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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 14:19

images-copie-7.jpeg  Josep-Maria Martín 

a voulu s'entretenir avec moi, dans le cadre des installations au Couvent des Minimes (et CAC W.Benjamin), à Perpignan (video réalisée par Caroline Morel-Fontaine, le 5/10/2013) - Video diffusée lors de l'exposition, avec d'autres personnages, tels Daniel Tosi, Dominique Sistach...voir sur Yootube- translation par Caroline M.F)

 

 

* J.M. MARTIN : Artiste, vit à Barcelone, son travail est centré sur les relations interpersonnelles. Il collabore avec dautres artistes, architectes, écrivains, travailleurs sociaux, designers, etc. Il a fait des projets pour divers musées et biennales. 

 

Milutow: Echigo Tsumari Art Triena,Yokohama Museum of Art,Japan ; CCCB, Barcelona ; Project Room,ARCO,Madrid ; CRAC Alsace,France ; Nigerian Girls at Platform, Vaasa, Finland ; Biennale di Torino,Italy.9e Biennale de lImage en Mouvement,Geneva,Switzerland ; Ceramic Juice : Espai dArt Conteporani de castelló, Spain ; How difficult it is to sleep alone : Centre dArt Santa Mònica, Barce¬lona ; Rincó de Sueños : Laboratorio de Arte Alameda, Mexico ; De parte de quién ? Call free : Banquete, Palau de la Virreina,Barcelona ; Maison des négociations, Fri-Art Kunsthalle, Fribourg, Switzerland ; Kansai Project in Osaka, Japan ; InSite05, San Diego, USA / Tijuana, Mexique.

 

Josep-Maria Martín Ceuta, España (1961) vive y trabaja en Barcelona, Perpiñán y Ginebra. Artista visual, que acostumbra a colaborar con otros profesionales y/o “ciudadanos de a pie”, que pudieran estar vinculados al proyecto: artistas, arquitectos, escritores, trabajadores sociales, diseñadores, médicos, enfermeras, investigadores, etc. El trabajo consiste en abrir procesos participativos de investigación y análisis en contextos específicos buscando grietas en los sistemas sociales o personales. A partir de ahí, negocia y crea prototipos que se ponen en práctica, haciendo de su utilización una experiencia reveladora.

Es profesor responsable del Pole Arts Actión, HEAD (Haute École d’Art et de Design, Geneva University of Art and Desing), Suiza, y Responsable Pedagógico en la L’École Superieur de Beaux-Art de Perpiñán, Francia.

 

***Entretien 1 :  Professeur de français, je suis passionné par l'écriture et la littérature. elles m'apportent la solution transitoire à ma souffrance.

Je ne crois pas au pouvoir des politiques et à peine plus au pouvoir économique.

 

Je suis certain que le pouvoir, en tout état de cause, n'appartient pas aux intellectuels. Le pouvoir des mots, que je relie entre eux chaque jour, me conduit dans un passé douloureuse, celui de mon enfance.

 

Je donne du pouvoir à la mémoire, celle qui nourrit nos souvenirs et qui construit nos vies. Elle me fait peur, mais m'oblige à écrire. Je la remercie : grâce à elle, j'obtiens un pouvoir fébrile sur mes pensées. J cherche. Oui, je suis un "chercheur", m'identifiant à certains artistes ou écrivains, à force de fréquenter leurs oeuvres. A force de parcourir le chemin qu'ils ont suivi dans ce pays, ici.

 

J'étudie Walter Benjamin, et je suis déçu, non par sa pensée, qui est originale et profonde, mais parce que je trouve pas de solution, plutôt d'apaisement, dans son oeuvre, mais le contraire : il me replace dans ma condition d'homme faible; il me replace devant la mort, qui est angoisse pour moi et non libération ou accession à une autre forme de vie...

 

Je ne crois plus en grand-chose, peut-être un peu à la puissance collective, comme celle qui alimente les révolutions arabes; j'aime le peuple qui se rebelle, mais il ne sait jamais garder sa victoire; il est trompé par le nouveau chef ou par l'avant-garde qui s'est emparée du pouvoir !

 

Je réfléchis à ma réalité d'écrivain et constate que les intellectuels n'arrivent pas à changer le monde; Sartre a voulu s'engager, Camus aussi, et la catastrophe continue dans le monde. Rien n'a changé au point de vue moral, sentimentale, on a même, à notre époque, l'impression de régresser !

 

Le monde économique éloigne les intelligences des vraies problèmes de la vie. Les penseurs économistes nous trompent ! Et l'économie (marché, finances, multinationales, grande fortunes industrielles, marchands de pétrole et de canons..) a le pouvoir !

 

Je ne suis pas croyant, je ne crois pas à structure raisonnable et organisée du cosmos. L'univers n'est pas réel pour moi, du moins il n'est pas dans ma réalité, dans ma préoccupation. Mais je me voile la face, peut-être, je suis, qui sait, dans le divertissement...

 

Je crois en l'esprit, non pas saint, mais intelligent ! Mais au fond de moi, je ne suis sûr de rien. Je ne sais rien. Je doute des autres et de moi-même...

 

Je suis pessimisme quant à l'avenir,mais je suis pessimiste de naissance... 

 

Nous sommes dans la spirale de la catastrophe : on nous prépare des lendemains qui déchantent. Encore et toujours, les guerres, les crises, les massacres, pour rameuter une croissance...économique !

(à suivre)

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 19:21

images-copie-6.jpeg  

 

Le point lecture est un lieu d’apprentissage de la vie sociale. Il créé du lien entre les adultes, entre les 

enfants, entre les enfants et les adultes (intergénérationnel). 

> Dans les quartiers d’éducation prioritaire, il joue un rôle important dans la lutte contre l’illettrisme et les 

inégalités sociales. Il rend la culture accessible à tous. 

> Un espace dédié au plaisir du livre, 

> Un lieu de découverte et d’apprentissage de la langue française, des cultures du monde, 

> Un lieu de lecture accessible à tous et de proximité, 

> Un espace de rencontre et de partage, 

> Un lieu animé et qui anime (nous n’attendons pas le lecteur nous partons aussi à sa rencontre en créant des événements par exemple de « bibliothèque rue »). 

 

Nous proposons que soit réactivé ou activé des espaces dédiés au plaisir du livre et à la lecture. 

Des espaces existent déjà au sein des structures municipales (ex : centre sociaux) mais faute de moyens 

humains et/ou financiers, ils sont laissés sans vie (Bibliothèque du Centre social de Vernet Salanque, du centre 

social de St Martin). 

D’autres sont en cours d’aménagement mais nécessiteraient un coup de pouce pour 

démarrer. Nous proposons qu’un projet soit élaboré à l’échelle de ces quartiers. Des tentatives successives ont 

montré qu’il est nécessaire pour cela d’élaborer un projet pérenne qui associe les habitants et l’ensemble des 

associations oeuvrant pour la diffusion du livre en tant qu’objet culturel et de la « lecture plaisir ». 

 

• Sur le quartier Vernet Salanque : En partenariat avec le centre social de Vernet Salanque, l’équipe des 

Francas sur place tente depuis prés de deux ans de faire vivre un espace dédié au livre et à la lecture plaisir 

en direction des enfants et des parents et complémentaire des actions éducatives (accompagnement à la 

scolarité, formation pour l’insertion...). Pour que le projet puisse atteindre son ambition, il lui faut compétence, 

temps et moyens d’agir. 

• Ce qui est fait : Les contacts, des expériences tests avec les écoles et les parents, des actions livres lors 

des fêtes de quartier de Vernet Salanque, des animations les mercredis pendant les vacances scolaires et en 

fin d’année 2009. 

• Ce qu’il reste à faire : Consolider les expériences et partir sur un projet ambitieux impliquant davantage les parents et acteurs du livre. 

 

Objectif généraux : 

Le point lecture est : 

Faire vivre et revivre les espaces dédiés au livre dans les quartiers : 

 

Point lecture de proximité

LES FRANCAS des PYRENEES-ORIENTALES 

 

• Sur le quartier St Martin : L’espace bibliothèque ou lecture existe bien sur St Martin mais il n’est 

pas doté d’ouvrages comme peut l’être celui de Vernet Salanque. Des expériences multiples ont 

été conduites par notre association sur ce quartier dans le cadre du projet « Lis moi des 

histoires »associant parents et enfants au sein de la structure centre de loisirs. Une 

expérience de mars à juin 2009 nous a permis d’accueillir les enfants des parents qui 

fréquentaient les séances de gym ou cours d’alphabétisation. 

• Ce qui est fait : Les contacts avec les partenaires associatifs, des expériences tests avec les enfants 

et les parents dans le cadre des centres de loisirs St Martin et Majorque, des actions livres lors des fêtes de quartier de St Martin, des animations les lundis après midi... 

• Ce qu’il reste à faire : Consolider les expériences et partir sur un projet ambitieux impliquant 

davantage les parents et acteurs du livre. 

 

• Sur le quartier Mailloles : Une bibliothèque est en cours d’élaboration sous l’initiative de l’adulte 

relais (Fatiah : Culture et lumière) et de la directrice de l’Espace Public Educatif Anna Desplat, 

également animatrice d’actions lecture dans le cadre de « Lis moi des histoires ». 

 

• Ce qui est fait : Les contacts avec les partenaires associatifs, des expériences tests avec les enfants 

et les parents dans le cadre des centres de loisirs de Mailloles, de l’action « Coup de Pouce », des 

actions livres lors des fêtes de quartier de Mailloles. 

• Ce qu’il reste à faire : Consolider les expériences et partir sur un projet ambitieux impliquant 

davantage les parents et acteurs du livre. 

 

 

Nous souhaitons intégrer dans le fonctionnement de ces points lectures l’ensemble des compétences 

du « territoire quartier » et les mettre en valeur au sein du projet et de la programmation de la 

bibliothèque. (Ex : association Culture et lumière sur Mailloles, association pince oreille sur St Martin... 

nous associer à la médiathèque pour consolider ces expériences et compétences.) 

 

> Pour le fonctionnement : Un groupe de pilotage du point lecture serait constitué d’un représentant de la commune (directeur du centre social qui accueille la bibliothèque), de l’association porteuse du projet, 

un ou des parents bénévoles, des associations partenaires (pince oreille, culture et lumière...), un membre de la médiathèque ou bibliothèque du secteur concerné. 

Le but étant à terme de donner une autonomie de plus en plus 

importante à des habitants partageant ce projet. 

• Des ateliers d’animation : animations autour du livre pour les lieux de 

petite enfance, écoles, collèges, centre de loisirs des quartiers concernés. Le 

but étant là aussi de créer du lien et de rythmer l’année sur des événements. 

 

Le 

livre peut être associé au jeu (marionnettes, lecture cuisine...) 

• Animation « conte » : Pour marquer chaque temps fort de l’année culturelle 

par des lectures collectives (ex : lire en fête octobre, San Jordi en avril, contes de 

noël en décembre,...) 

• Rencontre d’auteurs ou illustrateurs :Ayant pour objectif de faire connaitre des 

oeuvres culturelles, des BD et les partager avec des habitants (pour petit et/ou 

grand). 

• Des clubs de lecture d’adultes : Atelier pour adultes où des lecteurs 

passionnés ou curieux se retrouvent pour échanger autour des livres qui 

leur ont plu. 

A cette occasion, chacun peut venir présenter l'oeuvre qui l'a 

interpellé, quel que soit le sujet, ou tout simplement venir 

écouter les lecteurs. 

 

Mutualisation des compétences et partenariat : 

Quelques propositions :

LES FRANCAS des PYRENEES-ORIENTALES 

• Bibliothèque de rue : Concept développé par ATD Quart Monde, la bibliothèque de rue, ou la BDR en 

langage familier, c’est aller à la rencontre des habitants, avec le souci de rejoindre les plus pauvres, 

accompagné de livres. C’est se rendre sur leur lieu de vie, essentiellement en cité sociale, en 

créant un rassemblement autour du livre ou d’autres moyens de savoir et de créativité. 

Le projet doit privilégier l’interactivité avec les habitants et ne pas s’enfermer dans un fonctionnement enfermant. 

• Expositions, conférences : Mettre en valeur toute les créations des habitants, d’auteur illustrateurs locaux... 

• Dépôt et financement du projet (CUCS), 

• Choix des partenaires, création du groupe de pilotage et constitution des statuts associatifs, 

• Mise en place du fonctionnement et programmation annualisée. 

 

Maison du Vernet

 

76 avenue de l’aérodrome

 

66000 Perpignan

04.68.63.82.10

04.68.63.82.49

 

 

Fédération nationale des Francas

 

La Fédération nationale des Francas est un mouvement d'éducation populaire créé en 1944 par des militants provenant des Éclaireuses éclaireurs de France, des Ceméa et des Auberges de Jeunesse.

Association complémentaire de l'école, reconnue d'utilité publique et agréée par différents ministères, la fédération nationale des Francas rassemble 81 associations départementales et regroupe près de 15 000 adhérents, 1 541 personnes morales, 5 000 centres de loisirs, 3 000 collectivités territoriales.

Les Francas représentent annuellement 1,2 million d’enfants accueillis, 50 000 bénévoles mobilisés, 17 570 stagiaires (BAFA et BAFD), 1 000 professionnels formés et qui organise l’animation d’échanges avec 77 organisations internationales de jeunesse. 

Le champ d'action des Francas est l’action éducative dans le temps libre des enfants et des adolescents, les loisirs éducatifs.

C'est une Fédération Nationale Laïque de structures et d'activités éducatives sociales et culturelles. Ils constituent un mouvement d'éducation populaire qui a pour but :

  • de promouvoir la place que tous les enfants doivent avoir dans la société, de développer des projets d'accueil et d'activités à leur intention,
  • de rassembler les différents acteurs de l'éducation qui adhèrent à leur projet et, plus largement, participent à leurs actions,
  • de fédérer les centres et structures de loisirs répondant aux besoins des enfants et des familles.

Par l’engagement, la compétence des bénévoles et des professionnels qu’ils rassemblent, les Francas ont le souci constant de développer la qualité des accueils et activités proposés aux enfants et aux jeunes.

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 13:38

30-nov.jpg  Fête du grenat à Perpignan ce week-end - www.institutdu grenat.com

 

* Samedi  30 Novembre de 15h à 17H30 LIBRAIRIE TORCATIS

 

Rencontre avec Marie-france Barbet et Anne-Marie Romero

 

Meurtres au royaume de majorque

 T3 "Le boucher de Collioure" éd Mare Nostrum

 

"Aprés LE SECRET DU JACQUET et LES TESTAMENTS MAUDITS,

voici MEURTRE AU ROYAUME DE MAJORQUE roman à quatre mains

où les auteures restent fidèles à leur ecriture alerte, truculente et teintée

d'humour noir au service d'une intrigue savamment tricotée.

En situant cette nouvelle intrigue à Cotlliure, elles abordent un nouvel

aspect de la société catalane médiévale: les échanges à travers la Méditterranée.

Nouveau polar médiéval sur fond de trafic d'eunuques, de vieux secrets de famille

et d'une funeste histoire d'amour....."

 

  9782363910196_1_v.jpg

 

* Nouvelle exposition temporaire du MUME 

“Josep M. Corredor (1912-1981): de casa a Europa”

 

L'exposition restera ouverte au public jusqu'au 12 janvier 2014

 

JOSEP MARIA CORREDOR, DE GÉRONE VERS L’EUROPE

 

Un siècle après sa naissance à Gérone et trente-deux ans après sa mort à Perpignan, Josep Maria Corredor retourne chez lui. Ce retour fut, en réalité, initié en 1991, quand la ville de Gérone baptisa une rue du quartier de Montilivi à son nom. Cette même année, la revue Revista de Girona dédia un dossier monographique à l’écrivain et activiste géronais. À l’occasion de son centième anniversaire (1912), la ville de Gérone a voulu rendre hommage à Josep Maria Corredor en organisant une série d’événements : la célébration d’un Simposium International, un concert en son honneur, la réédition de son chef-d’œuvre Conversations avec Pablo Casals, la publication d’un recueil d’articles Contra la valoració de la mediocritat (Contre l’évaluation de la médiocrité) et pour finir, cette exposition indiquant le retour définitif à Gérone de Josep Maria Corredor, l’un des essayistes catalans les plus importants de la deuxième moitié du XXe siècle. Cet écrivain fut un personnage clé de l’exil en Catalogne du nord et un témoin inconditionnel du catalanisme moderne, républicain et européiste.

 

*Entrée libre

 

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Aquesta exposició, que acull el MUME, és una producció del Museu dHistòria de Girona / Ajuntament de Girona que commemora el centenari de lintel·lectual gironí exiliat, Josep M. Corredor. La mostra ha estat comissariada per Francesc Montero i Oriol Ponsatí-Murlà.

 

Lexposició es podrà veure al MUME del 30 de novembre de 2013 al 12 de gener de 2014.

 

***Les conférences des "Amis de Collioure"

 

Du "vieillissement" 

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Toutes les conférences ont lieu le Samedi à 17 heures, au centre culturel de Collioure. 

 

- Samedi 30 novembre: 

"Le vieillissement", par le Docteur Jacques Manya. Candidat aux municipales de mars 2014, M.Manya veut-il parler cet après-midi, de la liste du maire actuel Michel Moly..?

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:55

collioure-nuit.jpg Collioure de nuit. Collioure la nuit. 

 

 

COLLIOURE vous fait la cour au Château Royal

 

La Cour de Noël au Château Royal de Collioure ouvre ses portes ce vendredi (entrée gratuite), se veut être, comme le souligne Sylvie Bonafos qui en est à lorigine, présidente de lUnion des Commerçants de Collioure (lUCA), « une vitrine de qualité et dauthenticité des savoirs-faire régionaux, le reflet également du dynamisme qui continue dhabiter les villages catalans lorsque les saisonniers sont partis." (voir le site "Ouillade", pour plus d'infos).

 

Plus de 70 exposants venus de tout le Languedoc-Roussillon ont aménagé au Château Royal de Collioure et concentrent en un lieu de quoi satisfaire bien des envies pour les fêtes de fin dannée. Préparez vos menus, goûtez des spécialités uniques, décorez le sapin et les tables de fêtes et choisissez vos cadeaux parmi les plus belles références de la région : ici tout est permis ! Deux restaurateurs de Collioure, « La Cuisine » et « CôPatio » ont même décidé de « camper » leur terrasse sur la place dArmes dans la Cour dHonneur du Château : cest tout simplement magique et royal !

Lan dernier, près de 30 000 visiteurs ont fréquenté la Cour de Noël du Château Royal de Collioure.

 

 lévénement se déroule du 29 novembre au 8 décembre prochains ; louverture des portes du Château Royal se fera le vendredi 29 novembre 2013 à 15h (jusquà 20h) ; le Château Royal sera ensuite ouvert tous les jours en non-stop de 11h à 19h (nocturnes les samedis jusquà 21h) ; les dimanches le Château Royal ouvrira dès 10h le matin.

Le pont-levis (situé sur larrière, en haut du parking du Glacis) fonctionnera pour faciliter laccès aux personnes à mobilité réduite et accueillir ainsi le plus grand nombre.

Renseignements : Office de tourisme de Collioure, tél. 04 68 82 15 47.

RV :

- Vendredi 29 novembre : inauguration de la Cour de Noël, à 17h 30.

- Samedi 30 novembre : chants de Noël par la chorale Bompas Canta, de 14h 30 à 17h, dans les cours ; sculpture sur glace au pied du donjon, dès 14h 30 ; déambulations déchassiers, musiciens, magiciens de bulles géantes, vers 15h ; spectacle de fer, place dArmes, à 19h.

- Dimanche 1er décembre : fanfaronnade des lutins par la Cnie Diams, à 15h ; puis échassiers bondissants, spectacle de bulles et accordéon sur échasse avec Les Vagabondes, moments « guinguette » avec Scarlet, chansons françaises à lorgue de barbarie avec Bois et Vent chanteur.

- Lundi 2 décembre et Vendredi 6 décembre : pessèbre vivant par la Cnie Les Cantarelles dans les cours et les salles du Château Royal, à 16h 30.

- Mercredi 4 décembre : danse et déambulation des Géants de Saint-Côme et Saint-Damien dArgelès-sur-Mer, place dArmes, suivi du pessèbre vivant par Les Cantarelles, à partir de 15h.

- Jeudi 5 décembre : chorale traditionnelle avec Les Cantaïres dArgelès-sur-Mer, à 17h.

- Samedi 7 décembre : les lutins de Noël en fanfare avec les Diams de Pia, à 15h ; déambulations lumineuses sur échasses en toute poésie et jonglage sur échasse, à 17h.

- Dimanche 8 décembre : danse des Géants de Saint-Côme & Saint-Damien dArgelès-sur-Mer, à 14h 30 ; démonstration du rallye des trompes de chasse Sempre Endavant avec la messe de Saint-Hubert ; déambulation poétique et clownesque sue échasses avec la Cnie Cielo et pour ce dernier jour, place dArmes, la neige sera au rendez-vous, promis-juré !

 

**Cafeclat - Café littéraire aux Templiers, Collioure 18h30

 

Caféclat  29  Novembre 2013 - psente Jean-Jacques BeduPablo Casals: Un musicien, une conscience. Découvertes Gallimard.  En français. à 18h30, entrée libre, premier étage des Templiers.


Casals a vécu près d'un siècle. Il aura eu plusieurs vies. La vie d'un enfant fier et précoce, tombé amoureux du son du violoncelle, qui très tôt subjugue par sa virtuosité. La vie d'un musicien adulé, réclamé dans le monde entier. Celle d'un chef d'orchestre «engagé» honoré dans son pays. Celle, après la prise du pouvoir de Franco en Espagne, d'un exilé au cœur brisé qui n'a de cesse de venir en aide à ses compatriotes réfugiés. Celle d'un protestataire inflexible qui crie haut et fort son désaveu de toute forme de dictature en faisant taire son violoncelle. Celle d'un «créateur» de festival à Prades dans le Roussillon. La vie enfin d'un presque centenaire respecté œuvrant inlassablement pour la paix dans le monde. 

www.cafeclat.blogspot.com"www.cafeclat.blogspot.com ou suivez-nous sur Facebook.

Caféclat 29 November 2013 -  presents Jean-Jacques Bedu - Pablo Casals: Un musicien, une conscience.  Découvertes Gallimard. In French. 

During his almost 100 years Casals lived several lives. The life of a precocious child in love with the sound of the cello. The life of a revered musician and conductor, acclaimed worldwide. After the takeover of Spain by Franco, that of an exile protesting against all forms of dictatorship. That of the founder of the international music Festival in Prades.  A musician, a humanist and a pacifist. 

For further details see: cafeclat.blogspot.com or follow

 

*** Jean Iglesis

Aube sur Collioure

 

L'aurore ouvre les yeux. L'Albère, vieil amant

Qu'un rayon de soleil avec lenteur laboure,

De ses bras de rochers et de plaines t'entoure.

La mer, enfant nerveux, t'éveille doucement.

 

D'un lamparo, le pêcheur, sous le firmament,

Qui, chaque jour, un peu plus de toi s'énamoure,

Lance un filet de son long geste de bravoure

Sur ton onde aux reflets bleutés du diamant.

 

C'est l'heure où ton clocher surgit, géant austère

Dont l'image est beauté, la présence mystère,

Aux secrets que les siècles n'ont jamais vieillis.

 

Alors, j'entends le chant lointain d'une sirène.

Mon espérance peut se rendormir, sereine.

Collioure, tu parais veiller sur mon pays.

 

 

Jean Iglesis

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:17

images-copie-40.jpeg   Hier soir, la Casa de la Catalanitat de Perpignan a laissé la parole à c romancier prolifique et reconnu mondialement. Dans la petite salle, occupée par une trentaine de personnes, J.Cabré a montré sa modestie, son goût pour l'humour et la parole. 

 

Debout, tenant son dernier gros volume "Confiteor", il fit une explication de texte en s'attachant au début du roman; je lui demandais si on pouvait rapprocher son incipit de celui de la Bible (premier livre, première fiction) du célèbe "Au début, il y eut le verbe."

 

J.Cabré répond que "dans la première phrase est contenu tout le sujet du roman." Il a pensé à l'idée du création du monde, il a fait un livre total.

 

SURTOUT IL VEUT ÉVEILLER L'ATTENTION DU LECTEUR "le roman doit intriguer le lecteur. A chaque page, s'il y a trop de banalités, le lecteur passe à un autre livre !"

 

"Jo confesso", il a regretté que son éditeur n'ait pas été traduit par "j'avoue", "je confesse", à la place de la formule latine. La couverture de ce roman est belle, étudiée, avec une petite fille (de la ville de REUS, près de Tarragone), sur la pointe des pieds, voulant prendre un livre : voilà l'enthousiasme du lecteur ! Il ajoute : "J'aime quand le lecteur travaille, réfléchit en lisant mes livres !"

 

Si on lui demande ce qu'il préfère, conte ou roman, il dit le labeur du second "le romancier est un coureur de marathon", mais on sent sa préférence pour cet ouvrage qui dit le monde, qui est un monde...  (J.P.Bonnel)

 

- - -

 

Licencié en philologie catalane à l’’Université de Barcelone, professeur certifié en dispense d’activité et enseignant à l’’Université de Lleida, membre de la section philologique de l’’Institut d’Estudis Catalans, Jaume Cabré est aussi et surtout l’’auteur de nombreux romans, contes, essais et scénarii en langue catatane. Il a reçu le prix Méditerranée étranger en 2004 pour son roman Sa Seigneurie (Editions Christian Bourgois).

 

Actes Sud vient de publier Confiteor (1) , traduit du catalan par Edmond Raillard. De ce roman remarquable: « C’est sans doute le plus beau, puissant et envoutant roman de cette rentrée littéraire. Confiteor est une impressionnante saga grâce à une narration spectaculaire, enlevée, complexe, mais toujours fluide. Jaume Cabré est un virtuose qui jongle entre les personnages et les époques. On voyage du Barcelone actuel au Moyen Age, en passant par l’Inquisition, l’après-guerre espagnole, l’’Allemagne nazie ou Auschwitz.

 

 

(1) Confiteor, par Jaume Cabré. Trad. du catalan par Edmond Raillard. Actes Sud, 784 p., 26 euros.

 

 

* Œuvres traduites

  • Senyoria — traduit en espagnol, hongrois, roumain, galicien, portugais, albanais, italien, ainsi qu'en français sous le titre Sa Seigneurie (Trad: Bernard Lesfargues) (Christian Bourgois Éditeur. Paris, 2004).
  • L'ombra de l'eunuc — traduit en hongrois, roumain, slovène, italien, ainsi qu'en français sous le titre L'ombre de l'eunuque (trad: Bernard Lesfargues) Christian Bourgois Éditeur, 2006.
  • Les veus del Pamano — traduit en hongrois, espagnol, allemand, néerlandais, italien, portugais, roumain, grec, norvégien, ainsi qu'en français sous le titreLes voix du Pamano (trad: Bernard Lesfargues), Christian Bourgois Éditeur. Paris, 2009.
  • Fra Junoy o l'agonia dels sons — traduit en espagnol et en hongrois.
  • La teranyina — traduit en espagnol, ainsi qu'en français sous le titre La toile d'araignée (trad. Patrick Gifreu.) Editions Du Chiendent 1985.
  • Llibre de preludis — traduit en espagnol.
  • L'home de Sau (livre pour enfant) — traduit en espagnol.
  • La història que en Roc Pons no coneixia (livre pour enfant) — traduit en espagnol.
  • Jo confesso — traduit en espagnol, allemand, italien, néerlandais, polonais, ainsi qu'en français sous le titre Confiteor (trad: Edmond Raillard), Actes Sud. Arles, 2013.

Prix Littéraires

  • Fastenrath, 1980. Carn d'olla
  • Recull, 1980. Tarda lliure
  • Sant Jordi, 1983. La teranyina
  • Prudenci Bertrana, 1983. Fra Junoy o l'agonia dels sons
  • Prix de la critique Serra d'Or, 1985. Fra Junoy o l'agonia dels sons
  • Prix Crítica Catalana, 1985. Fra Junoy o l'agonia dels sons
  • Crexells, 1991.
  • Lecteurs de El Temps. Senyoria
  • Prudenci Bertrana, 1992. Senyoria
  • Prix de la critique Serra d'Or, 1992. Senyoria
  • Prix Crítica Catalana, 1992. Senyoria
  • Prix Méditerranée 2004 Meilleur roman étranger. Sa Seigneurie
  • Premi Nacional de Literatura, 1992. La granja
  • Prix Crítica Catalana, 1997. L'ombra de l'eunuc
  • Prix de la critique Serra d'Or, 1997. L'ombra de l'eunuc
  • Lletra d'Or, 1997. L'ombra de l'eunuc
  • Fundació Enciclopèdia Catalana, 1999. Viatge d'hivern
  • Prix de la critique Serra d'Or, 2001. Viatge d'hivern
  • Prix des écrivains catalans, 2003
  • Prix Crítica Catalana, 2005. Les veus del Pamano
  • Prix d'Honor de les Lletres Catalanes, 2010
  • Prix de la critique Serra d'Or, 2012. Jo confesso

**Cinémaginaire :

Jeudi 28 novembre à 21h

Cinéma Vautier - 66  Elne

MIREM CATALA <

cycle de films en version originale en catalan et sous titres français

LLAVORS DE LLIBERTAT, (Semences de liberté)

En présence du réalisateur 

Film de David Andreu et Josep Sabaté (Catalunia 2013 – 1h15)

La plupart des parents aiment leurs enfants et s’en occupent, mais ils ont tendance à oublier combien la transition de l’enfance à l’âge adulte peut être difficile. Alex, Gabi et Oki sont trois adolescents perdus dans la grande ville. Comme d’autres, leur occupation consiste à tromper l’ennui en buvant, en se battant ou en taguant... Rien ne pouvait leur laisser présager, cependant, des conséquences terribles que leurs actes finiraient par avoir sur leur entourage.

Tarif : 5 euros

 

***Nouvelle session du festival de cinéma Les Toiles organisé par  lassociation Les Rendez-Vous de Saint Estève : Le Cinéma des Antipodes.

 

en partenariat avec lInstitut Jean Vigo de Perpignan et le Théâtre de lÉtang session parrainée par Optic 2000.

 

Attention, il y a une modification des dates initialement prévues : le vendredi 29 novembre, le festival Les Toiles naura pas lieu.

 

5 films et 2 conférences auront lieu au Théâtre de lÉtang à Saint Estève, les jeudi 28, samedi 30 novembre et dimanche 1 décembre.

 

Entrée libre. Chaque séance de projection est précédée dune présentation du film et suivie dune discussion à la fin.

 

Au programme :

Jeudi 28 novembre, à 18h : conférence de Cécile Cau sur La colonisation de lAustralie.

Jeudi 28 novembre, à 20h30 : film : Le chemin de la liberté de Philip Noyce

Samedi 30 novembre, à 15h : conférence de Bernard Bories sur Le cinéma des Antipodes

Samedi 30 novembre, à 17h : film : Oyster farmer de Anna Reeves

Samedi 30 novembre, à 20h30 : film : Lâme des guerriers de Lee Tamahori

Dimanche 1 décembre, à 14h30 : film : Priscilla, folle du désert de Stephan Elliott

Dimanche 1 décembre, à 17h : film : Scarfies de Robert Sarkies

 

Pour suivre les activités des Rendez-Vous, ladresse du site : www.rdvse.fr

 

Pour tout renseignement : 06 81 37 71 58 ou rdvse@rdvse.fr

 

Les Rendez-Vous de Saint-Estève, créateurs d'évènements culturels.

 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:07

camus     Mme Jeanne-Marie Perrenoud, secrétaire de l'ARE (Aide aux Réfugiés Espagnols) expose en 1958 la situation des réfugiés en France; elle rappelle dans "Choses vues et renseignements recueillis à Perpignan, Toulouse et Montauban, du 6 au 9/8/1958", l'appel de Camus, dont le comité suisse d'aide aux réfugiés espagnols joint le texte dans le dit rapport) -

 

        Adresse du comité suisse d'aide aux réfugiés espagnols, pour la France : Mme Suzanne Chatelet, 12 avenue de Gaulle, à Perpignan)-

 

 

"Appel de Camus : 

 

Nous avons formé avec quelques amis d'Amérique et d'Europe un omité de secours aux réfugiés espagnols. Je vous écris pour vous demander simplement de nous aider. Pour nous tous, la guerre d'Espagne est terminée. Pour beaucoup d'hommes dans le monde, elle continue à travers malheurs et privations. Ils supportent la pauvreté et la malaadie avec fierté. 

Mais nous devons pourtant les soulager si nous le pouvons. Notre aide leur assure des soins médicaux, les instruments de leur travail, la promesse d'une vie plus digne. Ce que vous ferez pour eux se traduira immédiatement dans leur vie de tous les jours. Faites-le, je vous en prie. Et d'avance je vous remercie de tout coeur. 

Albert Camus."

 

- - -

 

Camus : Franco, défenseur de la culture ! *

 

(Le conseil économique et social de l'ONU a émis -juin 1958- un vote favorable à l'admission de Franco à l'UNESCO (sauf le Mexique, l'URSS et ses satellites; la France a voté pour; la Suède s'est abstenue). Camus écrit au directeur général de l'Unesco :

 

"M. le Directeur général,

 

Par une lettre du 30 mai, l'Unesco a bien voulu me demander de collaborer à une enquête sur le problème intéressant la culture et l'éducation...Je ne peux consentir à cette collaboration aussi longtemps qu'il sera question de faire entrer l'Espagne franquiste à l'Unesco...

 

L'Espagne franquiste, qui censure toute expression libre, censure aussi vos publications... Si déjà l'adhésion de l'Espagne franquiste aux Nations Unies soulève de graves questions dont plusieurs intéressent la décence, son entrée à l'Unesco, comme d'ailleurs celle de tout gouvernement totalitaire, violera par surcroît la logique la plus élémentaire. J'ajoute qu'après les récentes et cyniques exécutions de militants syndicalistes en Espagne, et au moment où se préparent de nouveaux procès, cette décision serait particulièrement scandaleuse...

 

C'est pourquoi... je me sens obligé de refuser tout contact avec votre organisme, jusqu'à la date où il reviendra sur sa décision, et de dénoncer jusque là l'ambiguïté inacceptable de son action..."

 

(La Révolution prolétarienne n°364, juillet 1952, page 23)

 

- - -

 

* Lire d'autres articles et messages de Camus dans "Camus libertaire", de Lou Marin (Indigène éditions, Montpellier)

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:18

images-copie-39.jpeg 18eca7f0.jpg (C) Fritz LANG

 

 

1. Jean VIGO :

MARDI 3 DÉCEMBRE à 19h10 :

 


Les Bourreaux meurent aussi, de Fritz Lang, USA, 1943, 2h06

 

Sc.: John Wexley, daprès Bertolt Brecht

Int.: Brian Donlevy, Walter Brennan, Hans von Twardowski, Gene Lockhart... 

 

En 1942 à Prague, pendant loccupation nazie, le Reich Protektor Heydrich, est assassiné par le docteur Svoboda, membre de la résistance tchèque. Aidé par une jeune femme, Mascha Novotny, il se réfugie, sous une fausse identité. Le professeur Novotny, père de Mascha sera bientôt arrêté par la Gestapo. Le film écrit par Lang et Bertolt Brecht sinspire de lattentat contre Heydrich et donne à voir une version très personnelle et fausse historiquement de lévénement. Chargé didéalisme, prétexte à lanalyse du comportement de chacun face au nazisme : résistance, collaboration, passivité, hésitation... ce film est un chef d’œuvre du suspense langien. Le cinéaste en avait fait lune de ses œuvres préférées. 

 

En partenariat avec le Théâtre de lArchipel  à loccasion du spectacle “Tambours dans la nuit” 

Le spectacle Tambours dans la nuit est présenté  au Théâtre de lArchipel  les lundi 16 décembre à 19 h et mardi 17 décembre à 20h30 

 

MERCREDI 4 DECEMBRE I De 13h30 à 15h30

Analyse filmique : “Fritz Lang et le régime Nazi

Un cours proposé par Chantal Marchon, professeur de cinéma, ouvert aux étudiants de lUPVD, de lHeart, de lIdem et aux adhérents de lInstitut Jean Vigo.

 

2 Cinémaginaire :

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La lettre de Cinémaginaire  n° 114 –  26 novembre 2013 

Cinémaginaire réseau cinéma en Pyrénées Orientales

diffusion, éducation, festivals, création, formation

 

Pour se    désabonner de  cette lettre, répondre "NON" à ce mail                                

Pour  donner un  petit  coup de pouce à Cinémaginaire, lire cette lettre et la faire suivre aux amis  !     

 

> Pour trouver le programme des 3 semaines en cours :   <http://www.cinemaginaire.org/www/images/news/progA.pdf>

> Pour trouver toutes les infos et en savoir plus sur Cinémaginaire :   <http://www.cinemaginaire.org/www/index.htm>

> Pour trouver le programme de toutes les salles de cinéma programmées par Cinémaginaire sur :   <http://www.allocine.fr/salle>

> Pour trouver l’agenda des évènements marquants Cinémaginaire septembre 2013 – juin 2014 :   <http://www.cinemaginaire.org/www/images/news/progF.pdf>

 

 

vos  prochains rendez-vous  du 26 novembre au 17 décembre 2013

 

Mardi 26 novembre à 14 h 30

Cinéma Vautier - 66  Elne

LES AMIS DU VAUTIER <

présentent 

LE MAJORDOME

Film de Lee Daniels (USA 2013 2H10)

Le jeune Cecil Gaines, en quête d'un avenir meilleur, fuit, en 1926, le sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste.

Tarif : 5   euros

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Mardi 26 novembre à 20 h 30

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

LES FILMS DU GNCR <

Imagopublica présente un film soutenu par le GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche) dont Cinémaginaire est membre

Cette proposition régulière prend place au Cinéma Jaurès chaque dernier ou avant-dernier mardi du mois. 

LA FILLE DE NULLE PART

Film de Jean Claude Brisseau (France 2013 - 1h31 VO) 

Michel, professeur de mathématiques à la retraite, vit seul depuis la mort de sa femme et occupe ses journées à l’écri- ture d’un essai sur les croyances qui façonnent la vie quo- tidienne. Un jour, il recueille Dora, une jeune femme sans domicile fixe, qu’il trouve blessée sur le pas de sa porte et l’héberge le temps de son rétablissement.

Tarif : 5   euros

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à partir du mercredi 27 novembre à 14H30        

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer   : mercredi 27/1114h30 et 17h – vendredi 29/11  18h30 – samedi 30/11 21h – dimanche 1/12 14h30

Cinéma Vautier - 66  Elne : mercredi 27/11 21h – jeudi 28/11 18h30

Cinéma Novelty - 66  Banyuls sur Mer :  jeudi 28/11 20h30

Cinéma Vauban - 66  Port Vendres :  vendredi 29/11  21h

Cinéma Foyer Rural - 66  St Paul de Fenouillet :  samedi 30/11 17h

Cinéma Centre Culturel - 66  Cabestany :  dimanche 1/12 17h et 21h

Le film de l’année ! <

LES GARÇONS ET GUILLAUME A TABLE

Film de Guillaume Gallienne (France 2013 - 1h25) 

Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.

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3. DEVOIR de MEMOIRE : 

 

* Naissance du concept:  Dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, certains résistants et déportés survivants cherchèrent à perpétuer le souvenir de leurs expériences et de leurs camarades tués. Ainsi, en France, les statuts de l'Amicale de Mauthausen lui donnent entre autres cet objectif :

« d’honorer la mémoire des Français assassinés de maintenir présents, à l’esprit de tous les Français et Françaises, les actes de barbarie dont se sont rendus coupables les assassins nazis et leurs collaborateurs, d’empêcher par cette propagande et ce rayonnement le retour des conditions politiques et sociales qui ont permis l’instauration des régimes partisans de ces méthodes d’autorité »

 

Selon Olivier Lalieu3, la première partie (« honorer la mémoire ») relève en fait du souvenir, tandis que la seconde (« maintenir présent à l'esprit de tous... ») relève, elle, du devoir de mémoire.

 

En 1952, Annette Christian-Lazard, veuve d'une victime d'Auschwitz, et Paul Arrighi, ancien déporté à Mauthausen, créèrent le Réseau du Souvenir, en raison de leur déception quant à l'activité des principales fédérations de déportés dans le domaine de la commémoration. En 1954, à l'initiative du Réseau du Souvenir, fut instituée en France la Journée nationale du Souvenir de la Déportation (le 24 avril). Par la suite, les efforts pour l'établissement de ce que l'on appellera plus tard un devoir de mémoire sont entretenus par divers acteurs. D'une part et dans un premier temps, des groupes et associations liées à la Résistance française ou aux déportés (comme le Réseau du Souvenir, le Parti communiste français, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes...) se mobilisèrent, surtout dans les années 1960, contre ce qui était perçu comme une ignorance voire un mépris, de la part de la jeunesse, envers l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Ce phénomène avait notamment été médiatisé en 1963 par le film Hitler, connais pas; les mesures prises contre lui le furent surtout dans le cadre de l'enseignement de l'histoire 3.

 

 

Cependant, jusqu'aux années 1980, ces premières entreprises n'accordèrent pas de place particulière à la déportation et au génocide des Juifs (la Shoah). En effet, parmi les 37 000 rescapés des camps nazis en France, seuls 2 500 étaient des survivants de la Shoah. Les déportés juifs n'étaient représentés en tant que membres de leur communauté que par l’Association des anciens déportés juifs de France, qui organisait par exemple des commémorations annuelles de la rafle du Vélodrome d'Hiver. De plus, la plupart des associations préférèrent longtemps mettre en avant le statut de combattant, plutôt que celui de victime. Cependant, une évolution se fit progressivement, notamment autour de la publication, en 1978, du Mémorial de la déportation des Juifs de France par Serge Klarsfeld et Beate Klarsfeld, qui marque l'opinion publique. Les époux Klarsfeld réclament également la condamnation de plusieurs responsables de la Shoah3.

 

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3. a, b et c Olivier Lalieu, « L’invention du « devoir de mémoire » », [Siècle. Revue d'histoire [archive]], no 69 (2001/1), 2001 (lire en ligne [archive])

 

 

 

4. Guerre civile en ESPAGNE : imbécillité de vouloir défendre la République et/ou faire la révolution ???

La nécropolitique à la française

22 NOVEMBRE 2013 

L'AUTEUR "gouvernement d’une population par l’application des techniques de mort sur une partie (ou la totalité) de cette même population"

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BEATRIZ PRECIADO PHILOSOPHE, DIRECTRICE DU PROGRAMME D'ÉTUDES INDÉPENDANTES MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE BARCELONE (MACBA)

 

J’ai grandi en écoutant des histoires de la guerre civile espagnole. Pendant des années, j’ai demandé aux adultes comment ils avaient pu se tuer entre frères, comment la mort était devenue l’unique façon de faire de la politique. Je ne réussissais pas à comprendre pourquoi ils s’étaient battus, ce qui les avait poussés à se détruire, à tout détruire. Ma grand-mère, fille de vendeurs ambulants, était catholique et anarchiste. Son frère, ouvrier pauvre de l’industrie sardinière, était athée et communiste. Son mari, comptable de la mairie d’un village, était militant franquiste. Le frère de son mari, ouvrier agricole, fut enrôlé de force dans l’armée de Franco, entraîné à traquer les rouges. 

L’histoire la plus traumatique de la famille, qui revenait sans cesse, comme un symptôme, dans une tentative condamnée à l’échec de refaire sens, racontait comment le mari de ma grand-mère avait sorti de prison mon oncle, le communiste, le jour prévu de son exécution. Les dîners familiaux finissaient souvent dans les larmes de mon grand-père bourré qui criait à mon oncle : «Ils m’ont presque obligé à te tirer une balle dans le dos.» Ce à quoi mon oncle répondait : «Et qui nous dit que tu n’en aurais pas été capable ?» Interpellation suivie d’un cortège de reproches, qui dans mon oreille d’enfant sonnait comme une actualisation posthume de la même guerre. Ça n’avait ni sens ni résolution.

 

C’est seulement il y a quelques années que j’ai commencé à comprendre que ce ne fut pas la détermination idéologique, mais la confusion, le désespoir, la dépression, la faim, la jalousie et pourquoi ne pas le dire, l’imbécillité, qui les avaient conduits jusqu’à la guerre.

 

 Franco a sorti une légende de son képi, selon laquelle une alliance diabolique entre francs-maçons, juifs, homosexuels, communistes, Basques et Catalans menaçait de détruire l’Espagne. Mais c’est lui qui allait la détruire. Le national-catholicisme a inventé une nation qui n’existait pas, a dessiné le mythe d’une Espagne éternelle et nouvelle, au nom de laquelle mes oncles étaient sommés de s’entretuer. 

Comme autrefois en Espagne, un nouveau langage national-chrétien français cherche à inventer une nation française qui n’existe pas et qui ne propose que violence.

 

Je suis venu vivre en France en suivant les traces de 68, qu’on pouvait lire à travers une philosophie dont la puissance athlétique n’était comparable qu’au football espagnol.

 

 Je suis tombé amoureux de la langue française en lisant Derrida, Deleuze, Foucault, Guattari ; je désirais écrire cette langue, vivre dans cette langue. Mais par-dessus tout, j’imaginais la France comme le lieu dans lequel l’imbécillité qui mène au fascisme serait désagrégée par la force des institutions démocratiques - conçues pour encourager la critique plutôt que le consensus. Mais l’imbécillité et la confusion qui ont terrassé mes ancêtres ibériques pourraient bien atteindre la France.

J’ai du mal à croire, ces derniers temps, à la fascination qu’exerce le langage de la haine tenu par le national-christianisme français, à la vélocité avec laquelle accourent ses sympathisants, qu’ils soient dans l’opposition ou au gouvernement - comme Valls qui applique avec fierté des politiques lepénistes au sein d’un gouvernement socialiste. L’extrême droite, la droite et une partie de la gauche (ceux qui croient que les Roms, les émigrants, les musulmans, les juifs, les Noirs, les homosexuels, les féministes… sont la cause de la décadence nationale) entendent démontrer que la solution aux problèmes sociaux et économiques viendra de l’application de techniques d’exclusion et de mort contre une partie de la population. 

J’ai du mal à croire que 20% des Français soient dans une telle confusion qu’ils fondent un espoir de futur sur la forme la plus antique et brutale de gouvernement : la nécropolitique - le gouvernement d’une population par l’application des techniques de mort sur une partie (ou la totalité) de cette même population, au bénéfice non de la population, mais d’une définition souveraine et religieuse de l’identité nationale.

 

Ce que préconisent les langages national-chrétiens quand ils agitent le drapeau de la rupture et de la rébellion sociale ne peut être appelé politique, mais guerre. La militarisation des relations sociales. La transformation de l’espace publique en espace surveillé. Fermer les frontières, blinder les utérus, expulser les étrangers et les émigrants, leur interdire de travailler, de se loger, de se soigner, éradiquer le judaïsme, l’islam, enfermer ou exterminer les Noirs, les homosexuels, les transsexuels… En définitive, il s’agit de nous expliquer que certains corps de la République ne doivent pas avoir accès aux techniques de gouvernement, en fonction de leur identité nationale, sexuelle, raciale, religieuse, qu’il y a des corps nés pour gouverner et d’autres qui devraient rester les objets de la pratique gouvernementale. Si cette proposition politique les séduit, et je pense aux électeurs de Le Pen, dont les déclarations et les gestes m’ont hélas toujours été familiers, il faut l’appeler par son nom : qu’ils disent que ce qu’ils désirent, c’est la guerre, que ce qui leur convient, c’est la mort.

 

Cette chronique est assurée en alternance par Sandra Laugier, Michaël Fœssel, Beatriz Preciado et Frédéric Worms.

Beatriz PRECIADO philosophe, directrice du Programme d'études indépendantes musée d'Art contemporain de Barcelone (Macba)

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:18

250px-Capbreu_Argeles.jpg  Le capbreu d'Argelès (66)

 

Devoir de mémoire

 

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Le devoir, la notion ou l'expression de devoir de mémoire, telle qu'apparue en France au début des années 19901

Le devoir de mémoire désigne un devoir moral attribué à des États d'entretenir le souvenir des souffrances subies dans le passé par certaines catégories de la population, surtout s'ils en portent la responsabilité (en tant qu'États, non en tant que nations ou que régimes politiques, car c'est après un changement de régime que le devoir de mémoire, et d'éventuelles réparations, deviennent possibles). Par rapport à la tradition du droit public et de la guerre, il suit l'amnistie qui - dans un souci d'apaisement (au sens du retour à la paix) - impose un certain pardon mais non l'oubli.

Le devoir de mémoire, quand il commémore le sacrifice involontaire des victimes, diffère de certaines célébrations nationales commémoratives organisées par différents pays ou communautés pour rappeler et célébrer le sacrifice de leurs martyrs et de leurs héros, par le fait que dans le second cas ils ne sont pas des victimes et que leur sacrifice a été volontaire2.

Le devoir de mémoire a été reconnu officiellement dans certains cas, à travers des déclarations officielles et des textes de loi (lois mémorielles) à partir de la fin du xxe siècle. En singularisant la mémoire des victimes de la barbarie nazie par rapport aux autres devoirs de mémoire, ces lois ont provoqué un débat entre les historiens et des associations représentant différentes populations victimes.

 

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 Graveurs de mémoire
Nouveauté
s septembre 2013

 

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JOSELITO À L'ÂGE D'OR DU FLAMENCO : ce lundi ) 18h30 à la maison de la Région, avenue de la gare, Perpignan (sous l'égide du CML)

 
Ethnolog
ie d'une passion
Annie Cathelin
La Joselito débute sa carrière de danseuse de flamenco dès l'enfance, en Andalousie. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle se fait connaître du public français qui la verra triompher à l'Opéra de Paris. Son histoire de vie nous éclaire sur cette société espagnole du début du XXe siècle qu'elle présente comme l'Âge d'or du flamenco, sur sa structure et ses valeurs, et apporte un éclairage particulier sur le milieu du flamenco qui, plus qu'un art, apparaît comme une culture.

(Coll. Graveurs de Mémoire, 14 euros, 136 p., septembre 2013) 

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LA CAISSE DE GRENADES
Mémo
ires
Raymond Juillard a 17 ans lorsqu'il est arrêté par la Gestapo allemande le 27 août 1943. C'est alors l'inéluctable filière : hôtel des Champs Élysées où siège la Kommandantur, puis la prison de Montluc à Lyon, où il est interrogé par Klaus Barbie. Puis, direction Compiègne, camp de regroupement avant le départ pour les camps de concentration allemands. Il arrive à Buchenwald le 17 décembre 1943. Après une année passée là-bas, il connaîtra cinq autres camps, de plus en plus terribles.

(19 euros, 190 p., septembre 2013

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CARDIOLOGUE ET CARDIAQUE
Au coeur d'une v
ie
ARMAND BENACERRAF
Un groupe de cardiologues face aux transformations que traverse leur spécialité, se lance dans un nouveau mode d'exercice de leur profession en créant un établissement hospitalier privé novateur : le Centre cardiologique du Nord. Ainsi, un groupe et ses équipes ont su viser, au cœur de la Seine-Saint-Denis, l'excellence médicale, tout en maîtrisant les défis économiques et sociétaux. Le narrateur atteint du mal qu'il doit soigner, apprendra finalement a peut-être mieux faire son métier.

(Coll. Graveurs de Mémoire, 18 euros, 182 p., septembre 2013

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CINQUANTE ANS AU QUARTIER LATIN
Une v
ie en musique et en chansons
J
ean Edouard Barbe
Préface de Bernard Bauvat
Jean Edouard Barbe se fait connaître en 1968 grâce à sa chanson Versaillais Versaillais, chanté dans les bars du Quartier latin, au concert Pacra, à la Sorbonne, dans les rues. A la suite de leur rencontre amicale sur la société anonyme, Eddy Mitchell et Jean Edouard Barbe, écrivent le texte de la chanson Dodo métro boulot dodo, sur une musique de Pierre Papadiamandis. S'ensuivront de nombreuses autres créations et la parution de cinq albums ou CD.

(Coll. Graveurs de Mémoire, 23 euros, 278 p., septembre 2013

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ENTERRONS L'ENFANT DE LA VEUVE AVEC SA MÈRE
Or
phelin en pays tchadien - Récit autobiographique
Djona Atchénémou Avocksouma
Préface de Raphaël Akpa Gbary
Lorsqu'éclate la guerre civile au Tchad en 1979, Djona est emprisonné par les hommes d'Hissein Habré à l'abattoir de Diguel. Il s'en sort à bon compte pour avoir sauvé la vie de l'un de ses geôliers. Réfugié politique, il parcourt alors le monde à l'occasion de ses études universitaires (Congo, France, Canada). Malheureusement, " il lâche la proie en Occident pour l'ombre " au CIESPAC (Centre Inter-États d'Enseignement Supérieur en Santé Publique), où il affronte la nébuleuse " Françafrique ".

(Coll. Graveurs de Mémoire, 23,euros, 270 p., septembre 2013

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ITINÉRAIRE D'UN ARCHITECTE BRUT DE DÉCOFFRAGE
Patrick Coulombel
P
atrick Coulombel est président et cofondateur de la "Fondation Architectes de l'urgence" fondée en 2011. Ouvrier d'usine, enseignant, puis marin, il arrive par hasard en école d'architecture. Il nous relate dans cet ouvrage son parcours de fils d'immigrés italiens, de Dien Bien Phu à l'Afghanistan, qui l'a conduit à la création et au développement de cette organisation humanitaire.

(18 euros, 178 p., septembre 2013

 

 

***Béatification controversée de "martyrs" de la guerre civile espagnole

(C) Le Monde.fr  13.10.2013 

La béatification, dimanche 13 octobre, en Espagne de plus de cinq cents religieux, pour beaucoup morts pendant la guerre civile aux mains de miliciens républicains, a provoqué l'indignation de victimes du franquisme. Alors que le pays peine à faire la lumière sur les exactions commises entre 1936 et 1939, les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco ont dénoncé cette béatification comme un "acte politique d'affirmation franquiste".

"Je m'unis de tout cœur à tous les participants à la célébration", a pour sa part déclaré le pape François dans une vidéo enregistrée, qui a été saluée par des applaudissements nourris à Tarragone, sur la côte orientale de l'Espagne, où les organisateurs attendaient notamment deux mille sept cent vingt religieux et près de quatre mille proches des béatifiés. Le gouvernement conservateur était représenté par ses ministres de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, et de l'intérieur, Jorge Fernandez Diaz. Le président de la région de la Catalogne, Artur Mas, était aussi présent.

LA PLUS GRANDE BÉATIFICATION DE L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE

Dédiée aux "martyrs du XXe siècle en Espagne", la cérémonie de béatification de cinq cent vingt-deux religieux, morts pour la grande majorité pendant la guerre civile qui a déchiré l'Espagne entre 1936 et 1939, était présentée par les médias espagnols comme "la plus grande béatification de l'histoire de l'Eglise".

Parmi les béatifiés figurent cinq cent quinze Espagnols et sept étrangers, dont trois Français. Pendant la cérémonie, leurs noms ont été énumérés et une immense affiche avec leurs portraits avait été déployée. Le plus jeune des béatifiés, José Sanchez Rodriguez, membre de l'ordre du Carmel, "a été assassiné à 18 ans contre le mur du cimetière" d'un quartier de Madrid, à l'aube du 18 août 1936, avec sept autres religieux, par "un groupe de miliciens", relatait l'archevêché de Madrid.

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La plus âgée, sœur Aurora Lopez Gonzalez, avait fui en juillet 1936 son couvent des alentours de Madrid lorsqu'elle "fut prise par les révolutionnaires". Elle fut "exécutée, probablement dans la nuit du 6 au 7 décembre 1936" à l'âge de 86 ans.

La conférence épiscopale espagnole avait apparemment voulu éviter la controverse politique en ne faisant pas allusion à la guerre civile dans l'annonce de la cérémonie, usant du terme plus large de "martyrs du XXe siècle". Juste avant la prière de l'Angélus, au Vatican, le pape a été plus explicite, déclarant que ce dimanche "sont proclamés bienheureux à Tarragone environ cinq cents martyrs tués pour leur foi pendant la guerre civile espagnole des années trente du siècle dernier".

"UN ACTE POLITITIQUE D'AFFIRMATION FRANQUISTE"

Pour les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco (1939-1975), la béatification était bien un "acte politique d'affirmation franquiste".

"Vous devez savoir que l'Eglise catholique a soutenu le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole en 1936, a considéré la guerre civile comme 'une croisade' en soutenant les généraux qui s'étaient soulevés, a légitimé la dictature fasciste et la féroce répression que celle-ci a exercée sur les Espagnols", a écrit la Plate-forme pour une commission de la vérité sur les crimes du franquisme, qui affirme rassembler plus d'une centaine d'associations, dans une lettre adressée au pape François et diffusée vendredi.

"Après la mort du dictateur, rien n'a changé. (...) D'un côté, la hiérarchie catholique espagnole (...) honore certaines victimes avec des béatifications et canonisations en masse et de l'autre, elle oublie celles de la répression franquiste", poursuivait-elle en réclamant l'annulation de la cérémonie.

Parmi les milieux les plus progressistes de l'Eglise, minoritaires en Espagne, des voix s'étaient aussi élevées avant la béatification. "Soixante-quinze ans après ces faits, la hiérarchie de l'Eglise catholique semble vouloir maintenir ouvertes les blessures, en honorant massivement les victimes d'un seul camp", écrivait à la fin de septembre dans un éditorial Redes Cristianas, une plate-forme qui dit réunir "plus de deux cents (...) mouvements catholiques de base" en Espagne.

Malgré la pression internationale accrue ces dernières semaines, avec une demande des Nations unies d'enquêter sur le sort de dizaines de milliers de disparus victimes du franquisme et une enquête ouverte par la justice argentine, l'Espagne invoque une loi d'amnistie pour refuser d'ouvrir ce douloureux dossier.

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:22

  • prades--annie-cathelin.jpg Annie Cathelin et Jean-Pierre Bonnel (Prades, salon du livre, oct. 2013, photo de Loîc Robinot)

  •  

    201104061512257-200x154.jpg

    Annie Cathelin présentera et dédicacera son ouvrage 

     » La Joselito à l’âge d’or du Flamenco « 

    et sera accompagnée à la guitare par Pedro Soler

     

    lundi 25 Novembre 2013 à 18h30

     

    Maison de la Région – 34, avenue du Général de Gaulle

    Immeuble « Le Royal Roussillon » – Perpignan

     

    ** Auteur(s) :Annie Cathelin

    • Editeur : L'harmattan
    • Collection : Graveurs De Mémoire
    • Parution : 01/09/2013
    • Nombre de pages : 136

    sumé :
    La Joselito débute sa carrière de danseuse de flamenco dès l'enfance, en Andalousie. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle se fait connaître du public français qui la verra triompher à l'Opéra de Paris. Son histoire de vie nous éclaire sur cette société espagnole du début du XXe siècle qu'elle présente comme l'Age d'or du flamenco, sur sa structure et ses valeurs, et apporte un éclairage particulier sur le milieu du flamenco qui, plus qu'un art, apparaît comme une culture.

    TAGS: Annie Cathelin, La Joselito à l'âge d'or du Flamenco, Pedro Soler 

    **JOSELITO À L'ÂGE D'OR DU FLAMENCO

    Ethnologie d'une passion

    Annie Cathelin

    LE MOUVEMENT RAËLIEN ET SON PROPHÈTE

    Approche sociologique complexe du Charisme

    Annie Cathelin

     

       

      * Lire aussi : Le mouvement raëlien et son prophète
      A
      pproche sociologique complexe du charisme

      Annie Cathelin - Editions L'Harmattan - Collection "Logiques Sociales" - Février 2004

        Quelques temps passés en observateur, au sein du Mouvement Raëlien, groupe considéré comme une secte, si l'on s'en tient aux critères de dangerosité définis par l'État, ont permis de réfléchir aux composantes et à l'exercice du charisme de son leader Raël. Cet ancien journaliste sportif, de nationalité française, prétend avoir rencontré, par deux fois, des extraterrestres qui l'auraient choisi pour porter à l'humanité la révélation sur notre destinée : ils nous auraient créés par clonage et nous serions nous-mêmes amenés à devenir un jour des Créateurs, grâce au clonage. Ayant constitué autour de lui un groupe qui a pris, depuis vingt-cinq ans, des dimensions internationales, Raël se prétend le dernier Messie, celui qui annonce au monde, le début d'une ère nouvelle, la fin de l'ignorance et des illusions sur nos origines.

      Ce livre montre comment la captation des adeptes par un leader charismatique s'exerce sur des personnes en rupture de classe, en rupture avec leurs valeurs d'appartenance, qui peuvent parfois avoir elles-mêmes d'autres valeurs à proposer. Cependant tentées par la fusion sécuritaire dans une communauté qui les isole du monde, elles étouffent « dans l'oeuf » leurs velléités de contestation. La secte reste contradictoirement, à la fois, lieu d'aveuglement et lieu de contestation potentielle et d'investissement de la religiosité. Celle-ci ne saurait être réduite entièrement à un phénomène pathologique ou à un produit de l'embrigadement idéologique, mais reste l'expression d'un drame existentiel. L'efficacité du gourou sectaire tiendrait plus à la manipulation de la religiosité sincère des adeptes qu'à celle de leur fragilité psychologique et de leur crédulité sup-posées.

      Annie CATHELIN est sociologue et docteur en sociologie de l'université de Perpignan. Elle s'est spécialisée dans l'étude des croyances et des représentations sociales liées au phénomène sectaire et aux questions touchant à la santé et à la maladiAuteur(s) : Annie Cathelin

       

      • Editeur : L'harmattan
      • Collection : Graveurs De Mémoire
      • Parution : 01/09/2013
      • Nombre de pages : 136
      • Nombre de livres : 1

      Résumé :
      La Joselito débute sa carrière de danseuse de flamenco dès l'enfance, en Andalousie. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle se fait connaître du public français qui la verra triompher à l'Opéra de Paris. Son histoire de vie nous éclaire sur cette société espagnole du début du XXe siècle qu'elle présente comme l'Age d'or du flamenco, sur sa structure et ses valeurs, et apporte un éclairage particulier sur le milieu du flamenco qui, plus qu'un art, apparaît comme une culture.

      images-1-copie-5.jpeg

       

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      23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:41

      images-copie-38.jpeg  Claude Simon

       

      23/11/2013 : PROJECTION FILM "TRYPTIQUE AVEC C.SIMON"

      A 15h00 à la Médiathèque de Perpignan,

      P
      rojection du film "Tryptique avec Claude Simon" suivie d'une rencontre avec Mireille Calle-Gruber et présentation de ses ouvrages

       

      Hommage à Claude Simon à l'occasion du centenaire de sa naissance

      conférence de Gérard Salgas: "De quelques gens et lieux dans l'oeuvre de Claude Simon."

       

      Auteur de :

      "Claude Simon entre peinture et roman ,suivi de deux conférences.." collection Piscolabis

      ed.Libre d'arts

       

      "Claude simon fut un grand Voyageur au gré des invitations que lui adressèrent les plus prestigieuses universités étrangères

      ainsi que divers congrès d'écrivains séduits par une oeuvre que couronna en 1985 l'attribution du prix Nobel. Or par un parti pris littéraire qu'il s'agira d'expliciter préalablement, l'ecriavain nomme rarement les lieux qu'il décrit......

       

      lecture de citations et projection d'images illustreront la conférence."

       

      images-1-copie-4.jpeg  Gérard Salgas (chemise blanche) avec B. Pivot, P.Georget...aux vendanges littéraires de Rivesaltes. 

       

       

       

      07/12/2013 : CLAUDE SIMON ENTRE PEINTURE ET ROMAN

       

      A 15h00 à la Médiathèque de Perpignan,


      d'après le livre "Claude Simon entre peinture et roman suivi de deux conférences sur Claude Simon", de Gérard Salgas aux éd. Libre d'arts

       

      Claude Simon sinstalle au cœur de notre époque : ses romans tissent en effet les liens que la littérature entretient avec les autres arts, dont naturellement la peinture (Claude Simon entre peinture et roman). Ils font en outre surgir en filigrane (Gens et lieux de notre Roussillon) et situent lhomme contemporain dans les grands bouleversements du vingtième siècle (Lhomme élémentaire dans l’œuvre de Claude Simon.)

      www.librairietorcatis.com

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