborieusement, un poème de ce bon vieux Maurice Carême (qui soit dit en passant nous aura bien tous râpé les noix et sur plusieurs générations…). 
 
Mais revenons aux champs de nos Possibles ! Après les représentations théâtrales Des fleurs dans ta bouche et Blanche Neige doit mourir ! plébiscitées par le public, au Théâtre des Possibles, ce mois-ci, y’a pas de mais, ça va envoyer du pâté ! 
 
D’abord, confidence pour Confédanse, la compagnie Influences remonte le temps vers les origines du hip-hop. Après une semaine bien chargée, venez vous égayer le tympan et faire un « break », si j’puis m’permettre. 
Ensuite et fin, à contrario de la cigale, après avoir dansé (pas tout l’été, juste début mai…) et bien chantez maintenant ! Véro Cipolat et sa bande va vous marabouter, sans garantir le retour de l’être aimé en 48h mais en vous procurant plaisir et bonheur.

A l'affiche

Confédanse - Compagnie Influences 
Danse hip-hop - Tout public - Durée 1h30

Francky, artiste accompagné du TdP, nous invite à un voyage aux confins de la création du mouvement hip-hop et de la culture urbaine. Venez et entrez dans la danse !

> Vendredi 13 mai à 19h
     Réserver
     Toutes les infos sur le spectacle

 
 

Concert - Blue Note Sisters
Musique - Tout public - Durée 1h

Les Blue Note Sisters vont nous faire bouger à grand coup de gospel ! Ça va guincher au TdP. Attention ambiance assurée !

> Vendredi 20 mai à 19h
     Réserver
     Toutes les infos sur le spectacle

 
 
En résidence

Franck Corcoy et la compagnie Influences résideront artistiquement du 9 au 13 mai pour peaufiner et achever leur nouvelle création : Confédanse qui jouera donc aux Possibles le vendredi 13 (ah malédicition !) à 14h30 en scolaire et 19h en tout public comme vous le savez déjà. 
Dans la foulée et sans transition, la compagnie La Locomotive s’établira sur le plateau des Possibles du 14 au 20 mai pour développer leur nouveau projet : Un Casse Noisette

En stage

> Stage Théâtre pour des enfants du Dispositif Réussite Éducative (DRE) du 3 au 6 mai
L’artiste-intervenant Thierry Coma embarque nos jeunes pousses dans l’univers des contes populaires, avec gourmandise et facétie. La petite troupe éphémère se produira à l’issue du stage devant leurs familles et leurs copains.

Préparez l'été !

Et puisqu’on cause « stages », les inscriptions pour les stages d’été « Arts croisés » (théâtre, danse et musique)sont déjà ouvertes. L’accueil et les activités se dérouleront à partir de 8h30 et jusqu’à 18h. 
Informations complémentaires sur le site du Théâtre
Renseignements et inscriptions au 07 64 14 24 51
 
JUILLET (2 stages)
> Du lundi 11 au vendredi 15 juillet
> Du lundi 18 au vendredi 22 juillet
 
AOÛT (2 stages)
> Du mardi 16 au samedi 19 août
> Du lundi 22 au vendredi 26 août

 

Bon on papote, on papote, mais il est temps de conclure, it is time to conclude. Alors gardez bien en tête que : don’t worry, be happy, on l’oublie trop souvent, sans compter que : you don’t have to be rich to be my girl, d’autant plus que rappelons-le : you don’t have to be cool to rule my world, et surtout, et c’est bien là l’essentiel : life is life nana nanana… On vous laisse réfléchir à tout ça et d’ici là :

Rendez-vous dans un tout petit mois pour la prochaine missive électronique !
A bientôt... et on n’oublie pas :

Quand rien n’est certain, tout est possible !

... à  Londres, l'art est partout

 

           A la première respiration, à la descente d'avion, l'odeur de l'art : National Gallery, British Museum, les Tate...Les allégories de l'amour, par Véronèse, Sainte-Catherine d'Alexandrie, par Raphaël...Aussi, il est vrai, l'odeur du charbon : comme l'impression d'être revenu à l'époque de Dickens, même si, comme l'écrivait déjà Paul Morand, en 1933, dans Londres :

 

 « Les grands puits de charbon, creusés alors dans la campagne verte, ont avalé les paysans anglais par millions; maintenant, ils les rejettent et ces chômeurs errent inutiles. » Mais Les Ambassadeurs d'Holbein... Ensuite, le crachin vous prend, l'humidité profonde des campagnes onctueuses cachées sous les brouillards, dont les beautés ne se révèlent que sous un rare soleil. Fog, smog, pluie fine, vapeurs à la Turner, atmosphère qui vous colle à la peau. En Inde, c'est la moiteur, la chaleur épaisse qui assaillent l'étranger, souvenir sensuel  inoubliable: colonie ancienne, vieux comptoirs de l'aventure, loin des arts, de l'Ermite augustinien de Gérard David, avec Bruges comme fond de décor.

 

           Le Nord de Londres, et même à soixante kilomètres de la capitale, c'est l'odeur âpre des huiles cuisinées, des fish and chips mijotés dans un bouillon trouble qui vous serre le nez et la gorge. MacDo ou autre usine à bouffe facile et faisandée, vous voilà bien à l'époque contemporaine ; c'est l'Angleterre du troisième millénaire, c'est la culture gastro-américaine, bien ancrée dans la vieille Albion...Je me tourne plutôt vers la National Gallery et L. De Vinci: la Vierge et l'enfant, avec Sainte-Anne, mère de Marie, et St-Jean-Baptiste, le cousin du Christ; du même, à côté, la Vierge des rochers, de 1508; un peu plus loin, La couronne d'épines, par Jérôme Bosh (1490): les « tormentores » du Christ sont vus comme des chiens sauvages...

 

           Charbon, brouillard, petite vitesse, le train pauvre traverse les corons de briques bistre, jusqu'à Liverpool Station, au cœur de la City: un air de New York, on ne voit pas l'horizon, que le ciel, l'infime portion consentie par des buildings et des architectures de vitres et de métal audacieuses. Les hommes sont ici cravatés, avec malette ou attache-case menotté à leur poignet de travailleurs cool en col blanc; seule incongruité dans ce paysage d'outre-terre, quelque pierre romane, abandonnée dans un coin d'herbe écrasé par les nouveaux bâtiments et c'est le souvenir d'une ville médiévale, avant le terrible incendie de 1666, qui réapparaît...

 

           Tout est neuf, ou presque : Saint-Paul's Cathedral n'a que trois cent cinquante ans; la cour de justice posée sur des pierres de taille si propres, a un visage de bébé...Peau de bébé, aussi, le bâtiment du Sunday Express, dans Fleet Street: son vaste hall d'entrée, décoré par l'art nouveau des années 1920/30, semble vouloir montrer aux ensembles mornes voisins que l'imagination n'est pas loin, et que la folie est possible! Celle-ci, la fièvre des Londoniens, ne s'exprime que dans les déhanchements de la bière: ils ne se livrent -par le chant guerrier, le cri, les grosses voix, la veulerie, la gorge brutale et primitive du Viking- que quand la saoulerie les sort de leur morale austère et de l'ordre mental; alors ils se libèrent, se défoulent au fond d'un pub, ou sur les trottoirs, comme font les jeunes, à présent, avec leur pinte de pisse écumeuse à la main, ou à l'étranger, où bière et vin sont moins chers, en Espagne, surtout, pays de toutes les orgies, réprimées pendant des mois en Grande-Bretagne. Voici Lucas Cranach le vieux : Sainte-Geneviève de Paris et son cierge, que le diable ne peut éteindre; ou les dents de Sainte Apollonie...Toujours la peinture religieuse, commande du pouvoir qui paie, le Chemin du Calvaire, de Polidore de Caravagge, 1534, pour l'église catalane de Messine, en Sicile; restons avec la Catalogne et H. Rigaud: le cadre (frame) de son  Antoine Pâris est d'origine (1724).

 

           Les Anglais sont calmes, silencieux (ce voyage dans les musées se situe quelques semaines avant les attentats islamistes de juillet 2005) ; cependant, on ne met pas de bombe dans les musées, pas encore : c'était pourtant le projet des Futuristes! La ville est feutrée, les taxis ne klaxonnent pas et s'arrêtent même pour vous laisser passer. Les Anglais sont propres, ne jettent pas leurs mégots depuis leur voiture, ni des papiers sur la chaussée; simplement, avec discrétion, il leur arrive de poser un paquet de cigarettes vide ou un trognon de pomme sur le rebord d'une fenêtre...Ils sont aimables, vous aident volontiers. Ils sont à l'avant-garde du monde moderne : les jeunes sont à vélo, ou courent dans les parcs, des écouteurs vissés à l'oreille ou la ceinture du jogging bardée de téléphones mobiles: c'est ici la vie rapide, la vie portable, la vie médiatique, la vie informatique, la vie-vie, quoi !

 

           Ces gens-là sont les plus esthètes du monde puisqu'ils ont su créer -après quelques guerres, certes, et quelques siècles de colonisation-importation d'œuvres d'art, mais il y en a d'autres, parmi les peuples évolués et civilisations avancées, qui l'ont fait! -, des musées exceptionnels. Je suis donc allé courir jusqu'au British Museum; il fallait que je voie tout ce que le monde doit voir: c'est banal, la litanie des chefs-d’œuvre, mais il faut en passer par là, pour devenir plus érudit et plus intelligent; la pierre de Rosette, pas grandelette, les taureaux ailés des Assyriens du 9° siècle ante Christum, ce serait une sacrée corrida, d'où les bestiaux pourraient s'échapper; le lion d'Assurbanipal, ce roi à la barbe énorme et au nom compliqué, si étrange qu'on le mémorise bien; la frise du Parthénon, le temple funéraire des Néréides, filles de Nérée, roi de la mer, (ah! plonger dans la mer de l'au-delà, dans le lagon du paradis...), la cariatide du temple de l'Erechtéion de l'Acropole: messieurs les Grecs, tout ça est bien à l'abri, ici, la pollution et les envahisseurs auraient tout dissipé...

La tête du cheval du mausolée d'Halicarnasse est grosse comme un camion: qu'a dû être le temple! Une halte s'impose, et une minute de silence, devant l'Homme de Lindow, Celte de vingt-cinq ans, tué il y a plus de deux mille ans, par quelque délinquant préhistorique.

 

           D'autres instants immortels devant les appartements du palais d'Ashurnasirpal, avec ces longs panneaux narratifs, ces scènes d'un monde supernaturel : les hommes ont tous de longues barbes et les cheveux crépus; devant la vitrine de l'art des Cyclades: femme gironde, avec une tête en forme d'écu et, au milieu, seul un nez rectangulaire; devant la statue d'Apollon, en marbre, et la tête colossale de Ramsès II en granite de deux couleurs afin de voir la différence entre la tête et le torse: c'est Thèbes il y a trente-quatre siècles! Tant à voir, et que dire de tous ces sarcophages ? Simplement, y mettrais bien Sarko dans le ce sarco, z'ouy !

 

...à suivre (extrait de CatalognArts, J.P.Bonnel)

 

- - - - -

ALIOT, FOXONET : les maires d'extrême-droite choisissent des femmes :

 

 les quatre circonscriptions des Pyrénées-Orientales seront disputées par quatre candidates toutes issues de la majorité municipale de Perpignan:

 Sophie Blanc sur la première circonscription, Anaïs Sabatini sur la seconde, Sandrine Dogor-Such sur la troisième et Michèle Martinez sur la quatrième. 

Du côté des suppléants. Gilles Foxonet, maire divers droite de Baixas, ancien cadre des Républicains, déjà candidat avec le soutien de Louis Aliot lors des départementales, sera suppléant pour la 3e circonscription. 

"Je n'ai pas sollicité une investiture. Je souhaite me consacrer à mon mandat de maire. Des propositions m'ont été faites. Je travaille depuis 2020 avec Louis Aliot pour l'avenir du territoire, j'ai donc accepté d'aider la candidate pendant la campagne. Chose que je continuerai à faire pendant son mandat de députée"

Concernant les autres suppléances. Il s'agit de Carla Muti, salariée au cabinet du maire de Perpignan, de Julien Potel, conseiller municipal d'opposition à Rivesaltes et de Laura Chrétien, commerçante à Perpignan respectivement sur la 1re, 2e et 4e circonscriptions. 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens