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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 09:27
C.Simon à Collioure - Musique à Palau/Vidre - Cerdagne et les arts sacrés
C.Simon à Collioure - Musique à Palau/Vidre - Cerdagne et les arts sacrés
C.Simon à Collioure - Musique à Palau/Vidre - Cerdagne et les arts sacrés

C.Simon à Collioure - Musique à Palau/Vidre - Cerdagne et les arts sacrés

Le bla-bla-bla de RFR (Radio France Roussillon)

 

On téléphone à la radio de Perpignan pour informer qu'un concert de jazz important aura lieu à Banyuls le 3 juillet...Une voix jeune, un stagiaire pour l'été sans doute, répond qu'il donne l'info à une journaliste, Mme X...

 

Rien...Je téléphone à nouveau et demande cette "journaliste"; elle répond : donnez -moi votre numéro et vous passerez en direct sur la radio...

 

J'attends encore... Incompétence, dilettantisme... du superficiel, à l'image de ce média pour femmes au foyer ou vieux en Ehpad...

 

JPB

 

 

- - -

Ouf!... 

 

A quelque 450 000 ans de sa vie paisible passée, l'homme de Tautavel est enfin irrémédiablement sauvé...

 Charles Darwin en soit loué!...

 

 Aujourd'hui l'homo erectus - les ondes en soient pleinement congratulées - n'est plus à même d'entendre les si précieuses informations que France Boeufs  Roupillon divulgue et dispense, jour après jour, et que notre ancêtre  eût été si primitivement et si naïvement heureux de percevoir, prostré qu'il était dans la Caune de l'Arago, perdu quelque peu, lors de soirées qui n'avaient rien de festives, entre les défenses des mammouths, les ossements des tyrannosaures,   mais réjoui par les les étincelle luminescentes  des silex... 

 

Voici remonter - à un demi-million d'années de cela - le  flash mémorable et immortel de notre radio des jambes, du bassin, mais certainement pas du crâne et du cerveau :

 

"Il y a 50 ans, le 22 juillet 1971, était mis au jour dans la Caune de l’Arago, près de Tautavel dans les Pyrénées Orientales, un bout de crâne humain vieux de 450 000 ans. France Bleu Roussillon célèbre cette découverte avec une émission spéciale depuis le musée de la préhistoire.

 

La découverte d’un crâne d’Homo Heidelbergensis dans la Caune de l’Arago à Tautavel, le 22 juillet 1971, a bouleversé la préhistoire dans le monde et changé le destin de ce village des Corbières catalanes... 

 

Prochain épisode : Nessie, le monstre du Loch Ness, craint de finir bouilli dans son bain, et ce en raison du réchauffement climatique... Tout un drame qui va nous empêcher de dormir...

 

et bla-bla-bla et bla-bla-bla- et coetera, et coetrea

 

Jean IGLESIS

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:54
A. Ionatos - La communication pour la culture à Perpignan
A. Ionatos - La communication pour la culture à Perpignan

A. Ionatos - La communication pour la culture à Perpignan

La mort d'Angélique IONATOS 

 

Angélique envolée dans le silence effrayant de sa voix 

 

Mes amis, 

que vous dire dans le chagrin d'aujourd'hui

que vous suggérer de l'écouter

de l'écouter encore

depuis les aiguës si clairs

aux  graves si profonds...

elle vous dira si bien le ventre des choses

avec les cœurs qui battent dedans !

 

Guy Jacquet

 

Odysseus Elytis Omorphi ke paraxeni ... Belle mais étrange patrie

 

Belle mais étrange patrie
Que celle qui m’a été donnée

Elle jette les filets pour prendre des poissons
Et c’est des oiseaux qu’elle attrape
Elle construit des bateaux sur terre
Et des jardins sur l’eau

Belle mais étrange patrie
Que celle qui m’a été donnée

Elle menace de prendre une pierre
Elle renonce
Elle fait mine de la creuser
Et des miracles naissent

Belle mais étrange patrie
Que celle qui m’a été donnée

Avec une petite barque
Elle atteint des océans
Elle cherche la révolte
Et s’offre des tyrans

Belle mais étrange patrie…

 

- - -La chanteuse Angélique Ionatos s’est éteinte, sa tragique lumière subsiste

Pendant un demi-siècle, la chanteuse a mis en musique la poésie grecque contemporaine. À ses accents de tragédienne, elle mêlait les engagements de son temps. Elle est morte mercredi 7 juillet à 67 ans.

 

Angélique Ionatos vivait aux Lilas, en lisière de Paris, où elle s’est éteinte, mercredi 7 juillet, à 67 ans. Elle habitait non loin du Triton, salle dont elle était la marraine et où elle chanta souvent. Son directeur, Jean-Pierre Vivante, fut le premier à annoncer, sur les réseaux, la disparition de « l’immense artiste, l’incroyable chanteuse, guitariste, musicienne, compositrice, la femme libre, lumineuse, drôle et grave ». Beaucoup de qualités sont énoncées... Et sont aussi suggérés les contrastes – la douceur et la colère, le lyrique et le tragique, la clarté et les ténèbres – qui peignaient d’un clair-obscur les mots des poètes mis en musique tout au long de sa carrière étirée sur un demi-siècle.

 

Cheveux noirs, yeux noirs, regard noir, Angélique Ionatos était éclairée par le soleil de sa naissance athénienne, en 1954. Comme Pénélope guettant Ulysse, sa mère attendait inlassablement son père, un marin au long cours qui découvrit sa fille au retour d’un voyage de deux ans. Elle aima follement les deux. Mais en l’absence de l’un, elle grandit avec l’autre, dans une maison qui trempait ses pieds dans l’eau des bateaux. Sa mère patientait en chantant et elle lui lisait les poèmes qui ont conservé, en Grèce, l’audience populaire qu’ils ont perdu en France.

 

Angélique y développa une passion pour les mots et, avec son frère Photis, elle apprit trois accords de guitare à 11 ans, avant de bricoler une technique autodidacte en repiquant les tubes des Beatles. Un bonheur balayé par le coup d’État de 1967 : les colonels, au premier rang desquels Geórgios Papadópoulos, instaurèrent une dictature et persécutèrent les opposants, dont le compositeur Míkis Theodorákis. La famille Ionatos s’empressa de brûler ses livres communistes puis sauta dans un train à destination de la Belgique, en 1969. Cet exil a ouvert l’horizon d’Angélique Ionatos mais elle en a irrémédiablement souffert.

 

Expulsé en 1970 et accueilli à Paris par Melina Mercouri et Costa-Gavras, Míkis Theodorákis s’est lancé dans une tournée mondiale qui fit escale au conservatoire de Liège. Toute la famille Ionatos était présente dans la salle où la diaspora grecque acclamait les exhortations du héros tout en versant des torrents de larmes. « Je me suis dit : si la musique a ce pouvoir-là, je veux être musicienne », racontera Angélique Ionatos au micro de Stéphane Manchematin dans l’émission À voix nue, sur France Culture, en 2016. Elle et son frère se mirent à trousser des chansons en français et signèrent un premier album commun, Résurrection (1972), une révolte adolescente récompensée par le prix de l’Académie Charles-Cros – la chanteuse a 18 ans et sa carrière est lancée.

 

Mais les chemins des jeunes gens se séparent quand Angélique Ionatos a une intuition : ses racines l’arrimant à son pays, elle veut en exhaler les poètes, mettre leurs textes en musique. « J’ai souvent dit que pour moi, Grecque de la diaspora, ma vraie patrie, c’est ma langue. En effet, je crois que si la poésie n’existait pas, je ne serais pas devenue musicienne. Cela semble un paradoxe, mais il n’en est rien. C’est la poésie qui a engendré mon chant. Et je suis convaincue que tous les arts, sans exception, sont les enfants de la poésie », écrit-elle dans la revue La Pensée de midi (Actes Sud, 2009).

 

Son premier album personnel, chanté en grec, I Palami sou, est sorti en 1979, deux ans avant son installation à Paris. Angélique Ionatos y engage un dialogue fertile avec les poètes qui lui inspirent des compositions où pointent les folklores grecs, les chansons de Léo Ferré et de Giovanna Marini, le classique et le contemporain, voire le flamenco et le guitariste argentin Atahualpa Yupanqui. On ne pouvait pas la réduire à un autre genre que le sien, caractérisé par son inclinaison tragique. Bien que d’humeur joviale, elle empoignait sa guitare pour exprimer la mélancolie et le drame.

 

Dans une interview avec Anne Berthod pour Télérama, en 2015, elle analysait : « La culture du thrène, cette lamentation funèbre héritée des femmes de l’Antiquité, m’a nourrie. Mais c’est surtout une question de tempérament ; je suis profondément “poignante” et dès que je prends la guitare, c’est toujours en mode mineur ! » Avec sa voix de contralto, elle interprétait des textes de poètes contemporains dont son préféré, Odysséas Elýtis (1911-1996) : elle avait 28 ans quand, le prix Nobel 1979 ayant refusé qu’elle adapte en musique Marie des Brumes, elle prit un avion et se rendit chez lui pour le faire changer d’avis – un déplacement répété ensuite pour chaque autorisation sollicitée, sans plus jamais essuyer le moindre refus.

 

De 1989 à 2000, Angélique Ionatos fut « artiste associée » au Théâtre de Sartrouville que dirigeait Claude Sévenier (1939-2016), le père de son fils. De ce compagnonnage sont issues six créations, dont Sappho de Mytilène (1991), du nom de la poétesse grecque de l’Antiquité qui s’accompagnait avec une lyre. L’album du même titre qui en a résulté, cosigné avec Néna Venetsánou, reste le plus grand succès de la chanteuse. Laquelle a continué d’enregistrer beaucoup et bien, par exemple Eros y muerte (2007) sur des textes en français d’Anna de Noailles et en espagnol de Pablo Neruda. Ou Reste la lumière (2015) qui clôture sa discographie sous la forme d’un cri de colère : la Grèce est alors dévastée par une crise économique et humiliée par les plans d’austérité européens, pendant que des milliers de migrants s’échouent sur ses îles, notamment à Lesbos, où Angélique Ionatos possédait une maison. « Les poètes sont en exil. Dans notre monde soumis à une nouvelle barbarie, celle de la ploutocratie, il faut les interroger pour retrouver la mémoire et l’utopie tout à la fois. Ce sont eux qui veillent sur notre humanité », écrivait-elle en 2015 dans Le Monde diplomatique.

 

La lumière s’est éteinte. Reste la musique et un texte en français (Y a-t-il de la place au ciel pour les poètes ?) écrit pour son tout premier album, à 18 ans : « Maintenant que sur un bois de vil prix on a cloué tes mains / Maintenant qu’avec la lame du crime on a cloué mon cœur / Je sais qu’il y a de la place au ciel pour les poètes / Qu’il y a de la place au ciel pour moi. »

 

Eric Delhaye

La CulturALIOT :

une communication de mauvais goût 

 

La culture selon la nouvelle municipalité s'affiche dans le journal pro-Aliot de J.M.Martinez, qu'il ose appeler "catalan" :

 

Dans un décor jaune (le soleil) et bleu (la mer, le ciel) rappelant l'ambiance d'une jungle selon le Douanier Rousseau, les slogans s'exclament :

"La culturelle, la festive, la rayonnante".

Notons que l'image de marque récente de Perpi se trouve en 3° position : les rayons s'estompent, la phrase impie rétrograde...

 

La communication est des plus faibles et même débiles : un enfant de 7 ans aurait pu faire mieux, avec les joujoux informatique d'aujourd'hui.. ! C'est rudimentaire, nul dans la mise en page, la recherche des couleurs, de l'esthétique générale !!

La mairie paie cher des incompétents !!!!! Faut payer les militants, récompenser les copains, les requins, les copines, et celles qui vous sucent la pine ......Normal : dans culture, il y a cul...

 

   Ainsi la mairie annonce la culture aliotesque :  elle n'est pas grotesque. Elle est continuité, sans originalité, de l'antique Pujol : on trouve, cet été encore "les lundis sardane, les musicales (qui sont ces musiciens?), le ciné en plein air (J.Vigo), des expositions (?), des spectacles de rue..." Les points de suspension sont importants !

Bref une culture pour tous nécessaire, proche de l'animation, de l'effervescence estivale, que d'un projet global et cohérent pour la ville. Il devrait s'esquisser à la rentrée...

Le maire a déjà annoncé la renaissance du musée Ruscino, en août, et la création d'un pôle muséal (comment, dirigé par qui ?) mais il faudra auparavant rénover et redynamiser le Museum, la villa des Tilleuls, l'ancien centre W.Benjamin...et faire renaître la Casa Pairal, pour faire croire que ce pays est encore en Catalogne...

 

J.P.Bonnel - 8.7.2021

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 09:16
Pedro Soler - Festival de Palau del Vidre - Gilles OLRY
Pedro Soler - Festival de Palau del Vidre - Gilles OLRY
Pedro Soler - Festival de Palau del Vidre - Gilles OLRY
Pedro Soler - Festival de Palau del Vidre - Gilles OLRY

Pedro Soler - Festival de Palau del Vidre - Gilles OLRY

Culture de l'été

du style perpignannan - dialogue estival

 

-Salut Edouard ! Ils se sont réunis, les responsables de la culture à Perpignan !

 

-Mais, zoui, Adrien, la culture RN, ça existe, mon cher, et même Zemmour, il connaît le mot, et Aliot, itou, qu'il avait concocté une affiche il y a quelques décennies, vu que ça fait trente ans qu'il essayait de "prendre" Perpi par les deux trous...

 

-Autour d'André B...Dubon-dubonet, l'adjoint du Maître, son ombre, son Poupou, son Poulidor ...

 

-Oui, et avec les chroniqueurs de nos journaux locaux, ceux qui transcrivent ce qu'on leur dit, sous les ordres des propriétaires qui veulent pas perdre les pubs et les subventions des pouvoirs en place !

 

-Ils ne t'ont donc pas invité, mon pauvre Verjoul, à leur réunion rituelle, tu aurais pu poser une bête question... Du style "Et la radio gitane, c'est pour bientôt ? "

 

"Et la promesse électorale d'un musée des arts israélites, ça vient..?"

 

"Et la nouvelle Casa Pairal, dans les environs de la ville, ça va viendre..?"

 

-Non, d'ailleurs, Aliot a confié à Caudeville, en direct sur l'Archipel qui contre-attaque de moins en moins, le Nicolas devenant un brin complaisant avec le maire masqué, qui annonça le redémarrage du site de Ruscino (50 ans plus tard, après un scandaleux silence), un étrange "pôle muséal" (ça veut dire quoi?)...mais pour le reste, nada, les promesses au trou, sinon, pour plus de détails, faut voir avec le facebook paroissial d'A. Bonet...

 

...à suivre

 

Gilles Olry, Potlatch

à la Cabrerisse

 

Gilles Olry peint et dessine depuis plus de quarante ans avec une verve truculente jamais démentie. Sa production est libre et foisonnante. Son univers riche et décalé est en constante effervescence, tant par les sujets choisis que par une recherche formelle inventive.

 

En apparence légère et spontanée, la peinture de Gilles Olry interroge et fustige ce flot incessant d’images qui nous entoure.Avec un esprit aussi amusé que féroce de la dérision, il joue sur les apparences et la signification véritable des choses par un jeu permanent de double sens et de double fond. Ainsi l’artiste questionne habilement sur ce qui fait sens.

 

Gilles Olry, de façon cathartique, sollicite dans sa pratique notre capacité à évaluer la juste valeur des choses dans un sentiment d’excitation jubilatoire.

 

La Galerie de la Cabrerisse s’est établie dans l’Aude en 2015, dans une belle demeure de 1853. Ce site historique à l’aspect de forteresse est connu localement sous le nom de ‘petit château’. A la faveur de cette année particulière, de grands travaux de restauration ont permis de mieux la mettre en valeur.

 

SAMEDI 17 JUILLET 2021 DE 21:00 UTC+02 À 22:30 UTC+02

Flamenco sur le vif

14 euros

· Musée de Collioure (jardins)

Évènement de Pedro Soler

 

Flamenco sur le vif

Fasciné par le son tendre ou rauque, puissant ou doux du trombone très flamenco du jeune Constant Sajaloli, Pedro Soler l'invite à dialoguer dans les jardins du musée de Collioure. Une récente rencontre à la Marbrerie de Montreuil ayant confirmé sa première impression, cette rencontre nous donnera la joie de la découverte et du dialogue musical. 

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 10:42
 - Passerelle des Arts à Perpignan/Têt

- Passerelle des Arts à Perpignan/Têt

extrait de 

  Cinémoi   (Mémoires Provisoires 1)

 

* La chanson de Léo :

 

  La chanson de Léo Ferré "Avec le temps" a eu un grand retentissement; pourtant, affirmer que "Ave le temps, tout s'en va, même les plus chouettes souvenirs", ressemble à un lieu commun, à une terrible banalité...

 

  En effet, le thème obsédant de la "fuite du temps" parcourt la création littéraire. C'est la conscience du caractère éphémère de la vie qui a poussé des philosophes ou des poètes, depuis Epicure jusqu'à Queneau ("Si tu crois, petite, que ça va durer toujours, le temps des amours...") en passant par Ronsard et Du Bellay, à inciter le lecteur ou l'amante ("Mignonne, allons voir si la rose...) à profiter de l'instant présent.

 

   Le grand fleuve -tranquille ou pas- de la vie nous submerge, nous pousse vers un futur et une fin irrémédiables. Héraclite nous a fait comprendre depuis longtemps que l'on ne se baignait jamais dans la même eau : le moment présent coule entre nos doigts et, surtout, il représente un pas de plus vers la mort.

   En effet, celle-ci est, pour les êtres terrestres, au bout du temps qui leur est imparti par la "nature", c'est-à-dire la biologie, la génétique, la "boîte noire" qui se niche au fond de nos chromosomes. Nous sommes programmés pour la mort et le temps détruira le corps et le parcours d'une existence.

 

   Cette vision du temps paraît tissée de peu d'originalité : l'Homme n'a pour toute richesse que sa vie et, face à la peur, face à la perte de lui-même, il pense, en toute logique, qu'avec le temps, "tout fout le camp". Cette réaction est compréhensible, mais cette attitude égoïste, ce narcissisme, n'occultent-ils pas une autre dimension, plus vaste et positive, du temps, que l'Homme (malgré ses faiblesses de "roseau pensant" exposé à tous les vents, à tous les temps -météorologiques, eux ! - peut engendrer.) Un temps historique, à l'échelle, non plus d'un seul individu, mais à celle de toutes les générations humaines, une chaîne de vies courtes mais créant ou recréant le monde (chaque homme, en apportant sa "pierre", participant à l'aventure collective, à l'élucidation, grâce à son travail, sa réflexion, ses recherches, de la question fondamentale, figurée dans un célèbre tableau de Gauguin. : "Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?"

 

   Ainsi, grâce à l'addition des petites vies de fourmis, le temps humain ne signifierait pas la fin d'un individu isolé, mais la continuité d'un temps solidaire, composé de chronologies passagères

  Entre le désespoir de celui, matérialiste, qui pense qu'avec sa mort personnelle, c'est la fin de tout, de "son temps", et l'espérance du croyant, qui, remet sa vie, donc sa mort, entre les mains de Dieu, dans l'attente d'un autre temps, éternel, n'y a-t-il pas place pour une maîtrise du temps humain par l'Homme lui-même ? De même que "l'art est un antidestin", comme l'a proclamé A. Malraux, la vie peut, si elle est conçue comme l'évolution de l'homme vers un monde meilleur, être un "autre temps", l'ennemi d'un temps purement ravageur, destructeur, gratuit, sans perspectives...

 

  Le sang donne du sens.

  Cette vie, cette mémoire de l'Homme, est présente dans le sang, comme a pu le montrer un scientifique tel que Jean Hamburger. Le sang, au sens propre, est signe de survie d'un individu à travers les générations à venir. C'est pour cela que l'obsession d'une descendance, d'avoir des enfants, petits-enfants au-sujet desquels il est possible de s'exclamer : "C'est ma vie, c'est mon sang" est encore très forte. Le sang donne un sens à la vie : avec le temps, le sang, ce fleuve de vie, continue...

 

   Le religieux, quant à lui, même s'il peut croire en l'Homme, en ses possibilités de bâtir, d'affirmer des valeurs, préfère croire en un avenir maîtrisé par la puissance divine. Le temps sans fin, l'éternité, la fin de l'Histoire se substitue alors au temps humain, au temps terrestre. Le mort ne signifie plus, pour le croyant, destruction mais, au contraire, libération, début d'une autre vie : la "vraie vie" recherchée par Rimbaud est à trouver dans le ciel loué par Claudel. 

 

   Il ne reste donc qu'à choisir l'espoir : croyance en dieu, en l'homme ou en l'art, pour donner un sens à la vie, à la mort, au temps. Sinon, pas de perspectives; ne restent que le nihilisme, l'absurde ou le vide, ceux de Beckett, de Cioran ou d'Eugène Ionesco... Sinon, la vie n'a aucune raison d'être, la solution est le suicide; ou la folie : tuer le temps qui tue, oublier dans un monde imaginaire le monde sans issue des hommes, telle fut l'attitude de bien de créateurs, écrivains, comme Nerval, Hölderlin, ou certains Surréalistes, tel Artur Cravan...

J.P.Bonnel

Musée d'Art Moderne de Céret (EPCC)

 

 LES PAYSAGES À BICYCLETTE 

 

Cet été, le cœur de Céret bat au rythme d’un grand événement sportif, #LeTourdeFrance. Le musée aussi fait son tour, en proposant aux familles un parcours à bicyclette afin de découvrir les paysages peints par les artistes. 

 

 Pour cela, il vous suffit de télécharger l’application #Baludik et de scanner le QRCode ci-dessous, de vous équiper d’un vélo, d’un casque et de vous laisser guider par l’application. Bonne route !

Cette balade vous est proposée en partenariat avec l'Office de Tourisme Intercommunal du Vallespir. Gratuit.

 

#mamcéret #lemuséefaitsontour #tourdefrance2021 #horslesmurs #Idéedesortie #vacancesdété #vallespirtourisme

https://baludik.fr/.../fiche_balade_parcours-b2017-l_art...

 

- - -

AUJOURD’HUI mercredi, 

DE 18:00 UTC+02 À 23:30 UTC+02

MARCHÉ NOCTURNE PASSERELLE DES ARTS (Première avec DJ SOLUNE)

Gratuit 

 

Évènement de TET, Marendadisc, Lace & Enjoy Recordings et 12 autres personnes

 

TET

Prix : Gratuit · Durée : 5 h 30 min

 

Le marché de la création et de la collection que vous avez adoré en 2020 revient le mercredi soir sur l'avenue la plus cool du monde !

https://youtu.be/TD3m9FgzEGk

Pour cette première, c'est DJ SOLUNE qui sera aux platines.

Si vous souhaitez vous y inscrire en tant qu'exposant, vous pouvez somettre votre candidature à : barlatet@gmail.com 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 09:05
Les membres du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Le maire de Perpignan Louis Aliot (g), le maire de Beaucaire Julien Sanchez (2e g)), le candidat aux élections régionales dans la région Occitanie Jean-Paul Garraud (d) et le maire de droite de Béziers Robert Menard (2e d) avant une conférence de presse à Narbonne, dans le sud de la France, le 22 juin 2021. (Raymond Roig/AFP)

Les membres du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Le maire de Perpignan Louis Aliot (g), le maire de Beaucaire Julien Sanchez (2e g)), le candidat aux élections régionales dans la région Occitanie Jean-Paul Garraud (d) et le maire de droite de Béziers Robert Menard (2e d) avant une conférence de presse à Narbonne, dans le sud de la France, le 22 juin 2021. (Raymond Roig/AFP)

 Le mensuel de Manuella KANT ne vous parlera pas, dans son dernier numéro (2 euros; diffusé partout, tabacs, presse...) du congrès de l'extrême-droite à Perpignan : tous les médias en causent et disent la même chose, de façon politiquement correcte...

 

Aliot en dit plus de manière décontractée grâce à Nicolas Caudeville (L'Archipel contre-attaque), le seul lieu médiatique où l'on peut inviter le maire de Perpi sans le critiquer de front, mais en le sortant de la langue de bois.

 

Ce fut donc un théâtre, avec sa diva, qui s'entourent de mille flatteurs et de 15 privilégiés du bureau exécutif : on fait entrer quelques femmes pour être dans l'air du temps, on éloigne les complices maréchalistes, et là plus d'opposition interne, qu'ils s'expriment dans la presse bourgeoise !

 

Le meilleur fut J.-Paul Garraud ("gare-au-loup"!), ex-républicain, battu aux Régionales mais est récompensé car il a pris sa carte éréniste et veut être ministre de la justice...

 

 

Non, le journal le plus innovateur du département ne s'intéresse pas à cette farce politicienne, mais donne la parole aux exclus, aux marginaux, aux affaires que les institutions (police, presse, préfecture...) ne veulent pas voir ni traiter : la pigiste du quotidien Le Monde agressée à Perpignan-ville sécurisée, et non secourue par les flics (car c'est une femme ? Une lesbienne..?), une SDF interrogée dans la rue et si pathétique quand elle n'en veu pas aux gens qui la méprisent...

 

 

Perpignanouze donne la parole aux sans-voix, aux anonymes, pas à la clique des politiques ou des écrivants qui ont droit à un article par copinage ou prostitution intellectuelle... à lire pour sortir du conformisme...

 

J.P.Bonnel

 

 

PERPIGNAN, France : Les militants du RN entament samedi leur 17e congrès à Perpignan, une semaine seulement après une défaite aux régionales qui les a sonnés, mais qui ne devrait pas provoquer de changement sur la ligne de "normalisation" avant la présidentielle.

Le maire RN de la ville Louis Aliot, également membre de la direction du parti, a souhaité vendredi "s'interroger" sur la "part de responsabilité" de sa formation dans cet échec aux régionales : elle en est sortie bredouille et avec 30% d'élus régionaux en moins. Cet enjeu n'a "pas intéressé" les électeurs, a-t-il affirmé sur Sud Radio.

Les dirigeants du RN, Marine Le Pen en tête, accusent d'abord l'abstention, massive, qui a notamment touché les jeunes et les classes populaires, électeurs du RN. Les moyens de la combattre pourraient faire l'objet de discussions au congrès.

Mais pas question de remettre en cause la stratégie de "normalisation" du discours, pourtant questionnée par des militants ou en périphérie du RN.

Aucune personnalité n'apparaît de toute façon en capacité de porter ces mécontentements internes au congrès, qui n'est pas organisé autour de motions ou de courants comme dans d'autres formations. La direction du RN a en outre été accusée d'avoir mis à l'écart, l'été dernier, les partisans de l'ancienne députée FN Marion Maréchal, qui n'a plus sa carte au parti.

"Ouvrir les bras"

Le RN s'est-il trop "banalisé", au risque de ne plus intéresser les électeurs ? "Un faux débat", estime Louis Aliot. Quand l'ancien président Jean-Marie Le Pen accuse la "délepénisation" du parti, duquel il a été exclu en 2015 pour ses dérapages sur la Shoah, sa fille Marine Le Pen répond qu'elle ne "recherche ni plus ni moins de radicalité" et veut "agir sans violence et sans faiblesse".

"On peut être plus trash, mais à ce moment-là, on ne fait pas 21%, on fait 15%", ajoute son conseiller Philippe Olivier.

Quant à "l'ouverture" à des candidats extérieurs au parti, mise en avant aux régionales, mais critiquée par des fédérations qui y ont vu des parachutages aux dépens de militants mieux implantés, Louis Aliot affirme qu'il "préfère l'ouverture à la fermeture".

L'ancien vice-président du FN (devenu RN), qui vient au congrès avec un livre, fait valoir sa conquête de Perpignan l'an dernier, obtenue selon lui "en ouvrant les bras à d'autres, sur un projet"...

 

 

(C) Arabnews, en français

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 09:45
Stéphane Belmondo - Contre l'extrême-droite, le jazz - Calce, stages artistiques
Stéphane Belmondo - Contre l'extrême-droite, le jazz - Calce, stages artistiques
Stéphane Belmondo - Contre l'extrême-droite, le jazz - Calce, stages artistiques

Stéphane Belmondo - Contre l'extrême-droite, le jazz - Calce, stages artistiques

Jazz international à Banyuls sur Mer le 3 juillet 2021

 

Elisabeth KONTOMANOU, chant 

et Stéphane BELMONDO, trompette, bugle

 

3 juillet 2021 à 18h30, église St-Jean, av. Puig de Mas -

 

Participation : 15 euros (10 pour adhérents, jeunes et demandeurs d'emploi) -

 

Réservation  : 06.31.69.09.32)

 

 

***Présentation du concert,  le vendredi 2 à 18h,  jardins de la mairie de Banyuls,  (entrée, à l'arrière, par la place Dina Vierny) en présence d' Elisabeth Kontomanou. 

Echange sur le jazz avec le public. 

 

Apéritif offert par la municipalité… événement gratuit.

 

* Association Walter Benjamin sans frontières - pour les 80 ans de la mort de W. Benjamin; hommage à Lisa Fittko, la passeuse et à Dany Karavan, auteur du Mémorial de Port-Bou.

 

* Avec ses partenaires : mairie de Banyuls, CD 66, L'Indépendant, Hôtel Le Catalan)

L'initiative d'un large éventail d'organisations (associatives, syndicales, politiques) de notre département, rejointes par plusieurs organisations nationales et sud-catalanes...



Samedi 3 juillet à Perpignan
À l'occasion du congrès du RN/FN
ENSEMBLE CONTRE L'EXTRÊME DROITE !



Les 3 et 4 juillet 2021, à Perpignan, le congrès du Rassemblement national (RN) intronisera Le Pen comme candidate à l'élection présidentielle de 2022. Cet événement exprimera la volonté de l'extrême droite d'accéder au pouvoir en France : un danger qu'il n'est désormais plus possible d'écarter et qu'il y a urgence à combattre.


Non, le RN n'est pas l'ami des citoyens et citoyennes !
Aujourd'hui, le RN joue, comme à Perpignan, la carte de la « respectabilité » pour débaucher des politiciens en quête de postes. Une respectabilité qui résiste mal à la nouvelle mise en examen par la Justice de Marine Le Pen et de ses amis pour « détournement de fonds publics » !


Certains de nos concitoyens, désespérés par la crise sociale, se laissent tromper par sa démagogie et se disent : « Finalement, pourquoi ne pas essayer le RN ? » Mais l'extrême droite a déjà été « essayée » en France dans les années 40 ou dans l'État espagnol jusque dans les années 70. Avec les conséquences dramatiques que l'on sait ! Le RN constitue le plus grave danger pour les classes populaires et pour la démocratie. Le soutien donné par Marine Le Pen aux généraux menaçant le pays d'un putsch militaire montre le vrai visage ultraréactionnaire de l'extrême droite !


Le RN est le parti de la haine
Sa politique est fondée sur l'inégalité - en fonction des nationalités, des origines, des religions, des sexes. Il veut nous diviser et nous monter les uns contre les autres. Sur tous les sujets (code du travail, retraites, impôts, cotisations sociales.), il est en accord avec le grand patronat et la finance. Il combat notre système social de solidarité. Il prône l'austérité qui jette tant d'entre nous dans la misère.


Le RN est le pire ennemi de nos droits sociaux et culturels mais aussi de nos libertés : la liberté d'expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, de mobilisation et d'organisation. Avec son obsession « sécuritaire », il encourage les violences policières contre les quartiers populaires et les mouvements sociaux. Nos organisations, qui luttent dans ce département contre le fascisme, le racisme et toute forme de discrimination, appellent à faire de Perpignan un haut lieu de la RESISTANCE à l'extrême droite dans ce pays.


Notre appel a été entendu par de nombreuses organisations démocratiques à l'échelle nationale. Avec elles, nous serons mobilisés pacifiquement à Perpignan pour dire toutes et tous ensemble : NON À L'EXTRÊME DROITE !

appel66contrelextremedroite@yahoo.com

 

- Signataires de l'« Appel 66 contre l'extrême droite » : AFPS, Agaureps-Prométhée, L'Alternative ! Endavant, ANPNPA, Apex, ASTI, CGT, CNT, Collectif Bienvenue aux migrants dans le Conflent, Collectif droits des femmes, EELV, Ensemble, Femmes solidaires, FSU, GDS, Génération.s, JC, LDH, Legal Team, LFI, LSR, Mouvement de la Paix, MRAP, NPA, PCF, PG, Planning familial, PS, RCP, Solidaires, USR-CGT, VISA

3C: Newsletter #39

C'est parti pour un été artistique chez 3C!

3C refait de l’art cet été à Calce. Suite au succès de l'année dernière, nous vous avons concocté pour 2021 un programme bien rempli pour tous les mercredis de juillet et d’août, avec deux propositions d’ateliers par jour que vous pouvez choisir. Dessin, peinture, sculpture, techniques mixtes, gravure, photographie, cinéma, céramique, tissage… il y a pour tous les goûts.

Les ateliers s’adressent toujours à tout public: enfants, jeunes et adultes y sont les bienvenus et y trouveront des propositions adaptées à leur âge et à leur niveau. Vous pouvez venir en famille, entre amis ou solo, l’ambiance est conviviale et nous artistes seront ravis de vous accueillir dans le partage, la transmission de leur expérience et de leurs techniques.

Cela vous tente?

Le programme

 

 


07/07

10h-12h : Hélène Lacquement nous présente ses papiers dans tous leurs états. (Inscrivez-vous)

14h30- 16h30 : Steve Golliot-Villers accompagne chaque participant dans l’art du dessin. (Inscrivez-vous)

14/07

9h30-12h30 : Serge Saunière débarque d’Île de France pour un atelier spécial sur l’encre. (Inscrivez-vous)

14h30 – 17h30 : Nuria Duran vient de Catalunya pour un voyage par les aquarelles. (Inscrivez-vous)

21/07

9h30- 11h30 : Paul Schramm nous fait découvrir l’univers de la peinture acrylique. (Inscrivez-vous)

14h30- 16h30 : Laurence Godon-Pirof nous accompagne dans l’univers du pastel à l’huile. (Inscrivez-vous)

28/07

10h- 12h : Claude Urban propose un travail autour du modelage en argile. (Inscrivez-vous)

14h30- 16h30 : Hélène Lacquement revient avec ses techniques multiples autour du paysage. (Inscrivez-vous)

 

04/08

9h30- 12h30 : l’Institut Jean Vigo nous fait vivre les aventures du cinéma stop motion. (Inscrivez-vous)

14h30- 17h30 : Gaëlle Gouillard nous guide dans la découverte du savoir-faire en céramique. (Inscrivez-vous)

11/08

10h- 12h : Dominik Chaudoir arrive pour qu’on se régale avec le monotype. (Inscrivez-vous)

14h30- 16h30 : Laurence Godon-Pirof nous dévoile les mystères de l’encre de Chine en couleurs. (Inscrivez-vous)

18/08

10h- 12h : Mariam Belrhlid nous fait vivre l’univers de la peinture dans toutes les couleurs. (Inscrivez-vous)

14h30- 17h30 : Claude Belime ouvre la boîte magique du cyanotype. (Inscrivez-vous)

25/08

10h-12h et 14h30- 16h30 : Agnès Calas et Pat Romero proposent un atelier à 4 mains, associant tissage, broderie, empreinte… (Inscrivez-vous)



Les stages artistiques d’été de 3C sont soutenus par la DRAC-Occitanie dans le cadre du programme « Été culturel » et par la mairie de Calce. Merci à eux!
 

 

 

 

Informations pratiques

 

 Cela se passe à la salle de la Fontane, rue de la Fontane, 66600, à Calce.

 Le numéro de places est limité à 12 personnes par atelier. Les mesures sanitaires sont appliquées à l’intérieur de la salle.

  Pour les tarifs et les inscriptions, vous pouvez appuyer sur l’atelier de votre choix en début de page afin d’être dirigé sur notre page helloasso.

  • Ateliers de 2 heures: 20€ (adultes), 15€ (< 18 ans), 30€ (adulte+enfant).
  • Ateliers de 3 heures: 22€ (adultes), 18€ (<18 ans), 33€ (adulte+enfant).
  • Tarifs réduits pour les journées entières (consulter la liste sur helloasso).
  • Tarifs réduits pour les habitants de Calce et les membres de 3C.

  Si vous habitez Calce ou si vous êtes membres de 3C, vous avez des réductions sur tous les tarifs. N’hésitez pas à nous contacter pour savoir comment procéder. De même, si vous souhaitez vous inscrire pour un forfait 3, 6 ou 8 journées, ou si vous voulez venir nombreux, contactez-nous pour vous renseigner sur les avantages.

 Ceux restant la journée pourront amener un piquenique et le manger sur la cour extérieure de la salle. Ou bien déguster les délices que Laurent et Anna nous préparent au bistrot de pays Le Presbytère sur la place du village.

 3ccalceculturecontemporaine@gmail.com

 

Ce n'est pas tout

 

Toujours côté médiation artistique, cet été nous avons également démarré un nouveau partenariat en direction des publics empêchés. Sous le regard et l'orientation bienveillants de l'artiste Agnès Bogaërt, les jeunes de l'UEAJ de Perpignan s'initient aux mystères des volumes et des textures en sculpture. Un travail de longue haleine duquel on espère que les jeunes tireront plein de bénéfices.

 

Pour chaque cycle d'ateliers avec Agnès, les jeunes rendront visite à un autre artiste de notre territoire qui travaille sur la sculpture, histoire de s'imprégner des idées, des parcours, des démarches et du savoir-faire de plusieurs d'entre eux. Cet été, c'est dans la "cuisine" de Félix Valdelièvre qu'ils vont découvrir l'univers fascinant du travail sur le métal. Nous vous en tiendrons au courant.

 

 

 

Ce travail d'atelier artistique en sculpture est un partenariat entre l'association 3C, l'artiste Agnès Bogaërt et l'UEAJ de Perpignan. Il est soutenu dans le cadre du programme "Culture et Justice" par la DRAC-OCCITANIE, par le Ministère de la Justice/ PJJ, par le fonds interministériel FIPD et par la Préfecture 66 pour la politique de ville VVV 2021.

 

 

 

Et encore...

 

Le retour de "Paysages liquides: entre art et terroir", notre exposition qui fait son deuxième acte cet été, à Thuir. Des artistes et des oeuvres à retrouver, des artistes et des oeuvres à découvrir, en plus d'un parcours à ciel ouvert sur la ville de Thuir, qui nous a fait confiance pour montrer l'art contemporain dans l'espace public. Des ateliers, des causeries, un travail de médiation dans leurs centres de loisirs et dans leur point jeunesse... Vous avez compris, cet été sera fort artistique.

 

 

Tous les détails des actions à Thuir dans notre prochain mailing. À très bientôt! 

En attendant, si vous souhaitez participer à notre projet, vous pouvez adhérer à l'association 3C et participer à nos activités ainsi qu'à la construction de notre projet.

Nous envoyons cette newsletter aux membres de l'association 3C, aux partenaires de nos actions et à tous les participants de nos manifestations.

 

Notre mailing c'est:

3C: Calce Culture Contemporaine

11, rue de la Tramontane

Calce 66600

France

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 08:41
22° Festival de Musique et de poésie de Palau del Vidre  - Josep Sebastià Pons - Pierre Restany -

LUNDI 5 JUILLET

17h, Jardin du Mas St-Galdric

(entrée camping le Haras)

L’APRÈS MIDI AU JARDIN AVEC DÉODAT DE SÉVERAC Au piano : François Michel Rignol

MARDI 6 JUILLET

21h - Eglise de Palau del Vidre

LE TRIO “ASTROLABI” “GRANDE SEICENTO” musique italienne du XVIIE
En partenariat avec AMNM et Concert d’été Violon : Gisèle Lopez

Théore et guitare baroque : Jordi Gironès Violoncelle et Clavecin : Guillem Gironès Lopez* G. G. KAPSBERGER (1580 - 1651) : Toccata X en La majeur • G. M. JACCHINI (1667 - 1727) : Sonate VIII, en La mineur • B. MARINI (1594 -1663) : Sonate IV en La mineur Op. 8
Fr. CORBETTA (1615 - 1681) : Preludio et capric- ciodi Ciaccona • G. FRESCOBALDI (1583 -1643) : Balletto I ,Corrente & Passacagli •
A. BERTALI (1605 - 1669) : Ciaccona en Do majeur A. CORELLI (1653 - 1713) : Sonate XII Op. 5 en Ré mineur “Follia”

VENDREDI 9 JUILLET

21h - Eglise de Palau del Vidre

ENSEMBLE CLAUDI ARIMANY “MUSICA DE DIVERTIMENTO”
un peu d’Europe du XVIII
e siècle
En préambule, l'ensemble accueillera Guillem Gironès Lopez* au violoncelle
Flutes : Claudi Arimany et Eduard Sànchez, Violoncelle : Marc Renau
Clavecin : Jordi Ribell

J. J. QUANTZ : Triosonata en Sol mineur.
J. B. PLÀ : Triosonata en Ré mineur
J. S. BACH : Triosonata en Sol majeur, BWV 1039 C. P. E. BACH : Triosonata en Mi majeur
G. P. TELEMANN : Quartet en Ré mineur

SAMEDI 10 JUILLET

21h - Eglise de Palau del Vidre

LE TRIO “ALMANDINE”

Alto : Fanny Kobus, Violoncelle : François Ragot, Guitare : Nathalie Mengual
K.F. ABEL : Sonate pour viole
de gambe et basse continue
N. PAGANINI : Terzetto concertant
en Ré majeur alto, violoncelle et guitare. N. PAGANINI : Sérénade en Do Majeur op 69 MS17 alto, violoncelle et guitare W.A. MOZART : arrangement de la sonate pour violon piano K 304, pour alto, violoncelle et guitare.

DIMANCHE 11 JUILLET

17h - Eglise de Palau del Vidre

PORQUE EXISTE OTRO QUERER ?

Mezzo : Marina Viotti • Guitare : Gabriel Bianco

G. FAURÉ : Après un rêve, automne, chanson d’amour, les berceaux
F. MORENO TORROBA : Madronos, guitare L. FERRÉ : La vie d’artiste
E. SATIE : Gnossienne n°1, guitare BUENA VISTA SOCIAL CLUB : Dos gardenias M. DE FALLA : Siete canciones populares espanolas C.E. ALMARÁN : Historia de un Amor
J. BREL : La chanson des vieux amants

TOUT LE PROGRAMME SUR www.concertdetepalau.eu ENTRÉE:15•Abonnementàtroisconcerts:40-ADHÉRENTS:13-Abonnementàtroisconcerts:35Etudiants:5-Abonnementàtroisconcerts:15•Enfantde-15ans:gratuit RESERVATIONS : Concert d’été au 04 68 37 98 38 - 09 75 75 87 39
ou concert.d.ete@wanadoo.fr

Ne pas jeter sur la voie publique. Conception, réalisation : (Saint-Estève).

J. S. PONS

 

Chambre d’hiver

 

Cambra d’hivern

Jo he retrobat el teu pais,
el pais que era el teu,_el meu encara la nostra cambra sota el vent, estreta i de calç malva esparverada, el llit de fusta de noguer
amb els llençols de fil que tu allisaves. Flairos de neu i de jacint
a les fenelles l’aire d’hivern passa.
I és sempre igual ...Mhi adormiré com si a vora sentis ton alenada
i ton repos igual al meu.

Veig la mà de la Verge en son estampa sorgir d’un plec del manteu blau.
Sense corona sembla coronada....
A l’altra banda el mirallet
dins l’ombra que ara el clou guarda ta cara amb el sedos escolament
de les trenes que entorn del teu front nuaves .

Sense ruptura dins la nit,
el silenci de l’ombra tot ho salva .

La nostra vida forma un riu
on murmura el primer secret de l’aigua. Amb l’abundor del pensament l’absència pel record és conjurada. Per la virtut del sol record
en la cambra d’hivern t’he retrobada

ma filla entrava al demati.
Quin instint a ma porta la guiava? Era com l’àngel nadalenc
que en la mà del seu goig sosté la palma.

I ha dit:” veniu, pare, a mirar
la neu i la blavor de les muntanyes!”

 

Poésie de Josep Sebastià Pons, du recueil “cambra d’hivern” (1966), ont collaboré à la traduction : Tomàs Garcés, Yves et Max Rouquette, André Lafont et Henri Guiter.

 

 

j’ai retrouvé ton pays
le pays qui était le tien _ le mien encore, notre chambre sous le vent,
étroite et de chaux mauve fouettée, (talochée) notre lit en bois de noyer
avec des draps de fil que tu lissais. Fleurant la neige et la jacinthe,
aux fentes des volets le vent de l’hiver passe, toujours le même. j’y dormirai
comme si près de moi je sentais ton haleine et ton repos semblable au mien

Je vois la main de la vierge dans son image surgir d’un pli du manteau bleu.
Sans couronne elle semble couronnée. De l’autre côté, le miroir
dans l’ombre qui le clôt garde ton visage sous le soyeux écoulement
des tresses que tu nouais autour du front.

 

Sans rupture dans la nuit
Le silence de l’ombre retient tout,
et notre vie devient un fleuve
où murmure le premier secret de l’eau. Dans l’abondance des pensées L’absence est conjurée par la mémoire. Par la seule vertu du souvenir
je t’ai retrouvée dans la chambre d’hiver.

ma fille entrait avec le jour.
quel instinct la guidait jusqu’à ma porte? elle était comme l’ange de Noël
qui d’une main heureuse tient la palme. et elle m’a dit : « venez voir, père, les neiges et l’azur de la montagne »

 

 

Cambra d’hivern

Jo he retrobat el teu pais,
el pais que era el teu,_el meu encara la nostra cambra sota el vent, estreta i de calç malva esparverada, el llit de fusta de noguer
amb els llençols de fil que tu allisaves. Flairos de neu i de jacint
a les fenelles l’aire d’hivern passa.
I és sempre igual ...Mhi adormiré com si a vora sentis ton alenada
i ton repos igual al meu.

Veig la mà de la Verge en son estampa sorgir d’un plec del manteu blau.
Sense corona sembla coronada....
A l’altra banda el mirallet
dins l’ombra que ara el clou guarda ta cara amb el sedos escolament
de les trenes que entorn del teu front nuaves .

Sense ruptura dins la nit,
el silenci de l’ombra tot ho salva .

La nostra vida forma un riu
on murmura el primer secret de l’aigua. Amb l’abundor del pensament l’absència pel record és conjurada. Per la virtut del sol record
en la cambra d’hivern t’he retrobada

ma filla entrava al demati.
Quin instint a ma porta la guiava? Era com l’àngel nadalenc
que en la mà del seu goig sosté la palma.

I ha dit:” veniu, pare, a mirar
la neu i la blavor de les muntanyes!”

Poésie de Josep Sebastià Pons, du recueil “cambra d’hivern” (1966), ont collaboré à la traduction : Tomàs Garcés, Yves et Max Rouquette, André Lafont et Henri Guiter.

CASA RESTANY EXPRESSIONS CONTEMPORAINES DE L’ART

 

La Casa Restany est un lieu pour la production et la diffusion d’œuvres contemporaines, où l’on montre de l’art, où l’on accueille et guide les publics, où l’on mène des actions d’éducation culturelle et artistique. On y défend activement les droits culturels. Dédiée au processus créatif et à son accompagnement, la Casa Restany porte le nom d’un enfant du pays, Pierre Restany, né à Amélie-les-bains le 24 Juin 1930 et mort à Paris le 29 Mai 2003. Il fut un éminent historien d’art plasticien et critique français, connu principalement pour avoir créé et théorisé le mouvement des Nouveaux Réalistes avec Yves Klein, Arman, Spoerri, Niki de Saint Phalle, Tinguely, Villéglé, César, Christo. Il a joué un rôle décisif dans la création du Palais de Tokyo, à Paris, dans les dernières années de sa vie. Aujourd’hui, la Casa Restany ouvre ses portes aux expressions contemporaines de l’art, avec l’espoir de contribuer à l’émergence de nouveaux talents et de tisser des liens inédits entre l’art et la cité.

Sergueï Wolkonsky

 

« Que lèvent devant nous nos œuvres à venir plus incisives et brèves et comme corrosives » St John Perse

« Créer, oser, se réinventer, ouvrir les possibles, Amélie tutoie son avenir. » M. C.

Exposition DONES

(Collection Jacques Font)

 

Collection : Jacques Font Commissariat : Vincent Noiret

Longtemps dans le monde des créateurs, la misogynie fit rage, à l’image de Gustave Moreau qui disait « L’intrusion sérieuse de la femme dans l’art serait un désastre sans remède ». A la toute fin du XIX siècle, les femmes vont bénéficier des circuits du système des arts : ateliers, écoles, galeries, salons, musées, journaux, critiques influents et collectionneurs. En 1937, une exposition intitulée « Femmes artistes d’Europe » accorde un début de légitimité aux plasticiennes de l’époque... Une reconnaissance professionnelle aussitôt interrompue par la guerre et l’occupation, qui les renvoie au foyer. Après la Libération, le droit de vote enfin accordé aux femmes en 1944 et la Déclaration des droits de l’homme en 1946 qui « garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » ouvrent de nouveaux horizons. De plus en plus d’artistes femmes semblent s’affirmer, hors de toute spécificité féminine, d’épouse ou de fille. Geneviève Claisse disait : « Au départ être artiste, c’est pour changer, on veut changer le monde. C’est là l’essentiel, faire évoluer le monde dans lequel on existe. On veut exister à travers cette création ». Depuis les années 2000, les femmes artistes ont davantage de visibilité et, depuis quelques années, de plus en plus d’expositions sont consacrées aux artistes contemporaines.

Cette exposition composée de 25 œuvres d’artistes contemporaines provenant de la collection Jacques Font mêle des figures très connues de l’art contemporain (Geneviève Asse, Louise Bourgeois, Geneviève Claisse Vera Molnár...) et des artistes émergentes.

 

Jacques FONT

Issu d’une famille du 7e art, se décrivant lui-même comme un « passeur d’images », Jacques Font est un collectionneur d’art contemporain passionné qui aime partager, avec le plus grand nombre, les émotions ressenties face aux œuvres. Il allie ses deux passions que sont le cinéma et l’art contemporain, notamment, en hébergeant dans un de ses cinémas perpignanais un atelier d’artistes, mais aussi en recevant l’association Les Amis du Cinéma Castillet et de l’Art Contemporain (ACCAC) dont le but est de sensibiliser le public à l’art contemporain par des conférences et des projections de films-documentaires, ainsi que le Festival International du Livre d’Art et du Film (FILAF).

Il a composé sa collection personnelle en quinze ans à peine, une passion qui a pris une place très importante dans sa vie. Jacques Font choisit ses œuvres en se laissant guider par ses coups de cœur « sans orgueil et sans complexe ». La collection Jacques Font est éclectique et rassemble des œuvres aux formes et aux techniques multiples : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation... Elle signe son prestige avec des œuvres d’artistes contemporains qui ont marqué l’histoire de l’art. Mais le collectionneur a aussi un œil visionnaire et sait choisir des artistes émergents dont le travail n’est pas encore très connu dans le monde de l’art contemporain... « avec la soif de découvrir de nouvelles œuvres, de nouveaux artistes ».

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 08:19
Femmes artistes à la Casa RESTANY d'Amélie - Décès de Jean-Pierre VERDEILLE, à Bages
Femmes artistes à la Casa RESTANY d'Amélie - Décès de Jean-Pierre VERDEILLE, à Bages

La maire d'Amélie, Marie Costa, maîtresse-femme invite de nombreuses femmes, des artistes dans sa ville. A part Francesca Caruana, je n'en connais aucune (je voudrais bien...) mais mon ignaricité est abyssale...

 

Marie Costa, de sensibilité catalaniste radicale, bien que pourvue d'une culture ouverte sur l'Europe, le monde, emploie des mots catalans "Casa", "Dones" (clin d'oeil à Jordi Pere Cerda) dans une municipalité élue par des malades venus surtout de France...ça leur fera du bien, le catalan par bribes, et aussi d'apprendre que le critique d'art P. Restany était originaire d'Amélie...

 

Son nom est donc pris; Perpignan ne pourra pas l'utiliser pour l'ancien centre W.Benjamin, et c'était le voeu de M. Sitja...

Perpi reste dans son coin, encerclée de cantons gauchistes et d'indépendantistes... Amélie se refait une santé, grâce à cette Marie érudite, traductrice, multilingue !

 

JPB

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 09:49
François Berléand dans sa cave à Paris - H. Bizeul au Clos des Fées
François Berléand dans sa cave à Paris - H. Bizeul au Clos des Fées
François Berléand dans sa cave à Paris - H. Bizeul au Clos des Fées
François Berléand dans sa cave à Paris - H. Bizeul au Clos des Fées

François Berléand dans sa cave à Paris - H. Bizeul au Clos des Fées

François Berléand : « J’aime autant le plaisir que procure le vin que sa culture »

Le comédien a plongé dans sa cave et ses souvenirs de dégustation pour créer, avec le vigneron Hervé Bizeul, du Clos des Fées, un côtes-catalanes dont les bénéfices iront aux familles d’agriculteurs en détresse.

François Berléand, dans sa cave, à Paris, le 15 juin 2021.

... Je ne suis pas taquin, je suis économe ! Mais promis, je ne le ferai plus. Récemment, j’ai eu l’occasion de réfléchir aux caractéristiques des vins que j’aime grâce à Hervé Bizeul, qui a créé, il y a une vingtaine d’années, le domaine du Clos des Fées, dans le Roussillon. Il y a deux ou trois ans, il m’a appelé pour participer à une bonne cause. Savez-vous que chaque jour un agriculteur se suicide ? C’est le chiffre officiel de la Mutualité sociale agricole. Et ce chiffre a encore augmenté depuis le début de l’année.

Lire l’enquête : Suicides d’agriculteurs, l’hécatombe silencieuse

Personne ne parle de ce mal-être, alors que l’agriculture a le plus fort taux de suicide, toutes professions confondues. Hervé Bizeul m’a donc demandé si je voulais participer à une cuvée dont les bénéfices iraient à ces familles en détresse. J’ai bien sûr accepté.

 

Propos recueillis par  

Publié le 27 juin 2021 
François Berléand : « J’aime autant le plaisir que procure le vin que sa culture »

Le comédien a plongé dans sa cave et ses souvenirs de dégustation pour créer, avec le vigneron Hervé Bizeul, du Clos des Fées, un côtes-catalanes dont les bénéfices iront aux familles d’agriculteurs en détresse.

Propos recueillis par 

Publié le 27 juin 2021  
A 69 ans, le comédien François Berléand est une figure centrale du théâtre et du cinéma français. Il a joué dans une quarantaine de pièces et cent vingt films depuis 1973. Nommé à trois reprises aux Césars, il a décroché celui du meilleur second rôle en 2000 pour Ma petite entreprise, de Pierre Jolivet.

En ce début d’été, il prépare sa rentrée théâtrale aux Bouffes parisiens, où il jouera dans la pièce 88 fois l’infini, d’Isabelle Le Nouvel, aux côtés de Niels Arestrup. Il a accepté d’interrompre ce travail pour partager, passant de la gravité à l’humour, sa passion gourmande pour le vin, témoignage d’une sacrée joie de vivre.

Mon grand-père, un Belge qui était un fou de pomerol. Il ne buvait pas beaucoup car il était malade – des conséquences de la guerre de 1914-1918 – mais, pour les grandes occasions, il sortait des grands pomerols. Sa belle-fille, la femme de mon oncle, était Bordelaise et l’avait introduit dans quelques domaines prestigieux. Il achetait du petrus quand c’était encore accessible, avant le milieu des années 1980. Le vin n’était pas aussi cher que maintenant.

 

Quand j’ai eu 6 ou 7 ans, il a commencé à me faire sentir son verre de vin en me demandant ce que je ressentais, puis c’est devenu un rituel trois ou quatre fois par an. A l’âge de 12 ans, j’ai eu le droit de goûter un tout petit peu, et je n’ai pas du tout aimé.

L’année d’après, ça m’a plus plu, ce n’était pas si mauvais que ça ! A chaque fois, mon grand-père me demandait d’abord mes sensations au nez, puis de manière plus générale. C’est exactement ça qui est important avec le vin. A 15 ans, j’ai commencé à bien apprécier. Le pomerol, c’est quelque chose…

Votre palais a été formé aux vins de Bordeaux. Votre cave en contient-elle beaucoup ?

Ah oui, même si, depuis mon grand-père, j’ai exploré beaucoup d’autres régions. En 1979, j’ai constitué ma première cave avec de très bons vins de Bordeaux. J’avais acheté des 1975 et 1976, et ce n’était pas du tout les mêmes prix qu’aujourd’hui.

J’habitais au cinquième étage sans ascenseur, un poêle en fonte chauffait mes trois pièces. Je faisais des dîners au moins une fois par semaine. J’adorais cuisiner pour mes amis, même si je n’avais que deux petits feux à gaz, un tout petit frigo et même pas de four. Plus tard, j’ai pu acheter un four dans lequel je pouvais mettre un poulet pour deux, pas pour trois !

On se recevait les uns chez les autres. On achetait des bouquins de cuisine des grands chefs, Troisgros, Bocuse, etc. Et je descendais dans ma cave pour sélectionner les vins. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que mes amis préféraient le début de l’ivresse aux vins eux-mêmes. Un soir, je leur ai fait une chose épouvantable. J’ai transvasé du Vieux Cep, un vin imbuvable qui n’existe plus, dans de belles bouteilles. Personne ne s’en est rendu compte. Ils disaient même que le vin était bon !

Vous êtes taquin ! Quelle sorte de vins aimez-vous partager aujourd’hui ?

Je ne suis pas taquin, je suis économe ! Mais promis, je ne le ferai plus. Récemment, j’ai eu l’occasion de réfléchir aux caractéristiques des vins que j’aime grâce à Hervé Bizeul, qui a créé, il y a une vingtaine d’années, le domaine du Clos des Fées, dans le Roussillon. Il y a deux ou trois ans, il m’a appelé pour participer à une bonne cause. Savez-vous que chaque jour un agriculteur se suicide ? C’est le chiffre officiel de la Mutualité sociale agricole. Et ce chiffre a encore augmenté depuis le début de l’année.

Lire l’enquête : Suicides d’agriculteurs, l’hécatombe silencieuse

Personne ne parle de ce mal-être, alors que l’agriculture a le plus fort taux de suicide, toutes professions confondues. Hervé Bizeul m’a donc demandé si je voulais participer à une cuvée dont les bénéfices iraient à ces familles en détresse. J’ai bien sûr accepté.

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 10:12
Elections : la confusion !

Régions et départements

 

Elections : la confusion

 

Au contraire ! On peut dire que l'ordre est revenu : comme avant, dans les régions, les départements, à peu d'exception près. La gauche se maintient. La droite conserve ses provinces. Delga, sans dégâts, garde son Occitanie …

 

Comme avant sauf que, quand on est élu(e) avec 15 ou 20 % des inscrits, ce n'est pas glorieux ! Face à cet échec civique généralisé, tous les élus, de tous les partis devraient démissionner et s'arrêter et méditer et trouver des solutions ! Que s'est-il passé..?

 

Or, on accepte la place, les indemnités, la gloriole, et en avant, advienne que pourra ! 

Comment motiver les jeunes ? 

Comment faire voter les classes populaires, les pauvres, les marginalisés..? 

 

La politique pourrait ressusciter si elle s'imposait un régime des plus austères : lutte contre le chômage, les inégalités en recourant à l'imposition des plus riches, à la réforme fiscale radicale… Lutte contre les ghettos, les incivilités, la délinquance par le dialogue, l'éducation civique, l'éthique, le respect des jeunes d'origine maghrébine en donnant des perspectives, en créant des postes d'éducateurs, d'enseignants, d'agents sociaux… 

 

Sinon la confiance en la politique est perdue. Les citoyens ne sont pas intéressés par le duel Macron-Le Pen: ils veulent le politique au coin de la rue, en bas de chez eux…

 

Ne plus entretenir la confusion : l'extrême-droite n'est pas une solution : les candidats RN et les transfuges des LR échouent lamentablement (Bardela à Paris, Foxonet à Baixas, les émissaires d'Aliot à Perpignan…) Le RN montre son incompétence, l'absence de personnalités crédibles : c'est la vacuité et le recours à la communication...

 

La confusion à droite : beaucoup de candidats mais pour quoi faire de neuf ? La droite est présente au pouvoir depuis des décennies, mais on se souvient plus des scandales (Sarko) que des solutions à la crise sociétale…

 

Quant à la gauche, qui semble renaître, si elle opte pour l'union avec les écolos (mais échoue avec la FI), elle hésite et n'est pas claire : ainsi C. Delga est élue en refusant l'accord avec les Verts et la FI… Cependant, avec sa position sur les autoroutes et Port-La Nouvelle, elle montre une politique peu novatrice, disons "de droite"… 

 

Election-confusion. 

Election-piège à cons, se disent 2 tiers de citoyens.

Ne parlons plus d'élection,mais d'abstention : l'heure est grave, mas qui apportera la solution radicale à ce mal du siècle..?

 

JPB  28 juin 2021

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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