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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 11:40

images-copie-16.jpeg Benjamin Stora.

 

Avec la venue à Collioure (bat vendredi 23 août sur "Camus et l'Algérie" à 20 h, au centre culturel- entrée libre), le petit port catalan va effacer l'échec et la honte d'Aix-en-Provence : colloque annulé, B.Stora entravé, censuré, tour de cirque de Michel Onfray...)...

 

B. Stora sait que le milieu pied-noir du département est assez "extrémiste" (avec une influence forte du Front national), mais les débats à Collioure devraient rester calmes et avoir une bonne tenue. 

Dans la voiture, de Perpignan à Collioure, nous évoquons son enfance à Constantine, la publication de son dernier livre "Camus brûlant", son désir de se rendre à Figueres (musée Dali), à Banyuls (musée Maillol) et à Port-Bou (hommage à W.Benjamin); à ce propos, je lui donne mon livre sur Walter Benjamin, l'informant que le festival du livre 2014 serait consacré au philosophe juif allemand...

 

Ensuite, pour préparer les débats, rencontre avec Christine Lavaill, Robert Triquère et Daniel Guerrier; celui-ci connaît bien le sujet et il a avec B.Stora bien des connaissances et amis communs... Un débat qui promet !!

 

 

* Un livre à paraître sur l'exposition dAix-en-Provence - Benjamin Stora 

Camus-brulant-couv-4e.jpg

CAMUS BRÛLANT de Benjamin STORA & Jean-Baptiste PÉRETIÉ

Laffaire de lexposition sur Camus, prévue à Aix-en-Provence pour le centième anniversaire de sa naissance en novembre 2013, a fait scandale. Sollicité pour la concevoir, ce quil fit avec Jean-Baptiste Péretié, Benjamin Stora fut ensuite brutalement évincé et remplacé par Michel Onfray, qui accepta puis finit par renoncer.

Au-delà de la polémique, cette affaire est symptomatique et révèle combien les questions soulevées par lauteur de LÉtranger restent extrêmement sensibles et provoquent des tensions toujours vives. Cest évidemment le cas de la question coloniale et de l ombre portée de la guerre d Algérie dans la société française daujourdhui. Nombreux sont ceux qui voudraient annexer Camus, le lire de façon univoque, l enrôler dans leur combat politique, notamment à lextrême droite. Peine perdue, la complexité de cet homme entre deux rives ne saurait être réduite à une cause ou une identité.
Dans ce texte vif et précis, Benjamin Stora et Jean-Baptiste Péretié dénoncent ces tentatives de captation multiples. Ils montrent aussi combien la position de lécrivain pendant la guerre dindépendance fait encore polémique en Algérie. Camus est toujours brûlant.

Editions Stock Paris


Benjamin Stora né le 2 décembre 1950 à Constantine en Algérie, est un historien français, professeur à l'université Paris-XIII et à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Ses recherches portent sur l'histoire du Maghreb contemporain, l'Algérie coloniale, les guerres de décolonisation et l'immigration en France.

220px-Benjamin_Stora_(19e_Maghreb_des_Livres,_Paris,_16_fév._2013).jpg

Benjamin Stora au 19e Maghreb des livres (Paris, le 16 février 2013).

Benjamin Stora grandit dans la communauté juive de Constantine, où il assiste au drame de la guerre d’Algérie et au terme de laquelle ses parents s’exilent en juin 1962 vers la France1. Il fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris, puis au lycée Marcel Roby de Saint-Germain-en-Laye et à l'université Paris-X Nanterre.

Docteur en histoire en 1978 à l'EHESS, (jury: Jacques Berque, Charles-Robert Ageron, Annie Rey Goldzeiguer) puis en sociologie en 1984 à Paris 7, (Jury: Pierre Fougeyrollas, Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gerard Namer) et docteur d'État ès lettres en 1991 à Paris 12, (Jury: Charles Robert Ageron, Jean Leca, Mohammed Harbi, Gilbert Meynier, René Gallissot) il enseigne l'histoire du Maghreb et de la colonisation française (Indochine-Afrique) et co-dirige l'Institut Maghreb-Europe à Paris VIII-St Denis depuis 1990. Il a également enseigné à l'INALCO et, actuellement, est en poste à l'université Paris XIII. Il a poursuivi ses recherches à Hanoi, (1996-1997), New York (1998), à Rabat au Centre Jacques Berque (1998-2002), et à l'université libre de Berlin en 2011. Il s'est intéressé, notamment, à Messali Hadj, aux luttes entre indépendantistes algériens (Front de libération nationale contre Mouvement national algérien), à l'histoire des Juifs d'Algérie, et à la mémoire de la guerre d'Algérie. Chercheur internationalement reconnu, il a su faire avancer la recherche sur la guerre d'Algérie en utilisant les sources orales et visuelles, là où les archives écrites n'étaient pas toujours accessibles.

Benjamin Stora a publié une trentaine d'ouvrages et a dirigé plusieurs publications. Il a également été conseiller historique du film Indochine de Régis Wargnier, de Là-bas... mon pays d'Alexandre Arcady en 2000, du Premier homme, de Gianni Amelio (2010), adaptation pour le cinéma du roman d'Albert Camus, et du film Les Hommes libres d'Ismaël Ferroukhi, présenté au Festival de Cannes en 2011. Il est l'auteur de plusieurs documentaires : Les années algériennes (France 2, 1991) ; Algérie, années de cendres, (France 3, 1995) ; L'indépendance aux deux visages (France 5, 2002) et Conversations avec les hommes de la révolution algérienne (Chaine Histoire, 2003) ; François Mitterrand et la guerre d'Algérie (France 2, 2010) ; La Loi de mon pays (France 3, 2011). Le 11 mars 2012, le documentaire Guerre d'Algérie, la déchirure (co-réalisé avec Gabriel Le Bomin) est diffusé en prime-time sur France 2. Avec Jean-Michel Meurice, il est l'auteur du documentaire Notre histoire, diffusé le 13 mars 2012 sur ARTE.

Benjamin Stora a été le commissaire général des Expositions, La France en guerre d'Algérie, avec Jean-Pierre Rioux et Laurent Gervereau (Hôtel des Invalides, 1992), et Photographier la guerre d'Algérie, avec Laurent Gervreau (Hôtel de Sully, 2004). Il a été l'un des conseillers scientifiques de l'exposition « Juifs d'Algérie » au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (septembre 2012-janvier 2013), et commissaire général, avec Linda Amiri, de l'exposition « Vies d'exils, les Algériens en France, 1954-1962 », à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration (octobre 2012-mai 2013).

Il est membre du jury du Prix du livre d'Histoire décerné par le Sénat.

Benjamin Stora a reçu le Grand Prix des lectrices de ELLE, 2011, pour son livre-objet publié aux éditions Les Arènes, Algérie 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre. Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis 20092 et officier des Arts et des Lettres.

 

Bibliographie

  • Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, 1926-1954, L'Harmattan, 1985, 404 p.
  • Messali Hadj : pionnier du nationalisme algérien, L'Harmattan, 1987, Hachette, Paris 2004, (ISBN 2-0127-9190-5).
  • Nationalistes algériens et révolutionnaires français au temps du Front populaire, L'Harmattan, 1987, 140 p.
  • Les sources du nationalisme algérien : parcours idéologiques, origine des acteurs, L'Harmattan, 1989, 195 p.
  • Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954), La Découverte, Paris, 1991 et 2004, 126 p., (ISBN 2-7071-4466-5).
  • La gangrène et l'oubli : la mémoire de la guerre d'Algérie, La Découverte, 1998 et 2005
  • Ils venaient d'Algérie : l'immigration algérienne en France (1912-1992), Arthème Fayard, 1992, 492 p.
  • Aide-mémoire de l'immigration algérienne : chronologie (1922-1962). Bibliographie, C.I.E.M.I., 1992, 136 p.
  • Histoire de la guerre d'Algérie, La Découverte, Paris, 1993 et 2004 (ISBN 2-7071-4293-X).
  • La Guerre d'Algérie, 1934-2004 : la fin de l'amnésie (avec Mohammed Harbi), Robert Laffont, Paris 2004 (ISBN 2-2211-0024-7)
  • Histoire de l'Algérie depuis l'indépendance. Tome 1, 1962-1988, éditions La Découverte Paris, 1994, 120 p., (ISBN 2-7071-4405-3)
  • Ferhat Abbas, une utopie algérienne (avec Zakya Daoud), Éd. Denoël, 1994
  • L'Algérie en 1995, Éditions Michalon, 1995 (ISBN 2-84186-013-2)
  • Benjamin Stora, Les mots de la guerre d’Algérie, Presses universitaires du Mirail, 2005 (ISBN 9782858167777) [présentation en ligne]
  • Imaginaires de guerre, Algérie-Viêt Nam en France et aux États-Unis, Paris, La Découverte 1997 (ISBN 2-7071-4308-1)
  • Appelés en guerre d'Algérie, Gallimard, 1997
  • Algérie, formation d'une nation, suivi de Impressions dans l'est algérien, Éditions Atlantica, 1998
  • Le transfert d'une mémoire : de l'« Algérie française » au racisme anti-arabe, La Découverte, 1999
  • Les 100 portes du Maghreb, avec Akram Ellyas, Éditions de l'Atelier, 1999
  • La dernière génération d'octobre, Ed. Stock, 2003. 
  • La guerre invisible - Algérie années 90, Éd. Presses de Sciences Po, 2000
  • Les trois exils, Juifs d'Algérie, Stock, Paris 2006 (ISBN 2-2340-5863-5)
  • Immigrances : l'immigration en France au xxe siècle (avec Emile Temine), Hachette Littératures, Paris 2007 (ISBN 2-0123-7261-9)
  • La guerre des mémoires : la France face à son passé colonial (entretiens avec T. Leclère), Éditions de l'Aube, 2007
  • Les guerres sans fin, un historien entre la France et l'Algérie, Éd. Stock, Paris 2008. (ISBN 978-2-23450-6051-7)
  • Les immigrés algériens en France : une histoire politique, 1912-1962, Hachette Littératures, 2009
  • Le mystère De Gaulle : son choix pour l'Algérie, Robert Laffont, 2009
  • Mitterrand et la guerre d'Algérie, avec François Malye, Calmann-Lévy, 2010
  • Algérie 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre, éditions Les Arènes, 2010
  • Le nationalisme algérien avant 1954, CNRS éditions, 2010.
  • Bibliographie de l'Algérie indépendante, 1962-2010, avec Christian Boyer, Éd. CNRS, 2011.
  • Le 89 arabe, réflexions sur les révolutions en cours, dialogue avec Edwy Plenel, Ed. Stock, 2011.(ISBN 978-2-2340-7112-.4)
  • La guerre d'Algérie vue par les Algériens, avec Renaud de Rochebrune, Ed Denoël, 2011.
  • Charonne ou l'oubli impossible, préface de la bande dessinée Dans l'ombre de Charonne de Désirée et Alain Frappier, Éditions du Mauconduit, janvier 2012
  • Histoire de l'Algérie : xixe et xxe siècles, La Découverte, mars 2012
  • La guerre d'Algérie expliquée à tous, Éd. Seuil, mars 2012.
  • De Gaulle et la guerre d'Algérie, Arthème Fayard collection pluriel, 2012
  • Voyages en postcolonies, Stock, 2012
  • Algériens en France. 1954-1962 : la guerre, l’exil, la vie. Catalogue de l’exposition, dirigé par Benjamin Stora et Linda Amiri, Éd. Autrement/CNHI, 224 pp.
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:00

vue-de-collioure-matisse.jpg Matisse, Vue de Collioure.

 

L'atelier du Midi retrace les années 1920/30 de Matisse à Nice "Travail et joie". Nice is nice !

 

Pus la fin de sa vie, handicapé, trouvant la technique des gouaches découpées.La mode de l'abstraction, née après la seconde guerre mondiale l'incommode, lui qui l'avait approchée avec la noire "Porte-fenêtre de Collioure", qui, palimpseste, cache une toile plus gai...Il refuse, comme Picasso, l'abstraction; il déclare :

"Tout art est abstrait en soi quand il est l'expression essentielle dépouillée de toute anecdote." Matice is nice !

 

Je quitte Aix, ses hôtels particuliers, son cours Mirabeau, ses fontaines éternelles, ses vignes propres, en filant vers Nice, par Grasse : musée international du parfum, où l'on expose les flacons créés par Dali, Warhol o Arman, l'expo Poiret, avec des nombreux Dufy, un saut chez Galimard, une senteur chez Fragonard, une mignardise chez Mignard...

 

La descente sur Nice : Nisse is Matisse. Et Raoul, enterré près de lui, à Cimiez. Près de la villa rouge devenu musée municipal eu du musée archéologique où est installée la décevante expo sur les piscines...

 

La piscine de Matisse, il faut la voir au musée "M. la musique à l'oeuvre". C'est l'été M. "Un été pour Matisse", clame la municipalité de "Nice, la (+) belle", jusqu'au 23 septembre...

 

La céramique monumentale de La piscine est née de la composition en papiers gouachés puis découpés de 1952. La structure fait passer le travail matissien de la surface à l'espace; c'est en 1951 que s'exprime cette recherche spatiale avec l'occupation picturale de la chapelle de Vence : une "installation", comme disent les artistes branchés...

 

A Nice, M. oublie St-Trop, Collioure, le Maroc, la Corse, les îles, toutes ces lumières qui accompagnent le début de sa carrière. Nice is life : "Quand j'ai compris que chaque matin, je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur." Nice : 1917/1954. Collioure est oubliée, il n'en reparlera plus jamais !!!!

 

Après la piscine, voici, à l'étage, la vague "abstraite", cette ondulation bleue que Viallat  plagie en 1966 (La vague, gélatine et colorant sur châssis", à voir au MAMAC, avec "Bonjour M.Matisse ! Rencontre(s)" 

 

Cette expo du musée d'art moderne, avec les variations autour d'oeuvres matissiennes par de nombreux artistes (Warhol, Jacquet, Sophie Matisse, Larry Rivers, s'attache à "s'interroger sur la survivance de l'iconographie matissienne des années 1960 jusqu'à aujourd'hui en privilégiant la citation directe e ses tableaux.", explique simplement Gilbert Perlein, conservateur en chef du Mamac... 

On y retrouve les couleurs, les motifs; et l'humour est là, quand beaucoup d'installateurs se prennent au sérieux, depuis des décennies...

 

Huit lieux d'expo consacrés à Matisse, cet été, c'est beaucoup et le touriste ne peut aller partout; il n'oubliera pas cependant le musée Lascaris, où sont montrées les "Années Jazz". M. Crée Jazz avec ses papiers découpés, en 1947, et l'année suivante est créé le festival de jazz de Nice. 

 

Matisse le musicien, le précurseur : Matisse is music !!!!

 

 

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:09

matisse-vc.jpg Matisse, Les toits de Collioure, 1905.

 

 

 

La critique du journaliste "pictural" du Monde, P.Dagen, fut très méchante à l'égard de l'expo qui se parcourt sur deux sites, le musée Granet d'Aix et le musée des Beaux-Arts de Marseille. Certes, on recherche la problématique et on a en tête le travail sérieux de Françoise Cachin, au Grand Palais, en 2000 : "Méditerranée, de Courbet à Matisse".

 

Il s'agit ici de montrer les lieux importants du sud pour la peinture des années 1860 à 1950 (à l'exception de Viallat, à Aix, cité  parmi tous les Maîtres et seul artiste encore vivant !) : Collioure, Céret, Cadaquès, Cassis, L'Estaque...

 

Il s'agit d'établir une chronologie, de montrer les échanges et les influences entre Matisse, Picasso, Marquet, Renoir, Manguin, Derain, Bonnard...Il s'agit de montrer...la beauté :  d'admirables tableaux et l'expo est ainsi populaire et de grande qualité. Il y a Maillol, sa vague et son hommage à Cézanne ! Il y a un sperbe Dali : on peut se rendre à Aix rien que pour lui !!!

 

Je suis à Aix le 12 août et je me retrouve à Cambrils grâce au MIRO de 1917. Je retrouve le noir réinventé de Matisse, l'extérieur et l'intérieur de ses toiles, espaces complémentaires; j'admire la nature morte au buffet vert, la nappe comme une énorme cravate, le couteau en équilibre précaire...

 

En 1920, le "retour à l'ordre", selon Cocteau, se fait, après les révoltes de l'impressionnisme et du fauvisme; c'est le classicisme de Marquet et du Picabia de 1940/43, avec la "Baie de Saint-Tropez"...

 

J'observe la "statue-cadre", au bout de la jetée dans le tableau de Brauner de 1932 : "Paysage méditerranéen". (à Beaubourg)...

 

La foule arrive, se presse : c'est fou, le nombre de gens qui s'intéressent désormais à la peinture ! Aix/position : il fallait y être ! J'y étais, dira -t-il dans un repas mondain, ou simplement lors d'un dîner entre amis...

 

Puis, là, au beau milieu, bien mis en lumière, naturelle du plafond, la célèbre "Pêche aux thons" : cette toile résume toute l'histoire de la peinture; la mer, en bleu de cobalt, va bientôt devenir rouge sang ! Comme le fleuve de l'Ebre est devenu rouge des corps des Républicains chassés par les franquistes. Tuerie, matança ! La statue antique cohabite avec le pop-art !

 

On pense que Dali est le plus doué, mais Picasso s'exclame : "Au fond, il n'y a que Matisse !"

Matisse qui résout le problème de la forme et de la couleur avec ses gouaches découpées : fond bleu, personnage blanc, mais chut, c'est pour plus tard, à la fin de sa vie, je ne suis pas encore à Nice...

 

Je vois pour l'instant son tableau où deux personnages se fondent en un seul comme un reflet d'un miroir (ou dans la mer) pour une sardane unique...

L'expo d'Aix se tructure avec des titres alléchants : Cézanne, le maître d'Aix, les baigneuses, le cubisme coloré, le fauvisme construit,Céret, Collioure et la Catalogne...l'atelier catalan à l'épreuve de la guerre... (à suivre)

 

* De Cézanne à Matise, musée Granet, jusqu'au 13 octobre 2013 - mp2013.fr

 

* viste virtuelle : grandatelierdumidi.com

 

 

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 10:45

4.JPG  Cymbales de Jaume Plensa exposées au musée Réattu (photo J.P.Bonnel)

 

      Me voici donc bien lâche, sorti de mon voeu de voyage virtuel : je suis devenu mobile, adepte de la villégiature. De l'exposite effrénée, maladive !

 

Après le musée Bayle, l'expo "L'appel de la modernité" du musée Rigaud, la visite au musée de Sérignan (décevante par rapport à la luxuriance de lté 2012 : "Marcher dans la couleur"), la virée en Arles sur un petit nuage et Grasse, Cannes, Nice...à venir, me revoici dans le local :

 

 

* Retour à l'expo courageuse "Paris-Perpignan-Barcelone, jusqu'au 13 octobre; il faut profiter des visites commentées et conférences organisées par la ville de Perpignan. A noter : le dimanches à 16h30 et séances supplémentaires pour les journées du Patrimoine (samedi 4 septembre à 16h30) :

 

"La modernité réinventée", par Claire Muchir, comminssaire de l'exposition et directrice du musée.

 

"La géographie catalane de G.Fayet", le samedi 21 septembre, par Magali Rougeot, historienne de l'art.

 

"Gauguin en Catalogne", par Elisabeth Doumeyrou, conservatrice du pôle muséal.

 

"Dialogues entre artistes catalans, Rusinol, Casas, Utrillo", par Mercedes Palau-Ribes, conférence en catalan (entrée libre, à 16h30) -

Y'a plus que des femmes pour parler de l'art ? Youppi !!

 

* Les mardis à 16h30, visites commentées de l'expo : entre Paris et Barcelone voyagent des créateurs que lient une même soif de modernité et une même terre, la Catalogne. Celle-ci apparaît comme un carrefour où les chemins artistiques convergent... (Collioure pour le fauvisme, Céret pour le cubisme, Banyuls pour Maillol, Perpignan pour ..? quel mouvement ? Pour les rencontres, les séjours de...Dufy et Picasso, mais ce sont les années 50... Alors le Méditerranéisme..? Non, c'est encore un coup de Maillol...

 

 

**Marc-André 2 Figuères à la galerie de Robert Bonet, à Collioure. images-copie-15.jpeg Baigneuse bleue, baigneuse rouge... baigneuserouge.JPG

 

    Le maître de la théorie érotique du clocher de Collioure déshabille, cet été, les estivantes et autres belles dames de la plage...Elles veulent se baigner, ces femmes adorables : normal, il fait très chaud dans cette galerie où le prof de Paris signe l'affiche qu'il a commise pour les fêtes de la Saint-Vincent : son cadre célèbre, encadrée d'une silhouette aux airs des femmes de Reiser (quand il venait dans son casot des hauteurs de Colliour) et un environnement très coloré, décoratif.

Encore l'influence de Matisse, qui rôda en ces lieux et inventa quelques chefs-d'oeuvre. 

 

MA2F poursuit le minimaliste têtu de l' affiche estivale des fêtes de Collioure, après Di Rosa, Balbino le Petit, Vila et bien d'autres, plus ou moins locaux... Il reprend toutefois un motif essentiel de l'histoire de la peinture : celui des baigneuses. 

 

   Thème repris par la modernité avec Cézanne, après la démesure des corps et des chairs de jeunes femmes peints par Renoir.

Je reviens juste de l'expo d'Aix : "L'atelier du Midi" et Renoir peut encore choquer avec ces corps obèses, tout en étant dans l'actualité contemporaine; il voisine avec Manguin, usant de couleurs virulentes dans une pose retenue, loin de l'obscénité de Renoir ! De même, Maillol, avec son thème originel et symbolique, "la vague", ouvre la voie à Matisse, qui reprendra une "vague" bleue, abstraite, ondulée tel un serpent, à voir au musée Matisse de Nice...

 

MA2F poursuit la tradition, l'emphase et la peinturlure décorative renoirienne et matissienne : il chante l'hymne à la femme offerte, au soleil, à la mer, à la sensualité, au désir inaltérable du mâle... Il a bien raison ! 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 12:02

sur-mon-petit-nuage.JPG Sur mon petit nuage... Musée Réattu, Arles.

 

 

Au musée Réattu, lové dans la grande courbe du Grand-Rhône, dans l'ancien Grand-Prieuré de l'ordre de Malte, une grande expo, en tout cas originale !

Déjà, dans la rue, les nuages tentant de s'échapper des fenêtres de la bâtisse, vous invitent à cette fête de l'imaginaire !

 

Dans cette vieille demeure qui semble construire pour l'art contemporain, le visiteur est sur un petit nuage : accrochages et installations brodent, en variations multiples, autour de cette chose insaisissable...

 

Vous y verrez l'étrange néphoscope, qui mesure les nuages. Et les subversions d'A.Allais, en 1882, précurseur du "carré blanc sur fond blanc", avec les Arts incohérents montrant les premiers monochromes, source bue ensuite par Malévitch, Kandinsky, Rothko, Yves Klein, Soulages et tant d'autres ne faisant que se copier jusqu'à la nausée...

 

L'expo ne se prend pas au sérieux, comme tant d'autres (à Sérignan, cet été, entre mille autres) n'ayant pas peur de bousculer les références admises !

 

On ne peut qu'aimer Man Ray et les "objets de mon affection". Ainsi que le miroir du catalan de Calella, Jordi Alcaraz (né en 1963), exhibant son "Histoire de la peinture", ou le tableau de l'autre Catalan arlésien, que je retrouverai sur la place Masséna de Nice, Jaume Plensa...

 

Au fil des salles hautes avec vue sur la Rhône large et bleu, le promeneur découvre la palangrotte de JeanArp, la chambre des nuges de Warhol, l'ascenseur à nuages d'Anselm Kieffer, le théâtre de la peinture de Corinne Mercadier, le roulis sombre de Dora Maar, avant de tomber, sur la terrasse offerte au regard des gargouilles médiévales, sur un noir fauteuil de coton, cocon où faire amour : on disait "nuage et ciel", à la cour du roi de Chu, au III° siècle chinois : c'est plus poétique que la formule de Rabelais ou la périphrase de Proust...Ce qu'on apprend, avec poésie, en pays d'Arles ! Les images des Rencontres, hors du Grand Prieuré, paraissent bien banales...

 

Il manquait, en musique de fond, le fameux "Nuages" de Django Reinhart, le jazz et la guitare conviant eux aussi au bonheur...

 

Et Baudelaire dans "L'Etranger", le premier poème en prose du "Spleen de Paris" : "J'aime les nuages...les nuages qui passent...là-bas...là-bas...les merveilleux nuages !

 

 

* 10 rue du Grand Prieuré - 04 90 49 37 58 - www.museereattu.arles.fr

du mardi au dimanche, jusqu'au 31 octobre 2013.

 

PS. A signaler la sortie, cette semaine, du film français de Srinath Christofer Samarasinghe : "Un nuage dans un verre d'eau"...

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 18:55

bonnel-juin-0841.JPG photo jean-pierre bonnel. (plage de Port-Bou)

 

 

 

La saison estivale est l'occasion de grandes migrations vacancières. Autoroutes, bouchons, queues au péage, à la plage, au musée... La foule veut partir. Il s'agit de changer d'air. On la comprend !

 

Beaucoup ne partent pas pour des raisons d'argent. Ils n'iront pas en Afrique constater que la misère est encore présente. D'ailleurs, ils s'en moquent un peu : ont la leur !

 

Ils n'iront pas vérifier que le luxe, l'indécence et l'indifférence existent aussi. Sur la Côte d'Azur, à Monaco, sur la Rivièra...et ailleurs...

 

Ils ont choisi, malgré eux, le voyage immobile. Virtuel !

 

Moi, j'ai aussi choisi cette immobilité qui permet de trouver la stabilité, la méditation... J'ai opté pour le voyage virtuel... Certains ont écrit leur voyage autour de leur chambre, d'autres un voyage autour du monde. Moi, j'ai opté pour l'entre-deux, une villégiature qui sort du crâne, de l'imagination ou de la lecture...

 

Ne pas bouger, ne pas se déplacer : ce serait pour se consoler en  voyant que l'homme est partout pareil de par le grand monde.

 

Rester dans sa solitude qui peut se définir comme un vaste orgueil, en fin de compte...

 

Ne pas ramener de photos. Ne pas écrire de mots dans ses carnets de route et d'aventure... 

 

Ne pas envoyer de cartes postales...D'ailleurs, c'est passé de mode, on envoie un mail, un sms, une remarque pleine d'humour et d'égotisme sur facebook et les autres réseaux sociaux... Ceux-ci permettent d'ailleurs de voyager à bon compte, par l'intermédiaire des amis qui sont partis arpenter de nouveaux territoires...

 

Voyage virtuel : voyager en restant sur place. Ma mère m'a toujours répété cette phrase sage : "Je regarde les pays à la télévsion et j'ai l'impression d'avoir voyagé; ça ne sert à rien, le voyage..."

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 20:08

WBenjamin  W.Benjamin-2--ete-2013-.jpg rando Banyuls-Port-Bou (chemin W.Benjamin) publiée pour la première fois, avec carte et photos...par Patrice Teisseire-Dufour.

 

W.Benjamin-3--topo-de-la-rando.jpg  Achetez ce numéro hors-série, spécial été 2013 (7.5O euros)...W.Benjamin--article-Pyrenees-magazine-1.jpg

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:40

images-copie-14.jpegAoste

 

Nous allons jusqu'à la ville d'Aoste et à Pila, la station de ski, située à dix-sept kilomètres. Une vallée de pommes, quadrillée de vergers à grosses goldens, mène à la vallée de Cogne : le village est pittoresque, mais il fait froid; par chance une librairie permet de trouver du réconfort; cependant j'ai dû dire une bêtise, ou feuilleter un livre rose, et la patronne me traite de cochon... Rose, bien sûr ! 

     Malentendu, sans doute, mais comme elle est peu commerçante ! Elle m'ignore et ne s'adresse plus qu'à Marie : "Ce soir, vous avez mal à la tête..."

 

Pourtant la nuit, froide mais sans nuage, sera belle : hôtel "meublé du soleil", restaurant à Cogne, aussi, "Hostellerie de l'atelier", fournissant, de façon généreuse, gnocchi, polenta et vin de Toscane...Le couple, voisin de notre table, est sympathique; l'homme est itlaien, mais il veut faire son intéressant et montrer qu'il maîtrise la langue française...Bavard, il se met à raconter des histoires salées, qu'il prétend avoir lu dans "Les particules élémentaires"...

 

Ce n'est pas sûr, mais il veut montrer qu'il a des lettres, même si celles-ci, en l'occurence, ne font référence qu'à un auteur à la mode, sans grand génie. Nous écoutons, avec sa gentille femme qui rosit de plus en plus, les historiettes de l'homme au regard pétillant et fixé sur mon amie... 

C'est une histoire de première fois...Je n'en dirai pas plus..

Ou c'est le récit sur le miroir, placé contre le lit : censure... Oui, les nuits sont bien longues dans les campagnes suisses et les montagnes autrichiennes...

 

    On quitte Cogne mercredi; on prend une route de cabanes, de rivières, de chamois; la route devient piste et conduit à un refuge, à 3400 mètres, gardé pendant trente ans par Guilio Vanzinetti, qui a noté sur un mur : "Préserver, défendre la nature est un acte de civilisation et de sagesse."

 

La cabane, bien située au soleil, possède des capteurs solaires pour avoir un peu d'énergie, pas tellement pour le chauffage, mais pour demander de l'aide, si jamais... La balade sera très agréable au fin fond de la vallée de Cogne, paradis méconnu...Là-haut, chaleur tempérée par une brise fraîche, et beauté, sérénité !

 

La nuit approche, le soleil se couche (non, c'est nous qui nous couchons, le soleil, lui, est là, à son poste, ne bouge pas, ne se lève ni ne se couche !) et il s'agit de trouver un refuge "civilisé" : hôtel Venezia et restaurant à Courmayeur. Le gros patron se chauffe avec sa petite femme; pas de chauffage, malgré l'altitude et le climat incertain de la Toussaint; le petit-déjeuner se prend dans une salle grise et désuète, décorée de trophées de chasse et de flacons d'absinthe...Pour oublier le banal, on se rend jusqu'à Val Feret : il fait froid, la fontaine est gelée, les vues sur le Mont-Blanc sont inoubliables... 

Agréable balade au petit Saint-Bernard : photos de la cascade gelée, repas au col, avec les doigts gels; le lac est une patinoire le décor est dépourvu d'arbres...

 

La route nous reprend, alors qu'il faudrait aligner les mots pour se rappeler ces vacances suisses...La Rosière...Bourg-Saint-Maurice...L'autoroute, hélas !

 

"Tu préfère retrouver tes lunettes et perdre ta femme", me lance de façon étrange Marie, en guise de moralité...

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 20:10

J.Edwars-Brette--val-di-Cogne.jpeg Val di Cogne, de J.Edwars Brette.

 

Tous les voyages sont  virtuels dans le sens où le promeneur ne capte jamais l'esprit profond d'un lieu et de ses habitants. Après le bateau des écrivains pour Marseille, après la philosophie en Ariège, voici la montagne en Suisse...

 

Vers la Suisse. Traversée de l'arrière-pays niçois.

 

Dimanche, tendre vers Tende. Saorge est posée sur la crête du vide, l'église est serrée dans l'enfilade des maisons de pierres. 

Breuil est plus vivante, avant Tende, animée par son marché des produits du coin : cèpes, confitures...

 

Puis, il faut se résoudre, prendre l'autoroute pour Turin et Aoste. Paradoxe : la distance paraît plus longue par l'autostrada: tellement ennuyeux, ce plat pays !

     Bientôt, cependant, la ligne des Alpes se rapproche de plus en plus. La vallée d'Aoste n'est plus très loin; on devine le Cervin, le Mont-Blanc, le Rose, puis, derrière, sur le versant suisse, Zermatt et Saas-Fee...Et les glaciers !

 

Mieux vaut prendre à Aoste la petite route pour apprécier le décor, les villages, les chalets noirs sur d'étranges pilotis en lauze, qui se rétrécissent vers le haut : la cabane semble en équilibre sur ces quatre "demoiselles de fées" en pierre érodée ou sculptée...Il faut voir la vallée de Tournemenche pour son aspect rural naturel, encore authentique, malgré les nopbreuses infrastructures touristiques.

 

Il n'est que cinq heures, mais la nuit semble tomber, c'est le lot de cette haute nature en automne, quand le soleil s'efface derrière le rideau épais de ces montagnes alpines. Pays de lumière. Soleils. Ne subsiste encore que celui des mélèzes qui montent, jaunes et lumineux jusqu'aux 2400 mètres. Au-delà, c'est le règne des rocs, des éboulis, des masses calcaires, des galciers sales car il a encore peu neigé...

 

On se rappellera de l'hôtel Le Bijou de Valtournanche et de la pizzeria, où ils se disent tous "Tchao, tchao", les trois gros en tee-shirts blancs qui confectionnent les galettes et les trois frêles serveuses habillées tout en rouge, faisant des efforts louables pour parler français...

D'ailleurs tout le monde, à l'hôtel, dans les commerces, semble content et même fier de causer french...

 

Le soir est froid, le petit peuple de la montagne s'habille de kw et de polaires. La nuit est à la lecture ou à la télévision, qui ne se lasse pas de retransmettre les séries policières et polissonnes d'Antenne deux...

 

Lundi, et l'Italie a changé d'heure. Comme la France. Comme l'Europe ? Mais pas de temps : la météo est toujours radieuse, elle invite à la randonnée. Vers Breuil, Cervinia et, au-dessus de la station huppée, les pentes abruptes, la bergerie qui pue, alors que la montagne embaume...

 

Nous voici au-dessus des câbles des télésièges, à cinq cents mètres, à vol d'oiseau, de ce drôle de volatile gris et blanc qu'on a appelé le Cervin, niché à 4477 mètres.

Au nord, on aperçoit sa masse élancée, pyramide irrégulière... Et là, le panorama du Theodulpan, à 3500 mètres. 

 Le lac bleu est à deux kilomètres, au sud...Je m'assieds sous la colonne de pierres, pour regarder la vallée, l'horizon alpin, pour lire et méditer... Pas écrire, pas encore, ne pas gâcher les yeux, avec les mots inadéquats. Ecrire dans a tête...

 

C'est un mardi humide, un matin de brumes et le décor majestueux semble avoir été une illusion : la montagne a disparu...Le soleil, peu à peu, va restituer à ce territoire ses limites de hauts remparts ! 

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 09:20

allison-et-marie-benitez-sur-une-photo-facebook-du-profil-d.JPG Allisson et Marie-Thérèse Bénitez

 

Elles sont toujours introuvables. Jetées dans la mer à Cap Béar ou enterrées dans un lieu retiré (carrière, terrain d'entraînement...) connu par ce militaire de père, ce légionnaire de mari... loué par tous, même par le maire de Perpignan...

 

Pendant ce temps, le temps court, la vie continue, le spectacle doit continuer, celui de l'argent et des divertissements pour imbéciles et brutes incultes (corridas, élection de Miss, jeux taurins, loto, tiercé, émissions de "reality"...)

 

La vie et la mort must go on...

 

     Les malades et les violents attendent la prochaine guerre pour se défouler. Les fanatiques de tous bords et de toutes les religions préparent leurs bombes, leurs voitures piégées, leurs délations, leurs inquisitions ... Quand il n'y a pas de guerre, les fous donnent cours à leurs fantasmes par le crime (Bénitez ???), la violence sur les faibles, le viol et la proxénétisme (DSK)... Le monstre est au coin de la rue et, par économie, on libère des places (hôpital psychiatrique de Thuir, prisons) pour rendre la vie moins pénible dans les lieux d'internement.

 

Et le fait divers continuera à alimenter nos médias et la tête de ceux qui n'ont pas d'imagination ou voudraient connaître ces aventures hors du commun....

 

La tragédie est au coeur de la vie. L'homme semble ne pas pouvoir s'en passer... Les grandes oeuvres artistiques, littéraires ou architecturales non plus...

 

Vive la mort ! Viva la muerte, comme s'exclamaient les fascistes espagnols..?

 

Allisson la beauté est allée vers la laideur extrême, la mort ! Vive Allisson...

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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