Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:59
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ
BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ

BONNEL-CARUANA-GIFREU-MAURESO-ART PARTOUT à CERBERE - LYNCH - DOMECQ

***LIVRE, ça vient de sortir ! A lire sans attendre...

Inde, la vie, la mort (J.Pierre Bonnel) : en librairie sinon chez l'auteur (18 euros, port compris - JPB, 9 rue Saint-Jean, 66000, Perpignan) : 300 pages, roman, nouvelles sur l'amour, la mort et un Journal  de paternité inattendu... Contact : 06 31 69 09 32)

 

- - - Livre, encore, tout chaud : NAU !

*** LULLE

Les Éditions de la Merci ont le plaisir de vous annoncer la publication des Proverbes de Raymond, de Raymond Lulle.

Patrick Gifreu

 

lamerci.fr/

"editions de la merci" <editions.lamerci@orange.fr>

 

- - -

ODILE MAROT à Perpignan, peintures au palais :

 

La peinture sert à révéler la frontière entre la réalité et l imaginaire.

Entre le réel et son envers, l inachevé et le fini.

Créer c'est vivre son propre temps c'est interpeller; que celui qui regarde perçoive éprouve, sente physiquement le message.

C'est donner un supplément d'âme à ce qu'on ne voit plus..

 

PALAIS DES ROIS: ODILE SANS LARMES

Du 16 juin au 27 août, Odile MARO ARBOS peintre de délicatesses lumineuses et de subtilités picturales majeures s'offre le palais des rois de Majorque à Perpignan.

Elle a regroupé sous un joli nom (mais parfois battu pour n'importe quelle omelette, ce n'est pas ici, bien entendu, le cas) de PASSAGES/ PASSATGES -puisque le bilinguisme n'a pas été bouté hors les murs de la médiévale. Peintures d'intériorité, de lueurs spirituelles, de palpitations discrètes, fruits d'une concentration que Stephan Zweig rapprocherait de la prière. Comme des notes de musique sur la peau de l'âme...

 A découvrir ensuite tous les jours de 10 h à 18 h. Il y a 99 marches à gravir, mais qui a dit que le bel art comme le bon air se méritent?

 

MERCI à METBARRAN.canalblog☺️

***NAU, c'est nouveau ! NAU c'est new et maintenant ! à ARLES, pas en Provence, ais en 66
 
 
 
 
 
Voici le programme quasi définitif.de nos journées inauguratives.
 
Au plaisir de nous y rencontrer. 
 
Antoni MADUEÑO & Mélanie RABAT
 
 

INAUGURATION DE LA NAU [now] -

LE MOULIN DES ARTS ET DE L'ARTISANAT

 

ARLES SUR TECH / 7 & 8 juillet 2017

 

 

7 juillet ENTRéE LIBRE

 

20h30 Bénédiction de LA NAU par Albert VIDAL, comédien performer

 

Cantigas d'Amigo Antoni MADUEÑO chant médiéval / Carlos ALMA danse contemporaine /Keith KHAN design

 

 

8 juillet ENTRéE LIBRE

 

10h ACCUEIL pour un café/thé/infu/jus à la Boutique du MOULIN DES ARTS

 

11h00 Atelier collectif de création DEROULE TA BOBINE (à partir de 7 ans, bilingue français catalan) avec Mélanie RABAT

 

12h45 PRESENTATION DU PROJET POUR LA NAU [NOW] – Antoni MADUEÑO et Mélanie RABAT

+ La Machine à créer, Tinguely et cie – Appel à projets et Projections

Lluis BOSCH, humoriste et Carolina RIUS, piano: una introduccio al Vermut / une invitation à l'apéritif

 

13h - 15 h 30 REPAS PARTAGE (TIRé DU SAC)

avec la participation des CANTARINES de RIPOLL (chant polyphonique de femmes)

et rencontre autour du projet de Café associatif des "Céretphiles"

 

A partir de 16h

Enric NAVARRO - catalan folk singer

David – Evocation à Shakespeare (sous réserve)

Clara GARI, marcheuse et cuisinière, jota i yukulélé

Salvador GIRALT, écrivain, poèmes

Sergueï WOLKONSKY, artiste, performer

BOOK-JAYING Happening Et si l'on mixait des livres et non des disques ?




-- 
LA NAU [now]
Le Moulin des Arts et de l'Artisanat
Arles sur Tech F-66150 
07 77 04 30 69 
0034 626 507 016

 
FB La Nau Arles sur Tech 
Partager cet article
Repost0
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 10:50
Francisco ORTIZ - Gare de PORTBOU le 8 juillet - ROSES et l'Exil -
Francisco ORTIZ - Gare de PORTBOU le 8 juillet - ROSES et l'Exil -
Francisco ORTIZ - Gare de PORTBOU le 8 juillet - ROSES et l'Exil -
Francisco ORTIZ - Gare de PORTBOU le 8 juillet - ROSES et l'Exil -

Francisco ORTIZ - Gare de PORTBOU le 8 juillet - ROSES et l'Exil -

***ROSAS / ROSES / Exposition sur l'exil, le 8 juillet 2017

 

Ens complau de d’informar-vos que l’exposició “Vides errants: postguerres i exilis dels germans Pi i Sunyer”, organitzada pel Museu Memorial de l’Exili (MUME) i la Fundació Carles Pi i Sunyer, amb la col·laboració de l’ Institut Català de Recerca en Patrimoni Cultural (Universitat de Girona-Generalitat de Catalunya), i amb el suport de l’Ajuntament de Roses,  Diputació de Barcelona i Diputació de Girona, s’inaugurarà  el pròxim dissabte 8 de juliol, a les 20h, a l’Espai Cultural la Ciutadella de Roses.

 

A l’espera que sigui del vostre interès, us saludem ben cordialment,

 

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

 

***Communiqué  de  l’Association  des Usagers de  la ligne  Ferroviaire  Perpignan-Cerbère Portbou

 

L’association des usagers de la ligne ferroviaire Perpignan-Cerbère/Portbou et son homologue catalane « Defensem el tren de l’Empordà » ont le plaisir de vous inviter à un évènement qui se tiendra le samedi 8 juillet 2017 à 10h30 en gare de Portbou.

Cet évènement est organisé:

- pour célébrer le retour du train de nuit Paris-Portbou

- pour souligner la nécessité de développer les liaisons ferroviaires entre Cerbère et Portbou afin de disposer d’une ligne conventionnelle transfrontalière du quotidien entre Perpignan, Cerbère/Portbou, Figueres, Girona et Barcelone

 

Vous trouverez l’invitation en pièce jointe ainsi qu’un communiqué sur l’état actuel de la ligne transfrontalière.

Mobilització a favor del tren convencional. Estació  de Portbou 8 de juliol de 2017 a les 10:30 hores  del matí

Ara ens cal una gran mobilització el 8 de juliol a les 10:30 h a l'estació  de Portbou. Feu-ne molta difusió. Visca el tren convencional.

 

El tren convencional de l'eurodistricte és el civisme i l'europeisme en estat pur. Tots a l'estació de Portbou el 8 de juliol a 2/4 d'onze.

 

Gran concentració reivindicativa a favor del tren convencional. A l'estació de Portbou el proper 8 de juliol a les 10:30 h.  Passa-ho.

 

Gran mobilització a favor de la mobilitat sostenible transfronterera.  Estació de Portbou 8 de juliol de 2017 10:30 del matí.  Passa-ho.

 

 *** Mobilisation ferriviaire LA GALERIA

Mobilització ferroviària

Josep M. Loste

El 8 de juliol exigirem un autèntic tren transfronterer

 

- - -

 

***Les 8 et 9 juillet venez assister aux siestes sonores et déguster les vins du domaine du Château de l'Esparrou sur le domaine viticole !

Confortablement installés dans un transat et équipés de casques individuels, nous vous invitons à un voyage radiophonique, à la frontière du documentaire et du musical, avec la pièce radiophonique « Le jeu des secrets », d'une durée de 30 minutes, autour de l'histoire et l'intimité poétique du Château de l'Esparrou du 19ème au début du 20ème siècle. 

Il s'agit d'une commande faite par l'Association Les Amis de l'Esparrou au compositeur de musique contemporaine Alexander Vert. L'oeuvre est constituée de matériaux sonores directement enregistrés au château, de textes récités, de charades ou encore de devinettes, permettant de proposer différents niveaux d'écoute et stimuler l'imaginaire de chacun.

 

Dates et horaires : 

Samedi 8 juillet : 3 siestes à 17h et 17h45 et 18h30

Dimanche 9 juillet : 3 siestes à 17h et 17h45 et 18h30

 

Tarif 7€, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

 

MOLT  IMPORTANT.  RECORDATORI   TOTS  A  L'ESTACIÓ  DE  PORTBOU  EL PROPER   DISSABTE  8  DE JULIOL   A  LES  10:30  DEL MATÍ   EN  DEFENSA  DEL  TREN  CONVENCIONAL  TRANSFRONTERER

FEU-NE  MOLTA  DIFUSIÓ
 

https://www.facebook.com/CerberePortbou/?hc_ref=NEWSFEED
 

https://mail.google.com/mail/u/0/?tab=wm#inbox/15cf4af6d840ed72?projector=1

 

- - -

UNE pensée pour CHRISTIAN HERNANDEZ qui dirigeait le théâtre du Géko, à Perpignan.

Je me souviens : à la fin d'une soirée consacrée à Walter Benjamin, à Elne (salle archevêché), il esr venu me dire qu'il aimerait bien jouer mon texte.... On a attendu, on en est resté là...Hélas.

 

 

***BOYS DON'T CRY

de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy

Écarter les obstacles. Tenir tête. Passer à l'offensive. Séduire, respecter. Ne pas se disperser.
« Et surtout
Ne pleure pas.
Ça pleure pas un homme. »

.

Quatre hommes face à l'image du mâle viril et conquérant. Fiers, violents ou minables, désenchantés et sentimentaux, ils ne sont pas des guerriers, des prédateurs, des héros (faut pas croire ce que disent les journaux). Lui vend son corps à de riches clientes. Lui passe sa nuit sur des sites pornographiques. Lui va à l'opéra avec une femme plus âgée. Ils attendent qu'on les rappelle.

Cette nuit, ils se réunissent et s'offrent à votre regard. Cherchez le garçon. Traquez le masculin : il est partout.
Regardez ces hommes tomber : ils portent en eux la joie désespérée de ceux qui n’ont plus rien à perdre.

.

Création 2017 de la compagnie parisienne « Avant l’aube »


de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy
d'après une idée originale de Maya Ernest et Jean-Gabriel Vidal-Vandroy


Mise en scène : Maya Ernest
Comédiens : Aurélien Pawloff, Léonard Bourgeois-Tacquet, Raphaël Goument, Vincent Calas

le jeudi 29 juin à 20 h 30 au Théâtre du Réflexe à Canohès (Réservations :  06.52.19.49.69)

du 7 au 30 juillet (tous les jours) à 21 h 45 au Théâtre des Barriques à Avignon

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 09:51
 Pablo Picasso et Paloma,  photo  Roland Fabre (Studio Visages, Perpignan) Pablo Picasso et Paloma, 1954. Photographie de fête foraine à Perpignan pendant les ferias.

Pablo Picasso et Paloma, photo  Roland Fabre (Studio Visages, Perpignan) Pablo Picasso et Paloma, 1954. Photographie de fête foraine à Perpignan pendant les ferias.

Musée des Beaux-Arts ou musée RIGAU(D) On a envie de RIGAULER

malgré les saccages des lieux, hôtels particuliers qui devraient être respectés, préservés, comme le secteur sauvegardé des quartiers du coeur de ville.

 

Mais le public est, en majorité, content; le musée refait, froid, propre, lisse, géométrique, sans bavures que constituent les anciennes dorures, c'est l'esprit du temps: fermez les yeux et vous pourriez vous trouver dans un musée de Londres, dans une salle à Sydney...la mondialisation et l'américanisation vous sortent du local et gomment la personnalité du pays d'ici...
Perpinya la catalana..? Mensonge !

 

Et les journalistes, obéissant aux instructions de la hiérarchie, aux lobbies, aux publicitaires, aux injonctions de la mairie (abonnements, placards publicitaires) et du Conseil départemental ou régional (le biziness avant la vérité, la probité, la déontologie), vous dictent ce que vous devez écrire : au moins, pas de vagues (on se prend à regretter la plume subjective de J.Michel Collet), car il faut vanter la beauté de l'expo Rigaud ou l'originalité de l'expo Dali (à Céret)…

 

On écrase d'ailleurs la belle expo dalinienne sur la science pour parler chaque jour du musée nouveau dans la ville NOUVEL… Le critique culturel pas cultivé du quotidien est capable de causer politique, faits divers, littérature, peinture…(on regrette alors les Quéralt, Gourrier…) et tout le monde est content. Il faut dire le positif, on n'est pas là pour se fâcher… 

 

Et si on arrivait à vendre du papier du journal, an faisant dans la qualité et l'impertinent..? Pourquoi ne pas essayer puisque, de toute manière, les vêtes du quotidien chutent de façon irrémédiable, face à la concurrence des médias virtuels, avec leur rapidité et leur esprit subversif, beaucoup de blogueurs étant libres, ce qui n'est pas le cas de la presse papier dans son ensemble…

 

Quant aux jeunes, y pense-t-on..?

 

En effet, l' offre culturelle, pour l'étude des universités françaises, place Perpignan à la 39 ème places sur 44 !), Quant au palmarès des initiatives locales, la ville catalan ses situe à la 41 ème..!

 

  En effet, Perpignan manque de structures : aucune salle de concert de plus de 5 000 places, aucun musée à plus de 10 000 visiteurs, offre de transport limité… Espérons que les étudiants, transportés près de la vieille université centrale, vont se ruer sur le musée Rigaud..!

J.P.Bonnel

 

 

***La crtique de Didier Rykner Jeudi 29 juin 2017

 

L’actualité de la politique patrimoniale et de l’histoire de l’art

 

Le ratage du nouveau Musée Hyacinthe Rigaud

 

Deux hôtels particuliers largement dénaturés, des collections qui restent en réserves au profit de dépôts d’institutions extérieures, un accrochage raté, des encadrements pitoyables... L’échec du nouveau « Musée d’Art Hyacinthe Rigaud »2 est triste, et coûteux. Près de 9 millions d’euros pour en arriver à un tel résultat, c’est vraiment désolant.

 

1. Une salle du Musée Rigaud (hôtel de Lazerme) avant les travaux

Photo : D. R. 

Voir l'image dans sa page

 

2. La même salle du Musée Rigaud que l’ill. 1 après les travaux

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

3. Escalier de l’hôtel de Lazerme

Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

L’architecture d’abord, due à l’atelier Barbotin-Larrieu. Dans l’hôtel de Mailly, ancien conservatoire, avait déjà été largement massacré au cours du temps. Le travail à été achevé avec la destruction d’un escalier du début du XIXe siècle, dû à l’architecte du département, Prosper de la Barrière, chevalier de Basterot. 


Pour l’hôtel de Lazerme, qui abritait le musée depuis les années 1970, c’est encore pire. Les promoteurs du projet ont beau prétendre dans le dossier de presse que l’architecture «  valorise le patrimoine », c’est exactement l’inverse qui est vrai et la comparaison de deux photos suffira à le démontrer. À gauche (ill. 1), une des pièces de l’hôtel de Lazerme avant les travaux. À droite, la même, après (ill. 2). Le beau plafond avec ses stucs n’existe plus, remplacé par un faux plafond. Tout a été repeint en blanc, dans un traitement d’une froideur digne d’une clinique. On peut dire ce que l’on veut, mais c’est propre, c’est net, rien ne dépasse. Tout l’hôtel de Lazerme a été traité ainsi, tous les plafonds ont disparu, y compris celui du bel escalier d’honneur (ill. 3) dont il reste, heureusement, la rampe en fer forgé. On se demande ce que faisait l’ABF pendant les travaux, car on est en plein secteur sauvegardé.

 

4. Maître de la Loge de Mer

Retable de la Trinité

Technique mixte sur panneau - 373 x 224 cm

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

5. L’installation du Retable de la Trinité

dans l’hôtel de Mailly

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

Revenons dans l’hôtel de Mailly pour voir l’art ancien. Là encore, le désastre est à peu près complet. Le chef-d’œuvre du musée, le retable de la Trinité par un peintre catalan anonyme de la fin du XVe siècle, le maître de la Loge de Mer, est présenté dans une salle trop petite (largement en raison d’un autre faux plafond). Résultat : le sol est décaissé pour l’installer, dans une présentation absurde (ill. 4 et 5). Le tableau est dans une fosse, la prédelle au niveau du sol. Ceux qui voudront voir la seule représentation peinte médiévale de Perpignan devront se pencher. Notons que cette œuvre a été très bien restaurée par le Centre interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine de Marseille, grâce à un mécénat de la Fondation BNP Paribas3. Sauf erreur, nulle part ce mécénat n’est mentionné.

 

6. Salle des primitifs catalans

Hôtel de Mailly

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

7. Salle des portraits de Rigaud

Hôtel de Mailly

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

 

8. Jacopo Amigoni (1682-1752)

Persée et Andromède

Huile sur toile - 65 x 45 cm

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud (non exposé)

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

Voir l'image dans sa page

Le reste de l’accrochage est au mieux passable : extrêmement clairsemé (ill. 6), il se résume parfois à un mur / un tableau (ill. 7). Le nombre d’œuvres accrochées est donc très réduit, ce qui en laisse un grand nombre en réserves. Voilà quelques exemples que nous avons pu trouver sur internet ou dans des livres (pas dans les catalogues du musée, inexistants, et certainement pas dans le livre publié pour la réouverture qui ne reproduit que des œuvres exposées, pas les autres) : La Mort d’Orphée, grand tableau de Jean-Baptiste Corneille, une esquisse de même sujet par Luca Giordano, Sainte Thérèse offrant son cœur par Antonio Guerra le vieux, alors que son fils a l’honneur de voir quelques œuvres accrochées dans les salles. Parmi les italiens, nous noterons aussi Persée délivrant Andromède par Jacopo Amigoni (ill. 8) ou un bel anonyme génois que nous avons trouvé dans la base RETIF. Chez les Nordiques, on compte aussi des peintures par Jacob de Backer, Franz van Mieris... Pour le XIXe siècle français, inutile d’espérer voir les Joueurs de luth par Guillaume Bodinier, le portrait de Henri Lehmann représentant Alexandre-Joseph Oliva (voir la brève du 12/5/06), et encore moins les sculptures de ce dernier dont le musée possède pourtant un fonds conséquent. Aucune chance, évidemment, d’admirer les grands formats comme Le Jugement de Pâris par Paul Gervais, un artiste du cru également qu’on pourra heureusement voir dans les décors de l’hôtel Pams (ouvert au public). Le musée Rigaud conserve aussi une très bonne réplique d’atelier de Ferdinand d’Orléans par Ingres (ill. 9) qui reste en réserves…

 

9. Jean-Auguste-Dominique Ingres et atelier

Ferdinand d’Orléans

Huile sur toile - 154 x 119 cm

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud (non exposé)

Photo : D. R. 

Voir l'image dans sa page

 

Non seulement le musée n’expose qu’un nombre réduit d’œuvres de sa collection, mais il les expose mal. Plusieurs toiles ont des cadres trop grands, ce qui oblige à mettre des espèces de passe-partout grisâtres. Des passe-partout pour des tableaux ! Deux exemples, avec un Rigaud (ill. 10) et un Jean-François de Troy (ill. 11). Les cartels sont rudimentaires, n’ajoutant au nom du peintre et au titre des tableaux que très rarement un commentaire, et jamais ou presque la provenance. Remarquons aussi que le Portrait de la famille Le Juge est indiqué comme de Rigaud, alors que le catalogue d’Ariane James-Sarrasin le donne, probablement très justement, à son atelier.

 

10. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Le Cardinal Fleury

Huile sur toile

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

11. Jean-François de Troy (1679-1752)

L’Accord parfait, vers 1712-1714

Huile sur toile - 194 x 133 cm

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud (M. N. R.)

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

Quand par miracle un mur présente un accrochage un peu serré, celui-ci est indigent comme le montre l’ill. 12 (on appréciera particulièrement les deux portraits en pendants placés l’un au-dessus de l’autre). Quant à la dernière salle de peintures anciennes, elle est proprement incompréhensible : appelée « Le portrait après Rigaud », on n’y voit que deux portraits aux côtés d’œuvres qui n’ont rien à voir dont uneRonde des Nymphes de Fantin-Latour et un paysage de Corot, dépôt du Musée d’Orsay en 1997.

 

12. Accrochage de quelques tableaux nordiques

Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

13. Jardin de l’hôtel de Lazerme

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

 

14. Les quatre immeubles derrière le jardin

risquent d’être détruites

Photo : Didier Rykner 

Voir l'image dans sa page

Si les tableaux du musée sont peu visibles, il expose en revanche beaucoup d’œuvres qui ne lui appartiennent pas, notamment pour la peinture et la sculpture du XXe siècle. Le nombre de dépôts est extrêmement élevé, en provenance de musées, mais aussi de fondations (plusieurs Maillol de la fondation Dina Vierny) ou même de galeries. Des dépôts et des prêts, c’set une excellente chose, mais cela doit venir compléter un accrochage, pas le remplacer, ce qui est largement le cas ici.

Comme si cela ne suffisait pas, le jardin du musée a été aménagé. Là encore, c’est raté (ill. 13). Remarquons derrière le mur dépassent les quatre maisons (ill. 14) que la mairie souhaiterait démolir (voir notre article). Espérons qu’elle ne parviendra pas à ses fins. Pour l’hôtel de Mailly hélas, c’est trop tard.

 

Collectif, Musée d’art Hyacinthe Rigaud. Du XIVe au XXIe siècle, Snoeck, 216 p., 25 €. ISBN : 9789461613608.

 

Didier Rykner, mercredi 28 juin 2017

Notes

1. Au lieu de « Musée des Beaux-Arts Hyacinthe Rigaud » ; mais d’où vient ce mépris pour le terme « Beaux-Arts » (voir l’article sur le musée de Nantes) ? Nous resterons sur « Musée Hyacinthe Rigaud ».

2. Au lieu de « Musée des Beaux-Arts Hyacinthe Rigaud » ; mais d’où vient ce mépris pour le terme « Beaux-Arts » (voir l’article sur le musée de Nantes) ? Nous resterons sur « Musée Hyacinthe Rigaud ».

3. Nous avons pu visiter ce centre au moment de la restauration, mais pris par le temps nous n’avons pas écrit d’article. Nous essaierons de revenir sur le CICRP une fois prochaine, car leur travail est remarquable.

- - -

 

Didier Rykner est un journaliste et historien de l'art français, né à Paris en 1961 ; il est le fondateur du magazine en ligne La Tribune de l'art.

 

En 2007, il est à l'origine de la pétition « Les musées ne sont pas à vendre »2, qui a recueilli plus de 3000 signatures. À la création de son site La tribune de l'art, il écrit  : « Chacun sait que la France est un des pays les plus riches en œuvres d'art, mais aussi l'un de ceux où le vandalisme sévit le plus. Aujourd'hui encore, des églises sont détruites, des tableaux dénaturés par des restaurations abusives, des sculptures sont envoyées à l'encan. Parfois même, ce sont des institutions censées conserver le patrimoine qui détruisent celui-ci. Nous n'hésiterons pas à dénoncer ces atteintes inadmissibles ».

En 2015, il dénonce l'inculture de la majorité de la classe politique, conduisant selon lui à un désintérêt pour le patrimoine et les musées.

  • « Didier Rykner monte à la tribune (entretien) », Louvr'Boîte : le journal des élèves de l'école du Louvre, no 8,‎ décembre 2011, p. 20-25 (ISSN 1969-9611, lire en ligne [archive]) ;
  •  

Lien externe


La Tribune de l'art est un magazine de presse en ligne français, ayant pour objet l'actualité de l’histoire de l’art et du patrimoine occidental du Moyen Âge aux années 1930.

La Tribune de l'art est fondée le 7 avril 2003 par le journaliste[réf. nécessaire] Didier Rykner, historien de l'art et ancieningénieur agronome1. Selon la déclaration d'intention de son fondateur2, ce magazine vise à :

  • dénoncer les atteintes « inadmissibles » au patrimoine
  • contribuer aux débats sur la protection du patrimoine, la restauration ou l’attribution d'œuvres d'art
  • présenter des dossiers d'investigation
  • publier des articles scientifiques inédits ou « parus dans des publications peu accessibles »
  • rendre compte des expositions concernant son domaine d'étude sur reconnaissance directe et non « à partir des dossiers de presse »
  • faire part des nouvelles acquisitions des musées.

Développement[modifier | modifier le code]

Le magazine propose des éditoriaux, des actualités sur les expositions, les publications, les musées, le patrimoine, le marché de l'art, l'ensemble étant accompagné de brèves et de débats. Le courrier des lecteurs dénote l'intérêt des professionnels, qu'ils soient à l'inspection des monuments historiques (tel Olivier Poisson3,4) ou à de hauts postes de conservation (comme Pierre Arizzoli-Clémentel, ancien directeur du château et domaine de Versailles5,6).

Le caractère incisif des éditoriaux du directeur de publication, par ailleurs rédacteur en chef du magazine, est très régulièrement souligné1,7,8.

La Tribune de l'art est à l'origine de la pétition « Les musées ne sont pas à vendre » (7 janvier 20079) contre le prêt payant d'œuvres d'art nationales à des musées étrangers (loan fees) et l'implantation d'une antenne du Louvre à Abou Dabi1,10. Il lui arrive d'être le premier à souligner, voire à publier, des informations sensibles comme la mise en vente (retirée in extremis) chez Sotheby's d'un Degas volé11 ou, plus notablement, le projet controversé de location par l'État de l'hôtel de la Marine, édifice classé situé place de la Concorde à Paris12.

En 2008, le rédacteur en chef du magazine a reçu le prix de La Demeure historique dans la catégorie « prix du journaliste, presse écrite - internet »13.

Une version anglaise du site nommée The Art Tribune, qui reprend les principaux articles de la version française, a également vu le jour14.

 

Articles connexes

Notes et références

  1. a, b et c Harry Bellet, Didier Rykner Le gardien du temple, Le Monde, 19 janvier 2007 lire en ligne (sur abonnement) [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  2. Didier Rykner, Qu’est-ce que La Tribune de l’Art ?, éditorial du 7 avril 2003 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011]
  3. Courrier, Courrier d’Olivier Poisson, en réaction à la brève du 8/10/05 à propos des architectes des monuments historiques, La Tribune de l'art, 16 octobre 2005 lire en ligne [archive] (page consultée le 31 mars 2011)
  4. Courrier, Réponse d’Olivier Poisson aux derniers arguments d’Anne Vuillemard et de Didier Rykner, La Tribune de l'art, 26 octobre 2005 lire en ligne [archive] (page consultée le 31 mars 2011)
  5. Courrier, Courrier de Monsieur Pierre Arizzoli-Clémentel, suite à notre article sur Versailles, La Tribune de l'art, 12 avril 2007 lire en ligne [archive] (page consultée le 31 mars 2011)
  6. Monsieur Arizzoli-Clémentel a été nommé depuis président de la commission du musée du Luxembourg (juillet 2010).
  7. Actualités, Didier Rykner : Le tribun de l’art, Le Nouvel Observateur, n° 2413, 3 février 2011
  8. François Dufay, Les folies de Versailles, Le Point, 5 avril 2007 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  9. Didier Rykner, Non, éditorial du 7 janvier 2007 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2001)
  10. Annick Colonna-Césari, Faut-il exporter le Louvre ?, L'Express, 7 février 2007 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  11. Harry Bellet, Le mystère de la blanchisseuse, Le Monde, 18 novembre 2010 lire en ligne (sur abonnément) [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  12. Didier Rykner, L’État va-t-il se débarrasser de l’Hôtel de la Marine ?, éditorial du 23 février 2009 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  13. Communiqué, Didier Rykner, La Demeure historique, Palmarès des prix 2008 lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011)
  14. Site internet « The Art Tribune ». [archive]
  15. Site latribunedelart.com, mentions légales lire en ligne [archive] (page consultée le 28 mars 2011)

 

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 08:02
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles
Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles

Carnets de Susplugas - Marie Susplugas et Jacques Marmayou - Affiche de la maison de la Catalanité - Meeting of styles

Peintures diverses, mais de l'art 

 

Des expositions très différentes à Perpignan : des expositions classiques, montrant la mémoire culturelle du département, expos sages destinées à un public d'un certain âge, qui se retrouvent dans les tableaux de Picasso l'universel ou de Suspuglas le local.

Concurrence positive entre deux institutions, la mairie et le CD66, avec de grands moments (Dali à Céret) et des événements plus intimes (à la Catalanité)...Mais surtout, Messieurs, et quelques Dames, ne vous mélangez pas : le délégué départemental à la culture ne vient pas à une expo de la mairie de Perpignan et, d'ailleurs, il ne se déplace même pas pour les expos qu'il organise...) et l'adjoint à la culture de la municipalité perpignanaise n'ira pas dans un lieu départemental (Rois de Majorque, Château de Collioure...C'est, comme on dit, nul, et montre l'intolérance et la bêtise des élus !

 

Chapeau donc pour "Meeting of styles", cet art urbain, cet art de la fresque murale et du graffiti, cet art, tout court, oui c'est grandiose, c'est à une autre échelle. L'association qui chapeaute l'événement (avec John Basso) démonte les panneaux et on conserve les créations, pour un jour, une rétrospective, dans toute la ville, et pas simplement, là-haut, à l'arsenal, où le public est très réduit…

JPBonnel

 

*Maison de la Catalanité, à Perpignan, vernissage d’une très riche exposition-rétrospective du peintre ANDRÉ SUSPLUGAS, à aller admirer si vous habitez la région ou si vous passez par là...

 

« Un certain mystère en plein soleil – le mystère fondamental, celui des êtres, des choses simples – une tendresse jusqu’au cœur – juste au cœur – de la plus violente lumière, telles sont les clefs de l’œuvre picturale d’André Susplugas.

Il n’est guère de regard plus franc, plus vif que le sien, ni de geste de la main créatrice plus dru, plus chaleureux que celui à nos yeux restitué par la force du trait, la vigueur des formes, la calme hardiesse de la mise en page. Qu’il s’agisse de natures mortes, de scènes de la rue catalane ou de l’évocation heureuse de l’intimité familiale, on a affaire au même réalisme à la fois ardent et paisible. C’est lui qui détermine ici la couleur, noble, généreuse comme elle l’est dans les vignobles du Roussillon, sur les sommets de l’Aspre ou le long des rivages de Catalogne.

Et pourtant, ce terme de ‘’réalisme’’, je le sens quant à moi insuffisant pour qualifier cet art magistral, car si le réel est certes présent dans ces peintures, il n’exclut cependant point une dimension lyrique qui donne leur pouvoir d’enchantement à ces toiles consacrées aux instants du quotidien : femmes au marché, troupeaux de chèvres, chiens et chasseurs, cercle de famille à la veillée, portraits de jeunes femmes … »

Georges-Emmanuel Clancier 

« Les heures les plus simples » 

Paris, le 21 décembre 1979

 

Coureux Pierre Merci à Marie d'avoir tant oeuvré pour cette exposition de tableaux, dessins et pastels réalisé par son père André Susplugas, L'exposition, qui va se prolonger à la Maison de la Catalanité pendant une grande partie de l'été, rend justice à ce médecin aux doigts de peintre qui a été l'ami de nombreux artistes catalans. On peut trouver ses oeuvres trop équilibrées ou trop solides. Elle savent toutes nous émouvoir.

 L'idée géniale de Marie Susplugas, la commissaire de l'exposition intitulée André SUSPLUGAS (1912-1978) aura été de montrer au public la richesse chromatique des toiles qui sont par ailleurs chargée de cette indescriptible poésie de la nature. Décidément, les journalistes et tous ceux qui ont pour mission de communiquer sur les rendez-vous de cet été culturel, seraient inspirés de relayer les informations sur cette initiative. Nous comptons sur eux pour parler dans leurs colonnes de celui qui n'a eu de cesse de rechercher l'authenticité dans le traitement des scènes de la vie familiale et des paysages de la campagne catalane. Oui, assurément, la production de médecin du Trouillas mérite d'être connue d'un plus large public.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 10:23
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou
Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou

Dali à Céret - (photos J.P.Bonnel) - Train de Portbou

*** On commence l'affichage pour le rassemblement du 8 juillet en gare de Portbou ! 

 

 

objet

GRAN ACTE-CONCENTRACIÓ A PORTBOU EL PROPER 8 DE JULIOL ORGANITZAT PER L'ASSOCIACIÓ D'USUARIS DEL TREN PERPINYÀ -CERVERA PORTOU I DEFENSEM EL TREN DE L'EMPORDÀ

***GRAN  ACTE-CONCENTRACIÓ  A PORTBOU  EL PROPER  8  DE  JULIOL    ORGANITZAT  PER L'ASSOCIACIÓ   D'USUARIS DEL TREN  PERPINYÀ  -CERVERA   PORTOU  I  DEFENSEM  EL  TREN DE L'EMPORDÀ

 

L'« Association des usagers de la ligne ferroviaire Perpignan-Cerbère/Portbou » i la seva homòloga catalana Defensem El Tren de l'Empordà tenen el plaer de convidar-los a un esdeveniment que es realitzarà el dissabte 8 de juliol de 2017 a les 10:30 de l'estació de Portbou.

Aquest esdeveniment és organitzat per dos motius:
- per celebrar el retorn del tren nocturn de París-Portbou
- posar l'accent en la necessitat de millorar els enllaços ferroviaris entre Cervera i Portbou amb l'objectiu de tenir una línia convencional transfronterera quotidiana entre Perpinyà, Cervera / Portbou, Figueres, Girona i Barcelona.

/////

L’association des usagers de la ligne ferroviaire Perpignan-Cerbère/Portbou et son homologue catalane « Defensem el tren de l’Empordà » ont le plaisir de vous inviter à un évènement qui se tiendra le samedi 8 juillet 2017 à 10h30 en gare de Portbou.

Cet évènement est organisé:
- pour célébrer le retour du train de nuit Paris-Portbou
- pour souligner la nécessité de développer les liaisons ferroviaires entre Cerbère et Portbou afin de disposer d’une ligne conventionnelle transfrontalière du quotidien entre Perpignan, Cerbère/Portbou, Figueres, Girona et Barcelone.

 

Josep M. Loste

Association   Defensem   el Tren  de  l'Empordà (coordonné  avec  des Associations  IAEDEN/Salvem  l'Empordà de Figueres  et  PTP( Assotiation  de la Promotion du Transport  en Commun )  de Barcelona  pour  toute  la  Catalunya.

Tel  00 34 72 390 331

portable  00.34. 625.14,84.65 

>

Portbou  (Alt  Empordà- Catalogne)

*** MICHEL LLOUBES :  

 

Histoire tragique de tram - GOYTISOLO : UN TRAMWAY NOMME GAUDI…

 

Il y a aujourd'hui 91 ans, le 7 juin 1926, que Gaudi était renversé, à Barcelone, par un tramway à la ligne 30, à l'intersection des rues Bailen et Granvia : "L'attitude méprisable des trois chauffeurs de taxi qui, voyant ses vêtements misérables, refusèrent de le prendre dans leur voiture; l'intervention du garde civil Ramon Pérez pour l'amener au poste de secours d'où il fut transporté à l'hôpital Santa Cruz; sa célèbre et symbolique agonie parmi les pauvres, conformément à son pieux désir..." 

 

Texte de Juan Goytisolo, dans "A la recherche de Gaudi en Cappadocce", qui vouait à Gaudi une extraordinaire admiration, qui lui valut d’écrire un des plus beaux textes écrits en hommage à l’architecte de la Sagrada Familia. L'idée lui vint au cours d’un voyage en Turquie, émerveillé par la similitude entre les paysages de Görème, en Cappadoce, et ceux créés par l'architecture de Gaudi, à Barcelone, Extraits: 

 

« Dans un silence de vide de cloche pneumatique, la Cappadoce de pierre volcanique sculptée et forgée par l’érosion éolienne, apparaissait, à ces deux survivants de l’explosion atomique que nous étions, évanescente et belle comme un mirage…Après le plateau abrupt et austère, le décor hallucinant créé par la conjonction des éléments me ramena brutalement à Gaudi : colonnes coiffées de bonnets ou de cagoules pointues alignées comme d’emblématiques crayons alphabétiseurs ; forêts de cônes, aiguilles, flèches, obélisques, méduses fossiles ; variations chromatiques imprévues ; ruptures du fonctionnalisme normatif ; incandescence mystique ; délire architectonique rationnel, pur. 

 

Dans la vallée de Görème, et, plus loin, en direction de Zelve, notre regard embrasserait, encore des églises sans fidèles creusées dans des escarpements accidentés, vestiges de la vie érémitique d’anachorètes ayant fui la fureur des iconoclastes, énormes ruches rupestres pourvues de fenêtres, de couloirs, d’escaliers, de lanternes, dans lesquelles le Christ, la Vierge et les apôtres alternent avec saint Georges et le dragon, sainte Catherine et sainte Barbara. Des inscriptions helléniques tracées par les moines rappelaient aussi celles qui ornent les monuments de Gaudi. »

 

Et Goytisolo imagine la rencontre avec un ermite lui racontant la venue de Gaudi en ces lieux où d'ailleurs, l'architecte ne mit jamais les pieds.

 

« Gaudi s’est toujours senti attiré par la vie ascétique des ermites. Dans sa cellule du parc Güell, il dormait déjà sur une paillasse, et un jour, il a failli mourir après avoir respecté un jeune rigoureux pendant le carême… Son rejet absolu du système et des critères de l’époque le conduisit à affirmer ses propres valeurs face à celles qui étaient universellement respectées. Son apprentissage de la solitude fut dur, mais fécond. A mesure qu’il entrait en possession de sa vérité, il rejeta celle de ses compatriotes et s’en éloigna. Le bon seny et l’avara povertà des bourgeois n’étaient pas compatibles avec l’incandescence de sa fulgurance mystique. L’homme doit s’élever constamment, jour après jour, expliquait-il, parce que l’inspiration de suffit pas… Le panorama que vous contemplez en Cappadoce est l’apothéose de son génie.»

 

***Lire Claude SIMON : Le Tramway

 

**Michel Perpinya : Le tramway (de Perpignan)

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:56
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -
Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -

Elne l'antique - Vernissage SUSPLUGAS à Perpignan (maison de la catalanité) - Collioure : les baigneuses de MA2F -

*** « D’UNE MER À L’AUTRE » Festival du Livre de Collioure, les 1, 2 & 3 septembre 2017 

 

 

L’édition 2017, dédiée à « L’Europe des écrivains", accueillera trois auteurs de différents pays européens, Gazmend Kapllani (Albanie), Gila Lustiger (Allemagne) et Aro Sáinz de la Maza (Espagne). L’écrivain et biologiste maritime Steven Weinberg nous viendra des Pays-Bas. La Bande dessinée sera représentée par Laureline Mattiussi (France)

Une vingtaine d’éditeurs et une quarantaine d’auteurs du Roussillon seront présents sur les stands, ainsi que le festival partenaire Toulouse Polars du Sud et les Médiathèques Intercommunales.

 

Durant les deux jours d’exposition, Place du général Leclerc, quatre ateliers thématiques seront ouverts au public. Les Tables rondes se succéderont, et deux librairies (Librairie Torcatis, et Llibreria Catalana) proposeront un grand choix de livres en présence d’auteurs en dédicace. 

Vendredi, en ouverture du festival la soirée sera consacrée à l’odyssée du Commandant Cousteau, avec une projection du film l’Odyssée commentée par Steven Weinberg

Dimanche matin, une randonnée littéraire nous conduira à la rencontre des lieux fréquentés par quatre auteurs ayant vécu au village (Patrick O’Brian, Jean-Marc Reiser, Antonio Machado, Boris Darnaudet).

 

Pour retrouver le programme détaillé de cette manifestation, rendez-vous sur notre page Facebook

https://www.facebook.com/pg/Festival-du-livre-de-Collioure-Dune-mer-%C3%A0-lautre-256260937901116/about/?ref=page_internal, rubrique « À propos », « Histoire».

 

Contact presse : Sophie Savary, attachée de presse. 

06 86 85 39 66

fdlcollioure@gmail.com

 

 

 

- - -

Institut Ramon Llull/ Newsletter # 75

JUILLET 2017 / PARIS, FRANCE

 

  BUREAU DE PARIS

 

SOTTEVILLE-LÈS-ROUEN,  02/07/2017

 

Rencontre et découverte du cirque catalan au festival Viva Cité de Sotteville-les-Rouen

 

L’Association des Professionnels du Cirque en Catalogne, en collaboration avec Catalan Arts-Gouvernement de la Catalogne et l’Institut Ramon Llull, organisent un showcase professionnel des dernières créations des compagnies de cirque catalanes Amer i Àfrica (portés acrobatiques), Diegolow (diabolo) et En Diciembre (roue cyr) le samedi 1er juillet à 12h, au Bois de la Garenne.

+ info >>

*Roman noir de Frontignan

FRONTIGNAN,  02/07/2017

 

Andreu Martín au Festival International de Roman Noir de Frontignan

 

L'écrivain catalan Andreu Martín assistera à la 20ème édition du Festival International du Roman Noir de Frontignan. Il y sera présent pour dédicacer ses romans vendredi 30 juin.

+ info >>

Partager cet article
Repost0
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 13:12
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona

Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona

***TOUR STREET ART AVEC CHARLOTTE: À LA DÉCOUVERTE DE L’ART URBAIN À BARCELONE

Vous êtes un(e) mordue de l'art de rue et cherchez une visite originale? Suivez Charlotte pour un tour street art passionnant et insolite!

 

Où?

Born ou Raval

Quand?

Tous les jours sauf le dimanche

Combien?

20 euros par adultes et enfants de plus de 12 ans
10 euros par enfant de 7 à 12ans
gratuit pour les moins de 7 ans.

Graffiti, peinture, art, pochoir, création, illusion… Tout ça vous parle et vous inspire? C’est parfait! Embarquement immédiat pour un superbe voyage dans l’univers street art de Barcelone en compagnie de Charlotte, votre guide!

QUI EST CHARLOTTE?

Charlotte est une designer véritablement passionnée d’art! C’est à Paris, lors d’une exposition sur le pressionnisme qu’elle a eu un véritable coup de foudre pour un art bien à part: celui du graffiti!

Depuis plus d’un an et demi, Charlotte sillonne les rues de la capitale catalane pour découvrir les nombreux artistes qui ont émaillé la ville de leurs graffiti.

Alors selon moi, pour résumer, Charlotte est à la fois détective et chercheuse d’or des temps modernes: toujours à l’affût de nouvelles pépites du street art à Barcelone!

 

TOUR STREET ART: UN RENDEZ-VOUS HAUT EN CRÉATIVITÉ À NE PAS MANQUER!

Barcelone et ses artistes époustouflants

Étant complètement novice dans le domaine du street art, j’ai vraiment été impressionnée par la richesse et la diversité de cet art extrêmement présent à Barcelone! Pour certains, le street art est un acte engagé, d’autres le pratiquent dans l’espoir de se faire connaître tandis que certains affectionnent particulièrement le goût du risque.

 

J’ai ainsi pu découvrir des artistes comme: Konair, Bl2A, Bronik, Rice our encore Silvio Alino, qui travaillent avec des méthodes différentes et ont tous un style très personnel.

  • Charlotte vous fera aussi découvrir des boutiques, galeries et ateliers street art. Vous verrez comme la ville regorge d’inventivité! Une occasion, si vous le souhaitez, de rapporter un petit souvenir de votre séjour à Barcelone.

 

5 BONNES RAISONS DE FAIRE UN TOUR STREET ART AVEC CHARLOTTE

  • Les tours sont très bien ficelés! Charlotte sait très bien où se trouvent les différents « spots » appréciés des artistes dans les quartiers.
  • Charlotte est férue d’art urbain. Elle connaît de nombreux artistes, leur histoire, leurs convictions et revendications. Elle vous apportera ainsi de véritables clés de lecture pour comprendre les nombreuses œuvres observées. Accompagnée d’un classeur, elle documente ses commentaires de façon professionnelle!
  • Faire un tour street art est l’occasion idéale pour se promener dans les rues de la ville, et s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage du quartier. C’est une approche culturelle très différente de celle des musées, mais qui est selon nous, tout aussi importante lors d’un séjour à Barcelone.
  • Charlotte est extrêmement sympathique et flexible! N’hésitez pas à lui faire part de vos envies et besoins. Par exemple, elle peut organiser un tour ludique pour les enfants ou un tour spécial pour les anniversaires ou les enterrements de vie de jeune fille/garçon.
  • Le street art est passionnant, complexe et imprévisible. Étant un art par nature éphémère, chaque tour est unique et laisse place à de nombreuses surprises!

INFORMATIONS PRATIQUES

Tarif de la visite exclusive de Charlotte ( de 1 à 3 personnes):

  • 60 euros

Tarif des visites en groupes à partir de 4 personnes:

  • 20 euros pour adultes et enfants de plus de 12 ans
  • 10 euros par enfant de 7 à 12 ans
  • gratuit pour les moins de 7 ans.

Durée et itinéraire 

  • 3 heures environ (possibilité de réduire la durée sur demande)
  • Il existe deux itinéraires: celui du Born (que nous avons testé) et celui du Raval.

(C) Olivia, 19 mai 2017

 

- - -

 L'autre Barcelone

 

 

 

L’autre Barcelone : la périphérie invisible de la ville de Gaudí

 

Barcelone, berceau de l’inachevée Sagrada Familia, du Parc Güell et de Lionel Messi, fascine toujours plus de touristes en provenance de toute l’Europe. Iront-ils un jour sur les flancs de la Collserola ? Même les Barcelonais ne vont pas à Ciutat Meridiana, réputée pour être un ghetto pauvre et mal famé. Les mesures municipales suffiront-elles à le sortir de l’oubli ?

 

Ciutat Meridiana est le premier quartier que les visiteurs de Barcelone peuvent saluer en arrivant par l’autoroute. Littéralement encaissé entre les flancs de la cordillère de Collserola, il fait partie du district de Nou Barris. Il incarne la vision architectonique de l’ère franquiste : la quantité sans la qualité. On y trouve beaucoup d’appartements empilés les uns au-dessus des autres, sans ordre ni logique. Ainsi a vu le jour la ville satellite, comme les architectes du régime de Franco avaient coutume de l’appeler.

 

L’exclusion à deux pas de la mer

Ce qui allait au début être le nouveau cimetière de la ville s’est converti en un faubourg qui a accueilli l’immigration en provenance du sud dans les années 1960. Manolo Martínez y vit depuis qu’il est arrivé de Córdoba : « Nous sommes arrivés à la fin des années 1970. Presque tous les voisins sont arrivés en même temps, et nous nous sommes installés où nous pouvions ». Pendant les premières années de son existence, le faubourg s’est peuplé de jeunes qui venaient chercher un futur meilleur. Idem pour les jeunes qui ont formé la deuxième vague d’immigration dans les années 80, en majorité en provenance d’Amérique Latine et du Maghreb. Aujourd’hui, sur les 11 121 habitants du quartier, 40% sont issus de l’immigration. Beaucoup d’entre-eux ont ouvert des petits commerces et ont rempli les rues de magasins de fruits, de salons de coiffure ou de petites épiceries.

 

Ambiance sur la place d’El Born, Ciutat MeridianaDepuis le sommet du Tibidabo (512 mètres), la vue est très différente de celle que l’on a en se promenant dans les rues de Ciutat Meridiana. Sur les flancs de la Collserola (cordillère qui traverse Barcelone), on pénètre dans le plus grand parc métropolitain du monde, mais aussi une des zones les plus exclusives de Barcelone. Les immeubles de 17 étages laissent place aux animaux et à la végétation luxuriante. Depuis Pedralbes, un ghetto d’un autre genre situé au nord-ouest de la ville, cela doit demander beaucoup d’efforts de ne pas stigmatiser les citoyens de Ciutat Meridiana. Ils ne se sont probablement jamais promenés dans ses rues, aux pentes allant jusqu’à 15%, ni assis sur la Plaza Roja (appelée de la sorte en raison des actions syndicales menées vers la fin du régime franquiste), mais ils ont une image limpide de Ciutat Meridana : drogues et violence. Ou du moins, c’est ce qu’ils en ont entendu. La rumeur court même que c’est une zone de non-droit et que la police n’ose pas entrer dans le quartier.

 

Problème de c@nnexion

Les services de liaison avec le reste de la ville ont été coupés en raison de la nature peu recommandée de l’endroit. A moins que Ciutat Meridiana ne soit devenue peu recommandable à cause de l’absence de service de liaison. Juan Castillo, qui vit ici depuis 40 ans, prenait le bus chaque matin: « Si je ratais le bus de cinq heures du matin, je devais marcher jusqu’à Sant Andreu. C’était le seul bus du faubourg ». Bonne nouvelle pour ses habitants, deux stations de la L11 du métro de Barcelone ont été construites en 2003. L’Académie royale espagnole définit le mot ghetto comme « faubourg ou banlieue dans laquelle vivent des personnes marginalisées par le reste de la société ». Ses habitants approuvent : le faubourg est oublié. Le peu d’investissement public pour maintenir cette zone isolée du reste de la municipalité fait grincer les dents. Victoria Lindao tient un salon de coiffure et se plaint du peu d’intérêt montré par les autorités pour renouveler les structures du quartier : « Ils nous ont oublié. Les ascenseurs en place pour ne pas devoir monter tous les escaliers tombent en panne à tout bout de champ et il faut attendre des semaines avant qu’ils ne soient réparés ».

 

Les zones les plus pauvres des villes sont celles où il y a le plus de tension sociale et où l’on vit le plus fréquemment des situations d’insécurité. Carmen López, vendeuse dans une boulangerie, nous assure qu’il y a des petits vols et des troubles entre les différents groupes du quartier. « Avant, on remarquait plus le trafic de drogue. Je suis certaine que le commerce n’a pas disparu, mais il n’est pas aussi visible que lors des années précédentes ». Carmen note une amélioration de la surveillance, mais elle ajoute aussitôt que la criminalité a augmenté ces dernières années en raison, peut-être, de la crise.

 

Arrêt de métro dans le distric de Nou Barris | Auparavant, le seul moyen d’arriver dans le centre était de prendre un bus à 5h du matin

La périphérie de la périphérie

Ciutat Meridiana est coupée en deux par l’entrée de l’autoroute, sorte de 8 Mile catalane. Au-dessus se trouvent les immeubles du faubourg ; en dessous, on peut apercevoir quelques bâtiments et baraquements. En descendant par un des côtés, on note un changement de paysage radical. Un chemin de terre mène à Vallbona. Des deux côtés de la rue, des coqs et des poules sortent des buissons. Deux édifices de construction récente, deux bars et plusieurs magasins fermés en composent le centre. Mais si on s’aventure un peu plus loin, on découvre une rangée de baraquements situés sous l’autoroute. Cartons, tôle ondulée, et plaques d’aluminium font office de logement dans cette périphérie invisible et pourtant trop réelle : l’autre visage de ma ville.

 

Le vent, la pluie, et les inondations ont à plusieurs reprises détérioré les logements de la centaine de personnes qui vivent ici. Sans chauffage, sans eau chaude et sans électricité, ses habitants surveillent l’entrée de Barcelone, souhaitant la bienvenue à tous ceux qui ne les verront jamais. Dans la vitrine de Gaudí, il n’y a pas assez de place pour ceux qui vivent en marge de la société.

 

Principales mesures du Plan de travail sur l’immigration 2008-2011 de la municipalité de Barcelone en faveur de l’intégration des nouveaux résidents :

Programme d’accompagnement des familles plusieurs mois avant la procédure de regroupement familial. 

Renforcement et adaptation du Service d’Attention à l’Immigration et au Réfugié (SAIER). 

Consolidation du réseau d’accueil à Barcelone, composé de quelques 80 associations d’aide linguistique, juridique et d’insertion professionnelle. 

Poursuivre l’accès à l’apprentissage du catalan, à travers l’action du Consorcio para la Normalización Lingüística 

Photos : Une : (cc) Victoria Gracia/flickr; El Born: lefthandrotation/flickr ; arrêt de métro: orionomada/flickr

 

par Carla Manzanas @ Traduction : Jessica Devergnies-Wastraete @

 

 

L’autre Barcelone : la périphérie invisible de la ville de Gaudí

www.cafebabel.fr

 

 

***EXHIBITION SEXUELLE

 

Les militantes du collectif féministe "FEMEN" viennent d'être relaxées. Elles étaient poursuivies pour "exhibition sexuelle" pour avoir manifesté seins nus. 

C'est une première victoire pour les plus de 38 000 signataires de la pétition de Karine qui demandaient leur relaxe, considérant que les FEMEN font un usage "politique" de leur corps et qu'il ne s'agit donc pas "d'exhibition sexuelle". 

Au delà de ces relaxes, Karine juge indispensable de s'attaquer au fond du problème, à savoir l'article du code pénal qui parle de "délit d'exhibition sexuel".

Selon elle, ce texte qui prévoit une peine d'emprisonnement en cas d'atteinte à la pudeur publique en exhibant une partie du corps à caractère sexuel "reste à l'appréciation subjective de la morale de chaque juge".

 

Relaxe pour toutes les militantes FEMEN

et pour une réécriture du délit « d'exhibition « sexuelle » »

Plusieurs militantes du mouvement FEMEN sont régulièrement poursuivies par la justice de notre pays pour « exhibition « sexuelle » ».

L'une d'entre elles a déjà été condamnée et d'autres sont en attente de leurs jugements.

Mais de quoi parle-t-on ?

L'article 222-32 du code pénal prévoit que celles et ceux qui ont eu la volonté délibérée de provoquer la pudeur publique en exhibant une partie du corps à caractère sexuel ou en totale nudité peuvent se voir sanctionné d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amendes.

Alors peut-on considérer que le torse des femmes est une partie du corps à caractère sexuel et plus précisément les seins féminins ?

Faisons tout d'abord un peu d'anatomie : Il semble important de préciser que les hommes et les femmes ont des seins. Moins développés pour ces messieurs, car ils n'auront jamais pour eux de fonction allaitante mais contrairement aux apparences, les seins féminins et masculins ont de nombreux points communs. Comme les femmes, les seins masculins contiennent des glandes mammaires, des canaux, des lobules... La seule vraie différence est la taille.

Ensuite peut-on affirmer le caractère réellement sexuel des seins féminins ?

Les seins féminins font parties, de ce que l'on appelle les caractères sexuels secondaires qui constituent l'ensemble des éléments biologiques et physiques qui différencient les filles et les garçons à la puberté. Ainsi, on retrouve dans ces caractères, la mue de la voix pour les garçons, l'apparition de la pilosité pubienne et sous les aisselles pour les garçons et les filles et les menstruations et la poussée des seins en ce qui concerne ces dernières.

Ah, est -ce donc à dire que quand un homme ayant mué m'interpelle, je pourrais éventuellement déposé plainte pour « exhibition « sexuelle » » ? Est-ce donc à dire que quand je vois les poils des aisselles d'un homme portant un débardeur, je peux déposer plainte pour « exhibition « sexuelle » » ?

Mais non voyons, car pour être un délit il faut que cette « exhibition » s'inscrive dans une transgression de « la pudeur publique ».

La pudeur, a cela de formidable, qu'à chaque époque, elle a porté son regard, glaive d'une police de la moralité, sur les différentes parties du corps des femmes. Et bien sûr, à chacune de ces époques, ce sont des hommes qui ont décidé de ce qui constituait ou non une atteinte à la pudeur, d'ailleurs Sénéque disait de la pudeur qu'elle était une vertu féminine par excellence.

Elle est liée au corps, à la sexualité, mais surtout au rapport à l'autre et à la construction sociale qui en émane. La pudeur, et par son biais « l'exhibition « sexuelle » » a évolué au travers des temps : par exemple Léa Lenjallée, 17 ans, est ainsi condamnée en 1894 pour «s’être promenée dans une tenue indécente » dans Paris et avoir marché les « jupons [relevés] à l’aide d’une épingle à nourrice, de telle façon qu’on voyait ses mollets et le commencement de ses cuisses »...

L'impératif de dissimulation des corps des femmes répond bien à une « morale » définie sans aucune objectivité scientifique, mais qui s'adapte aux regards des concepts de l'érotisation du corps des femmes. Les chevilles à une époque, les cheveux dans d'autres pays, et ici les seins … sont tour à tour érotisés afin de servir au contrôle de la sexualité des femmes. Car c'est toujours le corps des femmes que l'on contraint.

Les hommes sont libres aujourd'hui d'aller le torse nu, sans risquer d'être interpellé et mis en examen. Dans d'autres pays, ils sont libres d'aller tête nu, sans risquer la lapidation.

Les femmes non, et surtout quand elles le revendiquent. Carn'oublions pas que quand nos corps deviennent objets pour la publicité et/ou pour la pornographie, la police des mœurs n'intervient jamais !

Les militantes de FEMEN ont un usage de leurs corps qui est politique. Et pour ce faire, flanquées de slogans sur leur torse nu, elles revendiquent la visibilité des femmes dans l'espace public. Et c'est bien là que le bât blesse.

Dans une société qui souhaite l'égalité en droits entre les femmes et les hommes, nous ne pouvons pas continuer à appliquer un droit « moralisateur » du corps et de la conduite des femmes.

Il faut changer le texte de ce délit.

Et comme pour l'instant ce texte reste à l'appréciation subjective de la morale de chaque juge, la relaxe pour chaque militante FEMEN ne peut être que la seule et unique décision !

 

NOS CORPS SONT POLITIQUES !

- - -

 

Partager cet article
Repost0
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:37
Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -
Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -

Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -

André SUSPLUGAS ou la peinture de proximité : elle témoigne du local pour affirmer l'universel

 

Dans la galaxie de ces grandes personnalités catalanes qui ont marqué les années de la seconde partie du XIX° siècle, les Maillol, Henri Frère, J. Sebasia Pons, Marcel Gili…le docteur Susplugas investit le monde pictural : il croque le décor de la vie quotidienne, le travail de la vigne à Trouillas et l'intimité de la famille, de la maison, les repères primordiaux de la casa Pairal.

 

Vos yeux sont attirés tout de suite par la simplicité des scènes, par l'humilité des sujets choisis, par cette atmosphère de calme, de paix, de sérénité au plus près de la nature et de la sincérité. On est tenté de parler de réalisme bien construit, aux couleurs chaudes et chatoyantes, une inspiration personnelle, née in situ, dans un champ, dans une pièce, d'où se dégage un lyrisme retenu.

 

En effet, en regardant ces portraits d'un parent, de Mariette, de Marie cousant, de Marguerite l'épouse - l'admirable Guite au jardin-, de ces jeunes filles jouant aux dames, d'Hélène et Laure, le visiteur pense à l'esthétique de Bonnard, croquant la vie la plus proche, l'environnement le plus immédiat.

 Et c'est vrai, de ces "heures les plus simples" de 1965 à "L'été heureux" de 1976, où la lecture est sans cesse célébrée, c'est une thématique en apparence "banale" qui semble s'emparer de la succession d'une existence normale. 

Le miracle opère pourtant, qui impose la beauté et surtout le dialogue avec le public : chacun se retrouve dans une scènette, ou plutôt chacun de nous voudrait évoluer dans un quotidien aussi serein. L'osmose a lieu : le tableau d'André Susplugas rend heureux car on sent que l'artiste l'est, de façon intense, et que son plaisir de peindre transcende les petits complots visant à la gloire, à la reconnaissance, au succès commercial, au vain anti-destin de l'oeuvre d'art…

 

Bonheur, plaisir et sensualité : la toile qui expose "L'été heureux" cadre, avec les persiennes et les volets bleus, une jeune femme au bleu déshabillé : le plaisir du livre posé sur le lit est une attente patiente, un prélude inattendu à la jouissance du corps…

Cette peinture refuse la provocation, tout engagement, qu'il soit social ou idéologique : Susplugas ne s'engage que dans son art et, sans le crier sur les toits, mais en oeuvrant chaque jour, dans son métier, au chevet de ceux qui, loin du bonheur de vivre, se démènent dans la douleur…

 

Ainsi, on a pu parler d'une vision humaniste chez ce "fauve" assagi. C'est son optimisme qui prouve l'amour et le respect de l'Autre. Le "regardeur", celui qui donne vie à l'oeuvre et prolonge le regard, aime la joie de vivre de ces foyers catalans : hors de ce cadre, le monde extérieur, le village global, ne semble pas exister.. Repli sur son cadre -au double sens de limite du tableau et de frontière familiale - là, y a-t-il oubli des autres cultures et traditions, des autres pays et continents..? 

Non, cette philosophie, résumée dans la geste chromatique susplugassienne, affirme que chacun vit dans son microcosme, entouré d'enfants et d'animaux -de chiens, surtout, pour Orion-Susplugas, ce chasseur passionné !- et que la sagesse et l'identité heureuses consistent à fréquenter ses proches et son jardin.

 

En effet, pas de mouvements de foules, pas de tableaux de bravoure décrivant guerres, manifestations grèves, élans vers l'avenir…Cette peinture, d'une éternité imperturbable, telle Marie cousant, Marie lisant, Marie méditative dans le double jeu de reflet du cadre d'une toile et l'encadrement d'une fenêtre…Cette peinture, fermée dans sa thématique de l'intime, ose ici l'entre-deux, avec cette tentation de "sortir du cadre", comme chez Flaubert, avec ces fenêtres au bord desquelles les mélancoliques héroïnes, rêvent à des amours romanesques… 

 

Cependant l'inspiration n'ouvre le tableau que dans les toiles consacrées aux vendanges, aux paysages des Aspres et aux meutes de chiens.  Elle puise dans le quotidien des jours et l'admiration pour le travail bien fait. De cette simplicité naît un art de célébrer, à l'instar de Virgile, Giono et Maillol, le bucolique, le panthéisme, le respect du labeur ancestral : le modelage de la plaine et des roux sillons, la beauté des arbres roses et blancs en fleur, l'émergence de la beauté sont l'oeuvre du paysan et l'artiste n'a plus qu'à copier… Il n'aurait plus qu'à copier-coller…

 

Erreur : André Susplugas, au-delà du naturalisme, invente une sorte d'abstraction figurative... les personnages se rapprochent, tendent à la fusion, vers une forme aux contours flous désirant exprimer l'unanimisme, le coeur total du monde. Regardons les troupeaux de chèvres, les meutes de chien de chasse…

Le peintre est parti des études, brouillons, esquisses, essais, croquis de ses célèbres carnets de l'instant. Ensuite la toile s'élabore et gomme les traits forts, les limites des sujets : même les tableaux les plus réalistes (vendanges, groupes) s'estompent et glissent vers une masse abstraite au coloris indécidable…Le cadre est alors saturé, où les figures se côtoient pour finir dans une ronde silencieuse, dans une osmose générale. Le cadre est plein comme un oeuf, celui du bonheur et dans la rondeur des jours tranquilles au pays catalan.

 

Cette "abstraction figurative" impose la force d'un territoire, son intemporalité, avec ses travailleurs, ses saisons, ses amours : la terre âpre, la famille unie, le paysan laborieux, l'ami fidèle, des personnages toujours actifs, saisis en train d'oeuvrer , comme dans Mariette en 1953, La mule de 1956, La jupe rouge de 1957, Une barque à Venise en 1974, ou La bougie de 1964…

C'est cette énergie représentée dans un halo poétique léger, ô paradoxe, que j'aime dans la palette d'André Susplugas…

 

Jean-Pierre Bonnel, mars 2017 (extrait du catalogue de l'expo)

***RETIRADA : l'exil - PARRA Manuella et Antoine :

 

l'association FFFREE se retire à Argelès, en plein centre et quitte son local de Valmy, si grand, si bien placé, avec une terrasse pour des concerts d'été...Pourquoi ? La mairie d'Antoine Parra veut sans doute, dans un but touristique, regrouper toutes les activités et associations culturelles en coeur de ville. 

C'est une autre perspective. Des problèmes pour accéder se garer...

***

*** EXPOSITION  « BOITES NOIRES DE L’EXIL »  Manuella PARRA

 

DU 13 AU 23 JUIN 2017 - MEDIATHEQUE FRANÇOIS MITTERRAND SETE

L’exil n’est jamais consenti. C’est une douleur, un déchirement, une blessure intérieure gravée en « ébarbes de cœur » avec laquelle les déracinés devront apprendre à vivre ou à survivre.

 

Les « Boîtes noires de l’exil » ont gardé l’empreinte d’une mémoire, celle des républicains espagnols, des crimes commis sous la répression franquiste, des luttes, de la chute de la république espagnole, de l’exode massif vers la France et des conditions atroces des réfugiés dans des camps et enfin de l’histoire étouffée des deux côtés de la frontière.

 

Et l’exilé se tait pour oublier la défaite. Et celui qui est resté se tait sous l’oppression et la peur. 

 

Manuela Parra, poète-graveur, fille de républicain espagnol réfugié puis exilé en France, a rompu le silence transmis en héritage grâce à la découverte de poèmes du Romancero Gitano de Federico García Lorca recopiés par son père dans le camp d’Argelès-sur-Mer.

  

A la pointe sèche ou à coup de morsures, elle rappelle, gravure après gravure, cette histoire tragique. Elle suggère par quelques objets les conditions de vie dans les camps ou dans des prisons.

Elle nous offre en partage cette écriture paternelle sur ces feuilles jaunies, Reyerta, La muerte de Antoñito el Camborio, San Gabriel et le poème écrit par Pilar Felliu en février 1941 dans le camp d’Argelès-sur-Mer.

Ce patrimoine poétique, témoignage de résistance est délicatement posé dans quelques boites noires mais l’auteur nous montre également la souffrance accrochée à ces barbelés du mépris..

Son travail artistique rend un vibrant hommage au courage de ces femmes et de ces hommes engagés puis sacrifiés. Il nous invite, à travers ce  pèlerinage de mots et d’images, à rebrousser les chemins de cette histoire et à maintenir cette mémoire vivante.Un souffle de vie encré, une focale, des éclats de lumière, pour résister et éviter « la chute de cette lutte dans l’oubli ».

L’exposition présentée suit le cheminement du recueil de poésie de Manuela Parra « Les pas d’un exil à l’encre rouge » publié aux Editions de la Nouvelle Pléiade : 

-           L’Ebre rouge

-           Cerbère,la Retirada,

-           Les camps, 

-           La résistance dans les camps

-           Un rêve esquissé, la "reconquista"

-           L’Espagne sous Franco

Après Sète, cette exposition sera accueillie par la Fondation Zenobia Juan Ramòn Jimenez en Andalousie à Moguer (province de Huelva), dans le cadre des rencontres des Poètes « Voces del extremo » animées par le poète Antonio Orihuela. 

Elle sera présentée du 26 juillet au 15 septembre dans la maison/musée dédiée à l'oeuvre de Juan Ramón Jimenez, poète espagnol, républicain, mort en exil, prix Nobel en 1956 et qui échangea  des poèmes et des correspondances avec Paul Valéry !!!

 

- - -

*** Théâtre : Du 26 au 30 juin, le Théâtre du Réflexe accueille en résidence la compagnie parisienne "Avant l'aube".

Après un long travail de création, cette compagnie (dont fait partie l'enfant du pays : Aurélien Pawloff qui joue dans ce spectacle) vient nous offrir la primeur de la toute première représentation de ce nouveau spectacle avant  leur départ pour le festival d'Avignon où vous pourrez les retrouver du 7 au 30 juillet au Théâtre des barriques à 21 h 45 (tous les jours).

 

BOYS DON'T CRY

de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy

 

Écarter les obstacles. Tenir tête. Passer à l'offensive. Séduire, respecter. Ne pas se disperser.
« Et surtout
Ne pleure pas.
Ça pleure pas un homme. »

.

Quatre hommes face à l'image du mâle viril et conquérant. Fiers, violents ou minables, désenchantés et sentimentaux, ils ne sont pas des guerriers, des prédateurs, des héros (faut pas croire ce que disent les journaux). Lui vend son corps à de riches clientes. Lui passe sa nuit sur des sites pornographiques. Lui va à l'opéra avec une femme plus âgée. Ils attendent qu'on les rappelle.

Cette nuit, ils se réunissent et s'offrent à votre regard. Cherchez le garçon. Traquez le masculin : il est partout.
Regardez ces hommes tomber : ils portent en eux la joie désespérée de ceux qui n’ont plus rien à perdre.

.

Création 2017 de la compagnie parisienne « Avant l’aube »
de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy
d'après une idée originale de Maya Ernest et Jean-Gabriel Vidal-Vandroy
Mise en scène : Maya Ernest
Comédiens : Aurélien Pawloff, Léonard Bourgeois-Tacquet, Raphaël Goument, Vincent Calas

  • le jeudi 29 juin à 20 h 30 au Théâtre du Réflexe à Canohès (Réservations :  06.52.19.49.69)
  • du 7 au 30 juillet (tous les jours) à 21 h 45 au Théâtre des Barriques à Avignon

 

Maryse PAWLOFF   comédienne - chargée de production

06 . 52 . 19 . 49 . 69

Alicia GRISON   comédienne - chargée de diffusion et communication

06 . 77 . 82 . 21 . 84

 

theatredureflexe@hotmail.fr

www.theatredureflexe.com

Partager cet article
Repost0
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 09:37
Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -
Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -

Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -

Perpignan, Théâtre de l'Archipel : Saison nouvelle 2017/18 - programme Nouvel

 

Ce qui change avant tout, c'est le format du livre qui annonce la saison.

C'est l'arrivée de Jean-Michel Collet qui signe les textes de présentation. Copinage ? (Il est marié avec la directrice du théâtre, la sympathique et dynamique Jackie Surjus...) Non ! Talent de cet ancien journaliste de l'Indépendant, responsable de la page culture, où il critiquait allègrement (on se rappelle l'affaire Claude Delmas, qui a dû être défendu par J.Pere Cerda !), où il avait ses copains et ses têtes (j'ai été censuré, jamais un compte-rendu car il n'aimait pas ce que j'écrivais..déjà ! jusqu'à Marion et Michalak, décidément, je demeure dans la liste noire…); puis il fut exilé à l'agence de Céret, où il a pu côtoyer les artistes et écrire de beaux textes sur Chappert-Gaujal ou d'autres, dans les livres-objets de Richard Meier…

 

Je n'ai pas pu vérifier s'il a rédigé vraiment tous les textes (quel travail !) ou s'il s'est adonné au péché mignon du "copié-Collet"…à suivre.

Bien sûr le programme est encore de grande qualité. Même si... encore du Shakespeare : c'est pléthore, mais, comme on dit, il y a pire…

 

 C'est varié et dosé : on reverra Galvan, et Vanessa Wagner et Tharaud, pour la musique, et Lavilliers, vu au Bocal du Tech, il y a peu, pour moins cher…Mais il y aura le grand Nicolas Angelich !!

 

Pour le local, si peu et du copinage, Pascal Comelade (le chouchou de l'adjoint à la culture, mais il prétend ne pas intervenir dans la programmation…Il intervient tout de même en peinture pour programmer Jean Capdeville à Rigaud, bientôt)…Comelade, à toutes les sauces (expo "brute" à Collioure), et on évite, pour le moment, Cali...

 

Pour la danse, aussi, beaucoup de retours, mais c'est toujours de la qualité…Cependant, pour le local, les résidences, l'échange avec la Catalogne, c'est très réduit. Les troupes locales ne sont donc pas au niveau pour se montrer au Carré…On reverra le sympathique H.Di Francisco, avec Bausil, qu'on a déjà beaucoup vu l'année dernière, à travers le département...

 

Du très bon et des interrogations…sur le personnel, le nombre, une équipe importante, pesant sur les comptes; à ce propos, où en est-on ?

 

JPB

***Renada Laura PORTET

écrivain de Perpignan, hommage à Barcelone :

homenatjada a Barcelona

A Barcelona tindrà lloc a la seu de l'Institut d'Estudis Catalans, el 28 de juny, un homenatge a l'escriptora Renada Laura Portet.

Ja era hora. Infant terrible de les lletres nord catalanes, R.L. Portet és una escriptora polifacètica. Assagista i especialista reconeguda internacionalment per les seves recerques i publicacions en onomàstica, poetessa i novel·lista. Aquesta triple dimensió no ha escapat a la Institució de les Lletres Catalanes que ha pres la iniciativa d'aquest acte.

© El Portal Catnord digital

 

**Entretien, à bâtons-rompus, avec Renata Portet (J.P.Bonnel)

 

"On ÉTAIT HABILLÉES EN CATALANETTES. CASALS AVAIT DES MAINS RONDES; IL VENAIT D'AVOIR SOIXANTE-DIX ANS. ON A PARLÉ DE BAILLESTAVY; IL M'A PRIS LE BRAS ET M'A accompagnée à sa loge. Un grand silence… ENSUITE, LE COUP D'ARCHER…

 

Il vivait alors avec Madame Capdeville la Barcelonaise. Il n'a pas vécu à Barcelone, mais selon la tradition, il y eut le voyage de noces à Barcelone…

 

A l'âge de quatre ans, je pars en diligence du Boulou jusqu'au Perthus, pour un mariage…Le Perthus n'a jamais été une frontière… J'ai écrit cet événement...

 

J'ai commencé à écrire à l'âge de neuf ans, l'époque du certificat d'études. Mon instituteur m'a pris un cahier pour noter toutes mes rédactions. A propos de  cette scène de mariage, il m'a demandé :"On t'a aidée ?"

J'ai commencé à écrire sérieusement à l'âge de trente-huit ans : pendant les vacances à Cucugnan, chez mes cousins germains, de gros propriétaires.

 

Pendant la guerre, à cause de la mort d'une jeune fille, on a eu les Sénégalais à Saint-Paul :  à cette occasion, j'ai écrit mon premier poème…"

Renada a obtenu un certificat de grammaire française avec Bourciez, et quatre certificats de phonétique; allé a écrit en outre deux livres de toponymie et de nombreux "tirés à part" extraits d'ouvrages collectifs. Une thèse  a été présentée à l'université de Figueres son l'oeuvre poétique. Quant à son texte sur Venise, Christian Camps, président des Hispanistes et Catalans, a été contacté par un spécialiste de l'université de Venise. 

Mon dernier livre sur Duoda, Comtesse de Barcelone, femme de Bernard de Septimanie, décapité à Toulouse par Charles le Chauve, son demi-frère… Duoda, princesse carolingienne du IX° siècle, a écrit un livre unique sur son fils : j'ai effectué des recherches sur ce manuscrit perdu, puis reconstitué cette histoire écrite en latin… J'aime la recherche et la littérature.

 

En 1979, prix littéraire à Barcelone et prix de la ville de Perpignan; l'éditeur Xavier d'Artois veut alors publier mon carnet de nouvelles : j'ai signé, mais le livre a été vite fait, vite diffusé à Barcelone : une mauvaise édition ! J'ai prié le Canigou de ma grand-mère !!!

 

Le recueil de poèmes de 1985 se situe entre fiction, traductions du latin, de l'ancien français, du catalan…J'ai enseigné l'onomastique au CNRS à Paris; j'ai fait des conférences sur les Troubadours (M.Michel Adroher ne me cite pas, mais il me pille ! quant à Peytavi, voici un autre pilleur…

 

Le livre est publié à Montpellier et à Barcelone : il devrait être présenté à Paris, mais mon mari, Jean Portet, est mort la veille…

Partager cet article
Repost0
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 10:02
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -

L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -

Avec la canicule, élèves et enseignants des écoles primaires de Perpignan (et d'ailleurs…) subissent une chaleur  épouvantable…Et pas de clim, rien n'est fait pour rafraîchir les locaux. Les citoyens, les parents, les personnels adressent un message d'alerte aux responsables de la mairie…

***Le changement climatique à Perpignan

 

La  calor  criminal  és  provocada. És  un crim contra la humanitat. La  calor  producte  del  canvi climàtic és la causa  de l’estrés, les depressions i els suïcidis. Està comprovat científicament.

 

La chaleur criminelle est provoquée. C'est un crime contre l'humanité. 

À Perpignan, déjà 29 degrés à 10h, on atteint des records historiques, surtout au niveau des températures minimales, signe d'un réchauffement anormal !
Et pas d'alerte canicule de l'Etat Français ! Les gens meurent en silence et les travailleurs sont exposés aux risques, c'est une honte !
L'écorce des platanes explose à cause de la chaleur !
Le réchauffement climatique à Perpignan depuis 1901.


Depuis le milieu des années 90, les mois de juin sont de plus en plus chauds et de plus en plus secs: Plus de voitures, plus d'étalement urbain, plus de constructions inadaptées à notre climat et donc énergivores en climatisation: c'est un cercle vicieux alors qu'il existe des alternatives ! Se déplacer à l'électricité avec le train: Ou à vélo pour les petites distances…


Investir dans des constructions adaptées à notre climat comme faisaient les anciens. Les constructions actuelles sont faites pour 1 ou 2 générations alors que les constructions anciennes de nos centres villes sont encore performantes car adaptées
Les anciens construisez pour les générations futures !


Nous ne construisons que pour nous, par égoïsme et par égocentrisme pour atteindre les marqueurs sociaux de "l'american dream" !


Quelle honte pour nos générations qui sacrifient leur planète pour 50 années de confort !!!
C'est un crime contre l'Humanité qui nourrit le capitalisme et entraîne l'augmentation des inégalités sociales...

 

© NOTES  DE MATTHEW FAYE  SOBRE  EL CANVI  CLIMÀTIC  A  LA CIUTAT  DE PERPINYÀ

(ce texte n'est pas de J.P.Bonnel - le blogabonnel accueille des points de vue, qui, parfois, ne sont pas du goût de l'auteur de ce blog, mais la liberté d'expression passe par là, et c'est l'essentiel...)

 

OFFICE DE LA LANGUE CATALANE : MME DELGA SE MOQUE DE NOUS

 

Communiqué de presse · Perpignan, 19 juin 2017

 

Samedi 24 juin, la présidence occitane Carole Delga a lancé un office de la langue catalane répondant à une demande forte. Car notre culture, marqueur identitaire majeur et outil de cohésion, est menacée. Sa transmission est mal assurée car le soutien de l’Etat est quasiment nul. Pour sa part, la Région, qu’elle soit centralisée à Montpellier ou à Toulouse, marginalise les Catalans et leur impose le sous-financement. Un puissant outil est donc urgent pour aider nos communes et soutenir l’usage public du catalan ainsi que sa transmission aux générations futures. Mais Mme Delga annonce une structure, qu’elle présidera elle-même, dotée de trois employés et d’un budget d’à peine 200 000 euros, dont seuls 100 000 euros seront financés par la Région Occitanie. L’autre moitié proviendra des communes du Pays Catalan par le biais du syndicat de promotion de la langue catalane et occitane (SIOCCAT). Cela équivaut à seulement 22 centimes par habitant alloués par la Région. Cette somme ridicule révèle un gadget clientéliste, pensé pour caser des amis, noyauter et mettre sous tutelle les Catalans. Ce machin socialiste exprime le mépris régional, face auquel nous exigeons le respect identitaire.

 

En 2016, l’Occitanie n’a investi que 2 % de son budget en Pays Catalan, alors que nous représentons 8 % des habitants. En comparaison, l’Office de la Langue Basque dispose d’un budget de 3,43 millions d’euros, dont 860 000 euros financés par la Région et 620 000 euros du département des Pyrénées-Atlantiques. Comme les Basques, nous exigeons une structure sérieuse, non partisane, dotée de moyens réels pour développer le bilinguisme, au service de notre avenir, de notre culture et notre économie.

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com · 06 75 74 25 49.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens