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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 22:19

Ventura.jpg F.Ventura, entre son épouse et Pierre Coureux (à gauche)- photo J.Pierre Bonnel.

 

Francesc Ventura expose à la galerie de l'IF, à Elne

 

 

Odette Traby, la responsable de la célèbre galerie d'Elne (dans la haute-ville) nous accueille et nous présente cet artiste catalan originaire de Granollers, près de Barcelona. (*)

 

F.Ventura a une formation de photographe -ce sera d'ailleurs sa prochaine expo- et s'intéresse au cinéma et aux médias audiovisuels. Après Granollers, Girona...le voici en Catalogne du Nord et il est heureux de se trouver dans la ville haute d'Elne, avec vue sur tout le Roussillon, les Albères et la mer...

 

Il présente dans les salles de l'If plusieurs séries de tableaux. D'abord une série d'aquarelles, qui n'ont pas de titres; privé de nom, sans orientation, sans cartel, le spectateur "fait son propre film" : il est plus libre, à lui de goûter, de réfléchir, de rêver...Car l'artiste nous conduit au monde des rêves, tissés de formes vagues, de couleurs suggestives et surtout d'abstractions à poursuivre, par l'imagination ou les sentiments... Ce sont des "oeuvres ouvertes" : le sens n'est pas dans les mots explicatifs, mais dans le regard et la tête du promeneur; à lui de continuer l'acte créateur...

 

La série d'acryliques est structurée, elle aussi, en touches non figuratives: la peinture est en mouvement, en rapidité, la forme est dynamique, rendant compte du geste qui l'a conçue, par impulsion, par les monts et par les vaux de l'inspiration ou de la cogitation... Ce geste n'est pas arbitraire ou dû au hasard; rien de farfelu ou de surréaliste dans cette lutte avec la toile : le mouvement vient, naît après une semaine, en général, de gestation, de réflexion !

 

F.Ventura recherche une composition réfléchie, faite de couleurs primaires, peu mélangées : les blancs, les jaunes, les bleus sont privilégiés. Le fond du tableau - sur un support de bois ou de contreplaqué, souvent, car l'artiste préfère cette texture forte plutôt que la douceur de la toile qui montre trop ses pixels - est monochrome, dans les gris, les bleutés; la forme et le sujet viennent ensuite...

 

J'ai songé, rêvé devant ces toiles suggestives et énigmatiques. Les yeux se laissent bercer... 

Le tableau n'est pas signé..? Non, mais de l'autre côté ! Vous n'avez qu'à retourner le tableau-miroir, ou passer de l'autre côté de la glace...

 

 

(*) Contact :  quicoventura@quicoventura.com

www.quicoventura.com   ventura-2.jpg F. Ventura

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 14:48

benitez.jpg M.Benitez, le légionnaire. Le coupable ?

 

 

L'été tardait à venir. Voici la canicule !

 

L'ennui, la morosité régnaient. Voici le fait divers inattendu !

 

Le feuilleton de l'été va devenir le roman policier de l'année !

 

Déjà, avec les "disparues de la gare" (de Perpignan, encore, centre du monde des faits divers), la fiction s'empara de la réalité. Marion Poirson avait écrit deux brillants polars qui se nourrissaient de ces drames (éditions Trabucaire, "seria negra"). On ne doute pas que plusieurs romanciers d'ici, et d'ailleurs, préparent déjà un roman pour la fin de l'année...ou du moins à la fin de cette énigme plutôt glauque...

 

Le fait divers fait le bonheur des médias et de la presse en particulier : deux pages par jour et la "cover" dans le quotidien des P.O. Même "Le Monde", à la réputation de sérieux, a envoyé un journaliste sur place et rend compte de l'affaire... Il s'agit d'analyser des crimes qui sont peut-être les révélateurs d'une société en crise...

 

Où sont les valeurs de l'armée, d'un légionnaire, chef de l'information à la caserne, décrit comme bénévole dans la ville et s'intéressant aux affaires sociales..? Il a eu des maîtresses et se serait débarrassé de son épouse, de sa fille, de son amie brésilienne de Nîmes..?

 

L'argent est-il le plus fort puisque l'élection de Miss Roussillon n'est pas annulée et aura lieu dimanche, malgré la disparition de la jolie Allisson, qui était candidat pour le prix de la beauté locale..?

 

Ce fait divers mêle crimes, disparitions, concours de beauté, adultère, maîtresses exotiques (Brésil, Espagne), contexte militaire, dans une ville atteinte par le chômage, le malaise des commerçants, l'endettement (L'Archipel), la non-venue du TGV, la délinquance, l'ancienne altercation dramatique entre les communautés gitane et maghrébine...

 

Les lecteurs de Paris-Match et de Voici aiment cette littérature, et les autres aussi, qui lisent Le Monde... La littérature se nourrit de ces faits mesquins du quotidiens...N'est-ce pas M.Flaubert...? (relire Mme Bovary). 

 

Qui en sort grandi..? On se demande...

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 15:44

images-copie-13.jpeg Carla-Bayle, cité des arts et de la tolérance.

 

 

Il faut relire en ces temps de fanatisme et d'intolérance les "Lettres sur la comète" de Pierre Bayle (1682) : le philosophe pessimiste, sceptique s'insurgeait d'éjà contre la pensée unique de l'époque...

 

Je reviendrai à Carla-Bayle en automne, quand esthètes et touristes seront oubliés... Resteront les remparts, les fraîches ruelles, les ocre façades, l'esprit dix-huitiémiste...

 

Je reviens en Ariège une fois l'an. Mère courage, terre des orages ! Après la catalane canicule, deux jours de pluie sur les Pyrénées occitanes : adieu le désir de montagne, la possibilité d'une balade, d'une rando vers Valier et les trois mille... Je me contenterai de foie gras, de confit, de bamalou...

 

La voiture fidèle me conduit à Foix, où je rends visite aux trois bouquinistes : Gégé l'ancien, Marc le nouveau de Durban et la petite qui vient d'épouser un Ariégeois, on n'a pas idée... Dommage, je n'ai trouvé ni J.P. Domecq, ni livre sur communautés libertaires, ni Pierre Bayle !

 

Je ne reste jamais longtemps dans l'Ariège; j'y vais pour un événement familial, puis la Catalogne me rappelle...

Au village -Vernajoul, Baulou ou Ferrières, Cavalier, Mayol), on ne parle que de mort, que des gens morts, décédés récemment, à l'occasion d'un repas : "La mort l'a pris !"

 

Les copains s'en vont, les voisins disparaissent, les visages s'estompent, les cimetières s'engraissent, les listes macabres déroulent les noms des morts à la guerre, poésie des monuments aux morts : il y a deux Jean Rouaix qui sont morts à la guerre 14/18, homonymes de mon grand-père paternel... 

 

Je m'en vais, avec la pluie jusqu'à Puivert...Ensuite, les Fenouillèdes, la tramontane, le soleil, des ruines de château dans un nid des Corbières, au loin, là, à droite... J'y suis !

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 12:54

images-copie-12.jpeg Pierre Bayle, théologien, philosophe fin 17°, début 18°, précurseur des Encyclopédistes.

 

Carla-Bayle, plateau fortifié, crête d'une montagne modeste, mais avec vue sur la chaîne des Pyrénées, devenu village artiste, musée à ciel ouvert, troué de galeries d'artistes plus ou moins doués...

 

 Vilage huguenot de l'ancienne Navarre. Le grand philosophe est né dans la grand-rue; sa maison natale est devenue musée municipal en s'agrandissant avec quelques pièces voisines.

 

La gardienne, sympathique, cultivée, est anglaise; elle a lu la grosse bio de P.Bayle -enfin, presque- mais elle a un air triste, résigné  : l'oeuvre est difficile, les gens préfèrent déambuler sur les remparts que s'instruire, les galeries fleurissent : mode et appât du gain, souvent c'est du copié-collé (une expo qui ressemble à du Dufy, à l'entrée !)..et Fabius le bouffi (ou Fabi le Boufius) qui vend ses maisons, mais il lui reste une fermette...Mais on s'en moque, si c'est pour les dettes de son fils ou parce qu'il est assailli par les touristes...

 

 

On ne s'intéresse qu'à P.Bayle : "Jamais amant volage n'a plus souvent changé de maîtresse que j'ai varié mes lecteurs."

Ou, comme Montaigne et l'écriture vagabonde : "Je ne sais où le hasard conduira ma plume..."

 

 

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 17:02

   Après l'orage, le soleil des tournessols sur la cité fortifiée de Carla-Bayle. Pays protestant, rompu par les dragonnades cathos au 17 ème siècle.


Je ne suis pas venu pour voir Fabius; il vient peu ici, il vend d'ailleurs ses belles maisons de la grand-rue...

Suis venu pour le philosophe Pierre Bayle, l'Ariégeois exilé durant toute sa vie : Suisse, Hollande, Paris, Rouen...enterré à Amsterdam...


Il annonce l'Encyclopédie de Diderot, l'esprit de tolérance de Voltaire : "L'incertitude de la morale et des religions sont le fondement de la tolérance."

 

(à suivre)

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 08:52

3.8.2013--article-elne.jpg  Après les signatures à Barcarès, Bocal du Tech, Prats, Elne (photo) et Vernet les Bains (dimanche dernier), voici venir le temps du grand salon du livre de Collioure (à partir du 23 août) !!!

 

On oubliera le salon de Font-Romeu (toujours plus bas malgré l'altitude) où l'on aime inviter les vedettes et les sportifs plus que les écrivains...On sépare même les romanciers connus des sans-grade... Un peu honteux, ce festival de Cerdagne !!!


 

* Festival de musique du Mas Riquer :

il reste une vingtaine de places pour mardi mais vous pouvez déjà reserver pour le 11 le 15 et le 16 afin d'etre bien placé

 

 

voici   un avant gout du programme du 6 à 21h

 

quatre lieder de Schubert chantés par Katarzina accompagnée par Françoise Martel

la suite en ré majeur de Haendel par Emmanuel Alemany trompette

Deuxième suite de Bach par Giorgi KHARADZE violoncelle solo

romance de Dvorak Pierre Martel, violon accompagné au piano par Françoise Martel 

troisième sonatine de Schubert par Lise Martel violon et Françoise Martel ,piano et.......

 

 

-----

Notre Dame de Riquer accueillera le 6 août à 21h

 

Katarzina Alemany violoncelle et soprano

Emmanuel Alemany trompette

et leurs amis de l'orchestre de l'opéra de Paris

Pierre Martel :violon

Lise Martel :violon

Giorgi Kharadze:violoncelle

accompagnés par Françoise Martel: piano

dans un programme romantique

 

le 11 aout à 18h

le cantique des cantiques de Palestrina

madrigal à 5 voix 2 soprani, un contre ténor, un ténor , une basse.

 

réservez vite et invitez vos amis à partager ces émotions musicales

 

jane Baus

> mas Riquer

> 66500 Catllar

> 06 15 43 50 60

 

*** PeintureBonnard : "La peinture, cette passion périmée."

 

"Oui, le Midi, c'est du bonbon."

 

"Un tableau est une suite de taches qui se lient entre elles et finissent par former l'objet, le morceau sur lequel l'oeil se promène sans aucun accroc."

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 14:14

photos-0695.JPG  (C) Jean-Pierre Bonnel - Port-Bou et Cap de Creus.

 

 

El Museu Memorial de lExili (MUME) de la Jonquera organitza diverses sortides culturals per a donar a conèixer LES RUTES DE LEXILI

 

Els participants coneixeran de primera mà, acompanyats dun guia, el Museu Memorial de lExili, situat a la Jonquera, i diversos indrets vinculats a lepisodi històric de lexili republicà originat pel desenllaç de la Guerra Civil de 1936-1939.  

 

18 dagost  “Lexili dels intel·lectuals

 

MUME, Cotlliure i Portbou

 

 

Després de la visita a lexposició permanent del Museu Memorial de lExili, que proporciona una visió acurada de la significació de lexili republicà, es proposa el desplaçament a dues poblacions de la costa que són indissociables de la fi de la Guerra Civil espanyola i dels anys de la Segona Guerra Mundial. Portbou, amb la seva estació internacional i la carretera de la costa, fou un dels principals passos de refugiats en direcció a França el febrer de 1939. Cotlliure, per la seva banda, va ser un lloc de recepció de multitud de persones que fugien de la victòria franquista. Entre aquesta multitud sobresortia la figura del gran poeta Antonio Machado que va morir en aquesta vila el 22 de febrer de 1939. La visita a la seva tomba és un acte cívic de pelegrinatge. A laltre costat de la ratlla en els mesos posteriors, un cop iniciada la Segona Guerra Mundial, Portbou esdevé un  lloc de pas obligat per qui volia fugir duna Europa esclafada pel nazisme. Walter Benjamin, filòsof judeo-alemany, va ser un daquests fugitius del nazisme que va anar a raure a Portbou el setembre de 1940. Tement de ser retornat a la França de Vichy i lliurat a la Gestapo, Walter Benjamin es va suïcidar a Portbou. La memòria del gran intel·lectual berlinès és present en tota la vila de Portbou. La visita al municipi acosta el visitant als darrers dies de vida de Walter Benjamin i al Portbou dels anys de plom del primer franquisme i la Segona Guerra Mundial. Senyalitzacions explicatives, lestació internacional de ferrocarril, el cementiri de Portbou i el gran Memorial Passatges de lartista Dani Karavan evoquen la figura de Walter Benjamin.

 

* Lire : Le chemin ultime de Walter Benjamin (J.Pierre Bonnel - 14 euros, port compris - 05.31.69.0932)

A.Machado, de Séville à Collioure : J.P.Bonnel (14 euros)


 

INFORMACIONS PRÀCTIQUES

 

·         HORARI: de 10 a 19h

 

 

·         INSCRIPCIÓ: fins a 3 dies abans de la data de la sortida, per correu electrònic a info@museuexili.cat o bé al telèfon 972 55 65 33.  Cal enviar per correu electrònic o fax (972 55 65 34) el justificant de pagament, indicant nom i cognoms dels assistents, un telèfon de contacte i la data de la sortida.

 

 

·         PREU: 25 . Fins a 16 anys: 15 .

Inclou la visita als diferents espais de memòria i trasllats en autocar; dinar de pícnic no inclòs.

 

 

·         PAGAMENT: transferència al número de compte de La Caixa 2100-8277-00-2200026915

 

 

·         RECORREGUT

10:00-11:30 Museu Memorial de l’Exili

12:00-13:00 Autocar a Cotlliure

13:00-14:00 Recorregut Cotlliure (Antonio Machado)

14:00-15:00 Dinar de pícnic a Cotlliure

15:00-16:00 Autocar a Portbou

16:00-16:30 Aturada a la frontera (Espai de  memòria)

17:00-18:00 Recorregut a Portbou (Walter Benjamin)

19:00 Arribada a La Jonquera

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:19

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* L’Association pour le Patrimoine, les Arts et la Culture fête les 20 ans du Festival International des Arts Verriers, du 2 au 6 août 2013.

 Pendant cet événement, tous les jours de 10h à 19h, vous y serez accueillis par 40 verriers venus de tous horizons offrant toutes les techniques du verre (le fusing, le thermoformage, la pâte de verre, les perles, le soufflage à la canne, le soufflage au chalumeau, le vitrail, la sculpture…). Ils se feront un plaisir de vous initier et de vous faire partager leur passion pour cette matière à travers des démonstrations en direct. 

Durant les 5 jours du festival de nombreuses animations auront lieu dans les rues du village, avec cette année une nouveauté : l’atelier itinérant  »Aventurina » qui initiera les petits et les grands à la technique du fusing et du thermoformage. Aussi, le dimanche 4 août à partir de 19h sur la place de la Mairie, venez voir les  »castellets » (pyramides humaines) puis rendez vous place de l’Église pour la nocturne. Grâce à un four mobile, les verriers vous initieront au soufflage le tout dans une ambiance musicale  »Flamenco ». 

Notez que cette année le festival a une invitée d’honneur : Madame Nicole Barondeau. Elle installera une exposition éphémère à  »La galerie », place del Gall. 

Renseignements au 04 68 22 14 17.

 

*** Haillon d'écume

 

En tempête déchirée dans ses haillons de houle

Mon histoire lape la grisaille très  ancienne de l’aube

Et fore

Bousculade d’écume

La vague nouée en rouleaux

Berce-moi berceau frénétique

Les îles s’en vont à vau-l’eau

A dos de gouffre

Où planter l’arbre tardif des libertés

Comble le jour déchiqueté

Il y a sous mes pas les grappes de palourdes

Des rosées de lambis

Des promesses incertaines d’apaiser le décor

Marche oublieuse

Ou têtue

 Convulsion derochers aveugles

Balise luciolée

Quand la nuit  me défait en révolte d’algues

Et allonge tendrement le long cou des cyclones

Voici ma voix

Accordée aux grains de sable

Entaillée de blessures

De morsures

Raz-de-marée aux doigts d’encre

Je suis un souvenir mal raccommodé

Ma chair crie

Gorge sèche

Je n’ai que des petits bouts de mots

Des dons de lèvres

Parfois le rire s’emmêle et m’hallucine

Et je rêve d’un pays vagabond

Au gré de mes soifs

 

ErnestPépin

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 23:17

salon-prats.jpg à Prats de Mollo la Preste, le Samedi, 03 Août 2013

"Au train où vont les livres"

6ème édition à Prats de Mollo la Preste du Salon du Livre où se croisent auteurs et éditeurs de la région, relieur, bouquinistes

 

Le thème choisi de cette année "Au train où vont les livres" célèbre le centenaire du dernier tramway arrivé à Prats de Mollo.

 

Rendez-vous le 3 août 2013 avec au programme: toute la journée: Stands dauteurs, éditeurs en région, séances de dédicaces, conférence Animations gratuites, démonstrations, expositions, Jeux pour petits et grands. Journée portes ouvertes de la Médiathèque Intercommunale du Haut-Vallespir, musique déambulatoire

 

- 10h30 Les Bois et Vent chantants, André Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

- 11h30 Lancement du 2ème livre de nouvelles de Point de Suspension

 

- 12h30 Apéritif des auteurs et éditeurs animé par le groupe vocal Ténérife sous des airs de guinguette

 

- 15h00 Les Bois et Vent chantants dAndré Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

- 15h30 Table ronde animée par Georges Gianadda: Un Tramway nommé Mata-burros et tous les autres avec Yves Guimezanes Co-auteur du livre "Le Mata Burros, les chemins de fer des Pyrénées Orientales et Président du TPCF "Train Rouge" (Train du Pays Cathares et du Fenouillèdes), Jean-Claude Salomé Retraité SNCF, G. Raynal Ecrivain

 

- 16h00 Diffusion du film de larrivée du dernier tramway à Prats en 1937

 

- 16h00 Lecture conte, jeux pour enfants Médiathèque Intercommunale du Haut-Vallespir

 

- 17h00 Remise des lots gagnants des jeux

 

- 17h00 Les Bois et Vent chantants dAndré Stuber et son orgue de barbarie "Lâme des poètes"

 

Les éditeurs

TDO Editions, Mare Nostrum, Editions Talaia, Balzac Editeur, Editions Zinédi, Editions du Mont, Editions de la Merci, Editions Trabucaïre, Editions Cap Béar, Editions LTSJ

 

Les auteurs : Les auteurs de Point de Suspension, Gérard Raynal, Hélène Legrais, Jean-Claude Pruja, Michel Arnaudiès, Gianadda Georges et Anita, Nicole Yrle, Yvette Oms, Jordi Colomer, Jean-Pierre Bonnel, Aïssa Ouachek, Marie Prouvot, Yvette Tinoco, Stéphanie Jaeger, Dany boissé, Françoise Delmon, Robert Bosch, Jordi Colomer, Yves Guimezanes, Aleix Renyé, Nicolle Hirigoyen, Philippe Georget, Michel Cristofol, Michèle Vert-Nibet, Michel Arnaudiès, Michel Llory, Sylvia De Jésus, Sylvie Mistral, Robert Azaïs, J. Damet, Aurélien Coll., Nelly Gurb, Yza dambressac, Georges Ferré, Paul Arquier Parayre, Claude Canal, Michel Barbe, Yahn Le Fur.

 

et aussi

Le relieur du moulin, le tourneur sur bois, les bouquinistes Patrick Lluis, Barn, le groupe Ténérife, André Stuber et son orgue de barbarie

 

Pour tout renseignement  

Office du Tourisme de Prats de Mollo la Preste au (+33) 4 68 39 70 83

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 16:55

cazals.jpeg Louis Cazals

 

 

Louis Cazals

 

L'atmosphère paisible, la plénitude de l'instant

 

(C) "Barba-Cufi,artistesroussillonnais.eklablog" <marie.cufi@laposte.net> Merci à Marie Cufi pour ce beau texte et  cette information.

 


Louis Cazals naquit à Prades, dans l'écrin du Conflent, en 1912. Son père, artisan, possédait une Briqueterie route de Marquixanes.

En 1927, à quinze ans, Louis Cazals débute son apprentissage de peintre-décorateur chez J. Eyt rue de la Basse. Il apprend l'art du bas-relief, des chapiteaux romans et des faux marbres.

En 1930, le jeune homme quitte Prades pour s'installer à Paris. Il fréquente alors l'atelier à Maison- Laffite du dinandier Laurent Llaurensou son compatriote, fils de chaudronnier (Llaurensou, route nationale à Prades).

« L'exposition des arts décoratifs de 1925 et, un an plus tard, celle du musée Galliera, intitulée « Les cuivres et les bronzes modernes », placent sous les sunlights un art jugé démodé quelques décennies auparavant. Le Tout-Paris se passionne pour la dinanderie. Christofle et les ateliers des grands magasins, Primavera pour le Printemps, Pomone pour le Bon Marché ou La Maîtrise des Galeries Lafayette, prennent le train en marche et présentent ces œuvres recherchées. Les stars du genre sont Jean Dunand, Claudius Linossier, Laurent Llaurensou...1 ».

 

Ce dernier lui enseigne l'art de la décoration et des patines. Louis Cazals, en jeune homme curieux complète son apprentissage et se formation par de nombreuses visites au Musée du Louvre ainsi qu'au Musée d'art moderne. Sa formation débute donc par l'acquisition et la maîtrise de techniques artisanales dont on reconnaît la noblesse artistique au travers des vestiges d'art roman. Il parfait ses connaissances au contact de « l'art déco ». Mouvement qui soutient que l'art est au service des objets du quotidien. Dans cette immersion artistique, Louis Cazals acquiert la conviction d'allier sa carrière d'artisan décorateur à celle d'artiste peintre.

En 1932, revenant sur le département il s'installe d'abord à Saint Féliu d'Amont comme peintre-décorateur puis très vite, il investit le village de Saint Féliu d'Avall. D'ailleurs en 1962, il élabore les plans de sa maison se ménageant un espace de travail spacieux et lumineux ainsi qu'une salle d'exposition connue sous le nom de «  l'Atelier des Hortes ». Louis Cazals aimait son métier de peintre-décorateur cependant le soir il s'adonnait avec passion à la peinture. Ses tableaux sont rarement nés à l'extérieur de l'atelier. Il croquait les paysages au hasard sur des carnets laissés dans son véhicule. Il reprenait parfois ces dessins qu'il avait annoté.

 

Le parcours d'artiste de Louis Cazals est jalonné par des rencontres. Rencontre surtout avec Rafael Benet, Pau Casals, Dunoyer de Segonzac mais également avec Camille Descossy, Ludovic Massé, Raoul Dufy, O. Friesz, grau Sala et Manolo Valienté. Louis Cazals traverse la vie et le influences gagnant à chaque étape en indépendance et en autonomie. En curieux insatiable et en travailleur acharné, il étudie et interprète les idées artistiques. Il « multiplie les techniques et les écritures (du motif) impliquant une manipulation rapide. Il s'attache moins aux détails qu'à traduire la substance des objets.2 » Ainsi la citation de Baudelaire prend tout son sens dans l'œuvre de Louis Cazals, c'est « la nature réfléchie par un artiste ».

A partir de 1932, Louis Cazals débute en autodidacte puis il rencontre Rafael Benet. L'artiste catalan réfugié à Saint Féliu durant la guerre d'Espagne le guidera en ami et en maître. Cette rencontre lui permettra d'acquérir les rudiments de la peinture et lui permettra d'établir un lien entre techniques, mouvements artistiques et pulsion créatrice. Son intérêt se portera sur l'impressionnisme. Comme le disait Auguste Rodin « L'art c'est la contemplation, c'est le plaisir qui pénètre la nature qui y devine l'esprit dont elle est animée ». La guerre et la détention au camp de Brandenbourg en Allemagne n'anéantiront pas sa passion et ne briseront pas son désir de peindre.

Ainsi même en détention il peindra. Ponctuellement pour un artisan, pour le théâtre de Stalag et surtout pour des camarades détenus, d'Avignon....

C'est en 1944, lors d'une de ses exposition Parisienne que l'artiste de Saint Féliu rencontre Dunoyer de Ségonzac, artiste. Au premier abord, Dunoyer de S considère Louis Cazals comme un artiste en devenir avec lequel il échange quelques idées. Puis les deux hommes se lient d'amitié. Dunoyer de Ségonzac l'invite à l'accompagner sur les bords de la Marne afin de peindre sur le terrain, face au sujet. Et là de son propre aveu il finit par considérer Louis Cazals comme  « Un artiste très doué, très droit... très vrai spontané et authentique. 3 »

En 1948, grâce à Pau Casals son compatriote de Prades. Il aura la chance de rencontrer le ministre de la culture des Pays-Bas, Monsieur Liswel. Celui-ci amateur de la peinture de Cazals l'invite à Amsterdam et Rotterdam dans les paysages qu'il avait admiré dans la travail de J.B. Jongkind. Pour Jongkind, il « ne (faut) retenir que l'essentiel de la lumière surprise en une seconde à des moments différents. L'impression fugitive sur la rétine suffit. Tout le reste est inutile. 4»

En 1945, Camille Descossy son ami qu'il aimait rencontrer à Castelnou avec Léon-Jean Grégory ( Maire de Thuir) et un groupe d'artistes, organise une exposition à la Galerie Favier. C. Descossy, alors directeur des Beaux arts de Montpellier, permet à Louis Cazals de présenter son travail sur les ponts et les rues de Paris. Au travers des nombreuses expositions qui jalonnent le parcours de Louis Cazals de 1943 à 1995, nous découvrons un paysagiste infatigable qui couche sur la toile les attraits et les atours de la Provence, du Maroc, de la Bretagne, de la Normandie, des Landes, de la côte Basque, de la Vendée...Bref, tous les lieux où le ciel et l'eau se rencontrent. En 1951, Ludovic Massé considère qu'après  « Quinze années de travail acharné, de recherches, de voyages ont fini par fondre la diversité des thèmes de Cazals et les inévitables influences qu'il a subies en une expression unique qui est celle de son caractère, de son tempérament. Ainsi se trouve résolue l'ambition de toute peinture digne de ce nom. Après avoir marché avec dévotion sur les traces fameuses de Boudin, de Friesz, de Marquet dans les lieux mêmes où ces maîtres le précédèrent, Cazals a fini par trouver sa propre voie, ce cheminement qu'un véritable artiste ne découvre qu'en soi, comme l'homme ne se découvre vraiment que dans sa conscience... 5»

 

Ainsi émergent ses sujets de prédilection, le rythme naturel du lieu qu'il observe et l'impression du temps qui passe.

 

Cette recherche, il la poursuit comme ses prédécesseurs impressionnistes dans les éléments, l'air et l'eau sans jamais se laisser asservir. L'intelligence et la finesse de Louis Cazals est d'ajouter la poésie à son approche. « Il reprenait beaucoup ses toiles et travaillait à leur donner de la profondeur » ajoute son fils Henri Cazals. Ludovic Massé précisera «  Sa peinture lui ressemble. Elle ne pousse pas de hauts cris. Elle n'affecte pas de mystère. Mais à qui sait l'entendre, elle murmure tous les secrets de la nature dans un langage d'autant plus poétique et captivant qu'il est plus discret, plus nuancé, plus imprégné de probité et de finesse que tout autre. 6». Son travail de la matière, nous offre une œuvre paisible, la plénitude d'un instant au rythme naturel des éléments.

 

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1Connaissance des arts 2009

2Exposition Galerie de Rohan Jean Thiery Paris 1973.

3Pierre Camo « Louis Cazals » Conflent hors série.

4Beaux Arts, Hors série: La saga des impressionnistes. 2010

5Ludovic Massé dans Conflent « Louis Cazals » de Pierre, hors série.

6Ludovic Massé dans Conflent « Louis Cazals » de Pierre, hors série.

***2--8-aout-felip-costes-bis.jpg  verso-invit-costes.jpg  

 

*** Au festival du verre à Palau del Vidre :  cette année le festival a une invitée d’honneur :

Madame Nicole Barondeau. Elle installera une exposition éphémère à  »La galerie », place del Gall. 

Renseignements au 04 68 22 14 17

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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