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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 08:40
Aliot le bigot, à la messe, avec l'évêque...
Aliot le bigot, à la messe, avec l'évêque...
Aliot le bigot, à la messe, avec l'évêque...
Aliot le bigot, à la messe, avec l'évêque...

Aliot le bigot, à la messe, avec l'évêque...

Inédit : le Menstruel a eu la bonne idée de publier cet échange entre l'ancien et le nouveau 

(maires de Perpi...)

 

- - -Perpignan la bigote

 

Dialogue au café du commerce

 

J.Marc P. : Tu viens souvent ici, place de la Rép..?

 

Loulou : ça m'est arrivé, je venais voir mon ami le nouveau patron de ce…Bagdad café. Vivre de façon clandestine, ça chauffe les hormones !

 

JMP : pourtant, les clandés, tu les aimes pas ? Tu as déclaré que les barques  qui veulent accoster au Barcarès ou à Baixas (sic !), il faut les refouler.

 

Lou : oui, ce sont des sanctuaires, des copains, ces maires ! Oui, au large, vaut mieux le retournement d'une felouque que celui de la France !

 

JMP : Bon, on va parler de choses sérieuses, pas des affaires louches du mec du Barca: premier-vice-président de l'agglo , il t'a quand même bien aidé pour y avoir une bonne place : il pourrait être RN, ce gigolo ?

 

Lou : oui, il fait comme, mais on peut pas prendre ce type, avec son big casier…

 

JMP : Vaut mieux parler du fameux logo de Perpignangnan. Le coléreux, c'est Popaul II, qui avait lancé "Perpi la Catalane" avec le Castillet..Au début, le bonhomme que tes artistes et conseillers en com ont choisi, j'ai cru que c'était Pere Pigne, ce paysan des hauts cantons qu'est venu créer la grande ville dans la plaine…

 

Loulou : non c'est St-Jean le Baptiseur, qui a trempé le Christ dans le Jourdain. Il paraît qu'il reste un os de lui (pas du juif) dans la cathédrale: les reliques c'est sacré, alors il symbolise Perpignan la chrétienne, comme dit l'ami André, qui me guide bien parmi les Cathos…

 

JMP : Mais cette "Perpi la rayonnante", ça fait pas un peu "gnagna", abstrait, prétentieux. Elle rayonne quoi ? 

 

Loulou : voyons, l'ancêtre, tu vois bien le soleil ici, et qui dit Phébus, dit rayons ! Et puis, tu connais Dali, qui a dit "Perpi, le centRRRRe du Monde" ! Alors, forcément, ça rayonne depuis le centre !!

 

JMP : Tout de même, ce st-Jean, un révolutionnaire, qui, comme Robespierre, a été décapité…

 

Loulou : par Léa Salamé, avec sa danse qui a séduit Hérodote …

 

JMP : Tu veux dire Salomé et Hérode…mais tu as enlevé la catalanité et le croix...

 

Lou : oui car ce département est en France et because la laïcité : pas de signe ostentatoire ! Le bâton a remplacé la croix : gare au bâton pour les mécréants car j'ai voulu placer le saint patron sous le rayonnement "cosmique" (prononcez à la Dali) et au coeur de la tradition judéo-chrétienne…

 

JMP : Tu te gargarises d'élans laïques, mais on t'a vu avec la crèche dans la mairie, avec l'évêque à la messe de Pâques, lors de la bénédiction des roses avec le même et André Bonet, qui te suit partout, caution de catholicisme pur et dur… Et l'adjoint à la culture qui met, sur Facebook, plus de Saints et de Nitouches que d'écrivains ou d'acteurs culturels…Un comble. C'est "Perpi la bigote", non..?

 

Loulou : non, c'est "Perpi l'Aliote", car je l'ai prise, la ville, et ses communautés avec…Les Juifs en casant Halimi : ils disent que le RN n'a pas de passé trouble, un parti tout neuf, c'est pas le FN du borgne…Les Gitans, je vais leur redorer le blason avec un quartier bien salubre et sans révolte, grâce à ce gros Nounours à qui je donne du miel… Quant aux Maghrébins, ils se tiennent à carreaux, ils travaillent, de vraies fourmis…depuis que j'ai mis la police à la…Cigale !

 

JMP : (rires) la Cigale, c'est la police virtuelle ! ça n'empêche pas des coups de révolver de ci-de là ! Et les dealers qui continuent et les épiceries qui se multiplient comme des cavernes d'Ali-Baba…Et ce Palestinien…

 

Lou : celui-là, il est athée, contre les Frères salafistes, il va redorer le blason de Perpi, et d'ESPI… et aussi de la rue des cloches… et le mien, en passant… et X. Niel aussi, aux Dames de France, avec ses cours gratuits d'informatique : je vais enfin pouvoir écrire mes Mémoires…Véro corrigera… Et Bonet me donnera le Prix Méditerranée ..! 

Vive Perpi la Méditerranéenne !

JMP. : Purée, popopo, c'est la chienlit, ici, c'est bien Perpignanouse !!!

 

Julien Verjoul, le Menstruel (2 euros, partout)

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 08:03
Mère et maman par Jean IGLESIS

Mère

 

Les larmes dans des yeux qui n'ont jamais pleuré,

On pense avec regret à sa mère chérie.

On vit dans le remords tout ce qui a péri.

L'on reste à contempler ce qui n'a pas duré.

 

On revoit des soirées à veiller le sommeil

D'un insolent bambin qui n'est jamais heureux,

Des sourires dictés par un cœur généreux

Dont le feu est plus pur et brillant qu'un soleil.

 

Et l'on ressent sa peau soudainement nourrie

Par un passé empli de sincères baisers

Plus doux que son parfum et plus chauds qu'un brasier,

Les larmes dans des yeux qui ont toujours souri.

 

Jean Iglesis

 

 

Maman

 

J'ai crié "au secours..." quand je suis né, un jour,

Car je me trouvais seul, car j'avais soif et faim

Et tu m'as répondu en m'offrant de ton sein

Et de ce premier don je me souviens toujours.

 

Quand, plus tard, j'avais peur de la vie ou du noir,

Tu te penchais sur moi et, en me souriant,

Ma peur disparaissait et j'étais tout brillant

De ne plus être seul en ce monde d'espoir.

 

Les nuits que tu passais, veillant sur mon sommeil,

Les berceuses chantées de ta voix si suave

Me faisaient oublier toutes ces choses graves

Qui rodent près de nous et guettent notre éveil.

 

C'est à toi, ô Maman, que je veux ce poème

Pour te dire merci de m'avoir tant aidé

Quand on est tout petit, quand on ne peut plaider,

Quand on ne peut parler mais qu'on pense : "je t'aime".

 

Jean Iglesis

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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 08:44
L’exposition H. Rigaud à Versailles - Littérature : MARE NOSTRUM -
L’exposition H. Rigaud à Versailles - Littérature : MARE NOSTRUM -

 

L’exposition Hyacinthe Rigaud (1659-1743) ou le portrait Soleil sera l’occasion de souligner l’exceptionnelle richesse des collections du château de Versailles, sans équivalent dans le monde, pour les portraits français des XVIIe et XVIIIe siècles. Longtemps dédaigné par l’histoire de l’art, ce genre est aujourd’hui mieux connu. Peintres moins proches de la Cour, François de Troy et Nicolas de Largillière ont déjà fait l’objet d’expositions monographiques : celle consacrée à Hyacinthe Rigaud ne pouvait se tenir qu’au château de Versailles tant son portrait de Louis XIV constitue aujourd’hui l’emblème du Grand Siècle.

Natif de Perpignan, Hyacinthe Rigaud se forme dans le sud de la France avant de s'installer à Paris en 1681. Sur les conseils de Charles Le Brun, il décide de se consacrer au genre du portrait qu'il élève à sa plus haute expression. Il se fait connaitre du roi et de la Cour grâce à la protection du duc d'Orléans dont il fait le portrait en 1688. Puis en 1700, il est reçu comme peintre d'histoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, mais c'est en 1701 qu'il devient le plus célèbre des portraitistes de son temps. Cette année-là, Louis XIV lui commande un portrait en costume de sacre qui devient un véritable emblème de la monarchie absolue française. Ainsi, il fige les codes du portrait d'apparat : colonne et paysage en arrière-plan, draperie chatoyante, pose solennelle et couleurs intenses. Souverains et souveraines européens se feront portraiturer de cette manière jusqu'au XIXe siècle. Il portraiture également ses collègues artistes tels Charles de La Fosse ou François Girardon, des hommes d'Église, des magisrats et des financiers. Sa clientèle bien choisie lui permet de se constituer une collection remarquable de livres et d'œuvres d'art dans son hôtel particulier de la rue Louis-Le-Grand, où il s'éteint le 29 décembre 1743. 

commissariat d'exposition

Commissariat général

Laurent Salomé, directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Élodie Vaysse, conservatrice du patrimoine

Commissariat scientifique 

Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, directrice adjointe du musée de l'Armée

le catalogue

Hyacinthe Rigaud ou le portrait soleil, en partenariat avec les éditions Faton, 2020 - 27x24 cm, 440p., 49 € TTC - ISBN : 978-2-87844-280-9 - Parution : début novembre 2020

Ce catalogue permet de révéler un Rigaud inattendu, portraitiste fasciné par la peinture religieuse, peintre subjugué par la sculpture, aussi doué pour les effigies grandioses que pour les représentations intimistes. 

autour de l'exposition 

  • #MoiRigaud

À partir du 19 avril 2021, et pendant un mois, le peintre Hyacinthe Rigaud prendra le contrôle des réseaux sociaux du château de Versailles quotidiennement afin de mieux se faire connaître du grand public. À découvrir sur le compte Twitter,  Instagram, et Facebook.

  • Les articles des Carnets de Versailles

"Rendez-vous chez Rigaud" écrit par Elodie Vaysse pour Les Carnets de Versailles. 

"Portraits en scène" écrit par Pier Luigi Pizzi pour Les Carnets de Versailles.

Le podcast 

Le peintre vous raconte lui-même les séances de pose pendant lesquelles il a peint le célèbre portrait de Louis XIV.

Les conférences 

À l'occasion de l'exposition, des conférences inédites ont été enregistrées dans le cadre de la programmation culturelle "1 an à Versailles".Découvrir les conférenceLe livret-jeu

Découvrez le livret-jeu, réalisé spécialement pour l’exposition. Des questions, des énigmes et des anecdotes, accompagnées d'illustrations ludiques, permettront aux enfants de 6 à 12 ans d'en apprendre davantage sur la vie et la carrière de Hyacinthe Rigaud.

Disponible uniquement en téléchargement (pas de distribution de livrets sur place). Téléchargez le livret.

Réalisé en partenariat avec Quelle histoire. »

 

Littérature           MARE NOSTRUM   Le Prix :

Je vous propose de découvrir son règlement et notre première sélection, dans un document exceptionnel réalisé grâce au talent graphique de Morgane, notre vice-présidente

 

 

Sélection Prix Mare Nostrum

 

 

Nous avons de nombreux projets pour les mois prochains, en intensifiant notre action vers la Méditerranée grâce aux partenariats avec les universités et les maisons d’éditions sur les autres rives. Nous éditerons également un livre des plus belles chroniques que nous diffuserons gratuitement.

 

Après seulement 7 mois, ce sont 215 chroniques et plus de 210 000 pages qui ont enrichi le site au sein de nombreuses thématiques.

Notre équipe de chroniqueurs s’est également étoffée de nouvelles plumes talentueuses : des historiens, des universitaires ou des lecteurs et lettrés passionnés, qui font montre d’une insatiable curiosité. Je les remercie car, sans eux, Mare Nostrum n’existerait pas. Nous avons la réputation d’avoir placé la barre très haut, et nous pouvons en être fiers. Nous travaillons désormais sur la prochaine rentrée littéraire qui nous réserve de nombreuses surprises. 

 

Nous vous donnons rendez-vous dès septembre pour les chroniques de la rentrée littéraire, et surtout pour notre sélection finale. 

 

 

 

Éliane Bedu – Présidente

 

contact@marenostrum.fm

 

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 08:27
Espadrille de Payote, à Perpignan : accord avec l'Occitanie - Livre blanc des Angelets de la Terra (Ramon Faura) -
Espadrille de Payote, à Perpignan : accord avec l'Occitanie - Livre blanc des Angelets de la Terra (Ramon Faura) -

PAYOTE, le spécialiste de l'espadrille made in France, lance une opération de crowdfunding en collaboration avec la région Occitanie

Sur les six millions de paires d'espadrilles vendues en France chaque année, seules trois millions de paires sont fabriquées en Europe. Payote, jeune marque d'espadrilles née en 2016 à Perpignan s'est donnée comme mission de relocaliser la fabrication d'un produit qui constitue un savoir-faire français, avec un souffle de modernité sur le design et une approche éco-responsable. Afin de soutenir sa croissance mais aussi l'économie régionale, Payote a décidé de lancer une opération de crowdfunding en collaboration avec Wiseed, une plateforme d'investissement participatif en partenariat avec la région Occitanie. 

Un financement participatif en soutien à l'économie régionale

D'abord vendues sur son site de e-commerce, les espadrilles Payote sont désormais commercialisées dans une première boutique ouverte à Perpignan fin 2020. Avec un triplement du chiffre d'affaires en 2020, la marque souhaite lever des fonds pour développer son outil de production et ses réseaux de distribution, avec dans un premier temps le projet d'une deuxième boutique à Toulouse.

Pour financer ce projet, Payote s'est associé à Wiseed. Cette plateforme d'investissement participatif offre aux particuliers l'opportunité de contribuer à des projets régionaux innovants. 

L'objectif pour juin 2021 : récolter 120 000€. Cela financera l'aménagement de la boutique ainsi que l'achat d'un petit Espa-van qui parcourra toute la France pour suivre les festivals et autres événements festifs. 

  • Pourquoi soutenir Payote ?

Les personnes intéressées par le projet et qui souhaitent soutenir une aventure 100% française peuvent investir à partir de seulement 100€ dans un projet concret, qui a du sens et qui valorise le savoir-faire français. Elles gagnent de l'argent à hauteur de 5% du montant investi à travers des obligations.

  • Comment ça marche ? 

Il s'agit d'un investissement sous forme d'obligations : les donateurs sont remboursés du montant investi en 3 ans. Chaque année, Payote rembourse un tiers de la somme investie et ils emportent 5% de rendement. Pour Payote, c'est une belle opportunité de faire participer les français au projet et de les impliquer dans son développement.

Et c'est aussi une façon innovante d'investir son épargne dans des projets locaux qui soutiennent l'économie régionale. 

À ce jour, Payote compte 95 contributeurs pour un total de 52 800 € récoltés, soit 43% de l'objectif. 

Ici la page du projet Wiseed : https://www.wiseed.com/fr/projet/41113913-payote

A propos de Payote :

Payote, une histoire de valeurs et d'ambition.

 

Olivier Gelly, après une expérience de 10 ans dans le monde du prêt à porter, décide de créer sa propre entreprise de confection et de vente. Il se lance alors dans le projet ambitieux de redorer le blason de l'espadrille française. La marque Payote naît en 2016 et séduit dès la mise sur le marché de ses premières paires. Élégantes, confortables et personnalisables, les espadrilles Payote se vendent à plus de 20 000 exemplaires au cours de l'année 2016. Les espadrilles Payote, ce sont aussi des chaussures qui portent très haut les couleurs de l'artisanat et du savoir-faire français : un produit de qualité, vendu à un prix abordable et réalisé en collaboration avec des industries françaises. Les chaussures Payote sont ainsi fabriquées dans les ateliers Megam situés à Mauléon, eux-mêmes héritiers de trois générations de fabricants d'espadrilles françaises. Un cahier des charges de 11 étapes régit l'ensemble de leur procédé de fabrication. De la vulcanisation de la semelle en passant par le découpage de la toile et la couture de l'étiquette, chaque étape est réalisée dans ces ateliers.

CONTACT PRESSE - Agence FLAG

Yantl Deroussen  - 06 78 79 41 16 - yantl@agenceflag.com

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  Le livre blanc de "Catalogne du Nord"

 

Après avoir collaboré avec de nombreuses communes, en solidarité avec la Catalogne Sud, les Angelets de la Terra ont décidé de recentrer leur action sur les problématiques de la Catalogne Nord. Ils ont donc proposé aux maires d'entamer une réflexion collective au travers du « Label Culturel » en 2020, puis du « Livre Blanc de Catalogne Nord » en 2021.

 

En 2020, 23 listes aux municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. Aujourd'hui, le « Livre Blanc de Catalogne Nord » reprend et développe les trois axes de la charte de ce « Label Cultural »: la normalisation de la présence du catalan dans l'espace public; l'enseignement en catalan; l'organisation de fêtes populaires et traditionnelles; les liens avec le reste des Pays Catalans; etc...

 

Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous).

Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » développe 55 propositions concrètes pour la catalanité qui ont été soumises à toutes les municipalités nord-catalanes.

55 municipalités participent au « Livre Blanc de Catalogne Nord » en y présentant leurs actions et les projets en lien avec la catalanité.

De nombreuses autres communes souhaitent aussi participer à ce projet. C'est pourquoi une deuxième édition est déjà prévue, afin de donner une place à toutes les communes de Catalogne Nord et de dresser un premier bilan.

Les Angelets de la Terra présenteront le « Livre Blanc de la Catalogne Nord » dans toutes les municipalités qui en émettront le souhait, participantes ou pas de cette première édition. Un exemplaire sera offert à chaque élu de la majorité et de l'opposition.

L'association culturelle, autogérée et indépendante des Angelets de la Terra était à l'origine un groupe de supporters de l'USAP et des Dragons Catalans, de 2001 à 2009. Elle coordonne depuis 2010 un collectif autogéré et autofinancé de centaines de musiciens. En 2018, elle a organisé 4 festivals « Concerts per la Llibertat » pour la liberté et la démocratie avec la participation de 40 groupes. En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ».

 

 

 

 

> Ici vous pouvez consulter le Livre Blanc :

https://angeletsdelaterra.com/Llibre-Blanc-de-Catalunya-Nord.pdf?fbclid=IwAR0Dx4s6rgvoXShruXBCCKkA4X1aW2aAxdTK-DOnTLZsFgdnpFLDmBdixQY

 

> Les 55 mairies qui participent au livre Blanc :

1 Alenyà

2 Angostrina i Vilanova de les Escaldes

3 Argelers

4 Bolquera

5 Banyuls de la Marenda

6 Cànoes

7 Cervera de la Marenda

8 Clairà

9 Codalet

10 Cotlliure

11 Bages

12 Corbera

13 Corbera de les Cabanes

14 Els Banys i Palaldà

15 Espirà de l'Aglí

16 Estavar

17 Eus

18 El Barcarès

19 El Soler

20 Els Masos

21 Fontpedrosa

22 Font-rabiosa

23 Font-romeu

24 Illa

25 La Menera

26 Matamala

27 Millars

28 Morellàs i les Illes

29 Nefiac

30 Oleta-Èvol

31 Oms

32 Òpol i Perellós

33 Pesillà de la Ribera

34 Portvendres

35 Pontellà i Nils

36 Reiners

37 Rià i Cirac

38 Salelles

39 Sant Andreu de Sureda

40 Sant Cebrià

41 Sant Feliu d'Amunt

42 Sant Feliu d'Avall

43 Sant Genís de Fontanes

44 Sant Hipòlit de la Salanca

45 Sant Joan de Pladecorts

46 Sant Joan la Cella

47 Sureda

48 Talteüll

49 Tarerac

50 Toluges

51 Torrelles de la Salanca

52 Trullars

53 Tuïr

54 Vernet

55 Vilafranca de Conflent

 

> Ont participé à la réalisation du « Livre Blanc de Catalogne Nord »: Berenguera Sunyer (psychologue), Christian Troadec (maire de Carhaix), Coleta Planas (conseillère pédagogique de catalan retraitée et poétesse), Daniela Grau (professeur de catalan retraitée), Geneviève Labat (chef d'entreprise), Gildas Girodeau (écrivain), Jaume Gubianas (dessinateur), Joan Peytaví Deixona (professeur d'université spécialiste en toponymie), Joan Planes (co-fondateur des Angelets de la Terra), Michel Leiberich (professeur d'université retraité), Nicolas Marty (professeur d'université spécialiste d'histoire économique et sociale), Olivier Poisson (président de L'ASPHAR), Pierre Lissot (directeur de l'Office Public de la Langue Catalane), Priscilla Beauclair (graphiste et journaliste au Travailleur Catalan), Ramon Faura-Llavari (chef d'entreprise), Rémy Farré (président de l'Associació Catalana d'Estudiants), Richard Bantegny (caméraman, photographe), Rita Peix (docteure en Etudes catalanes et transfrontalières, formatrice pour l'enseignement bilingue)...

 

Ramon Faura

Président Angelets de la Terra

06.68.89.82.71

https://angeletsdelaterra.com/

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 09:59
N.Daubanes - J. Maureso - M. Sales - Concert à Perppignan
N.Daubanes - J. Maureso - M. Sales - Concert à Perppignan
N.Daubanes - J. Maureso - M. Sales - Concert à Perppignan
N.Daubanes - J. Maureso - M. Sales - Concert à Perppignan

N.Daubanes - J. Maureso - M. Sales - Concert à Perppignan

Joseph Maureso

 

Réouverture du Château-musée de Bélesta !

Le dimanche 30 mai à 15h30 rendez-vous au Château pour une visite commentée de mon exposition "Interfaces".

L'exposition temporaire sera ouverte en principe jusqu'au 15 juin.

A dimanche !

«Interfaces »

La présence de mes peintures dans ce musée consacré à la vie quotidienne d’une communauté néolithique indigène peut vous paraître incongrue.

Pourtant, une exposition permanente et deux expositions temporaires gravitent autour d’une même thématique :

 La frontière.

-La borne frontière pour un village nommé « Bélesta la frontière ».

-Une exposition temporaire sur cette même thématique.

-Une exposition de peintures intitulée « Interfaces ».

La frontière pour moi est un élément constitutif et récurrent de ma réflexion théorique :

-Pour moi la frontière est une trame dont nous sommes les trous. 

Chaque trou est une fenêtre ouvrant sur une territorialité identitaire singulière.

-La frontière dessine le contour de nos différences et par là même permet de les reconnaître en tant que telles. 

-La frontière est un lien avec les autres territorialités identitaires dans leurs différences et favorise un va et vient dialectique entre les êtres.

-La frontière est l’interface fertile qui favorise la rencontre de l’autre, que nous ne sommes pas, et vitalise nos identités en devenir perpétuel.

La frontière pour moi est un élément constitutif et récurrent de mon langage plastique :

-L’idée en peinture s’objective au travers de ses figures convenues et reconnaissables, elles organisent les premiers gestes picturaux dans une topologie analytique qui fait sens d’une posture originale, mais très vite arrivent des figures sauvages et invasives qui colonisent ces topologies formelles et s’en affranchissent.

-L’acte de peinture ne peut être assujetti à quelque contenu de pensée, il est un acte d’une liberté conquise contre notre propre intentionnalité.

Il marque une frontière entre deux états de l’être : communication et expression !

 

La frontière pour moi est un élément constitutif de la contextualisation de mes peintures :

-L’installation de mes peintures est une intrusion de signes dans un espace coextensif comprenant déjà ses propres signes. Une relation s’installe générative de réponses sensées et sensorielles .

-ici, les traces de la vie quotidienne de cette communauté nous parlent de leur rapport social au monde. Ma peinture est la trace de mon rapport intime au monde. Cependant rapport intime et 

social sont distincts mais consubstantiels, l’un fonde l’autre et l’autre l’un.

Nous ne sommes pas éloignés de cette communauté, car si l’humanité a fait des progrès pour excéder l’homme en tant que prédateur avide de pouvoir, en multipliant à l’envie sa puissance 

par la saturation d’organes exo-somatiques, elle est restée par ailleurs la même pour sa survie.

-Une communauté capable d’une esthétique de la vie quotidienne comme en témoignent ses vestiges.

-Il y a des analogies formelles dans les résolutions plastiques et techniques, comme si en voulant rompre avec nos sociétés technologiques de la production/consommation, j’éprouvais 

une nécessité à revenir à des résolutions sinon primaires mais primitives.

Mais plus encore que la frontière, un lien sensible me rapproche de Bélesta, une aventure humaine

et professionnelle : ces traces néolithiques dans le cadre du Château-musée, c’est moi, avec mon entreprise « Au pied du Mur » qui en suis l’auteur, il y a trente ans:

-La grotte sépulcrale

-Le carré de fouilles

-La cuisine néolithique...

 

Sous la direction scientifique des archéologues Françoise Claustre et Valérie Porra.

Sous les directives du Maître d’ouvrage Louis Baills, instituteur et Maire de Bélesta, inventeur de ce fabuleux musée.

Sous les directives du Maître d’œuvre, l’architecte Georges Wursteisein.

 

Aujourd’hui plus que jamais, dans la montée des haines « hétérophobes » il m’apparaît comme essentiel de réhabiliter la nature de ces frontières qui unissent, qui reconnaissent les différences et les font s’entrelacer..

 

“L’expo “Ob'jeux” permet de s’amuser
au musée d'Argelès-sur-Mer

L’ingénieuse exposition “Ob’jeux”, installée à la Casa de l’Albera d’Argelès-sur-Mer, dévoile 40 ustensiles et outils anciens, sur un parcours familial qui invite à s’amuser intelligemment. Les objets et le jeu se mêlent sous forme de labyrinthe, rébus, charades, devinettes et énigmes, pour un excellent moment à passer en élucidant des usages domestiques, agricoles ou scientifiques souvent oubliés.

Le public peut s’essayer à comprendre le chiffrement et percer le mystère du “Code de César", un casse-tête pour ados et adultes. Les plus jeunes peuvent suivre une douzaine de jeux et passer un moment agréable. Accompagnés d’un adulte, ils peuvent s’essayer aux autres catégories. “Ob’jeux” contient aussi une pêche aux canards, des Scrabbles et des Playmobil, pour que le plaisir soit total.

Cette exposition est un voyage historique, au travers des objets emblématiques de la collection municipale, riche de 3000 éléments offerts par des Argelésiens et habitants des villages alentour. Elle illustre l’inventivité des Hommes, souligne l’aspect rudimentaire de certaines utilisations et témoigne de la dureté des conditions de vie en milieu rural, du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.

Exposition Ob’jeux
Casa de l’Albera - Maison du patrimoine, place des Castellans à Argelès-sur-Mer.
A voir jusqu’à la fin décembre, du mardi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h, le samedi de 9h30 à 13h.

Entrée  : 2 euros, gratuite pour les moins de 18 ans et les habitants d’Argelès-sur-Mer.

Clichés en téléchargement : © Mairie d'Argelès-sur-Mer
 

CONTACT

Ville d'Argelès-sur-Mer - Service communication

Laurence Rialain - Esteve Vaills

com@ville-argelessurmer.fr

04 68 95 34 67 - 06 07 49 94 99

- - -

Nicolas Daubanes ( un ancien des Beaux-arts de Perpignan, refusant désormais d'exposer dans sa ville tant que le RN est à la mairie) en lice pour le prix Drawing now 2020-2021

 

La foire d’art contemporain dédiée au dessin Drawing now Art Fair se tiendra du 10 au 13 juin, dans un nouveau lieu situé dans le 12ème arrondissement parisien.

À cette occasion, le Prix Drawing Now 2020 reporté en 2021 sera remis à l’un des artistes nommés : Nicolas Daubanes représenté par la Galerie Maubert, Odonchimeg Davaadorjreprésentée par la Galerie Backslash,Mathieu Dufois représenté par la Galerie C, Delphine Gigoux-Martinreprésentée par la Galerie Claire Gastaud et Julien Tiberi représenté par la Galerie Semiose.

 

Rendez-vous du jeudi 10 au dimanche 13 juin au 42 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e, M°Bastille, parking juste en face.

 

 

- - - Mery Sales, Personnages hors champ

19 mai au 13 juin

 

Mery Sales, Personnages hors champ

« Ces dernières années, ma peinture m’a conduite vers ses lisières. Depuis sa périphérie, j’ai découvert d’autres points de vue, associés à des espaces jusqu’alors niés ou ignorés et qui, pour leur grande majorité, portent des noms de femme : Hannah Arendt, Simone Weil et María Zambrano.
L’empreinte laissée par leurs voix défie les paramètres de leur époque et cherche encore aujourd’hui un espace légitime pour être remarquée. Elles ont toutes trois échappé au carcan de leur époque, notamment parce qu’être une femme philosophe était alors totalement impensable et qu’elles ont osé emprunter une voie qui justement sortait des sentiers battus.
Travailler sur leur pensée procède au début d’un besoin intime inaliénable mais le potentiel de transformation de leur pensée m’amène à la traduire, à ma manière, en peinture et à essayer de la transcender.
Elles nous permettent de faire le lien entre une période et une autre, de dénouer les nœuds du passé pour en tisser de nouveaux dans la trame collective du présent.»
Mery Sales

Commissaire de l’exposition: Álvaro de los Ángeles

Organisé en collaboration avec le Consorci de Museus de la Communitat Valenciana

 

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 09:40
La N7 - La DS
La N7 - La DS
La N7 - La DS

La N7 - La DS

La RN 116 contre Le RN

 

Qui chantera la RN 116 ? Quel nouveau Trénet, qui célébra si bien l'historique, la mythique RN 7..? Comme on le fit pour le Train jaune..? 

La Route nationale "bleue", des vacances, ancienne voie romaine, devenue royale, impériale, puis républicaine, reliait Paris à Menton en mille kilomètres...

 

Cette route interminable devint un itinéraire d'étapes gastronomiques, touristiques, incarnation de la passion des Français, en 1955 (date de l'air de Charles) pour la voiture et, en particulier, pour la DS : lire, à ces propos les Mythologies de Roland Barthes...

 

Le progrès vint, et la vitesse... La RN Sept fut détrônée, déshonorée dans les années 1970,  par "l'autoroute du soleil"...

 

Aujourd'hui, à dix mois des présidentielles de 2022, on s'intéresse ici, en pays catalan, à la RN116, célèbre axe qui traverse la plaine du Roussillon pour accéder aux hauts cantons. C'est un itinéraire touristique et économique essentiel pour la neige, le désenclavement du haut-Conflent et de la Cerdagne : route belle mais risquée, lieu de multiples accidents et éboulements, elle est peu à peu améliorée par les services du conseil départemental qui effectuent, depuis des décennies, un bon travail de fourmi alpiniste...

 

A présent, avec le projet de donner aux régions 9000 kms de routes départementales, Jean Castex a décidé de concéder à l'Occitanie (et à la Catalogne française, dans le cas présent) la fameuse 116, fermée durant des mois en 2020, ce qui nous permit de visiter les merveilleuses audoises d'Axat et d'Escouloubres...

Castex joue le front républicain contre l'extrême-droite: bien sûr, c'est le rôle immédiat de l'accord historique entre le 1er ministre "républicain" et macronien avec la dynamique présidente socialiste de région.

 

RN 116 contre RN... C'est de la stratégie économico-politique bienvenue. En 50 ans, les anciens responsables locaux (Malé, Marquès, Bourquin, Calvet, Hermeline) ont été impuissants; en peu de temps, l'ancien maire de Prades, peu actif alors, a réussi un bon coup ! 

 

On va pouvoir démolir la montagne pour gagner quinze minutes et Castex va vite ouvrir les stations de ski ...

 

J.P.Bonnel (25 mai)

 

- - -

Le Premier ministre a effectivement dévoilé son souhait de voir certaines portions du réseau routier national décentralisées au profit des Régions. Un processus qui entre dans le cadre du projet de loi 4D. La RN116 sera la première à en bénéficier à titre expérimental grâce à une entente avec Carole Delga.

" J’ai constaté depuis longtemps que l’État avait du mal à dégager des moyens pour le secteur routier à hauteur des besoins. J’ai, en conséquence, toujours plaidé pour un changement radical d’approche, en offrant la possibilité aux Régions, qui ont déjà des compétences très fortes en matière de mobilités, de s’occuper de routes d’intérêt structurant. La décentralisation aux Régions des lycées, au début des années 1980, a conduit à des résultats spectaculaires. Devenu Premier ministre, j’ai donc fait préparer un texte de loi – la loi dite 4D – adopté par le Conseil des ministres le 12 mai dernier – prévoyant cette possibilité."

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 10:14
Photo jpb

Photo jpb

ALIOT en Camargue

 

Pensées en passant...en Camargue...

Pour écrire mon livre il me faudrait un nègre... si le tracteur de Marine s'enlisait, je serais déjà président du RN...

Je vais bientôt rayonner... les cons de perpignangnan je les cucule comme le chante si bien ce putain de rappeur noir qui fait jaillir sa sève blanche de sperme de nègre, allégorie de l'inspiration poétique...

Je me sens poète en Camargue...vais me bouffer un steak de taureau... je rayonne...

 

Jpb

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 09:42
Mort en montagne d'Alain IGLESIS, qui sauva mille vies - Condoléances à Jean et Henri - Jean et la presse - Noémie Pfeiffer, Peintures
Mort en montagne d'Alain IGLESIS, qui sauva mille vies - Condoléances à Jean et Henri - Jean et la presse - Noémie Pfeiffer, Peintures
Mort en montagne d'Alain IGLESIS, qui sauva mille vies - Condoléances à Jean et Henri - Jean et la presse - Noémie Pfeiffer, Peintures
Mort en montagne d'Alain IGLESIS, qui sauva mille vies - Condoléances à Jean et Henri - Jean et la presse - Noémie Pfeiffer, Peintures

Mort en montagne d'Alain IGLESIS, qui sauva mille vies - Condoléances à Jean et Henri - Jean et la presse -

 

Ici, au blogabonnel, on connaît Jean IGLESIS, l'ami d'Elne, l'ancien secrétaire de la mairie de La Raho, l'ancien correspondant de l'Indépendant, qui écrivit tant de textes passionnants, parfois acerbes, toujours sincères et tant de poèmes ciselés...

Je connaissais bien sûr son frère, artiste-ouvrier, le créateur du "petit bonhomme", l'ami Henri, dont j'ai parlé dans ce blog, mais je ne connaissais pas Alain, le sportif, l'humanitaire, disparu dans les montagnes alpines... Condoléances sincères aux deux frères du pays catalan...

JPB

 

Mont-Blanc : décédé dans une avalanche, Alain Iglesis avait "sauvé des centaines de vies" en montagne

L'alpiniste décédé dans une avalanche dans le massif du Mont-Blanc, mercredi 19 mai, était Alain Iglesis, un ancien secouriste du PGHM et un amoureux de la montagne qui avait gravi plus de 100 fois l'Aiguille Verte. Portrait. 

 

Alain Iglesis est décédé dans une avalanche sur l'arrête des Cosmiques dans le secteur de l'Aiguille du Midi mercredi 19 mai. 

 

En découvrant l'identité de l'alpiniste décédé dans l'une des deux avalanches mortelles signalées autour de l'Aiguille du Midi mercredi 19 mai, Stéphane Bozon a été surpris. Le patron du PGHM de Chamonix ne pensait pas qu'Alain Iglesis, 68 ans, puisse être le genre de personne piégée par les conditions hivernales qui règnent actuellement sur le massif du Mont-Blanc.

"C'était un alpiniste connu à Chamonix, un ancien du PGHM", nous confiait Stéphane Bozon mercredi soir, sonné par cette triste nouvelle. "Il était sur l'arête des Cosmiques et il se sentait sûrement en sécurité. Mais il y a un petit couloir à traverser et l'avalanche est partie de là", retrace Blaise Agresti, un ancien du PGHM et un grand ami d'Alain Iglesis. Malgré la mobilisation rapide de cinq secouristes qui l'ont sorti de l'avalanche, Alain Iglesis n'a pas pu être ranimé. "Il a été enterré dans un couloir en face sud sous un mètre de neige", déplore le colonel Stéphane Bozon. 

À ce sujet, la rédaction vous recommande

Deux avalanches mortelles dans le massif du Mont-Blanc après la réouverture de l'Aiguille du midi

 

"Il a refusé pendant des années d'être gradé pour rester sur le terrain"

Secouriste en haute montagne pendant des années au sein du PGHM, Alain Iglesis était désormais à la retraite. Mais il avait toujours la passion de l'altitude chevillée au corps. "Il continuait à s'entraîner tous les matins. Il faisait tout à vélo et à pied, c'était sa vie", raconte Blaise Agresti, qui a travaillé pendant des années avec lui. 

Victime d'un coup du sort de la montagne, Alain Iglesis avait arpenté pendant des décennies les pentes les plus abruptes pour sauver des vies avec le peloton du PGHM. Sa deuxième famille. "C'était un homme exceptionnel. Il avait un regard d'enfant sur la montagne. Il a gravi plus de 100 fois l'Aiguille Verte. Il avait une grande sensibilité. C'est aussi l'homme au monde qui a sûrement réalisé le plus de secours en montagne. Il a refusé pendant des années d'être gradé pour rester sur le terrain. Il avait même été à La Réunion pendant quelques années. Il a sauvé des centaines de vies pendant sa carrière", dit Blaise Agresti. 

Ecoutez Alain Iglesis raconter sa passion pour l'Aiguille Verte sur YouTube

 

"Il était très apprécié des gardiens de refuge"

Du côté de La Chamoniarde, l'association de prévention et de secours en montagne de la vallée de Chamonix, Alain Iglesis était aussi un visage connu. "C'était quelqu'un qui travaillait avec La Chamoniarde depuis de nombreuses années. Quand il avait pris sa retraite, il continuait à nous envoyer des photos sur les conditions et des rapports de course, notamment de l'Aiguille Verte où il allait souvent. Il était très apprécié des gardiens de refuge et on le voyait régulièrement", confie Océane Vibert, la directrice de La Chamoniarde. 

Après trois semaines de mauvais temps, Océane Vibert s'inquiète d'assister à d'autres accidents dans les prochains jours. "Le bilan est dramatique dans les Alpes depuis trois semaines. On est en pleine période de crue avalancheuse et on appelle les pratiquants à la prudence". Lors de la réouverture du télécabine de l'Aiguille du midi mercredi 19 mai après sept mois de fermeture, le guide Eric Bellin confiait de manière tristement prémonitoire au micro de France 3 Alpes : "Le problème c'est un peu l'émulation. Ils sont beaucoup, mais il y a des très bons là, des très costauds, des très bons skieurs, normalement ils savent un peu ce qu'ils font"...

Jean IGLESIS (20 mai)

 

* Mon frère Alain Iglesis vient de disparaître...

Mon frère est universellement  considéré comme "l'homme ayant sauvé le plus de vies humaines au monde"...

Il est né à perpignan

L'Indépendant par Mme Valérie Pons -journaliste professionnelle et émérite - que je remercie et félicite de l'hommage rendu à Alain par l'article paru ce vendredi matin

 

* Jean Iglesis : A La Clau, Ouillade et France Bleu Roussillon, entre autres...

Messieurs,

j'ai le regret d'avoir à  constater que vous n'avez pas daigné faire état dans vos pages et sur vos ondes de la disparition prématurée  de mon frère Alain iglesis...

Alain est mort dans le massif du Mont-Blanc mercredi 19 mai à 13 h, d'une chute qui lui a été fatale...

Alain avait escaladé plus de 100 fois l'Aiguille Verte, dans ce même massif...

Alain avait inculqué et fait partager son amour et sa passion de la montagne à des dizaines de personnes qui sont aujourd'hui devenues des guides émérites, salués unanimement pour leur dévouement, leur savoir-faire, leur esprit d'équipe, leurs compétences et leur solidarité...Qualités qui ne peuvent nuire au sauvetage, ni  à son action, ni à son esprit...

Il avait participé à la construction d'hommes responsables, et non de pantins ou de pions serviles...

Alain avait sauvé des centaines et des centaines de vies...

Et ce avec humilité, discrétion et courage...

Alain Iglesis est considéré aujourd'hui comme l'homme ayant secouru et sauvé le plus de personnes en difficulté en montagne et ailleurs, à savoir  dans le monde entier...

Alain Iglesis inscrit son prénom et son nom parmi les Catalans célèbres, ceux qui vivent et agissent dans l'abnégation et le sacrifice, dans l'anonymat et la générosité, dans l'ombre et non dans la parade... 

 

J'ai du mal à comprendre que vous n'ayez daigné évoquer son décès...

Apparemment ou manifestement, vous semblez l'ignorer...

Je vous avais cependant transmis l'annonce de sa disparition...

Et je ne comprends guère que vous ne l'ayez relayée...

Mais rassurez-moi et ôtez-moi d'un doute : je garde pleine confiance en votre probité déontologique...

Parfois, j'en viens à me demander à quoi vous servez...

C'est tout -oui vraiment tout ce que j'avais à vous dire...

Merci de votre silence Radio...

A bon entendeur, Salut...

Je ne puis vous saluer aussi bas que je le souhaiterais, étant donné que je suis souple comme un verre de lampe...

Bonne continuation

Jean iglesis (22 mai 2021)

Exposition :

Noémie Pfeiffer, Peintures

22 mai au 20 juin - Vernissage 22 mai, 11h.

Il y a des crânes et des fleurs, des regards enfouis, des profils perdus dans la foule des motifs, de la peau et de l’os, de la pierre et du pétale.
Du sec, du flétri, du cassant, aux relents de putréfaction, du doux, du tendre, du vivant qui luit de la rosée du matin. L’oeil est libre et captif à la fois.
Il chemine, sursaute et s’éclabousse toujours.
Torrent de matières fiévreuses, boursouflures, éclosions de couleurs et de fleurs dans la chair de la peinture, textures brouillées, éruption désordonnée de tâches, de flaques de rouges et de  roses, de jaunes et de verts dans un roulis de crânes galets, cailloux, assises minérales.
Une orgie de motifs dans un grondement volcanique et fécond.
Des restes de bagarre après l’orage. La violence est là, mais enfin contenue. Le magma est vivant. Brûlant de désir. Mais quelque chose se pose,
se repose après la tempête, respire au coeur des blancs, change son vide en plein, fait de son creux une île et ralentit enfin le flux ardent.

Il y a quelque chose qui chavire, cherche son équilibre, prend appui avant la chute imminente, s’effiloche et se contient à la fois. Viande piégée.
Fichée, affichée. Devenir animal qui se  désagrège en un devenir végétal.
En mutation. Une trouée, une bouffée d’air et de lumière à travers la chair qui suinte, surprise par la nuit qui tombe.
Quelque chose qui s’anime autour de la croix, du bâton de sorcière, un étendard humide et vivant, un écheveau de noirs, un nid de traces et de tâches tissées, emmêlées.
Une armature d’os flamboyants. Inextricables et encore tendres.

Début : 22 mai Fin :20 juin

La providence centre d’art catalan vivant

Casa Descatllar, 7 rue de la pte place de l'huile 

Ille sur Tet, 66130 France 

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 08:42
A. Woda au musée Rigaud - photos JPB
A. Woda au musée Rigaud - photos JPB
A. Woda au musée Rigaud - photos JPB

A. Woda au musée Rigaud - photos JPB

Albert Woda : 

rencontre face à la mer du musée

 

Cette rencontre remonte à un temps ancien, d' avant le confinement, l'angoisse, le relâchement des liens sociaux et amicaux… On éprouve une profonde nostalgie de cette époque et on espère revivre les bons moments, pas le fonctionnement fou d'une société qui se veut en marche, sans cesse, vers le progrès, c'est-à-dire la frénésie consumériste.

 

Dans l'esprit du lieu artistique perpignanais, Albert Woda se confia sur sa démarche, sa création picturale, devant un très grand format qui tentait de contenir la mer entière… Peu importe le nom de cette étendue marine : elle n'est qu'un prétexte à figurer la beauté, car Woda est un figuratif :

"La mer fait référence à l'art chinois; on existe, on n'est pas virtuel !"

 

Peut-être, aussi, même si je doute de l'importance de la métaphysique chez lui, à pousser à la méditation, à entrer dans les insondables mystères…

 

L'artiste célèbre ici les strates du palimpseste :

   "Sous le tableau repose un autre tableau, meilleur parfois ! Surtout, sous le paysage, vivent des calligraphies, dont je fais des photographies en noir et blanc : un ange est alors souvent découvert…"

 Il se réfère à François Tchen, se passionnant pour l'histoire des lettres : pas la littérature, mais la danse des mots...

 

Le réel doit être présent : "Je ne peux dessiner qu'avec le modèle devant moi : je n'ai pas d'imagination ! "

 

Woda commença par la gravure, susceptible d'être reproduite plusieurs fois : c'est l'aspect populaire de cet art simple, accessible, qui le passionne.

  C'est là aussi une raison prosaïque : il est ainsi possible de vendre une gravure sans s'en dessaisir : il reste toujours une plaque …

"Dürer a beaucoup gagné grâce à son atelier de gravures; pour la peinture, c'est l'aura de l'oeuvre unique.

Pour Rembrandt aussi, mon autre grand inspirateur, la gravure est un tête-à-tête, entre une plaque de métal et un artiste….

La manière noire est une forme de gravure…

Quand la photo n'existait pas, les artistes diffusaient leurs créations grâce à la gravure, aux eaux-fortes..."

 

Woda a toujours été fasciné par l'idée, puis la possibilité d'imprimer ses images. Cet aspect technique de l'art le passionne : Albert Woda est-il un artiste "matérialiste"..?

 

On revient à la mer, à ce paysage qui occupe une grande cimaise : "On découvre de minuscules présences dans le tableau, si on est attentif. J'y vois cette femme qui court sur la plage dans le fameux tableau de Picasso…

J'y vois… J'y découvre des beautés, mais attention, la beauté, c'est ringard, à présent, dans les musée contemporains…"

 

Refusons donc de parler de beauté : introduisons désormais des "installations" dans les musées-cimetières d'aujourd'hui..!

 

Woda évolue autour de son immense toile et se confie au petit groupe qui regarde cette mer si "réaliste" et pourtant si subjective…

 

"Un tableau, c'est égoïste, et pourtant une invitation au dialogue : c'est un vis-à-vis, une conversation.

C'est aussi une lutte avec l'ange : avant d'être achevée, la toile est une ennemie, une confrontation; puis, peu à peu, l'oeuvre devient une amie…"

 

Pourquoi "tableau égoïste" :

"la toile me dit, me révèle quelque chose de moi; le dialogue s'opère peu à peu. Vous avez, dans l'atelier, au début, c'est dur : on est très seul ! Alors, devant la toile, on s'invente un théâtre… On retrouve l'apaisement quand l'oeuvre est finie, mais elle ne l'est jamais : on arrête quand on est fatigué."

 

 Le corps, le bras, la main, le physique, comme une matière à endurer…

"L'artiste est un transformateur et un passeur."

 

Albert Woda a expliqué de façon naturelle son travail d'élaboration, de transmutation. Nous en savons plus, à présent, sur "l'esprit du lieu" : pas celui du musée, mais de son atelier…

 

J.-Pierre Bonnel - 21 mai 2021

(Au musée Rigaud, Perpignan)

 

- - -

 

**Albert Wodapeintre et graveur français.

 

D'origine polonaise, Albert Woda est un peintre et graveur méditerranéen. Il apprend le dessin et la gravure à l'école municipale puis à l'école nationale des arts décoratifs de Nice (aujourd'hui à la villa Arson). Il enseigne la gravure (en 2004)

Graveur en taille-douce, il est aussi imprimeur et éditeur (après avoir créé les Éditions de l’Eau au début des années 1980) à Tordères, puis à Reynès, dans les Pyrénées-Orientales (en 1989). Cette maison d'édition se spécialise dans les livres d'artiste, mêlant l’écriture à la gravure, à la photographie ou à la peinture. Il a ainsi illustré, avec des gravures à la manière noire ou à la pointe sèche, des textes d'Edgar Allan Poe, Federico Garcia Lorca, Lao Tseu, mais aussi des auteurs vivants (André Charaqui, Jacques Lacarrière, Daniel Thibon,Sophie Braganti, Salah Stétié, Stephen Romer, Zéno Bianu, Luis Mizon).

Il est illustrateur aux éditions Al Manar.

© Wikipedia

 

 

« Woda peint des paysages fluides, mouvants, simples, fluctuants, flottants, presque insaisissables, à peine entrevus. L'immense ciel et ses nuages longs, les lueurs secrètes, les feuillages énigmatiques des arbres voilés, les montagnes et les coteaux incertains inspirent une nostalgie imprécise. […]

Cet homme est le pur produit de cette migration des signes qui fait de beaucoup d’artistes méditerranéens par adoption des sortes de naufragés amoureux de leur naufrage. »

 

Gilbert LASCAULT

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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 09:33
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste
Poésie et philosophie : les sonnets de Walter Benjamin enfin traduits ! Jean Lacoste

Edition des sonnets de W Benjamin

 

Walter Benjamin  Sonnette / Sonnets

 

Les soixante-treize sonnets inédits en français de Walter Benjamin, écrits en mémoire de son ami Fritz Heinle – poète suicidé à 19 ans par désespoir ou protestation face à l'avancée de la Première Guerre mondiale –, dévoilent une dimension méconnue de son œuvre et de sa pensée par le prisme de la poésie (édition bilingue).

De Walter Benjamin, le lecteur français est surtout familier des essais, des proses à caractère biographique et de la correspondance, mais pas des poèmes. La disqualification contemporaine de l'écriture poétique est un des facteurs de cette longue ignorance. Voici qu'un traducteur, Michel Métayer, s'est attelé à la tâche d'introduire dans notre langue les soixante-treize sonnets écrits par W. Benjamin à la suite du suicide à vingt ans de son ami Fritz Heinle en 1914. Ils constituent une intense et soudaine « crise de vers » au sein de l'œuvre benjaminienne. 

W. Benjamin fut aussi un traducteur (Baudelaire, Proust, etc.) et un théoricien de la traduction. Antonia Birnbaum commente ici son essai sur La Tâche du traducteur

 

« La poésie de Walter Benjamin enfin traduite : plus de 70 sonnets écrits sur dix ans, de 1914 à 1924, sont maintenant disponibles en français. Tout un pan de l'œuvre de cet intellectuel juif allemand, surprenant, tragique, d'un hermétisme assumé, se révèle et offre une clef peut-être pour l'œuvre ultérieure. »

Jean Lacoste, En attendant Nadeau 

 

« Quelques dizaines de lecteurs de poésie connaissent les élégants plis de huit pages expédiés par poste, qui paraissent à l'enseigne de Walden n. Voici qu'un livre de deux cent pages nous parvient. On croirait que la maison d'édition est née pour cela : réparer un oubli datant de 1945 ; combler à son tour le trou de l'histoire [...]. Puisse cet ouvrage longtemps attendu nous rappeler à quel point le penseur était préoccupé par la dimension artistique de la langue, comme par sa mise en forme visuelle dans le volume, à l'image d'une cité de mots dont il aurait été autant l'architecte que le crieur public. »

Patrick Beurard-Valdoye, Sitaudis.fr

- - -

Philosophe, historien de l'art, critique littéraire, critique d'art et traducteur allemand, Walter Benjamin (1892-1940), rattaché à l'école de Francfort, est considéré comme l'un des théoriciens les plus importants du XXe siècle.

Traduction et postface de Michel Métayer.

Avec un essai d'Antonia Birnbaum.

édition bilingue (français / allemand)

12 x 17 cm (broché)

208 pages  15.00 €

Si Nathalie Raoux, sur le site Hypothèses, se contente de copier/coller les infos données par l'éditeur, J. Lacoste, essayiste, grand traducteur, critique littéraire (voir En attendant Nadeau), rédige cette analyse :

-Jean LACOSTE

 

La poésie de Walter Benjamin enfin traduite Jean Lacoste (En attendant Nadeau) C’est le suicide à Berlin du jeune poète Christophe Friedrich Heinle et de son amie Rika Seligson en août 1914, à l’entrée en guerre de l’Allemagne, qui a conduit Walter Benjamin, bouleversé au plus intime, à composer ces sonnets : plus de 70 sur dix ans, de 1914 à 1924. La poésie de Walter Benjamin enfin traduite...

Walter Benjamin a ainsi construit un tombeau de virtuosité...linguistique en souvenir de ce « bel ami » de 20 ans : « Que cherches-tu mon âme toujours le bel ami » (poème numéro 45). Ce suicide marquait pour Benjamin la fin d’une innocence, celle qui l’avait amené à participer activement au Jugendbewegung de Gustav Wynecken, et de façon générale à ce mouvement d’exaltation de la spécificité de la jeunesse et de célébration de la nature : à l’illusion classique d’une Grèce enfin retrouvée. La guerre industrielle qui va suivre pendant quatre ans va faire exploser ces illusions et devenir l’expérience vécue (das Erlebnis) centrale de l’œuvre de Benjamin (« notre bonheur […] découvrait un monde mauvais et fini », n° 39). Ces sonnets, qui suivent le schéma habituel des deux quatrains suivis de deux tercets, sont à l’évidence une œuvre de transition, ce qui explique qu’ils ne furent jamais publiés avant le tome VII.1 des Gesammelte Schriften. Benjamin cherche sa voix, s’inspire encore comme toute sa génération de la poésie hiératique, élitiste, et d’allure prophétique de Stefan George, il commente Hölderlin, il n’est pas encore parvenu à l’esthétique subtile de ses œuvres en prose comme Sens unique ni à la poétique de sa traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire. Il s’agit ici pour lui, dans une sorte de thrène baroque, de préserver l’émotion et le deuil dans leur intensité mais sans céder à l’affect, à l’exposition du « je » et au romantisme ; il n’est pas à l’abri d’une transfiguration de la mort : « sa jeunesse se couronna de mort » (n° 64). Le sonnet impose sa loi formelle, bride le pathos : « inflexible le sonnet qui me lie » (n° 51). Il n’est pas sûr que le choix de ces inflexibles contraintes, ce refus par principe du lyrisme dissipent la réputation d’hermétisme qui s’attache à la pensée et à l’écriture de Benjamin.

Benjamin offre des clefs pour comprendre ce « chant sans mot » qui cherche à s’élever au-dessus de l’expressif, de l’affect, de l’émotion. Ce sont des images pour ainsi dire figées qu’il propose, des images juxtaposées, en parataxe, qui sont comme des images de beauté dans un monde de catastrophe et de mort. Des constellations dans la nuit. Il est frappant de découvrir que la page d’introduction du recueil porte une strophe de Hölderlin dans son poème « Patmos ». « Qu’est-ce ? », « was ist dies ? », se demande Hölderlin, si la jeunesse et la beauté peuvent elles aussi disparaître : « si meurt / Celui à ui le plus / S’attachait la beauté, si bien u’en sa figure était merveille » (traduit par Michel Métayer). Citation clef, d’autant plus précieuse que c’est aussi dans ce poème, « Patmos », que Hölderlin introduit das Rettende, la notion d’un « salut ui croît à mesure ue croît le péril ». D’une manière générale, on devine chez Benjamin, dans cet exercice intime du sonnet comme dans ses textes autobiographiques ultérieurs, à la fois une volonté de dire son expérience et le désir d’une confession qui reste cryptée. N’est-ce pas l’enfant d’Enfance berlinoise qui observera que « tout bonheur comblé est retour » (n° 37) ? Et, dans le sonnet n° 52, n’est-ce pas un principe que l’on retrouverait à l’œuvre dans nombre d’essais de Benjamin qui se formule selon cette dialectique de la mélancolie ? : « En toute beauté il est un deuil secret » (n° 52). Dans sa traduction des Tableaux parisiens de Baudelaire, Benjamin fait entrer la ville comme lieu de misère, de solitude et de mort dans la poésie.

À leur manière les sonnets organisent le deuil avec des éléments de mythologie grecque. On sait ce que représente la Grèce pour la littérature allemande et les romantiques : un lieu de nostalgie qui fait espérer un retour en fait sans remède. Une proximité et une terre à distance. Ici, les figures mythiques sont partout : les libations des dieux et les tribulations des héros, Ulysse, Pénélope, Hélène, et bien sûr Orphée et Eurydice. Le traducteur hésite à l’affirmer, mais il n’est que trop clair que Benjamin se voit ici, se rêve en nouvel Orphée qui tente par son chant d’arracher à la mort la belle figure d’Eurydice, autrement dit son ami Heinle. Le mythe est rapporté au présent, « présentifié », actualisé, il récupère sa force salvatrice (das Rettende) face au « péril ». Il est troublant de songer qu’à la même époque Rilke de son côté redonnait également vie à la figure d’Orphée, avec ses propres Sonnets à Orphée de 1922-1923. Les sonnets de Benjamin restent à découvrir dans leur modernité lucide : « Si j’entame un chant / Il cesse à l’instant / Et si je t’aperçois / C’est une illusion (Schein) ».

mediapart.fr    Sitaudis.fr, Patrick Beurard-Valdoye

En attendant Nadeau / Mediapart.fr, Jean Lacoste

Thierry-guinhut-litteratures.com, Thierry Guinhut

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