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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 09:42

Bruno-Bieth.jpg Bruno Bieth ( photo de Jean Iglésis)

 

Né à Strasbourg, cet artiste s'était installé dans les Albères depuis des décennies. J'ai un souvenir de lui, alors que je n'étais qu'étudiant, à Perpignan. Je vais voir son expo à la regrettée salle Arago (mairie de Perpignan) et Bruno B. profite de ma venue poiur aller faire quelques emplettes (des cigarettes, je crois). Il me dit "Gardez la salle, je reviens bientôt..."

   Je n'ai vendu aucun tableau, mais pour me remercier, BB m'a donné un de ses recueils de poésie... Puis je l'ai perdu de vue, mais l' image de l'homme demeure en moi...

 

*Lire son livre : Vingt ans de peinture et de poésie, pour ne pas oublier B.Bieth...

 

- - - La Chasse à L'Ours... Au coeur des murailles du Fort Lagarde à Prats de Mollo la Preste ours.jpeg Tableau de Lhoste.


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Aux premiers frémissements du Printemps, les derniers Ours du Costabonne, revêtus dune peau de mouton ancestrale, reprennent vie au coeur des murailles du Fort Lagarde. Noirs de suie, dhuile et de sueur, griffant ou mordant tout sur leur passage, ils descendent dans la ville, accompagnés de leurs chasseurs. Ils marquent de leur empreinte tous ceux qui se trouvent à leur portée avec une préférence marquée pour les jeunes filles Lorsque le jour décline, les Barbiers, tout de blanc vêtus, les enchaînent au prix dune lutte féroce et procèdent à un rasage symbolique redonnant ainsi forme humaine à ces êtres sauvages, héritiers dune des plus anciennes et des plus authentiques traditions carnavalesques.

 

Dimanche 2 mars

10h00 Arrivée de Sa Majesté Carnaval

11h00 Passage du témoin des fêtes du Vallespir La patte de lours / Contrapàs et sardanes* (Place dArmes)

15h00 Grande chasse à lours

17h00 Rasage (Place du Foiral)

18h00 Sardanes* (Place Trinxeria)

22h00 Grand bal avec Louis Gorce (Foyer Rural)

 

Lundi 3 mars

10h00 Mascarade

11h00 Sardanes* (Place de la Trinxeria)

15h00 Encadenat

16h00 Corrida (Foiral)

16h30 Ball de la Posta et Ball de Correr

18h00 Sardanes* (Place dArmes)

22h00 Grand bal costumé (Foyer Rural)

Minuit Échelle

 

Mardi 4 mars

11h00 Sardanes* (Place dArmes)

15h00 Bal denfants (Foyer Rural)

18h00 Sardanes* (Place de la Trinxeria)

22h00 Grand bal de clôture

Minuit Tió-Tió

01h30 Incinération de Sa Majesté Carnaval

 

Mercredi 5 mars

Fête de lOurs junior

11h00 Rassemblement (Foyer Rural)

14h30 Chasse à lOurs junior

17h00 Rasage suivi du traditionnel goûter

* avec la Cobla Ciutat de Girona

 

Renseignements:

Office de Tourisme de Prats-de-Mollo

Tél : +33 (0)4 68 39 70 83

 

 

 * ours et littérature : 

 

180px-FroissartOurs.jpg Chasse à l'ours dans les chroniques de Jean Froissart, fin du XVe siècle.

L'histoire de Pierre de Béarn, demi-frère bâtard de Gaston Phébus, est rapportée par Jean Froissart et conte sa lutte sans pitié contre un ours gigantesque. Après avoir vaincu cette bête, l'homme fut frappé de somnambulisme. Dans les mêmes chroniques, le comte de Biscaye chassait un ours lorsque ce dernier se retourna afin de lui prédire une mort indigne pour avoir traqué un animal innocent9. Jean Froissart suppose que les ours pyrénéens sont d'anciens chevaliers qui furent changés en ours par les dieux païens en punition d'une faute10, et Michel Pastoureau pense que cette histoire fait écho à une survivance des rites de passages dans les Pyrénées, consistant à tuer un ours...

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:28

 

 

images-copie-18.jpeg  Roger Coste (C) Philippe Pouath

 

Pour lancer mon nouveau livre "Les saisons de Collioure", j'ai choisi le lieu culturel catalan par excellence : la librairie Torcatis dirigée par Roger Coste. Compétence, dynamisme, sérieux, innovation, telles sont les qualités de cette librairie, la plus ancienne de Perpignan, du nom d'un Résistant d'ici.

 

Face à la concurrence de la Fnac et de Chapitre, à celle surtout, indécente  et déloyale, des sites de ventes de livres (ouverts 24 h sur 24, 7 jours sur 7, ne payant pas d'impôts à l'Etat...), Roger Coste a choisi de ... foncer ! De créer un événement chaque soir, d'aller à la rencontre des lecteurs en suivant les salons, en travaillant avec le CML, en créant des festivals (de BD...).

 

La culture à Perpignan, ce sont d'abord les librairies et les bibliothèques, les théâtres de quartier, qui oeuvrent pour un accès du plus grand nombre au savoir et au divertissement de qualité.

 

La culture, ce n'est pas que L'Archipel, réservé à un public plus élitiste et bourgeois, ce ne sont pas les musées (H.Rigaud en panne, le CAC étriqué, le museum d'histoire naturelle suranné...) !

 

Le touriste vient à Perpignan pour voir quoi ??? D'accord le patrimoine est important, même s'il est partagé jalousement par les "2 cultures" d'ici, la mairie et le CG6...même s'il a besoin d'être rénové, réaménagé... On vient à Perpi pour Visa en septembre et...c'est tout !

 

Or, prenez une petite ville comme Montauban, qui subit la proximité et l'offre culturelle de Toulouse, une ville assez banale, à part quelques beaux bâtiments, on y va, on la connaît à cause du musée Ingres (et Bourdelle en même temps) !

 

Viendra-t-on enfin à Perpi Pour Rigaud ..? (J.P.B.)

 

 

* Rencontre avec Roger Coste (article parur dans le journal de campagne de Clotilde Ripoull "L'Indépendante" n°2)

 

Reportage sur le commerce en ville : la librairie TORCATIS, rue Mailly

 

Entretien avec Roger COSTE

 

 

Roger Coste attend d'une équipe municipale un rapprochement entre les institutions publiques et privées. Il voudrait qu'elle mette en avant la culture et pas le spectacle ! 

 

"La réussite d'un événement ne passe pas par le nombre de personnes qui y assistent; la culture, c'est un travail long, difficile : on essaie, depuis des années, de  créer des échanges, de se structurer au niveau du livre, mais on pourrait faire mieux s'il y avait une vraie volonté politique. Par exemple, en ce qui concerne les problèmes de communication : je ne bénéficie pas des réseaux susceptibles de mettre en avant les rencontres culturelles de la librairie !"

 

La culture et le livre sont des passions pour le responsable de la librairie Torcatis, mais depuis trente-cinq ans de travail, Roger Coste a des problèmes de lieux pour dynamiser son commerce; en 1992, il a réussi à s'agrandir en créant une salle au second étage : pour ces "animations", ces débats et présentations d'ouvrages, Roger fait des choix : il invite les gens qu'il apprécie, mais il est ouvert, car il veut que sa librairie soit une sorte d'agora, où l'on vient discuter, où l'on découvre des créateurs locaux...

 

Il explique : "Je ne bénéficie d'aucune aide pour ces "animations"; je travaille avec les éditeurs et j'accompagne les auteurs dans les bibliothèques de villages, à la Sant Jordi, dans les écoles (Arrels, par exemple), à la médiathèque, etc...Je collabore aussi avec le CML qui fait très bien son travail et qui a son public. 

 

Cependant, il faudrait donner plus d'envergure à la politique culturelle de Perpignan; je suis un peu déçu : je voulais inviter Milan Kundera, mais on m'a répondu "bunyettes" ! On pourrait créer sans problème une sorte de "Comédie du livre" à Perpignan, mais on préfère nous imposer des défilés de grosses têtes avec des pétards dans les rues ! 

 

En 2013, nous avons organisé une Sant-Jordi à Saint-Jacques : il faut aller dans tous les quartiers, avec les auteurs qui le veulent..."

 

Dans la rue Mailly, la librairie organise plus de soixante "animations" par an. Roger Coste estime que chaque commerce, au lieu de se plaindre, peut mener une action...

 

Avec enthousiasme, il propose : "Il faut créer, penser, diffuser ! ! On veut des musées, mettre notre patrimoine en valeur pour que les touristes aient quelque chose à voir et viennent en ville ! 

 

  LE politique a le devoir de faire VIVRE la VILLE !!!"

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:30

2.Couverture.JPG Couverture des "Saisons de Collioure" (textes, 32 photos couleur, 20 euros)

* livre disponible en librairie "Ombres blanches" à Toulouse, "Torcatis, Chapitre et librairia catalana" à Perpignan, Maison de la Presse à Collioure (bientôt aux maisons de la presse de Prades et Céret)

 

* chez l'auteur : 06.31.69.09.32.

 

 

bonnel--couverture-pour-livre-sur-Collioure.jpg Lectures de textes par Aurélien Fossé : 

 

aurelien-fosse.jpg

 

Rencontre avec Jean-Pierre Bonnel

 

pour la psentation de son livre "Les Saisons de Collioure" à la librairie Torcatis

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Jean-Pierre Bonnel présentera son album sur Collioure (textes et 32 photos couleur - 20 euros) le samedi 1er mars 2014 à partir de 18 heures à la librairie Torcatis (2ème étage) - entrée libre. Lectures par Aurélien Fossé - Dédicaces - apéritif.

 

 

Aurélien Fossé  

"Résident de longue date du pays Catalan, je fais partie d'une association artistique, au sein de laquelle je fais principalement de la vidéo. Nous cherchons, à travers cette structure, à valoriser le patrimoine culturel local et créer un réseau d'artistes. C'est grâce à ce réseau que j'ai pu rencontrer la comédienne allemande Hanna Fiedrich, ainsi que Jean-Pierre Bonnel et son livre: "L'ultime chemin de Walter Benjamin". Je participe également à des repas littéraires, mêlants gastronomie et lectures, organisés par Hanna Fiedrich. Je vous proposerai donc, accompagné de commentaires de l'auteur, un corpus de textes du livre de Jean-Pierre Bonnel."

 

Jean-Pierre Bonnel

Né à Perpignan, Jean-Pierre Bonnel donne à voir dans ce livre des textes écrits à des périodes différentes. 

Il a publié une douzaine d'ouvrages, dans lesquels le petit port catalan est un décor privilégié: 30 balades culturelles en Catalogne (Presses du Languedoc), Moi, Matisse à Collioure (Balzac éditeur), Machado, de Séville à Collioure (Cap Béar éditeur); ces deux livres ont été adaptés pour des spectacles au Château Royal et au Musée d'art moderne de Collioure ainsi qu'à la cathédrale d'Elne et au Conservatoire de Perpignan, musique de Daniel Tosi).

 

L'auteur a aussi publié un ouvrage remarqué sur Le chemin ultime de Walter Benjamin, des romans: Je te haine, Rafales sur Cap Béar, Inconsolable à Consolation, et des études sur Maillol et l'art en Catalogne. 

 

Les éditions Trabucaire publieront en 2014 son étude sur les "Communautés libertaires, agricoles et artistiques dans le sud, de l'aps-Mai 68 au tournant du XXI° siècle"...

 

 

**"L'éclat d'une couleur, la rondeur d'une courbe ou le détail d'une façade... La photographe nous montre ce que, sans doute, nous n'aurions pas vu. Avec douceur et sans les a-priori d'un regard convenu, elle s'approche des détails du paysage qui donnent à Collioure un visage incomparable. Comme le ferait le portrait d'un peintre pointilliste, ses photos ouvrent notre regard, comme autant de touches délicates. Elles nous guident pour une visite habituelle dans un lieu que l'on croyait connaître..."

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:38
images-copie-17.jpeg Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan
  1. L'actualité revient sur les anciens d'Occident, ces militants d'extrême-droite, aimant faire le coup de poing contre les gauchistes, devenus des "libéraux" et ministres sous Giscard, Chirac... Madelin, Devedjian, Longuet, Novelli...Un livre raconte leur passé tumultueux...
  2. Certains avouent et reconnaissent s'être trompés. Un qui reste silencieux, c'est Jean-Marc Pujol, l'actuel maire de Perpignan, qui, même s'il déclare (portrait publié dans l'Indépendant du 20 février 2014) : "je ne m'étais pas trompé dans mes combats de jeunesse" (contre le communisme, car M.Pujol cite la chute du mur de Berlin"... 
  3. D'origine Pied-Noir, il est ensuite pour l'Algérie française : "L'Algérie française a struturé ma vie politique", ce qui explique sa logique actuelle (plaques, mur, musée algérianiste : hommage à l'OAS et à une vision nostalgique de la colonisation).
  4. On peut se tromper, puis changer, évoluer... Comme d'autres d ses anciens camarades du parti de Madelin, M.Pujol peut enfin avouer "oui, j'étais à Occident, et maintenant je suis un démocrate" ! *
  5. Il est normal qu'on sache tout du parcours politique d'un homme public qui désire être maire, qu'en pensez-vous..?- - -
  6. * Autre page sombre, celle-là parfaitement assumée : lAlgérie française et un ancrage bien à droite. Jean-Marc Pujol est ouvertement anticommuniste. « Mai 68 était une révolution de petits bourgeois », insiste-t-il. Ses détracteurs le classent à lextrême droite. « Des gens comme lui sintéressent à nous, raconte ainsi lancien secrétaire général du FN, Louis Aliot, installé à Perpignan. Pour linstant, il préfère le confort du système pour faire avancer ses idées. » Régulièrement, la rumeur revient que le nouveau maire de Perpignan aurait appartenu à Occident, un groupuscule fascisant où Alain Madelin, Patrick Devedjian et Hervé Novelli ont fait leurs classes.
  7.    Faux, répond lintéressé. « Je ne me suis jamais caché : je suis un homme de droite. Pas plus. On me caricature. On se dit : Cest un pied-noir, il est anti-communiste, alors il est à lextrême droite . Cest oublier que jai fait quatre campagnes municipales contre le FN ! » Même sil reconnaît avoir eu des relations proches avec lancien député frontiste Pierre Sergent, un ami de son père, Jean-Marc Pujol se réclame du centre droit, « du canal libéral de lUMP, tendance Raffarin, Bussereau, Novelli ».            (extrait d'un portrait par Gwenaëlle Guerlavais)BShzHEcIAAAjneg.jpg

 

**Quarante ans après, les anciens d'Occident revisitent leur passé

Le Monde.fr | 26.02.2014 à 12h24 |Par Gérard Davet et Philippe Ridet (Rome, correspondant)

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Ils sont ou ont été ministres, chefs de parti, fonctionnaires, députés, membres de cabinets ministériels... ils sont responsables de journaux ou d'agences de communication. Dans les années 1960, ils avaient 20 ans et militaient au sein du mouvement d'extrême droite Occident, créé en 1964 et dissous en 1968. C'est l'itinéraire de Patrick Devedjian, Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen, Anne Méaux, entre autres, que retrace le journaliste et écrivain Frédéric Charpier dans son livre Génération Occident.

Lire Valls-Goasguen : les députés UMP menacent de boycotter les questions au gouvernement

Cet article est paru dans Le Monde du 13 février 2005 


Sur cette photo, c'est leur jeunesse qui frappe, et ce parfum d'années 1960 : les lunettes noires et la gabardine claire de Patrick Devedjian, le sourire juvénile et carnassier d'Alain Madelin. A l'arrière-plan, les comparses anonymes. Le document orne la couverture de Génération Occident (Seuil), livre enquête sur l'histoire et les membres de ce mouvement d'extrême droite, créé en 1964 et dissous en 1968.

Aujourd'hui, sans rien renier de leur passé, ils cherchent pourtant à le minimiser« C'était un moment de notre vie », explique Alain Robert, un proche du député (UMP) Robert Pandraud. « J'étais jeune », plaide le député (UMP) Hervé Novelli.« Nous étions jeunes et libres, se remémore le sénateur (UMP) Gérard Longuet. Il s'agissait là de rites initiatiques de jeunes gens, un folklore d'aspect paramilitaire. » D'autres, comme le député (UMP) Alain Madelin, préfèrent ne plus évoquer cette période. « Je n'ai pas encore lu ce livre, j'ai d'autres activités », lâche- t-il. Lassitude de devoir se justifier ? « Dès qu'on parle de ça, on assemble des ragots et des historiettes invérifiables. Notre histoire reste à écrire », explique un ancien membre du parti d'extrême droite.

Mais le mythe lui est installé. Alors que l'extrême gauche affiche ses élans révolutionnaires et sa générosité, les militants d'Occident sont du côté des manches de pioche et des discours racistes. Infréquentables. « Pourtant, on a un héritage commun. Je trouve Jean-Christophe Cambadélis très sympa, dit le député (UMP) de Paris Claude Goasguen, ancien président de la Corpo de droit d'Assas, proche d'Occident. Si je l'avais trouvé sur ma route, peut-être serais-je devenu trotskiste. »

Il y eut donc Occident et la Corpo de droit, mais aussi le GUD (Groupe union droit) du député (UMP) Bernard Carayon. Ou encore le GAJ (Groupe action jeunesse), dont se réclamait l'actuel secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, Frédéric de Saint-Sernin. Autant de structures étroitement liées, ou issues les unes des autres. Un vrai creuset de l'extrême droite, où l'on relève également les noms de François d'Orcival, l'un des responsables de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, ou d'Anne Méaux, ancienne attachée de presse de Valéry Giscard d'Estaing et patronne d'Image 7, l'agence de communication du gotha de la politique et des affaires.

« C'est fantastique, s'énerve Alain Robert, inspirateur d'Occident, puis du GUD.Quand on parle de l'extrême gauche, tout est sympa. Mais dès qu'on parle de l'extrême droite, c'est violence et barres de fer. Nous n'aurions été que des adorateurs de Mussolini et de Goebbels, alors que les gauchistes vénéraient Beria ! »

L'affaire est moins manichéenne qu'il n'y paraît. Occident, c'est avant tout l'alliance d'anticommunistes primaires et de colonialistes forcenés, sur fond de défoulement physique. Sous l'influence de Pierre Sidos, un ancien du mouvement franciste, maître à penser de la mouvance nationaliste, financé par Hubert Lambert, le magnat du béton qui allait rendre riche Jean-Marie Le Pen quelques années plus tard, Occident naît en 1964.

« TUEZ LES COMMUNISTES »

Le programme prévoit de bannir le « suffrage universel », mais aussi de combattre« les ennemis de l'intérieur », à savoir « les puissances financières », la franc-maçonnerie ou les « métèques ». On y tient des conversations racistes, dans les arrière-salles des cafés, avant d'aller « taper sur le bolchevique ». L'actuel ministre délégué à l'industrie, Patrick Devedjian, recruté en 1963 à 17 ans, y côtoie M. Longuet et M. Madelin, surnommé « Mado ». Leurs slogans ne font pas dans la nuance : « Tuez tous les communistes où ils se trouvent ! » « Si on ne portait pas une parka avec 253 badges de Mao, on se faisait agresserphysiquement, assure William Abitbol, ancien député européen (1999- 2004) proche de Charles Pasqua. On s'est beaucoup fritté, j'appelle ça mes années degymnastique. »

Occident trouve sa triste apogée avec le raid sur le campus de la faculté deRouen, en janvier 1967. Une dizaine de jeunes gauchistes y sont sérieusement blessés. Une affaire qui vaudra la prison, puis une condamnation judiciaire, à M. Devedjian, M. Longuet et M. Madelin. Progressivement, ces trois-là s'éloignent d'Occident, qui est dissous en 1968. Ils laisseront derrière eux la droite extrême, pour se fondre, pour les uns, dans un libéralisme mâtiné de giscardisme, pour les autres, dans un étatisme à la mode gaulliste.

Quatre années d'une folle errance politique, avec peu de regret, semble-t-il. Si ce n'est celui de s'être égaré. « Je me suis totalement trompé et je l'assume, déclare M. Devedjian, mais je n'ai cautionné aucun crime. » A les en croire, nulle nostalgie, non plus. « J'étais affecté par mes problèmes personnels, explique M. Goasguen,mais je n'ai aucune honte, je n'ai rien fait de délictueux. J'ai seulement perdu beaucoup de temps. » Une vision partagée par M. Carayon, lui qui brûla des drapeaux de l'URSS sur les Champs-Elysées et fracassa la vitrine d'Aeroflot, en 1977, à l'occasion de la venue de Leonid Brejnev à Paris : « Nous n'avons pas été happés par la dérive terroriste, explique le député UMP. Et puis la violence était partagée. » « Quand j'ai reçu un coup, je l'ai rendu, argumente M. Longuet.J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. »

Aujourd'hui, ces hommes se croisent, souvent, aux détours d'itinéraires politiques contrastés. MM. Devedjian et de Saint-Sernin sont au gouvernement, M. Schuller prépare son procès dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, M. Goasguen brigue la Mairie de Paris, tandis que M. Longuet siège au Sénat. Evoquent-ils leurs souvenirs d'étudiants ? « J'en parle parfois avec Guillet, Madelin ou Devedjian, dit M. Carayon, ils ont vécu des années rudes. » Il arrive à M. Devedjian d'aborder le passé, avec M. Longuet. « On en parle parfois. Pour se moquer de nous », explique le ministre délégué à l'industrie. Pas sûr que M. Longuet ait pourtant le coeur à se moquer de lui-même. Il regrette surtout que l'on remue ces souvenirs. « Nous avons passé trois ans à l'extrême droite, et trente ans dans la famillelibérale. Si j'étais né en 1945, on m'aurait reproché d'avoir soutenu le maréchal Pétain... »

Cet article est paru dans Le Monde du 13 février 2005

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 20:08

cienciens.JPG

 

 

 

 images.jpg  *VENDREDI 28 FEVRIER A PARTIR DE 18H00 LIBRAIRIE TORCATIS

 

Présentation du livre SOUS LES OGIVES par TRISTAN BARBARA

 

Livre de bibliophilie qui contient le chapitre 3 du livre Notre Dame de Paris de Victor Hugo,

accompagné de neuf images photographiques d'Andreas Lang et d'une gravure originale de

Joan Barbarà, le portrait de Victor Hugo d'après la sculpture de Rodin.

 
Une conference de Mme Christine Ginibre suivra, sous le titre: Victor Hugo cet inconnu.
Le vieux, le raillé, l'incontournable Hugo n'est-il que cet écrivain à la plume grandiloquante ou bien,

un personnage inconnu et attachant dont la profondeur n'égale que son génie ?

 

 

 

****** Menéndez SALMON :

  •  jeudi 27 février 2014 - 18:00
  • K6_TY47YS3x.png
  • PERPIGNAN/ Théâtre de l’Archipel : Le grand romancier espagnol Ricardo Menéndez Salmón invité du CML, le 27 février
  • Le CML (Centre Méditerranéen de Littérature ) d’ André Bonet et le Théâtre de l’Archipel, en collaboration avec le Centro Espagnol vous invite à rencontrer Ricardo Menéndez Salmón pour une conférence exceptionnelle autour de l’ensemble de son œuvre, jeudi 27 février 2014 à 18h à l’Espace Panoramique du Théâtre de l’Archipel de Perpignan.
  • Ricardo Menéndez Salmón est né à Gijon en 1971, où il vit. Il est licencié de philosophie, directeur de collection, critique littéraire, auteur de livres de voyage, de nouvelles, de romans. La philosophie en hiver est le dernier volet de la Trilogie du mal, après l’offense, dédiée à la guerre en 2009 et le Correcteur, dédié à la peur en 2011.
  • Cet écrivain célébré dans le monde entier s’intéresse principalement aux cultures de la Méditerranée, selon une optique comparatiste et pluridisciplinaire dans laquelle l’Europe et les autres continents bordant cette mer occuperont une grande place.
  • Le CML entend profiter de la « culture-monde » qui caractérise le bassin méditerranéen pour faire rayonner au-delà de leur réalité géographique les écrivains de la Méditerranée : ainsi, la latinité mêlée au christianisme s’étend vers les Amériques ; le monde musulman se déploie de la pointe saharienne de l’Afrique jusqu’aux confins de l’Indonésie, en passant par le Moyen-Orient ; la culture juive a essaimé sur tous les continents et le monde orthodoxe, partant de la Grèce et de l’Europe slave du Sud, a pénétré jusqu’en Sibérie.
  • Ricardo Menéndez Salmón a été chroniqueur du journal El Comercio et critique littéraire dans le supplément culturel du quotidien ABC. Actuellement, il collabore à divers journaux espagnols.
  • Il a reçu plus de 40 prix littéraires, dont le prix Juan Rulfo 2003 décerné par Radio France International et l’Institut du Mexique de Paris pour Los caballos azules (Les chevaux bleus, non traduit) et le Prix de la nouvelle courte Casino Mieres en 2006...

 

 

- - -  COLLIOURE par 

 

Gautrand  Jacques  


Jacques Gautrand est né dans le Roussillon, sur les rives de la Méditerranée. Après avoir vécu et travaillé en Afrique et en Océanie, il s’est installé en région parisienne.  Il est journaliste indépendant, consultant et conférencier.
Il a publié, jeune, un premier recueil de poèmes sur des photographies de Dominique Antoni « Du Côté de Barbès » (éditions D&L- 1973 -épuisé) et dans des revues.
Il est aussi l’auteur d’un essai critique sur le pouvoir des images et des médias : « L’Empire des écrans » (éditions le Pré aux Clercs, 2002).
Au fil des ans et des voyages, il a réuni la matière de plusieurs recueils de poésie, encore inédits, dont sont extraits ces poèmes.

 

 Cot-liure (Collioure)

Marinada
tu fauches la mer
en gerbes légères
vaporisant l'air
toujours midi
sous un ciel embué
en plein été
tu taquines mes narines
d'un fumet de sardines sur la braise
de sarments.

Le soleil est bleu aux fenêtres de Matisse
tandis que les anchois mûrissent dans le sel
Collioure étire son clocher
gaillard
et clapotent au mât serein
les voiles rêches
de barques ventripotentes.

Ici
des femmes en noir
aux doigts infaillibles
ravaudaient les filets
en murmurant des cantiques
aujourd'hui
pour tout effort des boulistes bedonnants
plissent leurs yeux entre deux pastis
à compter jalousement les points.


La patine des quais de lauzes
aimante toujours les pas
des marins désœuvrés
ils ont remisé leur trogne de forbans
contre ces visages tristes de retraités dociles
roulant méticuleusement leur linceul
dans du papier à cigarettes

les vieux
pétrifiés sur des bancs au soleil
hument l'air du temps
perdu
un chat s'étire mollement à l'ombre d'un platane
l'air du large ronge patiemment une ancre échouée
et dissout les aiguilles de l'horloge au clocher de pierres

la brise de mer
m'a capturé dans ses filets

A quoi bon
lutter à contre-courant

je sens monter l'ivresse des grandes profondeurs

et je sombre lentement
comme

en

     a-

          pnée

                   sous un flot soyeux de songes acidulés.

  (C) Jacques Gautrand (Elne)

 

 

 

 

**Caféclat  28  Février 2014 - écrivains sur l'écriture aux Templiers, Collioure18h30

28   février -  Helene Legrais présentera son livre  « La guerre des cousins Buscail ».  Deux cousins vachers  du Capcir  ont les avis divergents face au progrès apporté par  le premier

barrage hydroélectrique de la région en 1928. 

Calmann-Lévy. En français.

 

Pour d’avantage d’info voir : www.cafeclat.blogspot.com

 

Caféclat  28  February 2014 - Writers on writing at the Templiers, Collioure 18h30

28  February - Helene Legrais will present her latest novel« La guerre des cousins Buscail ».  In 1928 when hydroelectric power arrives in Capcir two cousins take opposing sides. Calmann-Lévy. In French.

 

For further details see: cafeclat.blogspot.com

***

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 07:55

paco

 

http://memoria.andando.free.fr/

 

Memoria Andando 

 

 

Lassociation « Memoria Andando » est dabord née, en 2002, du besoin de sauvegarder la forte empreinte espagnole quont laissée sur le Bassin de Decazeville et sur nos propres vies, nos parents ou grands-parents, immigrés économiques des années 1900-1930, ou exilés politiques de 1939.
Avec les témoignages des nombreux descendants de la première vague migratoire, des quelques derniers acteurs de la Guerre civile, de ceux qui, enfants, passèrent alors la frontière et de ceux qui sont fils de cet exil, nous avons reconstruit le tissu dune mémoire commune.
Mais nous avons souhaité une Mémoire « Andando » En marche ») et loin de se replier sur la célébration figée de nos racines, lassociation, par ses activités ponctuelles (conférences, expos,  films, spectacles…) et ses différents ateliers (cours de langue, cuisine, informatique, chant…) sest largement ouverte à toutes les personnes intéressées par la culture espagnole, au sens le plus large.
Nous sommes aujourdhui plus de 200 membres qui partageons notre intérêt pour tout ce qui touche à lEspagne dans un climat très convivial, et bien entendu nous accueillons avec plaisir tous ceux qui souhaitent adhérer.

Jean

 


Site officiel de PACO IBAÑEZ , à visiter !          http://www.aflordetiempo.com/fr/concert-ebre-fr
 

Ts beau site, plein de petits trésors :  
   
 Vidéos   - 'Un español habla de su tierra'  - Paco Ibáñez - Luis Cernuda //  'Muelle del reloj'  - Paco Ibáñez - Rafael Alberti  //  'España en el corazón' - Pablo Neruda 

    http://www.aflordetiempo.com/fr/oeuvre/anthologie     Anthologie de la poésie en Langue Espagnole

Dans les 150 poèmes qu’il a mis en musique Paco Ibañez a bien sûr chanté la beauté, lamour, le mystère dêtre, la mort mais il a toujours associé psie et combat. Combat pour la liberté, pour la vérité qu’il faut crier même si elle «est amère» comme la écrit Quevedo. Combat contre loppression, l’injustice et toutes les atteintes à la dignité humaine.

Au XIVème siècle larchiprêtre de Hita dénonçait déjà le pouvoir pervers de largent, au XXème le grand-père de Goytisolo conseillait à son petit garçon de ne pas siter à piétiner les autres pour «réussir» dans la vie, et au début du XXIème ce monde de largent-roi est devenu fou et a explosé. Avant que les responsables politico-économiques de ce désastre qui a plongé dans la misère et le désarroi des millions de personnes ne reconstruisent le système, peut-être faudrait-il avec Paco et Alberti «galopar» tous ensemble «jusquà les enfouir dans la mer»

 Formidable troubadour de la chanson rebelle, il a le secret des liens qui unissent la musique et les mots, et son répertoire toujours renouvelé garde la force et lenchantement qui ont fait de lui ce qu’il est, le grand Paco Ibañez !

 

PACO  IBAÑEZ 

 

                         y 

 

                          MEMORIA   ANDANDO

paco_jean.jpg

Cest très naturellement que Paco Ibañez s’inscrit dans la mémoire de lexil républicain espagnol que Memoria Andando essaie de sauvegarder dans le Bassin.

Comme des centaines de milliers dEspagnols, la famille Ibañez passe la frontière en 1939.
A Par
is le père, militant anarchiste valencien, est arrêté et envoyé au camp dArgelès.
La mère, ba
sque, et ses quatre enfants retournent provisoirement en Espagne, à San Sebastian. Ils repasseront clandestinement la frontière en 1948 pour rejoindre le père à Perpignan. Dans les années 50 la famille s’installe définitivement à Paris. Et cest là que Paco va découvrir Brassens, Atahualpa Yupanqui, Léo Ferré et tout le mouvement existentialiste. Tout en accompagnant la chanteuse Carmela pendant huit ans à travers toute lEurope, Paco met en musique un premier poème de Góngora («La mas bella niña ») et plusieurs poèmes de Federico Garcia Lorca. Ce sera la source de son premier disque paru en 1964 et illustré par Salvador Dali. Ainsi commence la relation profonde de Paco avec le monde de la psie de langue espagnole et des arts plastiques. Et depuis, dans un engagement qui na jamais faibli, il na cessé de chanter sur les plus grandes scènes du monde les véris universelles qui surgissent de la magnifique anthologie poétique qu’il a su si brillamment mettre en musique.
                                                                            
-Textes de Jean-

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 11:24

 

511BRGPRVvL._SY445_.jpg  Jean Pierre LUTANE

 

 


 

* J'ai abordé le livre de cette romancière d'Haïti avec bonheur : elle a le même prénom que moi (pour une feme, c'est rare !), c'est un bon présage et elle me rappelle les bons moments passés avec Stanley Péan, en août dernier, à Collioure : ce romancier qui vit au Qbec est originaire d'Haïti...

 

Le narrateur, qui parle dans de longues pages pleines, sans paragraphes, comme un monologue intérieur, a un nom symbolique, qui dit la tragédie de ce pays dévoré par les dictateurs et les mercenaires...Duvalier, système des Tontons Makoute... Délabré, tel est son nom qui nous plonge dans un monde de haine où règnent le désir du pouvoir absolu et la cupidité des hommes de rien...

 

Dès les premières pages, le contexte est brossé et la réflexion du narrateur est pessimiste, montrant un peuple qui n'est à la révolte, prisonnier d'un passé d'esclaves, de misérables, d'êtres qui ne maîtrisent ni leurs terres ni leurs mots. Comment préparer la révolution quand on est privé d'éducation et de facilité pour parler..? Car la Révolution commence par les mots, pour convaincre, mobiliser les foules...

 

Le style simple, souvent oral, alternant longues narrations et courts dialogues, décrit bien cette aporie : "Rigaud ne se lassait jamais de répéter dans ses discours que le peuple devait se réveiller et se révolter pour changer le statu quo...la révolution, c'est comme enfanter, d'abord il faut la concevoir, ensuite la préparer, pour enfin, la conduire...  la réussite..." (chapitre 1)

 

Le roman est aussi une réflexion philosophique sur le pouvoir, sur les sens de la vie, sur le rôle de l'argent. Les passages les plus émouvants concernent la prostitution, le maître étant capable de tout acheter, même les corps et les âmes des pauvres hères dépourvus de tout; ainsi, la tentative de séduction de Monsieur William sur Rigaud. L'attitude de ce dernier est un hommage à l'honneur des petites gens, de ces prolétaires exploités qui, un jour, se soulèveront. Pour l'instant, la rage et la révolte sont maintenues, intérieures...

 

Lutte contre la corruption par des mots, par le courage des mots, telle est la ligne directrice de ce livre à lire pour découvrir la situation d'un peuple abandonné par la planète...

 

* "Les sacrifiés du pouvoir", éditions Amaltée, 18 place Roguet, 31300, Toulouse, 2013, 13,50 euros.

 

 

 

- - - - 

 

 

**  Projet de magazine numérique trimestriel, autour du livre. Sa première parution est prévue pour le 31 mars 2014.  

 

 

 

Nous prévoyons d'y insérer une page sur les manifestations littéraires du département.

 

Vous êtes auteur, éditeur ou libraire... dans le département des Pyrénées Orientales et vous souhaitez nous communiquer les dates des événements auxquels vous assisterez en 2014. Nous pouvons les insérer dans notre magazine ainsi que sur notre forum.

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de Parlons Livres : 

 

http://parlons-livres.blogspot.fr/p/la-revue.html

Nous avons également un blog et nous recherchons régulièrement à l'enrichir d'interviews.

 

Vous remerciant par avance de votre réponse...

Cordialement, 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 09:37

img_0745.jpg Manuel VALLS lors du vernissage de l'expo consacrée à son père

 

jusqu'au 6 mars, à Paris,

 

* Centre d’études Catalanes-Université Paris-

Sorbonne- exposition XAVIER VALLS "Sotto Voce"  en partenariat avec la fondation Vila Casa:

 

Centre d’études Catalanes-Université Paris-Sorbonne- exposit... http://artetcommunication.com/2014/02/08/centre-detudes-cat...

 

jusqu’au 6 Marsprochain- une belle occasion de découvrir cet artiste aux oeuvres

délicates- des manuscrits, de la correspondance- nous regrettons de ne pas voir plus- il y a

quelques années la galerie CLAUDE BERNARD avait fait hommage à l’artiste.

 

 

Exposition 9 rue ste croix de la Bretonnerie Paris 4M.Hôtel de ville.

 

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Centre d’études Catalanes-Université Paris-Sorbonne- exposit... http://artetcommunication.com/2014/02/08/centre-detudes-cat... valls-x.jpg  Xavier VALLS, jusqu'au 6 mars, à Paris : valls.png


** Cours de catalan à la Genralitat (Casa, 1 carrer de la Fusteria, Perpinyà - 04 68 35 17 14 - casaperpinya@gencat.cat  )

 

1. niveau initiation, tous les jeudis de 10h à 1h du 13 février au 26 juin = 45 heures de cours, 100 euros.

 

2 Niveau "complementari" pour améliorer son niveau en catalan, les mercredis de 10 h à 13 h, du 12 février au 25 juin. Inscription pour 45 heures : 110 euros.

 

Cours organisés en collaboration avec l'association "Omnium Catalunya Nord).

 

 

Description:

du 7 février au 6 mars

Lieu:

Centre d'Études Catalanes (Cliquez ici pour obtenir les informations sur Centre d'Études Catalanes)

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

9, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie

75004 Paris 

M° Hôtel de Ville, Saint-Paul

France

Téléphone : +33 (0)1 42 77 65 69

Fax : +33 (0)1 42 74 12 70

Mél : centre.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr

Site Internet : www.paris-sorbonne.fr/nos-formations/les-ufr/langues/etudes-iberiques-et-latino/centre-d-etudes-cata

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 09:10

ange-moses.jpeg  

 

... L'expo de ce dimanche benjaminien s'inspire aussi sans doute du catalogue de Nicolas Bourriaud (Ecole Nat.sup.des Beaux-Arts | avril 2013 Ce catalogue est le premier dune série accompagnant la nouvelle politique dexpositions mise en place par Nicolas Bourriaud aux Beaux-Arts de Paris. 36 euros)...

 

L'expo ne peut que s'inspirer du maître-livre de Stéphane Mosès (L'Ange de l'Histoire, folio essais n°481) qui traite de l'utopie et de la conception de l'Histoire selon W.Benjamin. 

Il définit aussi la figure de l'ange, en partant du Talmud évoquant "des anges recréés à chaque instant en foules innombrables pour chanter leur hymne devant Dieu avant d'être détruits et de disparaître dans le néant."

 

WB écrit que "leur voix qui passe et s'enfuit symbolise l'anticipation de l'apocalypse au coeur même de l'Histoire"."

 

Les idées d'utopie et de temporalité sont inédites: le paradis ou l'apocalypse peuvent arriver à tout moment, le philosophe n'a pas la vision linéaire et tendu vers un idéal, comme les  marxistes orthodoxes. La fin des temps peut s'accomplir "aujourd'hui". Le temps n'est pas un axe orienté, un fleuve coulant de sa source à l'embouchure. Comme l'écrit Moses (page 26) : "les instants ne se succèdent pas comme les étapes d'un processus irréversible; passé, présent et avenir ne se suivent pas sur une ligne droite qu'un spectateur pourrait observer de l'extérieur, mais coexistent comme trois états de conscience permanents ; dans le fulguration de l'instant...Toute l'énergie de l'Histoire se concentre ici sur la réalité du présent."

La figure de l'ange traverse toute l'oeuvre de WB; ainsi dans une ficion autobiographique sur le "nom secret" que ses parents lui auraient donné à sa naissance "Agesileus Santander" qui serait, selon le déchiffrement de Scholem, l'ami spécialiste de la Kabbale, "Angelus Santander"; ce nom renvoie à la célèbre aquarelle de Paul Klee "Anglus novus", acquise en 1921 et "qui deviendra pour lui la figure emblématique de son propre destin..." (Moses, page 163)

Cet ange symbolise aussi "l'intuition centrale de la philosophie de l'Histoire de Benjamin, celui-ci ajoutant : "La Kabbale raconte que Dieu crée à chaque seconde une foule d'anges nouveaux, et que chacun n'a qu'une seule et unique fonction,chanter un instant la louange de Dieu devant son trône avant de se dissoudre dans le néant..."

D'où, pour WB, "le sens de l'Histoire ne se dévoile pas dans le processus de son évolution, mais dans les ruptures de sa continuité apparente, dans ses failles et ses accidents..." (opus cité, page 164)

L'expo s'inspire aussi du magnifique album de Tilla RUDEL : "L'ange assassiné" (Menès "destins", 2006), essentielle pour une initiation à WB et pour sa riche iconographie ! Il faudrait citer intégralement la page 198 !

 

Enfin, il faut lire, de l'ami G. Scholem, Benjamin et son ange, dans lequel il explique l'histoire du tableau de Klee. La toile a suivi W.B. tout au long de ses 18 adresses successives dans l'exil de Paris; puis, en 1940, avant de fuir vers le midi, WB détache la toile et la place dans le manuscrit des Passages parisiens, confié, avec d'autres textes, à G.Bataille. 

Le tableau et les manuscrits seront ensuite remis à Adorno, d'abord à New York, puis à Francfort. Enfin, selon le désir de WB, la toile est léguée à Scholem, qui le donnera au musée d'Israël de Jérusalem..."où l'on peut discerner aujourd'hui dans ses yeux écarquillés et ses ailes déployées, la tempête de l'Histoire qui a balayé de destin de Benjamin. " Tilla Rudel.

 

Jean-Pierre Bonnel


- - - Compte-rendu de l'expo "L'ange de l'Histoire" (revue Artpress)

* Exposition "L'Ange de l'Histoire", Palais des Beaux-Arts, Paris (du 25 avril au 7 juillet 2013)

 

 

Au sein du programme dexpositions consacrées au thème général de la ruine qui inaugure le Palais des Beaux-Arts (cf. artpress n°400), LAnge de lHistoire 2.0 réunit les travaux dune quinzaine de jeunes artistes internationaux dont certains encore peu montrés en France.

 

Ambitieuse mais insuffisamment relayée par laccompagnement pédagogique, la proposition est un peu déroutante. Juxtaposées dans la grande salle du rez-de-chaussée où seules deux petites cimaises ont été dressées, les œuvres ont du mal à dialoguer entre elles. On sinterroge également sur la répétition de travaux similaires dun même artiste sur plusieurs murs.

 

Après une grande déflagration de Jules de Balincourt, les œuvres présentées privilégient le fragment. Il est une relique des performances orchestrées par Lili Reynaud-Dewar et Simon Fujiwara. Plus souvent, il est la matière première d’œuvres élaborées à partir dimages et dobjets collectés qui donnent lieu à de multiples formes de réemplois.

 

Ainsi, parmi dautres, Haris Epaminonda et David Noonan compilent des images. La première les juxtapose quand le second les superpose. Dans les deux cas, le motif semble disparaître derrière les caractéristiques strictement formelles du procédé dimpression. Moins intuitive, plus volontaire, Josephine Meckseper combine images et objets dans des displays qui caricaturent les présentoirs de vente. Lancée dans une « archéologie du présent », lartiste veut en souligner les dérives consuméristes. Meredyth Sparks et Clément Rodzielski interviennent, quant à eux, sur des images collectées sur internet. Lune découpe un détail dune photographie imprimée sur toile quand lautre intervient librement à la peinture aérosol sur des reliquats dimages pauvres et pixélisées. Enfin, dautres jouent sur le statut ambigu de ces fragments en recourant à des dispositifs muséaux : la vitrine pour Isabelle Cornaro, le socle chez Carol Bove.

 

Quelle finalité poursuit cette accumulation de fragments en tous genres ? Placée sous le signe de Walter Benjamin et de son « Ange de lHistoire », lexposition entend rendre compte dune nouvelle relation à lhistoire identifiée dans lart de ces dernières années. Sans doute sagit-il dune conception de lhistoire qui, étrangement, accorde peu de place aux événements historiques. En effet, ces derniers, leur enchaînement et leur dimension collective sont les grands absents de cette exposition. Lorsque ces artistes inscrivent leurs œuvres dans une durée, comme Simon Fujiwara, cest souvent pour plonger dans leur histoire personnelle ou tendre vers la fiction.

 

On regrette surtout que lexposition ne mette pas davantage laccent sur des travaux qui développent une réflexion historiographique et intègrent les fragments explicitement historiques que sont larchive ou le témoignage, à linstar des recherches de Marwa Arsanios sur les utopies dans lEgypte des années 1960.  Mais on sarrête finalement sur un grand relief de Walead Beshty. Pâte informe et grisâtre doù émergent des morceaux de papiers et de photographies passés à la broyeuse, cette œuvre a ici un fort pouvoir dévocation qui fait parfois défaut aux autres.

 

Etienne Hatt

 
P
alais des Beaux-Arts
13, quai Malaquais, 75006 Paris
http://www.ensba.fr/

 

- http://www.artpress.com/article/23/05/2013/exposition-lange-de-lhistoire-20--palais-des-beaux-arts--paris/29008#sthash.diTdNLSh.dpuf

 

- - -

[Le visage de l'Ange de l'Histoire est orienté vers les décombres du passé, mais une tempête déploie ses ailes et le pousse vers un avenir auquel il ne cesse de tourner le dos]

 

Benjamin, Sur le concept d'histoire

Benjamin_EF.jpgir.gif Walter Benjamin décrit un tableau de Paul Klee, Angelus Novus [qu'il a emporté avec lui, à travers tous ses exils, et dont on peut voir une reproduction ici]. Ailes déployées, bouche ouverte, cet ange nouveau regarde dans notre direction [mais malgré ses efforts, il ne nous voit pas]. Le voici qui s'éloigne, c'est la dernière fois qu'il nous salue. Il a les yeux rivés sur le passé et tourne le dos à l'avenir [si c'était nous qu'il regardait, il aurait les yeux rivés sur l'avenir que nous sommes pour lui, et tournerait le dos au passé]. 

Que voit-il? Des décombres, des esclaves enchaînés, une suite de désastres, de catastrophes. Benjamin ne pense pas qu'il nous quitte volontairement. Il croit qu'il est emporté par une tempête - et à cette tempête il (Benjamin) donne le nom de progrès. Donc, le progrès entraîne l'ange vers cet avenir auquel il tourne le dos, tandis que sous ses pieds et en face de lui, des décombres montent au ciel (dit Benjamin). Où sont ces décombres? Ils sont invisibles, c'est Benjamin qui les invente. Qu'est-ce qui prouve qu'ils montent au ciel? Pas grand'chose (et d'ailleurs, la tempête elle aussi est inventée par Benjamin). L'Ange souhaiterait panser les blessures et ressusciter les morts, mais il ne peut pas. Pourquoi? A cause de ce progrès [maléfique] qui l'entraîne vers l'avenir, malgré ses réticences.

 

On ne peut pas reprocher à Benjamin son pessimisme. Il écrit en 1940, quelques mois avant son suicide. Mais on peut s'interroger sur les raisons pour lesquelles il appelle cette tempête progrès alors qu'il pourrait l'appeler nazisme. Si les ruines sont partout, si elles encombrent le passé et l'avenir, que peut-on espérer? Le fait qu'elles montent vers le ciel suffit-il à nous consoler? Benjamin ne répond pas à cette question, mais suggère [à travers Paul Klee, mort la même année que lui] par le regard de l'Ange [compassion et curiosité mêlées] et par ses ailes déployées, qu'une rédemption est encore possible. Certes elle ne passe pas par l'ange, elle passe par la génération actuelle (à chaque moment, la génération vivante) qui détient une parcelle de pouvoir messianique. Le matérialisme de Benjamin ne repose pas sur une confiance aveugle dans le progrès. Il faut que la nécessité (ce nain bossu) s'allie avec la théologie, pour que, dans un éclair fulgurant, le nouveau émerge : il se présente alors comme une image unique, évanouissante, émergée du passé, un nouveau genre de conscience historique qui disparaîtrait si nous ne la reconnaissions pas.

 

 `Citations de WB :

 

"La vérité est une image unique, irremplaçable, qui s'évanouit avec chaque présent qui n'a pas su se reconnaître visé par elle.

-

Les luttes libératrices sont nourries par l'image des ancêtres enchaînés, plus que par celle d'une postérité affranchie

-

Entre les générations passées et la nôtre existe un rendez-vous mystérieux : le passé réclame une rédemption, il exige que nous répondions à cette attente

-

Rien de ce qui eût jamais lieu n'est perdu pour l'histoire - mais le passé ne serait intégralement citable que pour une humanité restituée et sauve

-

A chaque instant de l'histoire, un ange spécifique, unique, peut faire surgir du nouveau

-

Nous avons reçu, comme chaque génération, une faible partie du pouvoir messianique - mais ce pouvoir ne nous appartient pas, le passé a des droits sur lui

-

L'image dialectique est une fulguration, une boule de feu qui franchit tout l'horizon du passé

-

L'idée d'un progrès illimité et irrésistible de l'espèce humaine comme telle, dans un temps homogène et vide, est une prétention dogmatique détachée du réel

-

Les calendriers ne mesurent pas le temps comme des horloges; ils sont les monuments d'une conscience historique dont toute trace semble avoir disparu.

-

Le matérialisme historique, ce nain bossu qui supplée au jeu d'un automate, n'a rien à craindre s'il s'assure les services de la théologie - cette vieille mal famée priée de ne pas se faire voir"

 

 

* Brassens à Perpignan : samedi 22 février à 15h, au Palais des congrès, à Perpignan.

Le premier « CABARET BRASSENS 2014 » organisé par l'Association «  LES COPAINS D'APRES »  aura cette année un caractère " international "  .

   Sa programmation sera en fait une ballade en "brasserie" qui emmènera le public de l'OURAL aux AURES  en passant par le CANIGOU .

Mélange de cultures différentes explorant les musiques et la poésie de GEORGES BRASSENS ,démontrant ainsi  l'universalité de ses chansons .

NATALIA BALACHOVA qui possède une formation complète en chant classique et variété, a participé à différents spectacles en Russie, Belgique et Suisse. Elle fera découvrir au public   ses interprétations des chansons de GB .C'est avec une intensité toute slave qu'elle met en valeur ses textes, qu'ils soient en russe ou en français.

DJAMEL DJENIDI  fera  ronronner de plaisir les "brasseniens "en adaptant des titres de "Tonton Georges" comme <<  Une jolie fleur >> (  Khad el Warda ) en arabe algérien et en style chaabi arabo-andalou, ainsi que d'autres chansons qu'il chante en Français( mais toujours en style chaabi) avec les 7 musiciens qui composent son orchestre. A l'écouter on se dit que l'esprit frondeur et humaniste de BRASSENS pourrait se répandre et se partager sans problème sur les deux rives de la Méditerranée, salutaire antidote aux conformismes et aux intolérances !

 En fin ce sont les 35 choristes de la Chorale LES COPAINS D'APRES , dirigée par I.SERRALTA et accompagnée par C.GIGAUDAUT à la guitare et M.LOVIGHI à la contrebasse, bien connus des habitués des CABARETS BRASSENS  qui porteront les couleurs françaises de ce festival " BRASSENS  INTERNATIONAL ".

A noter l'horaire (15 heures) de ce spectacle . Plein tarif 15 € , association et groupe 12 € - Réservations  - 06 07 36 33 62

lescopainsdapres@hotmail.com

 

 

 

 

** ELNE : Spectacle de Serge Pey avec Jean-Yves Michaux en repsentation à Elne

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Le Spectacle "Le trésor de la guerre dEspagne" aura lieu, en présence de l'auteur, samedi 22 février à 21h, salle Vautier/Espace Gavroche

 

De Serge Pey, avec: Jean-Yves Michaux, mise en scène: Serge Pey et Chiara Mulas

 

Durée: 1h15 - Tout public à partir de 12 ans

Tarif: 6

 

Héritier de la liberté et du combat de ses pères, tous républicains et résistants, Serge Pey nous offre avec ce Trésor de la guerre dEspagne un fabuleux kaléidoscope dhistoires vraies. Son écriture porte en elle cette force des grands écrivains telluriques comme Giono ou Faulkner, et parvient à nous rendre présente, comme intimement vécue, laventure de ces enfants pris dans la tourmente des guerres et des répressions. Partout on chasse, on traque et on tue lenfant des révoltes, le fils des opprimés, qui doit pour survivre trouver les ruses de lanimal. Il y a un tel bonheur de conter chez Pey quon ne peut sempêcher de se délecter de chacun de ces épisodes tragiques ou pathétiques. Rarement une écriture aura rendu avec une telle intensité la mémoire à la vie.

 

Le jeu tout en retenue et en empathie de Jean-Yves Michaux tire les larmes. Susciter une profonde émotion, c'est le pouvoir d'un poète passé maître dans l'art du récit et d'un comédien majeur qui se donne tout entier à son art. 

 

Spectacle proposé par IN VISU (avec le soutien de la D.R.A.C et de la Région Languedoc-Roussillon) -

 

  * Serge Pey est un écrivain et poète français né à Toulouse le 6 juillet 1950. Fondateur de la revue nommée Émeute en 1975, suivie de Tribu en 1981.Maître de conférences à l’université de Toulouse-Le Mirail, Serge Pey dirige le séminaire de poésie d'action du CIAM. Créateur de situations, il rédige ses textes sur des bâtons avec lesquels il réalise ses scansions, ses performances et les rituels de ses installations. Poète de la rupture des frontières de l’art, plasticien, théoricien et critique, il explore les phénomènes de ritualisation du langage dans la pratique orale du poème.

 

Quelques Œuvres

  • Tombeau pour un miaulement. Poésie Provisoire, Gruppen Editions, 2013.
  • Ahuc. Poèmes stratégiques (1985-2012), Flammarion, 2012.
  • Les Poupées de Rivesaltes, avec Joan Jordà, Forcalquier, Quiero, 2011.
  • Lèpres à un jeune poète. Principes élémentaires de philosophie directe, Toulouse, Délit Éditions, 2011.
  • Le trésor de la guerre d'Espagne, Zulma, 2011.

- Prix Boccace 2012

  • Dialectique de la tour de Pise, Limoges, Dernier Télégramme, 2010.
  • Droit de voirie, Bruxelles, Malström reEvolution, 2010.
  • Hypothèses sur l'infini, Cannes, éditions Tipaza, 2009.
  • Ne sois pas un poète, Limoges, Dernier Télégramme, 2009.
  • Bâtons de la différence entre les bruits, Cesson...

 

**ALENYA :

Une mise en scène à l'humour surréaliste pour un concert de haut niveau.

2a82cd7292b373099b2f61bafae21b9d_L.jpg  Orchestre de chambre de l'Ampurdan, 21 h.

 

L'OCE présente un concept très spécial : une mise en scène à l'humour surréaliste pour un concert de haut niveau.

 

Le spectacle est basé sur une intrigue simple où les musiciens entrent en révolution contre leur chef d'orchestre. Sans jamais perdre le grand niveau musical obtenu après 21 ans de performances dans le monde entier, l'OCE parvient à nous faire rire tout en nous faisant découvrir ou redécouvrir des thèmes choisis dans les répertoires classique ou contemporain. 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:40

angelus-novus.jpeg  Walter Benjamin : L’Ange de l’Histoire : "Il existe un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble sur le point de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est à cela que doit ressembler l’Ange de l’Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès." Walter Benjamin, Thèses sur le concept d’histoire, IX, 1940, Gallimard, Folios/Essais, 2000

Es gibt ein Bild von Klee, das Angelus Novus heißt. Ein Engel ist darauf dargestellt, der aussieht, als wäre er im Begriff, sich von etwas zu entfernen, worauf er starrt. Seine Augen sind aufgerissen, sein Mund steht offen und seine Flügel sind ausgespannt. Der Engel der Geschichte muß so aussehen. Er hat das Antlitz der Vergangenheit zugewendet. Wo eine Kette von Begebenheiten vor uns erscheint, da sieht er eine einzige Katastrophe, die unablässig Trümmer auf Trümmer häuft und sie ihm vor die Füße schleudert. Er möchte wohl verweilen, die Toten wecken und das Zerschlagene zusammenfügen. Aber ein Sturm weht vom Paradiese her, der sich in seinen Flügeln verfangen hat und so stark ist, daß der Engel sie nicht mehr schließen kann. Dieser Sturm treibt ihn unaufhaltsam in die Zukunft, der er den Rücken kehrt, während der Trümmerhaufen vor ihm zum Himmel wächst. Das, was wir den Fortschritt nennen, ist dieser Sturm.

Walter Benjamin, Über den Begriff der Ges.

- - - 

 

L'exposition que propose la ville de Perpignan (et son directeur de la culture, Jordi Vidal, qui gère le CAC) , propose "W.Benjamin, l'ange de l'Histoire" (23 février 2014 à 11 heures : c'est fait exps, c'est un coup anar, un vernissage un dimanche à l'heure de la messe !!!)

Le commissaire de l'expo n'est pas cité dans l'invitation; il s'agit d'un professeur de l'école de photographie de Genève, venant quelques jours par mois aux B.Arts/Heart de Perpignan pour dispenser des cours sur l'image documentaire :

www.hes-so.ch/fr/haute-ecole-design-geneve-head-422.html )

 

   L'expo de Perpi s'inspire sans doute de l'exposition présentée aux palais des B.A. de Paris, en 2013 (voir, plus bas, compte-rendus de critiques, d'ArtPress...) Hélas, ça promet...mais ça ne peut pas être pire que la première expo présentée au CAC de Perpi, rebaptisé par mes soins de "CACA J.Vidal"...

 

à suivre, demain...


 

   * BALZAC EDITEUR ET LA BIBLIOTHEQUE DE THUIR  FETE LES 100 ANS D’ALBERT CAMUS LE VENDREDI a 18h30 BALZAC EDITEUR ET LA BIBLIOTHEQUE DE THUIR  FETE LES 100 ANS D’ALBERT CAMUS

 

"DES RACINES CATALANES A LA PASSION DE L'ALGERIE"

 

Albert Camus aurait eu cent ans en fin 2013. A cette occasion balzac editeur a publie deux ouvrages consacrés a l’auteur de «  l’ etranger » qui seront presentes ce vendredi 21 fevrier a la bibliotheque de thuir a 18 30 heures dans le cadre des dedicaplumes

 

Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste -t-il de son œoeuvre?

C’est ce que Stéphane Babey, journaliste et écrivain nous propose de découvrir dans l’ouvrage qu’il vient de lui consacrer : Camus,  une passion algerienne. A travers l’itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension.

D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au cœur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil.

Mais se rappelle t’on que Camus est catalan du côté de sa mère, d’origine minorquine, et qu’il maîtrise parfaitement la langue puisqu’il a traduit le poète Joan Maragall,? Jean-Michel Hoerner, professeur de géopolitique et président honoraire de l’Université de Perpignan, auteur de  plus de vingt-cinq essais, et plusieurs romans et pièces de théâtre nous le rappelle dans Albert Camus le catalan - « Livre inachevé » qui sous la forme romanesque nous permet de retrouver un Camus vivant, n’ayant pas trouvé la mort dans un stupide accident de la route en janvier 1960, alors que le monde entier pense que le prix Nobel de littérature, est décédé. On découvre alors qu’au lieu d’emprunter la voiture de son éditeur, il aurait pu se rendre du côté de Perpignan avec sa jeune maîtresse danoise Mi.

 

Stéphane Babey et Jean Michel Hoerner nous propose ce vendredi 21 à la Bibliothèque de Thuir, un dialogue à deux voix vivant et subtil  - de ses racines catalanes à sa passion pour l'Algérie - et qui nous éclaire sur la personnalité d’un des écrivains les plus célèbre du XXe siècle à travers ces deux ouvrages publiés par Balzac Editeur

 

** Zeynep Arcan

Vide-atelier le week-end du 21/22/23 février 2014 (et sur RDV )

Jeter l’encre pour lever l’ancre

 

L’encre a beaucoup coulé dans mon atelier depuis mon arrivée en Catalogne, il y a 18 ans : sur toile, sur papier, parfois de manière expérimentale, souvent dans un souffle maîtrisé, tantôt coloré, tantôt sous forme de mots, mais toujours dans une intention, profonde et sincère, de donner le meilleur de moi-même. 

Ce « meilleur de moi-même » prend une forme nouvelle. Sur mer, dans les Iles et terres lointaines. Je compte devenir nomade : hisser des voiles avec mon capitaine, le photographe Dominique Allié, puis jeter l’ancre là où le vent nous portera pour créer, en harmonie avec la mer, la terre, l’Homme. Si j’ai tant cru en ce « meilleur de moi-même » sur toile, en la puissance transcendantale de l’œuvre d’art en général, c’est pour maintenant l’appliquer « grandeur nature ».

Avant de partir, j’ouvre mes portes pour un vide-atelier, du vendredi 21 au dimanche 23 février. J’aurai le plaisir de vous faire découvrir mes gravures sur « Les sept danses de la vie », dessins académiques et dessins du temps de mes études, photos et toiles de mes dernières séries. 

Tout mon travail sera mis en vente lors de cette expo, afin que chaque dessin et chaque tableau puissent avoir leur port d’attache et leur maison. Cette vente nous permettra de réaliser notre projet et de financer ma nouvelle œuvre itinérante. 

Merci, je vous attends nombreuse et nombreux pour vous faire plaisir et me faire plaisir … 

 

Petit pot d’amitié le vendredi 21, à partir de 18h30.

Samedi : 10h – 18h

Dimanche : 11h – 18h

Et sur rendez vous : 06 85 94 68 55

 

Zeyno Arcan

Mas Gaffard

66430 BOMPAS

Pour voir les œuvres : www.zeynoarcan.com

 

 

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La lettre de Cinémaginaire 

 

Vendredi 21 février 2014 à 20h30

Foyer Rural – 66 Ponteilla

> LES FOYERS RURAUX FONT LEUR CINÉMA <

La Fédération 66 des Foyers Ruraux et Cinémaginaire s’associent pour proposer une soirée

100% Foyers Ruraux ! 2 films au programme :

€ PAROLES DE JEUNES 66

Film de Sarah Drouaud (PO 2013 – 34’) 

Des jeunes ruraux et des jeunes urbains s’expriment sur le fait d’être jeune aujourd’hui

€ DANS LA PEAU DE L’OURS

Film de François Boutonnet (France 2013 – 59’) En présence du réalisateur ! 

Les fêtes mythiques de l’ours et de carnaval à Prats de Mollo

Tarif : 0 euros Entrée libre et gratuite pour tous

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Mardi  25 février 2014 à 14 h 30

Cinéma Vautier - 66  Elne

> LES AMIS DU VAUTIER <

présentent 

YVES ST LAURENT

Film de Jalil Lespert (France 2014 - 1h46)

Paris, 1957. A tout juste 21 ans, YSL est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison

de haute couture fondée par Christian Dior.

Tarif : 5   euros

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Mardi 25 février  2014 à 20 h 30

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

> LES FILMS DU GNCR <

Imagopublica présente un film soutenu par le GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche) dont Cinémaginaire est membre

Cette proposition régulière prend place au Cinéma Jaurès chaque dernier ou avant-dernier mardi du mois. 

La projection du film est suivie d’un “bonus” filmé de 10’ environ donnant la parole au réalisateur du film …

L’ESCALE

Film de Kaveh Bakhtiari (Suisse France 2013 - 1h40 VO) 

A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui,

ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale.

Tarif : 5   euros

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Mardi 25 février 2014 à 20h30

Cinéma  Foyer Rural – 66 St Paul de Fenouillet

DANS LA PEAU DE L’OURS

Film de François Boutonnet (France 2013 – 59’) En présence du réalisateur ! 

Les fêtes mythiques de l’ours et de carnaval à Prats de Mollo

Tarif : 5 euros

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Mercredi 26 février 2014 à 14h30

Cinéma  Novelty – 66 Banyuls sur Mer

> LE CINÉ DES ENFANTS <

MAX ET LES MAXIMONSTRES

Film de Spike Jonze (USA 2009 - 1h42) à partir de 7 ans

Tarif : film + jeu + goûter : 2,50 euros pour tous

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Vendredi 28 février à partir de 19h

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer     

> CINE CHANSON <

Hommage à Jean Ferrat

Attention : c’est complètement complet !

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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