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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:18

visa.jpeg     24 ème édition de Visa à Perpignan ! Encore l'horreur du monde montrée sans que l'image photographique, séductrice et omniprésente sur les murs, ne puisse changer l'image sordide d'un monde en guerre et sans espoir... Visa ne sert à rien (l'événement est information, prise de conscience, mais sans impact sur le cours des choses ni sur la fébrilité des marchands de canon !), les reportages des courageux photojournalistes ne sont plus guère publiés dans les medias et J.F.Leroy recommande même aux jeunes reporters de ne plus partir dans les pays en guerre ou en révolution : la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie !

 

   Hier soir, lundi, Perpignan était ville morte ! Elle l'est tout au long de l'année, à part le jour de la fête de la musique et lors des braderies commerciales, et, en septembre, pour...VISA ! Hier, c'est le mauvais temps qui gâcha la soirée : le froid de la tramontane fut l'événement qui vit les restaurants fermer et les foules rester dans leurs foyers. L'écran de la place de La République n'a pas été installé : une catastrophe pire que la tuerie en Syrie !!! Pourtant, vers 21 heures, la météo s'était radoucie... Allons voir la projection, près de la cathédrale...

 

Les plus courageux sont allés au Campo Santo : je suis arrivé un quart d'heure trop tard et, comme une trentaine de personnes (surtout des étrangers, Italiens, Allemands et trois journalistes de la télé danoise, avec leur accréditation, je n'ai pas pu entrer !!!

 Les gardiens, très sympas et polis, d'ailleurs, ont expliqué qu'ils devaient respecter la "consigne" du staff parisien des organisateurs : ne laisser entrer personne, même s'il reste des places !

 

   Des spectateurs sont sortis, ils "dérangeaient" un peu, mais on leur ouvrit les portes... Pas à nous, frustrés, debout, dans la rue ! Cela semble inadmissible : nous n'étions ni des délinquants ni des terroristes désirant "perturber" !!! Mais "la consigne, c'est la consigne", même quand elle est bête... (relire Le Petit Prince ).

 

    Leroy de cette consigne n'a sans doute pas compris que les restaurateurs ne peuvent servir leurs nombreux clients dans les temps; le service est lent et l'heure tourne...

 

   Perpignan est donc restée ville morte et Visa ne peut rien changer... The show must go one, et les guerres aussi...

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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