Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:11

plage-du-faubourg.jpg   Le bateau littéraire glisse vers Cap d'Agde. L'espace de la goëlette est compté mais les compagnons ulysséins font bon ménage et causent littérature méditerranéenne (André B) ou musique antique (Paul Macé). Eliane a pu faire griller au soleil des maquereaux : "La mer est un poisson bleu !", aime-t-elle chaner...

 

Le vent, héros homérique, personnage central de l'Odyssée, nous pousse dans le dos et souvent sur la gauche, nous poussant vers le large : la tramontane, glissant, surfant, soufflant sur les neiges des hauts plateaux, nimbe d'un linge vaporeux les moutons de la Méditerranée...

 

Le Sud est vers la poupe, et la Catalogne et Costa Brava. Adieu Béar, passe des pièges, heureusement que nous n'avons pas navigué vers le Midi, vers Cap de Creus et péninsules, vers les dents dorées des Baléares...

 

Adieu la mer baléarique. Vivent les eaux provençales... Vivement L'Estaque et ses picturales côtes. Un regard de mépris pour Agde, cap des orgies programmées, littérature pour des Catherines mouillées de pacotille...

 

 

 

 

---- Marseille la maudite et les écrivains (fin )

 

 

... L. Brauquier a été influencé par Emile Sicard, «le poète du Vieux-Port», mais loin des pochades et portraits convenus, il a donné une vision authentique de sa ville :

"La Marseille de Brauquier est la Marseille vraie, celle qui n'est pas faite pour l'amusement des galeries du théâtre, des alcazars ou du cinéma, mais pour l'intense mouvement du trafic navigateur, pour les puissantes pulsions du commerce de la mer: 

 

"Rue maritime"  (extraits)

Cent mètres de la rue Beauvau

Comme vous possédez le monde!

Les marins anglais qui fument

A la porte des Compagnies…

Les cent mètres de cette rue

Sont plus lourds sur le corps du monde

Que dix villes de cent mille âmes

Que n'agite aucun désir." (op.cit. p.8)

 

Il faudrait citer aussi "Nuit sur le Vieux-Port", "Litanies pour Notre-Dame de La Garde"…Il faudrait réhabiliter l'auteur de Eau douce pour navires (Gallimard,1930), rééditer ses recueils (chez Jeanne Laffitte, par exemple!), et le citer dans les guides touristiques, bleus ou verts, et culturels, où ne sont publiés que les auteurs extérieurs à Marseille ( collection Découvertes - Bouches-du-Rhône, de Gallimard, par exemple) …

 

Pourquoi Massalia n'est-elle pas un grand lieu littéraire -ou artistique: on connaît mieux le groupe de L'Estaque que Monticelli, et Daumier n'est représenté dans sa ville natale que par deux dessins!-, mais simplement un espace de transit: rappelons-nous le court séjour des Surréalistes, en 41, avant leur départ en Amérique..?

 

Personne ne peut être indifférent à Marseille. On la déteste souvent, car, on l'a montré, on ne considère que le théâtre extérieur de la vie: M.la maudite, la sordide ,la pestiférée, la noire, la maghrébine, la délinquante, la corrompue, la révolutionnaire, etc.…Et quand on en est amoureux, comme je le suis: 

 

"Elle est riche de vies multiples

cette ville

elle résume le monde

elle contient la terre et toutes les mers…"

 

(J.-P. Bonnel : L'été en Massalie, dans Le Regard en arrière - Ed. Les Alpes vagabondes-1991)

 

On éprouve tout de même le désir rapide de la fuir…

 

C'est peut-être parce que je ne peux accepter que Marseille ait servi de décor mortuaire à Rimbaud, échouant à l'hôpital de la Conception, après un voyage exténuant, depuis l'Abyssinie…

 

 

---Un évènement exceptionnel dans un lieu exceptionnel

INES BACAN CONCHA VARGAS PEDRO SOLER pour un concert au Belvédère du Rayon Vert de CERBERE

 

Pendant une semaine, du 8 au 13 juillet, les deux monstres sévillanes du flamenco l'une chante, INES BACAN ,  lautre danse, CONCHA VARGAS se sont installées avec leurs familles dans cet incroyable lieu quest le Belvédère du rayon vert à Cerbère. Elles y enseignent  leur art  avec PEDRO SOLER à des stagiaires venus de toute la France et dEurope. Cest dans létonnante salle de cinéma du Belvédère, quun concert  clôturera cette semaine le samedi 13 juillet à 20h. Aux maîtres se joindront RAFAEL ROMERO (chant), LORENZO RUIZ (danse) et JOSE VARGAS (guitare).

 

Tous les soirs pendant la semaine du stage, le Belvédère du Rayon Vert, cet hôtel monument historique qui à lui seul déjà vaut le déplacement,  se transformera en Bodega où on se retrouvera autour dun verre de vin, quelques tapas et un  « tablao » ouvert à tous les aficionados, aux élèves et aux maîtres. Il risque dy avoir des moments d’improvisation étonnants et chauds !

 

Jean Charles Sin, le propriétaire du Belvédère, sera lui-même au « piano » du restaurant (assiettes composées) et il accueille une exposition du peintre Erik Sutra.

 

Il s’agit là dune première édition dun rendez-vous annuel pour tous les passionnés de flamenco que PEDRO SOLER et un collectif organisateur, caché sous le nom de NO MANS LAND ont décidé d’implanter dans ce lieu magique.

 

Une occasion dassister à un concert dans des conditions extraordinaireet de rencontrer les artistes,  CONCHA VARGAS qui vient de danser à la Biennale de flamenco de Paris  et qui enseigne à Séville, au Japon et aux USA et INES BACAN qui chante dans le monde entier aux côtés dIsrael Galvan qui sera avec elle en octobre au théâtre de lArchipel de Perpignan.

http://hotelrvb.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens