Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:25

images-1-copie-3.jpeg    (affiches du FN)    

   Ces gens-là me font peur ! Pas les militants, les enragés, les fanas, les fadas, les nostalgiques de l'ordre nazi, de l'Algérie coloniale, de la France putainiste ! Non, les simples, gens, les citoyens de base, "normaux", sans histoire et souvent sans culture, sans formation, dans la misère !

 

Je pensais que ceux qui votent FN étaient des gens sympathiques, tels mon oncle et ma tante, si gentils, prêts à vous secourir...Mais le mal rôde, gangrène le fruit...

 

L'idéologie fasciste est un cours d'eau souterrain...Le vase va bientôt déborder, ça fait peur, vous glace le sang, dépasse toute raison !

 

Et, à présent, ils s'expriment, se défoulent, surtout dans les réseaux sociaux, où les images les plus folles circulent... Ainsi, sur le "mur" d'une "amie", sur Facebook : cette militante de l'UMP, déçue par son parti et les corruptions, les tricheries, s'en est allée au FN

 

"Lors de l'élection de Monsieur Copé , je me suis présentée , au bureau de vote , ou le député Daniel Mach était présent , ainsi qu'une autre personne, dont je ne citerai pas le nom . 

Je me présente pour signer le registre et à ma grande surprise, il y avait une signature dans ma case, sous mon nom . 

Monsieur le député, m'a donc dit : "Ce n'est pas grave , vous allez signer ailleurs ..."

Ensuite , je connais une personne proche de ma famille , qui a vu un bourrage d'urne ce soir-là...

Deux de mes amies se sont présentées, un peu plus tard que moi et elles ont eu eu le même problème que moi..."

 

La montée du FN vient, -outre la crise, le chômage, des erreurs et fautes de la classe politique : mensonges, promesses, présidence bling-bling, luxe et salaires indécents, injustice généralisée, bureaucratie, mépris pour les humbles...- du surgissement du refoulé, de la part raciste qui dort en chacun de nous... Cela fait peur, et nous semblons impuissants à endiguer le phénomène...

 

J'ai été sensible au témoignage d'une élue du conseil municipal, responsable UDI, N.B. qui m'a dit hier avoir rayé de ses "mis" celui qui avait commenté ainsi sa page, à propos de Mme Taubira "guenon blanche". Il reste beaucoup de démocrates (et de Républicains) dans tous les partis, par bonheur, et cela réconforte... Mais il faut faire plus ! Mais quoi..?      J.P.Bonnel

 

images-copie-37.jpeg  Le 26 octobre dernier dans lémission Salut Les Terriens, François Gemenne a déstabilisé Florian Philippot, vice-président du FN dans un débat sur limmigration. Ce chercheur en sciences politiques, spécialisé sur les questions de gouvernance mondiale des migrations et de lenvironnement (à Sciences Po et à lUniversité de Liège et Versailles), a accepté de revenir dans un long entretien sur les mythes entourant le discours du Front national sur limmigration.

 

François Gemenne -  Beaucoup des arguments du FN, en matière dimmigration en tout cas, reposent sur des mensonges et des fantasmes. apporter un éclairage scientifique à ces questions et montrer où sont les mensonges et les fantasmes. 

 la faillite absolue du politique concernant le FN : ce dernier, au fil des ans, est parvenu à imposer son discours, son agenda, ses thèmes, comme éléments centraux du jeu politique. En réalité, dune certaine manière, le FN est déjà à lElysée.

 

Sur limmigration, la démission de la classe politique date des années 1980 : tant la gauche que la droite ont alors intégré le postulat central de lidéologie du FN, à savoir que limmigration était un problème, auquel il fallait trouver des solutions. Dès linstant où lon accepte cela, le FN a gagné. 

Je récuse avec force lidée que limmigration soit un problème, et les chiffres sont là pour le montrer. Je ne suis pas naïf ou aveugle non plus : je sais quil y a des problèmes liés à limmigration, notamment dans certains quartiers; je sais quil y a des problèmes dintégration, de discriminations, de délinquance Mais je réfute absolument lidée que ce soit limmigration elle-même qui soit un problème. La gauche comme la droite, pourtant, ont peu à peu accepté cette idée, et depuis, le discours sur limmigration nest plus quun discours purement idéologique, qui est complètement détaché des faits et des réalités empiriques. Cest notre responsabilité à tous de remettre la réalité, les faits, au coeur du débat. Cest la responsabilité des chercheurs et des journalistes, bien sûr, mais aussi des politiques et des citoyens.

La réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an telle que le préconise le Front national est-elle réalisable ?

Même avec beaucoup dimagination et de bonne volonté, jai du mal à imaginer une politique qui puisse être à ce point absurde et dévastatrice. En exagérant à peine, ça voudrait dire quon ne garderait que les footballeurs de la Ligue 1, les danseuses du Crazy Horse et les fonctionnaires de lUNESCO ! 

Regardons les chiffres pour voir ce que cette proposition signifierait réellement : en 2012, selon lINSEE, la France a délivré un peu moins de 200 000 permis de séjour a représente 0,003% de la population !). 91 000 de ces titres de séjour ont été délivrés au titre du regroupement familial, cest à dire pour permettre aux époux et aux enfants dimmigrés de les rejoindre en France : cest simplement une question de droits de lhomme, et si la France abandonnait cette politique, non seulement elle séparerait des milliers de familles, mais elle se mettrait au ban de la communauté internationale.

 Ensuite, 59 000 titres de séjour ont été délivrés à des étudiants : se passer des étudiants étrangers serait une catastrophe pour les universités et les grandes écoles. Au contraire, je crois que nous devons nous réjouir que tant détudiants étrangers veuillent encore faire leurs études en France. Puis il y a 19 000 titres de séjour pour des raisons humanitaires, il sagit des réfugiés et de personnes déplacées par des guerres, des violences ou persécutées dans leur pays : si la France voulait réduire ce chiffre, elle devrait dénoncer la Convention de Genève de 1951 sur le statut de réfugié, une des plus anciennes conventions humanitaires, dont la France a été lune des principales puissances instigatrices. Je vous laisse imaginer les conséquences à linternational. Enfin il y a eu 16 000 titres de séjour pour des raisons économiques, cest-à-dire des immigrés quon a fait venir en France pour travailler dans des secteurs où on ne trouvait pas assez de main-doeuvre. Jimagine que cest sur ce chiffre que le FN veut surtout jouer, mais cela veut dire que des secteurs entiers de léconomie seraient en grande difficulté : la construction, la restauration, la santé Enfin il y a une catégorie résiduelle, avec 13 000 titres de séjour : ce sont surtout des visiteurs pour de longues périodes, ou des mineurs présents sur le territoire qui atteignent leur majorité. Passer de 200 000 titres de séjour à 10 000 serait non seulement tout à fait irréaliste, mais aussi catastrophique pour léconomie et la société françaises. Quand le FN fait cette proposition, il prend ses électeurs pour des imbéciles, il n’y a pas dautre mot.

L’immigration est-elle responsable de la montée du chômage tel que laffirme le FN depuis les années 70 avec son slogan « Un million de chômeurs, cest un million d’immigrés en tro» ? Cest comme si vous disiez : sil y a trop de jeunes chômeurs, cest parce quil y a trop de jeunes !. Cest aussi absurde que cela. Toutes les études, dabord, montrent que limpact de limmigration sur le taux demploi (et donc de chômage) des populations autochtones est quasi nul. Par contre le taux de chômage de la population immigrée est plus important, cest un fait : cest dû notamment aux discriminations dont les immigrés font lobjet sur le marché de lemploi, mais aussi à des politiques migratoires contre-productives, comme cette loi de 1991 qui interdit aux demandeurs dasile de travailler pendant que leur dossier est en attente ce qui prend parfois des années.

Largument de limmigration responsable de la montée du chômage nest donc pas vérifié dans les faits, mais est de surcroît vicié à la racine, dun point de vue économique : il repose sur lidée quil y ait un stock  fixe demplois disponibles, et donc que tout accroissement de la population crée du chômage. Dabord, limmigration ne compte que pour moins dun cinquième dans laccroissement de la population française. Mais surtout, nous vivons dans une économie tertiaire, cest-à-dire une économie de services aux personnes, donc laccroissement de la population crée aussi des emplois. Les immigrés, quand ils noccupent pas des emplois dont les Français ne veulent pas, et dont les salaires ou les conditions de travail sont souvent indécents, ont aussi souvent créé leurs propres emplois, et des emplois pour les Français. Ils ont créé des sociétés, développé le commerce et les relations avec leurs pays dorigine, investi en France et dans leurs pays, souvent avec dénormes capacités dinnovation. Les immigrés sont aussi des créateurs demploi et des investisseurs limmigration en elle-même, dailleurs, est souvent un investissement très lourd et très risqué pour les migrant(e)s.

Le FN continue de s’appuyer sur le rapport de Jean-Paul Gourévitch et de Pierre Milloz pour affirmer que l’immigration repsente un coût économique pour la société française. Quel regard portez-vous sur ces rapport?

Il faut distinguer les deux, qui ne disent dailleurs pas exactement la même chose. Pierre Milloz a longtemps été militant du Front National, et son rapport de 1990 sur le coût de limmigration a été réalisé directement pour le Front National. Il en a ensuite publié plusieurs variantes, aux Editions Nationales puis aux Editions Godefroy de Bouillon, un éditeur dextrême-droite spécialisé dans les livres sur la religion musulmane. Chacun en tirera les conclusions quil voudra quant aux conclusions du rapport. Pour ma part, je trouve cela relativement cohérent que le FN sappuie sur un rapport quil a lui-même commandé et publié.

Le rapport de Jean-Paul Gourévitch est un peu différent, puisquil a été réalisé pour les Contribuables Associés, un collectif de militants qui se battent contre loppression fiscale. Il était peu vraisemblable, dans ces conditions, que le rapport estime que limmigration a un impact fiscal positif. Jean-Paul Gourévitch, soit dit au passage, a depuis révisé ses chiffres, et estime désormais le coût de limmigration à 5,5 milliards deuros.

Ce quil faut bien comprendre, cest que ces deux rapport ne sont pas des rapports de recherche. Ce sont des rapports dexpertise, de consultance, réalisés pour un commanditaire particulier, dans un but précis. Je ne veux pas jeter lopprobre sur les activités de consultance en général, mais il faut bien comprendre que ce nest pas de la recherche effectuée dans lintérêt général, ce sont des recherches effectuées pour un commanditaire spécifique dans notre cas, le FN et les Contribuables Associés, respectivement.

Dans vos travaux, vous affirmez que contrairement aux Etats-unis, l’immigration repsente un coût en France. Comment lexpliquez-vou?

Ce ne sont pas vraiment mes travaux, mais plutôt ceux de lOCDE et dautres économistes. Selon les coûts pris en compte, on arrive généralement à un coût compris entre 4 et 10 milliards. Certains travaux ceux de Xavier Chojnicki notamment mentionnent même un impact fiscal positif. Mais la plupart des travaux saccordent pour dire que ça représente un coût, assez léger mais un coût quand même. Mais la France est une exception en la matière. Aux Etats-Unis, mais aussi dans limmense majorité des pays industrialisés, limmigration rapporte bien plus quelle ne coûte. Pourquoi ne parvient-on pas, en France, à maximiser les bénéfices de limmigration ? Avant tout parce que le taux de chômage des immigrés est plus élevé quailleurs, notamment en raison des discriminations dont il font lobjet sur le marché du travail quand on ne les empêche pas carrément de travailler, comme cest le cas des demandeurs dasile ! Et on sait le rôle essentiel que joue le travail dans lintégration, outre ses bénéfices fiscaux évidents.

La France accueille t-elle davantage d’immigrés que ses voisins européen?

Tout dépend des voisins dont on parle. Elle en accueille davantage que le Luxembourg ou la Belgique, certes dans ce cas-là, le flux migratoire va plutôt dans le sens de lévasion fiscale. Mais si on compare la France à des pays européens de taille comparable, on constate quelle accueille beaucoup moins dimmigrés. En 2011 par exemple, selon la base de données officielle de lUnion européenne (Eurostat), la France a accueilli 267 000 immigrés. Le Royaume-Uni, en comparaison, en a accueilli 566 000, lAllemagne 490 000 et lItalie 385 000. Et la France est dailleurs le pays qui affiche le solde migratoire (cest-à-dire la différence entre les entrées et les sorties) le plus faible : 54 000 personnes. En 2011, il y a également 213 000 personnes qui ont quitté la France. Au Royaume-Uni, elles étaient 350 000, 249 000 en Allemagne et 82 000 en Italie. Sans limmigration, la France perdrait chaque année plusieurs dizaines de milliers dhabitants.

Propos recueillis par David Doucet 

1099594235_3268136_1.jpg

 

Fallait-il écrire « Beau livre », en têtière de cet article ? Un beau livre, c'est souvent gros et beau ; ça fait rêver. Mais c'est aussi inutile qu'un voyage sous les cocotiers. Non seulement La tentation du pire, L'extrême droite en France, de 1880 à nos jours est un livre utile. Mieux : il est essentiel. Car ses auteurs principaux Pierre-Louis Basse et Caroline Kalmy, et leurs collaborateurs (Dany-Robert Dufour, Benjamin Stora, Jérôme Leroy et Adrien Gombeaud) n'y vont pas avec le dos de la cuillère : ils balancent bien ; ils swinguent. On en ressort abasourdi par la bêtise méchante, vulgaire et puérile de cette extrême droite française que certains voudraient voir prendre les rênes du pays. Dans la préface, Pierre-Louis Basse a l'intelligence de rendre hommage à Vladimir Jankélévitch qui, d'emblée, dénonça Vichy-la-honte. Riche de quelque 350 photos et illustrations, ce livre remarquable met en lumière les sales gueules des fachos de 1880 à nos jours. « Un appel vibrant à la vigilance, avant qu'il ne soit trop tard. »

 

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:09

images-copie-36.jpeg  * Collioure : Francesca CARUANA

Livres d’art :

éditions Voix (« Taureau de mer »),   Editions Rivière : "Horizon" avec BTN, "le Magicien d’Os" avec Christian Skimao, "Défilé de haut rapiéçage" avec Michel Butor, "si l’on savait " avec P.A.B. , "L'homme de Lola", peinutres de Claude Viallat, texte de F.Caruana.

En 2003, Francesca Caruana a organisé un colloque « L’art c’est l’art », présidé par Yves Michaud (Actes édités par Meier Voixéditions - 2003). Son travail est exposé en France et à l’étranger . Après une formation à l’école des beaux-arts de Montpellier et un Diplôme National des Beaux-Arts, Francesca Caruana a été l’étudiante de Daniel Arasse à Paris-I-Sorbonne, Après avoir soutenu une thèse de doctorat, elle est Maître de Conférences en arts plastiques et sciences de l’art.

Dernières publications : "Peirce, et une introduction à la sémiotique de l’art "-L’Harmattan-2009, "Paysages" in  'Un siècle de paysage sublimé' -Catalogue du musée d’art moderne de Céret-Gallimard-2009. trouver mon livre- mot clef :francesca caruana

 

** Céret : L'art des papiers collés papiers.jpg

Les papiers collés se définissent dans le  cubisme comme un moyen artistique consistant à coller sur un support de papier ou de toile, et ce dès l'automne 19121, des découpes de papiers dans un dessin ou dans une peinture en cours de réalisation. Ils participent à la cohérence de la composition et l'esprit de l'image comme un élément en écho à la fragmentation de l'espace pictural cubiste. Les lignes de découpe produisant des effets rythmiques semblables à celles qui sont tracées ou peintes. Les papiers découpés jouent aussi dans l'image "comme" les fragments de mots peints ou dessinés, soigneusement découpés eux aussi selon différentes stratégies.

Les matières des papiers sont sensiblement différentes les unes des autres, comme le papier couché, le papier vergé, les papiers de couleurs mais aussi des fragments de partition musicale, du papier peint, et des découpes dans les zones de textes extraites de journaux. Les papiers collés ont souvent été tout d'abord épinglés en cours de travail, déplacés et recoupés aux ciseaux avant d'être finalement collés.

L'esprit des papiers découpés cubistes nait, en 1912, de la synthèse effectuée entre deux pratiques afin de créer une composition spatiale cohérente et tout en restant librement malléable. Pour cette raison, Picasso et Braque parlaient également de « dessin synthétique." Ainsi les papiers collés peuvent être considérés comme une transition entre le cubisme analytique et le cubisme synthétique4, marquant donc une rupture dans le mouvement cubiste.

 Cette catégorie de l'art du collage exploitant seulement le papier comme matériau a été mise au point par Braque puis Picasso à l'automne 19127,8. 

* La notion de collage implique clairement linsertion dun élément hétérogène au sein dun médium assimilant. L'élément collé entretient avec les éléments picturaux une relation de stricte contiguïté.

 

Sa pratique n'a cessé de se renouveler, de s'étendre et contient tout un pan de lart qui sest distendu jusqu'à n'être  aujourd'hui que le nom dun médium parmi d'autres.

 

On y retrouve pêle-mêle : les cubistes, les dadaïstes, les surréalistes, les affichistes, les nouveaux réalistes et la plupart des artistes contemporains.

 

Le terme d' assemblage apparait dans les années 60 afin d'en différencier et préciser les diverses expressions mais ce concept générique est aujourd'hui lui aussi trop large.

 

«Si la plume fait le plumage, la colle ne fait pas le collage.» Max Ernst

 

Cette exposition est l'occasion de célébrer cette pratique aujourdhui centenaire, loin d'être exhaustive elle donne un aperçu des divers procédés explorés par les artistes.

 

Du 16 novembre 2013 au 4 janvier 2014

 

Galerie Odile Oms, 12, rue du Commerce, 66400 Céret

 

Ouvert du mardi au samedi

de 11 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h - 04 68 87 38 30

 

 

***Saint-Cyprien : Exposition François Desnoyer à découvrir jusqu'au 28 décembre 2013

49007cc50777a2786a5a475ec5c576d8_L.jpg

 

Les Collections Desnoyer vous invitent, à travers lexposition "Une vie, un destin, une âme", à un voyage scénographique autour de l'humanité d'un peintre, François Desnoyer (1894 1972).

Vous découvrirez une exposition forte, centrée sur le destin d'un artiste sensible visant à nous faire partager sa vision du monde, un monde de couleurs représentatif d'une joie de vivre.

Les Collections offrent au public des œuvres singulières, des documents d'archives, et  ouvre les portes de  la bibliothèque  personnelle de François Desnoyer, témoin temporel d'un engagement artistique. 

Autour de cette exposition de nombreuses manifestations, ateliers pour la jeunesse, résidences  d'artistes vous sont proposés, un programme visible sur notre site internet www.collectionsdesaintcyprien.com

 

Collection François Desnoyer

Rue Emile Zola

66750 Saint-Cyprien

Tél: 33 (0)4 68 21 06 96

Mail: contact@collectionsdesaintcyprien.com

Site internet: www.collectionsdesaintcyprien.com

 

Horaires: 

Ouverture tous les jours sauf le dimanche.

De janvier à décembre: 10h-12h / 14h-18h

Juillet et août: 10h-12h / 15h-19h 

Fermeture annuelle les 1er janvier, 1er mai et 24, 25 et 31 décembre

 

Tarifs: 4, réduit 2

Gratuit pour les - de 12 ans

Gratuit pour les résidents de la communauté de Communes Sud Roussillon

 

**** LE MACBA de BARCELONE : Museu d'Art Contemporani

  • Le Macba est le Musée d'Art Contemporain de Barcelone : les profanes, et quelques spécialistes s'agacent souvent devant les expositions et installations présentées, restant dubitatifs, de glace voire révoltés face à un tel gâchis ... La visite au MACBA peut être motivée par le contenu mais par le contenant. En effet, voici un grand parallépidède posé sur la Plaça dels Angels, devant lequel se déroule une grande esplanade fréquentée par les skateurs, appréciée par les touristes fatigués car on peut s'y poser pour faire une halte et a priori, point de raliiement pour les sans-abri. 
  • L' 'intérieur de cette drôle de boîte mérite que l'on prenne le temps de l'explorer : un bâtiment dont l'architecture intérieure est très dépouillée, blanc dehors et blanc dedans. une luminosité étonnante baigne cet espace dont la façade entièrement vitrée est animée de l'intérieur par les rampes d'accès aux niveaux supérieurs, le constraste entre les murs et les poteaux blancs et le sol noir renforce encore cette luminosité. Les poteaux combinés aux rampes créent, à travers les vitres, des tableaux sur les façades des bâtiments situés en face, ouvrant de nouvelles perspectives.

  • Musée MABCA tel une grenade, fruit et explosif, ressorts de l'art contemporain. :  on caresse sa peau, rouge et rèche, on croque ses grains qui tapissent votre palais de couleurs changeantes mais soudain le plaisir se heurte à l'obstacle des grains à leur dureté, à leurs arêtes qui se coincent dans les dents ... 
  • C'est l'architecte américain Richard Meier pour avoir imaginé ce bâtiment.

     7.5EUR, son entrée est intégrée dans la carte Articket BCN à 25EUR qui vous donne accès à 7 musées pendant 6 mois (dont La Casa Mila, la fondation Miro ou encore le Musée Picasso).
    • 120s.jpg
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:07

images-copie-35.jpeg  Chris Evans

 

Je voulais vous parler de ce film haletant (plus que le dernier Polanski, décevant, dans son huis-clos théâtral), ce "Transperceneige", allégorie futuriste, la terre étant entrée dans une période de glaciation. Le train de l'enfer, tournant sans cesse autour de la Terre, symbolise la société où s'affrontent les classes sociales. On croit à la victoire des exploités, mais la manipulation des masses et du nouveau gourou réussit : la révolution aboutira à une nouvelle dictature...

 

Or, je me suis décidé à parler d'un sujet moins exaltant : la critique et la corruption :


 

Critiquer l'élu en place (notre maire, à Perpignan, n'a jamais été élu...), ce serait s'adonner à la mode du dénigrement; les Catalans, ce serait ça, la grogne perpétuelle, pour pas grand chose, en fin de compte...

 

Non, critiquer, c'est un droit, et la liberté de blâmer, nous l'avons héritée de Voltaire et des philosophes du 18° siècle...

 

Ainsi je ne pourrais pas écrire ce que tout le monde sait : comme tonton Dassault, père et fils, P. et J.Paul Alduy, père et fils, ont utilisé la planche à billets pour convaincre les gitans de Saint-Jacques et d'ailleurs, à Perpignan, de bien voter. On leur a donné des bons d'achat pour Noël, des cadeaux pour les enfants... Cette charité, c'est de bonne guerre, ce cynisme, c'est de la politique d'égout; elle a été suivie par  C. Bourquin, à Millas, puis par M.Chambon, sur le canton de Saint-Jacques : un renversement de vote en faveur des "socialistes", pourquoi..? 

 

   Perpignan est un petit Marseille, les morts en moins...

 

Critiquer le maire en place et l'opposition installée, divisée, sans projet, critiquer tous azimuts, ce serait faire le jeu du Front national ! Alors, face au danger, taisez-vous, le petit blogueur !!!

 

 

Mais qui a fait le jeu du FN, si ce n'est ceux qui, depuis des décennies, ont plongé le pays dans le chômage, la crise, la désindustrialisation..? F.Mitterrand ne combattant pas franchement le FN pour avoir des triangulaires au second tour, l'extrême-droite se maintenant. Jeu dangereux car le candidat FN peut être élu, ce qui est plausible à Perpignan, puisque tout le monde en a assez du "réflexe républicain".

 

Qui fait le jeu du FN si ce n'est F.Fillon et quelques élus de  l'UMP préférant voir élu un candidat FN plutôt qu'un socialiste...

 

Ce sont ces tacticiens de bas étage qui font le jeu pernicieux du fascisme rampant, se drapant dans le "patriotisme" et présent partout désormais... 

 

Les responsables de cette montée inexorable de la haine et du racisme, ce sont les irresponsables politiques qui ont préféré le marché à la justice sociale, le fossé grandissant entre les pauvres et les riches, l'installation de ghettos au coeur des villes et privilégiant l'essor périphérique (résidences, villas, hypermarchés...)

 

C'est la corruption des élus qui fait le jeu des chemises marron (et désespère les citoyens) : ainsi, la construction de la nouvelle ville du Moulin à Vent, induisant d'imposants pots de vin pour le maire d'alors (années 60), Paul Alduy; d'autres pots de vins ont été ensuite versés au fils élu maire, Jean-Paul... L'avocat de cette affaire a voulu vendre le dossier et les révélations à C.Bourquin, qui dit "non !" Et même quand cet avocat a voulu DONNER le dossier secret à l'ancien maire de Millas, celui-vi n'en voulut pas... Signe de complicité, de connivence...? Mais non, voyons, vous n'allez pas encore critiquer...

 

 

 

Critiquer fait du bien. Mais ne pas critiquer pour critiquer ! Dire la vérité !

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:07

268.JPG    Un rêve au coeur de Perpignan

 

 

La journée m'avait éreinté. Le livre peut donc pousser à des activités aussi épuisantes et fébriles ! On rêve parfois à ne plus vivre parmi les livres, les mots, au coeur de cette danse infernale qui oblige à penser, imaginer, à se référer à d'autres oeuvres... 

 

Le rêve, celui du sommeil. La fatigue fut sans doute à l'origine de celui de cette fameuse nuit...

 

Je me trouvais à Perpignan, c'est sûr, j'en étais convaincu, car je me repérais à partir de quelques monuments célèbres : le petit château, la cathédrale, la demeure des Rois de Majorque...Mais je ne reconnaissais pas les quartiers dans lesquels je me promenais. Je cherchais une rue. J'avais un objectif précis, mais je me perdais dans ces quartiers pittoresques qui ont pour noms : les jardins Saint-Jacques, la place du Puig, la place Cassanyes, la rue de l'anguille, la place de la Révolution française...

 

Je montais et descendais par de longs escaliers, et je me croyais au pied de Montmartre : j'étais sur la Butte, puis dans une ruelle dont les maisons étaient agrémentées  de treilles. Et les raisins pendaient en lourdes grappes, entières : personne ne cueillait ces alléchants muscats !

 

La tentation m'oppressait et je pressais le pas vers de longues rampes rectilignes qui semblaient descendre vers la plage, vers le port, vers la mer, comme à Port-Vendres... J'hésitais et, ne voulant pas perdre de l'altitude, comme lors d'une randonnée difficile, où chaque pas perdu sera une nouvelle souffrance, je demeurais sur les hauteurs décorées d'orangers et de citronniers, souvenirs des verticalités banyulenques...

 

Je me trouvais pourtant à Perpignan, au coeur de la cité et les rues étaient vides, tel mon espoir d'atteindre un but précis...

 

Voici une venelle colorée par des grenadiers sauvages, le long de jardinets cultivés pour des surabondances de kiwis...

 

Mais, soudain, les couleurs se dispersèrent dans une approche muette de brume et le spectacle urbain devint grisâtre...Des escaliers encore et des réverbères, des garde-fous; je me voyais à Montparnasse ou à Ménilmontant...Je figurais dans ces sépia des obscènes années 1930/40 qui, dans les albums de photographes illustres, témoignent d'un Paris populaire, poétique; mais un Paris de l'entre-deux, où l'on essaie de trouver la joie de vivre, quand on a la prescience d'une catastrophe annoncée...

 

Je m'attendais ainsi à croiser Mac Orlan, débouchant, avec son béret, d'une muraille de brume, sa gauloise pérenne sculptée dans l'ourlet de ses lèvres... Je vivais une époque apprise dans les livres...Je rêvais et le cauchemar s'installait... Un avenir de bras levées, la main droite ouverte, dressée vers un gourou, un fou, bouleversant le monde... Je ne pouvais croire que mon pays, aujourd'hui, que ma ville, en ce début de XXIème siècle, que ma France et ma Catalogne...pourraient subir le même destin tragique... Le sursaut, le réflexe républicain peuvent-ils encore agir..?

 

Au bout d'un long rêve, au bout de la nuit du cauchemar, sans fin, presque, comme mon sommeil sans faille, je revins à la réalité. Et je constatai que mon rêve était le réel même : la rue, à Saint-Mathieu, s'offrait, ouverte, défaite; chaussée défoncée, saleté des trottoirs, commerces abandonnés, façades délavées. Un quartier fracassé, malgré les tentatives pour ouvrir une place, soutenir un immeuble lézardé, installer un logement social...Installer le local inattendu des pèlerins pour Compostelle, là-bas, au bout de l'enfilade, près d'une synagogue, près du Conservatoire de musique...

 

Une émeute était-elle passée par là, qui aurait anéanti de nombreux petits commerces, la bouquinerie-salon de thé, l'antre exotique d'un futur postérieur..? Ce quartier montrait ses entrailles, affichaient ses longues souffrances. Les édiles, indifférents, ne les voyaient pas; leur indifférence, leur cynisme ou leurs projets immobiliers, induisant de juteux pots de vin, avaient conduit le centre historique à une déchéance progressive, à présent visible. J'avais lu un penseur local, in situ, et situationniste dans l'âme : il avait écrit, dans ses "Prolégomènes à la vie culturelle" que Perpignan n'était qu'un champ de ruines... 

 

Peu importe, j'étais plongé dans la poésie des décombres, dans le théâtre tragique d'une ville démembrée, exhibant ici un luxe indécent et là, la solitude, l'abandon, la misère de gens à l'espérance orpheline... 

 

Comme l'a si bien dit un martyr : "Faisons un rêve !",  j'avais fait un rêve. Je m'étais égaré dans une marche solitaire. Je suis à présent persuadé que l'on ne pourra mettre fin au cauchemar que collectivement...

 

 

Jean-Pierre Bonnel (18 nov. 2013)

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 09:49

Doris-Lessing-in-1962.-009.jpg Doris Lessing.

 

On la montre toujours vieille, dans les journaux ! C'est vrai qu'à 94 ans, elle n'était pas de la première pluie de sperme...Mais elle fut jeune et sensuelle, femme libre, sans cesse rebelle, révoltée, indignée, combattante, pas politiquement correcte, bien que militante au parti communiste jusqu'en 1956...

Elle devint une icône du féminisme : les célébrités sont toujours récupérées ! Il faut lire son autoportrait, le récit d'une femme qui se forme, se construit, dans un monde injuste : Le carnet d'or (1976 en France, chez Albin Michel, prix Médicis)

 

octavio.jpg Octavio Hoandra

 

   Le Journal à Klausenburg, de l'écrivain roumain Octavian Hoandra, est, selon Jacques Jouet le préfacier, un livre de "méditation", des "poèmes de méditation partagée".

 

Il s'agit de court textes, ramassés, sans ponctuation, composés sur un smartphone : la poésie s'écrit désormais sur machine portative, sur tweeter, sur l'intime téléphone portable, prothèse de notre esprit : on ne peut plus s'en passer...

   Mais quand le résultat s'affiche, non plus dans le virtuel, mais dans le concret d'un livre, alors on se dit que le progrès technologique a peut-être du bien... Surtout quand on lit, au hasard des dates qui scandent ce volume peu volumineux mais lumineux : 

 

Mardi 19 avril 2011, 1:09 pm

 

"nous allons bien

il semble que nous allions bien comme ça

et nous allons nous rappeler ceci et cela

comme cela a été

car toutes les choses ont été d'une certaine manière

plus tôt ou plus tard

nous chercherons

nos propres traces

nous allons nous guider d'après elles tels

les lévriers afghans

à la recherche de l'animal blessé

à la chasse

mais les traces ne mèneront nulle part

et nos âmes ne seront plus

là "

 

(94 pages, octobre 2013, 12 euros, diffusé en France.)

Supracoperta-Hoandra---Journal-FR.jpg


***Conférence de Raoul Marc Jennar:  Les Amis du Monde Diplomatique 66 vous invitent à participer à leur prochaine conférence - débat :

>

« Mondialisation Néolibérale et Négociations Commerciales Europe/USA vers lultime étape dans la destruction de notre modèle de société ? » 

> avec Raoul Marc JENNAR , politologue , militant altermondialiste.

 

> Cette conférence aura lieu au Conseil général 66, salle CANIGOU (30-rue pierre Bretonneau - Perpignan), le mardi 19 novembre 2013, à 19H

>

Depuis une trentaine dannées, des accords, négociés par les gouvernements successifs, tant au niveau européen quau niveau mondial, remettent en cause notre modèle social. Les traités européens, les accords de lOMC, les choix du FMI ont tous eu pour finalité de subordonner les droits fondamentaux des peuples aux "règles" du commerce, de léconomie et de la finance: La "concurrence sans entrave" de tous contre tous est érigée en norme de vie en commun !

Une ultime étape dans la destruction finale de notre modèle de société est sur le point dêtre franchie. Avec le soutien des gouvernements de lUnion Européenne, une grande "Négociation Transatlantique" est menée depuis la 8 juillet par la Commission Européenne avec les USA. Le mandat de négociation est clair : il s’agit de confier au secteur privé la définition des règles; Les multinationales auront ainsi la capacité d'attaquer nos législations et réglementations, dans tous les domaines où elles considéreront que ces normes constituent une entrave à leurs profits : normes salariales, sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales
>

Une fois de plus , Raoul Marc Jennar , fin analyste des arcanes de Bruxelles, lève le voile sur ces discrètes négociations...

> Cette conférence est également parrainée par Attac 66, LDH 66 et l'Université Populaire de Perpignan.

 

--- - mardi 19 novembre, à PERPIGNAN, à 19H, Salle Canigou du Conseil général, 30, rue Pierre Bretonneau, sur le thème « la mondialisation néo-libérale et les négociations UE-USA », première partie consacrée à lévolution de 1945 à 2013, dun diptyque dont la deuxième partie se tiendra le 11 décembre.

- samedi 23 novembre, à ARGELES, à 16H30, au Cinéma Jaurès, rue du 14 juillet, sur le thème « la démocratie face à la finance » en suite de la présentation du film DebtOcracy, consacré à la situation de la Grèce.

 

Le 19 Novembre 2013 à 19h à la Salle Canigou du Conseil Général, Perpignan.

Conférence de Raoul Marc Jennar sur : « Mondialisation Néolibérale et Négociations Commerciales Europe/USA …vers l’ultime étape dans la destruction de notre modèle de société ? »

Pour en savoir plus  www.jennar.fr

 

 

 

 

Le 19 novembre 2013 - 19 h 00 - 21 h 00 

 

Salle Canigou, Conseil Général

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 11:11

la-lectrice.JPG   La lectrice (photo Jean-Pierre Bonnel)

 

Il pleut, ça verse, les gués sont fermés, vivent la rose et le lilas !

 

Vive la lecture ! Si vous pouvez rester sous la couette, au lieu de vous rendre au labeur, prenez un livre, n'importe lequel mais prenez un livre au lieu d'aller jouer les voyeurs sur les réseaux sociaux...

 

Aujourd'hui, je vous conseille...pas Camus, parce que je sors d'un marathon d'une semaine : Camus et lalgérie, le libertaire, l'Espagne, le Catalan... D'accord, il faut lire avant tout Noces, L'Etranger et Le premier homme...Mais vous l'avez déjà fait, je pense....

 

Alors, lisez "Modernes catacombes", éditions Gallimard. Avec R.Debray, le lecteur n'est jamais déçu : il y a du contenu, de la réflexion, une pensée paradoxale, courageuse ! Et du style, une écriture ramassée, sèche, ironique, très surveillée, comme la culture qu'elle véhicule. 

Le personnage, passé de la révolution sud-américaine aux salons parisiens en col mao, tout en conseillant le président Mitterrand, puis se rapprochant de Chevènement, a centré sa réflexion sur l'image (en dirigant des cahiers, sur les médias, aujourd'hui arrêtés)...

 

Ayant lu qu'il préparait un opéra sur Walter Benjamin, je lui ai écrit, lui faisant part de mon livre sur le penseur juif; il m'a répondu qu'il avait ouï de mon ouvrage, mais qu'il ne citait jamais, dans son propre texte, les textes des autres. Merci Régis, venez donc à Cerbère et Port-Bou !

 

Sur l'image, donc et son recueil d'articles, après un texte mi-figue, mi-raison (son style a l'amertume des pamplemousses et le ton tient de Voltaire, l'ironique) sur Sollers, parle du "prestige de l'image, de sa faculté de décider, à l'opposé de l'écrit, dont l'aura s'étiole...

"Peu importe le texte, pourvu que l'auteur en parle bien." Nous vivons bien dans le monde "bling-bling", de la séduction, de l'image façon "Paris-Match", du dérisoire, du superficiel, de l'exhibitionnisme généralisé...

 

Plus loin, Debray nous parle de Breton (André) et de ses "cailloux"; je pense alors à ceux que j'ai ramené du sommet de Bougarach, pour me protéger de la fin du monde...

 

Le philosophe ne peut se passer de littérature : "Toute langue littéraire est asociale en ce qu'elle est plus qu'un moyen de communication." (p.129); le voici parlant de Gary et Malraux (pages 198 et 271), du roman, "médiation poétique de l'existence."

 

L'écriture ferme, tendue, précise, bourrée de culture, me fascine. Pas de délayage, tout est utile, rien à jeter, comme l'écrivait Brassens ! L'ironie n'est pas vulgaire, mais elle irrigue le livre de ses discrets courants amers.

 

Avec R.Debray, j'ai l'impression d'apprendre à écrire. 

 

Vive la pluie, qui permet la lecture !!!

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 10:52

boutonnet.jpg   A l'occasion de la sortie du livre de François Boutonnet Mnémosyne (éditions Disvoir - Paris 2013),

 

l'Espace Culture Multimédia Cinémaginaire 

propose

LABYRINTHE MNEMOSYNE 

Download.html.jpg

une séquence animée par François Boutonnet autour des 

Arts de la Mémoire 

de l'Antiquité à la création multimédia contemporaine

 

Séquence Labyrinthe Mnémosyne

intervention / projection

livre (Mnémosyne) 1h + film (Urbi et Orbi) 1h

partenariat Kalimago Films / Cinémaginaire - pour les publics des

Médiathèques, Espaces Multimédia, Centres d'Art, Ecoles d'Art et de Cinéma, Salles de Cinéma, Maisons de la Culture, Associations …

 

Une approche des Arts de la Mémoire, ce voyage aux confins du langage et de l’image,

se prête mal à une restitution exclusivement écrite, en contradiction avec le sens même de cette démarche.

C’est donc dans deux modalités indissociables que se mène cette expérience,

ce voyage aux confins du langage et de l’image, par l’incessant passage de l’un à l’autre.

 

Le livre Mnémosyne expose le fil rouge qui relie les antiques Arts de la Mémoire

aux créations audiovisuelles contemporaines, du cinéma aux arts numériques.

Il reprend une partie de la thèse de doctorat présentée par François Boutonnet à l'Université de Toulouse (ESAV) en 2010.

 

Download.html_1.jpgDownload.html_2.jpg

 

Le film Urbi et Orbi, réinvente une déambulation dans l'un des rares Palais de Mémoire conservé depuis la Renaissance : le jardin de Bomarzo en Toscane.

Chaque station du jardin de Bomarzo ouvre sur une évocation particulière d'un voyage en Amérique du Sud.

Cet itinéraire mène d’un site à l’autre par des passages aléatoires et

commence à cartographier le pays imaginaire qui s’étend au dedans de nous, comme le plan du trésor dans les histoires de pirates.

 

Cinémaginaire fournit toute la logistique technique de cette séquence

 

Infos et réservations

Espace Culture Multimédia Cinémaginaire

Tél 06 75 76 16 60

Mail : contact@cinemaginaire.org

Site : www.cinemaginaire.org 

 

 

. Autour des Arts de la Mémoire 

 

Mnémosyne préside depuis la nuit des temps aux fragiles émulations entre mémoire et création, connaissance et poésie, sciences et arts.

C’est sous son signe que les Arts de la Mémoire ont initié, il y a déjà vingt-sept siècles, dans la Grèce de l’Antiquité, un chemin vers un art global,

en associant pour la première fois, lieux et mémoire, espace et temps, représentation et mouvement, image et pensée.

Ce que les Arts de la Mémoire nous révèlent du lien entre pensée, lieux et images, c’est la fonction privilégiée de cette déambulation dans un paysage imaginaire.

Le parcours est découpé en séquences qui se succèdent dans un ordre précis. A l’ordre précis dans lequel sont visités les lieux, s’ajoute l’association ordonnée des images et des lieux.

Chaque séquence suscite l’invention de courtes scènes animées, dont les images seront projetées mentalement dans les lieux étapes du parcours, à chaque nouvelle déambulation.

Les Arts de la Mémoire préfigurent l’arrivée des images en mouvement. 

 

Aujourd’hui, les lieux (loci) individualisés et intimes des antiques Palais de Mémoire deviennent collectifs et poreux.

Les images (imagines) uniques et secrètes qui nourrissaient ces arts, deviennent multiples et publiques.

A l’image fixe façonnée par un regardant mobile, vient se substituer l’image mobile reçue par un regardant fixe.

Les couplages dialectiques lieux-images deviennent intelligence collective, séquences filmées ou sites interactifs.

Les nouvelles technologies permettent de passer de constructions d’un nombre fini de possibilités, à des dispositifs aux combinaisons infinies.

Ces dispositifs renouvellent la notion de labyrinthe, comme déambulation riche de sens entre des énigmes symboliques.

La déambulation elle-même passe d’un parcours balisé à des parcours connectés.

La réalité augmentée de ces nouveaux paysages virtuels, et les liens qui peuvent s’y tisser,

sont aujourd’hui au centre du questionnement artistique et du développement des savoirs. 

 

 

***JAZZ au PALAIS, ce dimanche :

 

372668_100005037816141_1762184762_q.jpgCulture CG PO - Carte Blanche à ... Vous aimez les chansons indémodables de "la Môme Piaf" et la profondeur mélodique et poétique de celles de Barbara ? 

Laissez vous emporter, dimanche 17 novembre à 17h, par le Muriel Falzon Quartet. Un contrebassiste, un batteur, un saxophoniste et une chanteuse réarrangent les chansons de ces deux artistes incontournables pour vous emporter dans l’émotion de leurs chansons. Un concert singulier et envoûtant !

 

Palais des Rois de Majorque - Entrée gratuite-

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 10:54

images-1-copie-2.jpeg Hélène RUFAT  : CAMUS et L'ESPAGNE -


 

 

ce samedi à Collioure (17 heures, centre culturel), "Camus et l'Espagne", entrée libre.

 

 

** lecture consacrée au poète Pablo Neruda, par Cédric Debarbieux SAMEDI 16 NOVEMBRE, à 15h,

à la bibliothèque Bernard Nicolau (Musée Puig), 

42, avenue de Grande Bretagne, Perpignan

 

 

Lecture de poèmes de Pablo Neruda

par Cédric Debarbieux

 

Brutalement décédé en septembre 1973, Pablo Neruda laissait derrière lui une œuvre poétique foisonnante, protéiforme, commencée un demi-siècle plus tôt par son recueil Crépusculaire

 

A l'occasion du quarantième anniversaire de sa disparition (qui coïncide également avec le quarantième anniversaire de la chute du Président du Chili Salvador Allende), il paraissait nécessaire de redonner à entendre une part de cette œuvre poétique.

 

« Évoquer Pablo Neruda, c'est vouloir faire vivre encore une parole somptueuse, immensément riche, nourrie de culture tant intellectuelle que populaire, engagée dans l'action et fascinée par l'universalité. Une écriture qui parle des origines, de la nature foisonnante, des femmes, de l'amour et de la guerre. Comme si ce poète était venu sur cette terre pour en dresser un tableau aussi dense et complet que possible, pour rappeler que le cri des hommes est parfois comme le feulement du tigre, et que ses mots d'amour ont la douceur des pluies d'été. 

 

Pour cette lecture intitulée « Pablo Neruda, Voyageur du Siècle », j'ai choisi des textes extraits de trois recueils : Le Mémorial de l'Île noire, La Centaine d'Amour et Résidence sur la Terre. Certains poèmes sont d'inspiration surréaliste, d'autres sont des témoignages engagés, d'autres encore portent en eux une trace de magie profonde, presque animiste ; la femme y est présente, l'enfance, la terre aussi, avec son cortège de feuilles luisantes, d'eaux tumultueuses, avec ses odeurs de pluie, de feu, de lave ; et la paix, et la joie des hommes devant l'eau et le pain, et la guerre (celle qui ravagea l'Espagne). On y goûte le limon des siècles, la splendeur des feuilles phosphorescentes,  la sueur et la dureté du travail, on y partage les espoirs et les tristesses d'un homme totalement engagé dans notre vingtième siècle » (Cédric Debarbieux)

 

 

« Je veux vivre dans un pays où il n'y ait pas d'excommuniés.

Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.

Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.

Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.

Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.

Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.

Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir. »

Pablo Neruda

 

 

L'entrée est libre et gratuite, mais il est prudent de réserver sa place auprès de la bibliothèque, au 04 68 62 37 60

 

  Contes, Lectures, Ecritures

cedric.debarbieux@laposte.net

           06 68 73 88 72

Sur Google

cedricdebarbieuxconteur

       et cedricdebarbieuxlecteur    

 

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 09:11

51BJ6Q26N8L._SY445_.jpg   Cycle de conférences sur Camus organisé par les AIAM ("Amitiés internationales André Malraux : Pierre Coureux, président, à Paris - Jean Bigorre, J.Pierre Bonnel en Roussillon/Catalogne) :

 

* Ce soir vendredi 15, à 19 h, à la médiathèque de Villelongue del Monts "Camus libertaire" par Daniel GUERRIER (entrée libre)

 

** Samedi, Hélène RUFA:

 

Samedi à Collioure (Centre culturel à 17 h) Conférence sur Camus et l'Espagne par Hélène RUFAT: 

 

*Hélène Rufat, Professeur de littérature et de langue et littérature françaises, à l'université Pompeu Fabra de Barcelone, a consacré sa thèse de doctorat à l'image et aux mythes de la Méditerranée dans l'œuvre d'Albert Camus. Membre du C.A. de la SEC et du comité de rédaction de Présence d’Albert Camus,  elle a dernièement surtout travaillé les aspects libertaires de Camus et ses liens avec l’Espagne (cf notammet la revue Anthropos, nº199, les actes des "Rencontres de Lourmarin", le dictionnaire Albert Camus, Pourquoi Camus). La Méditerranée reste présente au sein de recherches s’intéressant aux représentations (littéraires) des diversités culturelles, des identités multiples et des valeurs humaines.

 

*** Deux artistes pour la paix: Albert Camus et Pau Casals

À la suite de la démission d’Albert Camus de l’UNESCO, Pau Casals (comme tant d’autres Espagnols réfugiés en France) lui adresse une lettre de félicitations pour ce geste. À son tour, Camus lui répond avec un grand respect et une grande admiration pour l’artiste engagé. Lettres inédites, elles expriment une préoccupation partagée pour le rôle de l’artiste engagé. "Tout ce qui concerne la paix me touche profondément" déclarait encore quelques années plus tard le maître, le 24 octobre 1971, au siège de l’ONU. Cette inquiétude l’accompagne en effet toute sa vie, avec son corollaire, la passion pour la liberté. Ainsi, un simple aperçu de ses écrits met en évidence une ressemblance de pensée remarquable avec celle d’Albert Camus: vocabulaire similaire, références culturelles partagées, tristesse pour l’Espagne contemporaine et revendications de liberté réitérées. Cette communication présente une première  comparaison des écrits des deux artistes autour de la question de la paix, associée particulièrement aux critiques adressées au régime franquiste, mais aussi de manière plus conceptuelle en tant que principe fondamental. Nous constaterons ainsi un même sentiment de "responsabilité d’artiste" face aux valeurs et aux engagements sociaux.

 

*** Camus l'Espagnol :


Personnellement, je n'oublierai pas les entrevues que j'ai eues avec lui depuis ces jours déjà lointains où nous faisons campagne dans les colonnes de Solidaridad Obrera pour la libération des Espagnols antifascistes séquestrés à Karanganda. Son indépendance de jugement lui permit à cette occasion de fustiger d'Astier de la Vigerie qui, prenant prétexte des horreurs du phalangisme, voulait excuser l'opprobre moscovite. De même, il reprit Gabriel Marcel, mécontent de l'état de siège, et qui aurait voulu justifier le régime de Franco en remarquant que celui de Staline était pire. Sur ce terrain, Albert Camus n'admettait pas d'hésitations : c'était un caractère débordant de franchise, et sans la moindre défaillance. Les dilettantes ou fellow-travelers qui prétendirent le mépriser n'ont pas été capables de comprendre sa pensée, et encore moins de se mesurer avec lui. Puisque autant pour les campagnes d'aide - celle de la grève générale de Barcelone -, pour l'agitation - le cas des militants anarchistes condamnés à mort -, pour la protestation - celle qui précéda l'entrée de l'Espagne à l'Unesco -, Albert Camus fut toujours le premier, le véritable, l'indispensable animateur.

Disparu aujourd'hui, nous ne nous laisserons pas abattre par la douleur et croire que nous devrons manquer à l'avenir de soutiens dans le monde intellectuel, mais nous doutons vraiment qu'Albert Camus puisse être remplacé dans ce qui valait son amitié, cette amitié sincère qui ne demandait pas de contrepartie, qui était faite d'abnégation, et se fondait dans la conscience d'un devoir que lui-même résuma ainsi : « Le monde où je vis me répugne, mais je me sens solidaire des hommes qui y souffrent. »

F. Gómez Peláez (extrait publié dans Le Monde libertaire.)

-----

*Jalons pour "Camus et l'Espagne" : Camus ne renia jamais ses origines minorquines et espagnoles; il considérait l'Espagne comme sa "seconde patrie"; à ceux qui l'écoutaient en 1958 : "Nous sommes en partie du même sang et j'ai envers votre patrie, sa littérature et son  peuple, sa tradition une dette qui ne s'éteindra pas." (article "Ce que je dois à l'Espagne- La Pléiade, Gallimard).

La grand-mère de Camus est Catherine CARDONA, née à San Luis de Minorque (près de Mahon aux Baléares), île conquise par les Bretons, les Français, puis les Catalans. (les noms de rue en breton sont en train d'être changées en catalan).

en 1935, il se rend aux Baléares sur l'^le de Majorque (lire "Amour de vivre" dans le recueil "L'envers et l'endroit".

1937, début de la guerre civile espagnole. Pour le théâtre, il écrit "Révolte dans les Asturies", sur le combat des mineurs du pays basque.

1948 : Il écrit sa 3ème pièce "L'état de siège", sur la guerre d'Espagne.

1952 ; échange de lettres avec P.Casals. Camus refuse de participer aux activités de l'UNESCO qui intègre l'Espagne franquiste. Casals remercie Camus Ses articles dans des revues libertaires montrent son attachement à l'Espagne; il défend les victimes du franquisme (lire le livre de Lou MARIN, qui a réuni les articles libertaires de Camus- nouvelle édition à Montpellier, aux éditions INDIGENE, 2013 - Rappelons la présence de LOU MARIN, fin août, au festival de Collioure, débats avec Benjamin SORA, Daniel GUERRIER, Jean-Pierre BARROU...

 

**** Livres : Javier Figuero "Camus ou l'Espagne exaltée" (essai "Autres Temps", mai 2008.

"Camus et l'Espagne", Edisud, Les Rencontres méditerranéennes, 2005 (articles, en particulier de Jacqueline Valensi, de Jean-Louis Meunier et d'Antonio Castaner, sur la traduction du "Cant espiritual" de Joan Maragall : il considérait la "langue" de sa mère comme un simple patois; Camus reconnaîtra plus tard la langue catalane de cette mère décrite longuement au début de "Le Premier homme"(Folio-Gallimard, page 15 : "Elle avait un visage doux et régulier, les cheveux de l'Espagnole bien ondés et noirs, un petit nez droit, un beau et chaud regard marron..."

Camus ne parlait pas le catalan. En outre, il ne se rendra en Espagne qu'une seule fois (Description du voyage dans ses "Carnets", édition de La Pléiade-)


Partager cet article
Repost0
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:52

 

camus.jpg  P-O : Centenaire de la naissance d’Albert Camus… Le programme des conférences 

 

Après les brillantes interventions de Jean-Louis Meunier à Prades (Lycée Renouvier) et à Elne (Amis d'Illibéris) et de Nicole Yrle, à la librairie Torcatis (sur "Le premier homme"), à Perpignan, où le "Cercle algérianiste", soutenu par la municipalité, a tenté de récupérer Camus *, voici la suite des conférences:

 

Les Amitiés internationales André Malraux (AIAM, à Paris, rue Vauvenargues)

  présentent le cycle de conférences animé, du 12 au 16 novembre 2013, à loccasion du centenaire de la naissance dAlbert Camus…Avec l'aide du Conseil général, de la librairie Torcatis, des Amis d'Illibéris (Elne), de la ville de Céret, coordination par Jean Bigorre...  J.P.Bonnel...

 


- Jeudi 14 novembre à Céret : Centre Cultural Català del Vallespir , à 20h30 : Camus, la Méditerranée et lart.

- Vendredi 15 novembre à Villelongue dels Monts : Médiathèque, à 19h : Camus libertaire par Daniel Guerrier.

- Samedi 16 novembre à Collioure : Les Amis de Collioure, Centre Culturel, 13 rue Jules Michelet, à 17h : Camus et lEspagne.

 

 

* En citant et lisant les textes de Camus ("Misère en Kabylie", dans Alger républicain, dans le soutien qu'il apporte au projet Blum/Violette, dans "Progrès du nationalisme algérien" -article de 1939-, dans "Actuelles 3", qui réunit toutes ses chroniques algériennes, dans son appel de 1956 pour une trève civile en Algérie, en condamnant le terrorisme aveugle, qu'il vienne de l'OAS ou du FLN, J.L.Meunier a bien montré que Camus ne s'est jamais prononcé pour l'Algérie française (ni d'ailleurs, pour une Algérie algérienne; il était partisan d'une sorte de fédéralisme entre les deux pays)

 

**Bien sûr, relire encore "Camus brûlant" de Benjamin STORA, pour montrer comment le fameux "cercle algérianiste" (musée non objectif, sans conseil scientifique, proposant des colloques avec des "écrivains" et journalistes de droite, plus ou moins extrêmes...) a voulu mettre Camus du côté de l'Algérie française et du colonialisme...

 


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens