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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 10:49

 

frontiere.JPG     Né à Perpignan, j'aime la Catalogne, ses territoires, ses créations, ses immenses artistes. Je me sens catalan, bien que ne parlant pas la langue. 

 

   Je suis un peu écartelé : français (et prof de français, aimant cette langue "universelle" !), j'ai appris le castillan au lycée.

   En outre, j'ai passé mon enfance dans l'Ariège, à entendre mes grands-parents parler l'occitan... Je me sens donc aussi "occitan" et français...

   Et comme j'aime beaucoup l'anglais, je me sens aussi européen, même si ces exilés -préfèrent rester dans leur île et leur utopie à la T.Moore...

J'adore enfin l'italien, mais,paresseux, je me contente de l'apprendre par l'intermédiaire des opéras...Je m'y perds donc un peu...

 

Retour donc à la journée mémorable du 11 septembre, où tout un peuple a organisé une "chaîne humaine" : je préférais, comme je l'ai dit avant-hier, le terme de "sardane humaine", mais comme les Catalans ont l'outrance du verbe, il vaut mieux parler de "chaîne" (ou de pieu, depuis l'estaca, chanson célèbre de Lluis LLach !).

 

Je voulais me rendre à la frontière, participer à ce grand rassemblement "main dans la main", mais plus pour assister, en témoin journaleux, à un événement, pour capter des images, des mots, des impressions...

 

  En fait, mon sentiment était que je ne me croyais pas assez "catalan" : porter des couleurs, un drapeau, lancer des mots brutaux, nationalistes, insulter Madrid la belle, symbole du pouvoir central, la noble langue castillane, nos ancêtres les Ibères, mépriser les grands penseurs (Ortega, Unamuno), les grands écrivains (Cervantès, Machado, Lorca), je ne pouvais pas en demandant la scecession...

 

Surtout, j'avais vu la veille un "clip" catalaniste, utilisant un péplum violent, sur une guerre médiévale ou une croisade : les héros, beaux et vainqueurs étaient les Catalans, tandis que les méchants étaient des monstres, des soldats hideux qu'il fallait massacrer : en chantant ce manichéisme radical, la cause de l'indépendance catalane ne pourra pas progresser.

 

Elle ne pourra pas gagner non plus -un sondage récent montre que (seulement !) 45% de la population est pour l'indépendance - si l'image des décideurs et politiciens de Barcelone est celle de bourgeois (même éclairés), de commerciaux proches de la mafia russe... 

 

   La "route catalane" du 11 septembre offrait enfin une image populaire, heureuse, généreuse, doublée d'un chant enthousiaste à l'opposé du "clip" incriminé ! 

 

   C'est à ce moment-là que je me suis vraiment senti catalan, enfin !

 

1208726_199269906917602_345724084_n.jpg.  VERNISSAGE - Jane Pilcher, artiste à la frontière entre figuratif et abstrait vous invite à découvrir son univers fait de pigments naturels, de lumière réfléchie sur les feuilles et les pétales, d'ombres cachées ... 

Exposition ouverte du 13 sept. au 20 oct. 

 

Vernissage vendredi 13 sept. à 18h30 - Château Royal de Collioure-

 

***JAZZ à tous les étages de Perpignan : *** Programme JAZZ  :  une soirée gratuite à partir de 19h, suivie d’un concert de la formation Aïnara (gratuit pour les adhérents Jazzèbre, 8€ pour les profanes). Vous trouverez ci-contre l’ensemble de la programmation du festival. Histoire de ne pas vous laisser surprendre par l’animal à rayures...

-------

SEPTEMBRE

Vendredi 13 - Perpignan
- 19h Soirée de présentation de la 25ème édition. Gratuit.
- 21h30 "Ainara" (Trio d’En Bas et le Trio Kej) 8€ / Gratuit.

Du Mercredi 25 au Samedi 28 - Perpignan:
9èmes Rencontres documentaires. Gratuit. 

Vendredi 27 - Perpignan, 21h.
Timbalayé, Septeto Nabori. 13€ / 10€ / 8€.

Dimanche 29 Collioure
- 9h30 Randonnée pédestre musicale. Gratuit.
- 13h Pique-nique musical avec la Fanfare du Festival et Enrique Salvador. 8€.

OCTOBRE

Mardi 1er
- Perpignan, 18h30. "Jazz en cours" avec les élèves du département Jazz du Conservatoire. Gratuit.

Mercredi 2 - Thuir, 18h30.
Mezcal Jazz Unit. 5€ / Gratuit.

Jeudi 3 - Prades, 21h.
Emile Parisien et Vincent Peirani 12€ / 9€ / 6€.

Vendredi 4 - Caunes Minervois (11), 21h.
Emile Parisien et Vincent Peirani. 12€ / 9€ / 6€.

Vendredi 4 - Cabestany, 21h.
Lydie Salvayre et Claude Barthélémy, lecture musicale. 10€ / 8€ / 6€.

Samedi 5 - Elne, 21h.
Emile Parisien et Vincent Peirani. 12€ / 9€ / 6€.

Dimanche 6 - Prat de Cest (11), à 17h.
Emile Parisien et Vincent Peirani. 15€.

Dimanche 6
- Perpignan -  9h - "L’échappée du Zèbre". Balade en vélo. Gratuit.
- 12h à Passa. Pique-Nique musical avec Papanosh. 8€.

Lundi 7 - Perpignan, 17h30.
Master Class avec Vincent Peirani. Gratuit.

Mardi 8 - Perpignan-18h30
- "Jazz en cours" avec les élèves du département Jazz du Conservatoire. Gratuit.
- 20h30 - Kamilya Jubran & Sarah Murcia. Michel Portal / Vincent Peirani / Hamid Drake. 22€/17€/ 15€/ 10€.

Mercredi 9 - Perpignan, 19h.
Jazz au cinéma Castillet avec une intervention musicale. Billetterie Cinéma. 

Jeudi 10 - Perpignan
- 18h30, Eve Risser solo. 8€ / Gratuit.
- 20h30, "Saiyuki" : Nguyên Lê / Mieko Miyazaki / Prabhu Edouard. Joachim Kühn / Christian Lillinger / Sébastien Boisseau. 22€/17€/ 15€/ 10€.

Jeudi 10 - Leucate, 19h.
Jazz au cinéma avec une intervention musicale. Billetterie Cinéma.

Vendredi 11 - Perpignan
- 18h30 Benjamin Flament / Clément Janinet. 8€ / Gratuit.
- 20h30 "Mediums" : V. Courtois / R. Fincker / D. Erdmann. John Abercrombie Quartet. 22€/17€/ 15€/ 10€.

Samedi 12 - Perpignan, 21h.
Anthony Joseph and The Spasm Band. 15€/ 12€ / 10€.

Dimanche 13 - Latour de France, 11h.
"Jazz et Vins" avec Impérial Orphéon. 13€ : verre dégustation + concert. 8€ : concert. 5€ : verre dégustation.

Lundi 14 - Perpignan, 17h30.
Master Class avec le trio Marcel et Solange. Gratuit.

Mardi 15 - Perpignan, 21h.
Marcel et Solange. 2€ / Gratuit.

Mercredi 16 - Perpignan, 20h30.
Looking For Abraxas. Erik Truffaz Quartet. 23€ à 13€/10€.

Jeudi 17 - Alénya, 21h.
Hélène Labarrière / Violaine Schwartz. 12€ / 9€ / 6€.

Vendredi 18 - Perpignan, 20h30.
Gregory Porter. 30€ à 19€ / 10€.

Samedi 19 - Céret, 18h.
Elodie Pasquier solo. Billetterie du Musée.

Dimanche 20 - Perpignan, 12h30.
"Pique-nique final" avec les Skamanians. Gratuit.

----------

Festival Jazzèbre, du 27 septembre au 20 octobre, à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales et dans l’Aude. Tarifs des concerts : concerts payants de 5€ à 30€, concerts gratuits. Tarif réduit avec la Carte CataCult (sur présentation de la carte en billetterie). Infos au 04.68.51.13.14 et sur www.jazzebre.com. Notez aussi que des invitations pour 2 personnes seront à gagner sur notre site (www.catacult.net), à commencer par la grande Festa Latina, vendredi 27 septembre à la Casa musicale à Perpignan.

--------------- Depuis cet été, la nouvelle mouture du site internet est en ligne. Au goût du jour, le site présente de belle manière le festival et il est même possible de réserver ses billets pour certains concerts). Le site a changé mais pas l’adresse bien sûr : www.jazzebre.com.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:02

 avant-premiere-de-la-saison-2-des-tribulations-de-stephy-j_343617_516x343.jpg

 

 

   Le 2 porte bonheur à Stéphanie Jaeger : "saison 2", 222 pages, 12 euros, repas 12 euros, le 12 septembre...

 

   la saison 2 des Tribulations de Stephy J

"Toujours 224 pages, toujours 12.90€ mais 5000 mots en plus !".  Stéphanie Jaeger n'a pas perdu le sens de la formule, ni celui de la fête. Cela tombe bien : Stephy.J lance la saison 2 de ses "tribulations" donc le premier volume a fait un petit carton éditorial à l'échelle locale mais aussi - et surtout - au-delà des Corbières en agrandissant  le cercle des fans à l'image d'’Asma Guenifi, la présidente du mouvement Ni putes ni soumises, qui signe la préface de la réimpression de la saison 1. 

Le pitch de la saison 2 ? Une Stephy qui entre rire, rimmel et larmes "plonge dans l’univers de la téléréalité et emmène son lecteur de l’autre côté du miroir"...  "Sous son air enjoué et coquin, Stéphanie Jaeger reste affûtée comme un talon aiguille et griffe son époque à la manière d’un La Bruyère qui s’habillerait en Prada" précise Yves Carchon sur la 4ème de couverture du bouquin qui sort en avant-première le 12 septembre lors d'une soirée au Petra's Café.

Le pitch de la soirée ? Un très bon dj londonien, deux boîtes de 45 tours, cinquante strings Tribul's Addict pour premier(e)s client(e)s du livre,  des dédicaces, des surprises, un buffet, un bar à ongles, des happy fews... et surtout Stephy.J ! 

  • Jeudi 12 septembre à partir de 18h30 au Petra's Café (av des Palmiers. Perpignan)
  • Buffet avec une consommation offerte : 12 (à partir de 19.30)
  •  Le livre en vente dédicacé : 12.90
  •  Réservations obligatoires pour le buffet au Petra's Café : 04 68 34 08 78

 

 

* T. DOLORY : J'ai le plaisir de vous informer de la parution de l'ouvrage : 

Casa Xanxo, Plume de Pierres

 

Plus de 80 dessins à la plume et encre de Chine réalisés sur site et en atelier

(pour les propositions de reconstitution) 30 euros.

 

Livre disponible en librairie à compter du lundi 9 septembre 2013 à Perpignan :

. Chapitre . Llibreria Catalana . Torcatis 

 

N'hésitez pas à relayer cettte information et son visuel associé à vos amis.

Merci beaucoup et avec toute ma sympathie

Thierry Delory

3, rue du Théâtre - 66000 Perpignan

06 72 43 10 18

 

delory.thierry2@hotmail.fr   www.thierry-delory.com

 

 

 

 

*** Invitation dédicace

jeudi 12 septembre 2013 00:29

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Editrice- Les éditions Alexandra de Saint-Prix -Critique littéraire

 

Une perpignanaise, Jackye MADINE (Jacqueline SURJUS)

dédicace son nouveau livre :

 

De lAmour ! Cest urgent

 

Le samedi 14 septembre (toute la journée)

 

 

Brasserie LE FOULON

6 Rue Pascal Marie Agasse

66000 PERPIGNAN

04 68 54 61 50

 

Son Editrice (Editions Alexandra de Saint-Prix) sera présente à partir de 14h

www.editions-a-de-saint-prix.fr

 

 

*** Annie Cathelin (L'Harmattan) Collection : Graveurs de mémoire
Nouveauté
s septembre 2013

9782343004792m.jpg

JOSELITO À L'ÂGE D'OR DU FLAMENCO
Ethnolog
ie d'une passion
Annie Cathelin
La Joselito débute sa carrière de danseuse de flamenco dès l'enfance, en Andalousie. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle se fait connaître du public français qui la verra triompher à l'Opéra de Paris. Son histoire de vie nous éclaire sur cette société espagnole du début du XXe siècle qu'elle présente comme l'Âge d'or du flamenco, sur sa structure et ses valeurs, et apporte un éclairage particulier sur le milieu du flamenco qui, plus qu'un art, apparaît comme une culture.

(Coll. Graveurs de Mémoire, 14 euros, 136 p., septembre 2013) EAN : 9782343004792
EAN PDF : 9782336323053  EAN ePUB : 9782336673141

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:28

a100metres.jpg   Exposition à la galerie "àcentremètresucentredumonde" (Perpignan, avenue de Grande-Bretagne) en ce moment.

 

12-sept.jpg Exposition à l'Espace des Arts du Boulou : Gilles Peyre, du 12 spt. au 18 octobre. Installation autour du blanc emblématique.04 68 83 36 32, rue des écoles, entrée libre.

 

--- 

Ce n'est plus la guerre ! Finie la guéguerre des mots, l'escalade de la logomachie ! Poutine a enfin une idée sensée et l'Amérique doit reculer. Et la France attendre, se résoudre aux votes, aux résolutions, à la démocratie, en quelque sorte. 

 

Nous voulions bien casser du matériel pour vendre nos armes, faire une démonstration avec nos magnifiques "Rafale" de Dassault, pour les vendre au Qatar, qui se sait pas où mettre ses économie (hôtels parisiens, clubs de foot, lieux de prostitution...Et si ce pays pensait au mécénat culturel..?)

 

Finie, donc, la guerre, place à la diplomatie !

 

La preuve que la haine est enterrée ? Regardez la "Une" du "Monde", ce mercredi 11 septembre, grande date (voir le papier de Pascal Yvernault sur son blog "Louisane-Catalogne") car le journal ne donne pas à voir l'image d'enfants tués ni de maisons détruites, mais un tableau, retrouvé, de Van Gogh !!

 

La peinture plus forte que l'actualité guerrière et que les hostilités ! On est, c'est vrai, saturé de Syrie ! Saturé d'images violentes ! Saturé de "Visa" et de ses petites polémiques ! Vive l'art !

 

Bien sûr, ce n'est pas un grand chef-d'oeuvre, un paysage banal, ce "Coucher de soleil" sur l'abbaye en ruines de Monmajour, en Provence...Les couleurs sont ternes, le Hollandais n'a pas encore trouvé ses fameux bâtons de dynamite, et Gauguin l'a déjà devancé dans l'émancipation des lumières picturales...Mais bon, c'est bien pour le propriétaire, le musée d'Amsterdam et le public. 

 

La peinture contre la guerre, pas comme une accalmie, mais un vrai engagement !      (J.P.B.)

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:44

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Une chaîne pour l'indépendance de la Catalogne 

 

 

Le 11 septembre 2013, les partisans de l'indépendance de la Catalogne se mobiliseront pour tenter de donner une visibilité internationale à leur revendication. Le gouvernement de la région souhaite organiser l'an prochain un référendum pour que le pays se sépare de l'Espagne.  Sur le Champs de Mars, près de deux-cent manifestants étaient rassemblés lundi 2 septembre, main dans la main, posant devant la Tour Eiffel.

 

 

© Col·lectiu Emma

 

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Catalan Separatists to Link for Independence Cause (The Wall Street Journal)

By MATT MOFFETT Secessionists Hope to Revitalize Movement With 249-Mile Human Chain BARCELONACatalan independence activists want to revitalize their movement with a more eye-catching protest than a mass street rally staged a year ago: a 400-kilometer (249-mile) human chain traversing Catalonia from the Pyrenees Mountains to the Mediterranean Sea. Secessionists in Spain's richest region are counting on the Sept. +

 

 

Baixa del servei de titulars

Heu rebut aquest correu electrònic perquè esteu donats d'alta al servei de titulars de Col·lectiu Emma. En compliment de la Llei de Serveis de la Societat de la Informació i de Comerç Electrònic i de la Llei Orgànica de Protecció de Dades us informem que si no desitgeu continuar rebent el nostre butlletí informatiu, us podeu donar de baixa de la nostra base de dades. 

 

Un an après une manifestation monstre à Barcelone, les indépendantistes catalans entendent organiser une nouvelle démonstration de force le 11 septembre avec une chaîne humaine à travers toute la Catalogne. La chaîne, baptisée "voie catalane vers l'indépendance", organisée le traditionnel jour de la Catalogne (Diada), doit parcourir 86 villages et villes sur plus de 400 km.

Au dernier pointage, 350.000 personnes s'étaient inscrites selon l'ANC (Assemblée Nationale Catalane) qui a prévu 1.500 bus pour répartir les participants tout au long de la chaîne. Portant des maillots jaunes, les participants se donneront symboliquement la main à 17h14, en référence à la date incontournable pour les indépendantistes de la prise de Barcelone par les troupes franco-espagnoles à l'issue de la guerre de Succession qui a réduit l'autonomie de la Catalogne.

Quelque 5.000 volontaires seront repartis sur le parcours et 800 personnes ainsi que 25 petits avions privés devraient réalisé une "gigaphoto" de la chaîne. Un important dispositif policier de quelque 4.000 policiers est prévu, dont 2.400 le long de la chaîne. 

Pour s'inscrire, il faut remplir un formulaire sur le site de l'ANC et indiquer notamment la commune dans laquelle, vous comptez participer à cette chaîne. Une appli mobile est aussi à disposition. 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:13

201308312173-full.jpg  J'ai le plaisir et l'honneur de vous présenter le fils de mon cousin Jean-Paul Ferré, maire du village de Vernajoul, près de Foix : Mathieu Ferré, premier fiscaliste du monde !!!

Et ce n'est pas un poisson de septembre... JPBonnel

 

 

Un Toulousain élu meilleur jeune fiscaliste du Monde

 

Publié le 31/08/2013 (C) La Dépêche du Midi

Mathieu Ferré, étudiant en Master 2 droit fiscal de lentreprise à lUniversité Toulouse 1 Capitole, après avoir reçu en mai dernier le trophée du meilleur jeune fiscaliste français, a remporté cette semaine le trophée mondial à Copenhague.

Le trophée du meilleur jeune fiscaliste (Young Tax Professional of the Year) réunit depuis 2011 les finalistes des différentes compétitions fiscales destinées aux jeunes diplômés organisées par Ernst & Young à travers le monde.

Lépreuve consiste à présenter en anglais leurs conclusions sur un cas de fiscalité internationale devant un jury prestigieux rassemblant universitaires, directeurs fiscaux, représentant des administrations internationales et associés dErnst & Young.

Mathieu a été choisi parmi les 28 finalistes tous «meilleur jeune fiscaliste» dans leur pays dorigine, et a remporté le premier prix, «un tour du monde des affaires» de 30 jours construit autour de visites des principaux bureaux dErnst & Young à Londres, Washington DC et Hong Kong.

 

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Le meilleur jeune fiscaliste du monde

Par : Agnès Rossignol | Le : 2013-09-05 11h15 

 

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Mathieu Ferré vient de remporter le trophée du meilleur jeune fiscaliste du monde

Étudiant en Master 2 droit fiscal de l’entreprise à l’Université Toulouse 1 Capitole, Mathieu Ferré vient de remporter cette semaine le trophée mondial du meilleur jeune fiscaliste, rapporte la Dépêche du Midi.

 

Cette compétition qui se tenait à Copenhague cette année, réunit depuis 2011 les finalistes des différentes compétitions fiscales destinées aux jeunes diplômés organisées par Ernst & Young à travers le monde.

 

Ayant reçu en mai dernier le trophée du meilleur jeune fiscaliste français, c'est pour cela que Mathieu Ferré était finaliste cette année.

 

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Mathieu Ferré, au centre, lors de la remise des prix

Pour rafler la première place devant les 28 finalistes tous «meilleur jeune fiscaliste» dans leur pays d’origine, le jeune homme a dû présenter en anglais ses conclusions sur un cas de fiscalité internationale devant un jury prestigieux composé d'universitaires, de directeurs fiscaux, de représentants des administrations internationales et associés d’Ernst & Young.

 

Et qu'a-t-il gagné ?

 

Un tour du monde ! ... « des affaires ». Au cours de ce périple de 30 jours, il visitera les principaux bureaux d’Ernst & Young à Londres, Washington DC et Hong Kong.

 

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Nouvelles

Vous voulez payer moins d'impôts cette année? Prenez immédiatement contact avec ce jeune toulousain élu comme le meilleur jeune fiscaliste du monde ...

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 17:48

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 Camps de concentration en France Expositions à Elne : L'Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI des Pyrénées Orientales

et la Mairie d'Elne vous invitent aux manifestations proposées

du 9 au 15 septembre 2013

"Camps de Concentration en France"

·Expositions, conférence, documentaire, concerts, participation de témoins.

 

·Vernissage des Expositions lundi 9 septembre à 18 heures, suivi d'un apéritif.

 

Entrées gratuites

Espace Gavroche Boulevard Voltaire 66200 Elne

(face à la Mairie) Tél: 04.68.37.34.26

 

 

Programme du 9 au 15 septembre 2013

Trois expositions: Hall et Mezzanine Espace Gavroche:

Heures d'ouverture:

le 9 septembre: 14-18H,

les 10, 11, 12 et 13 septembre: 10-12H/ 14-18H,

le 14 septembre:14-18H, le 15 septembre:10-12H/14-17H

Camp de concentration du Vernet d'Ariège

Réalisée par l’Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du Camp de Concentration

du Vernet d’Ariège.

 

Exposition inspirée par le camp de Rivesaltes

 

Peintures de John Parlane, le camp de concentration de Rivesaltes comme vous ne l’avez jamais vu !

 

Camps de concentration sur les plages, par l'Amicale des Anciens Guérilleros du Gard Lozère et la Ligue de l'Enseignement du Gard.

 

Lundi 9 septembre:Espace Gavroche/Cinéma Vautier

CONFÉRENCE à 17 heures:par Henri FARRENY, Vice-président de l'Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France-FFI, professeur honoraire des universités.

Thème: "Les publicains espagnols dans les camps de concentration français (1939-1944)"

 

 

CONCERT à 19 heures:

"Canciones de Esperanzas"

avec le GRUPO DAME LA MANO

Gregorio Ibor-Sánchez, guitariste et Clara Tudela, chanteuse, interprètent des chants républicains flamenquisés

 

 

Mercredi 11 septembre:Espace Gavroche

 

CONCERT à 18 heures: avec le GRUP MEMÒRIA

 

DOCUMENTAIRE à 19h00: "14 juillet 1939 à Gurs"

 

Film d’Irène Tenèze .Témoignage de Luis Fernandez, le “Général Luis”, Guérillero et FFI. Débat avec l'auteure

 

** Dans le cadre de VISA pour l'image

 

GEORGES BARTOLI photographe pour l'ouvrage CHILI

paru aux éditions Privat.

Textes de Isabel Allende, photographies de Georges Bartoli, Epilogue Gérard Mordillat

 

Le photographe engagé Georges Bartoli a parcouru le Chili du nord au sud, au long de ce pays immense et longiligne

(on dit qu'ici, il n' y a ni est, ni ouest. Juste le nord et le sud !). Il ramène de son errance une correspondance

photographique qui atteste de sa capacité à voir et écouter le monde. Du désert d'Atacama aux confins de la

Patagonie, des villes grouillantes aux fiestas de Valparaiso, Il a ausculté le pays pour comprendre comment il vivait.

Ses images noir et blanc sont le constat que dresse le photographe : comment le Chili se remet-il des décennies

de dictature de Pinochet ?

 

   Car le grand absent de ce livre dont la figure transparaît pourtant au gré d'une cabane ou d'un graffiti, c'est Salvador Allende, président du Chili mort dans son palais de la Moneda le 11 septembre 1973.

Ce 40e anniversaire du coup d'Etat d'Augusto Pinochet, date sombre dans l'histoire du Chili et de l'humanisme mondial, est l'occasion de la sortie de ce livre, dont le texte est rédigé par la fille de Salvador Allende, Isabel Allende, sénatrice qui revient sur ses souvenirs du 11 septembre, sur les années noires et sur ce Chili contemporain qui vit désormais dans le manque de son père, Salvador Allende.

 

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:04

dedicace-.jpg (C) Loïc Robinot - J.P.Bonnel dédicace...

 

 

* Demain dimanche salon du livre de Céret, toute la journée, en centre-ville, sous les platanes. Auteurs, éditeurs, animateurs, libraire (Le Cheval dans l'arbre) pour une grande journée culturelle !

 

Venez me voir à mon stand !!!!!

 


 

** LEXPOSITION JORDI BARRE LENCHANTEUR A LA GALERIE DES HOSPICES DE CANET EN COMPAGNIE DES OEUVRES DE PHILIPPE LAVAILL


 

L'Association des amis du Vieux Canet propose chaque fin dété, dans le cadre de ses activités estivales mais aussi pour marquer la nouvelle saison, une exposition.
Cette année, l’’association accueillera du 7 au 22 septembre 2013, à Galerie des Hospices, une exposition exceptionnelle autour de Jordi Barre : Jordi Barre lenchanteur...


Cette exposition retrace le parcours du chanteur, des premiers grincements du petit Georges sur son violon en fer à la rencontre, à Argelès-sur-Mer, près de 80 ans plus tard, avec Étienne Roda-Gil, enfant de la « Retirada », auteur à succès des plus grands interprètes de la chanson française (Claude
François, Vanessa Paradis etc.) ; elle éclaire la vie, le parcours, lacarrière du plus singulier de nos chanteurs, mais aussi laventure de laplus formidable « success story » de la chanson nord-catalane.


Enfin, cette exposition permettra à ceux qui ont connu et côtoyé Jordi tout au long de sa longue vie dartiste de se souvenir dun homme qui, au-delà delartiste, était devenu pour beaucoup un ami, presque un parent ! Et à ceuxqui ne lont pas connu de découvrir combien par son engagement chaleureux
pour la défense du catalan, il a apporté au « Pays catalan ».

L’’exposition que les Amis du Vieux Canet présentent avec le concours des établissements Leclerc, Balzac éditeur et France Bleu Roussillon, donnera lieu à plusieurs manifestations dont une conférence sur la langue catalane qui déroulera le vendredi 13 septembre et dans le cadre des Journées  européennes du Patrimoine, un concert en hommage à l’’homme et à l’’interprète.

P
arallèlement à l’’exposition Jordi Barre, Philippe Lavaill dont on a pu découvrir les sculptures à « ciel ouvert » à la plage et au village, tout au long de lété, présentera ses petits formats « empreint de poésie, de délicatesse et à la fois dune grande force ».

Entrée l
ibre

 

 LEXPOSITION JORDI BARRE LENCHANTEUR A LA GALERIE DES HOSPICES DE CANET

EN COMPAGNIE DES OEUVRES DE PHILIPPE LAVAILL images-copie-22.jpeg sculpture de P.Lavaill

 

Philippe Lavaill, ou la sublimation métallique de la Femme et du Cheval

Chaque année, Canet accueille, le temps d’un été, un artiste et l’invite à exposer ses œuvres au cœur de la ville.

Philippe Lavaill, sculpteur catalan, nous livre une parcelle de son travail, répartit dans les rues du village et de la plage.

sculptures,philippe lavaill

Cet artiste surprenant, doté d’un caractère impulsif et exubérant, est habité d’une énergie exceptionnelle. Il puise son expérience d’un père joailler qui lui enseigne très tôt le travail de la soudure, du poli, de la manipulation artistique des métaux et des assemblages. Il rencontre, alors, de nombreux artistes, et notammentSalvador Dali, avec qui il va collaborer pendant 7 ans. Ce contact l’enrichira artistiquement et lui donnera pleinement confiance en lui, traçant alors le chemin qui sera le sien dans le domaine de la sculpture en métal.

sculptures,philippe lavaillInstallé depuis de nombreuses années à Bescaran, dans la vallée de la Valira, il va multiplier les expositions à Lausanne, Tokyo, Genève, Paris, Québec et bien sûr à Perpignan.

Ce ne sont pas moins de 15 sculptures en métal qui sont à admirer dans les divers lieux publics, pièces monumentales, ou l’on observe la création, morceau par morceau, de corps et de membres de femmes et de chevaux, univers poétique et onirique duquel se dégage une grande force évocatrice.

 

 


...texte de Monique Rudelle. Merci à la correespondante de L'Indépendant à Canet..!

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 10:25

images-copie-21.jpeg   Avec les articles sur le musicien F. de Fossa, nous avons déjà parlé de Jaubert de Passa, personnage important, représenté par son ami Prosper Mérimés, dans "La Vénus d'Ille" (sur Têt - voir "Balades culturelles en Catalogne de J.P.Bonnel, Presses du Languedoc). Il habitait (outre son enfance à Passa, Monastir del Camp) dans le quartier de la Révolution française, à deux pas de la maison de F.de Fossa située en face de la fontaine au lion :

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François Jaubert De Passa est un hydrologue français catalan, né le 24 avril 1785 à Céret (Pyrénées-Orientales) et mort à Passa (Pyrénées-Orientales) le 16 septembre 1856. Jaubert de Passa a œuvré pour l'eau de manière exceptionnelle.

C’est à la veille du tournant révolutionnaire parisien que naît « François Pierre Jacques Fidèle Jaubert de Passa », dont le nom indique une origine haut placée dans la société du pays. C'est au village de Passa, au cœur de la région des Aspres, qu’il passe son enfance. Fils de Pierre Jaubert de Passa et de Catherine Vilar, dont le changement de régime perturbe les destinées, il entre au collège militaire de Tournon, dans l’actuel département de l’Ardèche, puis au Prytanée national militaire, dans une région d’influence angevine, qui deviendra la Sarthe.

Le jeune homme est doté d’une palette de talents variée, qui nourrit une ambition toute naturelle… Incorporé comme sous-lieutenant dans le 12e régiment de dragons, le voilà rappelé par son père, alarmé par les dangers visant le corps social de l’armée, lors de cette période, encore instable, consécutive à Révolution française. Avant de regagner le pays, François s’acharne sur les études, suivant à la fois un cursus juridique, médical et artistique, avec grand succès. On le devine apte à comprendre le monde à travers les disciplines qu’il maîtrise, parfois opposées, toujours complémentaires. Très vite, on le retrouve inscrit sur le tableau des avocats tandis que l'Académie de Dessin lui remet la médaille d'artiste ! Sa renommée grandit rapidement, il n’a pas encore 21 ans lorsqu’il accède à la fonction d’Auditeur du Conseil d'État, en 1806.

Puis, enfin rentré en Catalogne pour assister son père malade, il est nommé sous-préfet à Perpignan en 1813, puis conseiller de préfecture en 1815. C’est là que commence sa véritable histoire. Car dès son plus jeune âge, François a saisi l’importance de la terre nourricière. Il se penche sur la structuration d’un meilleur système d’arrosage et organise le Syndicat de la Têt dès 1818-1819. Il en rédige le règlement, et, plus tard investi d’une mission scientifique, publiera deux ouvrages consacrés aux arrosages dans les Pyrénées-Orientales et en Espagne (essentiellement dans les Pays catalans du Sud) qui font autorité en Europe, notamment en Allemagne. Ses observations outre-Pyrénées ont alors pour but d’améliorer l’arrosage en France. Membre de la Société royale et centrale d'agriculture, de la Société royale des Antiquaires et des sociétés savantes de Toulouse et València, puis membre de l’Institut de France, il agit toujours de manière dévouée, avec la particularité de faire profiter sa région d’origine de bon nombre de découvertes techniques et de solutions économiques ébauchées lors de son parcours national.

Décidément fidèle au développement de sa terre de naissance, il place sa compétence au service du Conseil général des Pyrénées-Orientales, où il est élu en 1830, qu’il préside de 1848 à 1852, dont il reste élu jusqu’à sa mort en 1856.

François Jaubert de Passa, que l’on présente aujourd’hui comme hydrologue, a étudié, à travers les sciences économiques et sociales, bon nombre d’aspect de la vie locale, dont certains restent d’actualité. En témoignent ses ouvrages Mémoire sur la culture du chêne-liège, Mémoire sur la culture de l'olivier, Essai historique sur les Gitans, autant de domaines, auxquels s’ajoutent ceux de l’histoire, la linguistique, l'archéologie, la littérature et la géologie, qui ont passionné cet homme rare.

Sur la fin de sa vie, il accompagne l’arrivée du chemin de fer à Perpignan. Cependant, l’histoire a légèrement perdu la mémoire au sujet de Jaubert de Passa, peut-être parce qu’il ne fournit pas un exemple conforme à la tradition qui consiste à quitter son pays parce qu’on a du talent. Au contraire, Jaubert de Passa semble démontrer l’attitude inverse. Connaisseur des réalités historiques du Pays catalan, cet humaniste a préféré s’investir pour le bien commun et la proximité plutôt que de succomber aux sirènes de l’État. Homme d’honneur, il néglige en 1828 une invitation à devenir directeur général d’Odessa, en Crimée, puis une chaire de professeur d’agriculture au jardin des plantes de Paris, et enfin un poste d’inspecteur d’agriculture en Afrique.

 

(C) Dictionnaire de biographies roussillonnaises de l'abbé Capeille (1914)

 

Mais cédant toujours aux nécessités de la famille, il renonça à ses goûts de prédilection et il crut entrevoir des chances dans la carrière administrative. A Tournon et au Prytanée, il eut pour amis des condisciples dont les familles appartenaient aux illustrations de l'époque. A la faveur de ces amitiés, il fut présenté dans les salons de Cambacérès, de Talleyrand et de Cuvier, où l'avait devancé la renommée de ses succès scolaires. Il fut vite jugé, et un décret du 11 janvier 1806 le nomma Auditeur au Conseil d'Etat. C'était un brillant prélude à une carrière pour ainsi dire improvisée. Mais une maladie sérieuse menaçait son père, et il fut contraint de demander un congé (1810) ; néanmoins, il fut maintenu pendant un an sur les cadres du Conseil d'Etat. Le 10 juin 1813, les fonctions de Sous-Préfet à Perpignan lui furent confiées ; il les conserva peu de temps, mais au mois d'août 1814, il fut envoyé auprès du général Castaños, solliciter la retraite de l'armée espagnole. Pour le récompenser du talent et du patriotisme qu'il déploya dans cette mission, le Gouvernement lui donna place parmi les Conseillers de Préfecture (décret du 5 octobre 1815). L'influence de cette nouvelle position ne fut pas inutile à son pays : connaissant tout ce que peut promettre de richesse l'application d'un bon système d'arrosage, surtout dans un pays essentiellement agricole comme le nôtre, il profita de l'appui que lui accordait le préfet, Villiers du Terrage, pour organiser le syndicat de la Tet (1818-1819). Le règlement de ce syndicat, qu'il rédigea lui-même, fut appliqué par ordonnance royale et accepté, enfin, par l'Administration des Travaux publics. En 1817, la rareté des subsistances inspirait des craintes sérieuses à l'Administration, et les spéculateurs étrangers aggravaient encore la situation : les désordres qu'amène la disette semblaient imminents ; Jaubert de Passa proposa un plan dont l'application prévint toutes les difficultés. Il provoqua une réunion de douze notables qui, renonçant généreusement à des profits que les temps rendaient trop certains, firent une mise de fonds pour l'approvisionnement du pays. François Durand s'empressa de s'associer à cet acte de patriotisme ; et, mettant au profit de ses concitoyens les vastes ressources de sa haute capacité commerciale, il sut faire arriver d'abondantes cargaisons dans les ports de Saint-Laurent et de Port-Vendres. Un magasin public fut ouvert, et les populations roussillonnaises purent s'y approvisionner au fur et à mesure de leurs besoins et à des prix modérés. La crise passée, on constata un bénéfice de 1.500 francs, qui furent distribués aux employés du magasin.

François Jaubert de Passa composa et publia deux volumes : le premier sur les arrosages des Pyrénées-Orientales, et le second, sur les irrigations en Espagne. Ce dernier livre, résultat d'une mission scientifique, dont l'avait chargé M. le Ministre de l'Intérieur, fut traduit en espagnol et en allemand. Le succès de ces publications l'encouragea à livrer à la presse quelques mémoires sur des sujets d'économie rurale. Le Gouvernement voulut sanctionner l'opinion publique ; et, par ordonnance royale du 11 août 1823, F. Jaubert de Passa fut nommé, comme homme de lettres, Chevalier de la Légion d'Honneur. Il justifia cette distinction par d'autres travaux estimés. Il était membre de plusieurs Sociétés savantes nationales ou étrangères, entre autres de la Société royale et centrale d'Agriculture, de la Société royale des Antiquaires, de la Société Linnéenne, de celle de Toulouse, de celle de Valence, en Espagne. A toutes il envoya son tribut d'intelligence et de dévouement ; toutes avaient su apprécier son utile coopération. Plusieurs de ses mémoires, sur des objets mis au concours, furent couronnés. Tant de travaux utiles, son activité si constante, ses grandes aptitudes, devaient lui ouvrir les portes de l'Institut de France, rare distinction, qui suffit pour faire la réputation d'homme éminent. Ce fut le 3 janvier 1823 qu'il eut l'honneur d'être agrégé, comme correspondant, à cette illustre Compagnie. Depuis cette époque, fixé parmi nous par de nouveaux liens de famille, il renonça à quitter le pays. Jamais il ne négligea d'étendre le cercle de ses connaissances. Il cultiva le commerce des gens de lettres, des savants, des artistes, pour trouver le moyen d'élever son esprit ; et, cependant, ceux qu'il regardait comme ses maîtres se plurent, plus d'une fois, à rechercher ses décisions. Après 1830, l'élection le fit entrer au Conseil général : il y resta jusqu'à sa mort (16 septembre 1856). D'éminentes qualités le distinguèrent dans cette Assemblée, dont il dirigea plusieurs fois les travaux comme président.

On lui doit de nombreux ouvrages, dont la plupart ont pris rang parmi ceux qui honorent son pays. Les plus connus sont :

  • Mémoire sur les cours d'eau des Pyrénées-Orientales
  • Voyage en Espagne, ou arrosage en Espagne
  • Mémoire sur la culture du chêne-liège
  • Mémoire sur la culture de l'olivier
  • Mémoire sur le mûrier
  • Notice historique sur la ville et le comté d'Empurias
  • Essai historique sur les Gitanos
  • Recherches sur Roses et le cap de Creus
  • Carte marine des côtes de la Méditerranée espagnole
  • Expédition de Philippe-le-Hardi en Catalogne
  • Une famille catalane en 1710
  • Isidro
  • Marie de Montpellier
  • Mémoire historique sur le cloître du Monastir, et les monuments roussillonnais
  • Mémoire sur les pasquiers et les forêts de l'Etat
  • Il concourut à la publication du grand ouvrage de Taylor et Mérimée, sur la France pittoresque et romanesque, pour lequel il fournit les dessins et les légendes du Roussillon
  • Recherches sur les arrosages chez les anciens, 4 forts volumes. Cet ouvrage, qui obtint la grande médaille d'or, a eu les honneurs de la traduction en Espagne.

On soupçonne à peine l'incessant travail de recherches que cet ouvrage dut coûter à son auteur. Rien ne manque à ce livre pour en rendre la lecture attrayante : les descriptions géographiques, les tableaux de moeurs, écrits dans un style net, concis, serré et fleuri, tout y révèle une vaste érudition, une application patiente et l'expérience d'un écrivain habile. Ce livre, mis au concours depuis vingt-cinq ans, est l'histoire complète de l'arrosage et de la législation des anciens. Il manquait à la science agronomique : François Jaubert de Passa l'entreprit dans l'intérêt de la patrie.

Les travaux de Jaubert de Passa lui valurent une belle moisson de lauriers dans les champs littéraires : il reçut, outre la croix de la Légion d'Honneur, quatre médailles d'or, trois en argent, plusieurs en bronze, et de nombreux témoignages flatteurs de la part des sommités de la science. Là ne se borne pas son bagage littéraire. Il a laissé des manuscrits que nous croyons précieux, entre autres l'Histoire du Roussillon, fruit de ses dernières veilles et de longues méditations : c'était son dernier tribut payé à son pays. Cette histoire est malheureusement inachevée. Sa vaste correspondance avec des personnages appartenant aux lettres, aux sciences, aux arts et à l'administration, lui avait donné une supériorité remarquable dans l'art d'écrire une lettre. Les siennes se distinguent par un style orné de toutes les qualités que ce genre exige ; et il se complète par ce vernis de politesse exquise, par la finesse de l'esprit et la justesse de l'à-propos, qui en l'ont le charme, dans les écrivains de cet ordre.

Mais son oeuvre capitale, où il s'est peint lui-même avec ses impressions, avec l'expérience des hommes et des choses, est celle que le public ne sera pas appelé à lire, de longtemps encore, ce sont ses Mémoires, qu'il écrivit pour son petit-fils, Henri Jaubert, et qu'il termina en 1853. Tout en racontant d'abord sa vie d'étudiant à Paris, il donne des aperçus sur les lettres, les sciences, la philosophie, les arts et sur les célébrités contemporaines, qu'il compare rapidement aux maîtres des écoles de l'antiquité. Ce sont des esquisses d'histoire, faites avec cette précision qui est le fruit d'une longue attente, éclairée par les rectifications que fournit le temps dans l'appréciation des actions humaines. Il écrivait pour son petit-fils : il lui devait la vérité, et sa plume aurait refusé d'obéir aux entraînements qui n'eussent pas eu pour mobile la conscience du vrai et du beau. Ces mémoires composent cinq forts cahiers. Le sentiment chrétien qui domine dans toutes les pages de cette oeuvre prouve que François Jaubert avait toujours placé les événements sous l'influence divine. En 1828, le prince Woronzof, gouverneur général de la Crimée, avec lequel il entretenait d'honorables relations, l'appelait à Odessa, pour lui confier la charge de directeur général de l'agriculture. Il lui offrait 40.000 francs de traitement et lui assurait l'avenir de ses enfants ; mais François Jaubert de Passa, vivement combattu par l'amour de la patrie, se borna à remercier le prince. A cette même époque, les savants Bosch, Sylvestre, Yvart, Cuvier, le baron Teissier, tous membres de l'Institut, et maîtres des premiers postes dans les sciences, les lettres et l'administration, le sollicitaient pour qu'il acceptât une chaire de professeur d'agriculture au Jardin des Plantes : il obéit aux répugnances de Mme Jaubert, son épouse, que l'idée de quitter la province ou la patrie, avait toujours effrayée. Un peu avant 1840, il était libre d'accepter la place d'inspecteur d'agriculture en Afrique. Le prince Esterhazy essaya plusieurs fois de l'attirer auprès de lui, en lui assurant les bénéfices d'une charge administrative très élevée. Né pour ainsi dire dans les champs, François Jaubert de Passa y revint pour y rester avec une riche éducation, un esprit cultivé et le souvenir d'illustres amitiés auxquelles il fit appel moins pour lui et les siens, que pour l'utilité des autres. Il mourut à Passa, le 16 septembre 1856.

François Jaubert de Passa eut cinq enfants de son épouse, Françoise Morer de Finestret : Edmond qui, après de bonnes études au lycée Louis-le-Grand, tint une maison de banque à Perpignan ; Elisa, épouse du colonel Bach Adolphe, officier de marine ; Octave, officier dans le régiment des tirailleurs de Vincennes, tué en duel à Metz en 1842 ; et Charles, mort en bas-âge.

Archives de la famille. - Mattes, Notice biographique de François Jaubert de Passa. dans le XIe Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales

 

 

Jaubert de Paçà (Jean-Pierre Bonnel)

 

En parcourant son livre "Recherches historiques sur la langue catalane", publié en 1824, réédition en 2000 par les éditions du Trabucaire, à Perpignan), j'ai noté quelques passages décisifs. 

 

A la page 41, le latin, la langue gothique et le celtibère (qui emprunte aux Phéniciens, Grecs et carthaginois) sont parlés jusqu'au 5ème siècle en Espagne. 

 

page 96, sur Ausias March et Dona Teresa Bou.

 

page 42, une quatrième langue, le romang (ou romance) est un dialectede la langue de Rome qui devient commun aux peuples de Provence et d'Occitanie. Cette langue est tolérée par les Maures, mais elle s'altère car elle emprunte à l'arabe. Elle est ausi appelée "langue limousine".

 

page 48 : les Cates et les Alains se réunissent et s'emparent de Tarragone qui porte le nom de ses vainqueurs et s'appelle "Catalaunia"; on substitue le nom de Goths (Gotos) à celui de Cates (Godolanos) : Godalaunia devient Gotolaunia.

 

p.47 : Les Sarrazins sont explusés: la langue romane perd son nom dans la Gothie. On trouve le mot "Catalonia" dans une charte de Charlemagne, en 792. 

Après avoir dit "langue Romance-Castellana", on ne retient plus que "Romance-Catalona".

 

p.47: les Comtes de Barcelone prenaient aussi le titre de "Ducs de Gothie"

 

p.51 : les Comtes de Barcelone sont aussi Comtes de Provence au 12 ème siècle.

 

p.52 : Bérenger IV, en épousant Dona Petronilla, hérite de la couronne de Dom Ramiro, roi d'Aragon : la langue catalane le suit à Zaragosse et devient une langue de cour.

 

 

 

 


  • Dans la rue de la Fontaine Na Pincarda, près de la place du Figuier, elle a donné son nom à la rue.
    Cette fontaine qui date du XVe, est différente des autres par l'appareil de pierres apparentes.
    Elle doit son nom aux propriétaires de la maison sur laquelle est s'appuie : les Pincard.
    Une citerne, cachée derrière le mur, est alimentée, encore de nos jours, par un aqueduc.
    Au-dessus du bassin, on peut voir, gravée dans du marbre, une croix de Malte, croix des Hospitaliers.

  •  François Jaubert de Passa (1785-1856)

Fils de Pierre Jaubert de Passa et de Catherine Vilar, il naquit à Passa le 24 avril 1785. Son père et sa mère avaient fait de beaux rêves sur son berceau ; mais la Révolution française, en changeant leur position sociale, traversa leurs projets. Cependant, ils ne surent rien négliger pour lui faciliter un avenir honorable. Ils confièrent son éducation élémentaire à l'abbé Jaubertt. Plus tard, leur fils entra au Collège militaire de Tournon et perfectionna ses études au Prytanée, d'où il sortit pour être incorporé comme sous-lieutenant dans le 12e régiment de Dragons ; mais son père, facilement alarmé des périls qui accompagnaient la gloire militaire à cette époque, le rappela auprès de lui. François Jaubert obéit, mais non sans regret, à cette injonction paternelle. Cependant, il obtint de rester encore à Paris pour y compléter son instruction ou l'approprier à une autre carrière. Sa vie d'étudiant devint alors très laborieuse : elle se partageait entre les cours de l'Académie de Législation, de l'Ecole de Médecine, et les leçons de l'Académie des Beaux-arts dirigée par David. Sa forte volonté, sa vive imagination, favorisées par une conception prompte. un jugement sûr et une mémoire des plus heureuses, lui facilitèrent le succès de ses études nouvelles et multipliées. Il ne tarda pas à être inscrit sur le tableau des avocats, et l'Académie de Dessin lui décerna la médaille d'artiste.

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:35

fossa.jpeg  François de Fossa, né le 31 août 1775 à Perpignan et mort le 3 juin 1849 à Paris, est un compositeur français.

Fils d'un juriste perpignanais de petite noblesse, il part, à 21 ans pour l’Espagne, investi dans une mission volontaire, la « Légion des Pyrénées ». François de Fossa séjourne ainsi au Mexique, alors espagnol, de 1798 à 1803, avec un séjour à Acapulco en 1800. Puis il regagne, en Espagne, un poste de chef de bureau au ministère des Indes. Emprisonné à Grenade lors de l’invasion de l'Espagne par Napoléon I, il repart pour la France en 1814 lors du repli de l’armée française vaincue par les troupes britanniques.

François de Fossa fut nommé chef de bataillon (commandant) à Molins de Rei, tout près de Barcelone, en 1824, lors de la campagne du Duc d’Angoulême. Il fut décoré par les monarchies espagnole et française, celle de Louis XVIII et Ferdinand VII. La France lui remit les insignes d’officier de la Légion d’honneur, avant qu'il ne participât en 1830 à la prise d’Alger. Enfin, il quitta l’armée en 1844, s’installa à Paris, où il mourut en 1849.

Son approche de l’écriture musicale débute à Cadix, puis à Madrid, vers 1808. C’est sous la Restauration française, puis sur la période 1824-1844, en France et en Allemagne qu’il produit et édite sa création. Son style marie le violon, le violoncelle et la guitare.

Ce n’est qu’au début des années 1980 que l’œuvre de François de Fossa sort lentement de l'oubli. Actuellement, les compositions pour quatuors, duos et solos de De Fossa sont enregistrées au Japon, en Italie, en Allemagne. L’œuvre de De Fossa, aujourd’hui dispersée, est en cours de reconstitution.


** Le projet François de Fossa

 

 

Un petit groupe d'amis, réunis le 31 août 2013,  dans la demeure de la fille d'André Suspuglas, a rendu un hommage inattendu  à François de Fossa, le musicien du quartier de la Révolution française, à Perpignan.

 

  Dans cette splendide maison de Palau del Vidre, conçue et décorée par Gustave Violet en 1914, il a été convenu, en effet, de se réunir chez Marie, la date anniversaire  se révélant motivante afin de préparer un projet d'envergure autour de F. de Fossa !

 Poser les premières pierres, ici, sous les toits décorés et maçonnés par le sculpteur catalan, semble bien présomptueux; cependant, la rencontre de personnes bien différentes, un guitariste (Francisco Ortiz), une éditrice (Marie-Ange Falquès), un scénographe (Guillaume Lagnel), un dynamique animateur culturel illibérien (Jean Bigorre) un philosophe buissonnier (Jacques Quéralt), un écrivain-blogueur (J.-Pierre Bonnel, auteur de ce compte-rendu), et le président-fondateur des Amitiés internationales A.Malraux, à l'origine de cette initiative (Pierre Coureux), ne pouvait qu'apporter de l'eau claire au moulin de l'ambition culturelle, populaire et de haute qualité ...

 

  Chacun put s'exprimer, apprendre, par morceaux temporels, la vie tumultueuse de cet artiste perpignanais, dont les idées  peu conformes à l'air du temps -royalistes- et la difficile technique de ses pièces musicales, ont conduit au silence, grâce à l'universelle omerta des autorités locales et des pseudo-intellectuels en place, un guitariste talentueux, copié par Boccherini et quelques autres...

 

  Il est vrai que François de Fossa a pu pâtir de la présence d'un père juriste, à la notoriété certaine : "La culture roussillonnaise se réfère au père.", a bien dit Jaume Quéralt, ajoutant une corde psychanalytique à son arc...Pardon, à sa guitare... Pourtant, celle-ci, la guitare en question, était à l'époque, préromantique, de F.de Fossa, faux aristocrate, enseignée par huit professeurs ! 

 

Il est donc grand temps d'écouter les pièces de ce musicien mort en 1849. Francisco Ortiz, qui, en 1991, avec l'aide du CEDAC, grava un CD, nous fit savoir que des enregistrements étaient accessibles sur "You Tube". L'acteur fondateur est à l'honneur de F. Ortiz : en 1977, il découvre par hasard une partition, dans la méthode de Tarrega; il s'agit de "Folies d'Espagne"; puis, à Cracovie, il rencontre un chercheur qui s'était rendu aux archives départementales...

Le fil du destin musical se déroula : F.Ortiz se mit au travail, beaucoup et longtemps; il enregistre dans la "prison du Castillet", avec l'aide de France Bleue Roussillon. Les autorités locales restèrent sourdes à ses demandes d'aide *; il dut mettre trente mille francs de sa poche pour sortir le disque et établir un programme, le 17 septembre 2005, à la Casa Xanxo, avec des morceaux de D.Aguado, Fernando Sor et F. de Fossa ... Une brochure sur F. de Fossa, en anglais et français, avec présentation par les éditions Orphée.

 

   Le groupe a l'intention de publier la correspondance de F.de Fossa, avec des nombreuses personnalités du début du 19ème siècle et, en particulier avec Ramon Carnicer, directeur du théâtre de Barcelone, puis de Madrid, qui demanda à de Fossa un "barbier de Séville" pour l'adapter.

 

   En suivant la correspondance et la vie de F. de Fossa, on pourra revivre l'histoire tumultueuse de la fin du 18° et du début du 19° avec les grands moments de la Révolution et de la Restauration...l'exil en Espagne et en Amérique du Sud, la carrière d'un militaire peu orthodoxe... Ainsi que la lignée du préromantisme musical, dont le précurseur fut Julian Arcas, suivi de Juan Parga, Agnado (ami de Fernando Sor à l'hôtel Favart à Montmartre) et Trinidad Herta, le Lagoya de l'époque...

 

Il est aussi question d’organiser un festival autour de F. de Fossa, en 2015, c’est-à-dire…demain ! Concert accessible à tour, sur la place du figuier ou autour du puits de la salamandre ; dans le quartier natal du musicien ; concert plus élaboré sur le site de Monastir del Camp, ou dans la chapelle basse de la résidence des Rois de Majorque, ou encore dans l’intimité de l’ermitage de Consolation, au-dessus de Collioure… Les lieux, les mas hospitaliers ne manquent pas…. 

 

Une visite guidée du quartier et de la maison, autour de cette maison qui jouxte celle de Jaubert de Passa, conservateur en chef du patrimoine et président du conseil général, ami de l’écrivain Prosper Mérimée (évoqué dans la nouvelle fantastique « La Vénus d’Ille ») peut être envisagée…

 

Des bouteilles à la mer du mécénat et de la culture ouverte sont lancées en direction de tous, population locale, mécènes, partenaires privés et institutionnels ! Le travail ne fait que commencer : que les bonnes volontés se révèlent afin de participer à l’élaboration du projet, à sa réalisation concrète, à son aventure insoupçonnable.. !

 

* Soyons justes : la municipalité de Perpignan acheta dix disques...

 

 

 

----- Sous l'égide des AIAM en présence du président Pierre Coureux : 10 ans après cette première pierre posée à Palau del Vidre, en 2005, au festival Concert d'été, Juillet Août 2015 : 

Colloque avec l'université de Perpignan (UPVD) et les Archives Départementales. 

Rencontres internationales, concerts, éditions, cd, actes du colloque.

Invités de haute qualité, spécialistes - Constitution Comité de Pilotage et  Scientifique.

Lancement d'une proposition de Festival Musical sous le parrainage de François de Fossa :

Festival ou Rencontres musicales / concours et  Prix.

 

… Un projet innovant ouvert à la Jeunesse alliant musique et peinture, musique et patrimoine "François de Fossa. et Jaubert de Passa, 1750 / 1850 à Perpignan en Roussillon"

* Diversité des lieux d'actions : Palau del Vidre - Perpignan - Elne - Monastir del Camp à Passa - Fort de Bellegarde - Gérone.- Acapulco au Mexique...

 

* Contact : Pierre Coureux

Fondateur des AIAM - Amitiés Internationales André Malraux

72, rue Vauvenargues - 75018 Paris

Tél.: HYPERLINK "tel:01%2042%2063%2089%2046"01 42 63 89 46 - Port.: HYPERLINK "tel:06%2013%2053%2030%2048"06 13 53 30 48 - HYPERLINK "http://www.andremalraux.com/"http://www.andremalraux.com

Facebook: AIAMfr   Twitter: AIAMtwit

 

 

* Correspondant des AIAM, dans le Roussillon : Jean-Pierre Bonnel : 04.68.55.96.39. - 06.31.69.09.32. - jean-pierre.bonnel@orange.fr  -  leblogabonnel -


Le père juriste François de Fossa (1726-1789), par l'abbé Capeille

Il naquit à Perpignan le 21 juillet 1726. Son père, qui était inscrit comme avocat au barreau du Conseil souverain du Roussillon, lui avait inspiré, avec le goût des études juridiques, l'amour de son honorable profession. Avec un tel maître, les progrès du jeune Fossa dans la science de la jurisprudence furent si rapides qu'à l'âge de dix-huit ans à peine, il disputait une chaire de droit civil dans l'Université de sa ville natale. Elle lui aurait même été adjugée, s'il avait eu l'âge requis.

Deux ans après, en 1746, le talent supérieur qu'il déploya dans un autre concours pour l'obtention de la chaire de droit canonique, lui mérita la faveur spéciale d'une dispense d'âge pour l'occuper. François Fossa devint en peu de temps l'oracle du barreau perpignanais : on rapporte même que d'Aguesseau le comptait au nombre des plus éminents jurisconsultes du royaume. En 1759, il était doyen de la faculté de droit et recteur de l'Université où il donnait ses doctes leçons. Ses cours manuscrits témoignent d'une connaissance approfondie du droit ecclésiastique ; l'exposé est sobre et lumineux ; l'ex-pression claire, élégante même ; le fond imprégné des idées gallicanes, propre à plaire aux esprits du temps.

Mais il y avait en Fossa comme une double personnalité : le professeur était un véritable érudit en matière d'histoire locale. Ses connaissances étaient très étendues et son jugement des plus sûrs. Ces rares qualités déterminèrent les savants auteurs de l'Art de vérifier les dates à solliciter sa coopération à ce grand ouvrage. Fossa se montra digne d'un tel choix par les mémoires qu'il fournit sur la chronologie des comtes de Roussillon, de Cerdagne, de Besalu et d'Empories. Un procès long et retentissant, commencé dès 1738, entre les nobles et les bourgeois honorés de Perpignan, engagea Fossa, défenseur des premiers, dans d'interminables recherches très précieuses pour l'histoire du pays.

Il en consigna le résultat dans les Observations historiques et critiques sur le droit public de Catalogne et de Roussillon. Cet ouvrage, édité à Perpignan en 1770, était une réplique aux Recherches historiques sur la noblesse des citoyens honorés de Perpignan et de Barcelone publiées par l'abbé Xaupi, sept ans auparavant. Loin de se rendre aux raisons de son contradicteur, Xaupi refit son livre, et il en publia une seconde édition en 3 volumes, l'année 1776. Fossa ne fit pas attendre la réponse. Elle parut l'année suivante sous le titre Mémoire pour l'ordre des avocats de Perpignan. Cette dernière oeuvre, au dire de M.Brutails, «dénote des qualités maîtresses. de la puissance de travail, de la subtilité, la pratique des affaires... Mais à côté de ces avantages, on trouve de graves imperfections : Fossa est un érudit plutôt qu'un savant, un plaideur bien plus qu'un historien ; il n'a pas le sens historique du droit ; il cherche avant tout à prouver sa thèse, même en modifiant un peu la portée des documents». Un autre mémoire de Fossa intitulé Réponse pour le marquis d'Oms au mémoire du sieur Berteau (sur les eaux de sa seigneurie de Suréda) parut en 1777, à Perpignan.

Mais les écrits qu'il a mis au jour ne constituent que la mineure partie de ceux qui sont sortis de sa plume. Le doyen de la faculté de droit avait tracé l'esquisse et rédigé le recueil diplomatique d'une Histoire du Roussillon qui est demeurée inédite. Il avait encore écrit un volumineux traité sur le Franc-alleu de Roussillon et de Catalogne. Fossa ne mit la dernière main à cet important travail qu'an bout de vingt années consacrées à la recherche et à la lecture d'un millier de chartes, dont la plupart des originauxn'existent plus de nos jours. Il en avait envoyé une superbe collection au dépôt des chartes du roi, à Paris. Fossa comptait au nombre des membres de l'Académie des Belles-Lettres de Barcelone. Louis XVI l'avait anobli, et il avait reçu encore de ce monarque le cordon de Saint-Michel. Homme de lettres, jurisconsulte consommé, Fossa fut encore un admirable philanthrope. Son nom paraît sur la liste des administrateurs de l'hôpital Saint-Jean, durant une longue période de vingt-six ans (1758-1784). Fossa mourut àPerpignan, le 6 août 1789, dès les premiers jours de la Révolution.

Archives communales de Perpignan, GG. 189. - Annuaire de 1834. - Mémoires de Jaume. - BrutailsEtude sur la condition des populations rurales du Roussillon (préface). - Abbé TorreillesL'Université de Perpignan.


 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:49

 

images-copie-20.jpeg Le lorrain Etienne Bodin devient catalan par adoption


Son père, Étienne Bodin (1652-1730), affublé du sobriquet « Boismortier » était un ancien militaire originaire, par son grand-père Michel, des confins du Berry et de la Touraine (Selles-sur-Nahon) près de Châteauroux. Après un passage à Laval, Étienne entre en garnison au régiment du Soissonais cantonné à Thionville et obtient une dispense de ses obligations militaires afin d'épouser, le 7 avril 1687, Lucie Gravet (1665-1738), une jeune fille du cru. Il met à profit la tradition familiale en devenant marchand confiseur, à l'ombre de la Cathédrale Saint-Étienne de Metz.

Dès le 24 mars 1688, un premier enfant voit le jour : une fille, Marie. Appelée à devenir maîtresse tailleuse dès 1712, elle épousera, le 8 avril 1720 sur la paroisse Sainte Croix de Metz1, Jean Bouchotte, 35 ans, marchand boutonnier. Leur fils, Jean-Didier, caissier de l'Extraordinaire des Guerres puis Receveur-payeur des gages des officiers du Parlement, aura lui-même plusieurs enfants dont Jean-Baptiste Noël Bouchotte, éminent ministre de la guerre sous la Convention, entre 1793 et 1794.

Le 18 novembre 1691, à Thionville toujours, une petite Catherine est baptisée. Enfin, le 29 septembre 1700 est enregistré le décès de Marie-Thérèse, à Metz cette fois, avant qu'on ait eu le temps de la faire passer sur les fonds. Pour achever ce portrait de famille, une lettre datée du 11 janvier 1753 et adressée par Boismortier au Surintendant des Beaux-arts, atteste de l'existence d'un peintre, Pierre Etienne, qui fut effectivement reçu dans sa corporation messine le 28 mars 1719.

Boismortier est alors très probablement destiné à reprendre la boutique de son père mais ses talents déjà perceptibles le font embrasser une toute autre voie...

La formation

Jusqu'à récemment, le plus grand flou régnait sur cette première période. Soucieux de prêter à l'adolescent un professeur prestigieux, on avait supposé que Joseph Bodin avait pu suivre l'enseignement d'Henry Desmarest, alors en exil lorrain depuis 1707. Il n'en est rien. En 1702, il chante en effet avec son frère à l'église messine de Saint-Gorgon, certaines parties du motet Parce mihi Domine de la composition de Joseph Valette de Montigny. Ce dernier, originaire de Béziers, était venu en Lorraine dans la suite du vicomte d'Andrezel, conseiller du Grand Dauphin, et nommé depuis 1701, subdélégué à l’Intendance d’Alsace. Les deux personnages auront une importance capitale dans la suite de la vie de Boismortier ; le jeune homme composant sans doute ses premières pièces en Lorraine.

 

Perpignan Pour fuir l'avenir de confiseur qui l'attendait, Boismortier accepte, en 1713, de s'expatrier en Catalogne. Il y arrive à Perpignan comme receveur de la Régie Royale des Tabacs pour les troupes en Roussillon. L'achat d'une telle charge suppose une aide financière plutôt qu'une donation paternelle...

 En place dans le quartier Saint-Jean de Perpignan, Boismortier épouse le 20 novembre 1720, à la cathédrale, Marie Valette, nièce de son professeur languedocien et fille d'orfèvres grassement enrichis. Il s'établit alors dans la demeure familiale, au n°7 de la rue de l'Argenterie Vella *; maison dont il ne tarde pas à hériter au décès de son beau-père, le 18 mars 1722. Tombe également dans son escarcelle, « une vigne située au terroir de Vernet, de deux ayminattes et trois cartonattes »...

 

* Rue de l'Argenterie, qui mène à la place Rigau.

 

(demain : le musicien de Fossa à Perpignan)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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