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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 10:05

images-copie-4.jpeg Mario CHICHORRO - Expostion des oeuvres du peintre à la Galerie Place del Gall de Palau Del Vidre - La Mairie de Palau Del Vidre et les Amis de la Galerie vous invitent  à découvrir ou rédécouvrir Mario CHICHORRO qui nous révèle son talent en exposant une trentaine de ses oeuvres jusqu'au 17/11/2013 à la Galerie Place del Gall à Palau Del Vidre.

L'exposition est ouverte tous les jours sauf le Mardi de 15h à 19h

 

ENTREE LIBRE

 

C'est une exposition à ne pas manquer. Venez à la rencontre de ce grand peintre et laissez vous guider dans son univers.

 * Contact : DARCHE Françoise  : 04 68 37 98 68 -  francoise.huard@gmail.com 

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Bibliolab

une bibliothèque alternative          http://bibliolab.perpinux.org/

 

path.jpgBIBLIOLIB, une association participative

Espace ouvert à tous ceux, associations, collectifs, individus, qui sont engagés dans des projets de transformation sociale, politique et écologique, BIBLIOLIB s’inscrit dans des pratiques culturelles d’éducation populaire.

Échanges de pratiques ou de connaissances, créations d’alternatives, expérimentations culturelles, sociales et économiques, chacun y trouvera un cadre et des outils théoriques et pratiques qui lui permettront de mettre en œuvre et de produire de nouvelles manières d’agir.

Plate-forme favorisant la rencontre des différents mondes militants, BIBLIOLIB organise des débats, ateliers lecture, écriture et des projections de films.

Vous pouvez participer à notre collectif en donnant du temps, des ouvrages, des revues, des films ou simplement en venant nous voir.

BIBLIOLIB, 26 rue de l’Avenir Perpignan

Les après-midi de 15 à 19 H sauf lundi   

 

En ligne le site de Bibliolib ! N'hésitez pas à envoyer des articles, des infos, etc..

 

http://bibliolab.perpinux.org/  (Contact : Claude FAGES)

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:34

barcelone-marche-couvert.JPG  Marché couvert de Barcelona : la Boqueria.

 

Au lieu de proposer une vision d'envergure pour Perpignan (l'architecture, la circulation, le stationnement, le parcours touristique intramuros et dans les quartiers, le social, la réhabilitation d'habitations insalubres, la création d'entreprises...) on regarde par le petit bout et on "bat" sur un point précis, comme pour distraire la population...qui n'est jamais associée aux décisions ! On devrait commencer par là, avant de lancer des "idées" (farfelues) juste avant les élections !

 

 

Après les tentatives de Paul Alduy pour étendre Perpi dans le ghetto du Moulin à vent pour y parquer Pieds-Noirs et étudiants, et celles du fils Jean-Paul pour pousser la ville vers la nouvelle gare (échec pour l'instant), avec l'implantation de la Fnac (en danger), face à la perspective de l'avenue, le débat, avec J.M.Pujol, revient au centre-ville... On se regarde le nombril. On semble avoir peur de commerçants qui, le plus souvent n'habitent pas au centre et n'y votent pas...

 

Face au mécontentement des commerçants et des habitants du Perpi historique, il faut, fissa, des solutions : des rues à double voie, des heures gratuites pour les acheteurs, et à présent le marché ! 

 

On vit sous la loi du marché ! Alors, après avoir cassé le marché couvert de la Rép. construisons un nouveau marché couvert !

 

 

C'est évident : ville méditerranéenne, Perpi n'a pas de marché "provençal"...

 

Il lui faut donc un marché "catalan"! 

 

Regardons donc du côté de la Boqueria, placée dans un espace imposant près d'un lieu populaire, la rambla...

 

  Or, certains illuminés veulent placer le marché dans une rue ! Rue de la Cloche d'Or ? Quelle est la cloche qui a cogité ça ? C'est ridicule, étant donné l'étroitesse ! Claude Simon, qui a vécu là, va se retourner... Ces intellos de la CCI, c'est pas des prix Nobel !!!!

 

Place Gambetta, pour cacher la cathédrale et les façades, et la galerie Castan..? De plus en plus débile ! Et le maire actuel d'affirmer : 'Place Gambetta, ce serait pas mal !" 

 

Place Rigaud ? C'est pas grand et un petit marché bio, marginal existe ! Donc, non, copie à revoir ! que des incapables, sans imagination !

 

On a l'impression, ici, d'être entourés d'imbéciles, l'élite étant partie à Paris ou à l'étranger, ou ayant été éliminée (Ce fut la politique de la terre brûlée de Bourquin pour supprimer les meilleurs soialistes, Sicre, Cansoline, Codognès, Bigorre, Olivier...).

 

On a bien, sous Paul Alduy, détruit le magnifique ensemble de Saint-Martin, pour y construire le Conservatoire ! On trouvera bien la solution pour défigurer encore un peu plus Perpignan...

 

 

Je propose de placer un marché à grande échelle à la place du parking de la trésorerie/ancien lycée. Les avocats, qui ont déjà leur café, La Paix, auront leur marché ! J'espère qu'ils vont appuyer ma suggestion...

 

Sinon, en cas de problème avec la société qui gère les parcages privés, instaurer ce marché sur le désert de la place de la Victoire, face au Castillet, près du cinéma, près de la promenade, départ d'un "itinéraire Nature" près du centre-ville ...

 

Victoire ! Pour un marché de la Victoire ! De la réussite !

 

 

 

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 09:41

hortensia.jpg   DE LA MORT :

 

*La mort, c'est cette mouche sur un tableau de Cimabue, celle sur le crâne rangé sur une étagère, la mâchoire dans "Vanitas" de Barthel Bruyn l'aîné...

 

* Lettres de la vie et de la mort, de Novalis, à la mort de sa fiancée, Sophie, à l'âge de quinze ans. "Quel hasard céleste fut pour moi sa mort; cette mort sauve l'intégrité de son désir et purifie les contingences de la vie terrestre."

 

* Celan, dans "Fugue de mort" : "La mort est un maître."

 

 

* Images lues, photos écrites - Michel Braudeau parle de "quelque chose, qui, une fois sur la pellicule, est déjà dans le passé irrémédiable."

"Travail de deuil et de séparation qui est au coeur de la photo, sa raison d'être. Nous rappeler que que nous ne sommes plus : elle révèle sa propre nature, le refoulé de la mort."

 

"L'irregardable, ce sont les cadavres à la mort d'Andres Serrano, ou la femme nue très âgée de Donigan Cumming...

 

* Strindberg : La danse de mort.

 

* Les revenants : étude sur les morts et les vivants dans la société médiévale Le Monde du 17.6.1994)

 

* Cyrano de Bergerac, qui recevra une poutre sur la tête : "Mourir n'est rien, c'est achever de naître."

"Une heure après la mort, notre âme évanouie sera ce qu'elle était une heure avant la vie."

 

O connaît son histoire de nez. Et Balzac ? "Prenez garde à mon nez; mon nez, c'est un monde !"

 

* R. Pomeau, sur Voltaire : "Il ne saurait mieux prouver et se prouver qu'il est vivant qu'en mourant de temps en temps."

Voltaire, justement : "La vie n'est que de l'ennui ou de la crème fouettée."

 

   * "...le cimetière, trois siècles de morts, il prend à lui seul la moitié du village..." - "Partout, les morts sont plus nombreux que les vivants : à quelle heure exacte est-ce arrivé.." Marguerite Duras (Emily L. éditions de Minuit, page 30)

 

   * Le cercueil vide de Dante.

 

   * Léopardi, mort sur les pentes du Vésuve...

 

   * "Sombre amant de la mort, pauvre Léo." Musset, 1842.

 

   * La mort soupçonnée de Venise.

 

   * Pour Madame de Staël, les gondoles sont aussi bien des berceaux que des cercueils...

 

   * Théophile adore les statues : pour lui, elles associent luxe, mort et beauté.

 

   * Jean-Marie Gleize, le  poète, annonce la mort de la poésie, après Adorno ("Nul poème n'est possible après Auschwitz"et d'autres... tel Paul Celan, se réfugiant dans un hermétisme désespéré, poésie laissant parler le désastre, oeuvre hantée par le génocide et la mort. Aporie de l'art après la Shoah). 

   Non ! la poésie vit sous différentes formes, ou genres divers : pub, chanson, video... même dans la prose du fait divers ! Et ses manifestations font reculer la mort.

 

   * De Mayra Montero : Une nuit avec toi, danse cubaine, boléro, histoire de passion et de mort.

 

   * Le dernier jour de la jeunesse, d'A. Delfini : le livre décrit les premières et les dernières heures de deux amants qui ne se diront jamais qu'ils s'aiment, qui connaîtront la mort avant d'avoir prononcé le mot "amour".

 

   * L'âme accepte la mort dans les Cantates de Bach. Joie, paix sereine dans la célébration du lundi de Pâques. Chaleur de la musique es hautbois, pizzicati des cordes, mélodie du choral, refrains de la flûte traversière, toute cette harmonie fait tinter le glas pour entourer la mort tranquille annoncée...

 

   * René de Ceccaty, écrivant sur Antonio Tabucchi, décrit Requiem, "errance dans une ville structurée comme un rêve : de jardin public en cimetière...c'est aussi un livre de recettes : la nourriture est très étroitement liée à la mort. Les funérailles ont toujours été le prétexte d'un banquet..."

 

   * J'ai peur de m'asseoir et d'écrire : dans cette accalmie du corps et de l'esprit, le passé revient et le futur de la mort approche. J'ai peur des mots du désastre dans ce siècle catastrophique...

 

   * J'aime bien écrire et travailler le soir, vite et à fond, quand j'ai perdu ma journée au soleil, à flâner dans la lumière, à rêvasser, à voir passer le jour. La vie passer...

 

   * Lire Xavier Villaunutia : Nostalgie de la mort (poèmes traduit du mexicain, J.Corti, 1991).

 

   * Jean Grenier, dans Sagesse de Lourmarin, hommage à Camus, aux "nuits chaudes sur les terrasses d'Alger, le sirocco qui desséchait les lèvres comme un désir..."

   "...Tout concourt à la gloire de l'homme. A sa gloire et à sa perte. S'il a un tel prix, c'est qu'il a pour décor de ses actions, plus loin que le paysage, la mort."

 

   * De motui nihil nisi bene.

 

   * Le Cimetière marin, de Paul Valéry, a été calculé pour satisfaire à des conditions de plénitude.

 

J.P.Bonnel

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:40

 images-copie-3.jpeg   J-Marc Pujol, notre maire adoré, est un homme civilisé, sensible, attentif au bonheur de ses administrés. Il connaît les bonnes manières, il sait vivre dans la bonne société des gens susceptibles de voter pour lui. 

 

Les autres aussi, d'ailleurs, les indécis, les ronchons, les nouveaux arrivants, les contestataires, l'intéressent itou; c'est pourquoi M.Pujol a pris sa belle plume. Il avait déjà écrit dans de grandes affiches qui montraient son sourire et sa bonhomie, à Noël dernier, vous vous rappelez ? C'était notre Père Noël sur papier glacé, JMP...

 

C'est ça, dans des panneaux publicitaires, bien placés aux quatre coins stratégiques de la ville... Avait-il payé de sa poche cette esthétique campagne pré-électorale, cela ne nous regarde pas...

 

Quoique... 

 

Ensuite au premier de l'an, notre maire a envoyé, par la poste, sur des cartes très belles et en couleurs, ses voeux aux citoyens ! En tout cas, à ma mère, c'est sûr, j'ai gardé la carte colorée et l'enveloppe timbrée; je garde les écritures des gens célèbres; je dois être un peu conservateur et réactionnaire ! Moins, tout de même que notre maire, qu'on dit bien à droite, même si, devant le CAC W.Benjamin, il prône la Révolution et crache sur le flic dessiné sur la façade de ce centre qu'on aurait dû baptiser "Jordi Vidal".. !

 

 

Donc, revenons à l'écrivain Pujol : ma mère a reçu une autre bafouille pour son anniversaire : 90 ans, ça se respecte et M.Le Maire respecte les vieux qui votent bien. Elle a d'ailleurs toujours voté à droite, ma maman, habitant dans le centre historique et bourgeois de Perpi... mais cette fois-ci, écoeurée comme pas mal de Français, elle votera (pas FN, ce serait le réflexe irresponsable) pour le maire en place, mais pour la candidate jeune, hors parti, qui apportera enfin l'éthique dont Perpignan a besoin ! Même si je dois louer un minibus (ça rappelle les magouilles de la Canebière), je l'emmènerai voter, foi de charbonnier !!!

 

Si donc, JM. Pujol envoie chaque jour des dizaines de cartes, de voeux, de bons mots, ça doit lui coûter bonbon !

 

Mais si c'est nous qui payons, c'est comme si on se l'était envoyée à nous-mêmes, cette luxueuse carte... Alors, ça sert à quoi, ce manège..?  

 

  - Jean-Pierre Bonnel -

 

 

--- 

Jean-Marc Pujol né le 4 avril 1949 à Mostaganem 1, est un homme politique français, maire de Perpignan depuis le 22 octobre 2009.

 

Avocat fiscaliste, Jean-Marc Pujol est membre du conseil municipal de Perpignan depuis 1989. Adjoint au maire, chargé de l'urbanisme et des finances 2 depuis 1995, il était devenu premier adjoint du maire Jean-Paul Alduy auquel il a succédé en octobre 2009.

 

Il a été champion de France de chasse sous-marine par équipe en 1974 1 et président de la commission nationale de pêche sous-marine de la Fédération française d'études et de sports sous-marins (1984-1996)

.

Mandats

Notes et références

  1. aetbWikicsm.com [archive], éléments biographiques.
  2. La Gazettes des Communes [archive], lagazette.fr, 16 octobre 2009.
  3. Décret du 31 décembre 2008 [archive]

 

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:53

 pepin.jpg   Il nous avait fait le plaisir de participer au festival "Un livre à la mer", de Collioure 2011, en compagnie de Daniel Maximin. J'ai déjà parlé de lui, dans mon blog, à cette occasion. Nous avons goûté son style novateur et son sens de l'amitié. Cet article lui rend hommage, lui qui rend hommage aux Haïtiens...

   Ernest Pépin, un défenseur des îles : Ernest Pépin est un grand homme de la littérature caribéenne.  Distingué par plusieurs prix, ses oeuvres ont acquis une notoriété internationale.  Ils sont traduits en espagnol, en italien et même en néerlandais.   Depuis toujours, Ernest Pépin se réfugie dans les mots pour voyager et rêver.  Fenêtres sur le monde, les mots lui font découvrir la passion de la lecture sans pour autant le couper de la réalité. 

  Que ce soit ceux de « Cuba [qui le] hélait d'un grand cri rouge, [ceux] de la Jamaïque [qui] descendait des montagnes bleues, de Puerto-Rico [qui] picorait les étoiles, de Santo Domingo [qui] buvait du sang aux frontières, de Saint-Vincent [qui] émigrait au Honduras, de La Martinique [qui] broutait ses laminaires, de La Guadeloupe [qui] refusait son double [...], de Sainte-Lucie [qui] récoltait des prix Nobel, [ou enfin] de Trinidad [qui] cousait inlassablement les costumes de carnaval ».  Attiré par tous ces écrits, trouvant que la littérature caribéenne est très délaissée et méconnue, il s'y pose en défenseur. Pour lui qui lutte pour une reconnaissance littéraire, il sait « qu'au bout de [sa] ligne le jeu du monde se jou[e] et que chaque vague reli[e] les îles aux continents et les continents à des planètes lointaines».  Il propose, alors, l'organisation du premier Congrès des Ecrivains de la Caraïbe, en 2008, à la suite duquel « la Caraïbe vint à [lui et s'ouvrit au monde] comme une pêche miraculeuse [leur] apport[ant] le bonjour des îles depuis Trinidad jusqu'à Cozumel, [...] remerci[ant] Haïti d'avoir soulevé seule la roche des mille douleurs. »  

 

 

 

Poète mais aussi romancier, Ernest Pépin s'inspire de son quotidien, de son vécu et, certainement, de ses voyages pour produire des oeuvres magnifiques, dont « Le soleil pleurait », qui reçut en 2011, le prix Robert Delavignette, de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.

 

Même si, selon Ernest Pépin, « il y a très longtemps que la terre tremble en Haïti : de faim, de peur, des macoutes, de tous les mystères accumulés par un peuple », « Le soleil pleurait » est un roman d'amour, de désastre et d'espérance. Utilisant des expressions du terroir, rendant les descriptions tellement vivantes, Pépin en fait un texte poétique.  Le langage est imagé à souhait et la manière typiquement caribéenne dont il manipule les mots, les francisant tout en gardant leur sens premier - le créole - rend l'histoire ludique.  C'est un texte qui peut se lire à voix haute rendant ainsi l'appropriation des mots, des expressions, plus intenses, plus émotionnelles.  En lisant « Le soleil pleurait », il est aisé de comprendre combien il est important pour l'écrivain caribéen, tout en s'exprimant dans sa langue littéraire, d'user aussi sa propre langue.  Celle-là rend sa littérature plus personnelle, la moulant dans une réalité propre aux couleurs tropicales. 

 

L'histoire se déroule à Port-au-Prince,  en 2011.  Marie-Soleil, se réveille, et constate l'absence de sa fille Régina, la prunelle de ses yeux, qui « jamais baille tracas ».  Marie-Soleil « sauçait dans un étouffer de pleurer » alertant, ainsi, tout le voisinage qui, en branle-bas de combat, entame les recherches dans les environs, en ratissant « les en-bas- ponts, les entre-deux-cases... », tout en se solidarisant pour récolter la rançon demandée par les kidnappeurs.  Tour à tour, l'« écriveur-raconteur ou [le] raconteur-écriveur », intrigué, décide de mener sa petite enquête pour retrouver le père biologique de Régina. Il se rend, sans crier gare, dans la bourgade La Paulette, persuadé que là réside la clé de l'énigme. Ce qu'il y découvre, le laisse pantelant. Quand il regagne Port-au-Prince, c'est une Marie-Soleil, différente qu'il retrouve, qui « n'est pas ce qu'on croit [et qui] chaque jour en bataille dessine un soleil que personne ne voit ». Elle travaille à tirer le diable par la queue pour amasser le pécule salvateur.  « Si elle chantonne c'est qu'elle veut se donner du coeur.  Régina ne peut pas mourir ! Haïti ne peut pas mourir ! » 

 

En incarnant des personnages divers, Pépin matérialise plusieurs secteurs de la vie politique d'Haïti qui ont influencé et qui influencent encore la scène socio-politique.  Malgré les sous-entendus, à aucun moment, le lecteur n'a l'impression que le récit transpire la dureté, l'atrocité ou la dérision. Pépin s'accroche plutôt à cette réalité pour écrire une complainte, un hymne à la vie, se lamentant, de préférence sur le sort d'Haïti.  En « écriveur-raconteur », il semble s'incarner pour dénoncer les misères dont souffre Haïti qui s'immortalise en Régina, « ils ont tué Régina [...] ! Ils ont tué un morceau d'Haïti ! » Le lecteur peut aisément se rendre compte qu'Ernest Pépin s'est attribué la mission de donner une fraternelle accolade au pays afin que vive l'espoir de la voir, un jour, renaître de ses cendres.  D'ailleurs, « Qui veut la mort d'Haïti ? Personne n'a jamais répondu à cette question. »  De plus, le slogan, tant repris depuis le tremblement de terre 2010, « Haïti ne peut pas mourir », revient, inlassablement, comme un leitmotiv à travers le déroulement du récit.   

 

Dans « Le soleil pleurait », Pépin a cerné une certaine réalité d'Haïti qui « depuis des siècles, [...] va et vient avec les courants marins, [et] engraisse des terres, des villes opulentes et  [de] ses mains ouvrent les barrières dans les lointains du monde ». Il a aussi mis en perspective une autre réalité, celle des hommes dans le monde, en constatant qu'« une nouvelle race d'hommes est descendue sur terre et [que] son coeur est une vermine ». Haïti n'a pas engendré des kidnappeurs.

 

« Le soleil pleurait » est un roman d'un Guadeloupéen aux Haïtiens.  C'est un homme, un poète, un Caribéen qui continue de s'étonner sur « ces noeuds emmêlés, ce trop-plein dispersé, ces histoires furieuses, ces paysages déchirés », et sur le « comment [...] le pays tient-il [encore] debout sur son radeau ? » et sur ceux, à l'instar de Marie-Soleil, qui «poussent et ramassent les restes.  Les restes d'une histoire ou les restes d'un pays ? »

 

« Haïti ne mourra pas ! C'est la maîtresse des morts ! »

(C) Le Nouvelliste - Rachel Vorbe

 

 

JPB-et-Ernest-Pepin.jpg  Avec E. Pépin, lors du Festival de Collioure

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:23

images-copie-34.jpeg region-pub-et-moi-et-moi.jpg

 

On vient de dresser le classement des douze villes les plus "honnêtes" du monde...C'est une enquête sans doute un peu rapide et très lacunaire; cependant on remarque qu'aucune ville française ne figure dans cet hit-parade (Madrid, New York, Rio de Janeiro, Budapest, Prague...)

 

On cite cependant Arcachon pour les bonnes actions de ses citoyens...Mais pas Paris.. Ni Marseille... Trop de mafias, de crimes, d'insécurité, de clientélisme, d'élections truquées par des élus et des politiques malhonnêtes...

 

Ni Perpignan ni les villes du 66 ! Ni Montpellier !!  Allez savoir pourquoi ...

 

Voici quelques solutions, ou indices (touchant l'Agglo, le CG66, la municipalité actuelle de Perpi : pour une critique tous azimuts, assurant recul et objectivité... Quel est le (la) candidat(e) qui je dégagera du lot..? )  - JPBonnel

 

 

*La présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales vient de désigner 3 nouveaux vice-présidents, ce qui porte leur nombre de 6 à 9 ! C’est donc une véritable « armée mexicaine » qui dirige le conseil général puisque, désormais, 1 élu sur 3 est un vice-président.

 

Il faut dire que notre Pays Catalan est devenu un sanctuaire pour « vice-présidents »: avant l’inflation de « vice-présidentite » qui vient de toucher le conseil général, le président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée s’accroche à ses 42 vice-présidents là où la loi n’en autorise que 15 … mais, puisque l’avenir du département est en jeu, « nécessité fait loi » …

 

Pour rappel, un vice-président de conseil général dans un département comme le nôtre, ce sont 2.700 € d’indemnités mensuelles au lieu de « seulement » 1.900 € pour un « simple » conseiller général. Tandis qu’un vice-président de l’agglomération de Perpignan perçoit 1.600 € d’indemnités mensuelles contre 230 € pour un « simple » conseiller communautaire …

 

Avec ces 3 désignations supplémentaires et la cohorte de vice-présidents à l’agglo, c’est sûr, le chômage (et ses 15% de record national) et la précarité (au vu de notre record national d’inscrits au RSA) peuvent trembler ! A coup sûr, ces équipes pléthoriques vont stopper la chute du Pays Catalan dans les mauvais records nationaux : chômage, RSA, défaillance des entreprises, innovation, export, etc … Malheureusement, il n’en sera rien comme c’est le cas depuis 15 ans au moins.

 

* « Pour nous, cest vous avant tout!  » Nouvelle campagne de communication de la Région Languedoc Roussillon.Une affirmation que contredit le rapport de la cour des comptes de mai 2013...

La « Région » nest pas épinglée, mais étrillée par la chambre régionale des comptes qui fustige une gestion calamiteuse

Quelques extraits des dérives constatées par la chambre régionale:

28 millions deuros de frais de communication

130 000 euros de frais de vins et spiritueux,

400 000 euros de « frais de bouche » en 2010

31 000 euros de frais de linge de lit

Un avis sévère sur les dépenses engagées pour des actions qui nont pas fait leurs preuves, comme « Lordi » ! (16 millions deuros).

La « Région » persiste et signe, avec cette nouvelle campagne !

Alors que le Languedoc Roussillon est la troisième région la plus pauvre de France (500 000 personnes sous le seuil de pauvreté, vivant avec moins de 960 euros), où le taux de chômage est parmi les plus élevés 14,8% (presque 300 000 personnes sans activité ou à activité réduite), .où les jeunes ont des difficultés à entrer sur le marché du travail, alors que les dotations de lEtat vont être réduites du fait de la rigueur budgétaire, lINSEE signale même dans son dernier rapport « En Languedoc Roussillon, à la différence de la France, les indicateurs continuent de signaler un décrochage des indicateurs régionaux pour la fin de 2013″….Il y avait surement mieux à faire avec notre argent, avec nos impôts.quune communication dauto congratulation à la « soviétique »

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 10:16

images-copie-33.jpeg   Loup

 

Pour venir souper chez le loup,

Inutile que tu préviennes.

Attends que la lune soit pleine.

 

Sur les yeux ne mets pas de loup,

Ni de chaperon sur la tête,

Sois là, et ce sera la fête.

 

Sache que le grand méchant loup

Qu'on dit pourvu d'un coeur de pierre

Languit le soir dans sa tanière.

 

Foin des combats de chiens et loups!...

Plonge dans la gueule du loup...

Nous ne nous mangeons entre nous.

 

---- Toutou

 

Toutou

Brave toutou

On a tout ou rien dit de toi

De ta langue au bout de mes doigts

 

Toutou

Brave toutou

Tout oublie et tout se souvient

Et j'en éprouve un mal de chien

 

Toutou

Brave toutou

Mes sifflements lancent des fêtes

Dans tes oreilles tout ouvertes

 

Toutou

Brave toutou

Ton nom sur la plaque d'étain

Brille dans mon regard éteint...   (poèmes de Jean Iglésis)

 

--- jean.iglesis@wanadoo.fr

 

Bonjour à tous !...

 

J'ai plaisir à vous annoncer la parution en e-book de mon recueil de poèmes

 

                        «Le Vers aux lèvres»

 

70 textes s'y trouvent consignés.... Des poèmes qui séduisent, intriguent ou interrogent...Comme des traces de pas sur le chemin parcouru...ils témoignent dans le jeu des mots, des images et des rimes...

 

Dans ce recueil : A Bausil - A Brel - A Lorca - A Pablo Casals – A un anti fumeurs - – André - Audrey n'avait qu'un an – Aurélie – Chant d'exil – Christine - Complainte du Bourdigou – Emmanuelle -Grand-père - Hommage à Charles Chaplin - Hommage à Georges Brassens - Il était Dracula – Je suis... - Je t'aime pour tes yeux - Joëlle - La liberté – La mort de Lorca - La petite fille aux yeux verts – La porte – La vieille dame -Lac - L'adieu - L'amour que tu n'as pas connu - L'araignée – L'atoll -Le chêne - Le clown blanc – Le condamné à mort - Le jour où tes mots m'ont brisé – Le lamparo -Le nain – Le navire - Le nouvel amour – Le premier crime de l humanité, à Tautavel - Le repos de Brel – Le retour du Christ – Le rêve – Le sot -Le temps d'aimer – Les chants – Les cloches de la vie – Les farceurs – Les oies sauvages - Les parts de bonheur - Les yeux de Joëlle – L'éveil - Longwy - Ma femme –Ma muse - Maison –Marie – Mathieu – Mère – Mon ange -Mon pays - Pandore -Petite fille - Si le malheur... - Sur la façade de mon cœur – Tes yeux – Toussaint - Un soir - Vallespir -Verdun – Vision marine – Yeux –

De plus amples informations sur ma page Facebook Jean Iglesis

A paraître (toujours en e-book) :

"Rêves de sable" - "Ani-mots" - "Bris et éclats de vers" - "Espais íntims" (en català) 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 17:59

allais.jpeg Monochrome d'Alphonse ALLAIS - carre-blanc-sur-fonf-blanc--1918.jpg Carré blanc sur fond blanc de MALEVITCH -

 

 

Les installations présentées sous l'égide de Walter Benjamin au CAC du même nom et au couvent des Minimes, sous le tire ovidien de "Métamorphoses" font le bilan d'un siècle d'art subversif, contestataire, d'un art refusant l'art, ses valeurs, son marché, et l'esthétique, la beauté étant considérée comme réactionnaire et s'attachant à l'apparence.


 

L'abstraction s'impose avec les monochromes, les premiers (non pas le célèbre carré blanc sur fond blanc de Malevitch, 1918), montrés ici,comme à l'expo Nuages" de l'été 2013 en Arles, étant dus à A. Allais (entre 1880/90) : l'un d'entre eux, raciste, est noir parce que "représentant des "nègres", affirme la légende ("ce qu'il faut lire") du tableau, et s'inspirant du monochrome du P. Bilhaud : "Combat de nègres dans un tunnel, 1882" (non mentionné).

 

Ensuite Dada, ou dadaïsme (1916) détruira les arts d'une société hypocrite qui montre le beau mais fabrique, en réalité, le laid : la boucherie de la guerre 14/18... Les écrivains et artistes auront beau annoncer "l'esprit nouveau" grâce aux chroniques d'Apollinaire, aux textes incendiaires et aux coups de style, de poings, du poète-boxeur Arthur Cravan (1912 ), venu se battre à Barcelone (présent au premier étage du Couvent, avec Justamante), les désastres annoncé n'ont pu être évités...

 

Enfin, le Surréalisme, avec l'idée révolutionnaire et l'engagement stalinien d'intellos bourgeois (A.Breton) ou de poètes bobos (Aragon, Eluard), -suivi un peu plus tard par les contestations de Fluxus, du lettrisme, des situationnistes- furent impuissants à empêcher le désastre du nazisme et de la Shoah, perçus très tôt par le philosophe juif suicidé à Port-Bou, suicidé de la société, suicidé par la conjonction des fascismes allemand, espagnol et français, se donnant rendez-vous à  la frontière de la Catalogne !

 

Avec peu de moyens (les prêts des FRAC dilapidant leur FRIC pour des installations éphémères et dérisoires, "musée virtuel" heureux de se montrer ici ou là) avec des incidents techniques gênants, magnétoscope en panne, cartels au sol...et avec l'impuissance d'un personnel non informé, non formé dérouté par la présentation d'objets hétéroclites et montrant leur amertume face à une municipalité dépourvue de pédagogie, mais forte dans le mépris des petites gens...les salles de ce "centre d' "ART" contemporain" ont tout de même coûté plus de 700 000 euros, sans compter la maintenance et le gardiennage...

 

L'installation, sur deux sites fort éloignés dans la ville, annonce sans rire que "le bonheur est une idée neuve en Europe"; on ne goûte pas ce bonheur, ni le moindre plaisir (juste un sourire avec le vélo au cadre trop grand : bonne idée, quand même, de juxtaposer cette image avec celle de JARRY cyclopédiste !); on traverse les désastres du XX° siècle et les élucubrations de certains "artistes" du XXI°, tel Cattelan qui a raison de vouloir abandonner de sévir...

 

Depuis le ready made et le bidet de Duchamp ("Fontaine",1917), rien de nouveau sous le soleil; beaucoup croient encore qu'il suffit d'installer un objet de la société de consommation (des ordinateurs surannés au Centre WB) pour que le public les considère comme des oeuvres d'art; or les visiteurs, du simple citoyen à l'intellectuel éclairé, font un petit tour rapide et puis s'en vont...avec le sentiment que la fête a été gâchée, qu'on aurait pu faire mieux, avec plus de temps...

 

W. Benjamin se retourne dans sa fosse commune et les anciens internes du Lycée de Perpignan dans leur ancien dortoir, désormais occupé par les déchets du marché, le vide-grenier du musée contemporain : certains concepteurs croient avoir une "idée", ils l'incarnent en une "chose" inconsistante (et bien sûr pas belle) et pensent que le spectateur doit saisir leur message..

 

 

Or, on ne peut communiquer qu'avec un minimum de pédagogie, d'amour d'autrui et de beauté ! Ici règnent facilité et fatuité de l'installation, et pseudo-intellectalisme d'un catalogue abscons : vacuité, mépris d'une culture "populaire" que ce "Centre", qui semble sorti soudain d'une annexe des Beaux-Arts pour servir un candidat en campagne électorale : tout vernissage est utile pour se montrer et prouver qu'on agit...

 

 

La réflexion sur "l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité "et sur "l'aura", thèmes benjaminiens, aboutit à une réalisation pauvre :  misère de l'art contemporain ! La monstration des duplicités de l'image (médias, télé-réalité, pub...), abordée avec la présence du cinéaste Chris Marker ("la révolution invisible", ou avec la "glace sans tain") semble donner à voir du nouveau, alors que les travaux de WB, Barthes, Régis Debray, les simulacres de Jean Baudrillard...ont approfondi depuis longtemps la question; aucune "installation" posée ici n'a la force ou la démonstration d'une page de sémiologue sur les dangers de l'image...

 

Un événement non destiné à un peuple en marche, susceptible de faire la révolution ! Une exposition bien conformiste !

 

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:33

 

1.faut-pas-r--ver-101-dim.jpg   Le Foyer Rural de Tresserre a le plaisir de vous annoncer sa 26ème édition de la Fête des Sorcières 

Festa de les Bruixes, le Vendredi 25 et le Samedi 26 Octobre 2013

dans les rues du Village et la Cave aux contes - Tresserre

(pour tout contact : 0664768697): 

 

Festa de les Bruixes ( la Fête des Soircières)

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DATE : Du Vendredi 25 octobre 2013 au samedi 26 octobre 2013

LIEU : Les Rues du village (Tresserre 66300)

 

HORAIRE : 20h30 - 01h00, GRATUIT

Divendres 25 dOctubreContes en Campagne Cave aux Contes

Daniel Chavaroche
’’
Le cours du soir ’’
Ce conteur du Périgord noir nous décrit une galerie de portraits danciens"élèves adultes" d'un petit bourg rural, héros modestes mais tellement véritables.

Avec la Complicité du Contoir Déambulatoire

Mini Show ( Artistes Locaux ), Ambiance café-concert
Un agréable moment de convivialité,
de partage et de Sorcellerie

Dissabte 26 dOctubre

Ateliers Enfants 14h30 -18h00 - Un Labyrinthe dateliers dans le village - Une invitation au monde magique des Sorcières

visitez l ANTRE DE LA SORCIÈRE Rires, Frissons et Mystères Garantis

le Contoir Déambulatoire
(
Citoyens du Monde en Roulotte-Chapiteau)
15h30 et 18h30
Dis, raconte-moi une histoire... ‘’Faut pas rêver ‘’
X
a et Za, vous reçoivent chez eux, avec leurs enfants, pour vous conter l'étrange histoire de la Dame Oiseau et de son compagnon le Bigleux.

Les Xirois ( Gérone) : 16h00 18h30 21h30
Des échasses, dEtranges personnages, des Percus,
Ils transportent nos Sens de rue en rue!...

Cie les Embobineuses (Bretagne)

15h00 Un Géant Sorcier Africain déambulant,
un Étrange animal bizarrement poilu,et aussi le retour de la vilaine Belzéfa

17h00 Un Conte Culinaire, où deux Sorcières concoctent une soupe!...
tout en nous racontant des Histoires de Bruixes, vous pourrez même la savourer

lÉchappée Cirk (Perpignan) 16h00 et 23h00
‘’
Crépuscule’’: ils campent au coin dune rue, Ils réparent leur Navire pour leur départ!..
Inquiétants, ils vont errer avec leur vaisseau roulant ‘’Véritable anachronisme ambulant
tout étincelé’’ il faudra rester vigilant!...hin!...hin!...hin!...

Z
umba Bruixes :18h00 les Bruixes Tresserrenques et dailleurs sur des rythmes endiablés
18h30 Défilé de Citrouilles et de Sorcières

Le Cri de lEscargot (Trouillas- Villelongue dels monts)
20h00 Du rock festif, progressif parfois diaboliquement voire même agressif!.. Les guitares et les textes vont pleinement sexprimer

Davy Kilembé ( perpignan), chanson française et multiculturelle
22h00 Avec Citoyen, Il nous entraine dans son univers léger et profond cest une Ballade musicale poétique et engagée

Z
ompa Family (Perpignan/Napoli/Alicante) Ragga-Rock-Ska-Punk-.,..
0h00 Avec leur superbe album ‘‘Fiesta Rebelde’’ Trasserra va virevolter voire survolter!..hin!..hin!..hin!..

 

cie-les-embobineuses--.jpg Compagnie "les emmerdeuses" -

 

 

* Trouvez l'identité de Perpigna - jeu/concours ! Alduy l'a voulue "catalane" - Pujol plutôt "la Pied-Noir" (musée algérianiste, mur, plaque pour les généraux OAS...) - Elle est aussi gitane, arabe, rom, tchéchène, andalouse...

Au-delà du communautarisme, nous voulons qu'elle soit européenne, en conservant et agrandissant le socle originel de la catalanité : faire vivre ensemble, en inventant des passerelles (sociales, culturelles, plus de fer ou d'acier !) tous ces groupes, qui ne peuvent que s'enrichir en se frottant...

Hôtel d’Agglomération

5 boulevard Saint-Assiscle

BP 20641

66006 Perpignan cedex

 

Référent : Direction Générale Adjointe de l’Economie et de l’Emploi

04 68 08 60 80

 

Appel à concours d’idées artistiques

Mercredi 2 octobre 2013

 

Un appel à concours d’idées artistiques est lancé pour la création d’une œuvre valorisant la porte d’entrée nord du territoire de Perpignan Méditerranée.

L’appel à idées a vocation à recueillir des propositions artistiques destinées à déterminer un lauréat et la réalisation d’une œuvre inscrite dans son environnement urbain et paysager.

 

Au terme d’une réflexion globale, le concept artistique devra répondre à 3 enjeux majeurs :

+ la qualification d’un espace public, un rond-point à la sortie de l’échangeur nord de l’A9,

+ la mise en scène de l’identité de Perpignan Méditerranée, agglomération innovante et territoire d’excellence,

+ la production d’une œuvre artistique emblématique et pérenne.

 

L’œuvre doit faire sens pour les années à venir révélant un territoire en marche vers un avenir résolument porteur de créativité et acteur de son développement économique.

Cet appel à idées est largement ouvert aux artistes / designers expérimentés dans la production d’un projet d’envergure

 

Date limite de dépôt des candidatures le 25 octobre 2013...

 

 

***Café littéraire à Collioure : Caféclat  25 Octobre 2013 - écrivains sur l'écriture aux Templiers, Collioure18h30

Caféclat présente Jane Mann – Art Revolution in the Roussillon. Les Presses Littéraires. En anglais.

Aristide Maillol de Banyuls-sur-Mer, Matisse et Derain à Collioure, George Daniel de Monfreid à Corneilla-de-Conflent, Gustave Fayet de l'Abbaye de Fontfroide, Frank Burty Haviland, Manolo et Déodat de Séverac à Céret. Quand en 1910, ils ont été rejoints par Picasso, puis par Braque et Juan Gris, Céret était sur ​​la bonne voie pour devenir connue comme la Mecque du cubisme. Pourquoi le Roussillon? Comment la révolution a-t-elle atteint Paris, puis le monde entier? En Art Revolution in the Roussillon leurs histoires prennent vie. 


Pour d’avantage d’info voir : "http://www.cafeclat.blogspot.com"
www.cafeclat.blogspot.com ou suivez-nous sur Facebook.

 

Caféclat 25  October 2013 - Writers on writing at the Templiers, Collioure, 18h30

Caféclat presents  Jane Mann - Art Revolution in the Roussillon. . Les Presses littéraires. In English.

 

***LAURE ADLER, hommage à MARGUERITE DURAS, vendredi 25 OCTOBRE A LA MAISON DE LA CATALANITE, à Perpignan :

Laure Adler, journaliste, historienne et femme de lettres, est l'invitée du CML et du Conseil Général , vendredi 25 Octobre à 16h  à la Maison de la catalanité, à l'occasion de la psentation de son roman Immortelles (Grasset)  et d'un hommage à Marguerite Duras en amont du centenaire la naissance (4 avril 2014)  de l'auteur d'Un barrage contre le Pacifique.  

Laure Adler est l’auteure d’un récit, A ce soir (Gallimard), adapté au cinéma, et de plusieurs biographies qui furent des succès de librairie : Marguerite Duras (prix Femina de l’essai Gallimard, 1998); Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005); L’Insoumise Simone Weil (Actes Sud, 2008); et une biographie de Françoise Giroud, Françoise (Grasset, 2011). Immortelles est son premier roman.

 

L'’amitié, ce sentiment si précieux, peut nous conduire à un peu d’'éternité. C’est à cette célébration que souhaite nous faire assister Laure Adler dans son roman Immortelles (Grasset).

C’est le récit des parcours de trois femmes, Judith, Suzanne et Florence, qui ont toutes, à différents moments de leurs vies respectives, rencontré la narratrice, l’ont marquée, influencée, façonnée dans ses choix de vie, affectifs, sociétaux. Judith a passé son enfance en Argentine, issue d’une famille d’origine juive polonaise. Sa mère, Ethel, connaîtra la France durant la seconde guerre mondiale.

Suzanne, marquée dès l’enfance par l’'absence d’un père parti, dit-il, installer des filiales pour le compte d’une grande entreprise au Brésil, éprouve très tôt l’impératif de la recherche de la liberté ; elle se compare à Albertine, personnage de La Recherche du temps perdu. Elle est devenue « une fille murée ».

Florence, pour sa part, cherche son salut dans les spectacles, dans le théâtre, art dont elle est éprise. Elle fréquente assidûment le festival d’Avignon, assiste auxbordements du Living Theater, à la mise en cause de Jean Vilar par des contestataires.Ce qui lie la narratrice à ces trois femmes, ce sont des dettes culturelles, des influences : ainsi Suzanne fait-elle découvrir Les nourritures terrestres de Gide au cours de séance de lecture commune.Bien plus tard, c’est Judith qui assiste avec la narratrice au séminaire de Lacan. Elles découvrent les cours de Julia Kristeva, de Benveniste, tandis que Suzanne qui a intégré l’univers médical se passionne pour les patients de la clinique de La Borde, dirigée alors par le psychiatre Félix Guattari.Ces femmes, chacune dans leur parcours, s’apprennent à vivre, à aimer, à avorter pour ce qui concerne Judith. Elles rayonnent de leurs passions, telle l’implication dans les actions humanitaires pour Suzanne.La fin du récit est amère ; l’auteure avoue :« La faucheuse n’a pas été tendre avec notre génération. Pas de plan de vie, pas de désir particulier de rester en vie. Nous n’y pensions même pas. Nous nous sentions immortelles ».On retiendra de ce roman cet hymne à l’amitié, à la rencontre des autres, cet appel à « dormir le cœur ouvert » comme le chantait Gilles Vigneault. Ce roman célèbre aussi l’utopie, le pouvoir des idées et des personnes sur nos vies. Précieux rappel s’il en fut.

 

L'hommage à Marguerite Duras


 

Qui était-elle ? Longtemps réputée ardue, son œlivre conjugue cependant en sa prose prosaïsme et poésie ; elle combine intertextes littéraires et culture populaire, à la recherche d’une esthétique où s’accordent certains de ses enjeux politiques. C’est ainsi que la littérature comme territoire accueille chez Marguerite Duras l’'outside, l'’ « écrire tout de suite », mais aussi l'’essai, issu de l’entretien, et, dans l’entre-deux du fictionnel et du vécu, l’écriture des travaux et des jours au sein de la dyade formée par «'homme auxyeux rieurs » et « cette femme qui faisait des livres ».

 

Alors traversée par une réflexion sur les rapports entre le masculin et le féminin, la rencontre remet en jeu la question de la différence sexuelle. Experte en autobiographie, professionnelle de la confession,  Marguerite Duras a pris tant de masques et s'est tellement plu à brouiller les pistes que c'est presque une gageure de vouloir distinguer la vérité de la fiction.

Ce qu'il y a dans les livres, disait-elle d'ailleurs, est plus véritable que ce que l'auteur a vécu.Fruit des relations amicales que Laure Adler eut avec elle pendant une douzaine d'années, et de patientes recherches, cette biographie, sans avoir la prétention de dire la vérité du personnage, tente cependant de démêler les différentes versions que Marguerite Duras a données de sa vie. Elle essaie d'éclairer les zones d'ombre que l'écrivain a mises en scène avec tant de talent : la relation avec l'Amant à la fin de l'enfance, son attitude pendant la guerre et la Libération, ses passions amoureuses, littéraires et politiques. Car la vie de Marguerite Duras fut aussi celle d'une enfant du siècle, d'une femme profondément engagée dans les combats de son temps.

Rencontre avec Laure Adler vendredi 25 octobre à 16h à la Maison de la catalanité, à l'invitation du CML et du Conseil Général.

Dédicaces sur place avec la librairie Torcatis. CML infos : 04 68 51 10 101 -  www.prixmediterranee-cml.com

 

1380295_10201194479717597_1631837838_n.jpg  Trénet avant Trénet 

 

***à 19 heures, dans le même quartier, littérature encore : ce soir le lancement des Lectures de la Maison Rouge, saison 2 ! Au programme " Charles avant Trenet "


Charles Trenet était aussi un romancier précoce.
En 1930, à tout juste 17 ans, celui qui va devenir « le fou chantant », écrit Dodo Manière, l’histoire sensible d’un adolescent audois qui vit son premier chagrin d’amour et qui s’ouvre aussi à la vie et au monde !
Pour ce premier numéro des Lectures de la Maison Rouge 2013-2014, vendredi 25 octobre 2013 de 19 heures à 20 heures, Josiane Coranti et Jean-Louis Ferrer (France Bleu Roussillon) vous proposent donc de découvrir « Charles avant Trenet », une lecture composée d’extraits de Dodo Manière et de poèmes inédits.
Rendez-vous ce vendredi 25 octobre 2013, à 19 heures, à la Maison Rouge (41, rue François Rabelais) à Perpignan - Téléphone : 04 68 73 72 09

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 10:32

images-1-copie-1.jpegimages-3.jpegimages-2.jpeg   Louis Alliot, Jean-Marc Pujol, Jacques Cresta : Les loups sont entrés dans Perpignan

 

 

Ils rôdent dans les banlieues de la cité catalane; l'une se terre à Cabestany, l'autre a installé son gîte à Millas, le troisième habite à Pollestres. Depuis que le fumet des municipales de 2014 se propage dans les médias, ces trois loups se sont décidés à investir Perpignan.

 

En effet, la soupe est bonne et ces trois politiciens, professionnels de la politique, ne crachent pas devant l'opportunité d'un mandat, d'un salaire, d'une voiture avec chauffeur, d'une gloriole locale...

 

L'un de ces affairistes est peu connu : il est nouveau pour les Perpignanais, mais les habitants de Cabestany le connaissent car il est conseiller municipal du maire communiste depuis des lustres. Le parti bourquiniste l'a envoyé à Perpignan pour croquer le méchant Pujol, représentant de la droite dure. Jacques Cresta, joujou automate du président de Région avance donc avec un slogan à la Drucker : "Vivement Cresta ! " Cresta vient faire son cinéma ! Sa politique-spectacle ! C'est simpliste, mais ça peut marcher dans la tête des gens simples qui ne pensent qu'à "Vivement dimanche !"... Ce candidat aux dents longues a donc décidé de jouer de l'ego : moi, vive moi, moi député, maire, président de l'agglo : yo, yo et moi et moi... Un seul problème : pour devenir maire de Perpignan, il a oublié de vivre à Perpignan !

 

L'autre anima,l cruel et rusé, s'est installé à Millas, pour avoir un pied-à-terre dans le département...pour mettre de l'eau dans la piscine de sa villa pour que sa concubine, qui a le pied marin, puisse y folâtrer au lieu de s'y casser le col du fémur... Cependant Louis Alliot, qui veut s'emparer de Perpignan, devrait penser à habiter dans cette ville au lieu de perdre son temps dans le bourg bourquiniste... A Perpignan, il met sa plaque, ses plaques (avocat, local de campagne) un peu partout, boulevard Wilson et Saint-Charles, comme pour marquer son territoire, comme un chien-loup faisant pipi là où la femelle est passée...Mais Alliot n'a que faire de Perpignan, et de Millas encore moins : c'est une vedette médiatique, un leader frontiste capital et c'est d'ailleurs à Paris et dans les étranges lucarnes, qu'on le voit surtout. Ici, il peut gagner une certaine gloire, montrer que la droite extrême peut gagner une ville de plus de cent mille habitants; c'est d'ailleurs pour cela qu'il flaire Perpi, pas pour changer une ville sclérosée !

 

La meute politicienne, affairiste et clientéliste, est enfin composée du maire actuel de Perpignan. Jean-Marc Pujol a oublié d'habiter à Perpignan, étrange pour un maire de Perpignan, vous ne trouvez pas..? Il a sans doute une chambre de bonne, un studio dans le centre historique, comme d'autres ont des "baise-en-ville", mais il a préféré le village périphérique de Pollestres. Pour prendre du recul ou parce qu'il a compris que les taxes foncières à Perpignan étaient trop élevées..? Pour le soleil ou parce qu'il a vu que Perpignan est une ville sale et que circulation et stationnement sont exaspérants..? Pour être plus près de son ami Daniel Mach, dit "Macda", secrétaire de l'UMP 66 et ancien colossal videur de discothèque, car Jean-Marc a saisi l'insécurité qui ronge Perpi (colère des commerçants...)... Depuis dix ans, M.Pujol règne à Perpignan et habite un village; il veut continuer de gouverner ainsi la préfecture du 66, et être enfin élu par des citoyens, pourtant de plus en plus exaspérés et miséreux... Il sait pourtant que le coup génial, aux dernières élections, de récupération de l'ancien meneur local de FN (M.De Noëll) n'est plus possible, face à un Alliot intransigeant...

 

Dure, dure, la vie d'un loup, de nos jours !

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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