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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 11:33
Piano et guitares : de P. Cassard à De Fossa - Culture à Collioure - Capa à Argelès -
Piano et guitares : de P. Cassard à De Fossa - Culture à Collioure - Capa à Argelès -
Piano et guitares : de P. Cassard à De Fossa - Culture à Collioure - Capa à Argelès -
Piano et guitares : de P. Cassard à De Fossa - Culture à Collioure - Capa à Argelès -

Collioure n'a pas besoin de culture... (suite)

 

Elle a un tel potentiel : son histoire, son passé antique et catalan, ses monuments, son paysage naturel... 

Elle aurait pu devenir une ville-musée, réservée à un public limité (parking en haut de la cité et jauge ), mais le village est devenu une usine à bouffe, à glaces, qui n'ont rien d'artisanal malgré les effets d'annonce, à artisanat parfois venu de loin...

En trente ans, le petit port de la petite cité a changé, n'abrite plus de visiteurs illustres, n'offre plus que de "petits festivals, n'a plus son salon du livre magnifié par J.P.Gayraud (créateur), R.Triquère (un an) et G. Girodeau (dernier animateur avec débats de haute tenue)...

 

Pas besoin d'organiser un concert: la machine Marinaro est là et s'occupe de tout; on reprend la même programmation et P.Cassard (qu'on a bien connu au festival de piano d'Elne) revient à Collioure...

 

Festival de Piano

 

 

Cette année nous fêtons la 13ème édition du festival «Piano à Collioure»organisée par l'association des Amis d'Alain Marinaro en partenariat avec la Ville de Collioure. 

Nous vous rappelons que le pass sanitaire est nécessaire pour assister aux concerts de ce festival.

 

Le parrain de cette édition est Philippe Cassard (pianiste de notoriété internationale, musicologue, critique, critique, producteur à France Musique).

 

Le Concours International de Piano est l'un des points forts de cette manifestation. A cette occasion, sept jeunes pianistes venus du monde entier et sélectionnés parmi de nombreux postulants vont s'affronter pour tenter de remporter le Grand Prix Alain Marinaro.

 

Le jury sera présidé par Daniel Tosi, compositeur, chef d'orchestre et ancien directeur du Conservatoire à Rayonnement Régional, de Perpignan. Il est assisté par Angéline Pondepeyre, chef de chant et pianiste, et Philippe Cassard.

 

Pendant quatre jours la Cité des Peintres va vivre sous le signe du Piano et de la jeunesse ; un beau programme qui devrait satisfaire tous les passionnés de musique:

 

1/ Récital d'ouverture au Square Caloni - mardi 31 août à 20h30 : 20€

 

Récital de Philippe Cassard, pianiste de notoriété internationale, musicologue, critique, critique, producteur à France Musique. Il présentera et interprètera des œuvres de ses compositeurs favoris: Schubert, Chopin et Debussy. Parking réservé et gratuit sur la place du marché à partir de 19h pour les personnes ayant réservé au 06 65 58 60 40. Si nécessité de repli, le concert aura lieu au centre culturel.

Pass sanitaire nécessaire pour assister au concert

 

2/ Le concours international de piano au centre culturel - de la 1ère séance du 1er septembre à 16h: 10€

 

- Le 1er septembre à 16 heures, trois concurrents se produiront au centre culturel. 7 pianistes, issus de grands conservatoires ou d'écoles internationales, âgés de moins de 26 ans, s'affrontent, chaque jour, en public, devant un jury présidé par Daniel Tosi, compositeur, chef d'orchestre et ancien directeur du Conservatoire à Rayonnement Régional, de Perpignan. Il est assisté par Angéline Pondepeyre, chef de chant et pianiste, et Philippe Cassard.

 

Chaque candidat dispose de 30 minutes pour convaincre.  Il compose librement son programme en incluant l'œuvre « Les Marineros» de Daniel Tosi, écrite pour la circonstance et dédiée à Alain Marinaro.

 

Le jury désigne les lauréats. Chaque étape du concours étant conçue comme un concert, le public choisit par son vote le gagnant de l'étape.

 

Parking réservé et gratuit sur la place du marché à partir de 14h30 pour les personnes ayant réservé au 06 65 58 60 40.

 

3/ Le concours international de piano au centre culturel - du 2ème séance du 2 septembre à 16h: 10€

 

- Le 2 septembre à 16 heures, trois concurrents se produiront au centre culturel. 7 pianistes, issus de grands conservatoires ou d'écoles internationales, âgés de moins de 26 ans, s'affrontent, chaque jour, en public, devant un jury présidé par Daniel Tosi, compositeur, chef d'orchestre et ancien directeur du Conservatoire à Rayonnement Régional, de Perpignan. Il est assisté par Angéline Pondepeyre, chef de chant et pianiste, et Philippe Cassard.

Chaque candidat dispose de 30 minutes pour convaincre.  Il compose librement son programme en incluant l'œuvre « Les Marineros» de Daniel Tosi, écrite pour la circonstance et dédiée à Alain Marinaro.

Le jury désigne les lauréats. Chaque étape du concours étant conçue comme un concert, le public choisit par son vote le gagnant de l'étape.

Parking réservé et gratuit sur la place du marché à partir de 14h30 pour les personnes ayant réservé au 06 65 58 60 40.

 

4/ Le concours au centre culturel - 3ème séance - CONCERT « Jeunes Talents » -  3 septembre à 16h: 10€

 

Récital avec avec Antoine Lafont, virtuose de 16 ans Jean Nadrigny, gagnant du Concours Régional OCCITANIE

Parking réservé et gratuit sur la place du marché à partir de 14h30 pour les personnes ayant réservé au 06 65 58 60 40.

 

Pass sanitaire nécessaire pour assister aux concerts

5/ Le piano pour tous...  : Entrée libre

a) Dans les jardins de la Casa Païral - les 2 et 3 septembre à 9h30 : Entrée libre

Petits déjeuners musicaux offerts par la Casa Païral, Hôtel 4 étoiles dans ses jardins magnifiques avec la participation des pianistes du concours.

Pass sanitaire nécessaire pour assister au concert

 

b) Au Centre Culturel, rue Michelet - du 1er au 3 septembre : Entrée libre

- Les 1er et 2 septembre à 20 heures 30 : Récitals par les jeunes et talentueux pianistes du concours.

- Le 2 septembre à 18h30: distribution du prix du concours 

- Le 3 septembre à 20 heures 30 : Proclamation des résultats du Concours 

- Le 3 septembre à 22h: discours de clôture du festival

International avec un concert « piano et flûte traversière » par Julie Haismann, pianiste & Pauline Lamarque-Ferrasse, flûtiste.

Pass sanitaire nécessaire pour assister au concert

 

Retrouvez les informations sur les événements de l'association Marinarohttp://www.alainmarinaro.fr

Réservation à l'Office de Tourisme sur place ou en ligne.

Exposition photographique Robert Capa
18 mars 1939

L’armée oubliée du camp d’Argelès



C'est à Argelès-sur-mer que Robert Capa va réaliser son dernier reportage sur la Guerre d’Espagne derrière les barbelés des camps français...
Le 18 mars 1939, le photo-reporter y retrouve une partie des combattants républicains enfermés à Argelès-sur-Mer et au Barcarès. Le lendemain, Capa poursuit son parcours à Bram et à Montolieu, à la rencontre de réfugiés mis aux arrêts alors que le conflit continue de l’autre côté des Pyrénées. Il réalise en deux jours près de 300 photographies.

Le Picture Post publie le 15 avril 1939 vingt-quatre clichés que Robert Capa a pris dans les camps des Pyrénées-Orientales et de l’Aude, dont près de la moitié dans celui d’Argelès-sur-Mer.

Le prestigieux magazine britannique titre sur « The Forgotten Army » (l’armée oubliée). Le reste des négatifs de ce reportage sera aussi longtemps oublié.

Peu de temps avant son départ pour New-York en septembre 1939, Robert Capa confie l’ensemble de ses photographies sur l’Espagne à un ami qui quitte à son tour l’Europe en guerre...
En 2007, c’est au Mexique que ce fonds, connu sous le nom de « Valise mexicaine », fut retrouvé. Le Centre international de la photographie (ICP) de New-York a ainsi récupéré trois boîtes contenant 4500 négatifs datant de la Guerre d’Espagne. Parmi ce trésor figurent les dix films sur les camps.

En collaboration avec l’ICP, le Mémorial du camp d’Argelès-sur-Mer présente à partir du mois de septembre 2021 une partie de ces images dans une exposition exceptionnelle.
Des tirages, majoritairement inédits, dans les pas de Robert Capa sur les traces de cette armée oubliée.


Du 1er septembre au 15 novembre 2021
Galerie Marianne (rue du 14 Juillet, Espace Liberté) à Argelès-sur-Mer
Ouvert du mardi au samedi inclus de 10h à 13h et de 14h à 18h
Entrée libre

De Fossa a toujours eu un regard particulier sur le classicisme viennois au point d’être appelé à Madrid « El Hayden de la guitarra ». Pour ces deux concerts, deux importantes œuvres de musique de chambre du compositeur perpignanais – un trio et un quatuor – seront associées à la musique des compositeurs autrichiens qui l’ont inspiré. Haydn donc, mais aussi la génération précédente, dont le compositeur Wolfgang Amadeus Mozart.
La guitare, l'instrument de François de Fossa, se présente en harmonie et en rôle concertant avec le violon, le violoncelle et l'alto, et ces derniers lui répondent en s'associant dans des œuvres du répertoire.
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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 08:30
Cercas, le romancier qui dénonce l'indépendantisme catalan - TERRA ALTA, polar, Cercas : pour une littérature populaire

 

Le romancier Javier Cercas embrase la Catalogne

par

Sandrine Morel

Madrid, correspondante

« Un pays, un livre » (13/24). Dans « Independencia », l’écrivain à succès, installé dans la région, s’en prend à la tentative de sécession qui a divisé la Catalogne en 2017, sur fond de corruption morale des élites politiques et économiques. Un roman diversement apprécié.

Publié le 16 août 2021 à 00h01 - 

FRED PEAULT

Après son roman policier Terra Alta (Actes Sud, 320 pages, 22,50 euros), l’écrivain Javier Cercas a sorti en Espagne, en mars, le deuxième épisode des aventures de l’inspecteur catalan Melchor Marin. Dans Independencia (« indépendance », éd. Tusquets), dont l’action se déroule aux alentours de 2025, le policier, ancien délinquant et fils d’une prostituée, est cette fois chargé de résoudre un cas de chantage contre la nouvelle maire de Barcelone, une populiste au discours xénophobe, victime de « sextorsion ». Pour les besoins de son enquête, il plonge dans un univers sordide, où les rejetons de la haute bourgeoisie catalane vivent au-dessus des lois, enveloppés dans un halo d’impunité, mêlant affaires et politique, et commettant les pires crimes.

Derrière une intrigue policière bien menée, Javier Cercas dessine un tableau désabusé de la corruption morale des élites politiques et économiques. Cela pourrait se passer n’importe où, mais le choix du titre, un brin provocateur, ne laisse pas de doute sur la volonté de l’auteur de mettre à nu « le terreau sur lequel a poussé le processus indépendantiste », reconnaît-il au Monde. Le « carburant » de ce roman comme du précédent est le « climat prébelliqueux » de l’automne 2017 en Catalogne, marqué par une tentative de sécession qui a divisé la société et bouleversé la vie de cet auteur de 59 ans, catalan d’adoption depuis ses 4 ans. Si trois pages à peine sont consacrées à cet épisode, elles sont suffisantes pour démythifier la liturgie nationaliste. En 2025, plus personne ne parle d’un indépendantisme, qu’un personnage décrit comme une vaste manipulation des « masses » catalanes, montée par les élites pour« faire pression sur Madrid », durant la crise économique.

« Tentative d’intimidation »

Le roman ne pouvait que provoquer la controverse en Catalogne. Cercas s’y attendait, lui qui définit, souvent et publiquement, ce mouvement comme « une manifestation de national-populisme réactionnaire et insolidaire ». Cependant, il ne s’attendait pas au« montage » dont il a été victime. Alors qu’il était invité sur la chaîne publique catalane TV3, très favorable à l’indépendance, un compte Twitter anonyme a publié un fragment d’une intervention de 2019 sorti de son contexte pour l’accuser d’être favorable à une intervention militaire en Catalogne. Le compte a rapidement disparu, le temps que la vidéo soit reprise par plusieurs personnalités, dont l’avocat de l’ancien président du gouvernement catalan Carles Puigdemont.

 

Pris à partie par des élus séparatistes, comparé aux criminels de guerre serbes par des journalistes indépendantistes et traité de« fasciste » par une foule de haters, il a été victime de ce que le quotidien El Pais a qualifié dans un éditorial de « tentative d’intimidation ». Javier Cercas, lui, a réagi en assurant qu’il ne pensait « ni partir de Catalogne ni se taire ». Le troisième tome des aventures de Melchor Marín est déjà écrit. La date de sortie en France d’Independencia, qui, avec 75 000 exemplaires vendus, en est à sa cinquième réédition, n’a pas encore été dévoilée.

Retrouvez tous les épisodes de la série « Un pays, un livre » ici.

Sandrine Morel(Madrid, correspondante)

TERRA ALTA

 

Javier Cercas : pour une littérature populaire

 

Réécouter Javier Cercas : pour une littérature populaire

ÉCOUTER (28 MIN)

 

À retrouver dans l'émission

LA GRANDE TABLE D'ÉTÉ par Olivia Gesbert

 

Dans son dernier ouvrage "Terra Alta" (Actes Sud), l'écrivain espagnol Javier Cercas retourne à la fiction. Ce polar nous transporte dans la Catalogne d'après les attentats d'août 2017, dans un pays qui porte encore les traces de la guerre d'Espagne, pour élucider un double meurtre glaçant.

 

Les grands écrivains, Cervantès, Shakespeare, les grands poètes, Hugo, Byron, étaient tous populaires. Byron était aussi populaire que McCartney. La meilleure possibilité, c’est que la littérature redevienne ce qu’elle a été: populaire, importante pour tout le monde. C’est pour cela que j’aime l’humilité du genre du polar. (Javier Cercas)

Ecrivain, journaliste, et professeur de littérature espagnole, Javier Cercas a rencontré le succès avec son troisième livre, Les Soldats de Salamine, (Actes Sud, 2002) qui retrace avec précision le parcours de rescapés de la guerre civile espagnole. En 2009, son cinquième livre Anatomie d'un instant (Actes Sud, 2010), revient sur le coup d’état du 23 février 1981, qui marque la naissance de la démocratie espagnole, chroniqué minutieusement.

Borges disait que tous les romans sont des polars, et tous mes romans précédents étaient des polars, avec une énigme et quelqu’un qui essaye de la déchiffrer. (Javier Cercas)

 

Dans Terra Alta (Actes Sud, 2021), et après plusieurs livres flirtant avec le documentaire, Cercas s'en retourne à la fiction et interroge encore une fois l'identité espagnole, en particulier catalane, au lendemain des attentats islamistes de 2017 et du référendum indépendantiste de la même année. Le héros de ce roman, et de la trilogie à laquelle il appartient, le policier Melchor Marin, est un lecteur invétéré des Misérables, de Victor Hugo, et n'a d'yeux que pour le policier, Javert, qui pour lui incarne la vertu secrète et vraie. 

Je ne pense pas qu’il y ait de genres majeurs ou mineures, seulement une manière bonne ou mauvaise de les utiliser. Et au final, il y a de la bonne et de la mauvaise littérature. Cette superstition de notre époque qui dit que la bonne littérature est la littérature secrète, des catacombes, est fausse. (Javier Cercas)

L'écrivain ne doit pas juger, il doit comprendre. En ce sens, je suis absolument flaubertien. (Javier Cercas)

Javier Cercas est aussi l'un des cinq commissaires de l'exposition Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu, à la BNF du 19 mai au 22 août. Le maître du polar nous offre son regard sur l'héritage du père de la photographie moderne, louant l'imminence de la révélation qui n'arrive pourtant jamais dans ses photographies.

 

On m’a proposé d’être commissaire de cette exposition par hasard: cela a été pour moi une énorme découverte. Je connaissais, bien sûr, Cartier-Bresson, mais j’ai découvert énormément de parallèle avec ce que je fais: il raconte la réalité et en même temps fait de l’art. C’est en théorie contradictoire, mais c’est aussi ce que je souhaite faire dans mes livres. (Javier Cercas)

 

- - -« Terra Alta » : Javier Cercas en auteur de polars

Histoire d’un livre. Avec ce premier d’une série de romans policiers, l’écrivain délaisserait-il son sujet, l’histoire tragique de l’Espagne au XXe siècle ? Bien au contraire.

Par Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres ») 

Publié le 22 mai 2021 à 08h00 

 

Dans la région de Terra Alta, province de Tarragone, en Catalogne. ALAMY STOCK PHOTO

« Terra Alta », de Javier Cercas, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic et Karine Louesdon, Actes Sud, 308 p., 22,50 €, numérique 17 €.

Voilà un registre où les lecteurs de Javier Cercas ne l’attendaient pas : le roman policier. Mais vingt ans après la parution des Soldats de Salamine(Actes Sud, comme tous ses livres, 2002), somptueux roman-enquête sur la guerre civile espagnole que sont venus compléter Anatomie d’un instant(2009), L’Imposteur (2014) et Le Monarque des ombres (2017), tous consacrés à l’histoire tragique de l’Espagne du XXe siècle, c’est pourtant bien ce genre qu’aborde l’écrivain, avec Terra Alta, premier volume d’une série qui devrait en comprendre « quatre ou cinq », tous centrés sur le personnage de l’agent Melchor Marin. « Après Le Monarque des ombres, le premier livre – très difficile – que j’aie jamais voulu écrire, car il parlait du passé franquiste d’une partie de ma famille, j’ai eu la certitude que j’avais clos le cycle narratif de l’autofiction. Si je le poursuivais, je courais le risque de me répéter ou de m’imiter. J’ai senti l’urgence de me réinventer », explique l’écrivain au « Monde des livres », de Barcelone, alors que le deuxième épisode, Independencia,vient de paraître dans son pays. Ce changement lui a réussi : le livre a obtenu, en 2019, le prix Planeta, la plus prestigieuse – et la plus dotée – des récompenses littéraires en Espagne.

« Une vraie terre de western »

Melchor Marin est un enquêteur, originaire de la banlieue de Barcelone ; ancien délinquant, entré dans les forces de l’ordre, la police autonome de Catalogne, au terme d’un séjour en prison, il s’est installé dans la région isolée de Terra Alta, au sud de la Généralité, après avoir abattu quatre terroristes lors des attentats islamistes de Barcelone et de Cambrils en août 2017. Javier Cercas a eu l’idée de ce personnage après avoir participé à une rencontre autour du Monarque des ombres dans un petit village de Terra Alta ; là même où le grand-oncle phalangiste qu’il y décrit est mort en 1938, des suites de ses blessures lors de la bataille de l’Ebre.

 

Ebloui par cette région désertique, isolée et pauvre, « une vraie terre de western », le romancier se rend compte, le lendemain, que sa voiture a fait l’objet d’une tentative de vol. Un événement bizarre dans un endroit où, selon ses interlocuteurs, « il ne se passe jamais rien ». Ayant déposé plainte au commissariat local, Cercas discute avec un des hommes de la police scientifique, lequel lui explique s’être établi sur place après avoir rencontré sa femme. Il lui parle de Terra Alta : seul le silence l’avait perturbé à son arrivée, l’empêchant de trouver le sommeil. Cela inspire Cercas. « Je me suis demandé ce qui se passerait si un type, tellement citadin qu’il n’arrive pas à dormir, trouvait dans Terra Alta, où il est arrivé totalement par hasard, sa vraie “patrie”, au sens sentimental où l’entend Sancho Panza à la fin de Don Quichotte. » Il fait naître son protagoniste, entre joie et douleur, d’une prostituée qui finira assassinée. Habitué jusqu’ici au « je » narratif, Cercas s’étonne lui-même en adoptant la troisième personne. C’est sur un ton froid qu’il croque ce jeune homme dur et taiseux, empli de souffrances et de fureur.

Lire aussi ce portrait littéraire (2018) : Ombres et lumières de Javier Cercas

Le romancier s’était lancé dans une fiction pure, rompant avec ses précédents écrits, quand l’« automne catalan » de 2017 le surprend dans son travail. Stupéfait par le coup de force indépendantiste qui aboutit à la tenue du référendum d’autodétermination, jugé illégal par le Tribunal constitutionnel, il pose son stylo pendant trois mois, le temps d’expliquer aux médias internationaux ce que traverse son pays. Le choc qu’il éprouve lors des troubles catalans et « l’atmosphère d’avant-guerre » qu’il perçoit alors s’invitent avec fracas dans le roman. Evoquant la situation politique en toile de fond, celui-ci approfondit deux thématiques, inédites dans l’œuvre de Cercas : la justice et la vengeance, lesquelles animeront Melchor d’un bout à l’autre du livre. La forme « roman policier » surgit alors.

 

Méthodes d’enquête et parler policier

Pour expliquer la conversion de Melchor de bandit en justicier, comme pour souligner ses ambiguïtés, Cercas convoque Les Misérables, de Victor Hugo (1862), que son héros a découvert en prison, s’identifiant tour à tour à Jean Valjean et à Javert. « C’est un livre théâtral et excessif, comme le dit la femme de Melchor. Ce n’est pas le meilleur roman qui soit, mais on ne peut pas s’empêcher de continuer à le lire » , signale l’auteur.

Encore fallait-il que la forme polar soit crédible. N’étant pas un grand lecteur du genre, même s’il apprécie beaucoup les livres de Don Winslow, le romancier est allé dans plusieurs commissariats, notamment en Terra Alta, se former aux méthodes d’enquête, mais aussi s’imprégner du parler policier. Dans ce « territoire inconnu », il confie avoir dû batailler plus que d’ordinaire, notamment dans l’effort de construction que lui a demandé l’histoire, avec des allers-retours entre présent et passé auxquels il n’était pas habitué. Pour autant, il estime ne pas s’être démarqué de sa façon de travailler, partageant avec Jorge Luis Borges l’idée, développée dans son essaiLe Point aveugle (2016), que tout roman est forcément policier. C’est le cas de chacun de ses livres, fait-il remarquer, lesquels posent une énigme et la déchiffrent.

« J’ai adoré le côté humble et populaire du roman policier », confie-t-il. Tant et si bien qu’arrivé au point final de Terra Alta, et ayant eu la certitude de n’avoir pas tout dit, il a eu envie de poursuivre. Il vient d’achever le troisième volet de ce nouveau cycle, qu’il conçoit comme un seul et très long roman. Aussi ample et addictif que Les Misérables ?

Critique

 

Terra Alta, calme trompeur

Dans la région tranquille de Terra Alta, province de Tarragone, dans le sud de la Catalogne, un crime épouvantable a eu lieu. Le fondateur et propriétaire des Cartonneries Adell et sa femme, deux nonagénaires, ont été torturés et assassinés dans leur maison et leurs cadavres retrouvés aux côtés du corps de leur domestique roumaine. Qui pouvait en vouloir autant à ces notables et premiers employeurs de la région, de fervents catholiques ralliés à l’Opus Dei ? Le policier Melchor Marin est chargé de l’enquête.

Javier Cercas fait ici une entrée réussie dans le genre du polar grâce au portrait sensible et contrasté qu’il dresse de ce jeune homme blessé, un ancien détenu trouvant sa raison d’être dans le fait de rendre justice aux opprimés. Quitte à se placer lui-même dans l’illégalité.

Très habile à décrire les jalousies et les rivalités à l’œuvre dans une contrée reculée où tout le monde se connaît, le romancier renoue surtout ici, au moment où on l’attend le moins, avec les thèmes qui l’obsèdent : les stigmates de la guerre civile espagnole (1936-1939) et la façon dont le passé du pays nourrit toujours le présent, à l’insu même des jeunes générations. Le dénouement, surprenant, dans une ultime pirouette, confirme le talent de Cercas à faire resurgir les fantômes des tragédies trop vite étouffées.

Lire un extrait sur le site des éditions Actes Sud.

Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres »)

 

Terra Alta

 

 

Sur des terres catalanes qui portent encore les stigmates de la bataille de l’Èbre, Terra Alta est secouée par un affreux fait divers : on a retrouvé, sans vie et déchiquetés, les corps des époux Adell, riches nonagénaires qui emploient la plupart des habitants du coin. La petite commune abrite sans le savoir un policier qui s’est montré héroïque lors des attentats islamistes de Barcelone et Cambrils, et c’est lui, Melchor, qui va diriger l’enquête. Laquelle promet d’être ardue, sans traces d’effraction, sans indices probants. Or l’énigme première – qui est l’assassin ? – va se doubler d’une question plus profonde : qui est le policier ?
Car avant d’être un mari et père comblé, coulant des jours heureux dans cette paisible bourgade, le policier converti en justicier obsessionnel fut un ancien repris de justice, élevé par une prostituée dans les bas-fonds de Barcelone. Alors qu’il se pensait perdu par la rage et par la haine du monde, la lecture fortuite des Misérables de Victor Hugo est venue exorciser ses démons et bouleverser son destin. Il aurait pu être Jean Valjean… s’il ne s’était changé en Javert.
À Terra Alta, plus qu’ailleurs, bien des secrets plongent leurs racines dans la guerre. Et, pour résoudre l’affaire qui lui est confiée, Melchor doit avoir conscience que l’amour de la justice absolue peut s’avérer la plus absolue des injustices. Il va lui être donné de partager le dilemme de Jean Valjean : “Rester dans le paradis et y devenir démon ! Rentrer dans l’enfer et y devenir ange !”

[Actes Sud] Littérature

Lettres hispaniques

Mai, 2021
14.50 x 24.00 cm
320 pages

Aleksandar GRUJICIC

Karine LOUESDON

 

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:47
Afrique sauvage à Visa - Courts-circuits à Espira de Conflent -
Afrique sauvage à Visa - Courts-circuits à Espira de Conflent -
Afrique sauvage à Visa - Courts-circuits à Espira de Conflent -

Afrique sauvage à Visa - Courts-circuits à Espira de Conflent -

Courts-circuits à Espira de Conflent - Visa gnagna - Collioure n'a pas besoin de culture...

 

* Visa gnagna : ça y est, tous les medias, la presse et sites de complaisance et complicité parlent de Visa : l'actualité tourne et revient. Comme chaque fin août, l'animateur parisien vient faire la fête à Perpi et retrouve ces élus qui le paient.

L'extrême-droite (la ville, Aliot) papote avec l'extrême-gauche (J.F.Leroy), se font des sourires : le peuple va pouvoir admirer les horreurs du monde, les catas et autres spectacles effroyables...Avec les Talibans, ça continue, et la foule va voir les images comme on lit Gala ou Détective... Pauvre culture, qui se nourrit de l'exhibitionnisme ...

 

jpb

Courts-circuits à Espira de Conflent - Visa gnagna -

 

Collioure n'a pas besoin de culture... pour attirer la foule des touristes, qui cherchent, outre un moment d'émotion esthétique, le farniente, la plage,le soleil, les glaces, la jouisance des terrasses.

On sait que C. n'est plus Collioure depuis longtemps... Avec M. Moly, on eut des salons du livre remplis de débats (sur le port) et de spectacles (au château royal), grâce à J.P.Gayraud et les éditions Cap Béar...On eut des concerts et les belles rencontres des "Lézards au soleil", toujours au Château, où il faut l'accord du C66, pour que le pont-levis vous laisse entrer...

Au musée, on eut de grandes expos, au moins une sur Matisse et Derain, avec Céret et la venue de Pierre  Matisse. Ensuite, on a oublié les petites avec souvent des artistes locaux, catalans...

Mais l'histoire, les lieux, le paysage, le nom de Collioure n'ont jamais été vraiment exploités ! Et la Côte vermeille est saupoudrée d'événements secondaires qui ne sont pas à la mesure de la beauté et du trajet culturel de ce pays...

 

Car Collioure (et les autres) n'a pas besoin de culture pour vivre l'été et développer ses emprises commerciales et immobilières...

jpb

 

 

Poésie de Jo FALIEU

 

Passerelles d'orchidées

 

Passer par la porte étroite d'un échiquier

aller saluer les alouettes 

sur le revers d'un fleuve tremblant

 

sans attache

sans tourbillon de larme qui vienne visser l'inquiétude

aux crêtes du silence

revenir sur ses pas

se frayer un chemin dans les arcanes de la mémoire

 

ligoter une fois pour toutes ces tentacules géantes

qui peuplent mon angoisse

puis s'aventurer dehors

entouré de doutes, de sortilèges

qui m'obligent à revenir sans cesse

au creux de cette Odyssée fantasque

que j'ai créée moi-même en des temps de solitude

 

il suffit pourtant de tracer un arc en ciel dans la nuit

en prenant son élan

d'emprunter des passerelles d'orchidées 

inclinées sur le ventre bleuté des hirondelles

pour voir se réaliser des rêves d'enfant

alors

doucement     comme si tout soudain

s'allumaient des signaux de tendresse

tu verras émerger des horizons volubiles

      d'où surgiront des voluptés

en rayons de couleurs

pour faire vibrer la beauté sinueuse des choses

 

et révéler aux êtres de soleil

que l'heure est venue 

de sourire aux étoiles

 

Jo  Falieu

      13  01  2021

Salut aux amis et amies   

  de moi et de la poésie

 

je donne une lecture poétique accompagnée musicalement à Espira de Conflent samedi prochain 28 août 2021

c’est du nouveau; une composition où j’essaie de montrer l’importance de Rimbaud dans ma poésie en essayant de suivre la trame de l’enfance sur fond d’errance;

au plaisir de se revoir sur le parvis de l’église;

Jo

l’un des poèmes que je lirai

 

* Afin de bien finir l'été, venez nombreux partager un moment festif autour de la salle polyvalente d'Espira De Conflent samedi 28/08:

 

1/ De 16H00 à 20H00 MARCHE FESTIF 

(PENSEZ A PORTER VOTRE MASQUE POUR PARTICIPER A CE MARCHE )

 

Le collectif Val'Llech vous proposera:

- STANDS PRODUCTEURS VAL'LLECH: légumes de saison, viande, œufs, miel, vin, huile d'olives, tisanes,sac à dos sourie, habits...

- STANDS PRODUCTEURS ET ARTISANS INVITES HORS PÉRIMÈTRE VAL'LLECH:spiruline, plantes et fleurs, fromage, bijoux, cosmétiques, eaux florales et huiles essentielles....

- 16H00 - 20H00 TRIO DE MUSICIENS LOCAUX

- 16H30 - 18HO0 ATELIER DE CRÉATION ARTISTIQUE 

Sophie accueillera parents et enfants sous les arbres

- 18H00 - 19H00 LECTURE POETIQUE AVEC MUSIQUE

Le poète Jo Falieu accompagné du clarinettiste Tony Erdal vous accueilleront devant le parvis de l'église pour une lecture poétique sur les pas d'Arthur Rimbaud et sur la thématique de l'enfance.

- 18H00 - 21H00 BOISSONS ET REPAS À DEGUSTER (à base de produits locaux)

-bols salade de tomates 1,5 euros

-sandwich grillades 3 euros

-bol salade et sandwich grillade 4,5 euros

 

2/ 21H00 PROJECTION DE COURT METRAGES - Festival itinérant "Court circuit 66 »

(PENSEZ A PRESENTER VOTRE PASS SANITAIRE POUR PARTICIPER A CETTE PROJECTION EN ENTREE LIBRE ET GRATUITE)

 

La municipalité accueille le Festival du court métrages itinérant "Court circuit 66" pour une séance sous les étoiles composée d’une sélection internationale de 6 films venus de 4 pays : Suède, Catalogne, USA et Belgique. 

Comédies et drames se côtoieront dans cette programmation qui incluera notamment un film en langue catalane réalisé par un Barcelonais, « PRELUDI", ainsi qu'une création récompensée de l'oscar du meilleur court métrage 2019.  

Chaque participant sera amené à voter en fonction de son propre ressenti . 

 

Venez nombreux et n'hésitez pas à partager cette information avec le plus grand nombre!

 

Pour rappel:

Voilà plus de deux ans que le collectif Val'Llech fût créé pour fédérer producteurs et habitants de la Vallée du Llech (territoires d'Estoher et d'Espira de Conflent), afin d’œuvrer au bien vivre ensemble dans le respect et la valorisation de l'environnement.

Depuis l'été dernier les producteurs locaux organisent un marché les dimanches des semaines paires, de 9h00 à 12H00 à Estoher.

Le dernier week-end des mois de juin, juillet, août et septembre le collectif ouvre son marché à d'autres producteurs et artisans du Conflent pour un marché festif et convivial!

 

RESERVEZ DANS VOS AGENDAS LA DATE DU DERNIER MARCHE FESTIF DE L ETE 

Dimanche 26/09 de 10H00 à 15H00 à Estoher

--

Alain GENSANE 

Plaça Major

66320 Espira De Conflent

Portable: 00 33 687446588

Domicile:  00 33 468971405

agensane@yahoo.co.uk

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 09:35

Nos élus continuent à brader et à dévaster le pays catalan : Argelès (port, ciné Vox), Perpignan (parc d'Aliot)

 

Le cinéma VOX d'Argès/mer disparaît : les promoteurs immobiliers ont gagné la partie…

Le patrimoine local encore agressé !

 

démolition (après avoir été désamianté) pour laisser la place à une résidence. C’est le Groupe Hôtelier Guy-Lormand qui assurera la promotion immobilière de ce nouvel espace à peine situé à quelques dizaines de mètres de la plage.

 

L’unique architecture originale faisant penser à un chalet « sur la plage » n’a pas résisté aux ambitions dévorantes des promoteurs immobiliers…

 

En lieu et place du cinéma Le Vox… Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, la Municipalité d’Antoine Parra restera dans la mémoire collective des résidents de la Plage comme celle qui a fermé un cinéma, même si…

 

C’est une grande première dans le département : en dehors des partis politiques dont souvent les élus « copinent » par intérêts privés et des associations écologistes jugées trop laxistes dans le domaine, à Argelès-plage des riverains ont décidé de passer à l’action pour stopper la« Sarcellisation » impulsée par la nouvelle équipe municipale dirigée par Antoine Parra (Divers gauche), par ailleurs président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris. Une municipalité qui a choisi de défigurer Argelès-plage à coups de bulldozers et de bétonisation…

 

Depuis une semaine, les propriétaires de résidences principales ou secondaires des avenues du Canigou, des Corbières, des Mimosas et de la Marende, situées entre l’avenue du Tech et le boulevard de la Mer, sont contactés par un Collectif qui les informe :

« Vous avez sans doute reçu comme nous une proposition de rachat d’un promoteur immobilier afin de construire en lieu et place un complexe résidentiel dans le quartier. Nous comptons refuser bien sûr mais espérons aussi que tel sera la réaction générale afin de préserver pour nos enfants et petits-enfants l’esprit d’Argelès-plage. Si, néanmoins, vous envisagiez d’accepter nous vous serions reconnaissant de nous permettre (éventuellement avec la participation d’autres habitants du quartier) de vous faire une contre-proposition ».

La fronde s’organise.

 

(C)  L.M.  -  Site Ouillade 

/www.ouillade.eu/agenda/argeles-plage-betonisation-tout-un-quartier-residentiel-se-mobilise-contre-les-promoteurs-immobiliers/236566

Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -
Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -
Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -
Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -
Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -

Ciné VOX -: avant, après ! - Parc à thèmes : projet à Château Roussillon -

 

Sauvez le Racou - Non à l'extension de Port-Argelès

 

Association pour la Sauvegarde du Racou a lancé cette pétition adressée à Maire d'Argelès sur Mer et à 1 autre

              Il ne suffit pas d’être un hameau paisible, apprécié de tous, un site classé, protégé, inscrit pour être à l’abri de périls imminents et de la bétonisation. Le Racou, site emblématique du littoral catalan, pris en étau entre l’extension programmée d’un port entaché d’illégalité et le recul du trait de côte provoqué par ce même port, est menacé de disparition. 

Pour tout ce que le Racou représente encore d’original sur cette côte qui tend à se dépersonnaliser, opposons-nous à l’extension de Port-Argelès !

  •  La plage recule

Fragilisé par le port d’Argelès et ses digues qui ont dévié les courants marins, le Racou a vu disparaitre plus de la moitié de sa plage : 50 à 60 mètres engloutis. Le port a bloqué et dévié vers le large le transit naturel de sable destiné au Racou et détourné la rivière Massane qui y apportait des sédiments tout en stabilisant la plage.

Le dérèglement climatique n’est pas en cause puisque les autres plages argelésiennes située en amont du port se sont, au contraire, fortement élargies. De plus, il y a près de 60 ans, la Mission Racine, à l’origine des ports du littoral occitan, avait montré que toute plage située en aval d’un port réalisé sur une côte sableuse subit une érosion.

  • Le port avance

Après un long feuilleton judiciaire qui a conduit le Conseil d’Etat à considérer « l’opération Port-Argelès » comme contraire à la « loi littoral » et surdimensionnée, une coupure d’urbanisation incluant le site protégé de la Massane a été imposée entre bassin portuaire et hameau du Racou.                                                         C’est pourtant cette zone naturelle, inconstructible, servant de parking gratuit l’été, située au contact d’un site classé et d’un site protégé contribuant à la biodiversité, que la Mairie veut, aujourd’hui, bétonner et imperméabiliser. Un nouveau bassin portuaire de 250 emplacements et une urbanisation sur 6 hectares y sont prévus.

  • Demain, le Racou deviendra un site impersonnel noyé dans une urbanisation littorale continue

L’érosion de la plage et l’avancée parallèle du Domaine Public Maritime à l’intérieur du village permettra une opération immobilière autour du nouveau bassin et du Racou à la suite de nombreuses expropriations.

Cette extension, autrefois bloquée par la justice mais régulièrement relancée, permet d’expliquer pourquoi le Racou est la seule plage du littoral catalan, voire méditerranéen, à n’avoir jamais bénéficié de la moindre protection.

Si vous vous opposez à la bétonisation du littoral, si vous êtes contre la disparition de ce site « remarquable », signez et partagez cette pétition. Merci.

A voir 

 

mail : racou.asr@orange.fr    

     site internet : leracou.fr

 

http://chng.it/vHnZMDmLFQ

- - -

 

*** Dévoration du paysage catalan

 

Le parc à thèmes de Perpignan : dévastation du territoire, non concertation avec la population, destruction de paysages naturels et patrimoniaux, projet idéologique et commercial non piloté par un conseil historique et scientifique...

 

Projet à long terme...mais comme le nouveau maire n'a encore rien réalisé (promesses d'école d'art, Casa pairal, radio gitane, musée d'art juif...) depuis un an, on peut encore attendre...

 

Il faut dire que les thèmes qui passionnent Aliot sont la sécurité et l'immigration... Pour l'art, il se contente de Véronique...

JPB

 

* En  janvier 2019 déjà

 

La commissaire en charge de l'enquête publique sur le projet d'hôtellerie de plein air dans le secteur de Château-Roussillon a rendu vendredi 11 janvier un avis négatif alors qu'un investissement de 25 M€ était prévu.

Le maire Jean-Marc Pujol a confirmé l'information ce lundi 14 janvier lors de ses voeux à la presse. Le projet de parc à thèmes sur 14 hectares à Château-Roussillon, à proximité du site de Ruscino, a du plomb dans l'aile. La commissaire en charge de mener l'enquête publique a décidé de formuler un avis négatif …

 

Une vingtaine de personnes souhaitait alerter les maires et conseillers communautaires sur les conséquences de la création à l'est de la ville d'un projet hôtelier dans une zone verte. 

 

Les opposants au parc à thèmes sur 14 hectares à Château Roussillon ne désarment pas et le font savoir. Alors que la commissaire enquêtrice n'a pas remis encore son rapport suite à l'enquête publique, habitants du quartier ainsi que des associations patrimoniales et écologistes ont manifesté ce jeudi 20 décembre devant l'hôtel d'agglomération où se tenait un conseil communautaire. 

 

"Nous considérons le projet comme nuisible à l'intérêt général des Pyrénées-Orientales", a développé l'ancienne conseillère municipale de Perpignan Clotilde Ripoull. "Il porte atteinte au cadre de vie, au patrimoine, à l'écologie et à l'agriculture sans pour autant contribuer à un profond et durable développement économique.

 

 

**Août 2021 : dans le site Ouillade, point de vue de #AgissonsPaysCatalan

 

Perpignan/ Parc à thème : le maire Louis Aliot est à Tolède (Espagne),

#AgissonsPaysCatalan s’interroge…

par ADMIN le Août 24, 20218 h 20 min

 

 

 

 

-« Parc à thème , bonne ou mauvaise idée ?

 

Actuellement le maire de Perpignan est à Tolède, pour s’inspirer de l’exportation du Puy-du-Fou dans cette commune espagnole.

A proprement dit, le succès est indéniable, que ce soit en France ou de l’autre côté des Pyrénées.Louis Aliot, proposait durant la campagne des municipales, que le Pays Catalan soit doté aussi d’un parc à thème, pour faire « rayonner notre territoire ».

Mais quelques questions subsistent…

-Va-t-on encore sacrifier des terres cultivables pour installer ce type de structure ?

-Va-t-on respecter l’Histoire de notre territoire dans sa globalité ? Et bien d’autres…

 

...

Louis Aliot était vendredi dernier à Tolède, au Puy du Fou espagnol. L'occasion pour le maire de Perpignan de plancher sur son projet de parc à thème historique à Perpignan. Un site est privilégié : le Serrat d'en Vaquer. Reste à convaincre des investisseurs privés. 

"Ne l'appelez surtout pas Puy du Fou catalan". Louis Aliot a retenu la leçon. La marque Puy du Fou est jalousement protégée par Philippe de Villiers, son créateur, et ses équipes....

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 10:42
La culture modeste : Collioure, Razerca Lavant, De Fossa à Perpignan et Amélie - le tourisme orgueilleux
La culture modeste : Collioure, Razerca Lavant, De Fossa à Perpignan et Amélie - le tourisme orgueilleux
La culture modeste : Collioure, Razerca Lavant, De Fossa à Perpignan et Amélie - le tourisme orgueilleux

La culture modeste : Collioure, Razerca Lavant, De Fossa à Perpignan et Amélie

 

photos : concert De Fossa à La Réaal le 31 août à 17 heures (entrée : 12 euros), concert gratuit à Amélie le 29.

 

Le petit festival en Côte vermeille : Razerca, épouse du comédien Denis Lavant, vient l'été depuis des années chez Pedro Soler; au mas, elle organisait des scénettes pour un public intime. A présent, le couple a acheté une villa en bord de mer et la metteuse en scène a décidé d'organiser ce festival populaire. Modeste, ce "petit" festival... à suivre, en 2022 !

 

** Collioure devient "petite" cité de caractère... Elle mérite mieux comme appellation.

La culture, depuis des mois, est en berne : on regrette les concerts de jazz au port, le salon du livre, les rencontres au château royal... On espère le festival de l'humour en 2022 et enfin des expositions de qualité...

 

La machine du tourisme a les mots pour vanter la ville : tout va bien, éloge, ubris, métaphores, non-dits et mensonges :

 

Perpignan Tourisme :

 

 TOUTE UNE CULTURE 

 

Comme l'a dit Salvador Dali : "Perpinyà és el centre del món " (la gare de Perpi est le centre du monde)

 

Entre mer Méditerranée et montagne des Pyrénées, le soleil vous donne rendez-vous plus de 300 jours par an : ne rêvez plus, vous y êtes ! 

Vous serez charmé par les saveurs, senteurs et couleurs, de notre terroir singulier et attachant. C'est par le contact avec son histoire  ses habitants  ses commerçants  ses restaurateurs  … que Perpignan vous dévoilera toutes ses richesses.

Une expérience à vivre ! 

 

#FeelPerpignan

 

Les grands "hommes" de Perpi *

 

comme Jordi Pere CERDA, poète, romancier, ancien Résistant et militant communiste.

* texte de Michel Lloubes :

 

 Les disparus …en Catalogne française

 

AL NOSTRE PANTHEON…

Lorsque les portes du Panthéon de la Nord-catalanité se sont ouvertes devant les regrettés  Jean Iglesis, sa lanterne dels focs de sant Joan à la main, et Eliane Comelade avec son freginat de Baixas, ils  étaient   de nombreux  anciens à   venir les accueillir. Parmi eux, micro à la main, sempre incansable, Jordi Barre. Représentant la poésie, Jordi Père Cerdà, l’histoire, Alice Marcet, le journalisme, Louis Monich, la caricature, Jordi Dunyach, et la liste est loin d'être exhaustive *… 

 

L’occasion de rendre hommage à celui qui y représente  passionnément notre  patrimoine architectural : Pierre Ponsich.  Tous étaient  parmi nous, en ce 15 juillet 1988, avec le Punt Catalunya Nord, lui aussi bien trop tôt disparu…

* J. Queralt et J. L'Héritier…

 

 

*** Ou femmes, telle celle, reconnue à Perpignan, qui alla placer son argent en Andorre et fut choisie pour donner son nom au conservatoire de musique de Perpignanouze…

 

Montserrat Caballé…

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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 08:09
PERPIGNAN des Années folles avec le "Centenaire de la Font del Gat", vendredi 20 et samedi 21 août 2021
PERPIGNAN des Années folles avec le "Centenaire de la Font del Gat", vendredi 20 et samedi 21 août 2021
PERPIGNAN des Années folles avec le "Centenaire de la Font del Gat", vendredi 20 et samedi 21 août 2021

 

Philippe Latger

 

Vivez le PERPIGNAN des Années folles avec le "Centenaire de la Font del Gat" Vendredi 20 et samedi 21 août 2021.

La Font del Gat était une guinguette créée en 1921 en lieu et place du Dali Hôtel, 18 boulevard Jean Bourrat à Perpignan. 

Le Temps du Costume Roussillonnais et le Dali Hôtel, en collaboration avec la Ville de Perpignan, proposent deux jours de festivités dans l’ambiance de cette époque.

 

** Centenaire de la Font del Gat

Venez en costume des années folles fêter le centenaire de la Font del Gat, ancienne guinguette et fabrique de limonade, le rendez-vous obligé des artistes comme le jeune Trénet.

La Font del Gat est devenue ensuite le Park Hôtel -Chapon fin pour ouvrir cette année sous le nom de DALI Hôtel. De l'Hôtel au Square, deux jours festifs vous permettront de vous replonger dans cette époque du Perpignan des années folles !!

 

*** PROGRAMME

Exposition-vente « Peintres en Roussillon à l’Entre-deux guerres » et « Vidéo Panorama : la Font del Gat de Perpignan». 

 

Au Dali Hôtel 18 boulevard Jean Bourrat à Perpignan, du vendredi 19 aout au dimanche 29 août 2021

VENDREDI 20 AOÛT

Au Dali Hôtel 18 boulevard Jean Bourrat à Perpignan

• 15 h Conférence « De la Font del Gat au Dali Hôtel » par Sylvain Chevauché, historien paléographe. 

• 16h30 Inauguration des expositions : 

« Peintres en Roussillon à l’Entre-deux guerres », « Vidéo Panorama la Font del Gat de Perpignan » 

Place Molière 

• 18h à 20h « Sardanes et bal populaire 1920 », Cobla Mil.lenaria (gratuit). Une tombola cloturera le bal avec de nombreux lots à gagner. 

 

SAMEDI 21 AOÛT

10h30, rendez-vous devant le monument aux morts 

• Visite guidée gratuite : « Architecture Art Déco du quartier des Platanes » par Philippe Latger, spécialiste Art Déco.

  

 

Laurent Fonquernie

12 août

rejoignez nous au Dali Hôtel puis à la place Molière pour fêter le centenaire de la FONT del GAT !

 

Perpignan : La Font del gat, la guinguette des Années folles et de l'Après-guerre aurait cent ans

 

  • Elle est bien loin cette époque où l'on se retrouvait entre amis et artistes à la terrasse de la guinguette. 
  • Une fresque peinte par le fils du propriétaire ornait tout un mur du café. 

 

Il y a tout juste un siècle, La Fount del gat ouvrait aux Platanes, face au futur square Bir-Hakeim. Ce café-restaurant guinguette fut le repère du tout Perpignan, de ses artistes, ses poètes et aussi des boulistes. Un vivre ensemble avant l'heure. Souvenirs, souvenirs...

 

On imagine mal aujourd’hui en passant sur le boulevard Jean-Bourrat au niveau de l'hôtel-restaurant Campanile, ce qu'était le quartier entre les deux guerres.

 Laurent Fonquernie, guide conférencier et président de l'association Le Temps du costume roussillonnais, a étudié l'histoire du lieu ...

 

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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 08:03
Affiche du salon - Livre sur la Lidia de Cadaquès (J.P.Bonnel) - Hommage de la municipalité de Cadaquès
Affiche du salon - Livre sur la Lidia de Cadaquès (J.P.Bonnel) - Hommage de la municipalité de Cadaquès
Affiche du salon - Livre sur la Lidia de Cadaquès (J.P.Bonnel) - Hommage de la municipalité de Cadaquès

Affiche du salon - Livre sur la Lidia de Cadaquès (J.P.Bonnel) - Hommage de la municipalité de Cadaquès

 

Salon du Livre du Goût et de l’artisanat 

à Vinça

 

Samedi 21 août 2021

De 14h à 18h

 

Dimanche 22 août 

De 10h à 18h

 

Complexe sportif du Canigou – Espace Christian Bourquin  66320 Vinça

 

LES ECRIVAINS

 

LEGRAIS Hélène

AYMAR Lucien

BAILLAAYRE Adrien

BARCELONNE Catherine

BAYLET Gérard

BERBARD – VILLA Nicole

BERT Patrick

BONNEL Jean-Pierre

BONNAFOS Laetitia

CARRE Claude

CAU Thérèse

CHEMARIN Caroline

DESEILLE Solange

DUPUIS Éric

FAISANDIER Sylvette

FARINES Brigitte

FORES Jean-Louis

GENIQUE Evelyne

KOUZMIN Pierre

LE DANTEC Monique

MAJDI Hassan 

NADAL Marie-Pierre

NOBECOURT-SEIDEL Régine

ORIOT Pascale

RAYNAUD Guy

SAVARIT Fabienne

SORGESA-ALIBERT Sylvie

VALMERE Breath

MARTIN Salomé

CATHELIN Annie

ORTEGA Julien

LAPEYRE Jean-Philippe

 

 

LES ARTISTES et ARTISANS

 

Peintres : GONZALEZ Incarnation

SACRISTA Marie-José

DE SCHRYDER Dominique

MEDOT Richard

ALBALAT Cathy

GONZALEZ Incarnation

FLEURY Brigitte

Couturière CAMPYGNA Sylvie

Sculpteur fer à cheval DURAN Etienne 

Sculpteur sur marbre REMAURY Charles

 

LE GOÛT

Les croquants de St Paul

Le vin 

Le Miel 

L’élevage…

Dimanche à 11 heures

Hélène LEGRAIS nous invite à découvrir son dernier ouvrage autobiographique :

 

NOUS ETIONS TROIS

Dans l’après-midi

Jean-Pierre BONNEL nous lira un extrait de son livre

Dali et la Sorcière de Cadaquès

 

Remise du prix du meilleur dessin

Remise du prix du meilleur poème

 

 

 

 

 

 

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 09:27
C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021
C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021
C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021
C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021
C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021

C. Claus - Le Mémorial - Musique à Palau del Vidre pour le 15.8.2021

EXPOS, Installations, Art contemporain

 

 

REGISTRE DES MURS

 

Performance le 20 Août au lever du jour (5h15)

Au Mémorial du Camp de Rivesaltes

Depuis Janvier 2020 je suis en résidence artistique au Mémorial du Camp de Rivesaltes. Pendant un an et demi, j'ai arpenté les ruines de ce camp qui, à partir des années 40, a enfermé ceux que la société a considérés comme des indésirables.

Après ce temps passé à marcher entre les décombres des baraques, il m'est apparu qu'aussi loin que nous allions dans nos recherches pour comprendre, il y aura toujours un mur infranchissable entre nous et le silence d'un tel lieu, chargé de cruauté et de misère.

En conclusion de cette résidence, j'ai proposé à l'Ensemble Flashback de m'accompagner pour mettre en scène cette marche entre les ruines. Je vous invite à nous rejoindre le 20 Août au lever du jour pour tenter de sentir ces murs et leurs mémoires énigmatiques ensemble.

Billetterie:

https://www.memorialcamprivesaltes.eu/.../clara-claus...

 

---------

SERIGNAN

Les rendez-vous du mois d'août

 

 

AGENDA DU MRAC

 

Concert Almanza

Dimanche 22 août à 16h

 

Almanza est une série d’arabesques électriques instrumentales. C’est le projet solo du musicien Guilhem Almanza, moitié du duo Nuits fuchsia, membre de plusieurs groupes entre Rome et l’Occitanie, et cofondateur du label Ahimè records.

Gratuit

Sur réservation : 04 67 17 88 95

 
 
 

 

Atelier en famille

Mardi 3 et mardi 10 août à 16h30

 

Les enfants et leurs (grands) parents partent à la découverte du musée et participent ensemble à une activité.

 

Compris dans le droit d’entrée (gratuit pour les moins de 18 ans)

Sur réservation : 04 67 17 88 9

 

Mes vacances au musée. Atelier de l’artiste Zainab Andalib

Du 4 au 6 août

 

L’artiste Zainab Andalibe proposera aux enfants de découvrir son œuvre 1/1726 présentée dans l’exposition Distance ardente et les invitera à se questionner sur l’histoire d’un voyageur à travers le récit de ses déplacements dans de nombreux pays. 

 

Atelier sur 3 jours

→ 11h-13h pour les 5-7 ans

→ 15h-17h pour les 8-12 ans

12€/enfant/3j

Sur réservation : 04 67 17 88 95

 

 

Mes vacances au musée. Atelier de l’artiste Julien Martinez

Du 11 au 13 août

 

À partir des œuvres du musée, les enfants auront l’occasion d’interpréter ce qu’ils voient en produisant des sons. Ils auront à leur disposition du matériel d’enregistrement, des micros, une table de mixage, un sampleur et des objets ordinaires pour fabriquer leur regard sonore.

 

 

 

"Distance ardente

"https://mrac.laregion.fr/-Mrac-Occitanie-

 

Musée régional d’art contemporain
Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
146 avenue de la plage, 34410 Sérignan, France
+33 (0)4 67 17 88 95
Contacter l’équipe

 

Jusqu'au 19 septembre 2021

Exposition organisée dans le cadre de laSaison Africa2020.

Artistes : Mariam Abouzid Souali, Mustapha Akrim, Zainab Andalibe, Mohamed Arejdal, Hicham Ayouch, Hassan Bourkia, Diadji Diop, Simohammed Fettaka, Moataz Nasr, Khalil Nemmaoui, Fatiha Zemmouri

Commissariat : Hicham Daoudi

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 10:36
Rares ceux qui lisent à la plage...

Rares ceux qui lisent à la plage...

La France à la plage.

Ceux qui s'ennuient dans les villes manifestent...

 

Ils s'emmerdent les Franssouzes à la plage !

Deux heures étendu à bronzer, ça va...Par chance, on a inventé le smartphone : tu as tout là-dedans, le monde entier, les photos, les actualités, les réseaux, les messages et tout ce que je ne sais pas encore... Pas besoin de parler à la belle-mère : je la laisse batifoler seule dans l'eau...ah, si une nouvelle vague...

 

Ma femme, elle, a de quoi s'occuper : mettre la bouée à notre gosse qui fait des architectures de sable, lui crier de ne pas aller seul dans l'eau car il y a des trous, et peut-être des mérous méchants et des vives qui vous brûlent la peau...

 

Bref, la journée avance, mais demain ce sera idem, le même calendrier, le déjeuner au studio que j'ai payé 1000 euros pour sept jours, les courses au marché comme à Aubervilliers, sauf qu'ici c'est la canicule, puis le repas de midi comme à Meudon, comme il écrit, l'ami Céline, et la petite sieste, en espérant que l'hériter s'endorme pour qu'on sente quelques trémolos dans la quéquette en quête d'aventures exotiques, ici, à Torreilles, tout-ouïes, tout-oreilles...

 

Et enfin, la plage, the beach, avec sun mais sans sex, le sable, the sand with music of Vianney que je vais écouter de mon téléphone, avant d'aller plonger ma bedaine dans l'eau...

Ouf, qu'est-ce qu'on peut s'emmerder à la plage...

 

Et les autres, à la ville, ceusses qu'ont pas pu partir par les belles autoroutes et atteindre Narbonne-plage, ils passent leurs journées à manifester, à s'échauffer sur le bitume, pour réclamer la liberté, leur liberté, radicale, totale, sans penser aux autres, ces lâches qui se font vacciner, et se trimballent avec leur passe-partout, les imbéciles, qu'ils disent les insoumis, et s'ils se contaminent et tuent leurs proches, qu'ils viennent pas aux urgences respirer de l'oxygène...

Qu'ils crèvent chez eux : la sécu, la santé, ça coûte assez cher comme ça !!! Non, mais...

 

JPB

 

 

 

 

 

 

 

 

Rares ceux qui lisent à la plage...

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 08:41
La Boétie -
La Boétie -
La Boétie -

La Boétie -

Les anti-vaccins ne veulent plus lire La Boétie :  ce sont des révoltés radicaux épris de liberté radicale !

 

Les anti-vax, ceux qui sont opposés au vaccin, les excités du samedi après-midi, les ceusses qu'envoient des insultes racistes et des haines antisémites, on croit qu'ils sont attardés, récupérés par les extrêmes, les enragés, les Malaufion et autres Philippipeau...

 

 

Mais non, ils revendiquent la liberté, la radicale liberté ! Liberté personnelle, égoïsme, vous allez dire, alors que dans un pays, il faut jouer collectif et s'arrêter à la frontière de la liberté d'autrui...?

 

Non, ils disent que cette façon de s'enchaîner dans son pays, d'obéir à un seul, à un pouvoir concentré dans les mains d'un président-dictateur, même s'il a été élu, mais dans quelles conditions, avec tant d'abstention...cela ne peut plus durer...

 

Ces individus, ces anars radicaux, ils forment un groupe informe, impossible à définir : quand on ne peut les compter et les mettre dans une case -insoumis ou fascistes- on dit "c'est un gilet jaune"..!

 

Et bien non, ces gens-là, ô combien honorables, même si certains, incultes ou peu raisonnables, dérapent et ne connaissent pas l'Histoire, le nazisme, les juifs pourchassés, la haine immémorielle...ces gens-là; ce sont les nouveaux sages qui ne veulent plus de la théorie imbécile de la Boétie, cet écrivain di VXI° siècle, grand ami de Montaigne : "parce que c'était lui, parce que c'était moi..."

 

Non, de la SERVITUDE VOLONTAIRE, ils n'en veulent plus. Voici leu vrai visage, d'insurgés à la Vallès, de Communards à la Rosa Luxembourg, d'éternels révoltés, de refuseurs de servilité ...

 

 

Ils crient : "la servitude, c'est fini !" On veut être maître, désormais, de notre vie, de notre destin ! Vous ne pouvez pas nous étiqueter comme des marchandises. Nous sommes nous, hommes de bonne volonté, qui serons bientôt, l'humanité totale retrouvée !"

 

JPB - 9.8.2021

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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