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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 10:20
Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.
Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.
Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.
Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.
Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.

Conférence à Canet-en-Roussillon : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.



*** La mode en Roussillon:


Ce vendredi 22 avril, à 18h au TJP Théâtre Jean Piat avec entrée libre, conférence organisée par l'association "Les Amis du Vieux Canet" et présentée par Laurent Fonquernie : Historique de la mode en Roussillon du XVIIIe jusqu'à la guerre de 14-18, à travers un grand nombre de documents d'époque (tableaux, photographies inédites...) projetés sur grand écran.


Conférence : LE COSTUME ROUSSILLONNAIS par Laurent Fonquernie, historien, président de l'Institut du Grenat.

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La Sant-Jordi à Perpignan, à Collioure, à Prades...le samedi 23 avril 2016 :


 * Avec Paul Gérard, je serai au stabd des éditions Trabucaire (quai Vauban) et puis à celui de la Libreria Catalana (place Arago)...et enfin à mon propre stand (quai Vauban à hauteur de l'office de Tourisme) pour présenter mes livres : dernier roman des "Temps catastrophiques" et "Communautés libertaires agricoles et artistiques dans le 66" (15 euros, phtos, documents, 200 pages) 

**Le samedi 30 avril, je serai à Banyuls (hall de la mairie) de 9 h à 13 heures, pour le salon des livres, 2ème année, entrée libre.

(je présenterai l'association Walter Benjamin et mon livre sur le philosophe allemand).

 

 


**BRIGITTE PAYROU NEVEU
 
Douze années durant, le conflentois Monfreid entretiendra une correspondance régulière avec Paul Gauguin mais aussi avec les milieux artistiques de l'époque pour diffuser et faire valoir l'œuvre du peintre “exilé volontaire” aux Marquises et défendre les intérêts de sa famille après son décès.
GAUGUIN, MONFREID, VOLLARD Correspondances croisées. Ed. Alter ego de 10h30 à 13h00


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MICHEL LLORY
                     L'EXPULSION
Une histoire vraie que celle du dernier berger, Roger, d'une vallée reculée, quelque part, dans le Vallespir. Expulsé de son mas natal avec sa famille, le berger doit vendre son troupeau à la hâte et s'exiler.
 

SERGE MESTRES pour son livre paru aux éd. Sabine Wespieser


AINADAMAR, LA FONTAINE AUX LARMES
Au petit matin du 18 août 1936, non loin de Grenade, au lieu baptisé « ainadamar » - la fontaine aux larmes -, Federico García Lorca est lâchement assassiné par des phalangistes. Il meurt à l'âge de trente-huit ans, en compagnie de deux banderilleros anarchistes et d'un instituteur, chacun de ces hommes à sa manière engagé dans le renouveau républicain.
 


SAMEDI 23 Avril SANT JORDI 


La librairie Torcatis sera à cette occasion sur le stand des libraires Place Arago avec des auteurs toute la journée.
Vous pourrez retrouver des auteurs de BD , de jeunesse, de romans adultes :
KKRIST MIRROR, OLIVIER MELANO, CHANTAL PORTILLO, MICHELE BAYAR, GILDAS GIRODEAU, MICHEL LLORY, JEREMI BENTHAM, PIERRE KOUZMIN, DANIEL HERNANDEZ.....
 
19h Médiathèque de Perpignan
Présentation du livre de Vincent Pieri
«La voix intérieure » (Mercure de France) lecture accompagnée de Gaspar Claus au violoncelle.
 
 
Le 26 Avril au cinéma Castillet à 19h film- débat :
« Compañeras »  (entrée payante)
Avec Jean ORTIZ universitaire et Dominique GAUTHIER réalisateur.
Longtemps ignoré le rôle des femmes dans la République Espagnole et le Franquisme est aujourd'hui exhumé pour remettre dans la réalité l'action, dans la durée, de ces centaines de milliers d'actrices de l'ombre et du courage.
 




 
 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 10:22
Terrasse du café-restaurant de Consolation (J.P.Bonnel)

Terrasse du café-restaurant de Consolation (J.P.Bonnel)

Alerte pour Notre-Dame de Consolation

 

Après avoir revu les gérants de Consolation (ci-dessous rencontre avec Agnès et Marcel, voir photos sur le blog), il me semble que le site est en danger.

 

Bien sûr, on comprend la volonté de l'association des Amis de N.D.de Consolation de conserver le site entre leurs mains, entre Catalans et Colliourencs, pour qu'il ne devienne pas la propriété d'un groupe qui pourrait défigurer ce lieu patrimonial magnifique : église, platanes, sources, dépendances, gîtes).

 

Cependant l'association qui gère et propose des soirées passionnantes (concerts dans l'église, avec Josp Cabré...) ne dispose pas de beaucouo d'argent et ne procède donc pas aux travaux indispensables. Une toiture qui s'effondre récemment...Des chambres, sous les arcades, fermées car non mises aux normes... Si une administration vient inspecter les installations, la fermeture est inéluctable...

 

Le président Vincent Cantié (Domaine de la Tour Vieille) joue la sourde oreille et ne veut pas entamer des travaux... Pourtant la gérance rapporte 1200 euros par mois...

La mairie de Collioure veut bien gérer le site, mais l'Association refuse...

 

Faire l'autruche, attendre...la catastrophe, ce n'est pas une solution. Et quand les gérants, sympathiques et dynamiques, vont faire leurs valises, après la saison de l'été 2016, que va devenir Notre-Dame...?

 

 

Qui va nous "consoler"..?

 

J.P.Bonnel

 

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* Article du blogabonnel : 10 SEPTEMBRE 2015
LIEU INSOLITE : COLLIOURE, NOTRE-DAME DE CONSOLATION, RENCONTRE AVEC LES GÉRANTS AGNÈS ET MARCEL




Agnès et Marcel à Consolation -hôtel, restaurant- photos J.P.Bonnel - Tableau d'Alain Vilacèque, peintre à Collioure
Collioure - L'ermitage de Consolation, portraits d'Agnès Cerdan et de Marcel Marty 
 
 
 
Un lieu calme, convivial, avec hôtel, restaurant, emplacements pour des grillades, paradis pour les grands jours : mariages, fêtes…
 
 
Ce couple sympathique gère le site paradisiaque de Notre-Dame de Consolation, sur les hauteurs de Collioure, depuis deux ans. Marcel Marty, originaire de Collioure, était déjà gérant en 2003/2004. Militaire, puis viticulteur, il est revenu à Consolation pour l'amour du lieu, des pierres, pour profiter du contact avec les gens : 
"On a ici un brassage de personnes intéressantes, déclare-t-il. Elles viennent du monde entier, de Colombie, d'Australie, de Californie, récemment…"
 
 
Marcel est passionnant car il connaît bien l'histoire de Collioure : les visiteurs sont contents d'avoir un interlocuteur savant, plutôt qu'un simple hôtelier ! En effet, M. Marty a dans sa famille des personnalités célèbres, tel l'abbé Eugène Cortade, érudit, historien de Collioure et ancien président de l'Association de l'Ermitage, reprise par sa soeur Andrée jusqu'en janvier 2015. Andrée Cortade, âgée à présent de 80 ans, est une mémoire essentielle de Collioure et de cet ermitage tranquille, lieu de méditation et de repos parmi les arbres protecteurs…
 
La compagne de Marcel est Agnès Cerdan; cette jeune femme dynamique est de la famille de Marcel Cerdan : son grand-père était un cousin de l'ancien boxeur, mort jeune dans un accident d'avion (*); ils habitaient dans le même quartier de Casablanca, au Maroc. Agnès est originaire de Bordeaux, mais elle habite dans la région depuis très longtemps; elle y rencontre Marcel et le suit pour cette belle aventure à Consolation…
 
Le couple gère donc le restaurant et l'hôtel, composé de onze chambres (de 55 à 75 euros pour deux personnes, petit-déjeuner compris). Par rapport à l'ancienne gestion, il a apporté la possibilité de se restaurer le soir (20 euros, plat, dessert; une personne vient s'occuper des repas et le couple fait venir des groupes, du département ou de l'extérieur); ce qui est nouveau, aussi, ce sont les concerts (par exemple, le 1er août, soirée théâtre), la privatisation du site pour les mariages, baptêmes…et surtout l'ouverture du lieu durant toute l'année. 
 
 
Se restaurer dans ce petit paradis ! Prendre son café sur la terrasse, avec vue sur la mer, Collioure se montrant au loin, perdue dans l'infini du ciel et de la mer… Paradis du bien vivre et du bien manger maison, aussi, avec des salades, des omelettes, des tapas, des glaces, des clafoutis aux fruits de saison, toutes ces merveilles préparées par Agnès !
 
Le couple voudrait développer le système des chambres d'hôtes, avec des produits du terroir, mais, pour l'instant, l'association de l'Ermitage de Consolation s'y oppose. Sans doute, pour ne pas dénaturer le site, sans doute (il y eut le précédent de l'installation de la réception avec bar et appartement privé, à l'entrée, à droite…) et préserver le calme du site. 
 
Ici, Agnès et Marcel ne manquent pas d'arguments pour attirer les visiteurs : lieu retiré, ombragé, absence de voiture sur le site (seules les deux roues sont autorisées pour se garer); le succès est là : le 15 août prochain, un rassemblement de scooters aura lieu ici : deux cents personnes vont manger sur la place du bas. A ce propos, pour les emplacements, il faut réserver un espace barbecue, des grilles : l'entrée est de un euro par personne, jusqu'à 25; ensuite, c'est deux euros pour les groupes au-delà de ce chiffre : il s'agit d'entretenir le site, nettoyer, sortir les containers, s'occuper des toilettes…
 
Les grands jours de Consolation, ce sont le premier mai et le 18 août (**) : six cents personnes s'installent sur les aires de pique-nique, les fanfares restant sur la terrasses; ces deux jours de liesse sont ponctués par une messe, l'intervention d'une cobla sur la place, la prestation d'une fanfare devant le bar. Le 8 septembre est important aussi car c'est la fête de la Vierge…
 
 
 
Jean-Pierre Bonnel 
 
(envoyé au journal L'Indépendant début juillet, non publié)
 
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(photo JPB, d'Agnès et de Marcel)
 
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(*) Le livre du romancier Adrien Bosc retrace, dans une belle écriture, les derniers moments de ce destin tragique ( Constellation, édition Stock, Paris, 2014, 18 euros).
 
(**) La littérature s'est emparée du site de Consolation. Le livre La Dame de Consolation, polar psychologique, est en vente à la réception (10 euros). 
 
Il faut noter le texte intéressant de Jean Carroitg, dans Collioure, proche et lointain, portraits, chroniques (Editions Massana, n°50, 1990) , évoquant la fête de Collioure se terminant, selon la tradition, à Consolation : "Le dernier jour de fête, on quittait Collioure pour ND de Consolation. De bon matin, avant la chaleur, les femmes, les paniers de provision aux bras, les hommes, les fagots de sarments sur le dos et les grills à la main, les enfants en tête, lentement, calmement, on se dirigeait vers l'ancien ermitage…Au fond de l'allée, un site enchanteur… Ite misa est, disait le curé. C'était l'heure du "fil" (de l'anis, du pastis)…moment convivial, presque sacré…"
 
 
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Contacts : 04 68 82 17 66 - 06 16 32 39 32 - 06 09 93 88 20 -
Site : ermitage-de-consolation.com
ermitagedeconsolation@gmail.com



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L’ermitage de Notre-Dame-de-Consolation est un ancien ermitage comprenant une chapelle, situé sur le territoire de la commune française de Collioure dans les Pyrénées-Orientales, à 3 kilomètres au sud-ouest de la ville.




L’ermitage et sa chapelle sont situés face à la mer Méditerranée, dominant l’anse de Collioure, sur un plateau à 147 mètres d’altitude1. La colline est réputée pour ses sources2,3; la plus proche se trouve à 50 mètres au nord de la chapelle, et s’écoule à travers une construction de maçonnerie datée de la restauration de 18113.
Les bâtiments sont situés à 200 mètres à vol d’oiseau de la voie Domitienne. Le refuge est signalé sur les cartes du GR10.



L’intérieur de la chapelle
Un temple dédié à Neptune, puis à Poséidon, a été dressé par des marins à cet emplacement, en raison des sources d’eau1. La chapelle est édifiée au xiie siècle par des moines dominicains et cisterciens1. Le lieu est mentionné en 1496 sous le nom Maria de Consolacio4[réf. insuffisante], puis en 1549 comme étant une « chapelle d’ermite » (capella heremitana)4[réf. insuffisante].
L’ermitage est bâti au xviie siècle ; des fêtes votives sont célébrées le 15 août5 et le 8 septembre (fête patronale6). Il devient bien national sous la Révolution française, en 1790. Il rouvre en 1805 et est restauré en 18114. Les ermites sont alors des laïcs ; il y en a jusque dans les années 1950. Le bâtiment est restauré en 1975, et occupé par un hôtel4.




La chapelle abrite de nombreux ex-voto, parmi lesquels se trouvent des crocodiles empaillés, ainsi qu’un retable du xviiie siècle classé monuments historiques au titre objet avec un ex-voto de marin et les bijoux de la vierge7. Dans le cimetière attenant, on trouve deux croix anciennes, des xive et xvie siècles.
La barque de pêche catalane Notre-Dame-de-Consolation, classée à titre d’objet aux monuments historiques8, tient son nom de cet ermitage ; elle a été construite à Collioure en 1912, mais est aujourd’hui hébergée à Port-Vendres.
L’auteure française Mme Amable Tastu (1798 † 1885) a écrit au sujet de l’ermitage un poème intitulé L’Ermitage de Notre-Dame-de-Consolation (disponible sur wikisource), paru dans le recueil Poésies publié en 1826.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 12:23
Pere Verdaguer (chemise jaune) photo JPBonnel

Pere Verdaguer (chemise jaune) photo JPBonnel

 

**Rencontre avec Pere Verdaguer, écrivain, grammairien, journaliste

 

L'enfance ne fut pas roussillonnaise :

 

Né en 1929 en Catalogne, l'enfant connaît la Retirada en 1939, avec le passage par le Perthus.

 

Il va vite apprendre le français en fréquentant, durant sa première adolescence, les établissements scolaires de Perpignan; il sera en première au lycée Arago et obtiendra le bac, avec mention Bien en 1956, dans la série « sciences expérimentales.

 

 

* Le journalisme  

 

Avec Pages d'un exil ordinaire, il s'agit de faire revivre l'enfance, la guerre civile et les gens de l'exil; quelques pages seront publiés dans le quotidien L'Indépendant, avant la publication du recueil de souvenirs par un éditeur barcelonais.

 

Pendant des années, Pere Verdaguer a écrit la rubrique sur la langue catalane dans le journal des Pyrénées-Orientales; c'est ainsi que le livre de quatre cents pages de l' Histoire de la langue catalane a été d'abord publié, pour une grande moitié, dans le quotidien…

 

Le journalisme est une facette très importante de son travail : d'abord, avec la création du Grup d'Etudes Catalanes, en 1960 : 

"J'ai pensé que ce groupe pourrait faire un travail important avec la presse, avec Midi Libre, dont le directeur était M. Oriol, originaire du Boulou. Le journal accepte, dans les années 1970, de publier une chronique hebdomadaire en langue catalane et aussi une bande dessinée en catalan ; elle durera plus d’un an, accompagnée d’extraits du roman Le Chronomobil et de dessins de Taillade. Ces contes seront, par la suite, repris en français, dans le recueil La portée Vedellada de Mister Big.

 

C’est ainsi que P. Verdaguer va assurer, en catalan, la chronique hebdomadaire sur le folklore et la langue.

 

Armand Sansot, journaliste à Montpellier et en Provence,  trompettiste, catalaniste, ami de Jordi Barre (il a fondé avec le chanteur l'orchestre pour la jeunesse), était un relai à Montpellier pour ces chroniques, pendant dix ans. Il était le seul, au journal, à comprendre le catalan. A cette époque, la ville de Montpellier s’est jumelée avec Barcelone, dont le maire, nommé par Franco, était M. Porcioles ; les Barcelonais sont alors venus à Montpellier… 

A la fin des années 1960, Midi Libre a supprimé la chronique ; P. Verdaguer est allé voir Pierre Gadel à L’Indépendant ; il accepta la publication à condition qu’elle soit exclusivement culturelle, non politique. L’auteur utilisera une vingtaine de pseudonymes, tels que Père Bobine, pour le cinéma, Père Rideu, pour le théâtre…Les articles sur la langue seront réunis dans Commentaires linguistiques, publiés chez Barcino ; les textes sur les écrivains de Catalogne du Nord seront publiés dans la collection Tramuntana.

 

 

P. Verdaguer publie à cette époque –les années 60/70- La portée Vedellada de Mister Big, ensemble de contes -parodie de la guerre du Vietnam- publiés à Barcelone dans le premier hebdomadaire catalan, dirigé par M. Escofet : c’était un journal d’opinion, « Télé Express ».

Ces fictions sont des histoires mais présentent aussi tout un arrière-plan social, linguistique, historique…

 

Ensuite sort dans le quotidien Midi Libre le premier roman en feuilleton, pendant un an : Le Chronomobile, avec des dessins de Roger Taillades, ancien professeur de maths en Provence; il a illustré aussi le premier livre de P. Verdaguer : Lectures choisies d'auteurs roussillonnais.

 

A cet instant, j'oriente notre échange sur le sujet de la langue : le but de Pere Verdaguer est de récupérer le roussillonnais : parler du catalan à partir du roussillonnais. Cet idiome possède deux grandes branches, en catalan oriental (ici, en Catalogne du Nord, et au Sud, à Barcelona), et occidental, au-delà de l'Andorre jusqu'à Valencia. Ce sont deux grands blocs divisés en dialectes ou sous-dialectes :

-à l'ouest, il s'agit des parlers du nord de la Catalogne, après l'Andorre

-au sud, c'est le valencien, sous-dialecte du catalan occidental.

 

 

Dans le domaine de l'édition, Pere Verdaguer a publié à ce sujet, aux Edicions 62 le Dicionari del rossellonès, à Barcelone, en 2002. 

 

Le journalisme a été une des activités les plus importantes de P. Verdaguer; d'autres expériences sont à citer, telle la rencontre avec M. Gadel, de la Dépêche du Midi, qui occupa par la suite la "locale" de L'Indépendant.  C'est dans ce quotidien que l'auteur publia le plus d'articles (plus que dans Midi Libre), sur les actualités catalanes de Barcelone à Perpignan, dans une "orientation moderne". Ces publications se sont échelonnées de 1972 à aujourd'hui; ces chroniques, écrites en langue catalane ont été reprises en français et en livre; la première partie traite du dialecte roussillonnais.

 

Une enquête de Médias Pluriel, réalisée à Montpellier, a montré que le lectorat de ces articles était composé de plus de cent mille personnes !

 

Pere Verdaguer fut aussi le correspondant officiel de La Vanguardia, journal castillan de Barcelone.

De même, le quotidien catalan AVUI, sorti après la mort de Franco, a accueilli des centaines d'articles de l'auteur…

 

Il s'agissait d'évocations de périodes longues sur la civilisation. La collaboration avec le Sud a aussi concerné la revue Serra d'or, avec des reportages sur l'Université d'été de Prades. 

Enfin la Revista de Cataluña fit paraître de longs articles sur trois thèmes importants : la crise de civilisation, la langue et la culture catalanes, et sur l'épistémologie : en effet, P. Verdaguer a beaucoup aimé la philosophie.

 

JPBonnel (propos recueillis en juin 2015) - Pour un projet de livre sur "La mémoire culturelle en pays catalan"...

 

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Sant Jordi, symbole vivace de la Catalogne millénaire…

 

Sant Jordi terrassant le dragon, c’est plus qu’une image d’Epinal, mais c’est une véritable icône. Bien que d’abord manichéenne, cette scène épique de combat, de ferveur et de courage nous renvoie au travers de la geste éthérée du chevalier romain au triomphe de la lumière sur les ténèbres, de la connaissance sur l’obscurantisme, de la liberté face à l’oppression.

 

L’Histoire retient de Sant Jordi un militaire romain et chrétien qui fut martyrisé à l’époque de l’Empereur Dioclétien, vers l’an 303.

 

La légende attribue à Sant Jordi d’avoir vaincu le dragon qui s’apprêtait à dévorer une princesse, laquelle princesse avait été tirée au sort et lui avait été livrée, pour apaiser sa fureur.

 

Au Moyen Age, la Géorgie, l’Angleterre, la Grèce et la Catalogne ont choisi Saint-Georges pour saint- patron.

 

A la fin du XIXème, Sant Jordi devient un symbole catalaniste. La lutte du chevalier contre le dragon pour libérer la jeune princesse représente le combat de la Catalogne pour sa propre liberté.

 

Cette lutte s’inscrit pleinement et légitimement dans le conflit pluriséculaire qui a opposé la Catalogne à la Castille. Jetons au vent de l’Histoire quelques événements, qui ont endeuillé la Catalogne : le Compromis de Caspe (1412), le Traité des Pyrénées (7 novembre 1659), la chute de Barcelone (11 septembre 1714) devant les armées du Roi Felip V d’Espagne,  l’exécution de Lluís Companys (président de la Generalitat de Catalogne de 1934 à 1940)…

 

Retour en arrière c’est le jour de Sant Jordi que depuis le XVème siècle l’on célèbre la traditionnelle Foire des Roses.

En 1926 le jour de Sant Jordi devient réellement celui de la Fête du Livre en Catalogne.

 

 

C’est dans un esprit forgé par les poètes de la Renaissance (Jacint Verdaguer), du « noucentisme », puis du modernisme (Angel Guimerà et Joan Maragall) que Sant Jordi va s’imposer  peu à peu comme un symbole de combat, de progrès et d’espoir.

La Catalogne, opprimée depuis l’annexion (son partage est effectué le 7 novembre 1659 entre la France et l’Espagne, dans l’île des Faisans, au large de la Bidassoa, par le « maudit » Traité des Pyrénées) va engager peu à peu sa reconquête et sa reconstruction.

 

Le fait que Barcelone soit une capitale européenne du livre et de l’édition n’est pas un élément étranger à l’action qui sera menée, dans la réappropriation identitaire et culturelle de la Catalogne…

Les volontés politiques qui s’affirmeront plus tard, lors de la dictature franquiste notamment – date du coup d’état du Général Franco – à sa mort, le 20 novembre 1975, n’entameront pas la détermination catalane qui, après l’échec de l’instauration d’une République (Francesc Macià proclame en avril 1931 la 1ère République Catalane) va aboutir en 1979 à l’instauration d’un gouvernement autonome : la Generalitat de Catalunya verra alors le jour.

 

Pour mémoire, c’est en 1926, que le jour de Sant Jordi devient réellement celui de la fête du livre en Catalogne.

 

On célèbre le 23 avril de cette année 1926 le 310ème anniversaire de la disparition de Miguel Cervantès. De manière concomitante – par les hasards d’un décalage entre le calendrier grégorien et le calendrier julien -, le 23 avril 1616, Miguel Cervantès meurt le même jour que William Shakespeare.

C’est dire qu’il y a déjà quatre siècles, le 23 avril s’annonçait déjà  comme la date propice à l’émergence ‘une manifestation littéraire d’ampleur.

 

Curiosité de l’Histoire si l’on se rappelle que Miguel Cervantès, le génial auteur du « Don Quichotte », a été grandement influencé par Joanot Martorell, écrivain catalan – un Valencien s’il en fût – lequel a été considéré comme annonciateur du roman picaresque, avec « Tirant lo Blanc »

 

 

La Sant Jordi prend aujourd’hui  la forme d’un retour aux sources, outil et arme de récupération de la langue, de la culture et de l’identité catalane « al capdevall » (c’est-à-dire au final).

Au cours de la première moitié du XXème siècle, les événements se précipitent : Pompeu Fabra « el seny Ordenador de la llengua » réalise la normalisation du catalan.

 

Survient la guerre d’Espagne : Luís Buñuel, Pablo Picasso, Pau Casals, Joan Alavedra et bien d’autres s’exilent. Antonio Machado meurt à Collioure : « Petit Espagnol qui viens au monde, que Dieu te garde, l’une des deux Espagne va te glacer le cœur », écrit-il avec foi et gravité…Federico Garcia Lorca est exécuté sur la route de Grenade.

 

George Orwell, écrivain talentueux, engagé dans les Forces Françaises Internationales, rend « Hommage à la Catalogne », exaltant les efforts des mouvements syndicaux et nationalistes. Nombre de réfugiés de l’Espagne, déchirée, iront par la suite lutter contre les nazis. Certains  connaîtront l’enfer des camps de concentration, tragiquement déportés à Dachau, à Auschwitz ou à Buchenwald…

 

Ces éléments conjugués ont peu à peu forgé la conscience et la résistance catalanes. Ils ont appris à un peuple pourvu d’une identité des plus marquées à lutter pour conquérir enfin sa liberté.

 

Sant Jordi, 23 avril, une  date qui ne s’est pas démentie, puisque la fièvre de Sant Jordi a graduellement gagné toute l’Europe pour être aujourd’hui officiellement reconnue par l’UNESCO comme journée mondiale du livre et du droit d’auteur (le 23 avril 2002 précisément).

 

Jean Iglesis

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:30
F. Paule de Fossa par Nathalie Serre

F. Paule de Fossa par Nathalie Serre

Deux grands musiciens perpignanais

 

 

J'avais parlé hier du musicien perpignanais Joseph Bodin de Boismortier car "Les Menus-plaisirs du Roy" (avec le ténor S.Van Dyck et la théorbe de J.Luc Impe viennent d'enregistrer le "Divertissement de campagne"...air magnifique qui ouvre le disque porté par la voix de Van Dyck, de feutre blanc...

 

On ferme les yeux et cet enregistrement nous mène vers un paradis, l'Arcadie des pastorales du 18 ème siècle.

 

Quant à François de Fossa, l'année 2015 fut riche en concerts et conférences sous la houlette de Pierre Coureux et des Amitiés André Malraux, aidé par les talents de Francisco Ortiz, Jacques Quéralt, Guillaume Lagnel et Maria Susplugas, qui dirige les concerts d'été à Palau del Vidre et qui est à l'origine, avec l'ami Ortiz, des premiers enregistrements de fossiens...

 

Le propriétaire de la maison natale du compositeur, Alain Gélis, met à disposition de la ville (il la donne si on crée un musée, en gardant l'usufruit jusqu'à sa mort) cette belle demeure, située près du restaurant Le figuier du quartier de la Révolution française, rue Na Pincarda. Hélas, la municipalité pujolesque, un moment intéressée par la création d'un musée De Fossa à cet endroit et d'un musée contemporaine montrant les oeuvres d'A. Gélis, s'est détournée de ce projet culturel...

 

 

Il semble que le département ait une oreille complaisante, mais demeure évasif... Le CD66 pense peut-être surtout (?) à acheter la maison voisine de Jaubert de Passa, ami de Mérimée, président du CG66, recevant au 19ème siècle Arago et d'autres personnalités…Sa maison est à vendre, mais l'argent sert à autre chose…

Enfin la mairie de Collioure envisage, après la visite de l'adjointe à la culture, de venir considérer le projet, avec Jacques Manya et Joséphine Matamoros....

 

Dans l'immédiat, Alain Gélis et sa soeur ne comprennent pas que la culture passionne si peu les élus d'ici…Ils ont posé une plaque sur un de leurs murs pour marquer la présence, rue Na PIncarda, du guitariste De Fossa…

 

A suivre… Des lectures sont prévus chez A. Gélis au mois de mai : sur De Fossa, Cocteau, W.Benjamin, l'Amour et débat sur la culture...

 

lectures de Hanna Fiedrich, participation 5 euros - Contact : 06 31 69 09 32 (dates à venir sur ce blog).

 


JPBonnel
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 11:49
Jean Labellie - Hugues Di Franceso
Jean Labellie - Hugues Di Franceso

Jean Labellie - Hugues Di Franceso

*Evénement Jean BABELLIE :

 

**La Communauté de communes Conflent-Canigou organise au cours de l'année  sept manifestations  en sept lieux du Conflent pour mieux faire connaître dans son lieu de vie l'œuvre du peintre Jean Labellie.

 
**

    Jean Labellie sur le chemin vertical d'EUS 

 

        

 

    Jean Labellie a trouvé l'itinéraire qui mène du réalisme (pays minéral, chemins pierreux faits de pavés) au mysticisme : verticalité du village, tour de galets de rivière, vitraux d'église, Eus sous la montagne du prieuré de Marcevol...

 

   Les strates de la vie vous mènent à l'expérience. On choisit ou pas ces périodes, ces moments de souffrance ou de joie, semblant presque dérisoires avec le recul de l'âge, quand seuls comptent le présent à jouir et l'avenir peu sûr à envisager, à organiser ou à craindre...

 

    Il y eut l'origine de la peinture avec ce premier tableau, le portrait du grand-père dans le Cantal, près d'Aurillac... L'influence, à vingt ans, de Villon, un des frères Duchamp : l'hôtel du parc, situé en face des Buttes-Chaumont, peint dans une chambre de bonne; la propriétaire était auvergnate : un autoportrait en noir et vert, très ressemblant, en 1939 : "J'étais maigre comme un clou !" 

 

    Il y eut, il y eut... Et le passé défile, résumé dans le grenier-atelier de la maison d'Eus : les années soixante ont donné naissance à des toiles gestuelles... A côté, celle-ci est datée "09.08" : peinte en août ou en 2008 ? Les gammes, les influences : le loup se construit en croquant tous les moutons qu'il peut... Une vue de Paris, rue Ménadier, aux Buttes : le figuratif est toujours à l'incipit de l'itinéraire !

 

    Le hasard, aussi ! 

(extraits- J.P.Bonnel)

 

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FRANCE,  15/04/2016

 

'Ainsi parlait Raymond Lulle' en librairie à partir du 15 avril

 

Le cinquième volume de la collection « Ainsi parlait » des éditions Arfuyen offre aux lecteurs une sélection des dits et maximes de vie du philosophe et théologien majorquin de XIIIe siècle dont on commémore en 2016 le 700e anniversaire de la mort. Un choix d’environ 200 textes présentés par Francesc Tous Prieto et traduits du catalan en collaboration avec Jean-Claude Morera est donné à lire en version bilingue catalan-français.

+ info >>

 

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"Toute l'équipe d'Hugues DI FRANCESCO est heureuse de vous inviter pour la soirée de présentation de l'album "Sur les Chemins d'Albert Bausil"

Le mardi 19 avril 2016 à 19h00

Au Domaine Lafage (Mas Miraflors - Route de Canet à Perpignan) en présence de toute l'Equipe.

Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence et le nombre de personnes avant le 18 avril par retour du présent mail ou bien par sms au 06 12 97 33 14 avec le code "Bausil", votre nom et le nombre de personnes. Nous comptons sur votre présence et vous remercions vivement".

*** Joseph Bodin de Boismortier à Perpignan


Joseph Bodin de Boismortier est un compositeur français né le 23 décembre 1689 à Thionville et mort à Roissy-en-Brie le 28 octobre 1755.


Son père, Étienne Bodin (1652-1730), affublé du sobriquet « Boismortier » était un ancien militaire originaire, par son grand-père Michel, des confins du Berry et de la Touraine (Selles-sur-Nahon) près de Châteauroux. Après un passage à Laval, Étienne entre en garnison au régiment du Soissonais cantonné à Thionville et obtient une dispense de ses obligations militaires afin d'épouser, le 7 avril 1687, Lucie Gravet (1665-1738), une jeune fille du cru. Il met à profit la tradition familiale en devenant marchand confiseur, à l'ombre de la Cathédrale Saint-Étienne de Metz.


Dès le 24 mars 1688, un premier enfant voit le jour : une fille, Marie. Appelée à devenir maîtresse tailleuse dès 1712, elle épousera, le 8 avril 1720 sur la paroisse Sainte Croix de Metz1, Jean Bouchotte, 35 ans, marchand boutonnier. Leur fils, Jean-Didier, caissier de l'Extraordinaire des Guerres puis Receveur-payeur des gages des officiers du Parlement, aura lui-même plusieurs enfants dont Jean-Baptiste Noël Bouchotte, éminent ministre de la guerre sous la Convention, entre 1793 et 1794.
Le 18 novembre 1691, à Thionville toujours, une petite Catherine est baptisée. Enfin, le 29 septembre 1700 est enregistré le décès de Marie-Thérèse, à Metz cette fois, avant qu'on ait eu le temps de la faire passer sur les fonts. Pour achever ce portrait de famille, une lettre datée du 11 janvier 1753 et adressée par Boismortier au Surintendant des Beaux-arts, atteste de l'existence d'un peintre, Pierre Etienne, qui fut effectivement reçu dans sa corporation messine le 28 mars 1719.
Boismortier est alors très probablement destiné à reprendre la boutique de son père mais ses talents déjà perceptibles le font embrasser une toute autre voie…


La formation


Encore récemment, le plus grand flou régnait sur cette première période. Soucieux de prêter à l'adolescent un professeur prestigieux, on avait supposé que Joseph Bodin avait pu suivre l'enseignement d'Henry Desmarest, alors en exil lorrain depuis 1707. Il n'en est rien. En 1702, il chante en effet avec son frère à l'église messine de Saint-Gorgon, certaines parties du motet Parce mihi Domine de la composition de Joseph Valette de Montigny. Ce dernier, originaire de Béziers, était venu en Lorraine dans la suite du vicomte d'Andrezel, conseiller du Grand Dauphin, et nommé depuis 1701, subdélégué à l’Intendance d’Alsace. Les deux personnages auront une importance capitale dans la suite de la vie de Boismortier ; le jeune homme composant sans doute ses premières pièces en Lorraine. Pour fuir l'avenir de confiseur qui l'attendait, Boismortier accepte, en 1713, de s'expatrier en Catalogne. Il y arrive à Perpignan comme receveur de la Régie Royale des Tabacs pour les troupes en Roussillon. L'achat d'une telle charge suppose une aide financière plutôt qu'une donation paternelle...


Perpignan




En place dans le quartier Saint-Jean de Perpignan, Boismortier épouse le 20 novembre 1720, à la cathédrale, Marie Valette, nièce de son professeur languedocien et fille d'orfèvres grassement enrichis. Il s'établit alors dans la demeure familiale, au no 7 de la rue de l'Argenterie Vella ; maison dont il ne tarde pas à hériter au décès de son beau-père, le 18 mars 1722. Tombe également dans son escarcelle, « une vigne située au terroir de Vernet, de deux ayminattes et trois cartonattes »…


Le 15 novembre de la même année, voit le jour la première fille du compositeur, Suzanne, appelée à un avenir littéraire aussi doré que celui, musical de son père. Le vicomte d'Andrezel ayant suivi Boismortier et Montigny dans l'antique capitale catalane pour y exercer la charge d'intendant en Roussillon, Cerdagne et Comté de Foix, il profite de son influence pour inciter Boismortier à envoyer, dès 1721 à l'éditeur parisien Christophe Ballard, un premier air sérieux et à boire pour tester le marchéNote 1. La réussite est au rendez-vous, ce qui décide le compositeur à quitter ses fonctions et à se lancer dans l'aventure. Il quitte Perpignan et, sur le chemin qui le mène à Paris durant l'hiver 1723… (extraits cf. Wikipedia)




***Stéphan Perreau
né en 1969, est un musicien et historien français.
Titulaire d'une maîtrise d'histoire de l'art et d'histoire moderne, il a étudié à l'Université de Rouen, Bordeaux III et Toulouse-Le Mirail. Il est spécialiste du peintre Hyacinthe Rigaud auquel il a consacré une monographie publiée en 2004 nominée au prix SNA.
Flûtiste et joueur de viole de gambe, diplômé des conservatoires de Toulouse et de Paris, il a participé au renouveau du compositeur Joseph Bodin de Boismortier grâce à une étroite collaboration avec Hervé Niquet qui a débouché sur la représentation à l'Opéra Comique de Don Quichotte chez La Duchesse, sur un livret de Favart. Il a consacré deux enregistrements à Boismortier ainsi qu'une monographie, la première sur ce compositeur, en 2002.


Principales publications
• 2001 : Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755), un musicien lorrain-catalan à la cour des Lumières, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 2001, 240 p.
• 2004 : Hyacinthe Rigaud (1659-1743), le peintre des rois (préf. Xavier Salmon), Montpellier, Les Nouvelles Presses du Languedoc,‎ 2004, 254 p.
• 2007 : Jan Dismas Zelenka (1679-1745), Bleu Nuit éditeur, Paris, 2007, 176 p.
• 2011 : « Alphonse Hippolyte Joseph Leveau, un représentant de l'académisme bourgeois », Les Cahiers d'Histoire de l'art, no 9, Voulangis, 2011, p. 77-87.
• 2011 : « Un portrait de Claude Deshaies-Gendron au musée de Chantilly », Bulletin des Amis du musée Condé, no 68. Octobre 2011, p. 50-55.
• 2012 : « Les années parisiennes de Jean Ranc », L'Estampille-l'Objet d'art, no 475, janvier 2012, p. 38-47.
• 2013 : Hyacinthe Rigaud (1659-1743), catalogue concis d'œuvre, Montpellier, Les Nouvelles Presses du Languedoc,‎ 2013, 400 p.
Depuis juin 2010, Stéphan Perreau tient un blog d'actualité, « Hyacinthe Rigaud le peintre des rois », traitant de l'actualité des ventes concernant cet artiste et publiant des articles thématiques.


Discographie
• Joseph Bodin de Boismortier : sonates à deux flûtes sans basse ( 5 de Goldberg, Disque de l'année Goldberg, Choix de Mezzo, Recommandé par Classica). Arion, ref. ARN63758.
• Philidor : trois trios pour Hyacinthe Rigaud, Pierre Vérany, ref. PV700036.
• Joseph Bodin de Boismortier : variations en mineur pour flûte traversière seule (10 de Classica, **** du Monde de la Musique). Pierre Vérany, ref. PV702111. (source Wikipédia)

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 08:07
Jordi Pere CERDA par le Théâtre du Sarment

Jordi Pere CERDA par le Théâtre du Sarment

* De quoi ce pays est-il le nom..?

 

Pour la nouvelle région : je propose (c'est long, mais plus c'est long...):

 

Région "Pyrénées occitanes, Méditerranée catalane",

 

le mot Catalogne ne pouvant pas être utilisée car c'est une région autonome d'Espagne, destinée à devenir, de façon inéluctable, indépendante... Les Pyrénées, aussi, sont catalanes, avec la Cerdagne, mais le Capcir penche vers l'Aude...

Ou alors, le "Pays catalan" (Catalogne du Nord, 66, P.O.) se rattache au pays du Sud et quitte "Ma France"...

JPB

 

* Je me permets de réprendre le point de vue (auquel j'adhère) de l'ancien maire de PerpiParadis, J.P.Alduy (publié sur les réseaux sociaux):

 

VisAlduy, le point de vue de l'ancien maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy :

 

 

PETITES ÉCONOMIES SUR « VISA » ? Inadmissible !

A l’insu de son plein gré le maire de Perpignan a lancé un appel d’offres pour la retransmission des projections de « Visa Pour l'Image » sur la place de la République en les réduisant à deux soirées ; ce serait l’œuvre d’un fonctionnaire zélé voulant briller dans la recherche des économies de gestion…

Une journaliste lanceur d’alerte a donné l’information qui s’est largement diffusée…Devant les condamnations unanimes, jusque et y compris le FN pourtant peu avare de critiques sur cette manifestation « élitiste » (traduisez : non conforme aux valeurs de ce parti), nul doute que le maire corrigera le tir et peut être, pour faire amende honorable, ira jusqu’à programmer 4 et non pas 2 rediffusions. D’aucun ajouteront que s’il est possible de trouver 100 000 € pour augmenter les indemnités des élus il doit être possible de dégager 10 000 € pour deux rediffusions supplémentaires…

Cet incident somme toute marginal laisse néanmoins une ombre inquiétante : « Visa » ne serait plus une priorité incontournable, une adhésion inconditionnelle à un combat politique, celui de la liberté de la presse au service des droits de l’homme ; il faudrait ranger « Visa » dans la catégorie des « animations du centre-ville » et des spectacles de rue ?

Loin de moi l’idée de mépriser ou de négliger les actions qui mettent en fête le centre-ville pour soutenir son économie : il en a grand besoin !

Mais « Visa » c’est bien davantage : au-delà de son impact économique amplifié par le Festival Off Perpignan, au-delà de la notoriété mondiale apportée à notre ville, c’est d’abord un moment politique.

Lorsque le monde du photojournalisme se rassemble à Perpignan il nous donne à voir des reportages pour éveiller notre intelligence et notre conscience sur les désordres et les drames mais aussi sur les courages et les bonheurs ; ce n’est pas un spectacle ou de l’animation festive mais avant tout un moment privilégié ou notre espoir de changer le monde se ressource, où se diffuse un besoin de paix et de fraternité, où nous pouvons trouver le courage de ne pas nous replier sur nos égoïsme et s’ouvrir au monde.

Oui, « Visa pour l’image » est un moment politique et la diffusion de ses reportages doit être la plus large possible.

Oui, plus que jamais il faut illuminer la place de la République de ces messages humanistes qui sont les vrais remparts contre la xénophobie et les nationalismes mortifères.

Oui Jean Francois Leroy, toi qui porteS cet événement, tu as raison : il faut développer encore la diffusion populaire de « Visa ». (C) J.P.Alduy

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 08:13
Romans pour des temps catastrophiques (Jean-Pierre Bonnel)

Romans pour des temps catastrophiques (Jean-Pierre Bonnel)

*Salon des maires au parc des expositions à Perpignan:

 

J'ai été invité à cette rencontre des élus du 66 en ma qualité de blogueur et d'ancien graphomane de L'Indép (Costa Brava, Collioure...) et de La Semaine du Roussillon. Preuve que malgré les tentatives d'intimidation, la censure a du mal à s'installer en pays catalan ! 

 

A ce propos, la mairie de Perpignan (malgré l'hostilité du maire et de certains adjoints...) m'a donné un stand, comme tous les ans. Merci donc à l'équipe, surtout, de Font Nova à l'hôtel Pams !!!

 

Semaine du Roux Sillon :  J'ai d'ailleurs retrouvé au salon Antoine Gasquez, toujours aussi dynamique ! J'ai pu contacter M.Barniol, maire d'Elne, pour lui parler, avec Hervé Legal, des initiatives citoyennes d'Alexandre Jardin, pour ZEBRE.

 

Et Robert Garabé, toujours aussi sympathique et fringant; prêt à aider la culture : merci au conseil départemental qui a octroyé à l'Association W.Benjamin 1000 euros l'année dernière et 300 ce mois-ci !!! Robert G. me présente Hermeline, dotée d'une mini-jupe inattendue: je lui dis que mon blog la critique parfois, et elle sourit... Merci Zibeline, d'être enfin venue, Mme Malherbe (faut avoir lu Boileau pour piger...)

 

Très peu de journalistes et il manquait pas mal de maires (A.Parra, J.Manya, JP.Romero…), édiles de la Côte Vermeille, que j'aurais voulu atteindre pour causer culture et WB… Jean-Michel Solé était présent, mais je le croise souvent à Banyuls. Il était attelé, avec une ruche de confrères, au stand de Boniface…Gourmand moi aussi, de moules et d'huîtres, j'y ai fait une station, pas très christique, mais érotique…

 

J'ai ramassé beaucoup de prospectus pendant que nos élus papotaient (J.Marc Pujol écoutait, je l'ai trouvé fatigué et il ressemblait à l'inspecteur Gadget, dans son imperméable grège; à côté, sa copine était une belle jeunesse !) et mangeaient et buvaient, en particulier le cocktail fomenté par Byrrh : de l'eau, du citron, du schoueps, beurk !

 

Le plus grognon fut Michel Pinell qui ne me dit que quelques mots, mécontents de mon article pour le 1er avril…A son habitude, il m'accusa de faire le jeu du FN : depuis mars 2014, dès que vous critiquez les élus de Perpi-paradis (plutôt "Perpi-panaris"), vous faites le jeu d'Alios ! Donc ne critiquez pas, c'est facile et simpliste comme argumentation…

 

JPBonnel

 

 

 

- - -

 

*Rendez-vous littéraires avec J.P.Bonnel :

 

* dimanche 17 avril 2016 : 

 

guide de la balade culturelle : le long du chemin W.Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière -Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou ou visite de Port-Bou, en prenant les voitures, avec l'association "Passatges" de Pilar Parcerisas (5 euros), selon le temps et le nombre de participantts. S'inscrire : 06 31 69 09 32.

 

 

*Le 16 avril : à Elne, ville haute (cour de l'Evêché), stand pour la Sant Jordi et la sortie de mon livre "Romans pour des temps catastrophiques "(300 pages, 15 euros, port compris) 

 

-le 23 avril, pour la Sant-Jordi, sorti du livre de JPB sur "Les communautés libertaires dans le 66 et le 11" (Editions Trabucaire), stands à Perpignan, Collioure, Argelès, Prades…

 

-le 30 avril 2016, de 9 h à 13 h:

 

JPB participe au salon des écrivains à Banyuls (hall de la mairie, stand Walter Benjamin, vente du livre "Le chemin ultime de W.Benjamin, 16 euros), entrée libre.

 

prochains articles:

 

Perpi la culture PERPIGNOULE

Pays catalan, Catalogne : de quoi ce pays est-il le nom?

Le "pôle Arts" de l'Université : un sacré "POLAR" !

Le président de l'Université : après l'affaire Caccomo étouffée, il est prêt pour la mairie de Perpi-Paradis...

La Sant-Jordi : entretien avec Pere VERDAGUER

Catalanisme et indépendance inéluctable de la Catalogne : entretien avec l'historien Robert VINAS.

 

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:39
 Denis LAVANT jouant Céline

Denis LAVANT jouant Céline

*Heureux d'avoir été piraté !

 

 

Le hacker lointain, là-bas, en Afrique noire, d'ivoire ou d'ailleurs, tentant de gagner quatre sous en vous arnaquant, il ne sait pas que l'événement qui vous arrive et vous affole, peut se retrouver porteur de positivité...

 

D'abord, vous n'avez plus accès à votre messagerie, le code est inopérant, vous voici seul, sans aucun lien avec le monde, vous qui viviez dans la communication incessante, avec le mail, les réseaux sociaux, les bons mots de twitter, les photos des "amis" de FBook...

 

Le monde médiatique s'effondre et vous perdez l'univers numérique pour vous retrouver dans la platitude de la réalité naturelle...

 

Orange, au secours ! Et une voix à l'accent étranger, noire ou maghrébine vous explique de façon monocorde et quasi inintelligible...Vos secrètes pulsions racistes remontent à la surface, votre peau mouille et vous croyez au complot général : ces anciens colonisés se vengent en nous piratant, en s'installant chez nous de façon subreptice et ils finiront par tout vous prendre, jusqu'à vos valeurs universelles...

 

Mais ils ne peuvent nous voler ces signes d'amitié, toute la journée, les appels, fixes ou portables, les SMS, les mots d'amours, les voix d'amis anciens, de collègues oubliés, qui sont là, vivants, et pensent soudain à vous. J'étais en Irlande, on m'a volé mon sac à dos, mon téléphone et mon argent et ils ont prêts, tous ces amis, à me réconforter! La grande majorité ne s'est pas laissée prendre à ce gros piège (sont pas malins ces Nègres !) et ne m'ont (aux pirateurs, plutôt !) pas envoyé d'argent et c'est tant mieux.

 

Je regrette presque qu'ils ne l'aient pas fait, je pourrais partir en Côte d'Ivoire retrouver ces hackeurs…

 

En fin de compte, ne sachant plus si je vis dans le réel ou le virtuel, je me demande : et si c'était moi le pirate..?

 

JPB (13 avril 2016)

 

 

*DENIS LAVANT est Céline

 

*On aimait Fabrice Luchini dans ses lectures de Céline.

Depuis, Laurent Deutcsh a sorti un CD sur l'écrivain monstrueux, antisémite, mais génial par le style, le ton, le rythme, la force des mots et des images : certains ne le lisent pas et voudraient l'interdire car il a été abominable à l'égard des Juifs, mais non, la littérature est à conserver, non faite pour les poncifs et bons sentiments moraux !

 

Louis-Ferdinand est sublimé par Denis Lavant (qui répondra, on l'espère, à notre invitation -l'association W.Benjamin- pour jouer à Banyuls, au Mas Reig, le 15 juillet 2016, sans doute Le Journal de Moscou du philosophe JUIF allemand !) dans un montage de textes et de lettres "Faire danser les alligators sur la flûte de Pan", et, à présent, dans le film d'Emmanuel Bourdieu.

 

Et Louis-Ferdinand au cinéma, comme faisant son éternel ciné !

 

Bon Dieu, quel film, qui tient par le jeu tendu et la voix grave de D.Lavant ! D'accord, il n'a pas les yeux bleus et la taille du romancier de Meudon, exilé au Danemark, mais quelle tension. Lucette est aussi formidable dans sa retenue, sa vie discrète auprès du monstre et sa beauté blanche dévoilée dans la scène du bain au soleil...Sous les yeux prudes et abasourdis du jeune criitique littéraire JUIF américain invité par Céline. Celui-ci aurait pu profiter, pour son procès et sa réhabilitation, du témoignage d'un JUIF et pourtant il accable le jeune candide de toute sa haine ! Terrible Destouches !

 

JPB

*dimanche 17 avril 2016 -Chemin de Mémoire, balade culturelle : le long du chemin Walter Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière - Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou et visite de Port-Bou. Gratuit.

(départ de la mairie à 9h, puis en voiture jusqu'au parking de Puig del Mas. Départ à pied à 9h15 - apporter pique-nique pour 13 heures - bonne condition physique nécessaire - 5/6 heures de marche, dénivelé de 600 mètres)

Retour en train ou en voiture. S'inscrire : 06 31 69 09 32.

http://www.association-walter-benjamin.fr

On n'a pas besoin d'être adhérent pour participer aux activités…

Pour adhérer à l'association (20 euros) : jean-pierre.bonnel@orange.fr

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:49
M. Le Maire de Perpignan

M. Le Maire de Perpignan

Perpignan-tout va bien, comme l'écrivait de façon ironique, naguère, le blog de Fabrice Tomas.


PUJOLPERPI-toutvabien, affirme M.Pujol dans la revue OBJECTIF, dernier numéro, avec la photo du maire de Perpignan en couverture.

Beau portrait, sourire sans rides, bien retouché, photo du blog du maire, des affiches qui ont l'habitude de fleurir les avenues de la cité catalane.


Bref, tout glisse, puisqu'on vous le dit dans "Objectif", ce doit être vrai, c'est "objectif" et Pascal Gauze le clame tout haut : "Perpignan a de très grands atouts" et le maire explique la dette, et c'est bien, net, précis…Le peuple est convaincu !


M. Pujol reprend la stratégie de J.P. Alduy : Perpignan est une halte essentielle entre Barcelone et Toulouse, entre le nouvel Etat et la nouvelle région. C'est indépassable et tout le monde, touristes, industriels, entreprises innovantes va s'y arrêter.


Sauf les TGV ! Mais il y aura des navettes. Le TGV ici, c'est un peu comme les barques posées sur la Têt, au pied du quai Vauban : quelques mètres et on vous pose un bateau...


A part ça, le maire nous apprend la naissance d'un grand festival musical à Perpignan. A l'image de Valmy, des Déferlantes..? Quelle concurrence !

JPB

* Les maires font salon : 15 avril


L’Association des Maires, des Adjoints et de l’Intercommunalité des Pyrénées-Orientales (AMF 66), organise le 4ème Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics des Pyrénées-Orientales, les 14 et 15 avril 2016, au parc des expositions de Perpignan.
Ce salon, dédié aux actions et aux préoccupations des collectivités et des organismes publics est le rendez-vous des élus et des décideurs qui préparent l’avenir de nos communes et de nos territoires.
Véritable lieu d’échanges et de rencontres avec les entreprises du territoire, le Salon des Maires, des élus locaux et des décideurs publics est le rendez-vous majeur pour trouver ensemble des solutions d’avenir.


LES PRINCIPAUX OBJECTIFS DU SALON SONT :
        proposer des solutions techniques et des services innovants aux décideurs,
        faciliter la prise de décisions face aux nouveaux enjeux des territoires,
        se positionner comme une vitrine représentative du dynamisme du secteur
        être un lieu de rencontres et d’échanges pour l’ensemble des acteurs des collectivités


Cet événement constitue un lieu unique de rencontre entre décideurs publics et fournisseurs de biens et de services aux Mairies et collectivités locales.


http://www.salondesmaires-po.fr




L’ASSOCIATION DES MAIRES, DES ADJOINTS ET DE L’INTERCOMMUNALITÉ DES PYRÉNÉES-ORIENTALES
Hôtel du Département
BP 906
66 906 PERPIGNAN Cedex
Tél. 04 68 85 89 60
Email. contact@amf66.fr


MARIE CÉLINE GUIBAUD
Tél. 04 67 13 86 99
Port. 06 10 21 62 29 
Email. mc.guibaud@ap-media.fr


-- -




Vendredi 15 avril 2016, à 19 heures


 
Au centre d'art contemporain Àcentmètreducentredumonde, 3 avenue de Grande­Bretagne, à Perpignan, Josiane Coranti et Jean­Louis Ferrer proposent une lecture consacrée à Anton Tchékhov, avec la complicité de Chantal Maîtrejean pour la réalisation sonore et visuelle.


Au programme : des nouvelles et des extraits de pièces de théâtre de cet auteur russe incontournable. Anton Tchékhov (1860 ­1904) est le chantre du dérisoire. Son œuvre théâtrale dépeint, selon Léon Chestov, « le vide, le tragique dérisoire du néant. ».


Dans son théâtre comme dans ses nouvelles, Anton Tchékhov continue à croire à l'avenir de l'homme. Pour lui, la société peut être améliorée.
Les individus seront moins cruels, moins égoïstes. Tchékhov, ou le dérisoire optimiste.


L'association “Des voix, des mots” remercie, le Centre Méditerranéen de littérature (CML), France Bleu Roussillon, Delmas Musique, ses membres bienfaiteurs :


le restaurant Lou Grilladou,
Can Artists et Mme Rosy Conte
 

 
 
àcentmètreducentredumonde : 04 68 34 14 35
3, avenue de Grande Bretagne, 66000 Perpignan
Des voix, des mots : desvoixdesmots@gmail.com
#desvoixdesmots
 
Entrée : Gratuite
 
 

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:14
Teresa Rebull avec A.Baulenas (à droite), Robert Triquère (au milieu) et J.P.Bonnel aux Templiers, Collioure (salle Vialat)

Teresa Rebull avec A.Baulenas (à droite), Robert Triquère (au milieu) et J.P.Bonnel aux Templiers, Collioure (salle Vialat)

 

 

*dimanche 17 avril 2016 -Chemin de Mémoire, balade culturelle : le long du chemin Walter Benjamin (de Puig del Mas à la crête frontière - Col de Rumpissa- descente sur Port-Bou et visite de Port-Bou. Gratuit.

 

(départ de la mairie à 9h, puis en voiture jusqu'au parking de Puig del Mas. Départ à pied à 9h15 - apporter pique-nique pour 13 heures - bonne condition physique nécessaire - 5/6 heures de marche, dénivelé de 600 mètres)

 

Retour en train ou  en voiture.  S'inscrire : 06 31 69 09 32.  

 

 

http://www.association-walter-benjamin.fr

 

 

7 route de Bages - 66180 - Villeneuve de la Raho - 04.68.55.96.39. - 06.31.69.09.32. - "le blogue à bonnel"

 

On n'a pas besoin d'être adhérent pour participer aux activités…

 

Pour adhérer à l'association (20 euros) :  jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

 

** 12 avril:

THÉÂTRE
Michel Aumont, merveilleux Roi Lear !


mardi 12 avril | 20h30
Le Grenat - 2h 50 - de 10 € à 29 €

Dans cette flamboyante mise en scène, Jean-Luc Revol replace l’intrigue du célèbre Roi Lear dans les années 20. Le roi Lear devient ici un chef d'entreprise vieillissant régnant sur un empire cinématographique, qui décide de céder les parts de sa société. Une pièce aboutie, exigeante et populaire : à voir par tous sur la scène du Grenat le mardi 12 avril à 20h30. 

 

La mer à Banyuls, c'est Teresa Rebull




Je vais à Banyuls et je ne vois pas la mer, la plage, les rochers...


Je vais par les escaliers, par un jour de pluie qui fait pâlir les citrons
par les rampes qui me disent qu'elles mènent à la mer.


mais je ne veux pas voir la mer !


on s'habitue à tout, à la beauté, au soleil de la Méditerranée, au bleu indélébile...


 on ne se rend pas compte de sa chance, de son bonheur.


on marche, court dans l'indifférence, aveugle à ce décor, à ces jardins d'orangers, à ces senteurs de miel venues des amandiers de février.


Je vais voir Teresa qui est plus belle que la mer !!!


Malgré l'âge, malgré le poids du corps et du temps, malgré sa tristesse d'être assise, d'endurer la misère du corps, de la mort.


Mais elle me parle de vie et d'amour
elle est pleine d'enthousiasme et de beauté
l'intelligence présente, la  mémoire toujours en éveil, l'élan affectif, la confiance en l'Homme mais pas aux partis, aux syndicats...




Teresa ou l'enthousiasme de la révolution permanente.


Elle me parle de son passé


Voilà le cinéma du siècle qui défile devant moi
Il sort un océan d'images et de cris de la mémoire.


Elle me bouge, me provoque : "Tu n'as pas lu ça, tu ne sais rien ! Tu es un tiède, tu navigues entre deux eaux..!"




Il ne pleut plus. Le bonheur est revenu face à la petite terrasse rouge, grâce à la peinture des mimosas, devenue soudain plus lumineuse, grâce au livre de Bénédicte, de Varian Fry ou de Walter Benjamin...





En descendant l'étroit escalier de sa maison, j'ai envie d'aller voir la mer, bien seule, décidément, aujourd'hui...


JPBonnel




    Entretiens avec Teresa REBULL


  Banyuls,  Avril-juillet 2013 




Anarchisme : l’anarchisme, c’est un mouvement pour abattre un Régime ; il est courageux mais il ne sait pas construire. Il n’a pas le sens de l’organisation. Il y eut bien sûr, des exceptions, comme à Lleida (Lerida), où les libertaires ont créé des systèmes d’autogestion.


L’anarchisme est une éthique : il faut se remettre en question, se demander : « Que faire, quelle révolution ? ».  Or, les anarchistes baissent les bras, ils vont avec la bourgeoisie. Les « anars » ont fait beaucoup de mal à la révolution espagnole : ils se sont pliés aux exigences de la bourgeoisie catalane ! Companys a participé à ce gouvernement ; avec le recul du temps on voit les erreurs qui ont été commises…




* Banyuls : A Banyuls elle fut bien acceptée : elle chantait tellement bien la sardane ! Comme un chant  religieux ! Elle était pareille à une paloma ! Quand elle allait à la plage, c’était une révolution… 


Installée à Banyuls, elle allait chanter à Montpellier et dans les villages des Pyrénées-Orientales, à Rivesaltes par exemple, le village du poète Joan Morer : « N’ayez pas honte de parler ou de chanter en catalan ! » lui disait-il.




* Catalans (partis) et Catalanistes : 


         L'actualité, c'est la défense de la langue catalane, avec un concert au Camp Nou de Barcelona et la présence de Luis Llach. "Les partis ne s'y reconnaissent pas, ni la droite avec CiU (Convergence et Union), ou le Parti populaire, ni avec l'ERC : les listes se contredisent à gauche ! 
 
    Un petit coup d'aile d'oiseau et ils ne s'entendent plus... Les Socialistes sont merdiques : on a perdu des années avec Zapatero, pourtant fils de la Retirada et d'un père communiste qui a été torturé sous Franco !


    Le Parti socialiste catalan a toujours été à la traîne, toujours tourné vers Madrid ! Divergences, absence d'unité ! 
    Lors d'un concert, les Socialistes m'ont demandé de chanter plutôt en castillan, car il n'y avait dans la salle que des Andalous... A la fin du tour de chant, un garçon, beau et blond comme un ange, a joué "Els Segadors", notre hymne national, à l'accordéon...


     L'Esquerra fait la "puta ramunette" à présent ! Au début, elle avait une attitude correcte pour les affaires sociales; ensuite la question sociale n'a jamais été abordée, alors que c'est le noyau du peuple... 


    L'indépendance est absolument nécessaire : on nous vole, on nous massacre ! O instaures des lois sur la langue pires que sous le franquisme ! Pourtant les gens veulent parler catalan, même ceux qui viennent d'autres régions d'Espagne; j'étais dans une librairie et je regardais une dame qui achetait un gros dictionnaire de catalan; j'ai osé lui parler : elle voulait apprendre notre langue ! 


    * Le passé : on revient à la guerre civile. Teresa me parle de Joan Peyrot, anarcho-syndicaliste de Llobregat, un pays très minier : il était du part Als Trente, les Trente qui se sont séparés de l'anarchisme. 
    Les anarchistes ont été complices : ils ont participé au gouvernement de Campanys, qui incarcérait les militants du POUM...Les anars lançaient aux ouvriers, aux militants : "Laissez les armes et rentrez chez vous !" Le POUM suivait trop les anars, et ceux-ci l'ont laissé tomber... Les Anarchistes ont été persécutés pendant la République, c'est pour cela qu'ils n'ont pas voté pour la République...


    Sans oublier l'attitude du PC : sa provocation, durant les journées de mai à Barcelone, pour se débarrasser du POUM..!


    On ne peut pas m'attaquer pour ma conduite politique : jamais un mensonge ni une trahison. Durant ma longue trajectoire, j'ai été fidèle à mes idées, je ne me suis pas enrichie. Je vis aujourd'hui encore de façon très modeste, dans mon petit appartement de la rue Saint-Pierre... 
                                                                  Banyuls, le 2 juillet 2013




Camus et les intellectuels : 
Les intellos pissent toujours en-dehors du pot de chambre !


    Camus, je l'ai connu à Paris dans des soirées du Casal anar pour les réfugiés. Je l'ai rencontré aussi dans le grand appartement, avenue de l'Opéra, de la revue "Preuves", pour laquelle j'ai travaillé Ce comité pour la culture était financé par le groupe Ford aux Etats-Unis; comme on critiquait le PCF, les Communistes ont répondu qu'on travaillait pour la CIA..! 


    J'avais un rendez-vous avec Camus pour lui parler de mon beau-frère qui cherchait un emploi. J'aimais quand il parlait de Maria Casarès, son grand amour : "Quand on a un tel amour, on retourne en enfance !"
    A sa mort, je ne faisais que pleurer; mon mari en prenait ombrage; j'ai téléphoné à Francine, l'ex-épouse de Camus; je lui ai dit que j'avais rêvé la mort de Camus quelques jours auparavant : je le voyais au fond d'un trou, comme dans une tombe creusé dans la campagne et il me criait : "Viens me chercher !"


    * Le présent : J'ai l'impression qu'on est dans la culture du crime et de la stupidité ! Les gens ne savent plus sourire; ils sont agressifs. L'Homme est en pleine mutation, il est plongé dans une crise économique et morale. Le comportement de l'Homme et de la nature vont de pair; l'être humain est malade ! La situation est grave : quand la haute bourgeoisie échoue, c'est le fascisme qui gagne !


    Maintenant, je ne dors pas bien : je pense sans cesse à la peinture... J'ai beaucoup lu, j'ai appris beaucoup sur la technique picturale, mais je n'arrive pas sortir ma peinture de ma carcasse !


    Je suis sans doute trop influencée par Cézanne et par la beauté de la construction... Et quand j'ai trouvé la composition, je n'arrive pas à réaliser mon sujet, même si j'ai un projet précis...


    * Chanson : j’ai commencé à chanter autour de 49 – 50 ans. Entre-temps, de 18 ans jusqu’à cet âge là,  j’ai vécu à Marseille et à Paris. Je commence à chanter car le problème de la danse me poursuivait. J’ai entendu Raimon à Paris en 1962, ce fut un révélateur à partir de là, je me suis mise à jouer de la guitare, pour moi toute seule, sans avoir jamais pris de cours. Simplement, j’apprenais sur le tas avec des amis dans un Café, et de temps en temps, je jouais sur des places, dans la rue (j’ai commencé rue de la Contrescarpe, après mai 1968) et près de l’église Sainte Geneviève dans le 5e arrondissement.


En 1966, j’ai composé trois chansons, dont « Paysages de l’Ebre » du poète Josep Lloveras ; en lisant le texte, je voyais le rythme et la chanson naître sous mes yeux. J’ai composé la musique ; on disait qu’elle était arythmique. Cette chanson m’a rendue célèbre. Je suis revenue souvent sur la Sierra de Pandolls, montagne de la région où eut lieu la tragédie de la bataille de l’Ebre ; c’est un paysage sauvage et sensuel : on dirait que les montagnes te parlent et vont te serrer, t’embrasser…


Ma chanson dit : « Dans une grotte, j’ai trouvé les chaussures de Jaume, un trou…
Max Havar ** l’a adaptée en sardane, dans les années 1980 et elle a été jouée à Barcelone. 


J’ai chanté à Perpignan pour la grève des poupées Bella après mai 1968 ; ensuite, je suis partie chanter à Barcelone, à Valence… Je n’étais pas une vedette, je ne gagnais rien : j’ai joué pour des œuvres sociales, pour Amnesty International… de façon bénévole. J’ai chanté dans les banlieues au milieu des ouvriers, des étudiants. Mon militantisme consistait à chanter en catalan des choses belles…


Je n’ai jamais bénéficié d’aide matérielle, de personne, même pas des catalanistes, pour mon métier… Je n’ai jamais rien eu de la part des producteurs, des éditeurs…


A partir de 1970 à  Banyuls, je contacte des gens de Barcelone, mais je n’ai eu que des déceptions. J’étais seule, désorientée. J’avais besoin d’un  directeur artistique.


« On ne t’aide pas parce que tu fais peur aux gens ! », disait ma mère. Voulait-elle signifier par là que je chantais trop bien ? 


    J’ai eu le prix Charles Cros du disque en 1976 : mon nom sur la couverture était mal écrit : « Rebouil ! ». Pourquoi m’avez-vous donné ce prix ? », ai-je demandé. Un Catalan se trouvait dans le jury ;  il avait trouvé une grande harmonie entre la musique et les mots, c’était presque la perfection. Il est vrai que j’ai mis beaucoup d’instinct dans cette passion, je porte ce don en moi : j’adore les mots et je suis toujours en train de rechercher leur étymologie… 


 Le disque s’est bien vendu, il a été vite épuisé, mais des gens de Toulouse m’ont trompée, ils ont fabriqué une copie avec de nouvelles chansons et ils ne m’ont jamais rémunérée. Il  m’est resté 10 francs de cette vente et j étais bien contente car je n’avais pas perdu d’argent comme pour les autres albums… 


Je  n’ai pas eu d’impresario, je chantais de façon bénévole pour une cause politique ou humanitaire… à la maison, on mettait beaucoup de musique et je faisais le ménage avec Bach et je dansais ou je chantais avec Mozart.


Je suis allée à l’école de musique de Barcelone au Théâtre du Liceu : j’apprenais la danse classique et le Flamenco. Je regrette de ne pas avoir été danseuse ; j’ai beaucoup dansé sur la musique de Sibelius ; mon père voulait que je danse le Boléro, mais c’était compliqué…


J’ai d’abord fait un disque de chansons populaires catalanes avec l’AGRAM et Serge Llado ; c’est Jordi Barre qui m’a fait connaître Ramon Gual ; celui-ci voulait sortir ce disque de chansons : je trouvais ça trop bourgeois, du folklore petit bourgeois.


J’ai connu Paco Ibañez et Theodorakis à l’école de médecine de Paris ; j’avais peur de chanter avec eux : j’ai proposé Luis Llach à ma place ;  je suis montée sur scène pour traduire les textes de ses chansons.


Quand je vivais à Paris je suis allée à Bobino, où j’ai chanté plus tard, pour écouter Brassens. Je voulais le voir dans sa loge, il m’a dit : « tu fais passer un papier sous la porte, tu écris Térésa, et je t’ouvrirai ». Il ne le faisait que pour moi… Un homme charmant. Ce n’était pas un chanteur « engagé » ; son seul engagement, c’était sa poésie !


Plus tard, après les élections de Mitterrand en 1981, j’ai chanté à la Salle Pleyel, accompagnée par  Pierre Nicolas,  le contrebassiste de Brassens. Au premier rang, il y avait Jack Lang…


    J’ai arrêté avec le concert inoubliable au Palau de la música Catalana (Palais de la musique catalane), à Barcelone, en 2006 : je n’avais plus de voix, j’étais fatiguée, normal à 87 ans ! J’ai pourtant dansé au milieu de la scène avec Luis Llach. J’aime beaucoup Luis Llach, une vraie tendresse ; j’avais connu ses parents, sa mère très belle, son père médecin de village : il ne faisait pas payer ; les gens lui apportaient des légumes, des poulets, des lapins… Luis n’a pas pu faire beaucoup pour m’aider dans la chanson : il avait un impresario qui s’occupait de sa seule carrière.


Les trois « fiancées » de Luis Llach en Catalogne du Nord sont Eliane Comelade (j’ai commencé à chanter chez les Comelade), Maria Lluis (j’ai pris des cours de peinture chez elle) et Renada Laura Portet, pour qui j’ai beaucoup d’estime et d’admiration.


J’ai été amie avec tous les chanteurs catalans. J’ai lutté au début car ils étaient tous communistes (Luis Llach était au PSUC), tous imprégnés du communisme à cause de la résistance face au franquisme…

L’histoire de la Casa Carrère


Née de l’imagination d’un talentueux rêveur en 1954, cette bâtisse de conte de fée, un rien baroque, s’était assoupie depuis bien trop longtemps...
Conçue comme maison d’habitation, elle deviendra en 1991 le Musée des Arts Naïfs, avant de fermer ses portes en 2002. Elle appartient désormais au patrimoine communal et reprend son nom d’origine.
Le Musée des Arts Naïfs :
La construction de la bâtisse :
François Carrèreétait viticulteur et négociant en vin. En 1954 il se lance dans la construction de ce qui devait être une maison d’habitation traditionnelle de deux étages. Par envie de lui donner du caractère, il commença à disposer des pierres autour des fenêtres. L’idée lui a plu et petit à petit, grâce au savoir-faire de plusieurs tailleurs de pierres, la maison en a été entièrement recouverte. A mesure qu’elle se construisait, les gens s’arrêtaient pour la regarder d’un œil amusé. Elle plaisait beaucoup, et ne laissait en tout cas jamais personne indiffèrent. Il aura fallu une vingtaine d’années de travaux pour achever cette maison. Huit procès, dus essentiellement à des problèmes de voisinage, puis de dépassement de la hauteur autorisée ont énormément ralenti sa construction.
Heureusement, M. Ricard, Maire de l’époque et son Conseil Municipal ont voté à l’unanimité le
« sauvetage » de la maison.
Le Musée des Arts Naïfs, ferma ses portes après 11 ans d’activité.
Françoise Caux, plus connue sous son
nom d’artiste "Javo", grande amoureuse de l’Art Naïf, a eu un véritable coup de foudre pour cette
maison. A la recherche d’un édifice adéquat pour accueillir ses œuvres personnelles et celles d’autres
artistes internationaux, elle se porta acquéreuse de la bâtisse. Après de nombreuses difficultés tant
administratives que financières, le Palais des Naïfs ouvrit finalement ses portes le 25 avril 1991.
En janvier 1992, le Palais de naïfs obtient le "Grand prix du meilleur produit touristique de la région du
Languedoc-Roussillon" (trophée IRIS), décerné par le Comité Régional du Tourisme.
Pendant dix ans, la renommée du Palais des Naïfs se forge et les problèmes financiers se creusent ... peu
à peu le musée se fait néanmoins connaître dans la région, puis, au niveau international.
Sa collection de qualité représente les artistes naïfs des cinq continents.
Rattrapé par ses dettes, le Palais des Naïfs fermera ses portes en 2002, peu après le décès de sa
fondatrice. Les héritiers de la collection préférant poursuivre le travail de Françoise Caux plutôt que de
disperser la collection (plus de 500 œuvres), ont souhaité que le Musée International d’Art Naïf de Vicq
(Paris) prenne en charge ces œuvres et continue à les exposer au grand public.
Depuis 2007, la Maison Carrère accueille des moments culturels privilégiés. Elle ouvre notamment ses
portes à l’occasion de la Sant Jordi et du FestiBages, en été.
Hôtel de Ville
22 avenue Jean Jaurès, 66 670 BAGES
Tél. : 04.68.21.71.25 – mairie@bages66.fr- www.bages66.fr
Qui s'intéresse à la chanson catalane connaît Teresa Rebull
Pendant plus de 40 ans, Teresa Rebull a incarné la fidélité à la poésie et à la chanson populaire catalanes, mettant ses plus grands poètes en musique. Femme foncièrement engagée à gauche sa vie exemplaire sera liée aux luttes : sociales, culturelles et politiques du siècle dernier.
Teresa Rebull restait parmi les derniers témoins de ce grand moment de l'histoire du XXème siècle que fut, pour l'Europe et plus particulièrement pour notre région, la guerre d’Espagne et ses conséquences tragiques : La Retirada. Fidèle à ses idéaux de jeunesse, mémoire vivante de l'histoire tragique de la Catalogne et de l'Espagne républicaine, militante féministe de la première heure, Teresa Rebull incarnera pourtant sur scène et dans ses chansons la joie de vivre et d'aimer.
Née en Catalogne du Sud en 1919, d'une famille ouvrière fortement engagée dans l'action politique, Teresa qui deviendra plus tard Rebull ne restera pas indifférente aux luttes politiques qui traverseront l'Espagne et la Catalogne et qui s'achèveront tragiquement par la Guerre d'Espagne et l'émigration de centaines de milliers de Républicains. Militante active, elle s'engagera et devra en 1939 quitter son pays pour un exil qui la conduira comme tous ses camarades de l'autre côté de la frontière, par la montagne, à Prats-de-Mollo, avant de regagner Perpignan, Marseille, puis Paris où la famille Rebull passera de nombreuses années et finalement Banyuls-sur-Mer.
Pendant des années, elle participera à l'euphorie culturelle parisienne, croisant Sartre, Camus et les écrivains latino-américains.
Durant ces années d'exil, elle se dirigera imperceptiblement vers le théâtre, les arts ... et à l'âge de cinquante ans, épousera la chanson comme mode d'expression et de défense de la langue catalane. Revenue après ses années parisiennes, du côté français de la Catalogne, à deux pas de sa terre natale, elle s'engagera, après les événements de Mai 68, dans le mouvement de la Nova Cancó catalane qui comptait essentiellement des chanteurs bien plus jeunes qu'elle dont Lluis Llach qui deviendra un de ses meilleurs amis. Elle en sera une des porte-parole donc du soutien à la culture et à l'engagement à la cause du retour à la liberté et à la démocratie en Espagne et en Catalogne.
Teresa Rebull, fidèle à son maitre Cézanne, consacrera les dernières années de sa vie à la peinture, avec le même engagement qu'elle accorda à la défense de la culture catalane, à la lutte des femmes pour leur liberté et aux combats sociaux et politiques; elle s’attachera à peindre les paysages de Banyuls, son port de cœur et d’attache.
L'exposition Teresa Rebull, femme de cœur et de combats est basée sur son autobiographie publiée en catalan aux éditions Columna (Barcelone) Tot Cantant et sur sa traduction en français parue en 2004 chez Balzac éditeur (Baixas).
Cette exposition vise à mettre en relief la vie et l’œuvre de la chanteuse et militante, à travers 30 panneaux explicatifs et 10 cadres retraçant son itinéraire, plusieurs vitrines, ainsi que des œuvres picturales que l'artiste a réalisés dans la dernière période de sa vie.
Elle aura la particularité d'être bilingue (français-catalan) afin de refléter la personnalité de cette femme d'exception qui a marqué l'histoire de notre département par ses engagements politiques, féministes, sociaux et culturels. Mais aussi qui fut un grand témoin de la tragique histoire de la guerre d'Espagne et de la Retirada.
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Exposition itinérante dont l'objectif sera de la faire circuler dans les villes et villages du département mais aussi à travers la Catalogne tout entière de La Junquera à Gérone en passant par Barcelone et Sabadell, sa ville natale. Ceci afin de rappeler la personnalité éclatante de cette grande militante qui a traversé le siècle en épousant ses différents combats : la démocratie pour l'Espagne, la reconnaissance de la Catalogne, la lutte pour l'égalité hommes et femmes.
Outre le lancement officiel à Perpignan (MACA), différentes villes du département ont d'ores et déjà retenu l'exposition: Bages, Amélie-les-Bains, Ille-sur-Têt, Argelès-sur-Mer, Prades ... ainsi que Sabadell en Catalogne du sud.
À l'heure où nous nous interrogeons sur le problème des réfugiés, il ne faut pas oublier que les mouvements migratoires ont toujours traversé l’histoire de nos pays.
A travers l'histoire de cette grande Dame de la chanson catalane, cette exposition mettra également l'accent sur la culture et la chanson catalane qu’elle porta à bout de bras, à travers la mise en musique des plus grands poètes catalans.
Cette exposition bilingue a aussi un intérêt transfrontalier : être un trait d’union entre notre département d’expression catalane et la Catalogne du Sud. Il s’agira, peut-être, à travers l’exposition « Teresa Rebull » d’une des premières expositions transfrontalières dans le domaine de la culture et de la chanson.
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Ville de Bages - Sant Jordi 2016
Programmation
Vendredi 15 avril, à 18h30, Vernissage de l’exposition, à la Casa Carrère
Présentation de l’exposition Teresa Rebull en compagnie de la biographe de Teresa Rebull : Christine LAVAILL et du commissaire de l’exposition : Robert TRIQUERE
En présence des deux fils de Teresa.
Exposition ouverte au public du 16 avril au 29 mai, entrée libre.
Samedi 16 avril, à 15h30, Conférence, à la Médiathèque JP Giné
Présentation de la biographie de Teresa Rebull par Robert TRIQUERE Editeur et André Vinas Co-auteur de la biographie de Teresa Rebull.
A 16h, Table ronde : Teresa Rebull, militante, catalaniste, féministe, chanteuse et peintre En compagnie de :
Robert Triquère : Editeur et animateur de la table ronde
Michel Arnaudiès – peintre et écrivain
Marie Claude Valaison – Conservateur
Eliane Comelade – Ecrivain et amie de Teresa
Pedro Soler – Guitariste et ami de Teresa (sous réserve)
Samedi 16 avril, à 21h, Concert, à la Salle des fêtes
Trois femmes rendent hommage à Teresa Rebull : avec Giselle Bellsola, Gaëlle Balat et Julia Taurinya. Tarifs : adulte 10€ et enfant (moins de 12 ans) 5€.
Renseignements Hôtel de Ville de Bages : 04.68.21.71.25 - www.bages66.fr
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Intervenants de la table ronde
Robert Triquère
Modérateur de la table ronde, Robert Triquère est animateur des Editions Balzac mais aussi militant catalaniste de longue date. Il a rencontré Teresa Rebull dans les années 1970 à l'occasion des « 6 Hores de la canço » avant de la retrouver pour la publication en français de sa biographie traduite par André Vinas et Christine Lavaill
en 2004.
Michel Arnaudiès
Peintre, écrivain, Michel Arnaudiès est un de ces hommes qui aura durant ce dernier quart de siècle a défendu la culture catalane et l’expression artistique en Pays Catalan. Il conjugue sa passion pour la peinture avec l’écriture. Ami proche de Teresa Rebull, il l'a accompagné durant de nombreuses années jusqu’à leur ultime exposition commune à La Junquera quelque temps avant la disparition de Teresa.
Marie Claude Valaison
Conservatrice en chef honoraire des musées de France à Perpignan, conseillère scientifique et culturelle auprès d’instances et collectivités territoriales de Pyrénées-Orientales, Marie Claude Valaison est l’auteure de nombreux catalogues et articles sur les artistes de notre département. Amie de Teresa, elle connaît et apprécie son travail pictural qu’elle replace dans la sensibilité de Cézanne.
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Eliane Comelade
De Barcelone à Perpignan et des Baléares à la Sardaigne, toutes
Pedro Soler
Guitariste flamenco, Pedro Soler a joué avec de nombreuses vedettes de la scène flamenco. Directeur artistique du festival "Guitares au Palais", au Palais des Rois de Majorque de Perpignan, Pedro et son épouse Madeleine sont amis de longue date de Teresa et ils connaissent aussi bien la femme, la militante que la musicienne.
les fines gueules des Pays Catalans connaissent Éliane Comelade
et ses trente livres de recettes, dont plusieurs sont bilingues. Mais
on ignore souvent qu’elle est aussi une militante de la culture
catalane, c’est en cela qu’elle deviendra une amie et une
complice de Teresa.






***SAMEDI 16 AVRIL à 20h30 -DIMANCHE 17 AVRIL à 17h
PôleAntonio Machado Spectacle tout public, 1h00
PRISONNIERE-SD’après Angeleta de Jordi Pere Cerda
Compagnie Du Sarment
.
Tarifs : 10 € /réduit 6 € ou PassInfos et réservations : 04 68 22 54 56


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MERCREDI  20 avril à partir de 18h00
LIBRAIRIE TORCATIS, présentation du roman de
MICHEL LLORY
                     L'EXPULSION

Une histoire vraie que celle du dernier berger, Roger, d'une vallée reculée, quelque part, dans le Vallespir. Expulsé de son mas natal avec sa famille, le berger doit vendre son troupeau à la hâte et s'exiler.
 



 
 

LE JEUDI 21 AVRIL A PARTIR DE 18H00 rencontre avec
SERGE MESTRE pour son livre paru aux éd. Sabine Wespieser


AINADAMAR, LA FONTAINE AUX LARMES
Au petit matin du 18 août 1936, non loin de Grenade, au lieu baptisé « ainadamar » - la fontaine aux larmes -, Federico García Lorca est lâchement assassiné par des phalangistes. Il meurt à l'âge de trente-huit ans, en compagnie de deux banderilleros anarchistes et d'un instituteur, chacun de ces hommes à sa manière engagé dans le renouveau républicain.
 


 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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