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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 14:38

guerre-en-syrie.jpg    3sept.jpg Boismortier, concert à Consolation (hauts de Collioure, route de Madeloc et du Rimbau) :

 

****Liquide Cristal. 

 

Pau Marcos, viole de gambe. Benjami

 

Je vous prie de trouver ci-joint le programme du prochain spectacle qui aura lieu le mardi 3 septembre à 19h30, Ermitage de Consolation

 

Gaspon, traverso. Maike Burgdorf, théorbe. Josep Cabré, baryton.

 

Œuvres de Joseph Bodin de Boismortier 1689 - 1755, Lorrain et Catalan

 

Pour ce troisième événement de la saison 2013, véritable hymne à Bacchus, le concert sera suivi dun repas « tiré du sac » pris sur les tables extérieures de lermitage. Des assiettes de tapas et différentes boissons peuvent aussi être trouvées à la buvette de l'ermitage. Les artistes dialogueront avec le public et répondront aux questions.

Renseignements inscriptions 0614905251

 

Cordialement

 

Gildas GIRODEAU

 

 

   * BARCELONE, PORTRAIT DE VILLE  éd. Cité de l'architecture et du Patrimoine

Du 31/08/2013 au 15/09/2013 à la LIBRAIRIE TORCATIS

2335233950.jpg
Exposition du photographe Pol VILADOMS.
Photographie de Barcelone issue du catalogue d'exposition.


Ce portrait de la capitale catalane, sous forme d’une généalogie de son espace urbain, met en exergue ses singularités, liées à son histoire, à la géographie spécifique de son site et à l’apport de créateurs d’exception.

 

 

   ** EXPOSITION Elisabeth Nigay & Martine Taillant


Couleur, énergie & musique pour cette nouvelle exposition.

 

affiche.jpg

L'office municipal du tourisme d'Alénya 

Exposition du 23 août au 6 septembre 2013

 

 

http://peinturetaillant.blogspot.fr/

 

http://www.artisho.com/Elisabeth-Nigay

Renseignements

Office de tourisme d'Alénya - 04 68 22 54 56 - Office-tourisme.alenya@wanadoo.fr

Mairie d'Alénya - 04 68 37 38 00 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 10:43

 

images-copie-19.jpeg   "Soldats de l'image", participation de l'armée de terre à "Visa pour l'image" (Caserne Mangin, à Perpignan).


 

C'est la guerre, derechef, à Perpignan ! Les foules sont contentes : depuis un quart de siècle, elles viennent s'abreuver aux horreurs du monde, exposées sur les cimaises des lieux historiques de la cité catalane... Ils ont raison, ces simples gens : ce ne sont pas des voyeurs, non, pas des jouissifs pervers du fait divers, que nenni, ils estiment simplement que leur venue aux expos de Visa, que leur participation silencieuse aux événements du photojournalisme est un engagement politique, une action pour la paix !

 

En effet, depuis 25 ans, l'impact de cette manifestation mondiale fut sans conteste positif : les désastres et les guerres ont fortement reculé; la paix et la fraternité règnent désormais un peu partout de par le grand monde : il n'y a guère qu'en Syrie, en Palestine, en Irak,en Afghanistan, au Pakistan, au Mali, en Somalie et dans quelques autres petits Etats arriérés et insignifiants que les tueries, la famine et les viols se poursuivent...Des épiphénomènes...

 

VISA fut -et reste depuis des décennies- le fer de lance de la prise de conscience des peuples : la barbarie a reculé et les maires successifs de Perpignan ont eu raison de nous faire payer des impôts (légers, si légers...).

 

En outre, restaurateurs, loueurs, hôteliers, commerçants, libraires (les albums sur la guerre se vendent comme petits pains) profitent très largement de cette manne et implorent les autorités pour que l'événement soit pérennisé jusqu'en l'an de grâce 2027, date de la fin du monde selon l'oracle de Bugarach ! Le centre-ville vit enfin et les commerces de bouche vont arrêter de se plaindre pendant quelques semaines...Ouvriront la bouche en octobre...

 

    Commerçants et CCI veulent se faire entendre à Perpi; c'est pourquoi leurs responsables, avec la participation active de quelques conseillers municipaux et de M.Jean-Marc Pujol en personne, ont arboré, pour la presse locale et l'information objective des citoyens, un beau borsalino ! Un air de mafia ? Mais non, comme vous êtes ! Positivez !

 

C'est la guerre, et chaque année, en septembre, elle est magnifiée sur grand écran ! Bref, Visa, on continue et son roy généreux, venant en notre province reculée quasi bénévolement, est remercié dans de grandes affiches à sa gloire et à celle du culte de la personnalité. Et si Leroy se présentait à la mairie de Perpi..? M.J.M. Pujol nous aurait fait payer ses grands encarts publicitaires (depuis Noël 2012) pour des prunes et pour simplement exhiber son sourire colgate..?

 

En fin de compte, je suis content, ravi, heureux (comme disait si bien F.Rénaud) même si le service de la mairie n'a pas accepté ma participation au vernissage de ce lundi, à 18h30, à l'espace panoramique du palais des congrès : "Vous figurez sur nos listes pour l'année prochaine."... Tant pis si je n'obtiens pas de place et d'accréditation pour les soirées au campo santo : je comprends que le spectacle doit être réservé aux pros du haut des gradins, au gratin du choc des photos, et non au peuple néophyte d'en-bas qui paie des impôts pour la gloire et la célébrité de Perpi, dans le monde et les médias !

 

Je ne suis pas sûr non plus d'obtenir une place à une table d'un café ou d'un restau de la place de la République : ces établissements servent des plats que les Biafrais engloutiraient avec réticence ! Me bafrerai autre part et resterai débout, au garde à vous, devant les "Grands" de ce monde montrés à l'écran de nos nuits blanches !

 

Vive Visa ! Vive Le Roy ! Que le spectacle continue !

 

 

 

 

** Théâtre de la Rencontre - ATELIER d’ACTEURS ADULTES 

 

Réunion d’Information le  LUNDI 23 SEPTEMBRE - 19h.30 

 

au Théâtre de la Rencontre  

Séances les Lundi à 19h30 - 31 rue des Romarins Quartier Saint Martin - Perpignan 

06 8O 01 63 70 

 

RIDEAUX ROUGES  ET SCENES  A JOUER ! 

Çà redémarre pour les ATELIERS D’ACTEURS que les comédiens du Théâtre de la Rencontre animent depuis 1976 à Perpignan. 

 

L’Atelier d’Acteurs est ouvert à tous profanes, débutants, comédiens confirmés, animateurs, enseignants ou étudiants… dés 18 ans et d’Octobre à Juin (sauf vacances scolaires). 

 

Exercices corporels, travail vocal, geste, mouvement, jeu des masques, scènes, situations et dramaturgies contemporaine du tragique au comique, auteurs classiques, contemporains, recherche de personnage, improvisation, jeu avec le partenaire. 

 

L’Atelier d’Acteurs est dirigé par Guy Jacquet, comédien et metteur en scène qui de Henri Miller à Molière, Euripide O’Casey, Tardieu, Shakespeare, Artaud Grumberg, Tchekov, Marivaux, Ghelderode,etc… témoigne de 35 ans de pratiques théâtrales 

 

Rappelons que cette activité du Théâtre de la Rencontre n’est pas une école de théâtre, ni une troupe, ni une boîte à concours, ni un fast-food de recettes théâtrales précuites. 

 

TOUT AU CONTRAIRE, 

elle accueille ceux qui veulent s’initier ou progresser en groupe, dans la connaissance de cet art ancien et mystérieux. Et ce quelque soit leur niveau. On peut également s’y confronter aux écritures poétiques, ainsi qu’aux techniques du plateau (lumière, scénographie, maquillages, costumes..).

 

Les séances débutent impérativement à 19h30 et sont limitées à 15 personnes, pour une meilleure concentration du travail.

 

OUVERTS A TOUS, DONC, SAUF AUX DILETANTES !!

Le Théâtre de la Rencontre

3            31 rue des Romarins–66000 Perpignan

             Tel :04*68*55*54*07- 06*80*01*63*70 - courriel: theatrerencontre@gmail.com 

 

Stages et week-ends thématiques proposés en cours d’année :

du vendredi 19h30 au Dimanche 19heures 

(susceptibles de changements)

 

 ’’ Situations Théâtrales et Exercices de Styles (R.Queneau)  ‘’

25*26*27 Octobre 2013

Mises en situations diverses (improvisations et textes) à partir des variations ludiques proposées par Raymond Queneau dans ses ''Exercices de Styles''. Chaque stagiaire doit choisir ses options de jeu et ses formes d'interprétations de voix et mouvements- Musiques et chapeaux souhaités !

 

*******************************

Molière : « Le Médecin malgré lui … et les masques Italiens » 

17*18*19 Janvier 2014

Encore  farce, mais déjà vraie pièce : étude sur l’héritage de la Commedia dell Arte chez Molière

Prolongement : Étude des utilisations possibles des demis-masques italiens encore de nos jours !

Lecture préalable de l’œuvre indispensable 

 

***************************

Étude d'une Pièce en 1 acte 

« Le Cavalier Bizarre » de Michel de Ghelderode, aux frontières du fantastique

21*22*23 Mars 2014 

Bouffonerie caustique et humour flamand d'un dramaturge majeur du 20.ième siècle, 

ce stage est une approche  de la mise en scène des situations grotesques,

Lecture préalable de l’œuvre indispensable – Se renseigner !

 

Renseignements au 06 80 01 63 70 – 

Inscriptions closes 10 jours avant chaque stage 

 

Le Théâtre de la Rencontre anime par ailleurs des stages et des cessions de  formations et de créations : CDN-Tréteaux du Midi- CIRCA- Villeneuve lez Avignon; CAPEXE-Fenouillèdes; UDSIS-Thuir; ARTDANT-Ste.Maxime; Universités: Perpignan; P.Valéry (Montpellier); P.Sabatier (Toulouse); Aix/Marseille; Bordeaux; Vincennes, Clermont, Pointapitre, Stages et ‘’work-shops’’ à  Zurich; Louvain la Neuve; Heildelberg; Hanovre; Marburg; Celle,Tunis; Luca; Rabat; Peniscola;  Joao Pesoa(Brésil); Ecole Nale.Salvador de Bahia...

 

 

 

LE THEATRE DE LA RENCONTRE : 

C'est d'abord et depuis toujours une troupe ! Née il y a 35 ans de la volonté de Guy Jacquet d'implanter en Roussillon une compagnie permanente de théâtre populaire, parcourant les répertoires ''classiques et contemporains’’

La troupe est donc consacrée depuis, à la création et à la diffusion la plus large de ces spectacles, se produisant partout en constituant une structure technique propre à jouer dans les lieux les plus diversement équipés, en Roussillon, France et étranger Mais aussi dans les festivals d’Avignon, Bern, Carcassonne, Cannet des Maures, Octon, Sarlat, Estivales, Nuits de Valréas, Wolsburg, Paroles en Ossau, GrandCase, Marsillargues, Îles du Frioul, Manosque, St.François de Guadeloupe, Salvador de Bahia, Villeneuve lez Avignon, St.Martin, La Sainte Baume, Pézénas   

 

PRINCIPAUX SPECTACLES :

Mozart Assassiné Guy Jacquet  - Le Guichet J.Tardieu-  Christophe Colomb Ghelderode- 

Le Flutiste Maurice Durozier-  Jouliet and Woméo daprès Shakespeare- Le Cycle du crabe.Gabriel Cousin 

LOmbre d’un Franc tireur.Sean O’Casey- 

Chansons du Gâs qu’a mal tourné Gaston Couté/G.Jacquet-

Le Médecin Malgré Lui Molière-La Moschetta Ruzzante- 

Fièvres. M.Durozier/G.Freixe/G.Jacquet- 

Cabaret de Rencontre Serge Llado/Guy Jacquet-

La ’véritable’’ histoire de Villon.Roger Payrot-

La te Manquée daprès J.Tardieu (adapt.G.Jacquet)-

Théâtre Café Volant R.Barrero/G.Jacquet- 

Ce soir on vous le chantera - G.Jacquet /H.Xeridat 

La Ballade des Perdus Roger Payrot- 

George Dandin Molière- 

Ainsi criait le coq Pablo! P.Neruda (adapt.G.Jacquet)-

La Ruemon camarade.Guy Jacquet- 

Monserrat E.Roblès - Les Troyennes -Euripide

Grand Peur/Misère du 3ième Reich–(Brecht adapt. R.Barrero)

Le son de la feuille. André Chedid (adapt.G.Jacquet)- 

Poèmes Voyous, chansons voyelles. B.Dimey G.Couté

Le Voyage du Médecin daprès Molière- 

Les Inconnus dans la Raison - création collective- 

Par la Barbe d’Ulysse P.Bouchet- Fest: Estivales-Ossau-Arudy-Pau

Chez Pierrot J.Grumberg- M.e.Scène Robert Barréro - 

Homère..alors Homère/P.Bouchet- 

La Nuit du Cavalier Ghelderode (adapt:Guy Jacquet)-

Arlequin et la charrette – Création à partir des masques de Commedia dell Arte Festival paroles en Ossau

Demain une fenêtre sur rue J.Claude Grumberg- Estivales - 

Et remettez nous ça! Théâtre-Chanson Orgue de barbarie : André Stuber -

Le Sourire au pied de l’Echelle Henri Miller (adapt: Guy Jacquet)- Estivales Festival : Paroles en Ossau. 

Milagro 2000 Josué de Castro (adpt:Pierre Bouchet/G.Jacquet)- 

Les Iks, peuple des montagnes daprès C.Turnbull-  Festivals : Estivales- Estagel- Alénya- Paroles en Ossau

Le Vent du Ch’min.Couté/Dimey-  Théâtre Chanson- Ouverture des Théâtr’Ailes du Lot - 

Viande crue à Whitechapel P.Bouchet- création 

Enquête de Guinguette. Théâtre-Chanson pour J.Tardieu- Création au Festival d’Eus-

La Longue Pente vers Recife G. Cousin/J.deCastro-  

La Nuit où la Lune s’est Perdue G.Jacquet  

Le Sage des Grandes Plaines daprès le discours du chef Indien Seattle-Festival Ethno Savanah Cannet des Maures

Fou Van Gogh, Non soleil foudroyé.adapt. d’Antonin Artaud-‘’Van Gogh le suicidé de la société’’. Nuit de Musées. 

ve de Baleine –conte de G.Jacquet /percussions de Yannick Grazzi - Festival Ethno Savanah Cannet des Maures

Chansons de Censures et Textes d’interdits  - Théâtre-Chansons concocté par G;Jacquet,

LAmi des gres  de G.Tabory Création Septembre 2012 Festival Ethno Savanah Cannet des Maures

En Mai dis moi Dimey –Théâtre-Poèsie-Chanson autour de Bernard Dimey- Bernadette Boucher-André Stuber- Guy Jacquet

L'Indien et la Baleine – Contes musicaux avec Evelyne Mauréso et Gaêl Roé -

Ohé, San Francisco daprès W.Saroyan –Adapt. G.Jacquet- Création 2014

Je vous aime pour la vie – Lettres de poilus et de leurs familles entre 1914 et 1918 création novembre 2014

                                                                                                Etc...etc...etc... etc...etc...etc...

 

Soit plus de 61 créations, des milliers de prestations, animations, stages et performances partout et pour tous. 

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 10:27

 

Xavier_Valls.jpg   Xavier VALLS, peintre catalan, père de Manuel, ministre de l'intérieur sous la présidence de F.Hollande.

 

EXPOSITIONS : Les peintures et aquarelles de Xavier Valls ont été exposées à la galerie en 1991 et 1993. Elles ont également été présentées à la foire d'art internationale de Madrid (ARCO'91).  xavier valls (C) X.Valls

 

*Bio rapide : né le 18 septembre 1923 à Horta (Catalogne)

premières leçons de dessin par Charles Collet, 

sculpteur suisse installé à Barcelone, 1936

partageait sa vie artistique  entre Paris (depuis 1949, atelier près de Notre Dame)

et à Barcelona avec son épouse Luisangela Galfetti, soeur de l'architecte reconnu, d'Aurelio Galfetti.

père de Manuel et Giovanna Valls

Oeuvres dans les musées:

Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, 

Galería Juan Gris, Museo de Arte Contemporáneo de Lanzarote 

Fond National d'Art Contemporain de París.

 

Commandeur des arts et des lettres 1979

Prix Drouant de París

Médaille d'or des Beaux arts 1993; 

Premio Nacional de Artes Plásticas de la Generalidad de Cataluña. 

 

décédé le 16 septembre 2006

 

** Bio plus lente :

 

Xavier Valls est né le 18 septembre 1923 à Horta (Barcelone), Espagne. 

 

Le milieu catalan, dans lequel il vécut, influença sa formation. Son père, à la fois journaliste, enseignant et traducteur, avait pour amis les intellectuels de l'époque. Son oncle, Nolasc Valls, était peintre, mais ce fut l'abbé Manuel Trens, directeur du Musée Diocésain de Barcelone, qui lui inculqua un grand intérêt pour l'art. 

 

1936, premières leçons de dessin par Charles Collet, sculpteur suisse installé à Barcelone, son futur maître. 

1937-38, malgré la Guerre Civile, il s'inscrit au cours préparatoire de l'Ecole Massana (Ecole d'Arts et Métiers). 

1939-40, il apprend avec Jaume Busquets les techniques du vitrail et de la fresque. 

 

1941-42, il travaille comme dessinateur chez le joailler Ramon Sunyer, l'un des orfèvres les plus connus du "Noucentisme". Il fréquente les cours de dessin du Cercle Artistique et devient membre du Cercle des Arts Décoratifs. 

Les années suivantes, les architectes Lluís Bonet Garí, Isidre Puig Boada et Francesc Folguera i Grassi, ainsi que le décorateur Santiago Marco, lui proposent de collaborer avec eux. En même temps, il peint dans son atelier de Horta, fréquenté par de nombreux peintres, poètes et musiciens. Par l'intermédiaire de Charles Collet, il rencontre les artistes des générations précédentes, tels que Manolo Hugué, Llorens Artigas, Joaquim Sunyer. 

 

1946, L'Institut Français de Barcelone développe une activité culturelle riche qui fut très importante pour la génération de Valls pendant la période d'après-guerre. Avec Suzanne Alemany, Charles Collet, Alfred Figueras et Bernard Sanjuan, il est l'un des fondateurs du Cercle Maillol, créé au sein de l'Institut et promu pour organiser des expositions. 

 

1949, par l'Institut Français de Barcelone, il obtient une bourse d'un mois pour se rendre à Paris. Il décide de rester en France, vivant d'abord au Collège d'Espagne de la Cité Universitaire de Paris, puis à Ecouen (nord-région parisienne). 

Là, il peint des natures mortes et des paysages, comme "La rue d'Ecouen", qu'il présente au Salon d'Automne en 1953 et dans une exposition personnelle à Barcelone. 

Il travaille pendant quatre ans chez un maître verrier de la rue de Vaugirard où il aide Fernand Léger à la réalisation de vitraux. 

 

1950, il s'installe dans le quartier de Montparnasse et fréquente les cafés où se retrouvent de nombreux artistes, tels que Giacometti, Pougny, Apel, Joaquim Peinado, etc. Mais Valls est beaucoup plus attiré par la vie nocturne de Saint-Germain-des-Prés. Au café Mabillon, autour du poète Rafael Lasso de la Vega, se réunissent intellectuels et artistes : entre autres Tristan Tzara, Guillermo de Torres, Antonio Quirós, Jaime del Valle, avec lequel il lie une profonde amitié. Alberto Giacometti et le peintre Luis Fernandez l'encouragent à poursuivre son propre style figuratif.

 

1951, il s'installe Quai de l'Hôtel de Ville, dans une vieille maison qui devient définitevement sa demeure et son atelier. 

Exposition collective, Collège d'Espagne de la Cité Universitaire, Paris : il fait la connaissance de Juliàn Gállego, futur grand critique d'art. Début d'une longue amitié. 

Exposition, Galerie Syra, Barcelone. 

Dans les années 50, il fréquente la maison de Maurici Torra, où il rencontre Jean Genet, Montherlant, le peintre Grau Sala. 

 

1952, rencontre avec le peintre Luis Marsans qui deviendra l'un de ses meilleurs amis. 

Le tableau "Fabrique à Clignancourt" obtient le Prix de l'exposition du Collège d'Espagne, Cité Universitaire, Paris. Avec cette oeuvre, il participe au 5e Salon d'octobre de Barcelone. 

 

1953, Salon des Indépendants de Paris puis 6e Salon d'octobre de Barcelone. 

Première exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone : 21 toiles aux couleurs contrastées et aux formes géométriques. Lien avec le cubisme et prédominance des thèmes de la vie quotidienne. 

1954, 7e Salon d'octobre, Barcelone. 2e Biennale hispano-américaine, La Havane, Cuba. 

 

1955, "Jeunes peintres espagnols", Collège d'Espagne, Cité Universitaire, Paris. Il obtient le 1er Prix. 

Prix de la meilleure nature morte, 3e Biennale hispano-américaine, Barcelone. 

"Exponente de pintura moderna", premier essai de Jordi Benet Aurell sur la peinture de Xavier Valls. 

1956, exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone. 

Voyage en Italie : il rencontre Luisangela Galfetti, sa future fiancée. De retour d'Italie, il passe par Cannes où on lui présente Pablo Picasso. 

1957, Salon des Indépendants et 8e Salon de la Jeune Peinture, Paris. 

 

1958, il épouse Luisangela Galfetti, devenant la figure clé de sa vie et de son oeuvre. Cependant son travail reste circonscrit à la nature morte et au paysage, désormais d'une composition dépouillée, influencée par la veine abstraite de l'époque. 

1959, 3e Salon de Mai, Barcelone. 

Exposition personnelle, Sala Vayreda, Barcelone : la dernière de Valls avant 26 ans dans sa ville natale. 

 

1960, période pendant laquelle Valls fait face à un dilemne artistique entre abstraction et réalisme. Voyage en Allemagne, Autriche, Belgique. 

Exposition personelle, Galleria Cittadella, Ascona, Suisse italienne. 

1961, il fait la connaissance d'Henri Kahnweiler, qui le présente à son tour à Henriette Gomès, qui s'occupera de sa peinture comme elle l'avait fait pour Balthus. 

 

1962, naissance de son fils Manuel. A Marcillac, réalisation de trois vitraux pour la chapelle privée d'Edmond Michelet, futur ministre de la Culture. 

1963, naissance de sa fille Giovanna. 

Première exposition personnelle à Paris, Galerie Henriette Gomès. Il y exposera régulièrement : en 1967, 1969, 1972, 1976, 1979, 1983, 1985.

 

1963, achat du tableau "La Seine" par Jean Cassou, alors directeur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. 

1964, il fait la connaissance du poète Théo Léger qui devient l'un des ses collectionneurs les plus importants. 

1966, amitié avec le photographe et cinéaste William Klein, qui le fait jouer dans le film "Qui êtes-vous Polly Magoo", lui présente Simone Signoret et Costa Gavras. 

1967, Acquisition de "La porte vitrée" (1966) par le Centre d'Art Contemporain, Paris. 

 

1972, expositions à la Galerie Henriette Gomès : "Peintures" en mai puis "Dessins et aquarelles" en novembre. Acquisition d'un dessin par le musée Cantini de Marseille ; de trois dessins, d'une aquarelle et d'un tableau par l'Etat français. 

1973, il voyage à Londres. 

1974, exposition personnelle, Galerie Theo, Madrid. 

1976, le tableau "Les Fermes" est sélectionné par le "Primer Certamen Internacional de Artes Plasticas" de Lanzarote (Canaries) et acquis par le Musée de cette ville. 

 

1977, Galerie Sa Pleta de Majorque, Canaries. 

1978, voyage à Venise. Il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français. 

Prix de la peinture, ville de Cáceres (Estrédamure), Espagne. 

Exposition au Centre d'Etudes catalanes, La Sorbonne, Paris. 

FIAC, stand Galerie Henriette Gomès, Paris. 

 

1980, voyage à Florence. Il obtient le Prix Drouant, prix de la Critique française. 

1981, Rétrospective "Xavier Valls, 1954-80", Musée Ingres, Montauban. 

1982, exposition "Xavier Valls", Direction Générale des Beaux-arts, Ministère de la Culture, Madrid : première reconnaissance offcielle en Espagne, 140 oeuvres exposées. 

1983, "Dessins et aquarelles", Galerie Henriette Gomès, Paris. 

 

1984, acquisition de "Pêches et pichet",(1974) par le Musée espagnol d'Art contemporain, Madrid. 

1985, exposition au Musée d'Art Moderne, Barcelone. 

1987, il collabore à la revue "Rosa Cubica", par un "Hommage à Luis Fernandez", dans le numéro 1 de cette revue de poésie publiée à Barcelone. 

1988, ASB Gallery, Londres. 

 

1989, il participe à l'exposition "Les paysages dans l'art contemporain", Ecole nationale supérieure des Beaux-arts, Paris. 

Il est nommé Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture et de la Communication, Jack Lang. 

1991, "Peintures et aquarelles", ARCO, Madrid, stand Galerie Claude Bernard de Paris. 

"Peintures et aquarelles", Galerie Juan Gris, Madrid. 

1993, "Peintures et aquarelles", Galerie Claude Bernard, Paris. Catalogue préfacé par Antoine Terrasse.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:43

images-copie-18.jpeg Pierre Garcia-Fons

Mardi 21 mai 2013, un public nombreux de proches a fait le déplacement à la galerie d'art de l'avenue de Matignon pour assister à la remise à Pierre Garcia Fons, des insignes d'Officier des Arts et des Lettres des mains du Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Dans son discours préliminaire, le Ministre a salué la carrière de l'artiste né à Badalona, fuyant en 1938 un pays en guerre, pour trouver refuge en France, un pays dont il ignorait tout et qu'il finira par adopter.

C'est en 1950 à Paris, que la carrière de Garcia-Fons prend une nouvelle dimension. Dans la capitale, il y fréquente les peintres Cueco, Buffet, Clavé, Rebeyrolle, Valls (le père de l'actuel ministre), Arroyo et bien dautres. Son style, influencé par Cézanne puis Bonnard est remarqué. En 1958, son travail est récompensé par le Prix Fénéon, suivent alors près d'une cinquantaire d'expositions qui lui seront consacrées depuis: Paris, Chartres, New-York, Nantes, Grenoble, Cannes, Chicago, Tokyo, Caracas, Lausanne, Céret, Collioure, Palm Springs, Fort de Bellegarde-Le Perthus, jusqu'à Fort-de- France. Des textes par des auteurs prestigieux lui ont été conscrés (Besson, Jakubec, Olbadia de l'Académie Française...) et près d'une quinzaine de musées à travers le monde le font entrer dans leurs fonds.

En 2004, il est nommé au grade de Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. Il est par la suite invité par la Generalitat de Catalunya a exposer à la Maison de Catalogne de Paris. En 2006, La Fondation Taylor de Paris lui décerne le Grand Prix L.G Baudry. Cette même année, la ville de Perpignan, qui l'a accueilli en exil, lui rend hommage.

En reconnaissance de son parcours, en 2012 la Ministre de la Culture et la Communication, Aurélie Filippetti, décerne le grade d'Officier des Arts et des Lettres à l'artiste Catalan, qualifié par  Manuel Valls, naturalisé comme lui, comme son "aî".

 

http://www.llull.cat/offices/paris/index.cfm

(C) Institut Ramon Lull - Paris - 8ème - 

 

Bio de P.G.Fons :

* Né en 1928 à Badalona près de Barcelone.
Vit et travaille à Paris.

  • Ses œuvres ont été acquises par une vingtaine de musées parmi lesquels ceux d’Art Moderne de Paris, Barcelone, Besançon, Chartres, Djakarta, Perpignan, Bagnols-sur-Cèze, Yamagata, Osaka, Saint-Cyprien, Georges Pompidou, Sables d’Olonne, L’Abbaye de Saint-Claude…
  • Né en 1928 à Badalona près de Barcelone. En 1938, arrive en France. En Espagne, c’est la guerre civile. Vit à Perpignan où il fréquente les cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts. Dans ces années d’après-guerre, il règne une effervescence culturelle stimulante. En 1950, part à Paris. Il suit des cours à l’Académie de la Grande Chaumière et fréquente les peintres : Cueco, Clavé, Rebeyrolle , Buffet, Valls, Arroyo et bien d’autres… Sa peinture est marquée par l’influence de Cézanne puis de Bonnard. En 1956, (...)
  • Un DVD sur Pierre Garcia Fons a été produit par Pole Production, Perpignan. Pour vous le procurer : Contacter l’artiste (en répondant à cet article - lien ci-dessous) Ou Contacter Pole Production : http://www.poleproduction.net/ Rue Alfred Kastler, 66100 Perpignan 04 68 64 00 82

 

 

463_x_garcia-fons-officier.jpg Pierre Garcia-Fons décoré par Manuel Valls

 

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 14:10

poudre.jpg Depuis des années, c'est la mode des reconstitutions historiques : Foix est une des premières villes du sud à avoir créé des spectacles "historiques", sur Gaston Pbus...aux pieds du magnifique château... (à ce propos, lire le récent ouvrage magnifique de Patrice Tesseire-Dufour sur FOIX - édit. Loubatières)

 

Dommage que ces "animations estivales" donnent le plus souvent la parole aux vainqueurs (les rois de France) : je suis, en suivant la pensée de Walter Benjamin, pour donner la parole aux anonymes, et surtout auvaincus... Il semble que cet été, Foix a présenté un spectacle émouvant sur l'âme des Cathares...

Mais le catharisme est un mot utilisé à tort et à travers, pour le tourisme et le commerce, surtout dans l'Aude (pompes funèbres cathares, épicerie, gastronomie cathares...), sans fondement historique...

 

Les châteaux "cathares" (qui n'en sont pas) sont aussi mis à contribution: il faut lire les ouvrages d'Anne Brenon (directrice du centre national d'études  cathares René Nelli à Carcassonne) pour retrouver la vérité historique !

 

En cette fin août, des villages du Roussillon se mettent aux reconstitutions médiévales : bruit et fureur, le temps est à la guerre. Et Perpignan se lance dans l'aventure guerrière avec ses vendredis de la poudrière et surtout en ressuscitant la figure de Philippe Le Hardi...

 

Comme le dit si bien  Eric Forcada :Mais qui ou quelle institution donne son accord pour jouer ainsi à la guerre? Mystère, mystère... l'année dernière, pour les journées du patrimoine, le même organisateur invitait les Perpignanais a se mettre dans la peau de Philippe le Hardi, pour tuer symboliquement du catalan et jouer à réduire à nouveau la ville d'Elne... 

Arrêtons-le massacre ou plutôt ce triste jeu de massacre!!!!

 

 

 

 

Perpignan le Vendredi

Venez mettre le feu aux poudres

 par Office de Tourisme de Perpignan Rubrique Enfants

 

Une matinée ludique et instructive en famille à la Poudrière: bataillesmédiévales, construction de châteaux, création de blasons, histoire des fortifications.


 

Rendez-vous à la Poudrière, rue François Rabelais, les vendredis de 9h30 à 13h.

 

Batailles médiévales, construction de châteaux, création de blasons, histoire des fortifications. Quatre ateliers à la disposition des petits et grands:

- À vos bannières!: jouez les batailles du Moyen Âge avec des figurines Lego®

- Construis ton château: participez au concours du plus beau château. 

- Noblesse oblige!: réalisez votre propre blason selon les règles héraldiques du Moyen Âge. 

- À lassaut des murailles!: un livret-découverte pour connaître lhistoire militaire de Perpignan.

 

Tarif: 5 euros par personne, gratuit pour les moins de 12 ans.

 

Renseignement:

Office de Tourisme de Perpignan tél. + 33 (0)4 68 66 30 30

 

Billeterie:

Espace Palmarium tél. + 33 (0)4 68 86 08 51


* Je retranscris le très bel article de Jean-Michel SALVADOR sur le sujet (Merci au journal L'Indépendant) :

 

 

Perpignan Dans la peau de Philippe le Hardi : le jeu qui crée une polémique historique

Le 14 septembre par Jean-Michel Salvador (L'Indépendant)

 

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A Elne, une stèle résume, en catalan, les exactions commises en 1285 par les troupes françaises de Philippe le Hardi "dans la joie et l'allégresse" : le massacre des habitants, le viol de ses "femmes jusque sur l'autel" et la destruction pierre après pierre de la cité qui finira en cendres. PHOTO/Photos Marie-Thérèse Bernabé-Garrido

 

Pas content, Jordi Vera. Le conseiller municipal perpignanais (CDC) s'étonne, comme d'autres catalanistes et férus d'histoire, que la municipalité de Perpignan puisse organiser ce week-end à l'occasion des Journées du patrimoine, un jeu intitulé Reconstitution de la campagne militaire de Philippe Le Hardi.

Sanglante croisade
Un jeu gratuit et sans inscription qui invite les participants, "de 7 à 97 ans", à participer une heure durant (entre 13 h et 18 h) à une aventure inédite. Voici ce que l'on peut lire sur le site internet de la mairie : "Comme Philippe Le Hardi, réunissez (ndlr. réussissez ?) une 'croisade' et prenez la route de la Catalogne. Si les dés vous sont favorables, vous vous empa (re) rez peut-être de Perpignan, puis d'Elne et de Gérone... A vous de jouer !". Le rendez-vous est fixé au Castillet, place de la Victoire...

Le problème, rappelle l'élu d'opposition, c'est que le Hardi en question est le n°3 de la lignée des Capétiens et que le souverain n'a pas laissé que des bons souvenirs en Catalogne au cours de la croisade d'Aragon : "Il a mis la Catalogne à feu et à sang. A Elne par exemple, une stèle  rappelle les victimes qu'il a passées à l'épée". Collioure est passé tout près du cher et les cités de Salses, Perpignan, Laroque et Les Cluses ont été assiégées comme le rappelle le Service des affaires catalanes de la ville de Perpignan dans un communiqué énumérant les exactions du Roi de France.

"Comme jouer aux SS"

Et voilà comment la louable initiative du Service éducatif du patrimoine de la ville, estampillée du label Ville d'art et d'histoire, et animée par un guide conférencier, se retrouve au coeur de la polémique. Voilà comment l'animation à vocation pédagogique dérape en invitant les participants à raviver la mémoire du triste Sire à qui la Catalogne a payé un si lourd tribut. "C'est comme si la ville de Varsovie organisait un jeu de rôles où il faudrait incarner des Waffen-SS !", s'emporte Jordi Vera, assailli de coups de téléphone de catalanistes indignés de voir renaître le croisé sanguinaire de ses cendres et de celles qu'il a laissées lors de son funeste passage en Roussillon. Et voilà comment l'histoire dérape. Seule satisfaction pour l'élu perpignanais, que le sanglant parcours du Capétien se soit achevé à Perpignan : "Les Catalans ont eu sa peau".

La morale est donc sauve et l'histoire, aussi tragique soit-elle, jamais inutile à raconter. Plus périlleuse s'avère la façon de la rejouer, surtout en se mettant dans la peau de l'oppresseur.

  • Du massacre d'Elne à la mort du roi "cuit à Perpignan"

 

En 1285, Philippe III le Hardi, fils de Louis IX, lève une armée pour conquérir la couronne du royaume pyrénéen. En mars, la colonne met le cap sur Carcassonne et entre à Narbonne le 1er mai où il est rejoint par le roi Jacques II de Majorque, fâché avec son frère Pierre III d'Aragon. Les forces rassemblées sont impressionnantes : entre 100 000 et 300 000 soldats, 100 navires. Mais l'armée royale qui marche sur le Roussillon ne peut franchir les Pyrénées où se trouvent embusquées des troupes aragonaises et almogavares.

Collioure échappe au massacre
Les Français ne restent pas inactifs pour autant en Roussillon. Ils s'emparent de Perpignan et bien que Jacques II de Majorque, allié de Philippe III le Hardi, soit le gouverneur de la ville d'Elne, celle-ci est restée fidèle à Pierre III d'Aragon. L'armée du Capétien trompe son attente en lançant un premier assaut contre la cité. Les habitants obtiennent une trêve, mais ils en profitent pour correspondre avec les Aragonais de la montagne à l'aide de grands feux allumés sur la tour de l'église. Furieux, Philippe le Hardi ordonne un nouvel assaut et le cardinal Cholet, légat du pape, exhorte les croisés à n'épargner personne, "vu que les ennemis étaient des excommuniés et des ennemis de la Sainte Eglise". Le 25 mai 1285, on tue donc tout le monde, y compris les femmes et les enfants : la ville est mise à sac, puis rasée. Collioure ne devra son salut qu'à l'habileté de son gouverneur.

Repoussée au col de Panissars, cher au général romain Pompée (Le Perthus), l'armée parvient à franchir les Pyrénées au col de la Massana et prend Figueres. C'est le début du désastre pour le souverain qui verra sa flotte et ses galères décimées et brûlées près du port de Rosas et ses gens attaqués par l'ennemi et la maladie (typhus). Gérone tombe le 7 septembre, mais sera reprise le 13 octobre par les Aragonais, quelques jours seulement avant la mort du souverain tombé le 5 octobre à Perpignan au cours de la retraite de ses troupes en déroute. Sa dépouille, "cuite, affirme la légende" (et Jaume Roure), a été transportée à Saint-Denis où il est inhumé. Il avait 40 ans.

 

 

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:58

IMGP8555.JPG     Le "BARCELO" de mon jardi(photo Jean-Pierre Bonnel)

 

Bien sûr, à cause de la notoriété de l'artiste majorquin, ce doit être l'événement artistique de l'année (ou du moins de l'été) dans le département du 66, appelé aussi "Catalogne du Nord"...

 

Or, à Céret, mon choix va plutôt sur les expositions de la galerie Odile OMS, qui fait découvrir des talents d'ici, ou revient sur des artistes locaux qui le méritent, tel Germain Bonel...

 

De même on ne peut passer l'été ici sans voir Ernest Pignon et les Baigneuses-Baiseuses de MA2F à Collioure, ni le travail ambitieux au musée Rigaud de Perpignan sur Perpignan et la "modernité" !

Miquel Barcelo, donc, au MAMOC de Céret, jusqu'au 12 novembre, pour voir les objets qu'il a confectionnés dans sa tuilerie; l'artiste de Majorque a fait des stages au Mali, chez les Dogons, et créé à présent des vases, des poteries, plus ou moins figuratives. Il présente en particulier un mur d'argile rosée avec des couches de briques brutes et d'autres qui ont été remodelées et déformées, incrustées de tubes ou d'objets insolites. 

Céramique, poterie, modelages, métamorphoses, Barcelo rend hommage à Picasso, dont Céret a conservé les  céramiques tauromachiques.

Le visiteur a surtout l'impression que l'artiste s'est bien amusé et que son travail est un clin d'oeil aux sculpteurs venus à Céret dans les années 1910, Manolo ou Picasso, puisqu'il réinvente, avec ses formes argileuses, le cubisme  inventé par Pablo à Horta de Ebro et magnifié à Céret, avec Braque : la "Paret seca" ( le mur sec) de Barcelo procède de l'assemblage cubiste, les briques sont cubiques... 

Le tout est cependant plus vivant qu'un tableau cubiste, "sec" et souvent intello avec ses perspectives analythiques et synthétiques : la matière est là, la terre, la glaise, l'argile, l'ocre, le rose, les nuances d'un monde terraqué que l'on veut toucher, qu'on ne peut pas hélas prendre dans ses mains, dans le musée... 

Dehors, la vie et la sensualité de la terre et des corps !

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 15:22

stanl.JPG  stanley-et-m.andree.JPG  stanley--robert-et-lamontagne.JPG    Visages de Stanley Péan

 

Romancier colossal, novelliste barbu,

seul aux polos multicolores

 

ou en débat disert avec Marie-Andrée Lamontagne

ou avec l'éditeur Robert Triquère, directeur du festival du livre de Collioure

"Un livre à la mer"

 

Stanley un homme à la mare nostrum 

ayant traversé Océan et continent 

Montréal Orly jusqu'à Perpignan le grand Sud, aéroport de brousse

 

pour nous dire sa bonne humeur son bon humour

ses histoires de nuit de jazz et de métamorphoses "Bizango", "Zombi Blues"... et trente autres livres de musique et de suspens

 

Stanley aime la paëlla dont j'ai partagé les mollusques safranés

la bière Pelforth, le rouge "Cuvée Matisse" et le Big Marnier

 

Un bon vivant qui à Figueres voulait voir le vivant Dali

en son Théâtre-Musée

mais la foule estivale ... on a pris rendez-vous pour revenir au pays des figues surréalistes et des artistes catalans

 

Stanley aime le jazz

comme moi ces musiques bleues ces nuits noires

ces petites musiques de nuit qu'il cite dans sa dédicace

lui qui préfère Mingus à Mozart

 

Tempus fugit

 

mais le temps de la fête à Collioure reviendra

éternellement

à bientôt Stanley qui a tant à raconter

à ces petits romanciers français qui se regardent le nombril

à l'autofiction il substitue la science-fiction

 

Il a, lui, de quoi dire

les racines, l'esclavage, les ravages en Haïti, l'incessant scandale de lle et l'indépendance du Qbec...

 

ce frère de Catalogne...

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 19:05

 

stanley-pean-et-moi.JPG Sur la rambla de Figueres... stanley.JPG Stanley Péan  avec Marie-Andrée Lamontagne (aux Templiers de Collioure - décor de Claude Viallat)-

 

 

 

Un débat sur Camus et l'Algérie : Benjamin Stora a déplacé les foules : 300 personnes au centre culturel de Collioure, des dizaines à l'entrée ou ayant dû renoncer ! Le festival 2013 a tenu ses promesses : des auteurs algériens, catalans et québécois passionnants au fil des rencontres et des conférences sur le port ou au pied du Château Royal. Un "livre à la mer" qui restera dans les annales...

On se souviendra de Leïla, Djémila, Marie-Andrée... et de Stanley Péan, avec qui j'ai passé la journée à Figueres, au pays de Dali... Auteur prolifique : nouvelles, chroniques de jazz, romans, animateur de radio au Québec, ce personnage jeune et sympathique, d'origine haïtienne est une figure marquante du Québec ! A lire, même en poche (J'ai Lu)...

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 09:53

lamontagne.jpeg Marie-Andrée Lamontagne.

 

J'ai été très heureux d'accueillir M.Andrée Lamontagne et de passer une soirée en sa compagnie dans la baie de Collioure. Arrivée directement de Montréal via Paris, cette écrivaine simple et sympathique participera au débat de samedi 24, au centre culturel, avec Stanley Péan et Hélène Legrais (à 20 heures, entrée libre)

 

 * Poète, traductrice et écrivain québécoise, Marie-Andrée Lamontagne a publié des poèmes et des nouvelles dans diverses revues au Québec et en France (Liberté, la NRF, l'Art du bref, Po&sie, Taille réelle, Cargo, etc.), ainsi qu'un recueil de poèmes, Prière aux éditions du Silence en 1996) et un premier roman, Vert, chez Leméac en 1998). Elle a préparé une série de seize carnets littéraires pour la chaîne culturelle FM de Radio-Canada, où ils furent diffusés au cours de l'été 1998. De 1993 à 1999, elle a dirigé à Montréal la revue Liberté, et de 1993 à 1996 la collection de poche Bibliothèque québécoise, tout en collaborant régulièrement à l'émission Littératures actuelles, sur la chaîne culturelle FM de Radio-Canada. De 1996 à 1999, elle a été directrice éditoriale de Leméac Éditeur. 

Elle prépare la biographie de la romancière et poète québecoise Anne Hébert.

Ses livres sont publiés aux éditions Leméac; en France chez Actes-Sud ("Uns") et Autrement "Montréal, la créative" (2012)

 

images-copie-17.jpeg Stanley Péan. l'écrivain québecois d'origine haïtienne sera à Collioure cet après-midi. Le président des écrivains québecois, pourtant bien jeune, a déjà une longue carrière derrière lui :

  • De par sa mère descendant du poète Oswald Durand, Stanley Péan est né à Port-au-Prince le 31 mars 1966 et a grandi à Jonquière, dans la région du Saguenay Lac Saint-Jean, où ses parents se sont installés la même année. Membre fondateur de la troupe d'humoristes Le Groupe sanguin, dirigée par son professeur de théâtre Dominique Lévesque, Stanley Péan fait paraître dès le milieu des années 1980 ses premières œuvres de fiction dans des revues et fanzines. Comme nouvelliste, il collabore à la plupart des périodiques québécois qui publient des nouvelles: XYZ, Stop, Moebius, Solaris, Hop!, etc.

En 1986, en tant que membre du Cercle d'écriture de l'Université Laval (CEULa), il participe à la fondation de la revue de création L'écrit primal dont il sera pendant deux ans le rédacteur en chef. L'année suivante, il se joint à ses confrères Jean Désy et Nando Michaud pour fonder les éditions du Palindrome, qui publie en décembre 1987 un premier recueil de nouvelles collectif: Meilleur avant: 31/12/99. En 1988, il publie son premier recueil de nouvelles, La plage des songes et autres récits d'exil (Éditions du CIDIHCA), bientôt suivi d'un deuxième, Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers (Éditions du CIDIHCA, 1990) puis d'un premier roman, Le Tumulte de mon sang (Québec Amérique, 1991), favorablement accueilli par la critique et couronné par le Prix de la BCP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1992.

Suivront une demi-douzaine d'œuvres destinées au lectorat adolescent publiées aux éditions de la Courte échelle, dont L'appel des loups (1997) qui remporte le Prix de la CRSBP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1998 et Le temps s'enfuit (1999) qui mérite le Prix Mr Christie du meilleur roman pour adolescents en 2000. Depuis, il a publié de nombreux autres ouvrages, dont le thriller Zombi Blues (La courte échelle, 1996; J'ai Lu, 1999; en italien chez Marco Tropea Editore, 2010) et la trilogie de recueils de nouvelles constituée de La nuit démasque, du Cabinet du Docteur K (Planète rebelle, 2000, 2001) et d'Autochtones de la nuit (La courte échelle, 2007). Son plus récent roman paraît en mars 2011 aux éditions Les Allusifs, dans la collection 3/4 Polar: Bizango.

À titre de commentateur littéraire, Stanley Péan collabore à de nombreux magazines et journaux; de 1997 à 1998, il tient une chronique dans l'hebdomadaire culturel Ici Montréal; de 1999 à 2002, on peut le lire tous les dimanches dans le cahier Lectures du quotidien La Presse. Il quitte son poste de chroniqueur en juin 2002, à cause du refus de ses supérieurs de publier son compte-rendu sévère sur le roman Ouf! de Denise Bombardier. Parallèlement à ces activités, il est membre des comités de rédaction du journal Le Libraire, bimestriel publié par un réseau de librairies indépendantes du Québec, et (jusqu'en 2008) de la revue Alibis, trimestriel consacré à la littérature policière.

Homme de radio, il a notamment animé pendant trois ans le magazine littéraire Bouquinville à l'antenne de la défunte Chaîne culturelle de Radio-Canada (de 2001 à 2004). Après la disparition de la Chaîne culturelle à l'automne 2004, il anime et réalise des émissions sur le jazz à l'antenne d'Espace Musique, la chaîne musicale de Radio-Canada, jusqu'à la fin d'août 2006, date d'échéance de son contrat à la radio d'État. De retour à temps plein à l'antenne d'Espace Musique en janvier 2008, Stanley Péan a présenté un programme musical éclectique tous les matins de semaine, à compter de 9h00 HE, jusqu'à la fin du mois de novembre. Après avoir été affecté à la mise sur pied de la webradio Espace Jazz (du début de décembre 2008 à la fin de juin 2009), il est désormais l'animateur de l'émission de jazz quotidienne d'Espace Musique, du lundi au vendredi de 17h30 à 20h00, en remplacement d'André Vigeant parti à la retraite en juin 2009. Par ailleurs, depuis septembre 2009, il s'est joint à titre de chroniqueur en littérature étrangère à l'équipe du magazine littéraire dominical Vous m'en lirez tant animé par Lorraine Pintal sur les ondes la Première Chaîne radio de Radio-Canada.

Mélomane, Stanley Péan a signé au fil des quinze dernières années quelques textes chansons mis en musique par divers compositeurs amis à lui:

  • Avec Vincent Potel, il a écrit en 1995 « Sucre amer », chanson destinée à sensibiliser les vacanciers québécois au sort réservés aux travailleurs haïtiens de l'industrie sucrière en République dominicaine, interprétée en français par Luc de Larochellière, en créole par Émeline Michel, en anglais par Karen Young et en espagnol par Irka Mateo.
  • Avec José Paradis, il a créé en 2002 « Cœur en haute mer », enregistré par Paradis sur l'album collectif Le Chœur des choristes de Montréal.
  • Avec Anthony Rozankovic, outre quelques chansons destinées à des trames sonores pour la télévision ou le cinéma et le conte musical L'Aventurier de l'air perdu créé par l'Orchestre symphonique de Laval sous la direction de Jean-François Rivest en 2003, Péan a cosigné les chansons «When Love Is a Lie» (enregistrée par Florence K pour la trame sonore du film Live Once, Die Twice (Disparu) de Stefan Pleszczynski et sur l'album Bossa Blue, 2006); «Je nous imagine», «Une âme à la mer», «Nouvel ordre sentimental» et «Tous ces adieux» (enregistrées sur l'album Tony Ambulance Band de la formation homonyme, 2007); «Le temps n'arrange rien» (enregistré par Sonia Johnson sur son album Le Carré de nos amours, 2010); enfin, «Dolorès», chanson-thème de son roman Bizango interprétée par Philippe Laloux avec Benoît Charest à la guitare, offerte en téléchargement libre sur le site des Allusifs et sur son blogue personnel pour souligner en musique la sortie du roman.
  • Avec Stephen Johnston, il a signé en 2009 «After All the Battles», en hommage à son ami l'écrivain et journaliste Paul Marchand, qui s'est suicidé le 20 juin de cette année-là.
  • Avec Luc Beaugrand, il a créé deux autres chansons -- «J'te dis pas tout» et «Embrase-moi» -- pour l'album Le Carré de nos amours (2010) de Sonia Johnson.

Porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) à partir de l'hiver 2004, il est élu à la présidence de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) en décembre de la même année. À ce titre, il a pris position contre Stephen Harper1. En 2006 puis en 2008, il est réélu par acclamation pour deux autres mandats; la limite admise selon les statuts et règlements de l'UNEQ étant de trois mandats consécutifs, il quittera la présidence de l'Union en décembre 2010. Depuis juin 2007, Stanley Péan collabore à la section musicale de l'hebdomadaire culturel Voir

Prix littéraires :

Bibliographie

  • La plage des songes et autres récits d'exil : huit nouvelles fantastiques, Éditions du CIDIHCA, Montréal, 1988, 169 p. (ISBN 2920862227)
  • La chute de la maison duché - Un cérémonial de l'imaginaire, Thèse (M.A.), Université Laval, Québec, 1990. (ISBN 0315621230)
  • Le tumulte de mon sang : roman, Québec/Amérique, Montréal, 1991. 175 p. (ISBN 2890375498)
  • Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers : treize excursions en territoire de l'insolite, Voix du Sud/CIDIHCA, Montréal, 1992. 214 p. (ISBN 2920862677)
  • L'emprise de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1993. 155 p. (ISBN 2890212033)
  • La mémoire ensanglantée, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1994. 157 p. (ISBN 2890212173)
  • Zombi blues, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1996. 285 p. (ISBN 2890212580)
  • Treize pas vers l'inconnu : nouvelles fantastiques, Éditions P. Tisseyre, Saint-Laurent, 1996. 183 p. (ISBN 2890516180)
  • L'appel des loups, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 157 p. (ISBN 2890212904)
  • Quand la bête est humaine, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 151 p. (ISBN 2890213110)
  • Un petit garçon qui avait peur de tout et de rien, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1998. 24 p. (ISBN 289021320X)
  • Le temps s'enfuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1999. 155 p. (ISBN 2890213501)
  • Noirs désirs : nouvelles, Leméac, Montréal, 1999. 101 p. (ISBN 2760932214)
  • Toute la ville en jazz, Éditions Trait d'union, Montréal, 1999. 245 p. (ISBN 2922572056)
  • Planète culture : les bonnes adresses culturelles dans Internet, Éditions rebelle, Montréal, 2000. 205 p. (ISBN 2922528111)
  • La nuit démasque, Planète rebelle, Montréal, 2000. 138 p. (ISBN 2922528200)
  • Le cabinet du Docteur K ; et autres histoires d'amours contrariées, Planète rebelle, Montréal, 2001. 172 p. (ISBN 2922528278)
  • Cette étrangeté coutumière, J'ai vu, Québec, 2001. 48 p. (ISBN 292276303X)
  • Taximan : propos et anecdotes recueillis depuis la banquette arrière, Éditions Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 94 p. (ISBN 2923153189)
  • Péan, Stanley, Agnant, Marie-Célie, Saint-Éloi, Rodney, Nul n'est une île : solidarité Haïti, Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 181 p. (ISBN 2923153316)
  • Jazzman : chroniques autour d'une passion, Mémoire d'encrier, Montréal, 2006. (ISBN 292315343X)
  • Autochtones de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 2007. (ISBN 978-2-89021-892-5)
  • Bizango, Éditions Les Allusifs, coll. 3/4 Polar, Montréal, 2011. (ISBN 978-2-923682-20-4)
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 09:19

 

 

stora--Marielle-et-moi.jpg Benjamin Stora (à gauche), au musée Maillol à Banyuls. 

 

 

Il est des jours où, malgré le temps qui passe, on est heureux de vieillir... Un anniversaire comblé puisque je me suis rendu devant la "Méditerranée" (ou "La Pensée") de Maillol à la Métairie, en compagnie de Benjamin Stora, de sa compagne et de mon amie Marielle Marse...

 

En apprenant mon âge avancé en ce jour mémorable, B.Stora m'offrit son dernier livre (disponible dans les librairies, début septembre, éditions Stock, 12,50 euros) : "Camus brûlant, écrit en collaboration avec le documentariste Jean-Baptiste Péretié, sur l'affaire trouble de l'exposition sur Camus, prévue à Aix pour le 100ème anniversaire de sa naissance en novembre 2013.

 

Je me disais que j'avais bien de la chance d'être un des premiers lecteurs de ce livre, dédicacé aux Templiers de Collioure, et qui se lit comme un polar : l'écriture rapide, mais précise, sèche comme la lame d'un laguiole, qui se ferait du bien en rentrant dans le lard des protagonistes vulgaires, hypocrites et fanatiques de cette histoire presque marseillaise...

 

L'ouvrage débute de façon modérée en désirant montrer que l'affaire est "symptomatique et révèle les questions soulevées par Camus restent extrêmement sensibles et provoquent des tensions toujours vives..."

 

    Ensuite, Benjamin Stora et son complice expliquent le contexte de ce qui aurait dû être une belle histoire et a fini en polémique et gesticulations de nostalgiques de l'Algérie française...

 

Les deux auteurs travaillaient sur le projet depuis trois ans; le scénario qu'ils ont proposé aux organisateurs a été accepté;puis tout a vacillé : projet rejeté sans explication claire ! La raison de ce retournement : "La vision d'A.Camus que nous portions ainsi que la tentation de mettre l'écrivain au service d'une certaine ligne politique constituent selon nous l'arrière-plan qui éclaire cette affaire." (page 12)

En effet, l'action de la mairesse d'Aix, UMP, mais aux déclarations proches des idées du Front national, a été décisive...


   En outre, la structure "Marseille-Provence 2013" ne soutint guère les deux auteurs; il n'y eut que la ministre de la culture pour soutenir B.Stora et J.B.Péretié... 

 

Camus est détourné, Camus est récupéré alors par des responsables politiques extrémistes : "Dans ces milieux de la "nostalgérie", on aime à s'approprier Camus. On le présente, de façon simplificatrice, sous les traits d'un pied-noir pro-Algérie française." (page 26).

 

Camus est récupéré à Aix, mais aussi à Perpignan, par le maire UMP qui crée un musée algérianiste et un "mur des disparus" (p.35), en détournant une phrase extraite du roman "La Peste" !!! (On reviendra sur "l'affaire Perpignan" plus tard).

 

A ce moment-là, le "philosophe populaire" Michel Onfray, attiré peut-être par le pactole et la gloriole, se met sur les rangs, sans mauvaise conscience en trahissant un confrère, intellectuel, historien, prof d'université : M.Onfray, que l'on imaginait "de gauche", semble bien s'accorder avec la mairesse aixoise ! Puis, il fait volte face, il quitte le projet, tout en publiant, dans "Le Monde" un article amer, qui attaque les intellos parisiens, tous ces bobos qui n'ont pas, comme lui, l'esprit libre et l'âme libertaire...

 

Je ne vous en dis pas plus : ce petit livre est admirable ! Voltaire n'est pas mort, qui montre que la bêtise rôde toujours dans les villes du Midi (et d'ailleurs, hélas!). Avant que le livre ne soit disponible en librairie, vous pouvez venir demain vendredi au débat sur "Camus et l'Algérie" à Collioure (20h, centre culturel, entrée libre et gratuite, sans chiens de garde).

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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