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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:34
Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

*Nouvel avis* Publié dans L'Indépendant le 19 juillet 2017 (Distribué dans Perpignan)
 

PERPIGNAN.
Ses enfants, Martine, Brigitte et David ;
ses petits-enfants
ont la tristesse de faire part du décès de
Monsieur
Jacques MASO
survenu à l’âge de 93 ans.
La cérémonie religieuse aura lieu le jeudi 20 juillet 2017, à 15 heures, en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste à Perpignan.
La famille remercie toutes les personnes qui s’associeront à sa peine.
MAISON GUIZARD
P.F. DU ROUSSILLON - AGENCE CENTRE VILLE
PERPIGNAN – 04.68.51.30.20

- - -

*** J'adresse mes sincères condoléances à la famille de Jacques...

 

Rencontre avec Jacques Maso

 

Collectionneur, retraité de l’entreprise « Ambulances Maso » de Perpignan

 

En pleine ville, la terrasse est inondée de soleil et de plantes; elle s'ouvre sur la colline des Rois de Majorque et, à droite, sur le Canigou encerclé, tel Saturne, d'auréoles automnales. C'est la maison, labyrinthe musée, qui est plus passionnante encore, de bas en haut et du garage immense (là se signale l'ancien métier d'ambulancier, de taximan et de voiturier de notre hôte) jusqu'au toit, puisqu'elle renferme des dizaines de Miro, Matta, Tapiés, Hartung, Kijno... et quelques dessins de Dali, avant son succès...

 

Sur l'oblongue table trône le personnage en métal soufflé du sculpteur catalan Henri Iglésis.

 

Dali, est partout. Jacques Maso a fait sa connaissance d'abord à Madrid, durant une nuit de movida, à trois heures du matin...C'est le personnage le plus extraordinaire qu'il n'ait jamais rencontré ! Il me parle de son absence de sexualité, des frasques de son épouse Gala, qui a toujours entretenu Eluard son ancien époux, et qui tenait donc les beaux cordons de la bourse : lui, il n'avais jamais un sou sur lui... C'est Morse, un industriel qui a payé les dettes américaines du Maître; le milliardaire a créé un musée au nord de Washington, puis il a fait faillite à cause de Salvador...Ensuite, il a installé à Saint-Pétersbourg, en Floride, un musée, refait récemment et contenant des Dali fabuleux... J. Maso va chercher le catalogue de ce musée dans les rayonnages qui occupent toute la longueur du séjour.

 

La conversation tourne autour du Dali de Perpignan : J.Maso, après l'incendie du château de Castelnou, qu'il détenait en viager, a transporté l'expo au palais des Rois de Majorque.... Exposition complexe : engagement financier de J.Maso, quelques tableaux saisis car on les disait faux, alors que c'étaient des études récupérées par Gala... "Avec Dali, tout était toujours compliqué !"

 

C'était l'époque où l'on parlait beaucoup des "faux" dessins et tableaux de Dali; en fait, il s'agissait de brouillons que Gala récupérait, d'esquisses que l'épouse sauvait de la corbeille à papier; puis elle signait ces oeuvres et les revendait à Paris ! " En fait, c'était de vrais dessins; c'est la signature qui était fausse !Et tout ça pour donner à son amant-mari Paul, le grand poète surréaliste..."

 

Pour l'exposition de 1970, J. Maso a voulu aller chercher Dali en hélicoptère à l'hôpital de Figueres, mais les médecins de l'artiste n'ont pas voulu : il était déjà très fatigué.

 

Jacques avait organisé d'autres expositions dans le château médiéval de Castelnou, acheté en 1967 : Cuixart en 1974, Matta en 1976, et des pièces de théâtre y étaient jouées. Puis, J. Maso vend le château au Crédit agricole en 1987; depuis cette date, Jacques se consacre à la lecture, à la visite d'expositions, à des voyages autour du monde : de chacune de ces villégiatures, il rédige un livre rempli de photos, avec sa fille; avec elle, il va d'ailleurs entreprendre l'écriture de ses Mémoires.

 

Mon interlocuteur raconte encore cette anecdote sur le tableau représentant un marin : la toile a été volée à Port-Lligat, puis retrouvée à New York. ; à l'heureux et récent propriétaire de l'oeuvre perdue, qui contacte les Dali, gala répond : "Nous ne sommes pas ici pour acheter, mais pour vendre..!" Tout le tempérament de cette femme d'affaires est dans cette réponse !

 

En fin de compte, cette toile retrouvée est rentrée dans la collection de Xavier Cugat, chef d'orchestre; ensuite c'est le Capitaine Moore, ancien secrétaire de Dali, qui l'a achetée à son tour... 

 

Ensuite, j'évoque le souvenir de Modest Cuixart, que j'ai connu à Palafrugell, chez lui, pour des articles et le projet d'un livre, avec des photos d'Etienne Montes; J. Maso l'a connu....en faisant la connaissance de René Métras, qui possédait une usine de tissage à Barcelone. Il va participer à la revue d'art "Correo de los artes" lancée par R.Métras, qui créée bientôt une galerie d'art contemporain : c'est à cette occasion que J.Maso rencontre Cuixart, Tapiés, Ponç, Brossa...réunis dans le groupe Dau al Set (la septième face du dé). Une autre grande rencontre sera celle de Miro, qui, à l'époque, faisait des dessins imprimés sur des tapisseries; Miro travaillait pour René Métras...

 

C'est ainsi que Jacques a exposé Modest Cuixart au château de Castelnou et je me souviens de ce moment magique...

 

Mais, dommage, Cuixart aurait pu devenir plus célèbre : 

 

"Il s'est laissé avoir, il méritait mieux, il était doué, mais il est tombé avant l'élan... Il n'a pas su se vendre et n'a pas pu se renouveler, en sortant de la période du groupe "Dau al set" ; c'était le cousin germain d'Antoni Tapiés : leurs mères étaient sœurs. Tapiés l'a écrasé, ce Maître a inventé un langage propre, son monde personnel de symboles..."

 

On s'attarde devant une affiche de Miro, à la galerie Gaspar : après la guerre civile, le peintre est revenu exposer à Barcelone, dans toutes les grandes galeries; là il a mis le nom des trois plus célèbres sur la même affiche, comme pour rattraper le temps perdu...Beaucoup de toiles et lithographies de lui, sur ces cimaises intimes : Miro était un familier de J. Maso.

 

Un autre de ses grands amis était Brossa, un "satellite" du groupe Dau al set, et Jacques possède tous ses livres de ce poète qui jouait avec les mots, les signes; il tourne les feuilles d'un livre dont la mise en page est étonnant, la typographie insistant sur une syllabe, un élément de ponctuation, un lot désarticulé...Brossa jouait avec les vocables et sa poésie était avant tout visuelle...

 

Nous faisons le tour des appartements et les toiles se suivent, le long de l'escalier, sous les marches, avec ces regards étonnants d'un personnage de Chichorro, jusqu'au bureau, la pièce où est installée une télévision, jusqu'à la chambre, mieux lotie que toutes celles de l'hôtel des templiers de Collioure !!!

 

Nous revenons au séjour et les quatre-vingt-neuf ans de J. Maso escaladent aisément les marches épaisses et noires... 

 

Il est temps de parler de la biographie de l'ancien propriétaire des taxis de la place Arago....Son père  est un Catalan de Sant Celoni; conducteur de camions, il est venu à Perpignan, où il devient chauffeur. Il a un fils, Jacques, qui naît à Perpignan, tandis que les autres frères sont nés en Catalogne du Sud. 

 

"Mon père travaillait chez l'autocariste Grill, le premier du département, puis en transportant des malades, il a l'idée de créer une ambulance; il s'en fait faire une chez Taurinya; à l'époque, avant la guerre, c'était un constructeur de voitures situé à l'emplacement du Central Parking actuel. Mon père a développé l'activité d'ambulancier, une des premières en France ! Il a commencé avec trois ambulances, puis il eut six chauffeurs. Je me rappelle : j'allais graisser les voitures en passant sous elles; le travail était très dur; on ne prenait jamais de vacances : notre seul jour de sortir, une fois par an, c'était quand notre père nous emmenait manger au restaurant ! Tout cela a duré jusqu'à la guerre..."

 

Jacques poursuit ses études : certificat d'études, deux ans de comptabilité, puis il a la charge des factures pour l'entreprise familiale... Un jour, un client oublie une boîte de peinture... Par hasard, il commence ainsi à peindre et à s'intéresser au monde des arts...

 

Ensuite, Jacques va conduire les taxis et les ambulances de son père. Dès 1939, il va faire le tour des camps de concentration : 

 

"En effet, les familles nous contactaient pour sortir les enfants des camps; je me suis rendu à Gurs, près de Pau, au Barcarès, à Caussade, un ancien camp organisé pour les Allemands, au Vernet d'Ariège, à la limite de la Haute-Garonne... Tous ces transports, on les faisait gratuitement. On travailla par la suite avec des laissez-passer pour aller en Espagne, où des réfugiés voulaient revenir; on travaillait à cheval sur la frontière...

 

Voilà pour la guerre civile espagnole... Ensuite, durant la seconde guerre mondiale, la Résistance nous demande de faire passer la frontière à des aviateurs anglais;  nous aiderons ainsi plusieurs centaines de soldats étrangers à passer la frontière... Mais le 4 mars 1944, je suis arrêté avec mon père par la Gestapo : après un interrogatoire brutal, proche de la torture, au local de l'avenue de la gare, nous serons libérés, sans avoir rien dévoilé..."

 

Les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la Résistance... Pourtant, les Maso ont accueilli des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, qu'ils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusqu'à la frontière espagnole...

 

"Nous sortons libres du local de la Gestapo, mais à notre retour au domicile familial, mon père se rend compte que les Allemands, en fouillant, ont emporté 90000 francs en espèces et 40 000 francs en bons du trésor ! Nous portons plainte tout de suite à la Préfecture de police ; le consulat d'Allemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin, et notre affaire a été jugée en 1964; mais les Allemands nous demandent d'apporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne; de fournir le détail des valeurs et des numéros de tous les billets dérobés...Bien sûr, nous n'avons jamais pu produire ces preuves et nous avons été déboutés ! 

 

Cependant, nous sommes battus pour récupérer cet argent...J'ai, après la disparition de mon père, intenté des procès à l'Allemagne, au Ministère français des Affaires Etrangères, et j'ai aussi saisi la cour européenne de justice... En 2005, devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du Gouvernement pointe le laxisme de l'Etat dans ce dossier ! Mais l'arrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois Jacques et sa sœur Joachine, derniers survivants de la famille Maso; en vain, depuis plus de soixante ans..."

 

Nous continuons de parler de la période de la seconde guerre mondiale, de l'Occupation, de la Résistance à Perpignan. Et de sa Libération : 

 

"La Libération de Perpignan n'a pas eu lieu : elle s'est jouée à la préfecture, un compromis entre le préfet et le chef du bataillon allemand de Perpignan. Les premiers coups de feu ont été, en fait, tirés par les Républicains espagnols; c'était un mot d'ordre de la C.N.T. (Confédération Nationale du Travail): le Midi a été libéré par les Anarchistes catalans et espagnols : ils ont préparé l'entrée en Espagne, par le Val d'Aran, qu'ils ont conquis, mais ces guérilleros ont presque tous péri dans l'affaire...

 

A Perpignan, point ou peu de combats : quelques balles perdues et une explosion des frigos de Saint-Charles. Quelques morts, des soldats allemands, ont été entreposés au café de la Paix, situé autrefois au pont de pierre, en face du Castillet. Durant cette période, je fais partie d'un groupe de jeunes à qui on apprend les premiers secours : c'est ainsi que j'ai ramassé un mort, un Catalan nommé Pierre Dauré, ainsi qu'un aviateur allemand, tué d'une balle dans la tête, à travers son casque... 

 

De même, un matin, par hasard, au 43 du Quai Vauban, je vais dénicher un Allemand caché dans un couloir; j'avais une grenade à la ceinture, je suis entré dans la pénombre de ce couloir et j'ai ordonné au soldat de sortir; je lai conduit à la police, située rue Mailly; quelques "Résistants", qui se trouvaient là ont commencé à le bastonner; j'ai crié, invoqué les droits de l'Homme et les conventions de Genève : ils ont arrêté !

 

Cet Allemand, je l'ai revu, il y a quelques années, à Montpellier, à l'occasion du vernissage d'un espace baptisé "TOLÉRANCE", (orné de statues d'un sculpteur d'ici, de Cabestany), situé dans l'ancien camp de concentration, au cœur de la ville. Cet homme me reconnaît et me remercie de lui avoir sauvé la vie, il y a cinquante ans... La Libération a eu ses aspects tragiques : deux cents Allemands ont été internés au camp de Rivesaltes, où ils sont morts de faim, abandonnés, et mis dans une fosse commune; récemment un avion est venu rapatrier les corps en Allemagne..."

 

Nous revenons à la peinture, et parlons de Maillol, qui a été traité de collaborateur durant la guerre. Jacques ne le croit pas coupable. Quant à Dina Vierny, c'est plus trouble... "Elle n'avait rien et a hérité de tout; elle fut la maîtresse du fils, Lucien, qui lui a tout donné et a eu la bonne idée de mourir vite... Cependant, elle a fait pour Maillol plus que Maillol, plus que n'importe qui ! Elle a su le présenter, le faire connaître, le diffuser dans le monde, lui construire deux musées ! 

 

Aristide collaborateur ? Non ! Son ami intime était Arno Brecker : "l'enfant de Maillol" a fait acheter des sculptures par Albert Speer, le conseiller spécial d’Hitler, nommé ministre des armements; il fut ensuite condamné à trente-et-un ans de prison lors du procès de Nuremberg. Les Nazis ont acheté des Maillol pour orner "Germania", la grande ville conçue par Speer. Voyez le film "La chute", sur la fin de Hitler; à la fin, on voit un jardin, une terrasse une statue de Maillol; un des témoins de cette histoire, un des intimes de Hitler, la femme qui a écrit le scénario du film a demandé au Führer une oeuvre de Maillol; Hitler lui a répondu : "Je ne peux pas te la donner car elle appartient au peuple allemand !"

 

Jacques poursuit : "Un jour, je me trouve au restaurant de la plage des Elmes, à l'entrée de Banyuls; le patron lui confie alors : "On a eu M. Speer à cette table; il était venu se recueillir sur la tombe de Maillol ! Une semaine après, l'ancien responsable nazi meurt à Londres..." Quelle coïncidence ! "

 

J. Maso a été le dernier à voir Maillol vivant; il l'a transporté après l'accident de voiture - c'est le docteur Nicolau qui conduisait - entre Marquixanes et Prades; ils allaient rendre vite à Dufy, en cure à Vernet-les-Bains; le sculpteur, après l'accident, a été conduit à la clinique Saint-Michel de Prades, où il mourra dans les heures qui suivirent. Le docteur Nicolau appelle Jacques pour emmener le corps à la clinique des Platanes (tenu par des religieux, mais M. Nicolau y avait des actions) : 

 

"Je conserve de Maillol une vision unique; il était très amoché; ce sont surtout les cercles, mauves, diaprés comme un arc-en-ciel, autour des yeux, qui m'ont impressionné; cette coloration, due au choc, et à la fracture du crâne, était à la fois tragique et magnifique ! J'alerte la famille de Maillol, à Banyuls; je le conduits dans la "maison rose"; je le déshabille, le lave et l'installe; puis je m'en vais..."

 

A ce moment-là, Jacques se lève et va extraire de ses rayonnages un superbe livre sur Maillol : je ne connaissais pas l'étude de Paul Sentenac, publié en 1937, agrémenté de belles photos de sculptures, dont "La Vénus au collier", qui se trouve à Zurich, sœur de la Vénus de la Loge, à Perpignan, mais dépourvu du fameux bijou...

 

La conversation porte ensuite sur Dufy, qui résida longtemps à Perpignan, place Arago et au bout de la rue Jeanne D'Arc, chez Bassères, l'ancien marchand de bois : "Il ne pouvait plus peindre; je le conduisais chez le radiologue qui a dans son bureau quelques toiles de lui : Dufy ne pouvait pas payer...C'était, malgré sa situation difficile et sa maladie, un personnage hautain... C'est grâce au céramiste Artigas et à son épouse "Pincette" que Raoul Dufy a pu trouver refuge à Perpignan; à cette époque, après la guerre, il dessinait sur des étoffes, car il fallait manger...

 

Tous les peintres de Catalogne sont passés par Llorens Artigas, qui a laissé à l'aéroport de Barcelone une belle fresque sur un panneau énorme. Il a travaillé aussi pour Maegh, à Saint-Paul de Vence; au départ Maegh a enrôlé trois grands artistes, alors dans le besoin, Miro, Chagall et Giacometti, pour la décoration de la maison-musée et de la chapelle aux vitraux..."

 

J. Maso a aussi connu Hans Hartung, prisonnier au camp du Barcarès et qui, par la suite, résida durant de longues années à Leucate. Il se lia aussi avec Jean Fautrier qui faisait des cures à La Preste, dans le Vallespir; Libion lui confectionnait des chemises, dans son atelier de l'avenue de la gare... Ces rencontres ont donné suite à des années d'amitié, qui expliquent la présence de tous ces tableaux, ici... Jacques me montre une petite pièce où coucha Appel-Les Fenosa en 1957...Et il y aurait encore beaucoup à raconter en regardant toutes ces toiles : celle de Macia, réfugié en France avec P. Garcia-fons, de Berrocal, de Velickowi, de Rossofsky, originaire de Chicago, d'Assadour...

 

Et Willy Mucha, un peu oublié aujourd'hui, sans fondation à Collioure ou ailleurs; un artiste doué qui recevait beaucoup, par exemple Malaparte, l'auteur de "La piel", dans sa maison du  quartier du Mouré, à Collioure...Sa femme a fini sa vie dans la maison de retraite en face de la fontaine d'amour, à Perpignan, puis à Banyuls...Triste fin...Willy Much connaissait tout le monde, mais il n'est pas assez reconnu..."

 

Nous revenons, pour finir, au présent... Malgré l'âge, J. Maso n'en a pas fini avec les aventures et...les procès ! 

Il me montre le journal catalan de Figueres, "Hora nova", daté du 17 septembre 2013, qui traite de "l'éternel procès". Jacques avait acheté un terrain à Roses, il avait conçu des plans excentriques; tous les papiers étaient en règle, mais peu à peu les architectes se sont éloignés du projet initial et la maison ne ressemblait pas à la villa des rêves... Il y eut trois ans de procédure, à Roses, puis cinq ans au tribunal de Gérone et enfin quinze à Madrid..! Pour aboutir...à rien, pas de suite...la justice en Espagne...

 

Il faut savoir terminer une conversation ! Je prends congé, à regret, et Jacques me raccompagne avec l'ascenseur. Il me fait sortir, surprise, par le garage, immense, témoin de l'histoire des taxis et des ambulances de Perpignan; il a "installé" sur un mur de ce garage une sorte d'oeuvre d'art personnelle, symbolisant le travail de toute une vie et de toute une famille : une calandre de Mercédès, synonyme de fortune, luxe et de volupté, jouxte une énorme clé à molette, "rouillée autrefois, mais je l'ai peinte à la feuille d'or", me confie l'heureux propriétaire des lieux... 

 

J'ai compris que par cet objet et cette formule, il voulait exprimer son bonheur du labeur bien fait, toujours au service du prochain, dans les temps de guerre comme dans les années de paix...

 

Perpignan, rue S. Vauban, 16 octobre 2013.

- - -

* document lu sur le net :

Le feuilleton judiciaire 

de la famille Maso

    • Par Claude Belmont, mis à jour le 26/11/2007 

Cette famille peut-elle récupérer largent que lui a volé la Gestapo ? Décision demain de la cour dappel administrative de Marseille.

Largent volé par la Gestapo en 1943 peut-il aujourdhui être remboursé à une famille française? Demain, la cour administrative dappel de Marseille devra trancher cette question.

Le 4 mars 1944, les membres de la famille Maso de Perpignan sont interpellés. Ils seront brutalement interrogés pendant dix jours puis remis en liberté. Car les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la résistance. Pendant des mois pourtant, les Maso accueillent des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, quils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusquà la frontière espagnole.

À leur retour, les Maso saperçoivent que leurs économies ont disparu : 90000 francs en billets et 40000 francs en bon du trésor. Ils vont à la préfecture de Perpignan déposer plainte contre... la Gestapo, sûrs que ce sont ses membres qui ont commis le vol.

 

Depuis, laffaire a été instruite deux fois sans trouver daboutissement. «Le consulat dAllemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin. Notre affaire a été jugée en 1964. Les juges allemands nous ont demandé dapporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne. Ils nous ont demandé de fournir le détail des valeurs et les numéros de tous les billets dérobés. Nous navons jamais pu produire ces preuves, nous avons été déboutés», raconte Jacques Maso, 83 ans, toujours aussi déterminé. «Quand on mène un combat, on va jusquau bout. Ce remboursement, cest une affaire de principe», poursuit-il.

En 2005, Jacques, dernier survivant de la famille avec sa sœur Joachine, pense toucher au but. Devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du gouvernement pointe le laxisme de lÉtat dans ce dossier passé entre les mains de tous les ministres des Affaires étrangères. Mais larrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois celui qui avait osé défier la Gestapo.

Demain, soixante-trois ans après le vol et la plainte déposée contre loccupant, se jouera donc la dernière séance de ce surprenant feuilleton. Pas sûr quelle satisfasse le combatif retraité.

 

Jacques Maso arrêté et torturé par la 

 Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo

Une plainte déposée en 1944 contre la Gestapo toujours pas résolue

Faisant parti d'un réseau allié pendant la 2nde Guerre mondiale, Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo a découvert en rentrant chez lui que l'occupant avait en plus pillé sa maison. Il a donc déposé plainte le jour même puis attaqué l'Etat français et allemand.

 

Regardez la vidéo :

http://videos.tf1.fr/video/news/france/0,,3671960,00-plainte-deposee-1944-contre-gestapo-toujours-resolue-.html

 

Sources : tf1.fr

Souvenirs de Jacques Maso à propos du peintre Hans Hartung. 

 

   Il l'a connu à Paris grâce à M et Mme G. Pompidou. Mme Pompidou était folle d'Hartung : elle avait décoré l'Elysée avec ses tableaux…

 

(photo : Hans Hartung devant la statue de Maillol, en 1970 à Saint-Cyprien, avec Madeleine, l'épouse de J. Maso. La scène se déroule après un voyage au Portugal.

 

Hans possédait une Chrysler blanche décapotable; il conduisait malgré sa jambe perdue en Alsace; il fut opéré à Lyon car la gangrène s'était déclarée; mais il s'était bien adapté à ce handicap… A cette époque, après la Libération, Hartung rendait imite à J. Maso qui habitait alors rue de la Cloche d'or; c'était au deuxième étage, mais Hartung montait sans grand problème…

 

   Pendant la guerre, il a été interné au camp du Barcarès (voir le blogabonnel sur Hartung en Catalogne). 

 

   Il s'évade en août 44. Il est arrêté à Figueres par la guardia civil; il va en prison à Figueres et Gérone, puis à Barcelone. Enfin, il est aboutit au camp de Miranda, au-dessus de Madrid.

On lui facilite la libération. Il s'engage dans l'armée française, mais est affecté à l'infirmerie car il est allemand.

 

Il se rend au Maroc avec l'armée et débarque à Golfe- Juan: il construira plus tard sa maison là où il a abordé (maison située à présent non loin du péage de l'autoroute; elle est devenue la fondation H. Hartung ). 

 

J.Maso se rendra plusieurs fois chez lui. Par exemple, le jour où l'artiste fut nommé académicien à Paris : c'est le seul peintre a être en même temps académicien en Allemagne ! J.Maso fut le seul à l'accompagner, avec son épouse, Ana Eva Bergman, pour ce jour mémorable !

 

Jacques se souvient d'une autre journée incroyable : dans la rue, ils attendent tous les quatre un taxi; arrive une Rolls immense conduite par un chauffeur noir… Un type s'écrie alors : 

   "Hans, que fais-tu là ? Tu vas où..? 

-Je vais à Montparnasse pour une réception !

-Je te laisse la voiture et le chauffeur !

 

   Sur la Côte d'Azur, il font la maison avec le peintre : terrain rectangulaire, maison en angle; deux ateliers, pour on épouse et pour lui-même,  sont construits dans les autres angles.

   A l'intérieur, comme Hartung était handicapé (il avait perdu une jambe à Strasbourg en ramassant des blessés), il avait fait installer un mécanisme grâce auquel le tableau en gestation montait et descendait à la hauteur désirée…

 

   Une autre fois, à l'occasion d'un transport sanitaire à Nice, en passant au péage de Juan-les-Pins, je dis  mon fils : "Si on allait rendre visite à Hartung..? " Dans la nuit, ils arrivent à retrouver la maison dans le quartier résidentiel qui s'est bien développé. Seule Ana Eva se trouve à la maison : "Il ne va pas tarder…Si vous voulez l'attendre…" Hans est arrivé à l'aéroport; une demi-heure plus tard, il arrive dans la voiture du consul d'Allemagne, escortée par des policiers à moto… On avait affrété un avion spécial pour recevoir la croix d'académicien en Allemagne...

 

 Il vient à Leucate qu'il a connu grâce à Henri de Monfreid. Le couple a habité dans un casot sur la colline, avec une table en bois et des branches pour faire du feu…Ils ont passé là plusieurs étés...

 

JPB

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 07:57
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
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Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

 

***ELNE (Pays catalan) :

Découverte d'une cathédrale primitive à Elne

 

La ville d'Elne, la plus ancienne cité du Roussillon, cache toujours des trésors. Cette fois, il s'agit d'une grande cathédrale, aussi imposante que l'actuelle: la cathédrale primitive.

A l'emplacement de la chapelle de Saint-Etienne, petite chapelle qui faisait partie de l'ensemble de la cathédrale d'époque romane et détruite après la Révolution Française, des murs puissants ont été mis à jour durant une fouille entreprise en 2015 par le Département des Pyrénées-Orientales.

 

 Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 "C'est une découverte assez exceptionnelle (...) qui éclaire de façon importante l'histoire d'Elne mais aussi l'histoire du Département, l'histoire du diocèse... durant une période où on ne connait pas grande chose, tout simplement, parce qu'il y a très peu de documents, peu de textes écrits et qu'en fait, seule l'archéologie est en capacité d'écrire cette partie de l'histoire", se réjouit Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 La mise au jour de ce bâtiment a permis à plusieurs domaines d'effectuer des recherches, notamment médicales, avec la découverte de plusieurs sépultures d'urgence, liées probablement à un épisode de peste qui a frappé la région au XVIIe siècle. De l'ADN bactérien pourrait être conservé dans les ossements.

La fouille travaille en collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles mais aussi avec l'Université d'Elne et l'Université de Perpignan.

"Sur ce chantier, au-delà de faire des fouilles, on a aussi décidé que ce soit finalement au service des jeunes qui apprennent, et donc on a une quinzaine d'étudiants qui viennent depuis 2014-2015 chaque année finalement sur des vraies fouilles, sur un vrai chantier de fouille se former. Il est important que ce site puisse aussi servir à former des jeunes dans leur discipline", ajoute la présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Regardez l'interview réalisée à Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

 

Jean IGLESIS

 

- - - 

Festival Les Nits d'Eus

Publié le 15/07/2017 à 17:53 par leblogcultureldyl

 

 

(photo, de gauche à droite : Gisela Bellsolà, Denis Campini, Michel Maldonado (debout), Julien Ascencio, Francis Balzamo.).

 

Sous un ciel enchanté et enchanteur, les Nits d’Eus.

Dédiées à Ursula et à Monsieur D’dée

 

« Trente-huit années de création dans des horizons artistiques multiples » annonce Michel Maldonado. Multiples et singuliers, car c’est bien le caractère original de chaque soirée qui préside au choix des organisateurs. Avec des interprètes de qualité, habitués ou nouveaux venus, des mises en relations inattendues, des découvertes en terre lointaine. En d’autres mots, il s’agit de présenter à Eus et en quelques autres lieux, des soirées qu’il est impossible de trouver ailleurs, chacune, sauf rarissime exception, ne se produisant qu’une fois. L’aventure se décline de début août à mi-septembre au rythme d’environ deux soirées par semaine, la plupart du temps à Eus à la Maison du temps libre, exceptionnellement à l’église, et cette année avec trois rencontres délocalisées (Le Soler, Prieuré de Marcevol et Banyuls sur Mer – 25, 26 et 27 août).

 

Onze soirées du 3 août au 16 septembre.

 

Le 3 août, Ouverture poétique Verlaine - Gabriel Fauré, Reynaldo Hahn, Debussy par Charles Gonzalez récitant, Vincent Malgrange, violoncelle, Alice Ader, piano, Raphaël Dumas, ambiance sonore, Gérard Meloux, guitares, mandolines et Michel Maldonado, contrebasse. Le 9 août Maria Barcona et Gisela Bellsolà jouent un texte écrit pour elles Les Bruixes se pentinen, mise en scène Monique Bellsolà, suivi de Llamp te frigui, chanson catalane d’auteur par Franck Sala et Philippe Dourou. Le 12 août c’est la Quatrième symphonie de Gustav Malher, jamais donnée en France – transcription pour clarinette, violon, violoncelle et piano d’Elder Beeftink.

 

Des moments particulièrement sensibles

 

 Le 17 août, élégie à la mère disparue, L’éternité peut-être, spectacle musical conçu par Miluc Blanc autour des poèmes inédits, « des petites choses » disait-elle, de sa mère Yvette Joubert. Avec Milus, guitariste et chanteur qui écrit et compose notamment pour Cachitos et La Tuna, et des interprètes bien connus à Eus ou à proximité : Pau Marcos gambiste, David Codina Bosch, pianiste, accordéoniste et sculpteur de sons, Arne Wernink, trompettiste et Michel Maldonado, contrebassiste.

 

Journée faste le 19 août : à 18h Voyage musical dans la Grande Grèce à partir de manuscrits trouvés en Sicile, révélation du patrimoine musical gréco-byzantin des colonies italo-albanaises de Sicile et du Sud de l’Italie dite la Grande Grèce, des chants que les habitants de ces contrées chantent toujours. Pour l’interprétation, les chanteurs Iléana Ortiz Rodriguez, Eleni Bratsou, Gisela Bellsola, Jean-Christophe Candau, Raphaël Robin et Frédéric Tavernier Vellas. A 21h le même jour Jazz Mediterranéeréunira le guitariste catalan Denis Campini, Francis Balsamo, contrebasse, Julien Ascencio, piano (voir photo) et le batteur d’origine sénégalaise Sega Seck.

Durant les concerts décentralisés le guitariste Philippe Mouratoglou et la Fidelissima joueront le Concerto pour guitare de Mauro Giuliani, réorchestré pour quatuor à cordes par le compositeur lui-même, suivi de la Folia (Vivaldi, Purcell). En septembre un concert Alice Ader au piano (le 2 septembre) – Chopin, Scriabine, Mompou - ; puis le Quatuor Machaut, saxophonistes à la fois interprètes, improvisateurs, compositeurs, arrangeurs –découvertes en perspective (3 septembre) ; Lunes, cantate jazz, création Guillaume de Chassy  qui sera au piano, direction Joël Suhubiette, avec le chœur de l’Archipel de Toulouse et Pierre Gayraud aux percussions (10 septembre), et le 16 septembre, pour terminer en beauté Rêves d’oiseaux, suite pour triopar le nouvel ensemble duguitariste Philippe Mouratoglou, avec Bruno Chevillon, contrebasse et Ramon Lopez, batterie. Les Nits attendent de pied ferme les habitués et les nouveaux venus.

 

Yvette Lucas

 

Infos pratiques : tarif normal 14€. Carte Nits (nominative) 8€ pour entrées à 10€. Carte de soutien aux Nits (nominative) – tous les spectacles 65€ ou plus. Gratuit pour les – 12 ans. Billets en vente à l’entrée de la salle et sur la billetterie en ligne. Concerts délocalisés : achat à l'entrée. www.lesnitsdeus.org

 

(blog d'Yvette LUCAS) Merci à Yvette L : ça repose de "copier-coller" les autres …. Il suffit de le dire ! JPierre B.

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***Première édition du festival 20/20

 

 

Sainte-Marie (Pays catalan)

Festival 20/20

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la première édition du Festival 20/20 qui se déroulera du 20 juillet au 20 août au Jardin d’Ariane à Sainte-Marie-la-Mer. 

Pluridisciplinaire, ce nouveau rendez-vous est une vitrine des cultures musicales, culinaires et patrimoniales du territoire Nord-Catalan. L’évènement, a été créé et pensé comme un disque en prenant la forme subtile d’une compilation de luxe, regroupant des coups de cœur, des personnalités atypiques et les artistes singuliers. Un grand mix au sein d’un lieu et d’un dispositif technique et humain hors du commun.

20/20 propose un concentré de Méditerranée avec une programmation qui rassemble des musiciens, des disc-jockeys, des acteurs, des plasticiens, des cuisiniers, des œnologues, des petits producteurs et des grands créatifs. Uniquement des passionnés dont le but est de partager leurs passions et leurs savoirs faire.

 

La programmation est donc inédite avec 32 jours de concerts (jazz, DJ set, Jam Sessions, Radio-shows...) avec des styles musicaux allant de la musique classique à l’electro, en passant par le Jazz ou encore la Rumba, le Reggae ou la soul. 20/20 c’est aussi des brocantes vintage nocturnes, des grillades aux sarments, des sardinades, des paëllas, arossos et tapas, des activités pour enfants (contes, labyrinthe géant, karting à pédales...), des expositions éphémères, des dégustations de vins, des ateliers autour de l’œnologie, des siestes sonores, ou pas , du ciné chaises longues, une color party, la fête du rosé, la fête du cava, le championnat du monde d’aïoli , des concours de pétanque etc...

De l’inédit pour un mois complet dans un jardin, à 800m de la plage, afin de fêter l'été ensemble avec du bon son, du bon vin et de la bonne cuisine

 

Vous pouvez télécharger le dossier de presse ici

Retrouvez l’intégralité du festival, jour par jour ici Contact presse : Raph Dumas 06.14.03.72.96 vingtsurvingtfestival@gmail.com

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EXPO de Lumières d'encre à CERET :

 

Prochaine exposition du 22 juillet au 2 septembre 2017 :

 

  " Ce que voit mon ombre"

 

Ymy Nigris

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:20
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)

Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) - à Colliore, avec René POUS - au musée de GOSOL (Catalogne, Cadi)

Personnalités inhumaines... Le catalogue de l'expo de Perpignan (été 2017)

 

PICASSO ce barbare...ce cannibale prenant et jetant les femmes pour se nourrir de leurs talents (Dora Maar la photographe, Françoise et Jacqueline, les artistes, Olga la danseuse...), milliardaire avare, qui ne prête pas un sou à ses petits-fils : le témoignage de Marina Picasso, fille de Paulo, petite-fille d'Olga , est éclairant (lire Grand-père, folio Gallimard n°3818). Paulo sert de chauffeur, exploité, devant mendier un maigre salaire : "chauffeur payé à la semaine, factotum sans existence propre, sa marionnette et son souffre-douleur..."

 

Pablo est un sadique qui méprise sa descendance;il est indifférent : "Pablito -frère de Marina- s'est suicidé à l'âge de 24 ans en avalant une dose d'eau de javel...Ma grand-mère Olga, humiliée, salie, dégradée par tant de trahisons, a terminé sa vie paralysée..." (page 16)

 

Françoise Gilot, dans son beau livre Vivre avec Picasso, corrobore ce témoignage : "Dix ans avec Picasso, l'enfer." (cité par Pierre DAIX, dans sa biographie de Picasso, en 2007 : "Je suis restée dix ans parce que j'étais jeune, je croyais qu'il était encore capable d'évoluer. C'était une utopie." (page 482)

 

Avec le temps, la vie de artiste, et surtout ses défauts, ses mesquineries, passent au second plan; seul compte le "génie", pas les sentiments, l'humanité du personnage. Pourtant, celui qui se disait communiste et en lutte avec le fascisme, exploitait ses proches et se comportait en fasciste chez lui !!! Qui le dit ?

 

Ainsi, peu de critiques osent dire le vrai; et les journalistes glorifient, et les catalogues d'exposition n'écrivent que l'aspect positif, par désir de faire de ce musée une destination pour les touristes ! Le catalogue publié à Perpignan (et imprimé à Gand!), même s'il est bien fait, bien documenté, bien écrit (1) ne fait pas exception : Picasso est grand, Perpignan est accueillant et les quelques semaines passées à l'hôtel De Lazerme constituent une "parenthèse estivale " (Claire Muchir) heureuse. (2)

 

(1) Etude intéressante de Brigitte Manera sur les intellectuels et artistes dans les années 50, autour de la présence de Picasso. Texte significatif montrant que les séjours picassiens chez les Lazerme furent des vacances, un havre sur la route des corridas (Nîmes, roi des fêtes de Collioure, photographié aux arènes de Céret avec Cocteau...Retrouvailles à Céret, après le Cubisme des années 10, avec des artistes et la section du PCF...). B. Manera écrit en fait sur Céret et non sur Perpignan - merveilleux pied de nez aux concepteurs du projet-, suggérant la vacuité du séjour perpignanais et les minces rapports "intellectuels", avec le photographe R.Fabre, avec Firmin Bauby à Sant Vicens... 

 

Article original de Joséphine Matamorros, ancienne conservatrice du musée de Céret, qui connaît bien Picasso et son séjour à Céret, bien plus essentiel que la halte de Perpignan. Elle a, en outre, participé au Mucem de Marseille à l'expo su les objets, l'artisanat, le folklore populaire, dont s'est inspiré Pablo. (texte ci-dessous).


 

(2) Catalogue "Picasso Perpignan, le cercle de l'intime, 1953/55" (Snoeck, 20 euros)- Passionnant pour l'histoire locale et les documents. 175 pages pour une histoire de quelques semaines, les séjours à Perpignan ne représentant que 12 lignes dans la biographie de F.Gilot et guère plus dans celle de Daix, l'ami, le camarade communiste des Lettres françaises (pages 465 et 468) !!!

J.P.Bonnel

 

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Picasso à GOSOL

 

Je suis de retour dans la montagne du CADI, trois ans après être monté vers Pedraforcada, à partir de Saldes. Souvenirs de pâturages : les gens ici sont bons et intelligents, ils utilisent, pour séparer les parcelles, non des pierres, ni des clôtures, mais des arbres…C'est plus simple, plus humain. J'avais aussi le souvenir des cerises, deux fois plus grosses de celles de Céret, où Pablo aurait inventé le Cubisme… Le temps des cerises...

 

Ici, à Gosol, en 1906, encore dans la période rose, marquée par une ligne épurée, à la méditation sur le style roman et la peinture ibère, il ne trace pas des cubes, mais des lignes; Le cubisme, c'est Horta de Ebro. 

Ici, dans le massif du Cadi, tout est rondeur, absence de lignes droite : le massif est rond, Piedraforcada fait le dos rond, partagé par une coulée vertigineuse de pierres et de névés… Rondeur de femme, seins de Pedraforca...

 

Je reviens à Gosol par Tuixén, par le refuge du Coll de Port, par les routes sinueuses qui montent vers les herbages et descendent vers des villages bâtis comme des forteresses sur des collines inexpugnables !

 

Tout est beau, ici : Cadi, un début de paradis ! Tout est balade, ici et les cartes sont appelées "Cami de Picasso" et des tas de livres, de colloque et un petit musée dissertent sur l'importance de ce séjour de dix semaines de l'Andalou : l'avant-garde de la Modernité, rien que ça ! 

Picasso voulait revoir la Catalogne, des amis, profiter du miel sensuel de Fernande Olivier, rencontrée à Paris, sur les pentes de Montmartre. Il remplit un "carnet catalan", source de toiles à venir, ébauches, croquis… Il peint beaucoup : arrivé à Guardiola par le train, il doit atteindre Gosol à dos de mule : il n'a qu'une serviette avec des crayons, des huiles, quelques cartons…

A son retour, précipité en raison de l'expansion d'une épidémie de typhoïde, il repart avec tout un caravansérail, preuve que les tableaux (paysans, paysages, animaux dans les ocres rose, orangé, jaune, couleurs des roches qui mènent à Pedraforca) sont nombreux…Pablo a bien travaillé dans ce hameau d'ascètes à la peau cuivrée !

 

Sur la place du village, dans la seule auberge de l'époque, la pension "Can Tampanada", il peint la solitude du hameau gosolenc, il s'entretient très souvent avec le propriétaire, Josep Fontvila, un contrebandier farouche et misanthrope âgé de 90 ans…Celui-ci accepte d'être son modèle : les traits de crayon expriment la rudesse de cet homme, semblable à la désertique de ce pays, logé au coeur de l'alto Urgell, au sud de la Seo d'Urger, non loin de Berga et de l'actuel du Cadi, qui draine les Barcelonais pressés vers les stations de ski de Cerdagne et du Vallespir…

 

A plus de mille quatre cents mètres d'altitude, Gosol respire et ses habitants restent amicaux, malgré la présence des touristes et d'un camp de vacances, avec piscine et roulottes à cinq cents mètres…

On est en Catalogne, dans un Etat qui semble déjà indépendant car les drapeaux flottent partout et la langue naturelle est parlée dans une musique et une richesse qui la différencie tout de suite des autres idiomes… Picasso serait content de cet état d'esprit et qu'on pense ici souvent à lui, sobrement...

JPBonnel

 

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Picasso en son palais catalan

 

 

 

 

Visiter un musée consacré à Picasso me donne toujours l'envie de fictionner. Autant la peinture comme discours ou commentaire est souvent ennuyeuse, autant la flânerie dans les salles d'exposition suscite le romanesque: l'envie d'écrire, car je n'envisage l'art que comme un prétexte à l'écriture...

 

C'est pourquoi je m'applique à revenir périodiquement à Barcelone, dans cet espace picassien installé dans plusieurs hôtels particuliers du XII° siècle, restaurés au XVII° et aménagés à partir de 1963,  afin de communiquer et de donner de la respiration aux nombreuses œuvres de l'artiste. Ce musée est passionnant quant aux toiles de jeunesse (souvenirs de Malaga, représentation des parents, du communiant de 1896...), à la période « bleue » où domine le motif des saltimbanques et des marginaux, tel El Loco de 1904, et à celles de la période ultime: les « retrats » de Jacqueline, à Mougins, en 1962. Ce lieu installe ainsi le début et la fin d'une vie: entre ces deux grandes parenthèses, il s'agit de remplir une vaste béance en se rendant à Paris, à l'hôtel Salé, ou à Madrid, pour le Guernica de la Reina Sophia, ou à New York, ou un peu partout dans le monde car Pablo a jeté son sperme au-delà de tous les océans...

 

J'aime surtout m'attarder sur les variations picturales, quarante-quatre huiles inspirées des Ménines de Vélazquez, dans une atmosphère dramatique grise ou noire, d'où émerge la lumière des jaunes et des bleus nimbant les personnages symbolisant l'innocence.

 

 

JPB

 

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*** Picasso à Marseille

 

Le MuCEM a présenté du 27 avril au 29 août 2016 une grande exposition de 270 oeuvres qui s’attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attaché à ses racines, a nourri son travail d’influences issues des arts et traditions populaires. Le parcours, divisé en quatre sections, met en miroir des chefs-d’œuvre de l’artiste avec des objets-références issus des riches collections du Mucem. Grâce à des prêts exceptionnels et au soutien de nombreuses collections publiques et privées, françaises et internationales, parmi lesquelles il convient de citer le riche partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, l’exposition permet de réunir des œuvres essentielles et iconiques, mises en perspective avec des découvertes inédites.

 

Après avoir évoqué l’aspect sacré de ces sources, essentiellement espagnoles, le propos met en évidence cette présence des souvenirs dans l’inspiration de l’artiste. Sont ainsi illustrés des thèmes et des motifs mémoriels récurrents chez Picasso, fasciné en particulier par l’univers de la parure (Jacqueline à la mantille), de la musique, du cirque (L’Acrobate bleu), de la tauromachie (Tête de taureau) et du jouet, par exemple.

 

L’exposition est ensuite construite autour de rencontres faites par Picasso avec des personnalités ayant affirmé un savoir-faire artisanal qui pouvait nourrir sa propre expérience et ses propres recherches. Sont alors successivement développées les incursions de l’artiste dans la connaissance du travail du bois (Paco Durrio), de la céramique (Suzanne et Georges Ramié et l’atelier Madoura), de l’orfèvrerie (François Hugo), de la linogravure (Hidalgo Arnéra), du cinéma (Robert Picault), du textile (Marie Cuttoli) et de la tôle découpée (Lionel Prejger).

 

La question de l’utilisation du quotidien dans sa dimension la plus prosaïque (les objets de rebut), mais aussi la plus personnelle, s’exprime dans un très bel ensemble de sculptures d’assemblage (La Guenon et son petit) dans lesquelles se lisent aisément les objets glanés et les matériaux recyclés.

L’art au XXe siècle a souvent joué avec ses origines pour construire un nouveau rapport au monde. Les racines de Picasso sont multiples. Parmi ces fondations, l’environnement de son enfance fut un terreau très fertile. Les objets du quotidien auxquels Georges Henri Rivière rend hommage au sein du musée des arts et traditions populaires, qu'il crée en 1937, font infiniment partie du bagage affectif et esthétique de l'artiste. Les collections du Mucem qui jalonnent le parcours ont été choisies parmi les objets acquis par Georges Henri Rivière, comme autant d'échos au travail de Picasso.

 Fort de cette connaissance à la fois intime et universelle, Picasso s’affirme alors lui-même comme le véritable signal d’une nouvelle culture populaire.

 

Commissariat général :

Joséphine Matamoros, conservateur en chef du patrimoine, directrice honoraire du Musée d’art moderne de Céret, directrice du Musée d’art moderne de Collioure

Bruno Gaudichon, conservateur en chef du patrimoine, conservateur de La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix

Emilie Girard, conservateur du patrimoine, responsable du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem.

Scénographie : Jacques Sbriglio, architecte, scénographe

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:53
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)

Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)

Polémique : le burkini, c'est fini ?

 

On n'en parle plus ! C'était pour attiser les débats des élections ? Montrer que le burkini, c'était de la provocation et qu'il fallait (selon le FN, la droite et Valls) réprimer ?

 

Les laïques estimaient que la loi autorisait le port de cet étrange uniforme sur les plages...Qu'il s'agissait de la conviction sincère et religieuse de la part de quelques musulmanes...

Juillet 2017, rien ! J'ai fait le tour des plages de Catalogne: quelques femmes d'origine maghrébine sont habillées des pieds à la tête, tandis que le mari et les enfants nagent en maillot ainsi qu'un couple d'amis; elle, elle "bronze" un bout de visage et c'est tout: elle applique la religion et ne gêne personne…

 

Un élu a voulu relancer le "débat" :le maire de Lorette, dans la Loire, publiant un arrêté interdisant foulard et burkini dans la nouvelle zone de baignade municipale…Il souhaite en outre qu'on réécrive l'article de la loi de 2010 sur  le port du voile dans l'espace public…Manuel Valls, déjà, durant l'été 2016, avait dénoncé le burkini comme une "affirmation dans l'espace public d'un islamisme politique."

 

Or, comme l'écrit le philosophe R-Pol Droit, "aucun fondement juridique solide n'existe pour pareille interdiction. L'accès aux plages est libre et doit demeurer dans toutes les tenues." (1)

 

Il nuance cependant, montrant que ce burkini que nous ne saurions voir, peut être le signe ostentatoire d'une discrimination à l(égard des femmes dans la société sexiste et patriarcale musulmane, et surtout un indice pouvant mener au terrorisme islamiste…

 

"Que le burkini ne puisse ni ne doive être interdit est une évidence. Mais il doit être critiqué, dénoncé, et donc combattu par le texte, l'image, la parole. A la différence du bikini,il me semble bien constituer un élément d'un puzzle idéologique, politique et religieux structuré."

Je suis d'accord avec cette assertion. Et vous..?

 

JPBonnel

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(1) Le Monde du 30 juin 2017, à propos du livre : La saison des apparences. Naissance des corps d'été, C. Granger (Anamosa, 19,50 euros).

***PRESENTATION DU LIVRE

 

LE CORDONNIER D’ALICANTE

MEMOIRES D’UN MILITANT DE L’ANARCHISME ESPAGNOL 1889-1948

de Manuel SIRVENT ROMERO, Editions CNT-RP

par sa petite-fille Melodia Sirvent

 

Un témoignage romanesque empli de passion libertaire, où s’entrecroisent dialogues acérés et récits parfois truculents, ponctués de moments de tendresse et d’émotion

 

LA CNT 66 VOUS INVITE A CETTE RENCONTRE

LE MERCREDI 19 JUILLET 2017 A 18 HEURES

dans son local HLM St-Mathieu cour F, 39 rue des Rois de Majorque à Perpignan

 

Le 19 juillet est le jour anniversaire du soulèvement populaire contre le coup d’état militaire de 1936 en Espagne, et surtout du début de la révolution libertaire qui a suivi. Cette révolution n’a pas été spontanée, mais elle a été le fruit de longues années de militantisme anarcho-syndicaliste et anarchiste. Peu nombreux sont les militants qui, comme Manuel Sirvent Romero, ont laissé leur témoignage sur cette époque de préparation et de luttes ouvrières durement réprimées par tous les gouvernements successifs, des monarchistes aux républicains.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:07
Marina Rossell à St-André (66) - Elne : la boutique de Michel - Expo photos de David Samblanet -
Marina Rossell à St-André (66) - Elne : la boutique de Michel - Expo photos de David Samblanet -
Marina Rossell à St-André (66) - Elne : la boutique de Michel - Expo photos de David Samblanet -
Marina Rossell à St-André (66) - Elne : la boutique de Michel - Expo photos de David Samblanet -

Marina Rossell à St-André (66) - Elne : la boutique de Michel - Expo photos de David Samblanet -

                     *** Elne – Ville-Haute : « La Boutique de Michel » vous accueille…

 

Implantée  en Ville-Haute, au 9 de la rue Constantin,  « La Boutique de Michel » vous tend les bras…

 

Là, Michel Garcia, vous invite à partager son intime passion : celle qu’il nourrit depuis sa plus tendre enfance pour les livres, les disques, et les objets qui jalonnent son parcours de collectionneur chevronné et de chineur impénitent.

 

Romans, essais, ouvrages d’art et d’histoire, albums vinyles (rock, chansons françaises, variétés,  jazz), pièces de collection, cartes postales anciennes, affiches - dont certaines datent de la fin du 19ème siècle- peuplent ce sanctuaire dédié  à la culture, sous ses formes d’expression et de communication – voire de communion - les plus éclectiques et  inattendues.

Voilà un lieu inédit, original au possible, qui paraît hors du temps, mais au cœur duquel on éprouve le sentiment vivace et salutaire de se retrouver, parmi les mots et les choses : des éléments au demeurant anodins, mais foncièrement essentiels, qui semblent recomposer un paradis perdu, enfoui en nous-même… que les clés et les secrets immortels de la connaissance éveillent, ravivent et délivrent soudain.

Ouvert : le mardi 15h à 19h – le mercredi  9h-12h  et  15h-19h – le jeudi   15h-19h – le vendredi   9h-12h et 15h-19h – le samedi   9h-12h (horaires d’été valables jusqu’au 1 septembre)

*Jean IGLESIS

« La Boutique de Michel », 9 Rue Constantin, 66200 Elne (Ville haute)

Tel : 06 74 63 15 78

Sur Facebook : laboutiquedemichel66

Adresse e-mail : laboutiquedemichel66@gmail.com

 

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*** Saint-André (66) : Marina Rossell et Daniel Tosi unis dans une création musicale unique

 

Billetterie au : POINT TOURISME & MAISON DE L'ART ROMAN

ALLEE DE LA LIBERTE - 66690 SAINT-ANDRE

33 (0)4 68 89 04 85

contact@saint-andre66.fr ; www.saint-andre66.fr

Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 12h & de 14h30 à 19h

 

Retrouvez nous aussi sur Internet :

http://www.saint-andre66.fr/culture-loisirs/animations.html

 

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***PHOTOGRAPHIES / Atelier d'écriture

 

Dimanche 16 juillet de 10h30 à 13h3

Galerie Remp-arts

14 rue des remparts.11360 Durban-Corbières

INSCRIPTION REQUISE

 LA TRAVERSÉE DE L’EXPO "

Au cœur de Réexposition de David Samblanet, un atelier d’écriture

 

L'atelier d'écriture "La traversée de l'expo" n'a d'autre ambition que de s'inscrire dans la démarche de l'artiste, la poursuivre et par l'imaginaire et le jeu des consignes d'écriture, se la réapproprier : des paysages revisités enrichis de fragments de mémoires, des photographies supports d'écriture et de développements.


Aiguiser le regard, affiner l'angle, épuiser un lieu, un détail pour laisser émerger un univers ni tout à fait le même ni tout à fait un autre :  univers personnel.


Le travail de David Samblanet est invitation à sortir du cadre. L'écriture est voyage. Alors s'inscrire dans les pas de Nicolas Bouvier et faire sienne cette évidence: "on croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait".

 

Conçu et animé par Cépages d'Encres http://www.cepagesdencres.sitew.com/

Tout public. 12 personnes maximum. Inscription nécessaire. Participation : 10 €

 

+un paysage unique envisagé 99 fois

 

 

David Samblanet

about.me/davidsamblanet

+33(0) 06 83 92 37 47

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:44
Patrice TEISSEIRE - André VINAS par P.Teisseire - Salon de Font-Romeu
Patrice TEISSEIRE - André VINAS par P.Teisseire - Salon de Font-Romeu
Patrice TEISSEIRE - André VINAS par P.Teisseire - Salon de Font-Romeu

Patrice TEISSEIRE - André VINAS par P.Teisseire - Salon de Font-Romeu

**** REFUGE littéraire :

Patrice TEISSEIRE lit en montagne : 

11 juillet 2017

Lecture de mes récits haut perchés aux refuges de Larribet et d'Arrémoulit

 

Marche et lis. Lundi 17 juillet après le dîner, au refuge de Larribet (Hautes-Pyrénées) et mardi 18 juillet même heure au refuge d'Arrémoulit (Béarn), je lirai une douzaine de textes extraits de "Nuit sur la Brèche et autres récits haut perchés", paru aux éditions Gypaète. 

Cet ouvrage regroupe 40 anecdotes de la face cachée de mon métier de reporter-randonneur à Pyrénées magazine, instantanés de moments cocasses et imprévus. Par amour de la montagne. 

 

Vous aimerez aussi :

 

A la poursuite du lys des Pyrénées en vallée d'Aspe

 

Retour au Gourg Goutonnier dans les Corbières

 

Voyage dans les Pyrénées à la médiathèque à Cugnaux vendredi 30 juin

 

***EXPOSITION EN RÉGION

Mémoire d’eau

À partir du 13 juillet 2017

Vernissage le jeudi 20 juillet à 18h30 suivi, à 21h30, du concert de rumba catalane d'Antoine Tato Garcia - Festival Convivencia

Maison du Port, La Redorte (11)

L’exposition rassemble des œuvres dans lesquelles les artistes se sont emparés de l’eau des mers, des rivières, des canaux. L’eau transporte au sens figuré comme au sens propre. Elle est source de poésie infinie et d’inquiétudes, tant sa force est incontrôlable... Plus d'infos

 

 

 

 

 

 

 

 

***EXPOSITION EN RÉGION

Chemin faisant

À partir du 19 juillet 2017

Vernissage le vendredi 21 juillet 2017 à 18h au Col de Port

Médiathèque de Massat et Office du tourisme de Massat, site du Col de Port (09)

 

À l’invitation de la médiathèque et de l’Office du Tourisme de Massat, cette exposition originale a été conçue en résonnance aux couleurs des paysages de montagne que cette exposition invite à parcourir du centre de Massat jusqu’au sommet du Col de Port. Plus d'infos

*GRANDS Festivals littéraires 2017 : six rendez-vous 

 

Les pieds dans l'eau à La Baule ou assis sous un arbre à Chambon-sur-Lignon... Cet été, les livres ont voix au chapitre partout en France. Au sommaire : littérature française, américaine, latino, poésie, lectures...

Le Marathon des mots

C’est, déjà, la treizième édition de l’ample festival toulousain, placé cette année « sous le signe du Mundo latino ». Invités d’honneur, donc, dix-huit écrivains d’Amérique centrale, d’Amérique latine et des Caraïbes – avec une attention particulière accordée à la littérature du Mexique. Avec eux, outre Dick Annegarn, un beau contingent d’auteurs français ou francophones : Patrick Chamoiseau, Lionel Duroy, Pierric Bailly, Laurent Mauvignier, Aurélien Bellanger, Anne Wiazemsky, Fatou Diome, Sylvain Prudhomme, Jacques Henric, Thomas B. Reverdy... Autre point fort de la manifestation, les lectures, auxquelles œuvreront, entre autres, Irène Jacob, Danièle Lebrun, Marianne Denicourt, Jacques Bonnaffé, Didier Sandre... 

 

Du 22 au 25 juin, Toulouse (31), lemarathondesmots.com, 0-15 €. 

Saint-Maur en poche

Co-organisé par la Ville de Saint-Maur-des-Fossés et la librairie La Griffe noire, ce salon affiche haut et fort, depuis sa création il y a huit ans, sa vocation de manifestation populaire, foire aux livres plutôt que festival proprement dit. Ainsi y rencontrera-t-on cette année Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Louis Fournier ou Jean-Christophe Grangé. Mais aussi, outre ces poids lourds, ce grand monsieur du livre au format de poche qu’est Jean-Claude Zylberstein, qui viendra célébrer les 10 ans de sa collection Texto (éditions Tallandier), en compagnie notamment d’Emmanuel de Waresquiel, historien et exceptionnel biographe. A l’affiche encore :Christophe Boltanski, Judith Perrignon, Catherine Poulain, parmi des dizaines d’autres auteurs. 

 

Les 24 et 25 juin, place des Marronniers, Saint-Maur-des-Fossés (94),saintmaurenpoche.com, gratuit.

Ecrivains en bord de mer

C’est, incontestablement, le plateau le plus littéraire et le plus pointu de l’été : Eric Vuillard, Olivia Rosenthal, Claro, Camille de Toledo... sont quelques-uns des auteurs français qui, durant cinq journées, dans la jolie chapelle Sainte-Anne, s’interrogeront sur le geste de l’écrivain, l’avenir du roman, le creative writing... Ils rendront aussi hommage à Georges Perec, qui a fait ce printemps son entrée dans la Pléiade. Par ailleurs, poursuivant une thématique engagée depuis plusieurs étés, les rencontres porteront sur la littérature américaine d’aujourd’hui, en compagnie d’auteurs (Laird Hunt, Jim Dine...) et de traducteurs (Marc Chénetier, Claro...). 

Du 12 au 16 juillet, espace culturel de la chapelle Sainte-Anne, La Baule (44),ecrivainsenborddemer.fr, gratuit.

 

Nuit d’encre

En passant par l’Ille-et-Vilaine, peut-être par Combourg où grandit Chateaubriand, l’estivant aurait tort de ne pas faire un petit crochet par Bécherel. Depuis exactement trente ans, la jolie petite ville, aux façades XVIe-XVIIIe siècles, est une « cité du livre » (ce fut la troisième en Europe, après Hay-on-Wye, au pays de Galles, et Redu, en Belgique). On y compte ainsi une douzaine de librairies d’ouvrages anciens ou neufs, ainsi que des ateliers d’artisans d’art, relieur et calligraphe entre autres. Le 4 août, de midi à minuit, Bécherel se mettra à l’heure du polar, avec un marché aux livres, des rencontres-dédicaces, des spectacles et une projection cinématographique, mais aussi des jeux d’enquête et même une murder party… 

 

Le 4 août, Bécherel (35), tourisme-rennes.com/fr/les-focus/becherel-week-end, gratuit. 

Banquet du livre d’été

Poursuivant la réflexion engagée depuis plusieurs étés, la riche manifestation de Lagrasse continuera de mêler les champs littéraire et politique pour s’interroger sur la notion de « commun », d’être-ensemble, en posant cette fois au centre de ses débats, rencontres, ateliers et lectures vespérales la question de l’engagement. Les familiers du festival retrouveront avec bonheur les séminaires de Gilles Hanus (philosophie, inscription préalable requise) et de Jean-Louis Comolli (cinéma). On y entendra aussi notamment, autour du thème « Penser rêver agir », Patrick Boucheron, Jean-Christophe Bailly, Didier Daeninckx, Jean-Claude Milner, Céline Minard ou Nathalie Quintane.

Du 4 au 12 août, Lagrasse (11), lamaisondubanquet.fr, 0-3 €. 

 

 

Lectures sous l’arbre

A quoi peut bien servir la poésie en temps de crise ? Elle « nous invite sans relâche à venir goûter aux joies de l’inconnu », proclament sans relâche depuis plus d’un quart de siècle les organisateurs de ce festival, créé en 1992. Au Chambon-sur-Lignon et aux alentours (Tence, Saint-Agrève, Saint-André-en-Vivarais...), du matin au soir et en plein air, la proposition ici faite au public mêle randonnées-découvertes, lectures, rencontres et séances de cinéma. Deux invités d’honneur pour cette édition : la littérature chilienne et les éditions du Seuil. Les places étant comptées, il n’est pas inutile de réserver. 

Du 13 au 20 août, Le Chambon-sur-Lignon (43), lectures-sous-larbre.com, 0-24 € (repas et buffets). 

 

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Calendrier 2016 des manifestations littéraires en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées

Découvrez les 237 événements du livre répertoriés cette année en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.

 

JANVIER

Actoral Montpellier, Festival des arts et des écritures contemporaines – Du 12 au 22 janvier – Montpellier (34) 

Lectures d’hiver – Du 15 janvier au 12 mars – Pont-de-Montvert et environs (48)

Contes et accordéon – 17 janvier – Vendargues (34)

Festival du livre de jeunesse Midi-Pyrénées – Du 22 au 24 janvier – Saint-Orens de Gameville, Toulouse, Fonbeauzard, Aucamville (31)

Alors... raconte ! – Du 23 janvier au 19 février – Tarn-et-Garonne (82)

Festival de la Biographie – Du 29 au 31 janvier – Nîmes (30)

Contes et rencontres en Lozère – Du 30 janvier au 13 février – Mende et Lozère (48)

FEVRIER

Les Semaines de la littérature jeunesse – Du 1er au 26 février – Toulouse (31)

Des mots pour grandir, Ensemble – 11 février – Muret (31)

Nîmes noir – 12 et 13 février – Nîmes (30) *

Festival de conte, 1, 2, 3 contez – 13 et 14 février – Montberon (31)

Mangamania – Du 20 février au 6 mars – Béziers (34)  *

Le rendez-vous du premier roman – 20 et 27 février – Carcassonne (11)

Les rencontres de la bande dessinée – 20 et 21 février – Salses-le-Château (66)

Salon du livre ancien et moderne – 21 février – Saint-Gély-du-Fesc (34)

Journée Antonio Machado – 21 février – Collioure (66)

MARS

Festival Contes en hiver – Du 3 au 13 mars – Hautes-Pyrénées (65)

Festival du livre et des auteurs – Du 4 au 6 mars – Onet-le-Château (12)

Salon du livre ancien et du livre pyrénéen – 5 et 6 mars – L'Union (31)

Salon du livre et de la BD – 6 mars – Nègrepelisse (82)

Polars d'hiver – Du 9 au 12 mars – Cugnaux (31)

Les Bruissonnantes – Du 10 au 12 mars – Toulouse (31)

Scènes d’enfance – Du 11 au 23 mars – Aude (11) *

Du rouge au noir – 12 et 13 mars – Lunel (34)

Festival du livre et de la bande dessinée du Gard Rhôdanien  – 12 et 13 mars – Bagnols-sur-Cèze (30) *

Tarn en poésie – Du 13 mars au 29 mai – Carmaux, Albi, Gaillac, Saint-Juéry (81)

Cont’O’Folies – Du 15 au 20 mars – Béziers (34)

Premières pages, rencontres littérature jeunesse – Du 16 mars au 20 juin – Lot (46)

Des enfants et des livres – Du 17 au 19 mars – Fronton (31)

Les plaisirs et les jours – 19 mars – Gajan (30) *

Les Escales du livre – 20 mars – Saint-Quentin-la-Poterie (30)

Des livres et nous – 25 et 26 mars – Vayrac (46)

Le Mars des auteurs – 25 mars et 1er avril – Agglomération de Béziers (34)

Salon du livre ancien – Du 26 au 28 mars – Montolieu (11)

Salon du livre ancien et moderne – 26 et 27 mars – Villefranche-de-Rouergue (12)


 

AVRIL

Journées européennes des métiers d'art – Du 1er au 3 avril – Montolieu (11)

Sortie de Case – Du 1er au 30 avril – Aude (11) *

Printemps du livre d'occasion – 3 avril – Marvejols (48) *

Entrée libre – Du 5 au 8 avril – Marvejols (48) *

Le Marathon d'avril – Du 6 au 9 avril – Toulouse (31) 

Pages ouvertes... aux enfants – Du 6 au 9 avril – Saint-Christol-lez-Alès (30)

Festival Les belles histoires – Du 6 au 10 avril – Montpellier (34) 

Salon du livre jeunesse – Du 7 au 11 avril – Albi (81)

Salon du livre jeunesse – 9 avril – Mirande (32)

Salon des jeunes lecteurs – 9 et 10 avril – Saint-Hippolyte (66)

Sous couverture, Festival du livre d'artiste – Du 9 au 17 avril – Saint-Antonin-Noble-Val (82)

Festival du conte et des conteurs – Du 9 au 16 avril – Limoux (11)

Jornada del libre occitan – 10 avril – Saint-Orens-de-Gameville (31)

Fête du livre – Du 14 au 16 avril – Villefranche-de-Rouergue (12)

Le chai en bulles – Du 15 avril au 21 mai – Capendu (11) *

Rencontres autour de la bande dessinée – Du 22 au 24 avril – Gruissan (11)

Foire aux livres – 23 et 24 avril – Le Vigan (30)

Passe Pierre - Du 25 au 30 avril – Chastanier, Rocles (48)

Avril en auteurs – 30 avril – Saint-Jean-de-Védas (34)

 

Et la SANT-JORDI dans le 66…? le 23 avril à Collioure, Prades, Perpignan…


 

 

MAI

Printemps du livre, des médias et des arts – 1er mai – Le Vigan (30)

Texte En Cours – Du 3 au 7 mai – Montpellier (34)  *

Le banquet de printemps – Du 6 au 8 mai – Lagrasse (11) *

Les rencontres de Capestang – 8 mai, 8 août, 28 août – Capestang (34)

Salon de la caricature et du dessin de presse – Du 10 au 16 mai – Marciac (32)

Salon du livre et de la jeunesse du Grand Narbonne – Du 12 au 15 mai – Narbonne (11) *

Festival Indélébile – Du 13 au 15 mai – Toulouse (31) 

Festival Spirale à histoires – Du 13 au 15 mai – Riscle (32)

Salon Japan Sun – 14 et 15 mai – Fabrègues (34)

Festival de la bande dessinée – 14 et 15 mai – Sérignan (34)  *

Prix Hemingway – Du 14 au 16 mai – Nîmes (30)  *

Fête du livre pyrénéen d'Aure et Sobrarde – 14 et 15 mai – Saint-Lary-Soulan (65)

Festival Philo – 15 mai – Lectoure (32)

Paroles Vives, Festival des arts de la parole – Du 17 au 21 mai – Alenya, Elne, Osséjà (66)

Le mai du livre – Du 18 au 24 mai – Tarbes (65) *

Rencontres littéraires – 20 mai – Nogaro (32)

Festival de la BD – Du 20 au 22 mai – Nîmes (30)

Les éclats de lire – Du 20 au 22 mai – Le Vigan (30)  *

Saint-Gilles à contes découverts – Du 20 au 25 mai – Saint-Gilles (30)  *

La circulade du conte – 21 mai – Pézenas (34)

BDrépian – 21 et 22 mai – Hérépian (34)  *

Les jolis mots de mai – 21 et 22 mai – Montauban (82)

Les préfaces de la Comédie du livre – Du 22 mars au 26 mai – Métropole de Montpellier (34)

La Comédie du livre – Du 27 au 29 mai – Montpellier (34)  *

Enfin Livre – Du 27 au 29 mai – Cazères-sur-Garonne (31)

Fête du livre au château – 28 mai – Saze (30)

Forum du livre Péplum – 28 mai – Nîmes (30)  *

Ecrire en mai – Du 28 au 30 mai – Bages-d'Aude (11)

Fête du livre perché – 28 et 29 mai – Mostuéjouls (12) 

Des livres pour les tout-petits – Du 31 mai au 17 juin – Saint-Quentin-la-Poterie (30) 

Sciences en fiction – Mai – Castelnaudary (11)

 

 

JUIN

Manga Week J-One – Du 1er au 4 juin – Montpellier (34)

Le Printemps des Comédiens – Du 2 au 25 juin – Montpellier (34)

Journées de la littérature jeunesse et de l'écrit (JLJE) – 2, 3 juin et 8 octobre – Saint-Bertrand-de-Comminges (31)

La grande deltheillerie – 3 et 4 juin – Villar-en-Val et communes d'Ariège (11)

Festival Carnet de voyage – Du 3 au 5 juin – Carcassonne (11)

Histoire de lire – 4 juin – Marguerittes (30)  *

Fête du conte – 4 juin – Montarnaud (34)

Fête du livre vivant – 4 juin –Toulouges (66) *

La Deltheillerie en fête – 4 juin – Grabels (34)

Festival du livre de l'Agora de Sainte-Foy – 4 et 5 juin – Sainte-Foy-de-Peyrolières (31)

Salon du livre – 4 et 5 juin – Pamiers (09) *

Salon du livre et de la littérature régionale des Estivales de la Malepère – 5 juin – Arzens (11) *

Amélire – 10 et 11 juin – Amélie-les-bains (66) *

Festival méditerranéen du polar et de l'aventure – Du 10 au 12 juin – Le Barcarès (66)

Salon de la BD – 11 et 12 juin – Saint-Gaudens (31)

Festival du conte en Uzège – Du 17 au 26 juin – Collorgues (30)

Salon du livre jeunesse – 18 juin – Lectoure (32)

La bulle des étangs, Fête de la bande dessinée – 18 et 19 juin – Palavas-les-Flots (34)

FIRN, Festival international du roman noir – Du 22 au 26 juin – Frontignan (34) *

FILAF, Festival international du livre d'art et du film – Du 20 au 26 juin – Perpignan (66)  *

Le Marathon des mots – Du 23 au 26 juin – Toulouse et ses environs (31)

Festival du livre et de la bande dessinée – Du 24 au 26 juin – Sainte-Enimie (48)

Salon du livre – 25 et 26 juin – Saint-Laurent-des-Arbres (30)

Festival des jeunes conteurs – 26 juin – La Grande Motte (34)

Palabrages, Contes en Vaunage – Du 26 juin au 1er juillet – Villages de la Vaunage (30)

Tournée Petite enfance – Juin – Gard (30)  *

Pièces à lire sans frontières – Juin – Toulouse, Londres et Bruxelles (31)

Les transversales du Moulin – De juin à septembre – Faugères (34)

 

 

JUILLET

Les auteurs à la plage – Juillet, août – Port-Leucate (11)

Lectures d'été – Juillet, août – Pont-de-Montvert et environs (48)

Autres Rives, salon du livre du tourisme et du voyage – Du 1er au 3 juillet – Canet-en-Roussillon (66)

Rencontre de la bande dessinée et de l'illustration – 2 et 3 juillet – Uzès (30)  *

Salon du livre – 2 et 3 juillet – Mazamet (81)

Salon du livre et de l'histoire locale – 3 juillet – Mirepoix (09) *

Bourse aux livres – Du 4 juillet au 31 août – Gruissan (11)

Festival Contes sous le tilleul – Du 4 au 9 juillet – Gagnières (30)

Festival Les soirées des bords de Louge – 6 juillet – Muret (31) *

Urgence poésie – Du 7 au 10 juillet – Lodève (34)

Les rencontres d'été de la Chartreuse – Du 8 au 24 juillet – Villeneuve-lez-Avignon (30)

Les rencontres littéraires du Pompidou – 9 et 10 juillet – Le Pompidou (48)

Les rencontres de Pétrarque – Du 11 au 15 juillet – Montpellier (34)

Fête du conte – Du 12 au 14 juillet – Cucugnan (11)

Le vin se livre : l'Aude et ses poètes – 15 juillet – Fontjoncouse (11)

La Canourgue noire, Festival du roman policier – 3ème week-end de juillet – La Canourgue (48) *

La nuit des contes – 16 juillet – Thoiras (30)

Salon du livre – 17 juillet – Tarascon-sur-Ariège (09) 

Salon du livre – 17 juillet – Arvieu (12)

La voix est livre – Du 20 au 23 juillet – Toulouse (31) 

Festival Résurgence – Du 21 au 24 juillet – Lodève (34) *

Festival du conte en Volvestre –  Du 21 au 23 juillet – Rieux-Volvestre, Latrape, Gensac-sur-Garonne, Lavelanet-de-Comminges (31)

Les Estivales de l'illustration – Du 21 au 24 juillet – Sarrant et 12 autres lieux dans le Gers (32)

Grin littéraire – Du 21 au 24 juillet – Carjac (46)

Voix vives, de Méditerranée en Méditerranée – Du 22 au 30 juillet – Sète (34) *

Fête du livre jeunesse – 22 juillet – Sahorre (66)

Altitudes, Festival du livre et de la montagne – 22 et 23 juillet – Font-Romeu-Odeillo-Via (66) *

Festival Nava, Nouveaux Auteurs en Vallée de l'Aude – Du 22 au 30 juillet – Limoux, Saint-Hilaire, Serres (11) 

Festival Livre, BD, Jeunesse – 23 et 24 juillet – La Fouillade (12) *

Salon de la BD – 24 juillet – Martel (46)

 

AOUT

Les cabarets sur l'herbe – Tous les samedis d'août – Saint-Martin-le-Vieil (11) *

Festival Les Nuits et les Jours de Querbes – Du 4 au 7 août – Asprières, Figeac, Decazeville, Capdenac-Gare (12)

Livre échanges – 4, 5, 11 et 12 août – Saint-Chély-d'Apcher (48)

La nuit du 4 août – Début août – Grabels et Frontignan (34)

Le banquet d'été – Du 5 au 12 août – Lagrasse (11) *

Trobada littéraire et musicale des deux Catalognes – 5 et 6 août – Prades (66)

Salon du livre – 6 août – Prats-de-Mollo-la-Preste (66)

Les Rencontres d'écrivains – 6 et 7 août – Saint-Geniez-d'Olt et Sainte-Eulalie-d'Olt (12)

La journée du livre – 7 août – L'Espérou (30)

Fête de la BD – 7 août – Eauze (32) *

Arbalivres – 14 août – Arbas (31)

Les Rencontres d'Aubrac, Imaginaires de l'eau – Du 16 au 20 août – Espalion, Saint-Chély d'Aubrac, Aubrac (12)

Festival de poésie sauvage – Du 26 au 28 août – La-Salvetat-sur-Agout (34)

La poésie d'Europe de l'est – 27 août – Lectoure (32)

BD à la plage – 27 et 28 août – Sète (34)

Lussan se livre – 28 août – Lussan (30)

 

 

SEPTEMBRE

Le temps de dire – Septembre – Tarn (81)

 

D'une mer à l'autre – Du 2 au 4 septembre – Collioure (66) *

Place aux nouvelles – 3 et 4 septembre – Lauzerte (82)

Jetez l'encre, Festival de la bande dessinée – 3 et 4 septembre – Fabrègues (34)

À l'ombre des arbres – 4 septembre – Parignargues (30)  *

ENVOIX la nuit contée – 10 septembre – Mas-Saintes-Puelles (11)

 

Fête du livre et des éditeurs – 11 septembre – Céret (66)

Salon du livre ancien et moderne – 10 et 11 septembre – Cahors (46)

Salon du livre – 17 septembre – Territoire intercommunal de Cèze-Cévennes (30)

Escales en Séronais – 17 et 18 septembre – Esplas-de-Sérou (09) *

Festival du verbe – 17 et 18 septembre – Laffite-Toupière (31)

Les Chapiteaux du livre – Du 22 au 25 septembre – Béziers (34) *

 

FID & BD, Festival international del disc et de la bande dessinée – Du 23 au 25 septembre – Perpignan (66) *

Fête du livre et de la gourmandise – Du 23 au 26 septembre – Pampelonne (81)

Lisle Noir – Du 23 au 26 septembre – Lisle-sur-Tarn (81)

Rencontres autour de la littérature orale – 24 et 25 septembre – Alès (30)

La BD prend l'air – 24 et 25 septembre – Cajarc (46)

BISAR (Balade Insolite en Armagnac) – 25 septembre – Bourouillan (32)

Contes en Montagne Noire – Fin septembre, début octobre – Haut-Cabardès et Cabardès Montagne Noire (11)

Festival du polar – Du 30 septembre au 2 octobre – Villeneuve-lez-Avignon (30)  *

Automn'halles – Du 30 septembre au 2 octobre – Sète (34)

Festival Bellevue en scène – Du 30 septembre au 2 octobre – Montberon (31)

Festival Contes et Musiques – Du 30 septembre au 9 octobre – Salinelles (30)

Contes en balade – Du 30 septembre au 16 octobre – Tarn (81)

Sonorités – Fin septembre, début octobre – Montpellier (34)

Valbonne lecture – Automne – Chartreuse-de-Valbonne (30)

 

 

OCTOBRE

Emeutes intimes – Octobre – Gard (30)  *

Salon du livre pyrénéen – 1er et 2 octobre – Bagnères-de-Bigorre (65)

 

Les vendanges littéraires – 1er et 2 octobre – Rivesaltes (66) *

 

Salon du livre – 1er et 2 octobre – Gaillac (81)

Salon des revues de Saussan – 1er octobre – Saussan (34)

Salon du livre ancien et moderne – 2 octobre – Lavérune (34)

Festival du dessin de presse et d'humour – Du 4 au 6 octobre – Uzès (30)

La halte nomade du livre jeunesse – Du 5 au 9 octobre – Aspet (31)

Festival de BD de Lagrasse – Du 7 au 9 octobre – Lagrasse (11)

Festival international Toulouse Polars du Sud, littératures noires et policières – Du 7 au 9 octobre – Toulouse (31)

 

Festival du livre de la mer et de la montagne – 8 et 9 octobre – Argelès-sur-Mer (66)

Quinzaine littéraire et artistique de l'Atelier imaginaire – Du 12 au 26 octobre – Lourdes, Tarbes, Juillan, Bonnemazon (65)

 

Lire en Méditerranée – 15 octobre – Perpignan (66)

Scientilivre – 15 et 16 octobre – Labège, Castres, Auch, Beaumont-de-Lomagne (31) *

Journée des auteurs régionaux – 16 octobre – Laudun (30)

NmK, Les nouveaux mangakas – Mi-octobre – Grabels (34)

Salon du livre Lire en Costière – 16 octobre – Bouillargues (30)  *

Grands Zyeux Ptites Zoreilles – Du 20 octobre au 2 novembre – Agglomération de Béziers (34) *

Salon du polar – Du 21 au 23 octobre – Lectoure (32)

Salon du livre et du chocolat – 22 et 23 octobre – Sainte-Marie-la-Mer (66)

Le banquet d'automne – Du 29 au 31 octobre – Lagrasse (11) *

Salon du livre du littoral graulen – Deuxième quinzaine d'octobre – Le Grau-du-Roi (30)

VidaFestiv' – Fin octobre, début novembre – Montpellier (34)

 

NOVEMBRE

La foire aux livres – 1er novembre – Montbazin (34)

Des bulles dans la cartagène – 5 et 6 novembre – Massillargues-Atuech (30)

Salon du livre Histoire et histoires – 6 novembre – Aigues-Mortes (30)

Salon du livre d'artiste – 6 novembre – Auch (32)

Salon de la montagne – 6 novembre – Montredon-Labessonnié (81)

Salon Vivre Livre – 12 et 13 novembre – Saint-Ambroix (30)  *

La maman des poissons – Du 14 au 20 novembre – Pézenas (34) *

Festival Lettres d'automne – Du 14 au 27 novembre – Montauban et Tarn-et-Garonne (82) *

Pot-au-feu littéraire et Salon du livre – Du 18 au 20 novembre – Saint-Lys (31)

Festival BD – Du 18 au 20 novembre – Colomiers (31)

Salon du livre jeunesse – Du 18 au 21 novembre – Beaumont-de-Lomagne (82)

Contes en balade – Du 18 au 27 novembre – Gard (30)  *

ZAL, Zone d'autonomie littéraire – 19 novembre – Montpellier (34)

Festival du livre – 19 et 20 novembre – Cabestany (66) *

Festival M'lire – Du 22 au 26 novembre – Mende (48)

Festival du Livre de Pont-Saint-Esprit et du Gard rhodanien – Du 22 au 27 novembre – Pont-Saint-Esprit (30)  *

Fête du livre et de l'image – Du 23 au 27 novembre – Arcambal (46)

Festival de la caricature et du dessin de presse – Du 24 novembre au 4 décembre – Castelnaudary (11)

Les rendez-vous de la BD – 25 et 26 novembre – Saint-Gilles (30) *

Livres au trésor – 25 et 26 novembre – Assas (34)

Lire et écrire en Gascogne – 27 novembre – Castelnau-d'Auzan (32) *

Festival de la bande dessinée – 29 et 30 novembre – Bouleternère (66) *

Voix vives, De Méditerranée en Méditerranée, rendez-vous d'hiver – Novembre – Sète (34) *

Mostra du livre ancien, Salon du livre et du document ancien – Fin novembre, début décembre – Montpellier (34)

DECEMBRE

Festi-Livres – début décembre – Riscle (32)

Feuilles d'automne, Salon du livre – 4 décembre – Marvejols (34) *

Carnets de Villages – Du 6 au 10 décembre – Mons-La-Trivalle, Vieussan (34) 

Auteurs d'ici – 17 décembre – Bédarieux (34)

ET TOUTE L'ANNEE : 

 

Premières pages dans les Pyrénées-Orientales – Toute l'année – Pyrénées-Orientales *

L’œuvre de Joë Bousquet, une ouverture sur le monde – Toute l’année – Carcassonne (11) *

 

Manifestations nationales :

 

Le Printemps des poètes - Du 7 au 22 mars

La Semaine de la langue française et de la francophonie - Du 14 au 22 mars

La Semaine de la presse et des médias à l'école - Du 23 au 28 mars

Sant Jordi, fête du livre et de la rose - 23 avril

Lire en short, fête du livre jeunesse - Du 17 au 31 juillet

 

* Manifestations littéraires signataires de la Charte des manifestations littéraires en Languedoc-Roussillon 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 09:57
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)
Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)

Muriel Perpigna à Gambetta (C) JPBonnel - CASALS - Joueur de triangle - CALI (encore !!)

* Ma ville en musiques : PERPINYA de Muriel PERPIGNA 

 

On l'aime ainsi, Perpi ! Quand le soir tombe sur la scène de la place Gambetta, l'acoustique profitant de la façade de la cathédrale. Quand les scènes musicales de la chaleur estivale s'offrent au peuple d'ici et aux touristes étonnés, on adore Perpignan.

 

Le chant de Perpignan, de la Catalogne, et du Pays catalan, avec Muriel, hier soir, mercredi, qui enchante la foule assise, debout, chantant, qui s'émeut, dans l'intimité de cette architecture de briques et de cayrous, loin du bruit des Déferlantes... 

 

Avec Muriel Perpigna, c'est la maîtrise de la technique vocale, le chant jazz et les musiques du monde qui se permettent d'adapter les plus grands airs du folkore et de l'engagement catalans. Elle a tout, Muriel, la voix, la fermeté, l'accent comme au Sud, l'émotion, surtout, et ce superbe ensemble orchestral, alternant, -  et plus, jumelant ! - formation classique et arrangements jazzy..!

 

Comme elle eut raison, la Muriel, de remercier les fées qui se sont penchées sur son micro, la Marina Rossell et le Big Lluis LLach. Celui-ci, on l'a vu récemment pour son beau livre, à Perpignan et celle-là, après son amicale prestation auprès de Balbino, elle sera avec Tosi à St-André le 17 juillet...

 

Raison de remercier son papa présent et son oncle, l'ami Michel Perpigna, que j'aime retrouver dans un salon du livre: avec lui, à Mosset, où il ressuscita le pessebre, Muriel a été bercée, très jeune, dans l'ambiance fraternelle des Catalans.

 

Enfin, raison de remercier la ville, Denis Saez, le directeur de la culture, et Michel Pinell, l'adjoint à la culture, qui est attentif au spectacle vivant et réalise les projets les plus fous de ces jeunes chanteurs et musiciens d'ici, qui valent bien qu'on leur prête une place, un beau soir d'été, et même une salle, au creux du froid de l'hiver...

 

JPBonnel 

 

 

 

- - -

***ELOGE DU PETIT

 : le joueur de triangle

Tching !

 

Parfois, dans un orchestre symphonico-philantrope 

on voit un type qui joue du triangle. 

On pense qu'on l'a mis là, car il est sacrément minable...

même en musique dodécaphonique augmentée !!

A coté du percussionniste cerné par ses chaudrons, 

il a l’air de touiller une infusion dans son coin.. 

On se dit que s’il allait baguenauder la sardine au bassin du Castillet 

ce serait du tout pareil côté harmonie ? 

Eh bien non ! 

Que le zig s’en aille avec son petit cintre pour Barbie 

et illico, il manque quelque chose. 

Si, si !

On entend son silence, 

on voit son absence… 

Car c’est ça le mystère : 

le gars n’a (soit disant), pas de présence, mais il a une absence.

 

G.più

(Guy Jacquet)

***Festival Pablo CASALS

  •  
  •  Du 24 juillet au 13 août, Saint Michel de Cuxa, Prades et le Conflent retrouveront les musiciens du festival Pablo Casals pour sa 65e édition.
  •  
  •  
  • Cette année le festival Pablo Casals s’intitule tout simplement L’univers de la musique de chambre et se place sous le signe de la jeunesse avec le sigle maintes fois répété Mj, la marque jeunesse. Habitués de longue date et jeunes concertistes invités se retrouveront ainsi aux divers temps du programme. Une place encore plus large que de coutume sera aussi ouverte aux étudiants de l’Académie, jeunes interprètes du monde entier qui ont déjà pour beaucoup prouvé leur valeur. « La confiance accordée aux jeunes talents sur le devant de la scène donne, cette année, la couleur à l’opus 65 » écrit Michel Lethiec, directeur artistique du Festival, dans son éditorial.
  •  
  • Désormais le festival essaime. A la formule fidèle aux traditions se sont ajoutées des incursions à l’extérieur, rencontres avec les merveilles du patrimoine : à Saint-Guilhem-le-Désert (24 juillet), à Perpignan au Palais des rois de Majorque (25 juillet), au musée d’art moderne et à l’église de Céret (31 juillet), au prieuré de Serrabone (7 août) avec une nouveauté : un concert à Thuir (28 juillet), et le 12 août à l’église de Vinça pour un concert d’orgue avec Olivier Latry, organiste titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Paris.
  •  
  • Les principaux concerts demeurent à l’abbaye Saint-Michel de Cuxa et à l’église de Prades ; de belles visites aux églises du Conflent marquent les propositions de 17h, aussi riches d’interprétation et d’inspiration que les soirées. Les lieux proches seront aussi visités avec le Canigou (lever du soleil au refuge des Cortalets) – et les grottes des Canalettes (30 juillet). Les révélations classiques de l’ADAMI et Génération Spedidam seront au rendez-vous (3 & 5 août).
  •  
  • Aux instrumentistes invités se joindra la soprano Clémence Barrabé. On pourra entendre les ensembles Artis Quartet, Shangai Quartet, Quatuor Arod, Sinfonietta Cracovia et l’orchestre Baroque de Barcelone. Au cours du concert du 11 août à Vernet-les-Bains on écoutera « Vague soufflante »  de Daniel Tosi en sa présence. Aux nombreux compositeurs classiques interprétés et toujours attendus (Mozart, Bach, Beethoven, Dvorak, Mendelssohn, Brahms, Haydn, Haendel, et tant d’autres- viendront s’ajouter des compositeurs contemporains : Nino Rota, Gershwin, Piazzolla, J.Williams, Berio, Messiaen, P.Hersant, G.Crumb, T.Hosokawa et l’ami fidèle Penderecki.
  •  
  •  
  • *Renseignements et réservations : 
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  • Festival pablo casals de pradesBP 50024 - 33, Rue de l’Hospice66502 prades cedex – Francetél : + 33 (0)4 68 96 33 07fax : +33 (0)4 68 96 50 95mail :contact@prades-festival-casals.com.www.prades-festival-casals.com
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  • ***Merci à Yvette LUCAS - lire son blog !!!
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  • Merci à Guillaume LAGNEL :
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  • *** A l’Institut des Arts du Masque à Limoux, ouverture de l’exposition estivale :  L’ART ROMAN, DE LA
    SCULPTURE AU MASQUE    « Le Maître de Cabestany »
    Masques et personnages de la création « Du Maître et des Anges », sous la direction artistique de Guillaume Lagnel, produit par le Centre de sculpture romane de la Ville de Cabestany et invité au MNAC de Barcelone. 
    Tous les mercredis jeudis vendredis de juillet et août de 10h à 12h de 15h à 19h Entrée libre Contact : 0611681560 (Guillaume LAGNEL)




    ***JOSEP CABRE A COLLIOURE
    Une année de plus. Nous vous donnons à nouveau rendez-vous à Collioure, à Notre Dame de Consolation. Et c'est déjà la cinquième année.
    Cinq années que nous avons construit sans aide, en toute liberté, avec pour seuls inter- locuteurs - vous et la musique. Avec trois concerts par été, cela fait une bonne quin- zaine de programmes, tous différents, tous originaux et tous, du moins l'espérons nous, de qualité. Qualité musicale, qualité humaine. Car sans votre fidélité, votre assi- duité, votre demande, tout ceci ne pourrait pas exister. Un an, oui, deux ans, c'est en- core possible. Mais cinq ans...!
    Donc, un grand merci à vous tous.

    Trois concerts sont proposés cette année.  
    Josep Cabre


    **Mardi 11 juillet, à 19h 30
    La Compagnie Musicale, direction Josep Cabré
    L'étude et la transcription des répertoires historiques
    Polyphonie entre Moyen Age et Renaissance. Les premières transcriptions de ce que nous avons appelé "musique ancienne", devenues des vrais tubes pour certaines à travers la plume de Felip Pedrell ou Higini Anglès entre autres. En même temps, l'ho- mmage à la section musicale de l'Institut d'Estudis Catalans en son centenaire. 




    *Oeuvres du Llibre Vermell de Montserrat, de Joan Brudieu, Francisco Guerrero, Tomás Luis de Victoria, Mateu Fletxa...
    TARIFS /15€ 20€ pour deux personnes. Repas tiré du sac avec les artistes après le concert
    INFOS / La Compagnie Musicale Catalane Direction artistique et contact : Josep Cabré 06 22 35 45 06




    **Festival de Musique en Catalogne Romane du 19 au 24 septembre   

19/09 Arianna Savall Hirundo Maris à St Genis   21/09 Josep Cabre Companya Musical à St Mathieu à Perpignan    24/09 Juliette de Banes Gardonne Ensemble Demesure à St André

 

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***Peinture/Rétrospective : BAGES en ROUSSILLON

Vernissage le jeudi 13 juillet, 18h30, Casa Carrère.

Exposition ouverte jusqu'au 10 septembre 2017, de 10h à 12h et de 16h à 19h, du mardi au dimanche.

 

Exposition collective : Jean-Pierre Verdeille, Michel Pagnoux, Patrick Soladie, Joseph Maureso, Francesca Caruana, Maria Lluis, Brigitte Kühlewind Brennenstuhl, Richard Meier, Claude Massé, Emmanuel Bolzhom, Serge Fauchier, Isabel Mencion, Mario Chichorro, Roger Cosme Estève, Annick Dauliach, Michel Arnaudiès, Michel Fourquet, Anita Garcia, Eddie Pons, Teresa Rebull, Danielle Busquet, Patricia Clottes, Florence Fabre, Aline Fililpp, Lucie Vilamajo, Catherine Morro Massé, Marie Mat Tixador, Bettina David Fauchier...

 

En 2007 la Maison Carrère rentrait dans le Patrimoine communal de la ville. Le Conseil municipal décidait de dédier ce bâtiment à la culture et d’en faire un lieu d’exposition, la Casa Carrère était née. 

En dix ans, la maison de pierres roulées n’a pas ménagé ses cimaises, imposant au passage un style unique, fait d’ambiance chaleureuse et d’exigence, doublé d’un positionnement original, résolument au service des créateurs locaux. 

 

2007-2017, à Bages trente artistes ont rendu des milliers de spectateurs heureux. Il fallait bien une exposition collective pour sceller tant de moments de bonheur !

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 08:28
Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -
Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -

Paule et Pablo - Paule et les élus de Perpignan -

Dans son passionnant livre de souvenirs VIVRE avec PICASSO, Françoise Gilot, l'avant-dernière compagne de Pablo (encore vivante, à Montpellier, je l'ai écoutée, cette artiste, il y a quelques années à la librairie Torcatis) raconte (pages 434 et 451, édition du livre de poche, 1965), la liaison amoureuse entre l'artiste et son hôte de Perpignan, Paule... (JPB)

 

extrait :

"...Totote, le veuve de son vieil ami Manolo, et sa fille adoptive, qui vivaient près de Barcelone, arrivèrent accompagnées d'amis de Perpignan, le comte et la comtesse de Lazerme.

Mme de Lazerme était bien faite. Elle avait des yeux et des cheveux noirs, les traits classiques, et ressemblait beaucoup à mon amie de classe, Geneviève, bien qu'elle fût plus grande. Agée d'une trentaine d'années, cette dame avait l'air d'une charmante reine abeille.

Elle nous invita, Pablo et moi, à venir chez elle, à Perpignan. 

Ils habitaient une grande maison, nous dit-elle, et Pablo serait certainement intéressé par la bibliothèque de son beau-père, un homme de lettres qui avait été en relation avec Max Jacob et Apollinaire, au moments de leurs débuts.

Pablo allait à toutes les courses de taureau de Nîmes, et comme c'était une étape sur la route de Perpignan, il accepta de grand coeur l'invitation de Mme de Lazerme.

Une fois qu'il eut trouvé le chemin, il se dit qu'il était bien agréable de passer le temps, entre les corridas, dans cette grande maison dotée d'une curieuse bibliothèque.

Sachant que cette union s'effritait inexorablement, je trouvais inutile de l'accompagner dans ces expéditions.

Il me confia qu'il faisait la cour à cette jeune femme si charmante...

Il fit plusieurs voyages de ce côté...

 

Françoise GILOT

 

 

- - -

---Les portraits de Paule de Lazerme en Catalane par Picasso.

Picasso, Perpignan.

Trois portraits ont été donnés à la ville de Perpignan par la Comtesse de Lazerme.

*photo : Elle est entourée de Paul Alduy, maire de Perpignan, Mr Nicolau, adjoint à la Culture, lui-même ami de Picasso, Madame Valaison, conservatrice du Musée Rigaud.

Publié par Laurent Fontquernie (FB juillet 2013)

 

 

-"JUST A RIGAU..LO ! " (suite) :

Pourquoi le nouveau musée RIGAUD n'abrite-t-il pas un hommage à la famille De Lazerme..???

 

*** Paule de Lazerme (1910-2012)

 

Née Paule Dabadie le 22 octobre 1910 à St-Feliu d'Avall, elle épouse en 1931 le comte Jacques de Lazerme, étant désormais connue sous le nom de "comtesse de Lazerme".

Picasso exécuta plusieurs portraits de Paule de Lazerme : une gouache datant de l'été 1954, où elle est représentée en costume catalan ; une sanguine intitulée "Madame de Lazerme en catalane", datée du 14 août 1955, où elle porte une coiffe catalane et une croix en grenats de Perpignan ; une gouache datée du 19 août 1955, intitulée "Mmzede Lazerme en catalane", où elle porte un châle blanc et une robe rouge ; un dessin au crayon noir, daté du 24 août 1955, représentant Paule de Lazerme de profil assise dans un fauteuil à haut dossier.

 

Elle décède le 10 novembre 2012 à l'âge de 102 ans.

 

Publié dans Midi Libre le 13 Novembre 2012 (Distribué dans Montpellier) PERPIGNAN
M. Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan ; le conseil municipal
ont le regret de faire part du décès de Madame Paule DE LAZERME, donatrice d'oeuvres pour le musée Hyacinthe-Rigaud
et présentent à sa famille leurs plus sincères condoléances.

 

 

« Le festival "Les Musicales de Perpignan"

 

accueille Muriel Perpigna Falzon avec un répertoire qui explore le territoire catalan à travers les époques, du chant du quotidien au chant de revendication. Tels sont les fils conducteurs du spectacle : l’identité, la défense de la langue et d’un pays, l’attachement à la terre, la nostalgie, la lutte pour les droits à la liberté et à l’expression. Autour des arrangements de Sébastien Falzon, avec une formation inédite quartet + quatuor à cordes. Soirée qui marque également la sortie officielle du disque « Venim del Nord » (enregistré au Couvent des Minimes), en vente sur place Concert gratuit, ouvert à tous, le mardi 11 juillet 2017 à 21h00. »

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:03
Paule de Lazerme par Picasso

Paule de Lazerme par Picasso

***RIGAU(d) fermé, rideau fermé…"  =  Juste a Rigaulo !"

 

Témoignages

Invités triés sur le volet pour l'inauguration... Liste noire... Rigaud le Grand ce n'est pas Nantes, inauguré aussi avec Picasso, mais musée ouvert sur la ville : il donne  envie au public d'y entrer.

A Perpignan, il faut la deviner, l'entrée ! Alors un balisage, un circuit informatif dans la ville avec des reproductions de tableaux..? Ils peuvent cogiter à la culture municipale...

 

Demain : cercle de l'intime, la liaison entre Paule et Pablo, par Françoise GILOT...

JPB

 

- - -

Ce matin pour des raisons professionnelles, il m'a fallu aller au musée Rigaud, délicieux petit musée mais très riche en oeuvres d'art. Je me retrouve devant la porte que je connais bien. Fermée. Pas un seul panneau indiquant les horaires. Je peste, grommelle, m'indigne jusqu'à ce qu'une âme charitable me donne la clé de l'énigme.

 Depuis les travaux de rénovation, l'entrée a changé de place. Ah bon! Et comment je le sais, qui quoi me l'indique? Rien. Je regromelle, tourne un peu en rond et finis par la trouver, cette entrée fantôme. Elle aussi fermée mais en plus pour savoir que c'était le musée, il fallait être dans les petits papiers du conservateur (e). 

Vous croyez qu'ils auraient marqué "Musée etc...) et qu'ils auraient mentionné les horaires? Nada de nada. Un autre paumé de mon espèce était lui aussi devant la porte et se posait les mêmes questions. Quoi? Quand? Un touriste cette fois ci. Et vrai amateur d'art. Il pestait tout autant que moi. Vous savez comment on a connu les horaires? En consultant son smartphone! Vive la communication à Perpignan! 

On nous bassine toute la ville avec des affiches dans tous les coins à croire qu'il ne se passe plus rien à Perpignan à part l'arrivée de Louis le quatorzième peint par Hyacinthe. Quant à Picasso, c'est le même tabac. Infernal. Mais, mais... on ne nous donne pas les horaires de ce satané musée! L'équipe de com est au top, elle a pourtant été bien payée. C'est pas demain que je retourne au musée qui, de plus, si j'en crois les amateurs, n'est pas non plus au top quant à l'aménagement intérieur. Ils nous mettent des marie-louise sur les tableaux... les amateurs comprendront.

 

témoignage de Michèle Marty (FB)

 

Clare Gallaway et moi, étrangère, je trouve trop souvent les mêmes choses. Pas d'affiche avec horaires...... offices de tourisme et musées fermés les weekends et jours fériés.....mais QUOI? c'est exactement quand on veut les rendre visite.

 

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NOUVEAU MUSEE RIGAUD : Brève visite le premier jour d'ouverture au public...
Rigaud en majesté et Picasso en chemise, deux grands maîtres de la peinture en un seul musée, voilà tout de même de quoi mettre en émoi, et moi, notre bonne vieille ville de Perpinyà ! 


Michel S me le disait à l’entrée « tu vas en avoir pour ton argent, » et effectivement, même si l’entrée est presque aussi chère qu’au Louvre ou au Luxembourg, on ne regrette pas cet investissement. Car ç’en est un que d’apporter sa modeste contribution (10 euros) à une opération que l’on voudrait voir se renouveler plus souvent en des temps où tant d’ entités capdales resserrent davantage les budgets culturels. Gros effort donc, et gros investissements pour passer de l’ancien au nouveau musée Rigaud qui n’a pas gardé que les murs et les collections, même si l’adresse a changé. Ce sont de grands espaces et une belle lumière, qui s’ouvrent désormais, par l’ancien commissariat de police,sur la rue Mailly. 


N’ayant pas eu la chance de Picasso, d’y résider aux temps de sa splendeur, il m’est difficile de saisir le coût patrimonial et architectural de telles transformations ou bouleversements. Car, hormis quelques splendides cheminées de marbre, des sols aux magnifiques tomettes et planchers craquants, une élégante chambre dont les fresques et l’alcôve à la catalane ont été conservées, sans oublier le jardin de Babylone, et le grand escalier d’honneur, on se trouve dans un espace muséographique classique. 

 

Plafonds rabaissés, cloisonnements volants et parois sonnant creux, en plaquo peint, pour la neutralisation et la banalisation des supports, teintes à la mode comme il faut pour donner priorité à la bonne présentation des œuvres. Le musée Rigaud, ce n’est plus Carnavalet, mais ce n’est pas, et ça ne sera jamais Orsay, encore moins Beaubourg, rassurez-vous. C’est un juste, ou injuste milieu, que l’on qualifierait de macronien, si on lui cherchait un équivalent politique. Donc, n’en déplaise aux ronchons, un musée totalement dans le sens de l’histoire, celle qui se vit aujourd’hui !

 


« Beaucoup de lumière » me disait Roger C, un voisin, et c’est vrai que les œuvres sont très bien éclairées, naturellement, presque, dans certaines pièces aux hautes fenêtres. Pour le fameux tableau de la Trinité, vu le peu de hauteur de plafond, on a créé un surprenant trou pour l’enfoncer dans le sol, ce qui met Père, fils et Saint-Esprit à hauteur d’homme, il y a du pape François là-dedans ! Une astuce qui permet finalement une approche plus détaillée de la multitude de détails qu’il expose. Dommage que l’on ne fit la même chose pour l’autre grand format, le cardinal de Fleury, un peu à l’étroit sous son plafond lui aussi rabaissé. C’est que, en Marche, sans suivre les flèches, nous venons de nous retrouver, dans les salles réservées à Sa grande splendeur, celui dont ce monument porte le nom : Hyacinthe Rigaud ! 


Un temps, Guerra, son contemporain et voisin perpignanais, par ailleurs honoré du titre de peintre officiel du roi d’Espagne, fut mis en concurrence avec lui. Mais Il n’est que de mettre en vis à vis le portrait de Manuel, peint par Guerra, pourtant fort beau, avec chacun des portraits exposés de Rigau, pour constater que les deux catalans ne jouaient pas dans la même division. Ne serait-ce que le portrait de Gaspard, le frère cadet, que Hyacinthe nous restitue dans une fraîcheur étonnante. On peut même lire sur son visage l’heure précise où il posa devant son frère : cinq heures du soir, à en juger par sa barbe à peine naissante sous la transparence incarnate de ses joues… Du très grand art, comme encore cet autoportrait jusque-là caché, et dit « au manteau bleu » …
Et puis, en continuant la visite dans un autre siècle, voilà d’autres autochtones, Terrus, sans, toutefois, la moindre pièce qui permette de juger, aussi, de son grand talent de portraitiste. Bausil, sans le moindre pêcher à l’horizon. Maillol, lui, est gâté, ce n’est que justice, avec toutes les tonalités de son immense palette : peintures, bronzes ou terres cuites… On ne s’en lasse pas, avant de retrouver les Conflentois, Gustave Violet, remarquable, et le papé de Sant Climent, Georges Daniel de Monfreid, dévoilant quelques anodines pépites autour du célèbre hommage à Gauguin ! Fichtre. 


Reste plus qu’à gravir au dernier étage. Picasso y règne en invité temporaire jusqu’à la fin septembre. Il est là, en photos, l’œil croquant les femmes qui l’entourent, ou la baratina vissée sur la tête, puis, sans faucille ni marteau dinant chez Jacques, comte de Lazerme, ou posant à son tour devant la Vénus de Paris-couture. Un Picasso intime, intimidant par la qualité de ses œuvres peintes, dessinées ou sculptés dans des terres émaillées. Chez lui aussi, malgré Huguet, les portraits féminins dominent, Jacqueline, Françoise et Paule de Lazerme, en catalane et de profil, son meilleur évidemment, puisque Pablo l'a choisi… Mais c’est avec les enfants, ses enfants, que s’épanche une plus grande tendresse. Son pinceau se fait alors père, fils, et peut-être aussi saint Esprit. Comme la Trinité un étage plus bas. Vous voyez, la boucle est bouclée…


Bon, tant de beauté fatigue, je ne vous en dirai pas plus, vous n’avez qu’à y aller. Et comme le dit presque mon ami Michel S : vous en aurez pour notre argent.

Michel LLOUBES

Il est mort, l'ancien chef de l'OAS, J.Jacques SUSINI de l'armée secrète des assassinats, tortures et attentats aveugles. La barbarie, les crimes contre l'humanité !

 

L'Organisation Armée Secrète était dirigée par Raoul Salan dans la clandestinité.  C'était Susini le chef, né à Alger en juillet 1933...

Contre la trahison de De Gaulle, la tuerie de janvier 1960 est applaudie par Susini: 17 policiers mourront !

Après l'échec des généraux en Algérie, l'OAS passe à l'action, sous la houlette de ce fascisant général aux 5 étoiles... 2000 morts à son actif ! Il se réfugie en Italie en 1962, est amnistié en 68... Le PEN le place ensuite à la tête de la fédération du FN dans les Bouches-du-Rhône...

 

Feue l'OAS. Mort de l'Algérie française. Demeurent les nostalgiques, descendants de Pieds-Noirs disséminés dans le Sud : Louis ALIOT honore celui qui a voulu tuer De Gaulle. J.Marc Pujol et la mairie de Perpignan déposent des couronnes sur les tombes des héros enterrés au cimetière nord et au cercle algérianiste. Le maire de Perpignan vient d'ailleurs d'augmenter la subvention à ce "cercle intime" : 8000 euros (2000 de plus que l'a dernier, alors que des associations culturelles sont saignées...)

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 09:37
Serrabonne et Mas Gili en Roussillon : 2 lieux / 2 artistes : Claude DELMAS et Claude PARENT-SAURA -
Serrabonne et Mas Gili en Roussillon : 2 lieux / 2 artistes : Claude DELMAS et Claude PARENT-SAURA -

*Littérature, hommage à Claude Delmas - par Michel LLOUBES :

 

CLAUDE DELMAS : DISPARITION DU DEPARTEMENT DES PYRENEES ORIENTALES 

Editions Libre d’Arts. Préface (remarquable) de Henri Lhéritier. 

 

Un titre décalé et énigmatique, "Disparition du département des Pyrénées-Orientales", qui pourrait faire croire à une provocation dans le débat actuel sur le pays catalan, il n’en est rien. Claude Delmas n’a jamais été de ceux qui, par snobisme politique, choisissent de se vendre au plus chaud du fer rougi par l’actu. Plume en main, il a toujours pris la mesure du temps et dans son dernier livre, il lâche sablier, horloges et calendrier des Postes pour atterrir en inversant les réacteurs de sa vie trépidante de cadre d'Air France. Plus de fuseaux horaires coupés, comme d’autres coupent les virages pour d’illusoires gains de temps, justement. 

Aussi, faut-il avoir lu jusqu’à la dernière page pour augurer ce que Claude Delmas a voulu mettre dans le titre. Car cette disparition annoncée, n’est pas celle du département qui a depuis longtemps perdu les octanes de son essence divine, celle qui faisait y descendre, naître ou mourir, peintres, écrivains, musiciens ou poètes, pour les remplacer aujourd’hui par les tristes senteurs du tourisme de masse. 

Non, la cause est perdue depuis longtemps, il le précise au passage, mais c’est une toute autre disparition que Delmas entend simplement raconter, en l'habillant de dimanche, comme on le faisait jadis pour saluer non pas le jour du Seigneur, mais celui du repos sainement gagné après une rude semaine de labeur. Pas de nostalgie qui n’est plus ce qu’elle était, pas de recherche du temps perdu goinfré de madeleines, non, un constat doux et lucide, celui d’une vie, la sienne, venue, vécue et vaincue par de petits bonheurs simples ou élitistes, entre deux siècles si riches en bouleversements en tous genres. Ah, combien de fois n'a t-il projeté sur grand écran, les images indélébiles du bombardement de Port-Bou par les Franquistes, la soutane ensanglantée de l'abbé Niort, ou des folies d'Espagne, toujours vers le Sud...

Chacun de nous, foraster, autochtone, ou ce qu’il reste des générations perdues, pourrait se reconnaître dans ce grand Adieu majuscule qu’il nous livre. Adieu à qui, à quoi ? Grand Meaulnes ou grand Duduche éternellement amoureux de toutes les filles de proviseurs, ce grand dégingandé , nous laisse le choix des grilles de lecture qui paraissent fort simples, simplistes diront d’autres, mais qui, en réalité, font surgir d’étonnants points d’interrogation sur notre homme. Amoureux de la vie, il l’est, esthète, évidemment, bouffeur de curés, toujours, homme de gauche, cela va de soi. Mais au-delà de ses précédents ouvrages romanesques ou romancés, bardés de certitudes, bonjour Marie, au-delà encore de son accent de cajoleuse rocaille qui fait la part belle à sa tendresse, sa joie d’écrire et de raconter, on découvre quelques accents inédits, chuchotés, que le lecteur recueille en confidence, presque en confession. On touche là au plus intime de Delmas. On est à la porte de l’étonnant mystère, peut-être cette disparition annoncée dès les âpres calcaires de Vingrau, et le silence de la mer qui vient lécher sa maison, en novembre 1942, rue Parmentier, à Rivesaltes. Chut, je lis…

 

Et pour ce faire, je m’accroche, car il faut être sportif pour plonger ainsi en son texte, il n’est pas pour rien voisin de Claude Simon ! Pas de numérotation de pages, de chapitres, ni d’alinéas, seules quelques majuscules en caractère gras permettent d’avoir pied. Tout est à lire d’un trait, en apnée, ou d’un gloup, cul sec ! Mais je m’habitue vite, car si parfois Claude semble avoir jeté ses mots sur la page, comme pour s’en débarrasser au plus vite, il y a tout au long de ce déroulé, de cette tranche qu’il s’est bien payée, ses yeux bleus qui me regardent bien en face, comme pour me dire, un brin narquois, de sa voix chaude, inimitable et complice : 

« Tu vois, Michel, c’est ça la vie ! »

*** Vernissage  PRIEURE de SERRABONA  _ BOULE D'AMONT ( 66 )

 

Signes cultuels païens et signes catholiques.

 

Une scénographie de CLAUDE PARENT-SAURA     sa collection de kachinas des indiens hopi

                                   ses créations contemporaines

 

A cette occasion un livre-objet emboitage en forme de croix entièrement conçu par l'artiste 

( tiré en 30 exemplaires) sera présenté .

 

comprenant :

 

2 œuvres originales  CLAUDE PARENT-SAURA 

 

Photographies           JAUME SAÏS

 

Textes                        DIDIER MANYACH  (écrivain )

                                   BEBE                        (plasticien )

                                   BRIGITTE DERLON ET MONIQUE JEUDY-BALLINI 

                                   (directeurs C.N.R.S au collège de France )  

 

Ancien élève desBeaux-Arts et de Germain Bonel, cet artiste protéiforme, a dépassé peinture, sculpture et dessin pour aller au-delà de tout geste conformiste, pour revenir au rituel et créer une sorte de "figuration détournée"…

Après avoir travaillé et expérimenté longtemps, le voici aux prises, ce "constructeur",  avec le plexiglas.

Le site mystique de Serrabonne s'ouvre à ses figures revisitées des poupées ou totems d'Arizona ou des civilisations précolombiennes. Un bel hommage à la tolérance et au syncrétisme.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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