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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:07

images-copie-29.jpeg    Je reviens sur le bat du groupe "objectif 2020" animé par Romain Grau. Cette soirée ressemblait plus à un barnum qu'à un échange sur la culture; dommage que les politiciens confondent parfois culture et animation, culture et cirque, culture et escamotage...

 

Je voulais en venir à la prise de parole de M. Halimi, adjoint et avocat, pour qui j'ai de l'estime : il a la séduction et le talent de la parole, même si son discours est souvent un long fleuve futile qui charrie des pépites de rhétorique, mais peu d'idées nouvelles... M.Halimi a adressé des critiques au maire précédent sur l'image floue de la ville, mais que fit-il donc, lui, pour améliorer cette image : l'avocat a montré les limites de son influence et confessé son impuissance...

 

Ce qui me choqua et m'étonna de la part d'un homme subtil, ce fut quand M.Halimi définit la culture comme la confiture de roses de sa grand-mère... faisant par là référence à la populaire formule : la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale... M.H. l'étala donc et le discours, élégant et facile, en surface, n'aboutit à rien, au bout du compte : on ne se souvient de rien de précis, on ne conserve que le flou d'un flot de mots... Dommage, on préfère quand l'adjoint définit la culture comme "le capital génétique d'une cité"

 

L'orateur acheva son long monologue (un homme politique ne peut se contenter d'une plaidoirie, mais il doit permettre le dialogue : l'avocat attend-il l'échange avec son public ?) en montrant les réalisations à venir : les 2000 m2 du musée des Beaux-arts réunissant l'hôtel de Lazerme et celui de Mailly, symbole du pouvoir central du "Grand" Louis et du pouvoir central (les Catalans apprécieront !); l'ouverture d'une Biennale d'art contemporain, le 12 octobre, en un lieu baptisé "Walter Benjamin" (c'est la mode ; on utilise désormais beaucoup le nom du philosophe juif allemand...).

 

M.Halimi veut aussi aider "les artistes dans leur aspiration à la liberté" (mais ils n'étaient pas dans la salle), bravo ! Il était temps... Il affirma aussi que "la culture est contre la violence, mais pour un vrai pacte social : il faut rétablir le dialogue, établir des ponts", bravo : il serait temps !!!

 

 

*** On peut conseiller à M.Halimi et à d'autres le livre collectif "Culture, les raisons d'espérer", qui vient d'être publié aux éditions Gallimard :la culture est une utopie, une solution à la crise, une source d'innovations qui ont changé le monde économique d'aujourd'hui; la culture, c'est en Europe, 8 millions d'emplois directs... Par le forum d'Avignon 2012.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 11:06

images-copie-28.jpeg  Romain GRAU.

 

 

 

   Hier soir, mercredi 2 octobre, la salle des libertés accueillait le "Club 2020" dirigé par R.Grau sur le thème de "Culture et animation".


Dès l'entrée, il faut dire que l'animation prima et ravit sans doute la foule de militants UMP (mais où les intellos, les artistes, les créateurs, à part Patrick Lhoste, financé depuis des lustres par les institutions municipales et la famille Alduy)...

 

Il faut dire aussi que ce compte-rendu sera incomplet car je n'ai pu supporter plus de deux heures ce show à l'Américaine (on ne parla pas la langue d'ici, ni ne prononça le mot catalan), nourri de témoignages positifs sur Perpi (inutiles : on aime tous Perpignan !), d'intervention de playmate, de tours de magie, dignes d'un samedi soir avec Patrick Sébastien... 

 

Il faut, après avoir défini les termes du débat, donner vite la parole au public (au peuple); ensuite, on peut répondre et donner des solutions, ses propositions. Tous les groupes politiques font l'inverse, imposant leurs vues, sans respect pour la démocratie...

 

Le gentil R.Grau a commis l'erreur, en voulant faire du neuf, de participer à la "politique-spectacle" face au visage mortifié de Jordi Vidal, qui s'enfuit vite, en inventant un slogan inédit pour la ville "la magique"... Cette semaine de magie se déroulerait au mois de mai, libre de tout événement : c'est vrai, en mai, fais ce qu'il te plaît !", mais là, c'est trop, c'est gros : pour oublier le malaise perpignanais (chômage, commerce, TGV, communautarisme, émeutes, clientélisme, misère de certains quartiers, drogue...), on a recours à un tour de passe-passe !!!

 

Comme avant, dans l'antiquité, le cirque (Figures l'a repris) : panem et circences ... cirque-figueres.jpg

 

 

On n'organise pas un débat commençant à 19h30, en semaine, jusqu'à 22h et plus, alors que certains travaillent (encore...) le lendemain...  Michel Pinell, lors de "son " (et pour J.Marc.Pujol)  débat sur la culture, avait eu l'intelligence de le programmer un samedi matin.

 

Pourtant, la soirée commença de façon digne et sérieuse. R. Grau définit la chose, lien social, présent partout, dans l'éducation, le rayonnement économique. Il montra les tabous : la culture et l'argent, la culture et la politique, la culture et l'économie; pourtant elle a besoin de l'argent public et "depuis 20 ans, beaucoup de réalisations, utiles, efficaces; mais il reste à faire..."

 

Puis, M.F.Barbera dressa le bilan de trente ans culturels d'Alduysme, de manière objective (sans toutefois parler des coûts : L'Archipelé, etc...) Ce recul était nécessaire pour aller de l'avant. Les autres intervenants furent moins dynamiques, lisant leurs propositions sans regarder le public, ce qui est abominable...

 

Ainsi Laurence Herlin (petite voix) et l'ami Armand Gombert : celui-ci proposa une balade culturelle dans la ville par smartphone, ce qui est dans l'air du temps, paraît-il.. Ce qui me semble intolérable, les gens (les jeunes surtout) vivant avec cette prothèse; en outre, le commentaire livré par ce biais (comme les audiophones dans les musées) ne fera que massifier la culture, chacun subissant le même message au lieu de se faire une opinion personnelle sur une oeuvre...

 

Fabrice Rallo, l'animateur, reprit le fil de façon plus dynamique et conviviale; il parla d'une "culture des quatre saisons" (sans citer Vivaldi), d'une alliance "culture-commerce-tourisme" pour expliquer "la transversalité de cette soirée"... La culture est le socle de l'équilibre et de l'identité d'une ville, formule qui me plaît. Il acheva en notant que la ville a investi dans la culture, mais que "son image n'en profita pas.", ce qui me semble juste. "Il manque une communication tranversale" : la commission Pinell a intégré cette évidence depuis le début...

 

Avec l'intervention attendue de Mauice Halimi ("Maurice est toujours bon, même long"), on reparla de "culture de la mémoire", de "culture muséale", l'adjoint à la culture actuel critiquant au passage la priorité donnée par J.P.Alduy (présent mais silencieux) au "spectacle vivant". La culture "intra muros", et non dans la rue ou les quartiers, se trouvant magnifiée à présent par l'agrandissement du musée Rigaud et la création d'un centre d'art contemporain face à l'ancienne école des Beaux-arts, ancienne dépendance (internat ?) de l'ancien lycée, place Arago...

 

"Avec le pôle muséal, se retrouver sur la mémoire et l'identité perpignanaise", déclara l'avocat, tout en jetant le trouble, à propos de "Visa pour l'image" : malgré son succès et sa notoriété, l'événement n'a pas pu "transmettre l'image identitaire" de Perpignan...

 

Quelle est cette image, quid de cette identité..? 

 

Je reviendrai sur le discours halimien, mais ne parlerai pas de la suite de cette soirée "magique", qui devint nulle, insoutenable, insurmontable...ridicule, et R. Grau, dans son coin, demeurait bien mutique, conscient de la vacuité et de la fatuité des propositions de son équipe...

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:01

frontiere-copie-1.JPG  (photo Jean-Pierre Bonnel)  - Un prix "Walter Benjamin" sera décerné lors des rencontres ciné de Cerbère (au Rayon Vert)... Le nouvel espace consacré à l'art contemporain, à Perpignan s'appellera "W.Benjamin" (à moins qu'on n'honore le "philosophe" que d'une salle... WB à la mode, lui qui a été censuré, assassiné, puis occulté pendant cent ans !!!

 

 

* Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou.

Les prix : Un Prix Walter Benjamin, décerné par un jury informel constitué par les réalisateurs des courts métrages invités, est attribué à l’un des longs métrages. Ce prix pourrait être doté par la commune de Portbou avec le soutien de la Generalitat de Catalunya.

Parallèlement, un jury tout aussi informel constitué par les  réalisateurs de longs métrages distingue l’un des courts métrages, grâce à la contribution de la commune de Cerbère et le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, et décerne ainsi un Prix du Rayon-Vert qui est parfaitement  équivalent à l’autre prix.

Ces prix permettent aux lauréats de séjourner un certain temps  à l’hôtel du Belvédère du Rayon-Vert pour y préparer (écriture et repérages) un film destiné à être tourné dans un territoire allant de Portbou à Collioure.

La remise de ses deux prix donnera lieu à une séance spéciale où les deux films lauréats seront projetés ensemble le dimanche soir à Portbou pour offrir une soirée de clôture aux Rencontres.

Enfin une personnalité du monde cinématographique a la possibilité de distinguer trois films. Ces trois prix, attribués sans tenir compte du métrage, sont constitués par des échantillons significatifs de la production viticole locale.

**Les HôteIl n’y a pas de sélection ni par conséquent de candidature à poser pour participer aux quatrièmes Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou.

Les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou s’organisent à partir de 10 séances proposées par des festivals ou des cinéastes différents.

Depuis la première édition en 2005, cinq festivals : le FIDMarseille (Jean-Pierre Rehm), le festival l’Alternativa à Barcelone (Tess Renaudo), le festival Côte Court de Pantin (Jacky Evrard), Cinémaginaire (Jean-Pierre Bellay), et les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou proposent chacun une séance. Pour la neuvième édition des Rencontres du 3 au 6 octobre 2013 le producteur sud-africain Steven Markovitz (dans le cadre de la saison culturelle sud-africaine en France). Le cinéaste Peter Hoffmann et Arnaud Hée (Cinéma du Réel / Critikat) proposent également chacun une séance.

Les Rencontres permettent de désigner deux lauréats qui bénéficient alors d’une résidence destinée à l’écriture et/ou aux repérages d’un film à venir (sur un territoire allant de Portbou à Collioure) la responsabilité de proposer chacun une séance.

CONTACT

Patrick Viret
Tel (+33) 06 82 71 93 30

recibel@wanadoo.fr 

INFORMATION

Pour déjeuner ou dîner à l’hôtel du
Belvédère du Rayon-Vert à l’occasion
des rencontres il est impératif de réserver
au (+33) 04 68 88 41 54

 

 

 

   *** LA  4èmeédition        de l’Automne Musical en Vallespir-Carrefour des Arts:

 


Vendredi4Octobre   à TAILLET -  ÉgliseSaint-Valentinà20h30

« Trio SYRTO »    Ambre Vuillermoz, accordéon - Hélène Duret, Clarinette - Chloé Lucas, contrebasse

Del’Amérique du Sud aux Balkans

Samedi 5 Octobre  à ST JEAN PLA DE CORTS -   Salle Polyvalenteà20h30

Concert dédié à Pau Casals                 enprésence dFrédériLODEON et

en hommage à Lucien-André Ragot, luthier, et André Peus, directeur du Conservatoire de 1939-

Quintette" Mare Nostrum Musicae" F. Descargues, 1er violon - E. Schütz, 2. violon - J. Felix, alto - D. Surroca, violoncelle - J. Testi, contrebasse et en solistes: F. Ragot, violoncelle et FM Rignol, pianodirection Michel PEUS

« Les chrysanthèmes » de G. PUCCINI pour quintette à corde - « Souvenir de Spa » op.2 de F.A. SERVAIS pour violoncelle et quintette à corde – (François Ragot au violoncelle) - « Lied romantique » pour Violoncelle, Piano et cordes de D. DE SEVERAC - (Michel PEUS , piano et François RAGOT, violoncelle) - “Oracion del torero” op.34 de J. TURINA pour cordes - “Rapsodia sinfónica » op. 66 de J. TURINA pour piano et quintette à cordes (François Michel RIGNOL, Piano) - Bolero “Recuerdos de Andalusia” de Eduardo OCÓN  transcription pour sextuor (François Michel RIGNOL Piano) - « Pantomime » et « Danse du feu follet » Extraits de l’Amour Sorcier M. DE FALLA - (piano et quintette sous la direction de Michel PEUS)

Dimanche 6 Octobreà  VIVES   Sallepolyvalenteà17h30

Solo - Duo et Quatuor de Saxophones "minima distancia"           enprésence dFrédériLodéon

Mi bailaora de David Salleras (solo saxophone) - Rodeando de David Salleras (quatuor de saxophone) - Soñando una nana de David Salleras (quatuor de saxophone) - Suite Hel·lenique de Pedro Iturralde (quatuor de saxophone) - Tango pour une princesse desespérée de David Salleras (quatuor saxophone) - Il momento perduto de David Salleras (quatuor de saxophone) - Danse de Daniel Lopez (quatuor de saxophone) - Retandote de David salleras (solo saxophone) - MIlonga en Re de Astor Piazzolla (quatuor de saxophone) - Escualo de Astor Piazzolla (quatuor de saxophone) - L'último suspiro de David Salleras (quatuor de saxophone)

 

RESERVATIONS : 06 99 88 90 43auprèsLes Formations de Chambre des Pays Catalans (organisateurs)

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:23

signac-1887.jpg   Collioure par Signac, 1887.

 

 

Le musée Fabre de Montpellier expose Paul Signac (1863-1935), à l'occasion du cent-cinquantenaire du peintre, membre fondateurt et théoricien du mouvement néo-impressionniste. 

 

L'exposition montre les paysages aimés par l'artiste au cours de ses nombreux voyages : la Bretagne, la Seine, le Sud : Cassis, Le Lavandou, Tarascon, Avignon, Antibes, Saint-Tropez...Mais pas un seul Collioure ! Signac a peint deux aspects du port catalan : le tableau depuis la plage Saint-Vincent (ci-dessus) et l'église depuis la plage du Boramar ("Collioure. Le clocher", huile sur toile, 1887, Otterlo, Kröller-Müller Museum)...

 

Dommage, mais "Signac, les couleurs de l'eau" n'est pas comme l'annonce le slogan du musée "l'exposition-événement de l'été" (jusqu'au 27 octobre 2013)...

 

** Signac à Collioure : il s'y installe de fin juillet 87 jusqu'à la fin octobre; il évoquera, dans une lettre à Matisse, datée du 18 juin  1905, son séjour : 

"C'est un beau pays, Collioure..."; il parle du port, de la chaleur de cet été-là...

 

Le port catalan a constitué le premier contact avec le midi; il utilise la lumière pour la technique divisionniste; il enverra ces deux toiles "colliourenques"  ainsi que dix autres sur le sud à Bruxelles, pour l'exposition annuelle du groupe avant-gardioste des XX.

 

    Ses paysages et ses marines sont reçus favorablement par la critique : Collioure est diffusée en Belgique ! Collioure va être connue de par le monde grâce aux toiles de Signac... Ensuite viendra Matisse, en 1905...

 

*Référence : le catalogue "Méditerranée, de Courbet à Martisse", réunion des musées nationaux, Grand-Palais, 19.9.2000/15.1.2001), où Collioure par Signac figure...

 

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:01

 

 

images-1.jpegJornet i Burgada, né le 27 octobre 1987, originaire de Sabadell en Catalogne (Espagne), est un spécialiste en ski-alpinisme, ultra-trail et course à pied en montagne. Il est considéré comme l’un des plus grands coureurs à pied en montagne de tous les temps, parfois surnommé « l'extraterrestre du trail

Kílian naît le 27 octobre 1987 à Sabadell en Catalogne. Il est le fils d'Eduard Jornet et de Núria Burgada. Son père est guide de montagne et il a été gardien du refuge de Cap del Rec dans la Cerdagne catalane ; sa mère est directrice d’une école primaire rurale et entraîneur au Centre technique de ski de montagne de Catalogne (Centre de Tecnificació d'Esquí de Muntanya de Catalunya, CTEMC). Kilian a une sœur de deux ans sa cadette, Naila Jornet, qui fera aussi de la compétition de haut niveau en ski de montagne.

Kílian célèbre son premier anniversaire dans le refuge de son père à 1 986 mètres d’altitude, refuge où il vit une grande partie de son enfance, jusqu'à l'âge de douze ans3. À trois ans, il gravit son premier sommet de 3 000 mètres, le Tuc de Molières. À cinq ans, il grimpe l'Aneto, le point culminant des Pyrénées à 3 404 m1, et à six ans, il gravit son premier 4 000, le Breithorn. À dix ans, il finit la traversée des Pyrénées en combinant le GR 10 et le GR 11. « L’hiver, pour aller à l’école, avec ma sœur, on faisait quinze kilomètres en ski de fond. »

Le 11 juillet 2013, il bat le record de l'ascension à pied du mont Blanc, en réalisant l'aller-retour entre l'église de Chamonix et le sommet en 4 heures, 57 minutes et 34 secondes. Le Français Mathéo Jacquemoud l'accompagne presque jusqu'au bout, tombant lors de la descente. Le précédent record était détenu par le coureur à pied suisse Pierre-André Gobet qui avait réalisé l'aller-retour en 5 heures, 10 minutes et 14 secondes le 21 juillet 1990.

Le 21 août 2013, il bat le record de l'ascension aller-retour du Cervin depuis Breuil-Cervinia, en 2 heures 52 minutes et 2 secondes. Le précédent record de Bruno Brunod, datant de 1995, était de 3 heures et 14 minutes.

 

images-copie-27.jpeg  Son dernier roman CONFITEOR (Actes Sud, 26 euros) est une jistoire de violon qui devient l'histoire de l'Europe, de l'Inquisition au Franquisme !

 

Jaume Cabré i Fabré (né en 1947 à Barcelone) est un philologue et écrivain catalan.

Licencié en philologie catalane à l’Université de Barcelone, professeur certifié en dispense d’activité et enseignant à l’Université de Lleida, membre de la section philologique de l’Institut d'Estudis Catalans.

Il a combiné pendant de nombreuses années, l’écriture et l’enseignement. Il a également travaillé à l’écriture de scénarios pour la télévision et le cinéma. En compagnie de Joaquim Maria Puyal, il fut le créateur et le scénariste des premières séries télévisées catalanes : La Granja (1989-1992), qui fut suivi par d’autres titres tels que Estació d'Enllaç (1994-1998) et Crims (2000) ainsi que les téléfilms La dama blanca (1987), Nines russes (2003) et Sara (2003). Il commence par écrire des recueils de nouvelles tels que Faules de mal desar (1974) et Toquen a morts (1977).

Son premier roman, Galceran l'heroi de la guerra negra (1978) introduit les sujets récurrents de son œuvre qui sont le pouvoir et la condition humaine. Le personnage du bandit Jaume Galceran, plein de contradictions, est représenté comme un héros malgré lui pendant la guerre des Matiners ou seconde guerre carliste (1846-1849).

Dans son second roman, Carn d'olla (1978), apparaît un personnage totalement différent puisqu’il s’agit de na Barringa Barranga, une ex-prostituée qui s’est constituée un réseau de relations dans le quartier barcelonais de Sant Antoni.

Dans El mirall i l'ombra (1980) apparaît pour la première fois la musique ainsi que d’une certaine façon, la réflexion sur la valeur de la création artistique, qui deviendront des thèmes récurrents de son œuvre.

En 1980, il publie une œuvre de littérature enfantine, le roman La història que en Roc Pons no coneixia et un an plus tard, la nouvelle El blauet.

 

En 1984 et 1985 paraissent les trois titres qui vont constituer le Cycle de Feixes auxquels il travaillait déjà depuis de nombreuses années. En 1984 parait La teranyina, une histoire qui se déroule pendant la Semaine tragique (1909) et qui narre les vicissitudes de cette période non pas à Barcelone mais à Feixes, établissant ainsi une corrélation littéraire avec la ville de Terrassa. Le combat pour le pouvoir politique, économique et familial transparaît dans le comportement de nombreux personnages de la famille Rigau et dans celui d’autres personnages présent dans ce roman.

La même année 1984 voit la publication de Fra Junoy o l'agonia dels sons, un roman à la gestation lente comme tous les romans publiés par Cabré à partir de cette période, dans lequel en plus des arcanes du monde ecclésiastique de Feixes et du monastère de Sant Carles de la Ràpita, dont le protagoniste incarné par le moine est le confesseur, la musique joue un rôle primordial. Certains des personnages de La teranyina ainsi que le monde de Feixes, sont présents dans ce roman qui constitue d’une certaine manière son prolongement. Cet ouvrage met en vedette le personnage de Fra Junoy, une victime de ceux qui détiennent le pouvoir de manipuler.

En 1985 est publié la nouvelle Luvowski o la desraó qui représente la dernière étape pour les personnages et les familles qui ont vécu dans les deux précédents romans. 

 

En 1991 parait Senyoria, un roman portant sur la corruption judiciaire qui émane du pouvoir absolu, situé dans la Barcelone de la fin du XVIIIe siècle. Si avec Fra Junoy, il dépeint une victime, il dépeint maintenant avec don Rafel Massó, régent civil de l'Audience Royale de Barcelone, le personnage du bourreau à travers ses craintes et son égoïsme.

L'ombra de l'eunuc (1996) est un roman qui rend compte des dernières années du Franquisme, de la Transition et des années suivantes du point de vue de l’auteur, personnifié par Miquel Gensana, le principal protagoniste. Il s’agit en même temps d’un roman de réflexion sur la création artistique et plus particulièrement, sur la création musicale. La structure du roman est basée sur la structure du Concerto pour violon et orchestre d’Alban Berg.

Tandis qu’il commence à travailler sur le roman suivant, il se permet une incursion dans d'autres genres littéraires. En 1999, il publie El sentit de la ficció un essai sur la création littéraire, sur l’écriture, et sur le processus créatif de l’écrivain.

En 2000 s’opère un retour au récit avec Viatge d'hivern qui est composé de 14 histoires subtilement liées entre elles. Le lecteur n’a de cesse de découvrir ces relations à mesure qu’il progresse dans sa lecture même si chaque histoire se situe dans des lieux et des périodes très différentes. Cet ouvrage est un regard sur une Europe que nous n’avons pas été capable de construire.

L’année suivante, 2001, il publie et joue pour la première fois au Teatre Nacional de Catalunya, l’œuvre théâtrale Pluja seca, portant sur le thème de la falsification de la mémoire historique et sur le fait que ce soit les vainqueurs qui écrivent l’histoire. La pièce débute dans le château de Peníscola, converti en tribunal papal (authentique pour eux, schismatique pour Rome) le jour où Benoît XIII meurt et que le Sacré Collège ou Collège des cardinaux, alors décimé, décide de nommer un successeur qui soit considéré comme un antipape par Rome.

Les veus del Pamano (2004), est son dernier roman à ce jour. Ce roman commence dans le petit village de Pallars Sobirà dans les années quarante et continue jusqu’à nos jours. Celui-ci met en scène un ensemble de personnages comme les deux maîtres d’écoles, Oriol Fontelles and Tina Bros ou le personnage féminin de Elisenda Vilabrú. La mémoire historique, l’impossibilité du pardon et la peur de l’oubli sont certains des thèmes qui apparaissent dans ce roman.

  •  
    • Lire en français. La toile d'araignée (trad. Patrick Gifreu.) Editions Du Chiendent 1985.
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 19:29

char.JPG  photo jean-pierre bonnel 

 

Les ANI-MOTS de Jean Iglésis

 

 

Le chat

 

Il sommeille sur le fauteuil

Tout en veillant du coin de l’œil...

Le chat.

 

Il  sait miauler à la lune

Pour quérir la bonne fortune...

Le chat.

 

Il fait toujours ce qu'il lui plaît,

Quitte à bouder son bol de lait...

Le chat.

 

Il feint un empire qui dort,

Gardant toute griffe dehors...

Le chat.

 

Il semble prolonger l'hiver

Même quand il rêve à l'envers...

Le chat.

 

Il ne dira pas l'avenir

Ni l'amour qui ne peut mourir...

Le chat.

 

Il se rebelle quand il veut,

Feulant au ciel à qui mieux-mieux...

Le chat.

 

Il règne au cœur de la chaumière,

Oubliant les plaies, la misère...

Le chat.

 

Elne le 22 décembre 2012

 

Jean Iglesis

 

Petit chat

 

Si tu viens chez moi, petit chat, 

Pas besoin de faire d’achats.

Tu seras bien, comme un pacha.

 

Du salon tu seras le roi

Et tu n’auras plus jamais froid,

Petit chat, si tu viens chez moi.

 

Villeneuve de la Raho le 5 novembre 1994

 

Jean Iglesis

 

Zèbre

 

Zèbre

Filant de forêts en falaises

Tu cours sur les bords du Zambèze

De la Zambie au Zimbabwe

Depuis le Zaïre assoiffé

Hennissant de vaincre avec aise

Le feu sous tes sabots de braise

 

Quand tu es las de ton voyage

Au terme de zigzags sauvages

Riant aux sommets enneigés

Tu résous sous ton pas léger

L'épineux problème d'algèbre

Que se pose un drôle de zèbre

 

Et les passages protégés

Que la nature a inventés

Sur ton pelage partagé

Réaffirment ta liberté

 

Villeneuve de la Raho le 3 juin 1995

 

Jean Iglesis

 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 00:55

bonnel-juin-1371.JPG                                                    (C) BEN - photos de Jean-Pierre Bonnel -                                     

bonnel-juin-1373.JPG   "demolish serious culture"

bonnel-juin-1374.JPG  La cabane de BEN au musée d'art moderne de Nice.

 

*** Je fais mon Ben (JPB) :

"Vous prendrez un peu de confiture ou un peu de culture..?"

La culture est partout, mais il y a plusieurs cultures, plusieurs niveaux : entre la pétanque et la philosophie de Kant, tout un abîme !"

"Culture d'un individu : à la fois ses connaissances et sa tournure d'esprit, son éducation, son itinéraire...Culture est alors proche de civilisation."

 

----

 

* Il s'agit d'un ensemble lié de manières de penser, de 

sentir et d'agir plus ou moins formalisées 

qui, étant apprises et partagées par une 

pluralité de personnes, servent, d'une ma- 

nière à la fois objective et symbolique, à 

constituer ces personnes en une collectivi- 

té particulière et distincte. 

En second lieu, ces manières de pen- 

ser, de sentir et d'agir peuvent être «plus ou 

moins formalisées»; elle sont très formali- 

sées dans un code de lois, dans des formules 

rituelles, des cérémonies, un protocole, des 

connaissances scientifiques, la technologie, 

 

 

* La culture apparaît comme l'univers 

mental, moral et symbolique, commun à 

une pluralité de personnes, grâce auquel 

et à travers lequel ces personnes peuvent 

communiquer entre elles, se reconnaissent 

des liens, des attaches, des intérêts com- 

muns, des divergences et des oppositions, 

se sentent enfin, chacun individuellement 

et tous collectivement, membres d'une 

même entité qui les dépasse et qu'on ap- 

pelle un groupe, une association, une col- 

lectivité, une société. 

 

La culture est lensemble

 

de la production,

de la diffusion

et de la consommation

des produits de lesprit créateur humain dans le domaine des arts et des  

connaissances.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 15:46

Archives-Walter-Benjamin.jpg Walter Benjamin - Ecrit par Le Site Catalan Rubrique Conférence

 

Hommage au philosophe Walter Benjamin pour l'anniversaire de sa mort avec Jean-Pierre Bonnel et Hanna Fiedrich

7116e6fef06c749c1e4909087a212287_L.jpg

 

Vendredi 27 septembre 2013 à 20h30 à Elne

 

Un hommage au philosophe pour l'anniversaire de sa mort, aura lieu le vendredi 27 septembre 2013 à 20h30 à la salle Roger Grau dans l'ancien archevêché. 

Au programme de cette soirée, une lecture d'extraits du livre de Jean-Pierre Bonnel « L'ultime chemin de Walter Benjamin », mise en scène par l'actrice Hanna Fiedrich. 

 

Un spectacle hommage offert par les Amis d'Illibéris.

 

Participation aux frais à partir de 2 euros et comme à l'accoutumée, boisson conviviale offerte après la discussion. 

 

Jean-Pierre Bonnel : 

Walter Benjamin est le philosophe juif allemand qui, avec l'avènement du fascisme hitlérien, dut quitter son pays et passer la plus grande partie de sa vie en exil. A Paris, d'abord, où il est aidé par l'écrivain Georges Bataille et le philosophe Adorno; à Marseille, ensuite, où il essaie, en vain, de s'embarquer pour l'Amérique, en compagnie de nombreux artistes et intellectuels juifs; il tentera de fuir, à pied, par l'Espagne et le Portugal, mais la police espagnole le refoule: Benjamin se suicide dans une auberge de Port-Bou, le 26 septembre 1940. Ce livre essaie de retracer les trois derniers jours de la vie du philosophe, depuis Marseille jusqu'à Port-Bou, en passant par Banyuls et la frontière, matérialisée par la Pyrénées. Ce texte veut jouer le rôle de ce manuscrit perdu à jamais: imaginer que l'écrivain a retranscrit là ses derniers instants, où se mêlent l'espérance et le désespoir. 

(livre en vente et dédicace lors de la soirée: 12 euros)

 

 

Mise en scène de Hanna Fiedrich, actrice

Après bien des expériences autour du monde, elle rencontre Arnaud Rykner et va jouer au Théâtre National à Toulouse dans une de ces mises en scène « Les Aveugles » d'après l'oeuvre de Maeterlinck

Arnaud Rykner fut l'assistant et le dramaturge de Claude Régy contribuant au renouvellement du jeu de l'acteur et de l'esthétique du théâtre contemporain. 

Hanna interprétera aussi au Théâtre national de Toulouse « Excédent de poids. », de Werner Schwab, mis en scène par Michel Mathieu ; la pièce sera encensée par la presse. 

A Paris, elle se perfectionnera au théâtre du Soleil avec Ariane Mnouchkine. A cette époque, l'actrice navigue entre Toulouse et l'Allemagne ; elle a des rôles au cinéma, à la télévision. 

A Berlin, ville en pleine mutation depuis la réunification de l'Allemagne, cité de l'art Underground, elle joue dans quelques mises en scène ultra moderne de théâtre...

Installée en Catalogne, elle écrit et interprète sa première œuvre en Français : « Sous le soleil de Frieda » pièce humoristique, originale : un essai transformé. 

(représentations au Théâtre du Réflexe, de la Rencontre...) 

 

Lectures d'extraits du livre de J.P.bonnel (Cap Béar éditions) avec André Roger

psentation par Jean-Pierre Bonnel

Mise en scène par l'actrice Hanna Fiedrich

 

Entrée libre - Participation libre (2 euros...)

Boissons conviviales après les lectures et la discussion

Contact : J.P.Bonnel 06.31.69.09.32 - Jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:47

JPB-au-col-de-Rumpissa.jpg J.-Pierre Bonnel au col de Rumpissa (à la frontière- chemin W.Benjamin, Banyuls/Port-Bou) - photo de Pascal Yvernault.

 

 

 

* Jeudi 26 : Articles de  Jean Iglesis                                                


Correspondant du Petit Journal 

jean.iglesis@wanadoo.fr"jean.iglesis@wanadoo.fr

 

Petit Journal – Edition du jeudi 26 septembre 2013 - Semaine du jeudi 26 septembre 

au mercredi 2 octobre 2013

 

 

Vendredi 27 septembre, soirée hommage à Walter Benjamin......................................( 1 texte ).. page 5

 

Elne: A la Tour des 4 Vents, le verre connaît un nouveau souffle (1 texte + 1 photo couleurs)...........................page 15

 

Dans les fibres du bois, l'histoire humaine témoigne à «La Petite Voile» (1 texte + 1 photo couleurs).....page 15.

 

*** Vendredi 27 à Elne : soirée d'hommage 

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  • Elne : soirée Walter Benjamin

Par Sebastià Vilanou i Poncet 

 

Walter-Banjamin-150x150.jpg

Un hommage au philosophe pour l’anniversaire de sa mort, aura lieu le vendredi 27 septembre 2013 à 20h30 à la salle Roger Grau dans l’ancien archevêché. Au programme de cette soirée, une lecture d’extraits du livre de Jean-Pierre Bonnel « L’ultime chemin de Walter Benjamin », mise en scène par l’actrice Hanna Fiedrich. Un spectacle hommage offert par les Amis d’Illibéris. Participation aux frais à partir de 2 euros et comme à l’accoutumée, boisson conviviale offerte après la discussion. Renseignements au 06 31 69 09 32.

Jean-Pierre Bonnel : Walter Benjamin est le philosophe juif allemand qui, avec l’avènement du fascisme hitlérien, dut quitter son pays et passer la plus grande partie de sa vie en exil. A Paris, d’abord, où il est aidé par l’écrivain Georges Bataille et le philosophe Adorno; à Marseille, ensuite, où il essaie, en vain, de s’embarquer pour l’Amérique, en compagnie de nombreux artistes et intellectuels juifs; il tentera de fuir, à pied, par l’Espagne et le Portugal, mais la police espagnole le refoule: Benjamin se suicide dans une auberge de Port-Bou, le 26 septembre 1940. Ce livre essaie de retracer les trois derniers jours de la vie du philosophe, depuis Marseille jusqu’à Port-Bou, en passant par Banyuls et la frontière, matérialisée par la Pyrénées. Ce texte veut jouer le rôle de ce manuscrit perdu à jamais: imaginer que l’écrivain a retranscrit là ses derniers instants, où se mêlent l’espérance et le désespoir.

 

 

*** Samedi 28, à La Jonquera :

 

28-exil.jpg Lectures de "Enfance berlinoise" en catalan, au musée de l'exil de La Jonquera (MUME) le samedi 28 septembre à 11 heures. Entrée libre. (traduction de Anna Soler Horta)

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:01

 

vitre.JPG (photo Jean-Pierre Bonnel) Hommage de Karavan "Passages" au cimetière de Port-Bou.

 

* Hommage à W. Benjamin : du 26 au 29 - randonnée le dimanche 29 : 

 

Ens plau dadjuntar-vos el programa del Simposi Internacional “Images in Walter Benjamin’s and W.G. Sebald’s Writings, que tindrà lloc entre el 26 i el 29 de setembre a Girona, la Jonquera i Portbou. Lorganització del simposi és a càrrec de la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili de la Universitat de Girona de la qual en formen part el Consorci del Museu Memorial de lExili i lAjuntament de Portbou- i del Zentrum für Literatur und Kulturforschung Berlin (Centre de Recerca Literària i Cultural de Berlin).

 

La celebració del simposi internacional coincideix amb el 73è aniversari de la mort de Walter Benjamin a Portbou.

 

Al costat de les conferències i debats, i també dins el marc del simposi,  el Museu Memorial de lExili (MUME) de la Jonquera inaugurarà el 28 de setembre a les 11.00 h lexposició  “Fragments. A partir dEls emigrats de W.G. Sebald”, projecte dAnna Soler Horta que va rebre lajut a la creativitat artística dins la primera edició de caràcter biennal del Premi Internacional Memorial Walter Benjamin, 2012-2013 (PIMWB). Ai mateix, durant lacte dinauguració es donarà a conèixer el veredicte de la modalitat reconeixement a un treball assagístic inèdit, corresponent també a la primera edició del PIMWB.

 

Alhora, el simposi inclourà lhomenatge a Walter Benjamin que es fa cada any al cementiri de Portbou i la realització, també anual, de la ruta a peu de Banyuls a Portbou en record de les persones que fugien del nazisme durant la Segona Guerra Mundial.

 

Per assistir al Simposi Internacional Images in Walter Benjamins and W.G. Sebalds Writings  és necessari inscriures a: cwb@udg.edu

Per participar a la ruta a peu Banyuls-Portbou cal apuntar-se a lOficina de Turisme Portbou abans del 25 de setembre de 2013. Tel: (0034) 972 125 161

 

Canvis de darrera hora en el programa del Simposi Internacional:

L’actriu Mar Ulldemolins substituirà l’actriu Silvia Bel en la lectura de fragments del llibre Infància a Berlin de Walter Benjamin

A la ruta a peu Banyuls-Portbou hi participarà el músic i compositor Marc Egea en comptes d’alumnes de l’Escola de Música de Torroella de Montgrí

 

Properament soferiran informacions més detallades de les activitats.

 

Chères amies et chers amis,

 

Nous avons le plaisir de vous envoyer le programme du symposium international « Images in Walter Benjamin’s and W. G. Sebald’s Writing», qui aura lieu du 26 au 29 septembre à Girona, La Jonquera et Portbou. Le symposium est organisé par la Chaire Walter Benjamin, Memòria i Exili de lUniversitat de Girona – dont font partie le Consortium du Musée Mémorial de lExil et la Mairie de Portbou  et le Zentrum für Literatur und Kulturforschung Berlin (Centre de Recherche littéraire et culturelle de Berlin).

 

Lorganisation du symposium international coïncide avec le 73e anniversaire de la mort de Walter Benjamin à Portbou.

 

Outre les conférences et les débats, et dans le cadre du symposium, le Musée Mémorial de lExil (MUME) de La Jonquera inaugurera le 28 septembre à 11 h 00 lexposition « Fragments. À partir de Els emigrats de W. G. Sebald », un projet dAnna Soler Horta qui a reçu laide à la créativité artistique lors de la première édition, à caractère biennal, du Prix international Mémorial Walter Benjamin 2012 - 2013 (PIMWB). Lors du vernissage, on dévoilera le verdict de la modalité « reconnaissance dun travail dessai inédit », qui correspond aussi à la première édition du PIMWB.

 

Le symposium comprendra également lhommage à Walter Benjamin que lon réalise chaque année au cimetière de Portbou et la randonnée, annuelle elle aussi, de Banyuls jusquà Portbou en souvenir des personnes qui fuyaient le nazisme au cours de la seconde Guerre mondiale.

 

Pour assister au symposium international « Images in Walter Benjamins and W. G. Sebalds Writings », veuillez vous inscrire à : cwb@udg.edu.

Pour participer à la randonnée Banyuls – Portbou, veuillez vous inscrire au Bureau du Tourisme de Portbou avant le 25 septembre 2013. Tél. : (+34) 972 125 161.

    • ** POLAR le jeudi 26 : Dans le cadre du mois à la découverte de Barcelona

      Rencontre avec Jacques Lavergne

      pour son dernier roman publié aux éditions Mare Nostrum

      Le Jeudi 26 Septembre à partir de 18h00 Librairie Torcatis

      "Barcelone aller simple"

      Après avoir évolué dans les milieux du trafic des oeuvres d'art dans un précédent polar,

      Jacques Lavergne aborde dans celui-ci le thème de la disparition brutale et inexpliquée

      d'un être cher. Il a aussi souhaité placer l'essentiel de l'action dans une métropole qu'il

      apprécie et qu'il connait bien, une ville connue pour son climat, sa gastronomie, sa jeunesse,

      son dynamisme et sa culture, et qui, à elle seul, est aussi un des acteurs à part entière de ce livre :

      Barcelone.

      En partenariat avec la cave La Rourède à Fourques représentée par Josiane et Jean Luc Pujol.

      Nos rencontres sur www.librairietorcatis.com

    • **26 septembre 2013

Amapola

Olivier Sebban

Date de parution 10/01/2008

Cadre rouge

384 pages - 21.50 € 

 

Espagne, 1936. À la veille de la guerre civile, Féli, le narrateur, s’engage dans l’armée régulière. Issu d’une famille de juifs marranes installée près de Tolède, le jeune homme est hanté par le suicide de son grand-père, un propriétaire terrien dont les oliveraies ont fait faillite. Croyant laver la honte familiale en se mettant au service de son pays, Féli ne tarde pas à se rendre compte qu’il est en réalité passé dans « le camp de la réaction et de l’aigreur ». La guerre éclate tandis qu’il termine ses classes à l’Alcázar. Il participe, du côté des défenseurs, au siège de la forteresse tolédane.

Son destin bascule lorsque le commandant de la garnison lui confie une lettre d’appel à l’aide à porter au général Franco : hors de l’Alcázar, Féli est aussitôt fait prisonnier par les républicains. Manquant d’être fusillé, il parvient à gagner leur confiance et se range à leurs côtés. Commence alors une vie de périls et d’errance dans un pays à feu et à sang, jusqu’à Madrid. Blessé, Féli y rencontre une jeune infirmière, Amapola. Ensemble, ils décident alors de fuir le cauchemar dans lequel la guerre les a plongés.

 

Olivier Sebban a 36 ans. Servi par un lyrisme puissant et un grand sens du picaresque, Amapola est son premier roman.

Le Jour de votre Nom

Olivier Sebban

Date de parution 20/08/2009

Cadre rouge

408 pages - 21.50 € 

 

Hiver 1939. Contraint à l'exil suite à un guet-apens tendu par son beau-père, Alvaro Diaz quitte l'Espagne fasciste pour la France, laissant derrière lui son épouse et ses deux enfants. Il emporte avec lui un carnet écrit par sa soeur Esther, où il apprend que son père, mort au début de la guerre d’Espagne en héros, a vécu sous un faux nom et l'a transmis à ses descendants. Hanté par cette révélation, Alvaro traverse à pied les Pyrénées, seul, sans vivres ni argent. Malade et épuisé, il est arrêté à la frontière française et interné au camp de concentration de Gurs. Il y passe dix mois dans des conditions effroyables, sous la coupe du lieutenant Davers et du sadique Buisart, l’un des dirigeants du camp. Gurs, c’est aussi le lieu des révélations tragiques : Alvaro y retrouve Paco, un ami qui lui apprend la mort de son fils Victor. Avec Paco et un autre détenu, Alvaro parvient finalement à s'évader. Tous trois sont recueillis près de Toulouse par un prêtre qui leur propose de rejoindre un réseau de résistance. Alvaro aide ainsi des groupes d'enfants juifs à passer en Espagne sous de fausses identités. Sabotages, guérilla contre l'occupant... il est à la fois témoin et acteur d'opérations héroïques et de plus en plus désespérées.

A travers l'odyssée tragique d’Alvaro Diaz, l'auteur excelle à nous montrer des scènes fortes, qui témoignent d'une maîtrise et d'un sens du romanesque impressionnants. La trame historique, riche et passionnante, ouvre aussi à une réflexion très personnelle sur la trahison, l'exil et le secret.

 

Roi mon père

Olivier Sebban

Date de parution 07/02/2013

Cadre rouge

176 pages - 17.00 € 

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Un père de famille, universitaire, dont l'ex-femme ne respecte pas le droit de garde de ses deux fils, décide de les enlever. Tous trois s'exilent au coeur d'une région montagneuse et reculée, dans une bergerie désaffectée que le père a acquise auprès d'un vieil homme sous une fausse identité. Leur vie s'organise autour de tâches rudes, essentielles à leur survie. Les premières neiges et l'isolement sapent peu à peu le lien qui les unit. Malgré l'amour du père pour ses fils, malgré son rêve obstiné et fou de régénération dans la pureté des hauteurs, le manque maternel s'installe. Le père a bien rencontré une femme à qui il a acheté des chevaux et qui est devenue sa maîtresse, mais celle-ci s'est éprise de lui et représente une menace. Après avoir passé l'hiver de justesse, il n'aura qu'une obsession : mettre ses enfants à l'abri de toute présence féminine, au-delà de la frontière et de leur pays natal.

Récit d'un amour infernal, d'une peur, et d'une rédemption impossible, ce roman est aussi une aventure métaphysique, l'odyssée d'un désastre où la nature détruit l'oeuvre, renvoie froidement l'homme à sa juste mesure.


  • Au centre espagnol : 16h Rencontre avec Olivier Sebban autour de ses ouvrages consacrés à l’Espagne « Amapola » « le Jour de votre nom » et présentation de son dernier livre « Roi mon Père » (Seuil). Dédicace à partir de 17h30 en collaboration avec la Librairie Torcatis.
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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