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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:21

St-Jordi-1--Vernet-les-Bains.jpg  Stand de la Sant-Jordi (Jean-Pierre Bonnel) - Ceux qui ne sont pas partis à Barcelone pour soutenir l'USAP pourront venir à Elne pour la fête des livres ou à Valmy pour la République espagnole...

 

      *   Je présenterai mon dernier livre "Les saisons de Collioure" (photos et textes, 20 euros), ainsi que mes livres sur Machado, Matisse et Walter Benjamin, lors de la Sant-Jordi :

 

Elne, le samedi 19 avril, de 14h à 18h, parking Sant-Jordi (ville haute, près de l'office de tourisme) à l'atelier de restauration de tableaux et de dorure sur bois de Laure Maltèse : 06.72.92.94.71.), avec la mairie d'Elne.

 

 

* La République espagnole :

avril--19.jpg  19 avril 2014, fêtons ensemble la République espagnole, à l'espace J. Pams de Valmy, Argelès-sur-Mer. (Ville d'Argelès-MUME) à partir de 12heures, pique-nique, puis films...

 

 

 

 

*** Comité de vigilance (3) L'agglo et l'Anah :

 

 

 

Appel à signature pour la création d'un "comité de vigilance des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... et de tous les citoyens...dans le département des Pyrénées-Orientales"

 

* Après avoir lu les textes ci-dessous, merci de me répondre en donnant votre accord pour participer à ce comité de vigilance destiné à surveiller l'action de tous nos élus sans exclusive et de façon objective : aucun signataire n'est "encarté"; sans étiquette, il fait partie de la société civile.

 

Nous pourrons, par la suite, nous rencontrer dans un café ou un local à Perpignan, ou ailleurs...

 

Merci à tous. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

* Lettre :

 

 

C'est d'ailleurs en tant que républicaine que je m'insurge contre ce projet de débaptiser la place Gambetta. Un de nos grands hommes du Panthéon !

C'est faire preuve d'un grand mépris des valeurs fondatrices de la République que de vouloir jeter aux oubliettes celui qui a fait le "programme  de Belleville".
C'e
st aussi de la part de notre maire nouvellement élu - et ce, parce qu'il y a eu front républicain - ignorer que Léon Gambetta, fut le premier à créer un ministère des Arts, ancêtre de notre ministère de la Culture.

Aps, on se plaindra que nos enfants ne connaissent pas l'histoire.

Merci de me teni informée de vos actions.

C. C.-D.


Pour le Comité de vigilance, Catherine D., Patrick Fornos, Christian Vila, J.Pierre Bonnel, Sylvia Bonis, Joss et Carole Gris...

 

 

Mardi, deux entrepreneurs, un architecte et deux propriétaires d'immeubles ont comparu pour une arnaque aux subventions publiques attribuées par l'Agglo.

A dossier particulier, procès peu ordinaire. Le tribunal correctionnel de Perpignan a délocalisé mardi son audience dans l'ambiance feutrée de la bibliothèque du palais pour juger une affaire d'escroquerie aux aides publiques de l'Anah (Agence nationale d'amélioration de l'habitat). Deux ex-cogérants de la société espagnole Catalunya construccions, dont l'un jugé par visioconférence depuis la prison de Lyon où il est détenu pour un dossier de proxénétisme et trafic de drogue, comparaissaient aux côtés d'un architecte perpignanais pour avoir effectué des manœuvres frauduleuses lors de la rénovation en 2012 de deux immeubles de Saint-Jacques. Il leur est reproché d'avoir produit des devis et factures "gonflés" afin de faire endosser à l'Anah la totalité du montant des travaux. Les aides pouvant aller au maximum jusqu'à 75 % ou 80 % du coût global.

  • "Système de doubles factures"

Les deux propriétaires des bâtiments concernés sont, eux, poursuivis pour recel de cette "arnaque", dont le préjudice pour l'organisme d'Etat s'élèverait à 104 735 euros. Or, tous désignent l'architecte, qui a signé et transmis les pièces à l'agence de l'habitat, comme l'instigateur de ce "système de doubles factures".

Une première aurait été faite pour les propriétaires qui auraient payé le montant initial et une autre surévaluée aurait été envoyée à l'Anah pour décrocher une subvention couvrant l'intégralité des frais. L'entreprise de construction (par ailleurs poursuivie pour avoir embauché 14 employés marocains et algérien non déclarés et sans titre) affirme qu'elle a simplement repris le marché abandonné par une autre société dont le patron a été condamné pour infraction à la législation du travail.

"Et qui a curieusement déjà travaillé avec le même architecte sur des chantiers aussi subventionnés par l'Anah", glisse la présidente du tribunal. "Il (l'architecte) est la pierre angulaire, insiste le procureur. Les faits sont caractérisés. On a deux factures à la même date, avec le même numéro, concernant le même immeuble. Dans un milieu relativement précaire, ça a un intérêt pour l'entreprise d'être payée et rapidement mais aussi pour l'architecte qui perçoit des honoraires proportionnels au montant des travaux".

Et de requérir une peine de 6 mois avec sursis avec obligation d'indemniser les parties civiles contre les propriétaires des immeubles, de 18 mois avec sursis contre l'un des cogérants de la société, de 6 mois avec sursis contre le second et de 12 mois avec sursis contre l'architecte.

 

  • "Mission de service social"

"Comme un imbécile, je pensais avoir une mission de service social à Saint-Jacques, raconte ce dernier. J'ai pris des honoraires minimums de 8 % là où mes confrères demandent 12 %. Il faut quand même savoir que les Bâtiments de France ont parfois des lubies et exigent des travaux plus chers que prévus, d'où la deuxième facture. Mais j'ai mis tout mon cœur à vérifier que tous les travaux étaient bien réalisés. Et oui, c'était fait pour obliger les propriétaires à payer au moins le montant de l'Anah. Ce sont des quartiers difficiles avec des gens difficiles qui ont des croyances parfois farfelues. C'est pas sympa, pas gentil, c'est raciste peut-être. Il me reste que les yeux pour pleurer. Je subis la pire humiliation de toute ma vie. L'Anah ne finance plus aucun de mes chantiers".

  • "Pas de contrôle sérieux"

Son avocat Me Gipulo insiste : "Il a uniquement fait les plans détaillés, a contrôlé les devis et a surveillé les travaux. Urbanis (le cabinet d'études de l'Anah, NDLR) est un organisme de contrôle absolu. Et il a toujours eu les félicitations", ajoute-t-il, plaidant la relaxe ou à défaut un supplément d'information avec désignation d'un expert, tout comme Mes Kamara et Boher, avocats des cogérants de Catalunya Construccions, imité aussi par Me Nicolau pour les deux propriétaires immobiliers.

"Deux gitans de Saint-Jacques de 65 ans, malades, qui ne savent ni lire, ni écrire, et incapables de monter une escroquerie", résume l'avocat ouvertement "en colère" contre "l'exagération" des parties civiles : l'Anah et l'agglomération Perpignan-Méditérannée. "Je suis scandalisé qu'ils réclament la totalité des aides versées. Ils fonctionnent avec notre argent, nos impôts, et il est visiblement mal utilisé. Ils ont fait des vérifications sommaires quand 30 vice-présidents à 1 500 euros tête par mois, soit 45 000 euros, auraient pu se pencher sur le dossier. L'Agglomération demande un préjudice pour son image. C'est quand même gonflé !".

 Décision mise en délibéré au 24 juin.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:34

sant-jordi.jpg  Jean-Pierre Bonnel 

 

                                                               

 Je présenterai mon dernier livre "Les saisons de Collioure" (photos et textes, 20 euros), ainsi que mes livres sur Machado, Matisse et Walter Benjamin, lors de la Sant-Jordi :

 

 

Elne, le samedi 19 avril, de 14h à 18h, parking Sant-Jordi (ville haute, près de l'office de tourisme) à l'atelier de restauration de tableaux et de dorure sur bois de Laure Maltèse : 06.72.92.94.71.), avec la mairie d'Elne.

 

 

Perpignan, le mercredi 23 avril, à Prades, (rue centrale, à partir de 9h, à Perpignan, l'après-midi, hall du "Centre du monde" (Gare TGV), avec le CML.

 

Perpignan, le vendredi 25 avril, de 16h à 19h, place Arago, avec la Librairie catalane.

 

 

Perpignan, le samedi 26 avril, stand, place G.Péri, près du quai Vauban, avec la mairie de Perpignan.

 

 

Collioure, le samedi 26 avril (de 13h à 19h), à la placette, avec la mairie de Collioure.

 

Port-Vendres, le dimanche 11 mai, à 17 heures 30, au centre culturel (cinéma) : lectures de mon livre "Le chemin ultime de W. Benjamin" par Hanna Fiedrich, et présentation du philosophe allemand par moi-même. (entrée : 5 euros) contact : 06 49 32 42 67 - 06 10 88 66 50 -

 

***********

 

 

Sant Jordi Slam at Caféclat - Friday 25 April 2014

Caféclat- Café littéraire aux Templiers 

The last Friday of  the month, Caféclat invites writers to present their works and to share their love of the written word. This month, in honour of Sant Jordi (the Catalan celebration of books and roses), Caféclat, the literary café at the Templiers, will host a Sant Jordi Slam* 25 April.

Rendez-vous upstairs at the Templiers, Collioure from 6:30 to 8 pm.

Entrance free. For more details, see:  HYPERLINK "http://www.cafeclat.blogspot.com" www.cafeclat.blogspot.com  and Facebook.

 

*Open Reading. Open to all writers to read their own work, 3 minute limit. 

Sign up at the door.In French and English.

 

Le Slam de Sant Jordi au Caféclat - vendredi 25 Avril 2014

Caféclat- Café littéraire aux Templiers 

Le dernier vendredi du mois, Caféclat invite des écrivains à présenter leurs œuvres et à partager leur amour pour le mot juste.  En avril, pour célébrer la fête du livre et de la rose de Sant Jordi, Caféclat, le café littéraire aux Templiers, présente Le Slam* de Sant Jordi le 25 avril.

Rendez-vous au premier étage aux Templiers, Collioure de 18h30 à 20h00.Entrée libre. D’avantage d’infos sur notre site:  HYPERLINK "http://www.cafeclat.blogspot.com" www.cafeclat.blogspot.com et Facebook.

 

*Lecture ouverte. Tous les écrivains  sont bienvenus pour lire leurs propres textes, 3 minutes maximum. Inscrivez-vous à l’entrée. En français et en anglais.

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:27

images-copie-23.jpeg Jordi Vidal (à gauche) avec Josep Maria Martin (nov. 2009)

 

L'ange de l'Histoire, film de J. Vidal

 

Un événement, hier soir, au Centre d'art contemporain, dans la petite salle de cinéma, bien remplie par un public motivé, qui resta jusqu'au bout de l'heure quarante destinée à mieux connaître W.Benjamin. Le spectateur aurait pu être submergé par ce flot de photos d'archives et de films d'époque, orchestré par la voix de J. Vidal, lisant les textes majeurs de l'auteur d'Enfance berlinoise. 

 

Flots d'images, flux de musique répétitive et obsédante saturant le cerveau et l'attention du regardeur, mais montrant bien le contexte du XIXème siècle, avec l'essor du capitalisme triomphant (urbanisme parisien d'Haussman et répression de la Commune, passages parisiens comme autant de temples de la marchandise...)

 

Or le public demeura, stoïque, et il eut raison ! En effet, ce long-métrage, non de fiction, mais plutôt documentaire, qui laisse cependant au cinéaste la liberté de créer, de choisir les mots, de monter les images, de trouver un rythme, de donner une vision personnelle d'une oeuvre littéraire et philosophique, ...Oeuvre filmique offrant une perspective optimiste de l'avenir pourtant noir, en ne donnant pas à voir, par exemple, des images de violence.

 

Le film s'organise autour des grands thèmes benjaminiens et de l'oeuvre centrale "Thèses sur l'Histoire, Paris, capitale..."  Le nom, l'influence du surréalisme et du "Paysan de Paris", la citation, la flânerie, la poésie de Baudelaire, la condition du pauvre (photos d'Atget), l'influence de Fourier et de Blanqui, la critique de la social-démocratie, l'objet d'usage, l'omniprésence du marché avec la naissance des grands magasins (bien décrite par Zola)...

 

Le spectateur-flâneur aurait voulu trouver l'accalmie pour réfléchir, mais le cinéma nous emporte et ne revient pas en arrière, ne se retourne pas, lui, sur le passé de ses séquences précédentes...

 

WB, lui, pourtant, ne voulait que regarder, tel l'ange de l'Histoire de Paul Klee, le passé : le futur n'est gros que de tempêtes et de catastrophes. Le passé n'est pas fuite, il peut être leçon d'Histoire, surtout il nous montre que l'histoire des hommes est celle des guerres, des malheurs des peuples, de tous ces anonymes qui ont construit les beautés et les monuments du monde et sont morts pour la gloire de quelques puissants. 

 

Ce passé est présent dans le présent qui, à chaque instant, est promesse messianique, possibilité de révolution. En effet, partagé entre pensée juive et marxisme hétérodoxe, WB. croit en la perspective de changement radical, à la fin de la bourgeoisie et à la mort du capitalisme. La pire cata, en effet, pour lui (et pour nous) serait que tout continue comme avant ! Que rien, donc, ne change ! 

 

Jordi Vidal nous transmet ce message essentiel et cet espoir de transformation radicale : s'il est en charge de la culture à Perpignan, ce n'est pas pour discourir, inaugurer un festival ou pisser sur les chrysanthèmes...C'est pour changer la cité catalane, noyautée par la crise, la pauvreté et la pensée haineuse de certains professionnel de la séduction politicienne !

 

D'ailleurs, en reprenant le terme de "fantasmagorie" dans son film, au fil des extraits choisis, J.Vidal montre bien la démonstration de cet intellectuel inclassable : la pensée libérale veut séduire et attire le peuple par la mode, les objets inutiles, les lumières de la ville, les corps prostitués, l'écume éphémère du présent...

 

De ce film dense et remarquable, on ressort sonné : ce que l'on vient de revivre, ce XIXème siècle de l'argent et du colonialisme des têtes et des corps, on le retrouve au présent, quand on sort dans la rue : chômage, pauvreté, austérité, peur d'un futur sans avenir, avancée des chemises brunes... Rien n'a changé et c'est même la régression. La cata est là, puisque que le passé est, à nos pieds, dans le présent.

 

J'ai cependant regretté que le contexte de 1933 (montée du nazisme, WB quitte Berlin) et de 1940 (le pétainisme, la France envahie : WB quitte Paris, puis veut quitter la France, par l'Espagne et meurt à Portbou) ne soit pas montré...

 

Surtout que l'un des sources de l'oeuvre, le judaïsme, ne soit pas   développé, avec la prédestination du nom de la naissance, avec la figure de l'ange...

 

- - -

 

 

Jordi Vidal, né à Toulouse en1950, a été professeur à l'École supérieure d'art (HEART, à Perpignan), directeur de la culture à la mairie de Perpignan depuis septembre 2012, fils et petit-fils d'anarcho-syndicalistes espagnols. 

Il vient vivre à Perpignan en 2001 après avoir grandi à Paris.

 

 Jordi Vidal a travaillé dans l’édition, la télévision pour enfants. Il a été conférencier et a donné des cours à l’Ecole des Beaux arts de Perpignan avant d’en devenir le directeur. Jordi Vidal envisage d’organiser à Perpignan, en 2013, une biennale d’art contemporain de portée internationale.

 

Au nom des Lumières, dont il se réclame, il dénonce les stéréotypes et les effets politiques de l'idéologie postmoderne, « un monde où l'expérimentation et la raison n'ont plus cours ; un monde où les conquêtes de la science seront ravalées au rang du récit et du mythe ».

Œuvres:

  • Opéra Chymica, éditions Dérive 17, 1981
  • Révélations sur l'état du monde, éditions Dérive 17, 1984
  • Résistance au Chaos, éditions Allia, 2002
  • Traité du combat moderne : films et fictions de Stanley Kubrick, éditions Allia, 2005
  • Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, réfutations des thèses réactionnaires et révisionnistes du postmodernisme, éditions Allia, 2007.

À paraître prochainement

  • La Otra, photographies de Bruno Serralongue, textes de Jordi Vidal et Joerg Bader, éd. Les Presses du réel, Dijon ; Centre de la Photographie, Genève.

Exposition

  • Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, espace Agnès B, 17 rue Dieu, Paris 10e, janvier 2008.
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:59

davy-K.png  Davy Kilembé interprétera les titres de son nouvel album "quel bazar !", en formule trio, ce vendredi, au Portail à roulettes, à Salses le Château.

 

CLIP “LA VIE C’EST PAS DU CINEMA” 

DAVY KILEMBE   2014

 

17/09 ARLES SUR TECH 66(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

29/09 ARRAS (34)(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

20/08 Guinguette du lac (66 )(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

9/08 FESTIVAL (TREILLES 11)(Davy KILEMBE visite BRASSENS)

11/07 Perpignan Scène (Perpignan 66)(TRIO CITOYEN)+invité par GIPSY DANDY

4/07 CHATEAU ROYAL DE COLLIOURE(66) invité par GIPSY DANDY

3/07 DOMAINE DE LA PERDRIX (66)(TRIO CITOYEN)

29/06 LES ESTIVALES OFF(66) invité par GIPSY DANDY

28/06 FÊTE DU TRAVAILLEUR CATALAN (66)(TRIO CITOYEN)

21/06 Fête de la Musique (Villeneuve sur Lot 47)(TRIO CITOYEN)

14/06 Festival HACE CALOR (Gruissan 11)(TRIO CITOYEN)

13/06 VAUVERT (30) (TRIO CITOYEN)

7/06 Festival « SOL I CŒUR » (Saint Esteve 66)(TRIO CITOYEN)

 

 

Davy KILEMBÉ, artiste indépendant, est reconnu par beaucoup pour son talent. Il saisit l’air du temps et s’en inspire pour mettre en musique son univers. Cet artiste a atteint un niveau de maturité lui permettant de s’exprimer au plus juste. Il fait parti de cette nouvelle génération de cuisiniers qui n’hésitent pas à marier les saveurs autour d’un ingrédient noble : l’honnêteté .

Loin des sentiers rebattus, une écoute attentive donne à réfléchir, autant qu’à se laisser porter par ses rythmes aux influences « soul ». Il ne se cache derrière rien, ni personne, cet homme chaleureux et talentueux. Il mérite d’être mis en lumière. D’une très grande générosité sur scène, d’une vraie simplicité, Davy Kilembé appelle le respect.

 

LA PETITE HISTOIRE…

 

Après plusieurs expériences en groupe Davy KILEMBE démarre son projet chansons en 2000 sous la forme d’un trio. Ils enregistrent leurs premières maquettes «maison» sous le nom «KILEMBE».
Puis, le programmateur du Perpignan Jazz Festival «commande» en 2003 un spectacle solo qui se voulait « one shot » : il tourne dix ans avec.

La souplesse du solo, et le fait d’avoir monté son home studio, ont permis à Davy de sortir quatre albums auto-produits, de participer à de nombreux Festivals (Nuits de Champagne, Musicales de Bastia, Festiv’ART, Haillan Chanté, Déferlantes d’Argelès, Jazzebre, Francofolies de La Rochelle, Semaine de la Chanson Française de Bamako, Mars en Chanson, Africajarc, Rallye Chantons Français…), de faire de «belles» premières parties (Francis Cabrel, Tété, Arthur H, Cali, Sanseverino, Tryo, Depalmas, Mathieu Boogaerts, Anis, Yannick Noah…) et d’obtenir de nombreux prix (Prix du Centre de la chanson, Talent France Bleu, Prix Charles Trenet, Prix du Public de Trois Baudets «Vive la reprise»…)

 

Dans son parcours artistique le fait de jouer seul a été essentiel. Les rencontres faites sur la route ont été enrichissantes et il a pu lier avec le public une relation de grande proximité.

 

Puis, musicalement il a eu besoin d’aller plus loin que le solo : ajouter du partage et de l’énergie aux textes qui restent essentiels. La «rencontre musicale» avec le Batteur/Chanteur Jérôme ESCANDE a été fondatrice. Ils ont posé les bases en quelques concerts en duo de Mars à Juillet 2012 (Festival de la Chanson de Café, Ida I Vuelta, El Médiator, Valras..). Puis Guillaume BOUTHIE (Fender Rhodes) et Ludo PELLICER (Basse) les ont rejoints

davy.jpg  Blues, Groove, funk avec DAVY KILEMBE !!! 

 

 

**Appel à signature pour la création d'un "comité de vigilance des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... et de tous les citoyens (hors élus et porte-paroles des partis politiques) dans le département des Pyrénées-Orientales"...

 

suite :


extrait d'un mail de Catherine Dubois :

 

 

"... je suis de tout coeur avec vous.

 

C'est d'ailleurs en tant que républicaine que je m'insurge contre ce projet de débaptiser la place Gambetta. Un de nos grands hommes du Panthéon !

 

C'est faire preuve d'un grand mépris des valeurs fondatrices de la République que de vouloir jeter aux oubliettes celui qui a fait le "programme  de Belleville".


C'est aussi de la part de notre maire nouvellement élu - et ce, parce qu'il y a eu front républicain - ignorer que Léon Gambetta, fut le premier à créer un ministère des Arts, ancêtre de notre ministère de la Culture.

Après, on se plaindra que nos enfants ne connaissent pas l'histoire..."  (adressez vos signature à :

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr )

 

 

 

 

* Remarques : M. JM.Pujol avait promis de n'avoir qu'un mandat, s'occuper de la ville de Perpignan. Il joue sur les mots : être président de l'Agglo, c'est une "fonction"...

 

J'ai parlé un long moment avec le maire lors du vernissage de l'expo de Bettina Fauchier (atelier d'urbanisme) : il m'a confirmé son intention d'ouvrir le couvent Ste-Claire (Centre de documentation sur l'Algérie) à la Retirada des Républicains espagnols (ce que m'avait déjà dit Marie Costa)... 

 

J'ai proposé à J.Marc Pujol un débat avec Benjamin Stora, à Perpignan, sur l'Algérie, avant 1962. Le maire m'a appris que l'historien avait refusé de débattre avec lui lors du festival du livre de Collioure (août 2013).  Informé, Benjamin Stora m'écrit que ce n'est pas vrai, qu'il n'a jamais refusé de débat... 


Ce malentendu doit être la faute des organisateurs du festival "Un livre à la mer"...

 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:41

 e65a577d7ca5aa978e5b.jpg      9e1a9c5fc057ef051677.jpg **Joël Cimarrón et Monique Aloujes :  nouveautés parues aux Ed. Karibencyla

 


 

****André Bonet avec Cml Prix Méditerranée 

COUP DE COEUR LITTERAIRE EN CONFERENCE PROCHAINEMENT AU CML:

"LES TREIZE DERNIERS HEURES DE LA VIE DE FEDERICO GARCIA LORCA" DE
MIGUEL CABALLERO PEREZ (EDITIONS INDIGNENE)

Ce livre retrace les derniers moments de la vie du grand poète espagnol Federico García Lorca, depuis son arrestation à Grenade, le 16 août 1936, jusqu’à son exécution, le 17, par un escadron où figure un parent de son père.

Avec cette enquête implacable, Miguel Caballero Pérez éclaire comme jamais la guerre d’Espagne. Finalement, qui a tué Lorca ?
Un imbroglio de passions familiales nourries par des intérêts plus vastes, politiques, sociaux. La dernière pièce du poète, La Maison de Bernarda Alba, les étale avec l’imprudence de son génie. Celle qu’on appelait « la Bienveillante » ne lui a pas non plus pardonné, en 1928, sa « Romance de la garde civile espagnole » qui prophétise le rôle de ce corps soudé à Franco. Alors Grenade, surchauffée par le soulèvement franquiste, l’assassine.

L’auteur : Miguel Caballero Pérez, né dans la région de Malaga le 25 avril 1959, est historien et membre fondateur de l’Institut d’études historiques du sud de Madrid, Jiménez de Gregorio. En collaboration avec l’université Carlos III de Madrid, il a mené de nombreuses enquêtes historiques avec
pour cadre l’Andalousie et pour thème de prédilection le poète Federico García Lorca, sur qui il a écrit plusieurs livres.

Les Treize Dernières Heures de la vie de Federico García Lorca par Miguel Caballero Pérez, en librairie le 17 avril, n° ISBN 979-10-90354-54-8, 18€.

 

****Aude RAMIREZ : 

 

Parce que vous êtes les premiers acteurs de la vie littéraire, je prends contact avec vous dans le cadre d'un projet de magazine numérique trimestriel, autour du livre. Sa première parution est prévue pour le 31 mars 2014.

Nous prévoyons d'y insérer une page sur les manifestations littéraires du département.

Vous êtes auteur, éditeur ou libraire... dans le département des Pyrénées Orientales et vous souhaitez nous communiquer les dates des événements auxquels vous assisterez en 2014. Nous pouvons les insérer dans notre magazine ainsi que sur notre forum.

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de Parlons Livres : 

http://parlons-livres.blogspot.fr/p/la-revue.html

Nous avons également un blog et nous recherchons régulièrement à l'enrichir d'interviews.

Vous remerciant par avance de votre réponse...

Cordialement, 

Aude Remirez


****

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Maela Paul

VIENT de PARAITRE :

L'HOMME À LA PEAU DE SOIE ET AUTRES PORTRAITS
Maela Paul
Écritures
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES

Six hommes : autant de parades amoureuses, de jeux d'évitement ou d'approches, autant de nuances dans les sentiments et dans les tonalités de désirs, de frôlements et de visages.
Ces hommes de passage sont avant tout des passeurs, et chacun s'en trouve reconnu pour ce qu'il est : une source d'inspiration

 

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Maela Paul

"Dans la rue, les gens devaient imaginer qu’ils formaient un couple. Cela ne lui déplaisait pas. Elle avançait à ses côtés. Royale. Souveraine. Dans sa main, rien qu’un mouvement doux et glissant. Et cette chaleur qui naît des paumes lovées l’une contre l’autre. Dans sa marche, tout est prétexte pour se rapprocher de lui. Un éclat de rire, l’exiguïté d’un trottoir ou le croisement d’un passant, et elle laisse sa joue frôler son épaule. Ils marchent. Qui suivrait leur déambulation serait gagné par cette ondulation naissant de chacun de leurs pas pulsant sur le sol. Par l’oscillation des hanches se propageant dans l’embrasement de la poitrine. Chaque pas scande l’amour qu’ils font et qui éclot dans l’allure altière qu’il leur confère. Ils ont dans leurs yeux cette luminosité débordante de ceux qui ont rompu leurs digues. Pour un temps ou pour longtemps. Cette transparence aqueuse de ceux qui s’étirent après l’étreinte et détiennent leur pouvoir d’avoir acquiescé à ce qui se présentait. Leurs silences comme leurs propos ne sont que jubilation. Où se devinent le désir, la connivence, l’appétit retrouvé de la jouissance. En eux président l’incrédulité la plus totale face à ce qui leur arrive et l’absence de doute quant à la précarité de leur aventure. Pour l’heure, sa conscience à elle est toute nichée dans la douceur de sa paume offerte, dans la pression des doigts qui rythme leurs pas. Entretenue par l’émotion qui monte jusqu’aux joues au souvenir du lit défait. Des vêtements éparpillés.
C’était un temps heureux. "
Extrait de "L'Homme à la peau de soie - et autres portraits" Maela PAUL, L'Harmattan

 

**Maela Paul 

C’est toute cette population cosmopolite, ayant le verbe haut et se frayant passage dans les ruelles de la vieille ville qui a contribué à ce qu’elle élise à son tour Perpignan pour un jour s’y établir. Non pas parce qu’elle s’y serait sentie “ chez elle ”. Ou bien qu’elle y aurait quelque attache. Non. Bien mieux : pour le dépaysement que la ville opère en elle et pour ce sentiment d’être accueillie comme une étrangère. C’est là qu’elle posera bagage. Qu’elle fondera demeure. La ville tout entière est son refuge et opère sur elle un charme d’autant plus fort qu’elle n’est pas ici retenue pour quelque affaire devant laquelle elle aurait dû se soumettre. Elle est là parce qu’elle a choisi.
Il y a toujours une puissance investie dans le choix d’une terre d’accueil. Puissance devant laquelle l’homme se courbe ou bien se dresse, dès lors qu’il y puise la sève le révélant dans ce qu’il a de plus intime. Cette ville est pour elle un réservoir d’émotions et de sensations soumises à l’imprévisibilité la plus totale. Elle en respire les effluves, s’enivre des couleurs du ciel, de la patine des façades, se délecte des ombres dansant sous les platanes.
Extrait de L'Homme à la peau de soie et autres portraits, Maela PAUL, L'Harmattan, mars 2014 (possibilité d'en faire la commande à l'auteur via un message FB)

 

 

Publication du livre d’Annie Séquier- Blanc, préfacé par Stéphane Hessel aux éditions Talaia, 2013. 

RHIZOME, L’ALGERIE AU CŒUR.

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 12:57

photos-0207.JPG  

 

 

Appel à signature pour la création, après l'appel  des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... 

d'un Comité de vigilance de tous les citoyens, dans le département des Pyrénées-Orientales".

 

 

* Après avoir lu les textes ci-dessous, merci de me répondre en donnant votre accord pour participer à ce comité de vigilance destiné à surveiller * l'action de tous nos élus, sans exclusive et de façon objective (en tant que simple citoyen, sans être le porte-parole d'un parti politique).  

Nous pourrons, par la suite, nous rencontrer dans un café ou un local à Perpignan, ou ailleurs...

 

Merci à tous. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

- - "M. Pujol,

 

vous venez d'être élu à la tête de la mairie de Perpignan, personne n'a l'intention de vous contester cette victoire.

Vous devez malgré tout admettre que le contexte était pour le moins particulier, il ne vous a pas échappé que le Front National était sur le point de remporter cette élection.

Il est vain et trop facile d'imputer à tel ou tel parti la responsabilité de cette situation, cela permet surtout d'éviter d'en chercher les vraies causes et les solutions pour que cela ne se reproduise pas.

 

Nous, électeurs de gauche, écologistes ou centristes, et avant tout républicains, avons pris la décision dimanche dernier de reporter notre voix sur votre liste M. Pujol.

Nous ne regrettons pas ce geste, il était tout simplement impensable pour nous tous que Perpignan devienne un trophée et une vitrine du Front National. 

Car oui, nous sommes des gens de convictions et non d'appareils!

 

Le but de notre démarche aujourd'hui est simple, M. Pujol, nous vous demandons de prendre en considération tous ces gens qui ont eu le courage (car il a fallu du courage, oui!) de croire au front républicain. 

Ces gens vous demandent de tenir compte d'eux dans les décisions que vous aurez à prendre pour la ville."

 

 

- - -* en assistant aux conseils municipaux, en se rencontrant (dans un local, un café, comme l'Ubu), en échangeant des informations, en discutant sur les réseaux sociaux (facebook...)ou en créant un site...

 

- - -

 

Bonjour M. Bonnel,

 

je me permets de vous contacter après avoir lu votre appel dans le journal, avec le collectif, à voter J.M. Pujol  pour le second tour afin de faire barrage au Front National.

 

Après réflexion, il était devenu évident pour nous aussi que c'était la seule chose à faire, et ça a marché... c'est J.M. Pujol que nous avons élu! C'est une drôle de sensation qui mêle le soulagement au sentiment de s'être fait voler notre vote, quelle victoire amère pour Perpignan!

 

Ce vote nous ne le regrettons pas malgré tout, nous l'avons mûrement réfléchi en famille mais il nous reste en travers de la gorge tout de même. Ce qui me soulagerait un petit peu, ce serait de pouvoir adresser une tribune à M. Pujol.

 

De la part de tous les gens de gauche qui ont voté pour lui pour faire barrage au FN juste afin qu'il sache que c'est grâce aussi à la mobilisation de tous ces gens qu'il peut enfin jouir du plaisir de gouverner la ville "légitimement" par élection!  Que ces gens attendent de lui qu'il ne mène pas une politique qui satisfasse les déçus de l'échec du FN, mais qu'il tienne compte de tous ces gens qui ont eu le courage (on ne peut pas en dire autant des gens du parti qu'il représente) de croire au front républicain et qu'ils sont vigilants quant aux décisions qu'il prendra pour la ville.

 

Pensez-vous qu'il serait possible de simplement lui adresser un message par le biais de l'Indépendant qui lui rappelle cela?  Avez-vous des contacts qui permettraient d'élargir au maximum le nombre de signataires? Que pensez-vous de cette idée?

 

Je ne suis engagée dans aucun parti politique, je suis simplement et résolument de gauche. 

Je ne pense pas être revencharde en demandant juste que notre effort ne soit pas ignoré, cela également pour montrer aux gens qui ont opté pour un vote blanc que ce geste est inutile et lâche.

 

Je vous remercie par avance pour votre réponse, quelle qu'elle soit.

 

Bien cordialement.

 

Mme Sylvia Bonis

 

***Bonjour Mme S. Bonis,

 

Je suis d'accord avec votre texte, mais il ne faudrait pas que notre démarche soit axée sur le seul Pujol, pensons encore au FN...

 

Je vous propose de créer un "comité de vigilance d'intellectuels, artistes, écrivains, chercheurs, gens du spectacle, professeurs..." afin de surveiller l'action du FN à Perpignan (entrant en force à la mairie et à l'agglo), et de tous les pouvoirs en place : Conseil général, conseil régional et mairie de Perpignan.

 

Ainsi, le maire de Perpignan ne nous a pas remerciés; il ne répond pas sur les dossiers du "centre de documentation  sur l'Algérie", mais poursuit son idéologie "trouble" (une rue "Pierre Sergent" prévue au Moulin à Vent), M.Pujol ayant tous les pouvoirs et s'emparant de l'Agglo, en contradiction avec sa promesse de ne pas cumuler les mandats...

 

 

Si vous en êtes d'accrd, contactons d'abord les signataires du premier appel, nos amis, connaissances, les gens intéressés par cette démarche "hors partis"; faisons une nouvelle liste de signataires, que nous enverrons aux médias... 

à très bientôt. JPB.

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:15

eberhard.jpeg   Fabrice Eberhard.

  •  La nouvelle municipalité a eu raison de supprimer ce festival de théâtre : coût de l'opération ? autour de 40 000 euros, non compris le prêt de la cour du Château Royal...Il y a l'intention d'intégrer le théâtre, -selon Denise Snodgrass, la nouvelle adjointe à la culture, que je connais depuis longtemps et qui a fait elle-même du théâtre -, à l'automne en remplacement des "Musaïques", il y aurait un événement autour du "vin et du théâtre"...
  • Et puis Molière à Collioure ! Où l'acteur-auteur n'est jamais venu, mais a implanté son "Illustre théâtre" à Pézénas, à une heure d'ici...
  • Il y a tant à faire à Collioure : peintures, auteurs locaux et catalans à jouer au Château... Et puis, l'ancien maire, premier vice-président du CG66, en attente des résultats électoraux, n'a pas signé la convention avec le conseil général, et le nouveau maire, Jacques Manya n'a peut-être pas les mêmes rapports avec la structure départementale... Pourtant la ville de Collioure doit vivre en bonne entente avec le département, pour que le château royal soit intégré à la vie du petit port...
  • Enfin, le metteur-en-scène, choisi parce qu'il est le fils de l'ancien pasteur de Collioure n'a fait que de brèves animations populaires gratuites dans les rues... Il a commencé, avant Molière, à créer le spectacle "Matisse raconte", en s'emparant de mon texte ("Moi Matisse à Collioure", publié par Balzac éditeur), à 80% : j'ai pu me procurer le texte intégral de son spectacle et j'ai sélectionné les pages entières qu'il a pris à mon livre. Lors de la première représentation, alors que je m'étais entretenu avec Fabrice E.), il n'a pas mis mon nom sur l'affiche, ni dit un mot de mon livre qui l'a inspiré (il me l'avait dit un an avant la création su spectacle) dans les articles de presse (interview dans L'Indépendant...

 

  • Quelques heures avant la première représentation (dans le cloître du musée Peské, avec Daniel Tosi qui a composé la musique (ensuite suivront d'autres représentations, au conservatoire de Perpignan, à la cathédrale d'Elne, au Château Royal...un film sera tourné et une cassette vendue, sans que je puisse l'obtenir et avoir le moindre droit d'auteur...), j'ai prévenu Fabrice E. que j'allais, avec quelque copains, perturber son spectacle : il a alors reconnu sa dette envers mon livre, en me faisant venir sur scène, à la fin de la représentation...

Je l'ai par la suite menacé d'une procédure...

 

D'un ego sur-dimensionné, cet acteur qui ne jouait plus, mais lisait et dirigeait une troupe (du "Boramar") de jeunes, croit qu'on peut s'emparer des oeuvres des autres; incapable d'écrire, il s'est même accaparé la traduction d'une pièce de Shakespeare...

 

Si on veut que Collioure ait de l'ambition et que gràce au site incomparable du Château Royal, la ville devienne un "petit Avignon", il faut trouver des partenaires, rénover les salles et la cour du Château, trouver un acteur jeune et plus humble...

 

 

* réaction du nouveau maire :

1 / 2

Les nouvelles municipalités narbonnaise et colliourencque (de droite) viennent d'annoncer qu'elle mettaient un coup d'arrêt à leurs festivals respectifs. Sportfolio (festival de la photo de sport) à Narbonne, le festival de théâtre à Collioure.

"Nous nous interrogeons sur cette programmation et nous nous prononcerons officiellement d'ici une dizaine de jours, après une réflexion d'ensemble. Pour l'heure, force est de constater qu'il y a plusieurs problèmes : les dates de cette programmation (en plein été), qui entraînent notamment le gel de toutes les autres activités d'animation dans la cité, et puis son coût, bien sûr. Nous ne sommes pas des ennemis de la culture, bien au contraire ! Mais en plein audit financier, nous sommes en droit, et c'est notre devoir, de faire des choix. Maintenant, si le conseil général veut financer véritablement ce Festival de théâtre, nous n'y voyons aucun inconvénient", estime Jacques Manya le nouveau maire de Collioure.

 

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 10:02

JPBonnel-a-Collioure.jpg A Collioure, devant la maison Quintana, où mourut Machado (photo de Loïc Robinot)

 

 

* Je présenterai à Perpignan, au centre social Vernet-Salanque (Moyen Vernet Est, au coeur de la cité HLM Vernet-Salanque)*, le vendredi 11 avril, à partir de 15 heures, les itinéraires de Machado et Benjamin. JPB.

 

Communiqué du Point Lecture des Francas (Centre social de Vernet Salanque) : Machado et Walter Benjamin, deux destins à la frontière, par Jean-Pierre Bonnel.

 

A un moment où la Ville rend hommage au Centre d’art contemporain à Walter Benjamin, ce grand philosophe juif allemand, qui, persécuté par des bruits de bottes, se suicidera le 26 septembre 1940 à Port-Bou, Le Point Lecture des Francas du Centre social de Vernet Salanque choisit d’inviter l’écrivain catalan Jean Pierre Bonnel pour présenter son livre « Le chemin ultime de Walter Benjamin». 

 

Jean Pierre Bonnel, auteur d’une douzaine d’ouvrages interviendra ce vendredi 11 avril au Point Lecture de 15 à 17h, avec des extraits de lecture à haute voix; par ailleurs l’auteur pourra aussi présenter son itinéraire littéraire et son œuvre en général. 

 

Venez nombreux : entrée libre. francas.jpg 

 

 

- Référente  Point Lecture : 04 68 61 29 36

Centre social Vernet-Salanque, HLM Vernet-Salanque, Perpignan -

 

 

J.Pierre-Bonnel-avec-les-Francas-a-Vernet-Salanque.jpg

*Le Centre social de Vernet Salanque est au milieu de la cité des HLM Vernet Salanque au Moyen Vernet Est; y accéder en voiture, à partir du pont Joffre, s'avancer sur l'avenue Joffre et à la 2ième rue à droite ( Traverse de Pia) s'y engager et continuer sur le Chemin de la Poudrière qui est dans son prolongement; arrivée au feu rouge (au niveau des CRS); traverser l'avenue Gauguin et aller en face en restant toujours sur le chemin de la poudrière, puis après les HLM "Les Pêchers", prendre la voie de droite qui longe un canal avec une allée d'arbres, (à ce niveau un panneau indicateur mentionne la cité, la mairie annexe....) au premier rond point prendre à gauche la rue Monserrat Caballé.

   Tenter le + vite possible de se stationner au bout : le centre social, qui se détache bien puisque c'est un bâtiment sans étages contrairement à tout ce qu'il y a autour et flanqué de 3 palmiers.

   En bus, prendre au pied du Castillet la ligne 5 et descendre a l'arrêt "La Poudrière"; la cité est là derrière l'abri Bus.

 

** pour contact, info et commande de mes livres : 06.31.69.09.32  -  jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

*** Machado, figure de l'exil

 

Une vie d'homme exilé car l'Histoire est une suite de guerres, de catastrophes, de désastres. Ainsi, comme l'écrit Walter Benjamin, "L'histoire ne va pas vers un avenir radieux, mais répète sans cesse un passé odieux."

 

L'exil est, hélas, au cœur de la condition humaine : apparu sur une Terre, perdu dans un cosmos infini, l'Homme est un être qui méconnaît ses racines et ses perspectives; il subit le présent en faisant semblant de le comprendre et de l'organiser...

 

La religion et la science veulent tenter d'expliquer ce mystère, mais l'Homme est de façon durable, face à un destin d'exilé. Tel le ver dans le fruit, l'exil est en lui, tête et chair fragiles, en transit...

 

On connaît l'exil des grands hommes, et celui des anonymes, victimes de la guerre, et la haine des autres. Socrate est sans doute le premier philosophe à être chassé de la cité...Ensuite Plotin...On connaît le chef-d’œuvre d'Ovide, Les Tristes, poète éloigné près de la Mer Noire,... Ensuite, la liste est longue d'écrivains chassés de leur pays, de Hugo par Napoléon le Petit aux juifs allemands pourchassés par le nazisme, devenus apatrides, comme Heinrich Mann, Alma Mahler, Hannah Arendt, Carl Einstein, W.B. suicidé à la frontière franco-catalane...

 

Nous revenons à Machado, passant la frontière au col de Balîtres et à Cerbère, venu mourir à Collioure en février 1939...

 

Son séjour à Collioure ne fut qu'une attente de la mort, auprès de sa mère, épuisée, elle aussi. Sans un mot, loin e la poésie.

 

On rend hommage sans cesse au personnage, symbole de la République et de la Retirada... Son oeuvre, pourtant, ne connaît-elle pas l'exil, du moins en France, traduite de façon non exhaustive..? Lit-on bien Machado, ce poète difficile, du moins plus que Lorca, supprimé chez lui, au pays des gitans, dans la lumière des oliviers, en Andalousie, où la mort et l'exil semblaient si peu probables..?

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 10:25

sego-neuville.jpg

 

En la côtoyant pendant un an au service du SMIT de l'Hôpital Saint-Jean de Perpignan, en tant qu'animateur bénévole d'un atelier d'écriture pour les malades du sida (*), je n'aurais jamais pensé que ce médecin irréprochable fît une telle carrière politique fulgurante.

 

Se plaignant, au début, du "machisme" au parti socialiste, elle fut remarquée par C. Bourquin, qui lui donna envie de devenir conseillère générale, députée, puis aujourd'hui secrétaire d'Etat... Elle atteint, seule, dans le département (à part Jean Castex, ancien conseiller de Sarkozy pour les affaires sociales, que Ségolène a battu aux législatives), une aura nationale. Cela faisait longtemps que le personnel politique médiocre du 66 n'avait pas donné à la France un ministre...

 

Elle laboura sa circonscription, elle la sportive, la coureuse de fond, la passionnée du Canigou, et défendit la cause des femmes; on lui reprocha d'avoir stigmatisé le carnaval de St-Laurent de Cerdans : elle avait raison, on peut se moquer des puissants, pas de femmes esclaves, prostituées, exploitées en Catalogne et dans la région !

 

Elle aurait pu être la tête de liste de la gauche pour les municipales; elle savait Perpignan difficilement prenable ou connaissait ses chances d'avoir une promotion au gouvernement. On pense aussi à l'échange entre la droite (à moi Perpi) et la gauche (à moi le CG). Elle m'avait affirmé, avant les élections, que J.Cresta était un bon candidat...

 

Cependant Ségolène ne doit pas sa nomination au système Bourquin, mais à ses seules qualités : travail, sérieux, franchise, naturel, présence sur le terrain... 

 

Avec l'éloignement à la Région d'un C.Bourquin malade, après l'échec et l'effacement de J.Cresta, le PS est ici un champ de ruines. S.Neuville peut le rénover et reconstruire aussi toute la gauche. Elle représente un espoir pour ce département embourbé dans le désarroi... 

(*) livre publié par Cap Béar éditions, avec témoignages des malades et du personnel médical, dirigé par Hugues Aumaître (10 euros).

 

 

 ---- 

J'avais écrit dans mon blog, juin 2012 : 

 

MARDI 19 JUIN 2012

LES AMIS À LA LIBRAIRIE TORCATIS - AVEC SÉGOLÈNE NEUVILLE

 

   Beaucoup d'amis, vendredi après-midi devant la vitrine de la librairie Torcatis. Une soixantaine de peintres, d'auteurs (d'Autres Plumes et d'ailleurs...), des copains, des copines pour les livres de J.P.Bonnel et les toiles de D.Baillieux ...

segolene-n-copie-1.jpg

 

 

   Puis vint Ségolène Neuville, que je n'avais pas revue depuis notre travail en commun à l'hôpital : j'ai animé un atelier d'écriture, avec des malades du sida  (textes publiés par Cap Béar), au service des maladies infectieuses et tropicales. Ségolène était détendue, sûre d'étre élue dimanche soir, se voyant déjà sièger dans des commissions (femmes, santé) à l'assemblée nationale. Bravo, elle a eu raison de ne pas avoir peur des anathèmes de Marine Le Pen. Elle est députée, elle, la féministe, la femme qui a des valeurs, femme sincère, militante fidèle, amie irréprochable... Je lui souhaite une belle carrière à Paris ! Qu'elle reste comme elle est, spontanée, naturelle et en pleine forme, la grande sportive (course du Canigou...)

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:52

Juan-Gris--Arlequin--1920-col.-Musee-de-Ceret-bd.jpg   Juan GRIS, Arlequin, 1920, Dessin et gouache 29,6 x 18,6 cm, Collection Musée dart moderne de Céret(crédit : Musée dart moderne de Céret).

 

 

 

Le Musée Regards de Provence accueille l’exposition temporaire « Autour du Bateau-Lavoir. Des artistes à Montmartre (1892-1930) et la Méditerranée » (du 29 mars au 24 août 2014).

 

Cette exposition, à la fois plastique et littéraire, illustre l’importance majeure de la colline

de Montmartre dominée par le Sacré Cœur - véritable foyer de création et lieu extraordinaire de rencontres -, et le foisonnement de l’art moderne durant la période de l’entre-deux guerres.

Cet évènement regroupe des œuvres de peintres, graveurs, sculpteurs, originaires de pays méditerranéens (Grèce, Italie, Espagne et France) qui ont choisi à cette époque de vivre dans ce quartier mythique de Paris, et des photographies. Parmi eux, certains vinrent travailler en Provence, d’autres sont à l’origine du Fauvisme et du Cubisme.

 

Vous trouverez ci-joint le dossier de presse de l’exposition au Musée Regards de Provence et des reproductions d’œuvres.

 

Légendes des œuvres « Autour du Bateau-Lavoir"

 

Georges BRAQUE, Etude de nu (Nu 1907), Eau forte originale sur Arches 27,5 x 19,7 cm, Fondation Marguerite et Aimé Maeght, Saint-Paul-de-Vence, © Adagp, Paris 2014 (crédit : Archives Fondation Maeght, photographe Claude Germain).

 

**

 

Autour du Bateau-Lavoir

Des artistes à Montmartre (1892-1930) liés à la Méditerranée

Au Musée Regards de Provence, du 29 mars au 24 août 2014 à Marseille

 

 

Le propos

 

Le Musée Regards de Provence illustre une période de vie et d’ébullition culturelle d’un quartier de Paris - la Butte Montmartre et son poumon artistique, le Bateau-Lavoir - lieu essentiel de résidences et de rencontres entre les artistes, les hommes de lettres, les gens de théâtre et les marchands d’art. Montmartre est alors une sorte d’aimant où converge toute une fantastique communauté de talents les plus divers, de créativités les plus audacieuses, exemple incroyable dans l’histoire de l’art d’un quartier qui en quelques années va générer tous les ingrédients d’une véritable révolution de l’art moderne. 

 

L’exposition « Autour du Bateau-Lavoir. Des artistes à Montmartre (1892-1930) liés à la Méditerranée » regroupe des œuvres, qui témoignent d’une aventure unique, d’un brassage étonnant de créateurs de nationalités et d’origines différentes, où la Méditerranée tient une place non négligeable. 

 

Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines de pays ou de régions du littoral méditerranéen, soit par leurs séjours dans le Midi pour suivre les traces de Cézanne. Des peintures, dessins, sculptures, céramiques et pièces d’orfèvrerie d’Henri Bouvet, Georges Braque, Charles Camoin, Ricardo Canals, Casagemas, André Derain, Raoul Dufy, Francisco Durrio, Démétrios Galanis, Pablo Gargallo, Gen Paul, Pierre Girieud, Juan Gris, Auguste Herbin, Manolo, Francisco Iturrino, Marcel Leprin, Elysée Maclet, Pierre Mac Orlan, Henri Matisse, Opisso Ricard, Pablo Picasso, Ramon Pichot, André Salmon, Léopold Survage, Kees Van Dongen, Maurice de Vlaminck, sont réunies au Musée Regards de Provence, provenant de musées, de fondations, d’institutions publiques, de galeries et de collections privées françaises et européennes. 

 

 

Le contexte 

 

A la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, l’Europe traverse une période de calme sur le plan politique. Paris est incontestablement devenue la référence artistique et culturelle et le lieu de passage obligé pour des artistes étrangers venus aussi bien de Grèce, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne que d’Europe Centrale ou du Nord pour la plupart, mais aussi pour des Français, essentiellement provinciaux. 


L’usage de la langue française étant répandu en Europe et les communications devenues plus faciles, Paris est un véritable carrefour, une exceptionnelle place d’échanges et de confrontations pour les artistes et intellectuels, au moment où les salons littéraires sont nombreux, les expositions, les spectacles et les concerts prolifèrent. Dans ce grand phalanstère qu’est devenu Montmartre, il n’y a pas de hiérarchie, mais des personnalités qui se respectent, se parlent et s’entraident. Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, ce quartier atypique, tel un vaste atelier, a déjà accueilli de nombreux artistes, comme Edgar Degas, Paul Cézanne, Georges Seurat, Henri de Toulouse-Lautrec, Emile Bernard, Auguste Renoir, Vincent van Gogh...

 

Dès 1892, ce microcosme artistique voit arriver une nouvelle vague de peintres et sculpteurs, venus à Paris de divers horizons, rarement fortunés, qui se retrouvent par la force des choses dans des quartiers où ils peuvent se loger et survivre à moindre frais. Dans ce contexte, le quartier de Montmartre est un îlot où ils trouvent refuge.

 

Montmartre, ce vaste atelier

 

Encore très peu urbanisé, le quartier de Montmartre offre un constrate frappant avec le Paris chic des grands boulevards et avenues. Il conserve un caractère presque rural, avec ses carrières abandonnées, ses vieux moulins qui nourrissent la ville, ses jardins, ses zones en friches, ses espaces verts où paissent des vaches laitières, ses terrains vagues. Son surprenant bidonville champêtre connu comme le « maquis », est habité de constructions éphémères et de jardinets où vivent des artistes démunis, des chiffonniers, et d’autres qui trouvent un refuge provisoire pour se cacher et fuir. 

 

C’est un terrain d’élection pour les peintres, les poètes, les écrivains et les compositeurs. Ils y trouvent un hébergement bon marché, vivant en compagnie des acteurs, des lavandières et des couturières du Bateau-Lavoir, le plus célèbre immeuble d’ateliers d’artistes. La pauvreté constitue un élément crucial de leur cadre de vie, de leur attitude bohème, reflétant leur désir de liberté individuelle et artistique.

 

Un plan du quartier indiquant tous les ateliers qu’occupèrent les protagonistes de cette époque ressemblerait à une toile d’araignée, dont le centre serait le Bâteau-Lavoir.

 

 

Des artistes autour du Bateau-Lavoir

 

Le Bateau-Lavoir, ancienne Maison du Trappeur, construite en grande partie en brique et en bois sur le flanc d’une carrière éboulée, est compartimentée en petits logements d’une pièce répartis de chaque côté d’un couloir rappelant les coursives d’un paquebot, et ne comportant qu'un unique poste d'eau, raison pour laquelle Max Jacob baptisa ainsi cette maison. 

 

Des artistes étaient installés dans des locaux souvent médiocres et peu confortables, dont le fameux Bateau-Lavoir fut l’exemple même d’inconfort et de promiscuité comme le relatait Fernande Olivier dans ses mémoires. Celle qui fut la compagne durant neuf ans de Picasso dans cette période de « vaches maigres » se souvenait : « … La maison que nous habitons est au rez-de-chaussée de la rue d’Orchamp. Au premier la chambre, derrière l’atelier, donne sur un jardin charmant. Cet atelier fait lui-même partie du Bateau-Lavoir, trois corps de bâtiments habités surtout par des artistes pauvres, jeunes, pleins d’ambition. Au 13 de la rue Ravignan, quelques ateliers au rez-de-chaussée, puis d’autres en bas, auxquels on accède par un escalier de bois sonore et poussiéreux…»

 

Lieu de travail et de discussions, ce petit quartier de Paris verra passer et se succéder des artistes qui, entre autres, participèrent au mouvement Nabis, comme Maxime Mauffra, premier locataire du lieu, à la fin du XIXème, ou au mouvement cubiste grâce à la présence du célèbre Picasso.

 

La Butte Montmartre et ses abords deviennent très vite de véritables laboratoires d’idées et de réussites où vont se côtoyer Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy, Paco Durrio, Démétrios Galanis, Pablo Gargallo, Juan Gris, Francisco Iturrino, Manuel Hugué dit Manolo, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, Gino Severini, Léopold Survage, Suzanne Valadon, Kees Van Dongen, Maurice de Vlaminck, pour ne citer que les plus connus.


Ils ont pour amis et souvent pour voisins de grands esprits, poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire, Francis Carco, Blaise Cendrars, Roland Dorgelès, Max Jacob, Alfred Jarry, Pierre Mac Orlan, Maurice Reynal, Pierre Reverdy, Eric Satie, André Salmon, …

 

Ces ateliers, destinés à la création sont aussi des lieux de réunions, d’invitations et de rencontres.
Sur la Place, « on prenait l’air » se remémorait Fernande Olivier, dans ses mémoires : « Souvent, les soirs d’été, tous les artistes locataires de cet étrange vaisseau de bois et résonnant s’assoient sur le seuil, devant le grand portail de bois ocré et sali. » 

 

André Salmon, dans « Souvenirs sans fin », rappelle que souvent Picasso fut l’amphitryon de frugales agapes. Il était alors vêtu d’une salopette bleue et d’une ceinture de flanelle rouge et sans « dire un mot, recevait, ou plus exactement, acceptait que l’on soit si nombreux chez lui. Il y avait là Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Maurice Vlaminck, Henri Matisse, Maurice Princet, Georges Braque, … » 

Son atelier, sur la porte duquel il avait affiché « Au rendez-vous des poètes » devint ainsi un lieu d’échanges et de fêtes que rappelait Fernande Olivier : «  C’est à cette époque que le nombre de nos amis augmenta : Derain, Vlaminck, Braque, Herbin, Rousseau (le douanier) et bien d’autres fréquentèrent de plus en plus l’atelier… »

 

Ces ateliers furent avant tout des lieux de création. C’est dans l’un de ces espaces rudimentaires que Picasso peignit « Les Demoiselles d’Avignon », dont l’acte de naissance est daté de 1907. La toile fut pour certains comme le coup d’envoi de l’aventure cubiste. On sait la surprise et les réactions que déclencha la toile lorsque le peintre la dévoila à ses amis : Braque le soupçonna d’avoir bu du pétrole ! Manolo, en catalan, apostropha le malaguene: « Si tu allais chercher tes père et mère à la gare et qu’ils arrivent avec une gueule pareille, avoue que tu ne serais pas content ! »

 

 

Fin d’une période de gloire


La période de gloire de la Butte, du Bateau-Lavoir et des autres lieux prend fin avec la grande guerre et ses conséquences. Alors, beaucoup d’artistes se dispersent, certains quittent le quartier pour Montparnasse ou d’autres lieux de Paris, d’autres partent en Province, certains retournent dans leurs pays. Au sortir du premier conflit mondial, plus rien n’est comme avant. Ce groupe d’artistes, dont l’union avait été la force principale, ne trouvait plus le même plaisir à se retrouver.


Une sorte de méfiance les rendait plus distants.  Enfin la guerre a fait de cette fêlure une lézarde. Un moment réunis par l’angoisse, ce rapprochement n’a pas duré. L’argent abondant maintenant leur permettait de se libérer, leurs goûts différents s’affirmaient. Les uns recherchaient la solitude, qui leur fut toujours nécessaire. Les autres, au contraire, se jetaient dans le tourbillon mondain. On ne fréquentait plus les mêmes maisons. Les amis nouveaux s’imposaient, éloignant les anciens.

 

Entre les deux guerres, l’Ecole de Paris regroupera une multitude d’artistes, dispersés géographiquement dans la ville. La fabuleuse opportunité qui se fit autour du Bateau–Lavoir est maintenant une légende et fait partie de l’histoire. Si le Bateau-Lavoir, véritable poumon artistique de Montmartre subsiste, car il est reconstruit après son incendie en 1970, c’est une expérience qui ne pourrait plus se reproduire avec le contexte et les mentalités qui ont changé. Les créateurs devinrent plus repliés sur eux-mêmes, méfiants ou outrageusement ambitieux pour certains, enrichis prématurément pour d’autres ou définitivement célèbres.


L’ouvrage, édité pour cette circonstance permet de retrouver les pièces exposées accompagnées d'un texte rappelant l'histoire de la Butte, du Bateau-Lavoir et du quotidien de leurs habitants.

 

 

Le Musée Regards de Provence est ouvert tous les jours de 10h à 18h. Fermeture annuelle : 1er mai, 15 août. 

 

Billet expositions temporaires : Plein Tarif : 6,00 €. Tarifs  réduits: 5,00 € - 4,20 € - 2,00 €. 

Billet couplé expositions temporaires & scénographie permanente : Plein Tarif : 7,50 €. Tarifs réduits : 6,50 €-5,50 € 

Visite commentée : tarif d’entrée + 6 € par personne (groupe de 8 à 30 personnes)

Musée Regards de Provence : Allée Regards de Provence - Avenue Vaudoyer, 13002 Marseille

Tél. : 04 96 17 40 40 - Mail :  HYPERLINK "mailto:regards-de-provence@wanadoo.fr" regards-de-provence@wanadoo.fr  – Site : http:// HYPERLINK "http://www.museeregardsdeprovence.com" www.museeregardsdeprovence.com 

 

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Georges-Braque--composition-Nature-morte-1--col.-Fondation-.jpg André DERAIN, Femme nue assise, 1928, Huile sur toile 45,5 x 34 cm, Collection Ramon Vallbe, Barcelone, © Adagp, Paris 2014 (crédit Ramon Vallbe).

 

 

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Musée Regards de Provence

Tél. Musée : +33 4 96 17 40 40

Site : http://www.museeregardsdeprovence.com/

 


 

***  VIERGES à l'enfant médiévales des Pyrénées-orientales  - PUP de Perpignan, 32 euros, en librairie pi à la faculté, par courriel : pup@univ-perp.fr  (488 pages, diffusion SODIS) : e vous informe de la publication par les Presses Universitaires de Perpignan du corpus des Vierges à l'Enfant médiévales de notre département. Ce travail a été réalisé par le Centre de conservation et de restauration du conseil général 66. Chacune des 150 Vierges à l'Enfant est présentée sur 2 pages (1 page de notice historique et technique avec clichés documentaires et 1 page des photos des 4 faces).

La première partie de l'ouvrage est constituée par les actes du colloque qui s'est tenu en décembre 2011 à Perpignan dans le cadre de l'exposition Romanes et gothiques, vierges à l'Enfant restaurées des Pyrénées-Orientales.

Dans le dépliant joint vous trouverez le sommaire du volume et les indications pour se le procurer si vous êtes intéressé(e).

 

 

Jean-Bernard MATHON

Conservateur des antiquités et objets d'art du département des Pyrénées-Orientales

Responsable du Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil Général

150, avenue de Milan - 66000 Perpignan

Tel: +33 468 85 89 40 - N° interne : 58940 - Fax: +33 468 54 45 61

Port: 06 70 48 91 24

jeanbernard.mathon@cg66.fr 

                vierges-1.jpg  vierges--JFMathon--2.jpg

 

* "Regards de Provence" <regards-de-provence@wanadoo.fr>

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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